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Israël lance une offensive dans le sud de la bande de Gaza

L’armée israélienne a lancé dimanche une offensive à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, où elle a appelé une partie des habitants à évacuer, tout en poursuivant ses opérations dans le nord, cinq jours après avoir rompu le cessez-le-feu avec le Hamas.Cette reprise des opérations militaires dans le territoire palestinien, qui a fait depuis mardi plus de 520 morts selon la Défense civile de Gaza, coïncide avec de nouvelles frappes meurtrières au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, tandis que l’armée israélienne a annoncé dimanche avoir intercepté un missile provenant du Yémen.L’armée a lancé dimanche matin sur le réseau social X un appel à évacuer aux habitants du quartier Tel al-Sultan dans la ville de Rafah, où elle a dit avoir lancé “une offensive pour frapper des organisations terroristes”.Le même message est inscrit sur des affichettes larguées par drone sur le quartier, selon les correspondants de l’AFP à Gaza.Au printemps 2024, l’armée israélienne avait déjà mené une offensive de grande ampleur sur cette ville frontalière avec l’Egypte, où s’étaient massés des centaines de milliers d’habitants du territoire palestinien assiégé, déplacés par les combats plus au nord.- “Les mains vides” -Après plusieurs semaines de désaccord avec le Hamas sur la façon de poursuivre la trêve entrée en vigueur le 19 janvier, Israël a rompu le cessez-le-feu le 18 mars en reprenant ses bombardements sur Gaza, avant de renvoyer des soldats au sol dans des zones évacuées pendant la trêve.Ces opérations ont contraint des milliers de Gazaouis, déjà déplacés par 15 mois de guerre, à fuir à nouveau au milieu des ruines.”Je suis venu chercher du riz pour les enfants, mais il n’y en a plus et je rentre chez moi les mains vides”, a raconté à l’AFP Saed Abou al-Jidyan, un déplacé originaire de Beit Lahia, dans le nord, venu en vain chercher de la nourriture auprès d’une organisation caritative à Khan Younès, dans le sud.”Nous sommes dans le mois du ramadan, qui est un mois béni, et les personnes qui viennent ici le font par nécessité”, a ajouté Iman al-Bardawil, une femme déplacée elle aussi depuis le nord.Le gouvernement israélien cherche à forcer le mouvement islamiste palestinien à rendre les 58 otages encore retenus à Gaza depuis l’attaque du 7 octobre 2023 contre Israël, qui a déclenché la guerre.Israël avait coupé l’entrée de l’aide humanitaire le 2 mars, puis cessé de fournir en électricité la principale station de dessalement d’eau, aggravant une situation déjà catastrophique pour les 2,4 millions d’habitants de Gaza.Dans la nuit, une frappe israélienne a tué un haut responsable du Hamas, Salah al-Bardawil, et sa femme dans un campement de Al-Mawasi, dans la région de Khan Younès, a confirmé dimanche le Hamas.L’armée israélienne a aussi dit avoir lancé des opérations à Beit Hanoun, dans le nord du territoire palestinien. “Au cours de l’opération, des avions de chasse ont frappé plusieurs cibles du Hamas”, a-t-elle précisé.- Escalade au Liban -En parallèle, Israël a mené samedi des frappes au Liban, qui ont fait huit morts selon les autorités, après l’interception de roquettes tirées depuis ce pays.Cette escalade est la plus violente depuis le début, le 27 novembre, du cessez-le-feu qui a mis fin à la guerre entre l’armée israélienne et le Hezbollah. Ce dernier avait ouvert un front contre Israël en solidarité avec le Hamas au début de la guerre à Gaza.Dimanche, l’agence officielle libanaise Ani a rapporté qu’Israël avait mené une attaque de drone contre une voiture dans le sud du Liban, faisant état d’un nombre de victimes non précisé.Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a mis en garde samedi contre le risque d’une nouvelle guerre “aux conséquences désastreuses”.Alliés eux aussi du Hamas, les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont repris leurs tirs sur Israël, interrompus pendant la trêve, et promis de les intensifier tant que les frappes sur Gaza se poursuivraient.L’armée israélienne a annoncé dimanche avoir intercepté un missile en provenance du Yémen, dont les Houthis contrôlent une grande partie, après que des sirènes d’alerte ont retenti dans plusieurs régions du pays.Les Houthis ont de leur côté signalé plusieurs attaques américaines sur le Yémen depuis un bombardement mené le 15 mars par les Etats-Unis, qui a fait 53 morts selon les rebelles.Samedi soir, la chaîne de télévision des Houthis a rapporté des frappes sur l’aéroport international de Hodeida, dans l’ouest du pays.

Israël lance une offensive dans le sud de la bande de Gaza

L’armée israélienne a lancé dimanche une offensive à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, où elle a appelé une partie des habitants à évacuer, tout en poursuivant ses opérations dans le nord, cinq jours après avoir rompu le cessez-le-feu avec le Hamas.Cette reprise des opérations militaires dans le territoire palestinien, qui a fait depuis mardi plus de 520 morts selon la Défense civile de Gaza, coïncide avec de nouvelles frappes meurtrières au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, tandis que l’armée israélienne a annoncé dimanche avoir intercepté un missile provenant du Yémen.L’armée a lancé dimanche matin sur le réseau social X un appel à évacuer aux habitants du quartier Tel al-Sultan dans la ville de Rafah, où elle a dit avoir lancé “une offensive pour frapper des organisations terroristes”.Le même message est inscrit sur des affichettes larguées par drone sur le quartier, selon les correspondants de l’AFP à Gaza.Au printemps 2024, l’armée israélienne avait déjà mené une offensive de grande ampleur sur cette ville frontalière avec l’Egypte, où s’étaient massés des centaines de milliers d’habitants du territoire palestinien assiégé, déplacés par les combats plus au nord.- “Les mains vides” -Après plusieurs semaines de désaccord avec le Hamas sur la façon de poursuivre la trêve entrée en vigueur le 19 janvier, Israël a rompu le cessez-le-feu le 18 mars en reprenant ses bombardements sur Gaza, avant de renvoyer des soldats au sol dans des zones évacuées pendant la trêve.Ces opérations ont contraint des milliers de Gazaouis, déjà déplacés par 15 mois de guerre, à fuir à nouveau au milieu des ruines.”Je suis venu chercher du riz pour les enfants, mais il n’y en a plus et je rentre chez moi les mains vides”, a raconté à l’AFP Saed Abou al-Jidyan, un déplacé originaire de Beit Lahia, dans le nord, venu en vain chercher de la nourriture auprès d’une organisation caritative à Khan Younès, dans le sud.”Nous sommes dans le mois du ramadan, qui est un mois béni, et les personnes qui viennent ici le font par nécessité”, a ajouté Iman al-Bardawil, une femme déplacée elle aussi depuis le nord.Le gouvernement israélien cherche à forcer le mouvement islamiste palestinien à rendre les 58 otages encore retenus à Gaza depuis l’attaque du 7 octobre 2023 contre Israël, qui a déclenché la guerre.Israël avait coupé l’entrée de l’aide humanitaire le 2 mars, puis cessé de fournir en électricité la principale station de dessalement d’eau, aggravant une situation déjà catastrophique pour les 2,4 millions d’habitants de Gaza.Dans la nuit, une frappe israélienne a tué un haut responsable du Hamas, Salah al-Bardawil, et sa femme dans un campement de Al-Mawasi, dans la région de Khan Younès, a confirmé dimanche le Hamas.L’armée israélienne a aussi dit avoir lancé des opérations à Beit Hanoun, dans le nord du territoire palestinien. “Au cours de l’opération, des avions de chasse ont frappé plusieurs cibles du Hamas”, a-t-elle précisé.- Escalade au Liban -En parallèle, Israël a mené samedi des frappes au Liban, qui ont fait huit morts selon les autorités, après l’interception de roquettes tirées depuis ce pays.Cette escalade est la plus violente depuis le début, le 27 novembre, du cessez-le-feu qui a mis fin à la guerre entre l’armée israélienne et le Hezbollah. Ce dernier avait ouvert un front contre Israël en solidarité avec le Hamas au début de la guerre à Gaza.Dimanche, l’agence officielle libanaise Ani a rapporté qu’Israël avait mené une attaque de drone contre une voiture dans le sud du Liban, faisant état d’un nombre de victimes non précisé.Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a mis en garde samedi contre le risque d’une nouvelle guerre “aux conséquences désastreuses”.Alliés eux aussi du Hamas, les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran, ont repris leurs tirs sur Israël, interrompus pendant la trêve, et promis de les intensifier tant que les frappes sur Gaza se poursuivraient.L’armée israélienne a annoncé dimanche avoir intercepté un missile en provenance du Yémen, dont les Houthis contrôlent une grande partie, après que des sirènes d’alerte ont retenti dans plusieurs régions du pays.Les Houthis ont de leur côté signalé plusieurs attaques américaines sur le Yémen depuis un bombardement mené le 15 mars par les Etats-Unis, qui a fait 53 morts selon les rebelles.Samedi soir, la chaîne de télévision des Houthis a rapporté des frappes sur l’aéroport international de Hodeida, dans l’ouest du pays.

Le pape rentre dimanche au Vatican après cinq semaines à l’hôpital

Le pape François, hospitalisé depuis plus de cinq semaines pour une double pneumonie, doit rentrer dimanche après-midi au Vatican, où il entamera une convalescence d'”au moins deux mois” selon ses médecins.L’annonce surprise de ce retour tant attendu par les fidèles, à l’issue de la quatrième et plus longue hospitalisation du souverain pontife depuis son élection en 2013, a été faite samedi soir par son équipe médicale. Dimanche, “le pape sortira et rentrera à la résidence Sainte-Marthe”, où il vit à l’intérieur de la Cité du Vatican, a déclaré le Pr Sergio Alfieri lors d’une conférence de presse à l’hôpital Gemelli de Rome.A l’annonce de sa sortie, le pape de 88 ans était “très content”, “cela faisait trois-quatre jours qu’il nous demandait quand il pourrait rentrer”, a-t-il raconté.Le jésuite argentin devrait sortir en début d’après-midi, après avoir fait un salut et une bénédiction depuis le 5e étage de l’hôpital peu après 12H00 locales (11H00 GMT), sa première apparition publique depuis son arrivée le 14 février.Une fois au Vatican, il devra effectuer “une longue convalescence” d'”au moins deux mois”, a averti le Pr Alfieri. “L’hôpital, même si cela peut paraître étrange, est le pire endroit où faire sa convalescence car c’est le lieu où on contracte le plus d’infections”, a-t-il expliqué.La sortie du pape, dont l’état était en constante amélioration depuis deux semaines mais qui a “maigri” selon ses médecins, était très attendue alors que les interrogations s’étaient multipliées sur sa capacité à reprendre ses activités.Mais la perspective d’un retour rapide à la normale a été écartée par le Pr Alfieri: “la convalescence est par définition une période de récupération, donc il est clair que durant la période de convalescence, il ne pourra pas honorer ses rendez-vous quotidiens habituels”.Une précision lourde de sens alors que l’évêque de Rome s’était jusqu’ici imposé une rythme de travail effréné, enchaînant rendez-vous et célébrations religieuses tout en continuant à voyager en dépit des injonctions de son entourage à ralentir la cadence.Après avoir été placé pendant plusieurs semaines sous assistance respiratoire via des canules nasales et un masque à oxygène, le chef des plus de 1,4 milliard de catholiques devra poursuivre les séances de rééducation pour retrouver l’usage de sa voix.”Lorsque vous souffrez d’une pneumonie bilatérale, vos poumons ont été endommagés et vos muscles respiratoires ont également été en difficulté”, a expliqué le Pr Alfieri. “Il faudra du temps pour que la voix redevienne la même.”- “Salut et bénédiction” -Sujet à des infections respiratoires après avoir subi l’ablation d’une partie d’un poumon dans sa jeunesse, François n’a été déclaré hors de danger par ses médecins qu’au bout de presque un mois d’hospitalisation.Jorge Bergoglio a notamment connu deux moments “très critiques lors desquels sa vie a été en danger”, mais “n’a jamais été intubé” et est toujours resté “conscient et alerte”, ont précisé ses médecins.Il a notamment été en proie à des crises respiratoires aiguës, dont une avec vomissements, qui ont nécessité l’aspiration d’abondantes sécrétions dans ses poumons et a dû subir une transfusion sanguine.Avant de quitter sa suite hospitalière du 10e étage du Gemelli, François fera à la mi-journée un salut et une bénédiction “à la fin de (la traditionnelle prière dominicale de) l’Angélus, qui sera publiée sous forme écrite comme ces dernières semaines”, a annoncé le service de presse du Vatican.Le pape, qui a reçu des messages de soutien, des dessins et des prières du monde entier, n’est plus réapparu en public depuis le 14 février, le Vatican ayant seulement publié le 16 mars une photo de lui, de trois quart dos priant dans la chapelle de son appartement, alimentant les spéculations.Le Vatican avait aussi diffusé le 6 mars un court message audio dans lequel le pape remerciait d’une voix affaiblie les fidèles pour leurs prières.Ce n’est pas la première fois que le pape fera une apparition depuis l’hôpital Gemelli: le 11 juillet 2021, il avait récité la prière de l’Angélus sur le balcon de son appartement après une opération du côlon, devant fidèles et journalistes.La maladie et la longue hospitalisation de François – 37 jours au total – ont soulevé des questions sur la personne qui pourrait diriger les événements religieux menant à Pâques (cette année le 20 avril), la fête la plus importante du calendrier catholique. Le Vatican a indiqué mercredi qu’aucune décision n’avait été prise à cet égard.

Le pape rentre dimanche au Vatican après cinq semaines à l’hôpital

Le pape François, hospitalisé depuis plus de cinq semaines pour une double pneumonie, doit rentrer dimanche après-midi au Vatican, où il entamera une convalescence d'”au moins deux mois” selon ses médecins.L’annonce surprise de ce retour tant attendu par les fidèles, à l’issue de la quatrième et plus longue hospitalisation du souverain pontife depuis son élection en 2013, a été faite samedi soir par son équipe médicale. Dimanche, “le pape sortira et rentrera à la résidence Sainte-Marthe”, où il vit à l’intérieur de la Cité du Vatican, a déclaré le Pr Sergio Alfieri lors d’une conférence de presse à l’hôpital Gemelli de Rome.A l’annonce de sa sortie, le pape de 88 ans était “très content”, “cela faisait trois-quatre jours qu’il nous demandait quand il pourrait rentrer”, a-t-il raconté.Le jésuite argentin devrait sortir en début d’après-midi, après avoir fait un salut et une bénédiction depuis le 5e étage de l’hôpital peu après 12H00 locales (11H00 GMT), sa première apparition publique depuis son arrivée le 14 février.Une fois au Vatican, il devra effectuer “une longue convalescence” d'”au moins deux mois”, a averti le Pr Alfieri. “L’hôpital, même si cela peut paraître étrange, est le pire endroit où faire sa convalescence car c’est le lieu où on contracte le plus d’infections”, a-t-il expliqué.La sortie du pape, dont l’état était en constante amélioration depuis deux semaines mais qui a “maigri” selon ses médecins, était très attendue alors que les interrogations s’étaient multipliées sur sa capacité à reprendre ses activités.Mais la perspective d’un retour rapide à la normale a été écartée par le Pr Alfieri: “la convalescence est par définition une période de récupération, donc il est clair que durant la période de convalescence, il ne pourra pas honorer ses rendez-vous quotidiens habituels”.Une précision lourde de sens alors que l’évêque de Rome s’était jusqu’ici imposé une rythme de travail effréné, enchaînant rendez-vous et célébrations religieuses tout en continuant à voyager en dépit des injonctions de son entourage à ralentir la cadence.Après avoir été placé pendant plusieurs semaines sous assistance respiratoire via des canules nasales et un masque à oxygène, le chef des plus de 1,4 milliard de catholiques devra poursuivre les séances de rééducation pour retrouver l’usage de sa voix.”Lorsque vous souffrez d’une pneumonie bilatérale, vos poumons ont été endommagés et vos muscles respiratoires ont également été en difficulté”, a expliqué le Pr Alfieri. “Il faudra du temps pour que la voix redevienne la même.”- “Salut et bénédiction” -Sujet à des infections respiratoires après avoir subi l’ablation d’une partie d’un poumon dans sa jeunesse, François n’a été déclaré hors de danger par ses médecins qu’au bout de presque un mois d’hospitalisation.Jorge Bergoglio a notamment connu deux moments “très critiques lors desquels sa vie a été en danger”, mais “n’a jamais été intubé” et est toujours resté “conscient et alerte”, ont précisé ses médecins.Il a notamment été en proie à des crises respiratoires aiguës, dont une avec vomissements, qui ont nécessité l’aspiration d’abondantes sécrétions dans ses poumons et a dû subir une transfusion sanguine.Avant de quitter sa suite hospitalière du 10e étage du Gemelli, François fera à la mi-journée un salut et une bénédiction “à la fin de (la traditionnelle prière dominicale de) l’Angélus, qui sera publiée sous forme écrite comme ces dernières semaines”, a annoncé le service de presse du Vatican.Le pape, qui a reçu des messages de soutien, des dessins et des prières du monde entier, n’est plus réapparu en public depuis le 14 février, le Vatican ayant seulement publié le 16 mars une photo de lui, de trois quart dos priant dans la chapelle de son appartement, alimentant les spéculations.Le Vatican avait aussi diffusé le 6 mars un court message audio dans lequel le pape remerciait d’une voix affaiblie les fidèles pour leurs prières.Ce n’est pas la première fois que le pape fera une apparition depuis l’hôpital Gemelli: le 11 juillet 2021, il avait récité la prière de l’Angélus sur le balcon de son appartement après une opération du côlon, devant fidèles et journalistes.La maladie et la longue hospitalisation de François – 37 jours au total – ont soulevé des questions sur la personne qui pourrait diriger les événements religieux menant à Pâques (cette année le 20 avril), la fête la plus importante du calendrier catholique. Le Vatican a indiqué mercredi qu’aucune décision n’avait été prise à cet égard.

Turquie: un juge ordonne l’incarcération du maire d’opposition d’Istanbul pour “corruption”

Un juge a ordonné dimanche l’incarcération pour “corruption” du maire d’opposition d’Istanbul Ekrem Imamoglu, dont l’arrestation mercredi a déclenché une vague de contestation en Turquie, a annoncé un de ses avocats à l’AFP.Egalement poursuivi pour “terrorisme”, M. Imamoglu, principal rival du président Recep Tayyip Erdogan, avait été amené samedi soir avec 90 de ses co-accusés au tribunal stambouliote de Caglayan, protégé par un très important dispositif policier, avant d’y être entendu à deux reprises dans la nuit.Le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), principale force d’opposition auquel le maire d’Istanbul appartient, a dénoncé “un coup d’Etat politique”.La justice a ordonné dimanche matin l’incarcération d’autres co-accusés du maire, dont l’un de ses proches conseillers, selon des médias turcs.Jusque tard, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées devant l’hôtel de ville d’Istanbul pour le quatrième soir consécutif à l’appel de l’opposition afin d’y soutenir M. Imamoglu, qui a dénoncé des accusations “immorales et sans fondement” à son encontre.Des manifestants ont passé la nuit à l’intérieur de la mairie, certains tentant de trouver le sommeil sur des chaises disposées dans le hall du vaste bâtiment en attendant d’être fixés sur le sort du maire, a constaté un photographe de l’AFP.Pour tenter de prévenir des troubles, le gouvernorat d’Istanbul a prolongé l’interdiction de rassemblements jusqu’à mercredi soir et annoncé des restrictions d’entrée dans la ville aux personnes susceptibles de participer à des rassemblements, sans préciser comment il les mettrait en oeuvre.L’accusation de “soutien à une organisation terroriste” contre M. Imamoglu, figure du CHP, fait redouter à ses soutiens son remplacement par un administrateur nommé par l’Etat à la tête de la plus grande ville du pays.- “Illégal” -Depuis mercredi, la vague de protestation déclenchée par son arrestation s’est répandue à travers la Turquie, atteignant une ampleur inédite depuis le grand mouvement de contestation de Gezi, en 2013, parti de la place Taksim d’Istanbul.Des rassemblements ont eu lieu dans au moins 55 des 81 provinces turques, soit plus des deux tiers du pays, selon un décompte effectué samedi par l’AFP. Ces manifestations ont débouché sur des centaines d’arrestations dans au moins neuf villes du pays, selon les autorités.”Tout comme les gens sont descendus dans les rues pour soutenir Erdogan lors de (la tentative) de coup d’Etat du 15 juillet (2016), nous sommes dans la rue pour soutenir Imamoglu”, a déclaré samedi soir à l’AFP Aykut Cenk, 30 ans.”Nous ne sommes pas les ennemis de l’Etat mais ce qui se passe est illégal”, a-t-il ajouté en brandissant un drapeau turc devant le tribunal stambouliote de Caglayan où le maire était entendu. Paris et Berlin ainsi que les maires de plusieurs grandes villes européennes avaient également condamné dès mercredi l’arrestation de M. Imamoglu.En réponse à la contestation, le président Erdogan, qui a lui-même été maire d’Istanbul dans les années 90, a juré de ne pas céder à la “terreur de la rue”.Ekrem Imamoglu, 53 ans, est devenu la bête noire d’Erdogan en ravissant en 2019 la capitale économique du pays au Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) du chef de l’Etat, qui gardait la main sur Istanbul avec son camp depuis vingt-cinq ans.L’édile d’opposition, triomphalement réélu l’an passé, devait assister initialement dimanche à son investiture en tant que candidat de son parti pour la prochaine présidentielle, prévue en 2028.Le CHP a décidé de maintenir l’organisation de cette primaire, qui a démarré à 08H00 locales (05H00 GMT), et a appelé tous les Turcs, même non inscrits au parti, à y prendre part.

Turquie: un juge ordonne l’incarcération du maire d’opposition d’Istanbul pour “corruption”

Un juge a ordonné dimanche l’incarcération pour “corruption” du maire d’opposition d’Istanbul Ekrem Imamoglu, dont l’arrestation mercredi a déclenché une vague de contestation en Turquie, a annoncé un de ses avocats à l’AFP.Egalement poursuivi pour “terrorisme”, M. Imamoglu, principal rival du président Recep Tayyip Erdogan, avait été amené samedi soir avec 90 de ses co-accusés au tribunal stambouliote de Caglayan, protégé par un très important dispositif policier, avant d’y être entendu à deux reprises dans la nuit.Le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), principale force d’opposition auquel le maire d’Istanbul appartient, a dénoncé “un coup d’Etat politique”.La justice a ordonné dimanche matin l’incarcération d’autres co-accusés du maire, dont l’un de ses proches conseillers, selon des médias turcs.Jusque tard, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées devant l’hôtel de ville d’Istanbul pour le quatrième soir consécutif à l’appel de l’opposition afin d’y soutenir M. Imamoglu, qui a dénoncé des accusations “immorales et sans fondement” à son encontre.Des manifestants ont passé la nuit à l’intérieur de la mairie, certains tentant de trouver le sommeil sur des chaises disposées dans le hall du vaste bâtiment en attendant d’être fixés sur le sort du maire, a constaté un photographe de l’AFP.Pour tenter de prévenir des troubles, le gouvernorat d’Istanbul a prolongé l’interdiction de rassemblements jusqu’à mercredi soir et annoncé des restrictions d’entrée dans la ville aux personnes susceptibles de participer à des rassemblements, sans préciser comment il les mettrait en oeuvre.L’accusation de “soutien à une organisation terroriste” contre M. Imamoglu, figure du CHP, fait redouter à ses soutiens son remplacement par un administrateur nommé par l’Etat à la tête de la plus grande ville du pays.- “Illégal” -Depuis mercredi, la vague de protestation déclenchée par son arrestation s’est répandue à travers la Turquie, atteignant une ampleur inédite depuis le grand mouvement de contestation de Gezi, en 2013, parti de la place Taksim d’Istanbul.Des rassemblements ont eu lieu dans au moins 55 des 81 provinces turques, soit plus des deux tiers du pays, selon un décompte effectué samedi par l’AFP. Ces manifestations ont débouché sur des centaines d’arrestations dans au moins neuf villes du pays, selon les autorités.”Tout comme les gens sont descendus dans les rues pour soutenir Erdogan lors de (la tentative) de coup d’Etat du 15 juillet (2016), nous sommes dans la rue pour soutenir Imamoglu”, a déclaré samedi soir à l’AFP Aykut Cenk, 30 ans.”Nous ne sommes pas les ennemis de l’Etat mais ce qui se passe est illégal”, a-t-il ajouté en brandissant un drapeau turc devant le tribunal stambouliote de Caglayan où le maire était entendu. Paris et Berlin ainsi que les maires de plusieurs grandes villes européennes avaient également condamné dès mercredi l’arrestation de M. Imamoglu.En réponse à la contestation, le président Erdogan, qui a lui-même été maire d’Istanbul dans les années 90, a juré de ne pas céder à la “terreur de la rue”.Ekrem Imamoglu, 53 ans, est devenu la bête noire d’Erdogan en ravissant en 2019 la capitale économique du pays au Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) du chef de l’Etat, qui gardait la main sur Istanbul avec son camp depuis vingt-cinq ans.L’édile d’opposition, triomphalement réélu l’an passé, devait assister initialement dimanche à son investiture en tant que candidat de son parti pour la prochaine présidentielle, prévue en 2028.Le CHP a décidé de maintenir l’organisation de cette primaire, qui a démarré à 08H00 locales (05H00 GMT), et a appelé tous les Turcs, même non inscrits au parti, à y prendre part.