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Turquie: le maire d’Istanbul envoyé en prison pour “corruption”

Un juge a ordonné dimanche l’incarcération pour “corruption” du maire d’opposition d’Istanbul Ekrem Imamoglu, dont l’arrestation mercredi a déclenché une vague de contestation inédite en Turquie depuis plus d’une décennie.La justice a en revanche rejeté une demande d’incarcération pour “terrorisme” à l’encontre de l’élu, principal rival du président Recep Tayyip Erdogan, a appris l’AFP.L’un des avocats du maire a aussitôt annoncé qu’il contestera l’ordre d’incarcération.”Je suis debout, je ne plierai jamais”, a promis M. Imamoglu dans un message publié sur X, jurant que “tout ira bien”: un slogan qu’il avait fait sien en 2019 après l’annulation de son élection comme maire d’Istanbul, finalement obtenue de haute main lors d’un second scrutin.Le maire, âgé de 53 ans, avait été amené samedi soir avec quatre-vingts de ses co-accusés au tribunal stambouliote de Caglayan, protégé par un très important dispositif policier, avant d’y être entendu à deux reprises dans la nuit.Le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), première force d’opposition à laquelle il appartient, a dénoncé “un coup d’Etat politique” et appelé à “continuer à se battre”.- Primaire maintenue -La justice a ordonné dimanche matin l’incarcération d’autres co-accusés du maire, dont l’un de ses proches conseillers, au moment où s’ouvrait la primaire du CHP devant introniser Ekrem Imamoglu comme son candidat à la prochaine présidentielle.Le parti a décidé de la maintenir de façon symbolique, appelant tous les  citoyens à voter, même les non-inscrits. Selon les premiers constats de l’AFP, à Istanbul et à Ankara, la capitale, la foule s’y pressait nombreuse.Jusque tard, des dizaines de milliers de personnes se sont retrouvés samedi soir devant l’hôtel de ville d’Istanbul, pour le quatrième soir consécutif, à l’appel de l’opposition afin d’y soutenir M. Imamoglu, qui a dénoncé des accusations “immorales et sans fondement” à son encontre.Des manifestants ont passé la nuit à l’intérieur de la mairie, parfois sur des chaises disposées dans le hall du vaste bâtiment en attendant d’être fixés sur le sort du maire, a constaté un photographe de l’AFP.Pour tenter de prévenir des troubles, le gouvernorat d’Istanbul a prolongé l’interdiction de rassemblements jusqu’à mercredi soir et annoncé des restrictions d’entrée dans la ville aux personnes susceptibles de participer à des rassemblements, sans préciser comment il les mettrait en oeuvre.Depuis mercredi, la vague de protestation déclenchée par l’arrestation de M. Imamoglu s’est répandue à travers la Turquie, atteignant une ampleur inédite depuis le grand mouvement de contestation de Gezi, en 2013, parti de la place Taksim d’Istanbul.Des rassemblements ont eu lieu cette semaine dans au moins 55 des 81 provinces turques, soit plus des deux tiers du pays, selon un décompte de l’AFP. – “Terreur de la rue” -Ces manifestations ont débouché sur des centaines d’arrestations dans au moins neuf villes du pays, selon les autorités.”Les manifestations vont se poursuivre (…). Nous défendrons nos droits jusqu’au bout. La nation est debout et ne pliera pas”, a déclaré dimanche matin à l’AFP Ayten Oktay, une pharmacienne de 63 ans interrogée à Istanbul.”Il n’y a plus de justice dans ce pays. Mais notre maire n’est pas seul, nous allons faire de lui notre prochain président”, a lancé Cem Hacihametoglu, un Stambouliote de 47 ans.La co-présidente du parti prokurde DEM, deuxième force d’opposition, Tülay Hatimogullari, a dénoncé un “coup d’Etat contre la justice et la démocratie”.Paris et Berlin ainsi que les maires de plusieurs grandes villes européennes avaient également condamné dès mercredi l’arrestation de M. Imamoglu.En réponse à la contestation, le président Erdogan, qui a lui-même été maire d’Istanbul dans les années 90, a juré de ne pas céder à la “terreur de la rue”.Ekrem Imamoglu est devenu la bête noire d’Erdogan en ravissant en 2019 la capitale économique du pays au Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) du chef de l’Etat, qui gardait la main sur Istanbul avec son camp depuis vingt-cinq ans.L’édile d’opposition, triomphalement réélu l’an passé, devait assister initialement dimanche à son investiture en tant que candidat de son parti pour la prochaine présidentielle, prévue en 2028.

Turquie: le maire d’Istanbul envoyé en prison pour “corruption”

Un juge a ordonné dimanche l’incarcération pour “corruption” du maire d’opposition d’Istanbul Ekrem Imamoglu, dont l’arrestation mercredi a déclenché une vague de contestation inédite en Turquie depuis plus d’une décennie.La justice a en revanche rejeté une demande d’incarcération pour “terrorisme” à l’encontre de l’élu, principal rival du président Recep Tayyip Erdogan, a appris l’AFP.L’un des avocats du maire a aussitôt annoncé qu’il contestera l’ordre d’incarcération.”Je suis debout, je ne plierai jamais”, a promis M. Imamoglu dans un message publié sur X, jurant que “tout ira bien”: un slogan qu’il avait fait sien en 2019 après l’annulation de son élection comme maire d’Istanbul, finalement obtenue de haute main lors d’un second scrutin.Le maire, âgé de 53 ans, avait été amené samedi soir avec quatre-vingts de ses co-accusés au tribunal stambouliote de Caglayan, protégé par un très important dispositif policier, avant d’y être entendu à deux reprises dans la nuit.Le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), première force d’opposition à laquelle il appartient, a dénoncé “un coup d’Etat politique” et appelé à “continuer à se battre”.- Primaire maintenue -La justice a ordonné dimanche matin l’incarcération d’autres co-accusés du maire, dont l’un de ses proches conseillers, au moment où s’ouvrait la primaire du CHP devant introniser Ekrem Imamoglu comme son candidat à la prochaine présidentielle.Le parti a décidé de la maintenir de façon symbolique, appelant tous les  citoyens à voter, même les non-inscrits. Selon les premiers constats de l’AFP, à Istanbul et à Ankara, la capitale, la foule s’y pressait nombreuse.Jusque tard, des dizaines de milliers de personnes se sont retrouvés samedi soir devant l’hôtel de ville d’Istanbul, pour le quatrième soir consécutif, à l’appel de l’opposition afin d’y soutenir M. Imamoglu, qui a dénoncé des accusations “immorales et sans fondement” à son encontre.Des manifestants ont passé la nuit à l’intérieur de la mairie, parfois sur des chaises disposées dans le hall du vaste bâtiment en attendant d’être fixés sur le sort du maire, a constaté un photographe de l’AFP.Pour tenter de prévenir des troubles, le gouvernorat d’Istanbul a prolongé l’interdiction de rassemblements jusqu’à mercredi soir et annoncé des restrictions d’entrée dans la ville aux personnes susceptibles de participer à des rassemblements, sans préciser comment il les mettrait en oeuvre.Depuis mercredi, la vague de protestation déclenchée par l’arrestation de M. Imamoglu s’est répandue à travers la Turquie, atteignant une ampleur inédite depuis le grand mouvement de contestation de Gezi, en 2013, parti de la place Taksim d’Istanbul.Des rassemblements ont eu lieu cette semaine dans au moins 55 des 81 provinces turques, soit plus des deux tiers du pays, selon un décompte de l’AFP. – “Terreur de la rue” -Ces manifestations ont débouché sur des centaines d’arrestations dans au moins neuf villes du pays, selon les autorités.”Les manifestations vont se poursuivre (…). Nous défendrons nos droits jusqu’au bout. La nation est debout et ne pliera pas”, a déclaré dimanche matin à l’AFP Ayten Oktay, une pharmacienne de 63 ans interrogée à Istanbul.”Il n’y a plus de justice dans ce pays. Mais notre maire n’est pas seul, nous allons faire de lui notre prochain président”, a lancé Cem Hacihametoglu, un Stambouliote de 47 ans.La co-présidente du parti prokurde DEM, deuxième force d’opposition, Tülay Hatimogullari, a dénoncé un “coup d’Etat contre la justice et la démocratie”.Paris et Berlin ainsi que les maires de plusieurs grandes villes européennes avaient également condamné dès mercredi l’arrestation de M. Imamoglu.En réponse à la contestation, le président Erdogan, qui a lui-même été maire d’Istanbul dans les années 90, a juré de ne pas céder à la “terreur de la rue”.Ekrem Imamoglu est devenu la bête noire d’Erdogan en ravissant en 2019 la capitale économique du pays au Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) du chef de l’Etat, qui gardait la main sur Istanbul avec son camp depuis vingt-cinq ans.L’édile d’opposition, triomphalement réélu l’an passé, devait assister initialement dimanche à son investiture en tant que candidat de son parti pour la prochaine présidentielle, prévue en 2028.

Frappes sur Kiev: Zelensky appelle à faire “pression” sur Moscou avant des discussions en Arabie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé dimanche ses alliés à faire “pression” sur Moscou pour “mettre fin” à son invasion, après des frappes russes qui ont fait trois morts à Kiev avant des discussions parrainées par les Etats-Unis en Arabie saoudite.Initialement prévues concomitamment lundi entre Ukrainiens et Américains d’un côté, et Russes et Américains de l’autre, ces discussions pourraient avoir lieu l’une après l’autre, M. Zelensky ayant évoqué samedi sans donner de détails “une rencontre” dès dimanche entre les délégations venues de Kiev et de Washington.En parallèle de ces discussions diplomatiques pour parvenir à une fin de la guerre, déclenchée par l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, l’armée de Moscou continue de pilonner les villes et villages ukrainiens.Dans la nuit de samedi à dimanche, c’est la capitale Kiev qui a été la cible d’une attaque “massive” de drones russes, selon les autorités locales.Dans la foulée, Volodymyr Zelensky a réclamé à nouveau “davantage de systèmes de défense aérienne et un soutien réel” des Occidentaux.Trois personnes ont trouvé la mort, dont son père et sa fille, et dix autres ont été blessées, dont un enfant de moins d’un an, selon l’administration militaire de Kiev sur Telegram.Plusieurs quartiers de Kiev ont été ciblés par ces attaques qui ont touché notamment des immeubles d’habitation et provoqué des incendies importants, selon des images diffusées sur les réseaux sociaux.- “Efforts de paix sapés” -L’administration de la région de Kiev a, de son côté, fait état de deux blessés à Boutcha, près de la capitale. Deux autres personnes ont également été blessées à Kherson, dans le sud, selon son chef local Roman Mrotchko.”La terreur systématique et délibérée de la Russie contre les civils contredit ses propres déclarations sur la paix et sape les efforts de paix déployés par les Etats-Unis et d’autres partenaires”, a dénoncé le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga.Le chef du bureau présidentiel, Andriï Iermak, s’est lui aussi montré très critique: “La Russie ne cesse pas le feu, (le président russe Vladimir) Poutine veut tuer davantage de civils, il faut y mettre un terme”, a-t-il dit sur Telegram.Pour répondre aux bombardements russes, l’Ukraine tente, elle, de dérégler la logistique des forces de Moscou en attaquant des cibles militaires ou énergétiques directement sur le sol russe.Le ministre russe de la Défense a affirmé avoir repoussé dans la nuit 59 drones ukrainiens.Dans la région de Rostov (sud), un homme est décédé dans une attaque de drone sur sa voiture, selon le gouverneur russe régional, Iouri Slioussar.Sur le terrain, où elle progresse face à une armée ukrainienne en difficulté, l’armée russe a dit dimanche avoir repris la localité de Sribné dans l’Est ukrainien.- Divergences -En coulisses, le président américain Donald Trump s’active depuis son retour à la Maison Blanche en janvier pour mettre un terme à la guerre.Depuis, il a repris contact avec Vladimir Poutine, officiellement à deux reprises, dont cette semaine, rompant avec la politique d’isolement menée par les Occidentaux contre le président russe et reprenant même les éléments de langage du Kremlin quant aux causes de l’invasion russe en 2022.Des discussions américano-ukrainiennes et américano-russes sont attendues dans les prochaines heures en Arabie saoudite en vue d’une potentielle trêve des hostilités visant les infrastructures énergétiques.”Le plan était de commencer avec (nous), les Ukrainiens aujourd’hui, puis avec les Russes demain, et ensuite peut-être à nouveau avec nous, s’ils acceptent le cessez-le-feu”, a précisé à l’AFP un haut responsable ukrainien, sous couvert de l’anonymat.Le calendrier exact des réunions restait toutefois imprécis et était encore susceptible de changer, selon cette source au fait des discussions.Si l’Ukraine se dit “prête” à un cessez-le-feu complet, le Kremlin, dont l’armée avance sur le terrain malgré de lourdes pertes, semble jouer la montre, assurant s’être uniquement mis d’accord à ce stade avec Washington sur les frappes sur les sites énergétiques.Symbole de ces divergences, la délégation ukrainienne sera menée par le ministre de la Défense Roustem Oumerov, tandis que Vladimir Poutine a décidé d’envoyer un sénateur ex-diplomate de carrière et un cadre du FSB, des profils moins élevés.

Frappes sur Kiev: Zelensky appelle à faire “pression” sur Moscou avant des discussions en Arabie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé dimanche ses alliés à faire “pression” sur Moscou pour “mettre fin” à son invasion, après des frappes russes qui ont fait trois morts à Kiev avant des discussions parrainées par les Etats-Unis en Arabie saoudite.Initialement prévues concomitamment lundi entre Ukrainiens et Américains d’un côté, et Russes et Américains de l’autre, ces discussions pourraient avoir lieu l’une après l’autre, M. Zelensky ayant évoqué samedi sans donner de détails “une rencontre” dès dimanche entre les délégations venues de Kiev et de Washington.En parallèle de ces discussions diplomatiques pour parvenir à une fin de la guerre, déclenchée par l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, l’armée de Moscou continue de pilonner les villes et villages ukrainiens.Dans la nuit de samedi à dimanche, c’est la capitale Kiev qui a été la cible d’une attaque “massive” de drones russes, selon les autorités locales.Dans la foulée, Volodymyr Zelensky a réclamé à nouveau “davantage de systèmes de défense aérienne et un soutien réel” des Occidentaux.Trois personnes ont trouvé la mort, dont son père et sa fille, et dix autres ont été blessées, dont un enfant de moins d’un an, selon l’administration militaire de Kiev sur Telegram.Plusieurs quartiers de Kiev ont été ciblés par ces attaques qui ont touché notamment des immeubles d’habitation et provoqué des incendies importants, selon des images diffusées sur les réseaux sociaux.- “Efforts de paix sapés” -L’administration de la région de Kiev a, de son côté, fait état de deux blessés à Boutcha, près de la capitale. Deux autres personnes ont également été blessées à Kherson, dans le sud, selon son chef local Roman Mrotchko.”La terreur systématique et délibérée de la Russie contre les civils contredit ses propres déclarations sur la paix et sape les efforts de paix déployés par les Etats-Unis et d’autres partenaires”, a dénoncé le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andriï Sybiga.Le chef du bureau présidentiel, Andriï Iermak, s’est lui aussi montré très critique: “La Russie ne cesse pas le feu, (le président russe Vladimir) Poutine veut tuer davantage de civils, il faut y mettre un terme”, a-t-il dit sur Telegram.Pour répondre aux bombardements russes, l’Ukraine tente, elle, de dérégler la logistique des forces de Moscou en attaquant des cibles militaires ou énergétiques directement sur le sol russe.Le ministre russe de la Défense a affirmé avoir repoussé dans la nuit 59 drones ukrainiens.Dans la région de Rostov (sud), un homme est décédé dans une attaque de drone sur sa voiture, selon le gouverneur russe régional, Iouri Slioussar.Sur le terrain, où elle progresse face à une armée ukrainienne en difficulté, l’armée russe a dit dimanche avoir repris la localité de Sribné dans l’Est ukrainien.- Divergences -En coulisses, le président américain Donald Trump s’active depuis son retour à la Maison Blanche en janvier pour mettre un terme à la guerre.Depuis, il a repris contact avec Vladimir Poutine, officiellement à deux reprises, dont cette semaine, rompant avec la politique d’isolement menée par les Occidentaux contre le président russe et reprenant même les éléments de langage du Kremlin quant aux causes de l’invasion russe en 2022.Des discussions américano-ukrainiennes et américano-russes sont attendues dans les prochaines heures en Arabie saoudite en vue d’une potentielle trêve des hostilités visant les infrastructures énergétiques.”Le plan était de commencer avec (nous), les Ukrainiens aujourd’hui, puis avec les Russes demain, et ensuite peut-être à nouveau avec nous, s’ils acceptent le cessez-le-feu”, a précisé à l’AFP un haut responsable ukrainien, sous couvert de l’anonymat.Le calendrier exact des réunions restait toutefois imprécis et était encore susceptible de changer, selon cette source au fait des discussions.Si l’Ukraine se dit “prête” à un cessez-le-feu complet, le Kremlin, dont l’armée avance sur le terrain malgré de lourdes pertes, semble jouer la montre, assurant s’être uniquement mis d’accord à ce stade avec Washington sur les frappes sur les sites énergétiques.Symbole de ces divergences, la délégation ukrainienne sera menée par le ministre de la Défense Roustem Oumerov, tandis que Vladimir Poutine a décidé d’envoyer un sénateur ex-diplomate de carrière et un cadre du FSB, des profils moins élevés.

Israël lance une offensive dans le sud de la bande de Gaza

L’armée israélienne a lancé dimanche une offensive à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, où elle a appelé une partie des habitants à évacuer, tout en poursuivant ses opérations dans le nord, cinq jours après avoir rompu le cessez-le-feu avec le Hamas.Cette reprise des opérations militaires dans le territoire palestinien, qui a fait depuis mardi plus de 520 morts selon la Défense civile de Gaza, coïncide avec de nouvelles frappes meurtrières au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, tandis que l’armée israélienne a annoncé dimanche avoir intercepté un missile provenant du Yémen.L’armée a lancé dimanche matin sur le réseau social X un appel à évacuer aux habitants du quartier Tel al-Sultan dans la ville de Rafah, où elle a dit avoir lancé “une offensive pour frapper des organisations terroristes”.Le même message est inscrit sur des affichettes larguées par drone sur le quartier, selon les correspondants de l’AFP à Gaza.Au printemps 2024, l’armée israélienne avait déjà mené une offensive de grande ampleur sur cette ville frontalière avec l’Egypte, où s’étaient massés des centaines de milliers d’habitants du territoire palestinien assiégé, déplacés par les combats plus au nord.- “Les mains vides” -Après plusieurs semaines de désaccord avec le Hamas sur la façon de poursuivre la trêve entrée en vigueur le 19 janvier, Israël a rompu le cessez-le-feu le 18 mars en reprenant ses bombardements sur Gaza, avant de renvoyer des soldats au sol dans des zones évacuées pendant la trêve.Ces opérations ont contraint des milliers de Gazaouis, déjà déplacés par 15 mois de guerre, à fuir à nouveau au milieu des ruines.”Je suis venu chercher du riz pour les enfants, mais il n’y en a plus et je rentre chez moi les mains vides”, a raconté à l’AFP Saed Abou al-Jidyan, un déplacé originaire de Beit Lahia, dans le nord, venu en vain chercher de la nourriture auprès d’une organisation caritative à Khan Younès, dans le sud.”Nous sommes dans le mois du ramadan, qui est un mois béni, et les personnes qui viennent ici le font par nécessité”, a ajouté Iman al-Bardawil, une femme déplacée elle aussi depuis le nord.Le gouvernement israélien cherche à forcer le mouvement islamiste palestinien à rendre les 58 otages encore retenus à Gaza depuis l’attaque du 7 octobre 2023 contre Israël, qui a déclenché la guerre.Israël avait coupé l’entrée de l’aide humanitaire le 2 mars, puis cessé de fournir en électricité la principale station de dessalement d’eau, aggravant une situation déjà catastrophique pour les 2,4 millions d’habitants de Gaza.Dans la nuit, une frappe israélienne a tué un haut responsable du Hamas, Salah al-Bardawil, et sa femme dans un campement de Al-Mawasi, dans la région de Khan Younès, a confirmé dimanche le Hamas.L’armée israélienne a aussi dit avoir lancé des opérations à Beit Hanoun, dans le nord du territoire palestinien. “Au cours de l’opération, des avions de chasse ont frappé plusieurs cibles du Hamas”, a-t-elle précisé.- Escalade au Liban -En parallèle, Israël a mené samedi des frappes au Liban, qui ont fait huit morts selon les autorités, après l’interception de roquettes tirées depuis ce pays.Cette escalade est la plus violente depuis le début, le 27 novembre, du cessez-le-feu qui a mis fin à la guerre entre l’armée israélienne et le Hezbollah. Ce dernier avait ouvert un front contre Israël en solidarité avec le Hamas au début de la guerre à Gaza.Dimanche, l’agence officielle libanaise Ani a rapporté qu’Israël avait mené une attaque de drone contre une voiture dans le sud du Liban, faisant état d’un nombre de victimes non précisé.Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a mis en garde samedi contre le risque d’une nouvelle guerre “aux conséquences désastreuses”.Alliés eux aussi du Hamas, les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont repris leurs tirs sur Israël, interrompus pendant la trêve, et promis de les intensifier tant que les frappes sur Gaza se poursuivraient.L’armée israélienne a annoncé dimanche avoir intercepté un missile en provenance du Yémen, dont les Houthis contrôlent une grande partie, après que des sirènes d’alerte ont retenti dans plusieurs régions du pays.Les Houthis ont de leur côté signalé plusieurs attaques américaines sur le Yémen depuis un bombardement mené le 15 mars par les Etats-Unis, qui a fait 53 morts selon les rebelles.Samedi soir, la chaîne de télévision des Houthis a rapporté des frappes sur l’aéroport international de Hodeida, dans l’ouest du pays.

Israël lance une offensive dans le sud de la bande de Gaza

L’armée israélienne a lancé dimanche une offensive à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, où elle a appelé une partie des habitants à évacuer, tout en poursuivant ses opérations dans le nord, cinq jours après avoir rompu le cessez-le-feu avec le Hamas.Cette reprise des opérations militaires dans le territoire palestinien, qui a fait depuis mardi plus de 520 morts selon la Défense civile de Gaza, coïncide avec de nouvelles frappes meurtrières au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, tandis que l’armée israélienne a annoncé dimanche avoir intercepté un missile provenant du Yémen.L’armée a lancé dimanche matin sur le réseau social X un appel à évacuer aux habitants du quartier Tel al-Sultan dans la ville de Rafah, où elle a dit avoir lancé “une offensive pour frapper des organisations terroristes”.Le même message est inscrit sur des affichettes larguées par drone sur le quartier, selon les correspondants de l’AFP à Gaza.Au printemps 2024, l’armée israélienne avait déjà mené une offensive de grande ampleur sur cette ville frontalière avec l’Egypte, où s’étaient massés des centaines de milliers d’habitants du territoire palestinien assiégé, déplacés par les combats plus au nord.- “Les mains vides” -Après plusieurs semaines de désaccord avec le Hamas sur la façon de poursuivre la trêve entrée en vigueur le 19 janvier, Israël a rompu le cessez-le-feu le 18 mars en reprenant ses bombardements sur Gaza, avant de renvoyer des soldats au sol dans des zones évacuées pendant la trêve.Ces opérations ont contraint des milliers de Gazaouis, déjà déplacés par 15 mois de guerre, à fuir à nouveau au milieu des ruines.”Je suis venu chercher du riz pour les enfants, mais il n’y en a plus et je rentre chez moi les mains vides”, a raconté à l’AFP Saed Abou al-Jidyan, un déplacé originaire de Beit Lahia, dans le nord, venu en vain chercher de la nourriture auprès d’une organisation caritative à Khan Younès, dans le sud.”Nous sommes dans le mois du ramadan, qui est un mois béni, et les personnes qui viennent ici le font par nécessité”, a ajouté Iman al-Bardawil, une femme déplacée elle aussi depuis le nord.Le gouvernement israélien cherche à forcer le mouvement islamiste palestinien à rendre les 58 otages encore retenus à Gaza depuis l’attaque du 7 octobre 2023 contre Israël, qui a déclenché la guerre.Israël avait coupé l’entrée de l’aide humanitaire le 2 mars, puis cessé de fournir en électricité la principale station de dessalement d’eau, aggravant une situation déjà catastrophique pour les 2,4 millions d’habitants de Gaza.Dans la nuit, une frappe israélienne a tué un haut responsable du Hamas, Salah al-Bardawil, et sa femme dans un campement de Al-Mawasi, dans la région de Khan Younès, a confirmé dimanche le Hamas.L’armée israélienne a aussi dit avoir lancé des opérations à Beit Hanoun, dans le nord du territoire palestinien. “Au cours de l’opération, des avions de chasse ont frappé plusieurs cibles du Hamas”, a-t-elle précisé.- Escalade au Liban -En parallèle, Israël a mené samedi des frappes au Liban, qui ont fait huit morts selon les autorités, après l’interception de roquettes tirées depuis ce pays.Cette escalade est la plus violente depuis le début, le 27 novembre, du cessez-le-feu qui a mis fin à la guerre entre l’armée israélienne et le Hezbollah. Ce dernier avait ouvert un front contre Israël en solidarité avec le Hamas au début de la guerre à Gaza.Dimanche, l’agence officielle libanaise Ani a rapporté qu’Israël avait mené une attaque de drone contre une voiture dans le sud du Liban, faisant état d’un nombre de victimes non précisé.Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a mis en garde samedi contre le risque d’une nouvelle guerre “aux conséquences désastreuses”.Alliés eux aussi du Hamas, les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont repris leurs tirs sur Israël, interrompus pendant la trêve, et promis de les intensifier tant que les frappes sur Gaza se poursuivraient.L’armée israélienne a annoncé dimanche avoir intercepté un missile en provenance du Yémen, dont les Houthis contrôlent une grande partie, après que des sirènes d’alerte ont retenti dans plusieurs régions du pays.Les Houthis ont de leur côté signalé plusieurs attaques américaines sur le Yémen depuis un bombardement mené le 15 mars par les Etats-Unis, qui a fait 53 morts selon les rebelles.Samedi soir, la chaîne de télévision des Houthis a rapporté des frappes sur l’aéroport international de Hodeida, dans l’ouest du pays.