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Israël: un mort et un blessé dans un attentat dans le nord, l’assaillant tué

Un assaillant a mené un attentat à la voiture bélier, à l’arme blanche et à l’arme à feu lundi matin dans le nord d’Israël, tuant une personne et en blessant une autre, selon les secours, l’auteur de l’attaque ayant lui été tué, selon la police.Il s’agit du premier attentat en Israël depuis que l’armée israélienne a rompu la trêve avec le Hamas dans la bande de Gaza en reprenant ses bombardements sur le petit territoire palestinien le 18 mars.”Un terroriste a ouvert le feu sur des civils” au carrefour Tishbi, près de Yoqneam, à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Haïfa, avant d’être “tué” par des membres de la police des frontières, selon un communiqué de la police.”Suite à l’attaque combinée au carrefour Tishbi, des policiers de l’unité des gardes-frontières, en route vers une session d’entraînement de tir, ont repéré un terroriste armé, ont engagé le contact, ont riposté par des tirs et l’ont tué”, indique ce communiqué.Selon le Magen David Adom (MDA), équivalent israélien de la Croix-Rouge, il s’est agi d’une attaque “combinée à la voiture-bélier, à l’arme blanche et à l’arme à feu” contre un arrêt de bus.Un photographe de l’AFP arrivé sur les lieux a vu la voiture de l’assaillant encastrée dans un abribus.Le MDA a fait état d’un septuagénaire tué dans l’attaque, et d’un autre blessé, dans un “état grave”, âgé d’une vingtaine d’années.”Nous avons vu un homme d’environ 75 ans et un homme d’environ 20 ans près de l’arrêt de bus, tous deux souffrant de graves blessures”, a indiqué un ambulancier du MDA, cité dans un communiqué de l’organisation, précisant que le septuagénaire avait succombé à ses blessures sur place.”D’autres équipes du Magen David Adom ont prodigué des soins médicaux au jeune homme de 20 ans, qui était conscient, et l’ont évacué d’urgence vers l’hôpital (…) dans un état grave et instable”, a-t-il ajouté.

Israël: un mort et un blessé dans un attentat dans le nord, l’assaillant tué

Un assaillant a mené un attentat à la voiture bélier, à l’arme blanche et à l’arme à feu lundi matin dans le nord d’Israël, tuant une personne et en blessant une autre, selon les secours, l’auteur de l’attaque ayant lui été tué, selon la police.Il s’agit du premier attentat en Israël depuis que l’armée israélienne …

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Le procès de Gérard Depardieu pour agressions sexuelles s’est ouvert

Le procès de Gérard Depardieu pour agressions sexuelles sur le tournage du film “Les Volets verts” en 2021 s’est ouvert lundi après-midi devant le tribunal correctionnel de Paris, en présence de l’acteur mondialement connu et des deux plaignantes. L’audience s’est ouverte vers 13H45 dans une salle comble. Le procès, qui devait initialement se tenir à l’automne, avait été renvoyé pour raisons médicales. Le prévenu a depuis été déclaré apte à comparaître par un médecin expert qui a demandé des aménagements. Dès l’ouverture du procès, le président du tribunal a donc expliqué que les audiences ne devraient pas excéder six heures avec une collation pour M. Depardieu après trois heures, un accès privé à des toilettes et la possibilité de contrôler sa glycémie. L’acteur de 76 ans, le plus connu à avoir été rattrapé par la vague #Metoo en France, n’a pas fait de déclaration et n’a pas eu un regard pour les nombreuses caméras présentes à son arrivée au tribunal vers 13H00.Seul son avocat, Me Jérémie Assous, s’est exprimé un peu avant l’ouverture des débats, affirmant que “l’ensemble des accusations” visant l’acteur étaient “mensongères”. “La vérité est de notre côté”, a-t-il assuré à la presse.- “Procédure piétinée” -Devant le tribunal, le conseil de Gérard Depardieu a dénoncé “une procédure pénale piétinée depuis le début par le ministère public”, dans une salle surchauffée et coupée en deux camps.Gérard Depardieu, vêtu d’une chemise et d’une veste noires, s’est assis sur un tabouret face au tribunal. A la demande du président, il s’est avancé tout doucement et en grimaçant à la barre pour décliner son identité. Plusieurs de ses proches ont pris place sur un banc derrière lui: sa fille Roxane Depardieu, accompagnée de sa mère Karine Silla, et l’acteur Vincent Perez. Citée comme témoin par la défense, la comédienne Fanny Ardant a dû elle quitter la salle. De l’autre côté de la travée centrale, les deux plaignantes, Amélie, 54 ans, cheveux blonds et pull beige, et Sarah (prénom modifié), 34 ans, cheveux longs bruns et veste bleu marine, sont assises au premier rang.Elles avaient reçu le soutien en milieu de journée de plusieurs dizaines de personnes, qui ont scandé devant le tribunal judiciaire “Violences sexistes, justice complice”, “les victimes on vous croit, les violeurs on vous voit”, “Vous en touchez une ? On répond toutes!”.Les plaignantes, décoratrice et assistante réalisatrice sur le film “Les Volets verts” de Jean Becker, accusent Gérard Depardieu d’agression sexuelle, harcèlement sexuel et outrages sexistes lors du tournage.Dans sa plainte déposée en février 2024, Amélie dénonçait des faits remontant à septembre 2021, qui se seraient déroulés pendant le tournage dans un hôtel particulier du XVIe arrondissement de Paris.Dans son récit au site d’investigation Mediapart, la décoratrice expliquait que Gérard Depardieu aurait soudainement hurlé, lors d’une conversation, qu’il voulait un “ventilateur”, car il ne pouvait “même plus bander” avec cette chaleur, puis il aurait assuré pouvoir “faire jouir les femmes sans les toucher”.- “Attrapée avec brutalité” -Une heure plus tard, il l’aurait “attrapée avec brutalité” et l’aurait “bloquée en refermant ses jambes sur (elle) comme un crabe”, puis lui aurait “pétri la taille, le ventre, en remontant jusqu’à (ses) seins”, assure-t-elle. Il lui aurait également tenu des “propos obscènes” tels que “Viens toucher mon gros parasol, je vais te le fourrer dans la chatte”.Assistante réalisatrice sur ce même film, Sarah accuse Gérard Depardieu de lui avoir touché à deux reprises “la poitrine et les fesses” en août 2021, d’après Mediapart. Figure du cinéma français connue dans le monde entier, Gérard Depardieu a été accusé de comportements identiques par une vingtaine de femmes mais plusieurs procédures ont été classées pour cause de prescription des faits. La comédienne française Charlotte Arnould a été la première à porter plainte en 2018. En août dernier, le parquet de Paris a requis un procès pour viols et agressions sexuelles à l’encontre de l’acteur. Un juge d’instruction doit encore décider de l’issue du dossier. “Jamais, au grand jamais je n’ai abusé d’une femme”, avait assuré l’acteur dans une lettre ouverte publiée dans Le Figaro en octobre 2023. Deux mois plus tard, Emmanuel Macron avait choqué les associations féministes en saluant un “immense acteur” qui “rend fière la France” et en dénonçant “une chasse à l’homme” après la diffusion d’un reportage dans l’émission “Complément d’Enquête” sur la chaîne France 2 au cours duquel l’acteur multipliait les propos misogynes.cbr-al-str-mep/asl/ybl

Israël: Netanyahu intensifie la pression pour limoger le chef du Shin Bet

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a intensifié lundi ses critiques contre le chef du Shin Bet Ronen Bar, qu’il a accusé de saper les “fondements de la démocratie” en enquêtant sur un ministre d’extrême droite.Ces nouvelles allégations contre le chef de l’Agence de sécurité intérieure interviennent dans un contexte de polarisation politique croissante, des dizaines de milliers d’Israéliens étant descendus ces derniers jours dans les rues pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une dérive autocratique du chef du gouvernement, dont le renvoi de M. Bar serait l’un des derniers avatars. Le chef du gouvernement est pris dans un bras de fer avec la Cour suprême, qui a suspendu le limogeage de M. Bar, annoncé vendredi par le gouvernement, et avec la procureure générale de l’Etat, Gali Baharav-Miara, contre laquelle le cabinet a voté dimanche une motion de défiance, première étape d’une procédure de destitution promettant d’être longue.Le Bureau de M. Netanyahu a accusé lundi dans un communiqué M. Bar d’avoir enquêté sans l’accord du Premier ministre sur le ministre d’extrême droite Itamar Ben Gvir, chargé du portefeuille de la Sécurité nationale.Cette déclaration survient après que la chaîne de télévision 12 a affirmé que le Shin Bet menait depuis quelques mois une “procédure secrète” d’enquête sur l’infiltration d’éléments d’extrême droite au sein de la police et sur son ministre de tutelle, M. Ben Gvir.- “Criminel et menteur” -“Le document publié, qui contient une directive explicite du chef du Shin Bet de recueillir des preuves contre l’échelon politique, s’apparente (aux méthodes) de régimes (obscurantistes), sape les fondements de la démocratie et vise à faire tomber le gouvernement de droite”, ajoutent les services de M. Netanyahu.M. Ben Gvir a quant à lui qualifié sur le réseau social X Ronen Bar de “criminel” et de “menteur, qui tente maintenant de nier sa tentative de conspiration contre des élus dans un pays démocratique”. Le gouvernement, un des plus à droite de l’histoire d’Israël, a acté vendredi le renvoi de M. Bar. La Cour suprême a suspendu cette décision quelques heures plus tard jusqu’au 8 avril afin de pouvoir examiner cinq recours, dont un de l’opposition.M. Bar est devenu la bête noire de M. Netanyahu et de ses alliés depuis le retour au pouvoir fin 2022 du chef du Likoud (droite) grâce à une alliance avec des partis d’extrême droite en raison, notamment, de ses dénonciations d’un “terrorisme juif” à l’oeuvre selon lui en Cisjordanie occupée et des dernière enquêtes de ses services mettant en cause l’exécutif.M. Netanyahu tient M. Bar pour responsable de l’échec d’Israël a empêcher l’attaque sanglante du Hamas, le 7 octobre 2023, ayant déclenché la guerre en cours à Gaza.- “Conflit d’intérêts” -L’un des recours contre le renvoi de M. Bar par le gouvernement estime que les vrais raisons de sa destitution sont à chercher dans l’affaire nommée “Qatargate” par les médias, dans laquelle des proches du Premier ministre sont soupçonnés par le Shin Bet d’avoir reçu des pots-de-vin en provenance du Qatar.Le recours pointe également les conclusions de la récente enquête interne du Shin Bet ayant conclu à son “échec” le 7 octobre 2023, journée la plus meurtrière de l’histoire d’Israël, mais mettant aussi en cause, sans le nommer, la politique d’apaisement vis-à-vis du Hamas prônée pendant des années par M. Netanyahu et d’autres dirigeants politiques.Face au durcissement de la contestation, M. Netanyahu a défié les manifestants samedi soir en affirmant: “Ronen Bar ne restera pas à la tête du Shin Bet, il n’y aura pas de guerre civile, et Israël restera un État démocratique”.La procureure générale, qui est aussi conseillère juridique du gouvernement, est également dans le viseur du gouvernement. Elle a ouvertement critiquée la destitution de M. Bar sur le plan juridique et soupçonne M. Netanyahu de “conflit d’intérêts” dans cette affaire. En décembre 2022, elle avait estimé que le projet de réforme de la justice porté par le gouvernement de M. Netanyahu menaçait de faire d’Israël une “démocratie qui en a le nom, mais pas l’essence”.Cette réforme a profondément divisé le pays en 2023. Le gouvernement l’a officiellement suspendue avec le déclenchement de la guerre mais l’a réactivée ces derniers mois. 

Israël: Netanyahu intensifie la pression pour limoger le chef du Shin Bet

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a intensifié lundi ses critiques contre le chef du Shin Bet Ronen Bar, qu’il a accusé de saper les “fondements de la démocratie” en enquêtant sur un ministre d’extrême droite.Ces nouvelles allégations contre le chef de l’Agence de sécurité intérieure interviennent dans un contexte de polarisation politique croissante, des …

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Politique migratoire de Trump : reprise des vols d’expulsion vers le Venezuela

Un avion affrété par la compagnie vénézuélienne Conviasa en provenance du Honduras, avec à son bord 199 migrants expulsés des États-Unis a atterri lundi à 01h00 du matin (05h00 GMT) au Venezuela, marquant la reprise des vols d’expulsion en provenance des Etats-Unis.Ces vols d’expulsion en provenance des États-Unis avaient été suspendus il y a un mois, les deux gouvernements s’accusant mutuellement de boycotter une accord conclu en janvier.”Aujourd’hui, nous recevons 199 compatriotes”, a déclaré le ministre de l’Intérieur vénézuélien Diosdado Cabello à l’aéroport international de Maiquetia de la capitale Caracas.Ce vol intervient une semaine après l’expulsion de 238 Vénézuéliens vers une prison de sécurité maximale au Salvador, que le président vénézuélien Nicolás Maduro a qualifié d’enlèvement.Il s’agit du quatrième vol acheminant des Vénézuéliens expulsés des États-Unis, les deux premiers étant partis d’El Paso, au Texas, le 10 février, suivis d’un autre avec 177 migrants détenus à la prison de Guantánamo à Cuba puis rapatriés via le Honduras.Les vols s’étaient interrompus après que M. Trump, mécontent du rythme des renvois, avait révoqué fin février la licence accordée par l’ancien président Joe Biden au groupe pétrolier américain Chevron pour travailler au Venezuela.Caracas, de son côté, a dénoncé le fait que le département d’État américain “bloquait” les vols de rapatriement.”Les vols reprennent”, a déclaré M. Cabello, et “si les voyages ont été irréguliers, ce n’est pas du fait du Venezuela. Nous sommes prêts à accueillir les Vénézuéliens où qu’ils soient”.Le Venezuela et les États-Unis ont rompu leurs relations diplomatiques en 2019, lors de la première administration Trump qui a imposé un embargo pétrolier après avoir jugé illégitime la première réélection de Nicolas Maduro en mai 2018. Washington n’a pas reconnu non plus la réélection du dirigeant vénézuélien à la suite du scrutin de 2024.Concernant les ressortissants vénézuéliens transférés au Salvador le 16 mars, les Etats-Unis les accusent d’appartenir au gang Tren de Aragua classé comme une organisation terroriste par le président Trump. Caracas dénonce une campagne de criminalisation des migrants.- “Kidnappés au Salvador” -Washington a invoqué une loi de 1798 autorisant l’expulsion sans procès des “ennemis étrangers”, ce que Caracas qualifie d'”anachronique” et a été jugé également “hautement problématique” par un juge américain.”Nous aimerions que le prochain appel téléphonique (des États-Unis) soit pour la libération de ceux qui ont été kidnappés au Salvador, nous attendons une réponse du gouvernement du Salvador”, a poursuivi M. Caballo.Depuis 2014, près de 8 millions de Vénézuéliens ont quitté leur pays, fuyant l’effondrement économique et l’inflation dont le gouvernement vénézuélien rejette la responsabilité sur les sanctions américaines. L’administration du président Trump a annoncé dimanche mettre fin au statut légal de 532.000 migrants latino-américains, sommés de quitter les Etats-Unis d’ici quelques semaines, des Cubains, Haïtiens, Nicaraguayens ou Vénézuéliens arrivés aux États-Unis dans le cadre d’un plan de son prédécesseur, Joe BidenUne fois l’ordonnance du Département de la Sécurité intérieure publiée dans le Federal Register, les migrants parrainés par ce programme perdront leur protection juridique sous trente jours.Le ministre vénézuélien estime qu’environ 155.000 de ses compatriotes pourraient être affectés.Depuis février, avec le nouveau groupe atterri lundi, environ 1.119 Vénézuéliens ont été renvoyés dans leur pays dont au moins 566 expulsés par l’administration Trump, et le reste rapatrié par le gouvernement vénézuélien depuis le Mexique, où ils étaient bloqués en route vers les États-Unis.