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Corée du Sud: la Cour constitutionnelle rejette la destitution du Premier ministre

La Cour constitutionnelle sud-coréenne a rejeté lundi la motion de destitution contre le Premier ministre Han Duck-soo, qui redevient ainsi président par intérim en attendant de connaître le sort du titulaire Yoon Suk Yeol, visé par la même procédure, a indiqué l’agence Yonhap.”La procédure de destitution de Han a été rejetée à cinq votes contre un par les huit juges de la Cour”, selon Yonhap. M. Han avait été suspendu par les députés en décembre, après un premier court intérim.La Corée du Sud est plongée dans le chaos politique depuis le coup de force de son président en titre, Yoon Suk Yeol, dans la nuit du 3 au 4 décembre. L’ancien procureur vedette avait déclaré la loi martiale par surprise et envoyé l’armée au Parlement pour tenter de le réduire au silence.Mais un nombre suffisant de députés était parvenu à se réunir pour rapidement contrecarrer ses plans en votant à l’unanimité le retour au régime civil. Contraint par la Constitution, M. Yoon avait dû obtempérer.Les députés ont voté le 14 décembre une première motion de destitution contre le dirigeant, alors suspendu de ses fonctions. Puis le 27 contre son premier remplaçant, Han Duck-soo, accusé d’entraver les procédures contre le président.L’intérim était, jusqu’à la décision de la Cour constitutionnelle lundi, assuré par le ministre des Finances Choi Sang-mok.Concernant M. Yoon, les experts prédisent un verdict de la Cour constitutionnelle dans les jours qui viennent mais la date précise n’a pas été annoncée. Si les juges prononcent sa déposition définitive, une nouvelle élection présidentielle devra être organisée dans les 60 jours. Sinon, il sera rétabli dans ses fonctions.Yoon Suk Yeol est par ailleurs jugé au pénal dans un procès parallèle pour “insurrection”, après sa brève imposition de la loi martiale. Il avait été arrêté début janvier puis placé en détention, avant d’être remis en liberté le 8 mars pour vice de procédure.En Corée du Sud, l’insurrection est un crime passible de la prison à vie voire de la peine de mort.

Corée du Sud: la Cour constitutionnelle rejette la destitution du Premier ministre

La Cour constitutionnelle sud-coréenne a rejeté lundi la motion de destitution contre le Premier ministre Han Duck-soo, qui redevient ainsi président par intérim en attendant de connaître le sort du titulaire Yoon Suk Yeol, visé par la même procédure, a indiqué l’agence Yonhap.”La procédure de destitution de Han a été rejetée à cinq votes contre un par les huit juges de la Cour”, selon Yonhap. M. Han avait été suspendu par les députés en décembre, après un premier court intérim.La Corée du Sud est plongée dans le chaos politique depuis le coup de force de son président en titre, Yoon Suk Yeol, dans la nuit du 3 au 4 décembre. L’ancien procureur vedette avait déclaré la loi martiale par surprise et envoyé l’armée au Parlement pour tenter de le réduire au silence.Mais un nombre suffisant de députés était parvenu à se réunir pour rapidement contrecarrer ses plans en votant à l’unanimité le retour au régime civil. Contraint par la Constitution, M. Yoon avait dû obtempérer.Les députés ont voté le 14 décembre une première motion de destitution contre le dirigeant, alors suspendu de ses fonctions. Puis le 27 contre son premier remplaçant, Han Duck-soo, accusé d’entraver les procédures contre le président.L’intérim était, jusqu’à la décision de la Cour constitutionnelle lundi, assuré par le ministre des Finances Choi Sang-mok.Concernant M. Yoon, les experts prédisent un verdict de la Cour constitutionnelle dans les jours qui viennent mais la date précise n’a pas été annoncée. Si les juges prononcent sa déposition définitive, une nouvelle élection présidentielle devra être organisée dans les 60 jours. Sinon, il sera rétabli dans ses fonctions.Yoon Suk Yeol est par ailleurs jugé au pénal dans un procès parallèle pour “insurrection”, après sa brève imposition de la loi martiale. Il avait été arrêté début janvier puis placé en détention, avant d’être remis en liberté le 8 mars pour vice de procédure.En Corée du Sud, l’insurrection est un crime passible de la prison à vie voire de la peine de mort.

Ligue des nations: la France renverse la Croatie au bout du suspense

Au terme d’une partie suffocante mais dominée de bout en bout, l’équipe de France a réussi l’exploit de renverser une situation très compromise contre la Croatie (2-0, 5 t.a.b. à 4) pour s’offrir un billet pour le “Final Four” de la Ligue des nations, dimanche au Stade de France, trois jours après une défaite cuisante à Split.Battus sans gloire jeudi en quarts de finale aller (2-0), les Bleus avaient un sacré défi à relever devant leur public. Ils y sont parvenus avec la manière, s’imposant à l’issue d’une séance de tirs au but au cours de laquelle leur gardien Mike Maignan s’est mué en héros avec deux arrêts.  Les vice-champions du monde prolongent donc leur aventure dans une compétition qu’ils avaient remportée en 2021 et balayent les doutes qui n’en finissaient pas de s’accumuler autour d’eux.Après une année 2024 guère flamboyante malgré une place de demi-finaliste à l’Euro, le sélectionneur Didier Deschamps peut souffler et s’éviter quelques grosses turbulences dans la dernière ligne droite de son long parcours à la tête des Tricolores qui se terminera après le Mondial-2026.Place désormais à l’Espagne en demi-finales, le 5 juin à Stuttgart, une partie qui s’annonce explosive, en forme de revanche de celle du dernier Championnat d’Europe remporté par la Roja. L’obtention du sésame pour la suite de la Ligue des nations repousse ainsi à septembre le début de la campagne qualificative des Français pour la prochaine Coupe du monde dans un groupe à quatre avec l’Ukraine, l’Islande et l’Azerbaïdjan.Pour arriver à inverser la tendance après le fiasco de l’aller, il fallait pouvoir emballer le match et ne pas laisser respirer les techniciens croates. Le scénario a quasiment épousé celui du fameux barrage retour du Mondial-2014 face à l’Ukraine, le 19 novembre 2013, quand les Bleus, dos au mur, avaient remonté un handicap de deux buts pour gagner leur ticket pour le tournoi brésilien. Une victoire fondatrice pour le sélectionneur Deschamps.Il faudra attendre pour savoir si le succès de 2025 aura la même incidence mais ses joueurs ont en tout cas chassé de gros nuages l’espace d’une soirée magique.- Olise, choix gagnant -Deschamps avait procédé à plusieurs changements dont les titularisations de Michael Olise et Bradley Barcola, censés amener de la créativité à une équipe qui en manque cruellement. Ces choix ont finalement été couronnés de succès. Alors que les Français dominaient mais sans se montrer cliniques devant la cage adverse, c’est un magnifique coup franc de Michael Olise qui a tout débloqué en seconde période (52e) avant le but salvateur d’Ousmane Dembélé (80e). Olise, passeur pour “Dembouz”, aura été assurément le meilleur joueur sur le terrain, ouvrant son compteur à 23 ans pour sa 6e sélection.Ousmane Dembélé, dont on espérait monts et merveilles durant cette double confrontation après ses exploits sous le maillot du PSG, a lui sauvé sa soirée en reprenant victorieusement l’offrande d’Olise. Positionné à droite, il a été longtemps trop loin de la cage croate mais il a fini par trouver le geste juste d’une reprise pleine de sang  froid au point de penalty.Le plus décevant aura été dans l’ensemble Kylian Mbappé. Le capitaine, dont le dernier but en bleu remonte à un penalty au premier tour de l’Euro, n’a pas réussi grand chose en dépit de plusieurs tentatives (15e, 27e, 70e, 75e, 108e, 117e, 120e). Signe de sa nervosité, il a même écopé d’un carton jaune après un accrochage assez évitable avec le portier adverse (37e).Mais peu importe les ratés de la superstar pour des Français enfin conquérants et qui peuvent dire un grand merci à leur gardien Mike Maignan.kn/dar     

Gaza : frappe israélienne contre un hôpital, un responsable du Hamas tué

Une frappe aérienne israélienne a touché dimanche l’hôpital Nasser de Khan Younès, dans le sud du territoire palestinien, tuant un responsable du Hamas selon l’armée israélienne et le mouvement islamiste.Cette nouvelle offensive d’Israël intervient cinq jours après avoir rompu le cessez-le-feu avec le Hamas palestinien. Le Hamas a indiqué dans un communiqué que la frappe avait tué Ismaïl Barhoum, un membre de son bureau politique.Il était soigné à l’hôpital Nasser “après avoir été grièvement blessé lors d’une frappe aérienne sur son domicile à Khan Younès mardi”, quand l’armée israélienne avait lancé des frappes intenses sur le territoire après deux mois de trêve, a précisé à l’AFP une source au sein du Hamas.Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a confirmé dans un communiqué que la cible de la frappe était Ismaïl Barhoum. L’armée israélienne a pour part dit avoir mené une “frappe de précision sur un terroriste clé du Hamas qui opérait au sein du complexe” hospitalier. Le mouvement islamiste palestinien “exploite les infrastructures civiles en mettant en danger la population de Gaza”, a-t-elle affirmé.Selon le ministère de la Santé du Hamas, la frappe a fait deux morts, dont un jeune homme de 16 ans qui avait été opéré vendredi, et plusieurs blessés “dont du personnel médical touché à des degrés divers”. Depuis la reprise des opérations militaires israéliennes le 18 mars, au moins 673 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza assiégée et dévastée, selon le ministère de la Santé du mouvement islamiste palestinien Hamas.”La souffrance doit cesser”, a dit la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas dimanche soir à son arrivée en Israël, où elle va réclamer un “retour immédiat” à l’accord de cessez-le-feu pour stopper la “destruction de Gaza”.”L’offensive militaire d’Israël a causé d’effroyables pertes en vies humaines. Tant que cette guerre se poursuivra, les deux parties seront perdantes”, a-t-elle souligné, avant de rencontrer successivement les dirigeants israéliens et palestiniens lundi.Sur des affichettes larguées par drone à Rafah dans le sud de Gaza, l’armée israélienne a lancé un appel à évacuer le quartier de Tel al-Sultan, avant de l’encercler et d’y frapper selon elle “des organisations terroristes”.Emmenant quelques affaires, des familles palestiniennes, plusieurs fois déplacées par la guerre, ont été contraintes de nouveau à fuir la ville, à pied ou à bord de charrettes tirées par des ânes.”Ils ont tiré sur nous toute la nuit et nous ont ordonné de partir au matin. Puis ils nous ont tiré dessus dans la rue”, raconte Aïda Abou Shahir, une déplacée, en fuyant Rafah.”J’ai perdu la trace de ma fille, de son mari et de leurs enfants dans la rue, et je ne sais plus où ils sont. Que Dieu ait pitié de nous”, s’exclame-t-elle. – Plus de 50.000 morts selon le Hamas -L’armée israélienne a tué samedi un autre haut responsable du Hamas, Salah al-Bardawil, avec sa femme à Khan Younès.Depuis le 18 mars, quatre membres du bureau politique du mouvement ont été tués.Après des semaines de désaccord avec le Hamas sur la façon de poursuivre la trêve, Israël a rompu celle-ci le 18 mars avec des bombardements massifs sur Gaza suivis d’opérations terrestres, afin de forcer le mouvement palestinien à rendre les 58 otages israéliens qu’il détient encore.L’accord de trêve arraché par les médiateurs après des mois de tractations difficiles était entré en vigueur le 19 janvier après 15 mois d’une guerre dévastatrice à Gaza, déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.Sur les 251 otages enlevés lors de l’attaque du Hamas, 58 sont toujours retenus dans la bande de Gaza, dont 34 sont morts, selon l’armée israélienne.L’offensive de représailles lancée par Israël a fait au total 50.021 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon un bilan annoncé dimanche par le ministère de la Santé du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU.Du côté israélien, l’attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.218 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Pour faire pression sur le Hamas, Israël avait coupé l’entrée de l’aide humanitaire le 2 mars, puis cessé de fournir en électricité la principale station de dessalement d’eau, aggravant une situation déjà catastrophique pour les quelque 2,4 millions d’habitants de Gaza.- “Soutien américain sans faille” -Dimanche, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a “exprimé le soutien sans faille des Etats-Unis à Israël et sa politique”, lors d’un entretien avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, selon le bureau de ce dernier.Le ministère israélien de la Défense a annoncé la création d’une administration dédiée au “départ volontaire des habitants de Gaza vers un pays tiers”, après des déclarations du président américain Donald Trump qui a dit souhaiter le départ volontaire des Palestiniens du territoire.Sur le front nord, l’armée israélienne a poursuivi ses frappes dans le sud du Liban voisin, où elle a affirmé avoir tué un membre du Hezbollah libanais.La veille, Israël a mené des raids intenses contre des cibles du mouvement pro-iranien en riposte à l’interception de roquettes tirées depuis le Liban. Le Hezbollah a nié sa responsabilité dans ces tirs. L’Iran a condamné les frappes israéliennes.Cette escalade est la plus violente depuis le début, le 27 novembre du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, un allié du Hamas. “Les gens ont peur que la situation n’empire davantage”, a déclaré Qassem Istanbouli, un habitant de Tyr dans le sud du Liban.

Gaza : frappe israélienne contre un hôpital, un responsable du Hamas tué

Une frappe aérienne israélienne a touché dimanche l’hôpital Nasser de Khan Younès, dans le sud du territoire palestinien, tuant un responsable du Hamas selon l’armée israélienne et le mouvement islamiste.Cette nouvelle offensive d’Israël intervient cinq jours après avoir rompu le cessez-le-feu avec le Hamas palestinien. Le Hamas a indiqué dans un communiqué que la frappe avait tué Ismaïl Barhoum, un membre de son bureau politique.Il était soigné à l’hôpital Nasser “après avoir été grièvement blessé lors d’une frappe aérienne sur son domicile à Khan Younès mardi”, quand l’armée israélienne avait lancé des frappes intenses sur le territoire après deux mois de trêve, a précisé à l’AFP une source au sein du Hamas.Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a confirmé dans un communiqué que la cible de la frappe était Ismaïl Barhoum. L’armée israélienne a pour part dit avoir mené une “frappe de précision sur un terroriste clé du Hamas qui opérait au sein du complexe” hospitalier. Le mouvement islamiste palestinien “exploite les infrastructures civiles en mettant en danger la population de Gaza”, a-t-elle affirmé.Selon le ministère de la Santé du Hamas, la frappe a fait deux morts, dont un jeune homme de 16 ans qui avait été opéré vendredi, et plusieurs blessés “dont du personnel médical touché à des degrés divers”. Depuis la reprise des opérations militaires israéliennes le 18 mars, au moins 673 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza assiégée et dévastée, selon le ministère de la Santé du mouvement islamiste palestinien Hamas.”La souffrance doit cesser”, a dit la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas dimanche soir à son arrivée en Israël, où elle va réclamer un “retour immédiat” à l’accord de cessez-le-feu pour stopper la “destruction de Gaza”.”L’offensive militaire d’Israël a causé d’effroyables pertes en vies humaines. Tant que cette guerre se poursuivra, les deux parties seront perdantes”, a-t-elle souligné, avant de rencontrer successivement les dirigeants israéliens et palestiniens lundi.Sur des affichettes larguées par drone à Rafah dans le sud de Gaza, l’armée israélienne a lancé un appel à évacuer le quartier de Tel al-Sultan, avant de l’encercler et d’y frapper selon elle “des organisations terroristes”.Emmenant quelques affaires, des familles palestiniennes, plusieurs fois déplacées par la guerre, ont été contraintes de nouveau à fuir la ville, à pied ou à bord de charrettes tirées par des ânes.”Ils ont tiré sur nous toute la nuit et nous ont ordonné de partir au matin. Puis ils nous ont tiré dessus dans la rue”, raconte Aïda Abou Shahir, une déplacée, en fuyant Rafah.”J’ai perdu la trace de ma fille, de son mari et de leurs enfants dans la rue, et je ne sais plus où ils sont. Que Dieu ait pitié de nous”, s’exclame-t-elle. – Plus de 50.000 morts selon le Hamas -L’armée israélienne a tué samedi un autre haut responsable du Hamas, Salah al-Bardawil, avec sa femme à Khan Younès.Depuis le 18 mars, quatre membres du bureau politique du mouvement ont été tués.Après des semaines de désaccord avec le Hamas sur la façon de poursuivre la trêve, Israël a rompu celle-ci le 18 mars avec des bombardements massifs sur Gaza suivis d’opérations terrestres, afin de forcer le mouvement palestinien à rendre les 58 otages israéliens qu’il détient encore.L’accord de trêve arraché par les médiateurs après des mois de tractations difficiles était entré en vigueur le 19 janvier après 15 mois d’une guerre dévastatrice à Gaza, déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.Sur les 251 otages enlevés lors de l’attaque du Hamas, 58 sont toujours retenus dans la bande de Gaza, dont 34 sont morts, selon l’armée israélienne.L’offensive de représailles lancée par Israël a fait au total 50.021 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon un bilan annoncé dimanche par le ministère de la Santé du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU.Du côté israélien, l’attaque du Hamas a entraîné la mort de 1.218 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.Pour faire pression sur le Hamas, Israël avait coupé l’entrée de l’aide humanitaire le 2 mars, puis cessé de fournir en électricité la principale station de dessalement d’eau, aggravant une situation déjà catastrophique pour les quelque 2,4 millions d’habitants de Gaza.- “Soutien américain sans faille” -Dimanche, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a “exprimé le soutien sans faille des Etats-Unis à Israël et sa politique”, lors d’un entretien avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu, selon le bureau de ce dernier.Le ministère israélien de la Défense a annoncé la création d’une administration dédiée au “départ volontaire des habitants de Gaza vers un pays tiers”, après des déclarations du président américain Donald Trump qui a dit souhaiter le départ volontaire des Palestiniens du territoire.Sur le front nord, l’armée israélienne a poursuivi ses frappes dans le sud du Liban voisin, où elle a affirmé avoir tué un membre du Hezbollah libanais.La veille, Israël a mené des raids intenses contre des cibles du mouvement pro-iranien en riposte à l’interception de roquettes tirées depuis le Liban. Le Hezbollah a nié sa responsabilité dans ces tirs. L’Iran a condamné les frappes israéliennes.Cette escalade est la plus violente depuis le début, le 27 novembre du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, un allié du Hamas. “Les gens ont peur que la situation n’empire davantage”, a déclaré Qassem Istanbouli, un habitant de Tyr dans le sud du Liban.

Gaza : frappe israélienne contre un hôpital, un responsable du Hamas tué

Une frappe aérienne israélienne a touché dimanche l’hôpital Nasser de Khan Younès, dans le sud du territoire palestinien, tuant un responsable du Hamas selon l’armée israélienne et le mouvement islamiste.Cette nouvelle offensive d’Israël intervient cinq jours après avoir rompu le cessez-le-feu avec le Hamas palestinien. Le Hamas a indiqué dans un communiqué que la frappe avait tué …

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Sous la menace de Trump, le Canada entre en campagne électorale

Le nouveau Premier ministre canadien Mark Carney a annoncé dimanche l’organisation d’élections législatives anticipées le 28 avril, affirmant qu’il avait besoin d’un “mandat fort” pour faire face aux menaces de Donald Trump, qui cherche à “briser” le Canada. Les relations entre les deux voisins et alliés de longue date se sont détériorées depuis que le président américain a lancé une guerre commerciale et répète sans discontinuer, depuis des semaines, que le Canada est “destiné à être le 51e Etat” américain.Un contexte qui pousse Mark Carney, dont le parti est minoritaire au Parlement, à avancer de quelques mois les législatives. “Je demande aux Canadiens un mandat fort pour faire face au président Trump”, a déclaré dimanche le chef du gouvernement, qui a remplacé Justin Trudeau il y a moins de 10 jours.Donald Trump “veut nous briser pour que l’Amérique puisse nous posséder”, a-t-il ajouté. “Nous ne le laisserons pas faire”.”Nous sommes confrontés à la crise la plus importante de notre vie. Notre réponse doit être de construire une économie forte et un Canada mieux protégé”, a-t-il poursuivi, précisant qu’il ne voulait pas rencontrer Donald Trump tant que ce dernier n’aura pas reconnu la souveraineté du Canada.Pour cette élection, Mark Carney, ancien banquier central de 60 ans, espère profiter de la spectaculaire remontée du parti libéral dans les sondages. Selon les sondages, les deux grands partis canadiens – libéraux et conservateurs – sont maintenant au coude-à-coude notamment parce que les Canadiens semblent faire davantage confiance à Mark Carney pour affronter Donald Trump.Alors qu’un vent de patriotisme agite le pays de 41 millions d’habitants, les Canadiens placent en effet les relations avec les Etats-Unis en tête de leurs préoccupations pour cette élection. Une question domine: qui, à la tête du Canada, pourra faire face au président américain?Une configuration extraordinaire, alors que les élections canadiennes sont d’ordinaire centrées sur des questions de politique intérieure.- “Du jamais-vu” -“Il est impossible à ce stade de faire des prédictions”, estime auprès de l’AFP Félix Mathieu, politologue à l’université de Winnipeg. “Mais cela va être une élection très suivie avec un taux de participation qui devrait être en hausse”.”Beaucoup considèrent que c’est une élection existentielle, du jamais-vu”, ajoute-t-il.Tout oppose les deux principaux candidats: élu député à 25 ans, le conservateur Pierre Poilievre est un politicien professionnel, qui ne mâche pas ses mots et aime les formules choc.De l’autre côté, le libéral Mark Carney est un novice en politique. S’il a une longue expérience internationale comme gouverneur de la banque du Canada puis de la banque d’Angleterre, il se démarque par son profil plus discret et sa façon de peser chacun de ses mots.Quant aux autres partis, ils pourraient fortement pâtir de la volonté des électeurs de favoriser les grandes formations pour donner une majorité claire. Ainsi, le Nouveau Parti démocratique (NPD), comme le Bloc québécois, enregistrent des intentions de vote en baisse.Dimanche, Pierre Poilievre, jugé par certains trop proche du président américain de par son style et certaines de ses idées, a tout suite donné le ton. “Je veux le contraire de Donald Trump”, a soutenu le quadragénaire.Il a dit partager “la colère et l’inquiétude” des Canadiens et promis d’axer sa campagne sur l’économie et les préoccupations des “gens de la rue”, à savoir le pouvoir d’achat et la question du logement.Pour le premier jour de campagne, Mark Carney sera lundi à Terre-Neuve et Labrador sur la côte Atlantique, tandis que son rival se déplace en banlieue de Toronto.Les cinq semaines de bataille électorale à venir sont aussi rythmée par la question tarifaire puisque, dès le 2 avril, les droits de douane dits “réciproques” voulus par Donald Trump doivent entrer en vigueur.Ce dernier s’est déjà vanté vendredi d’avoir “complètement modifié l’élection” tout en précisant qu’il se “moquait de savoir qui gagnera”.

Sous la menace de Trump, le Canada entre en campagne électorale

Le nouveau Premier ministre canadien Mark Carney a annoncé dimanche l’organisation d’élections législatives anticipées le 28 avril, affirmant qu’il avait besoin d’un “mandat fort” pour faire face aux menaces de Donald Trump, qui cherche à “briser” le Canada. Les relations entre les deux voisins et alliés de longue date se sont détériorées depuis que le président …

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Turquie : le maire d’Istanbul incarcéré, contestation dans les rues et dans les urnes

Le maire d’opposition d’Istanbul Ekrem Imamoglu, qui devait être investi comme candidat à la présidentielle de 2028, a été suspendu de ses fonctions et incarcéré dimanche pour “corruption”, après son arrestation qui a déclenché une vague de contestation inédite à travers la Turquie depuis douze ans.Dimanche, comme tous les soirs depuis mercredi, des dizaines de milliers de manifestants ont envahi la place de la mairie d’Istanbul sous une forêt de drapeaux. Mais les visages sont apparus graves.”Vous serez vaincus!” a lancé à la tribune l’épouse du maire, Dilek Imamoglu, en direction des autorités. “Ce que vous avez fait à Ekrem a touché un point sensible qui nous rappelle à tous vos injustices”.L’édile, principal opposant au président turc Recep Tayyip Erdogan, a été conduit à la prison de Silivri, à l’ouest d’Istanbul, a indiqué son parti, ainsi que plusieurs coaccusés.Suspendu de ses fonctions, il a dénoncé “une exécution sans procès”, dans un message transmis par ses avocats, appelant “la nation à lutter”.  L’incarcération du maire d’Istanbul et de nombreuses autres personnalités “constituent des atteintes graves à la démocratie”, a déploré dimanche soir la diplomatie française, rappelant que la Turquie est membre du Conseil de l’Europe et Etat candidat à l’adhésion à l’Union européenne.La primaire symbolique que le parti du maire d’Istanbul, le CHP, a maintenu dimanche a viré au plébiscite avec quinze millions de votants en sa faveur dont 13,2 millions de personnes extérieures au CHP, selon le premier décompte communiqué par la municipalité. Ekrem Imamoglu, seul candidat en lice, devait être initialement investi dimanche comme candidat à la prochaine élection présidentielle en 2028. Un juge a ordonné dimanche matin son incarcération, qualifiée de “coup d’Etat politique” par le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), la première force d’opposition à laquelle appartient M. Imamoglu. Ses avocats ont annoncé qu’ils feraient appel de cette décision.- prison et présidence -Le juge qui a ordonné le placement en détention du maire pour “corruption”, a en revanche rejeté un ordre de détention pour “terrorisme”.”Ekrem Imamoglu est en route vers la prison mais il est aussi en route vers la présidence”, a lancé Özgür Özel, le chef du CHP.Le parti de Mustafa Kemal, le père de la République turque, avait à dessein maintenu la primaire en signe de solidarité avec le maire. Face à l’ampleur de la mobilisation, les opérations ont dû être prolongées de plus de trois heures et des bulletins réimprimés, a-t-il annoncé. “Nous sommes venus soutenir notre maire. Nous sommes toujours derrière lui”, a déclaré à l’AFP Kadriye Sevim, une participante à Istanbul. Mais la même ferveur s’est propagée d’est en ouest, de Diyabakir à Edirne.Saluant le résultat de la consultation, M. Imamoglu a promis que le temps des “urnes viendra: la nation donnera à ce gouvernement une gifle inoubliable”, dans une déclaration transmise par la municipalité.Chaque soir depuis mercredi, des dizaines de milliers de personnes se retrouvent à Istanbul à l’appel du CHP. De nouveaux incidents ont éclaté dimanche soir entre manifestants et policiers, avec usage de gaz lacrymogène.Le gouvernorat d’Istanbul a prolongé une interdiction de rassemblements jusqu’à mercredi soir et tenté de restreindre les accès à la métropole des personnes soupçonnées de vouloir les rejoindre.Mais la vague de protestation déclenchée par l’arrestation de M. Imamoglu s’est répandue à travers la Turquie, atteignant une ampleur inédite depuis le grand mouvement de contestation de Gezi, en 2013, parti de la place Taksim d’Istanbul.- “maraudeurs de Gezi” -De nombreux jeunes gens, trop jeunes lors de ces manifestations, y font référence avec leur pancartes, se présentant comme les enfants des “maraudeurs”, un terme désuet utilisé à l’époque par M. Erdogan.   Au moins 55 des 81 provinces turques ont été gagnées par le mouvement, soit plus des deux tiers du pays, selon un décompte effectué samedi par l’AFP. Outre des centaines d’arrestations dans neuf villes, le réseau social X a annoncé dimanche soir qu’Ankara avait aussi demandé la fermeture de plus de 700 comptes jugés hostiles, “organismes de presse, journalistes, personnalités politiques, étudiants et autres…” selon l’équipe de communication du réseau.”Les manifestations vont se poursuivre (…). La nation est debout et ne pliera pas”, a prédit à l’AFP Ayten Oktay, une pharmacienne de 63 ans interrogée à Istanbul, où deux maires d’arrondissement ont été arrêtés en même temps que M. Imamoglu.Le conseil municipal d’Istanbul élira un maire adjoint mercredi, a annoncé le gouvernorat.”Nous continuerons à lutter”, a assuré à Ankara Ercan Basal, un psychologue de 53 ans, exhortant le gouvernement à “revenir sur cette erreur”.En réponse à la contestation, le président Erdogan, qui a lui-même été maire d’Istanbul dans les années 90, a juré de ne pas céder à la “terreur de la rue”, tandis que Paris et Berlin ainsi que les maires de plusieurs grandes autres villes européennes ont condamné cette semaine l’arrestation de M. Imamoglu.Ekrem Imamoglu est devenu la bête noire de M. Erdogan en ravissant en 2019 Istanbul au Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) du chef de l’Etat, qui gardait la main sur cette métropole avec son camp depuis vingt-cinq ans.