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Foot: verdict attendu en appel pour Platini et Blatter

Après près de dix ans d’enquête et un acquittement en première instance, Michel Platini et l’ex-président de la Fifa Sepp Blatter vont connaître mardi leur verdict en appel devant la justice suisse dans l’affaire de paiement suspect qui les a placés au ban du football mondial.A 10h00 locales (GMT+1), la Cour d’appel extraordinaire du Tribunal pénal fédéral réunie à Muttenz (nord-ouest) scellera le sort des deux ex-dirigeants, ne laissant plus qu’un recours en cassation possible pour des motifs limités. Le parquet a requis début mars un an et huit mois de prison avec sursis, bien en dessous des cinq ans d’emprisonnement qu’ils encourent.Comme en première instance, le Français de 69 ans et le Suisse de 89 ans ont chacun plaidé l’acquittement – le terme suisse même pour des faits délictuels. Sans relâche, ils clament leur innocence et voient dans ce dossier une manipulation qui visait à les écarter du pouvoir.”Le motif de la présente procédure (ouverte en 2015 après la démission de Blatter empêtré dans les scandales, NDLR) était uniquement d’empêcher Michel Platini de devenir président de la Fifa”, a accusé à l’audience Me Dominic Nellen, l’avocat du triple Ballon d’Or.Il a d’ailleurs réclamé une “réparation morale” pour son client, dont la carrière a été “brutalement ruinée” au moment où, président de l’UEFA et toujours auréolé de sa gloire sportive, il paraissait idéalement placé pour prendre la tête du football mondial. – “Accord de gentlemen” -Mais judiciairement, le contexte de l’affaire importe peu: seule comptera, pour la Cour d’appel, la “tromperie” reprochée aux deux accusés, soit le paiement par la Fifa de 2 millions de francs suisses (1,8 million d’euros) à l’ex-N.10 des Bleus en 2011, avec l’appui de Sepp Blatter.Défense et parquet s’accordent sur un point: le Français a bien conseillé le Suisse entre 1998 et 2002, lors du premier mandat de Blatter à la tête de la Fifa, et les deux hommes ont signé en 1999 un contrat convenant d’une rémunération annuelle de 300.000 francs suisses, intégralement payée par la Fifa.Mais en janvier 2011, l’ancien milieu de terrain “a fait valoir une créance de 2 millions de francs suisses”, qualifiée de “fausse facture” par l’accusation.Les deux hommes martèlent de leur côté qu’ils avaient dès l’origine décidé d’un salaire annuel d’un million de francs suisses, par un “accord de gentlemen” oral et sans témoins, sans que les finances de la Fifa n’en permettent le versement immédiat à Platini.Le Français “valait son million”, a encore assuré Blatter lors du procès, avant que Platini ne raconte à son tour la négociation: “J’ai voulu un peu plaisanter et j’ai dit +un million de ce que tu veux: des roubles, des pesetas, des lires+. Et M. Blatter a dit +un million de francs suisses+.”- L’ombre de la corruption -Dans ses réquisitions, le procureur Thomas Hildbrand a souligné la “contradiction” avec le contrat de 1999, le contraste avec les pratiques habituelles de l’instance, et plus généralement celles du monde du travail, et a exhumé des rapports d’audit montrant que la Fifa avait encore d’abondantes réserves de trésorerie.S’agit-il de décider quelle version est la plus crédible ? Non, a rappelé Me Nellen, puisque la charge de la preuve pénale repose sur l’accusation: “ce n’est pas à la défense de prouver l’existence d’un tel accord oral”, mais au parquet de démontrer que les accusés ont escroqué la Fifa.Or le Tribunal pénal fédéral de Bellinzone, en 2022, avait acquitté les deux hommes en première instance en estimant que l’escroquerie n’était “pas établie avec une vraisemblance confinant à la certitude” – même si décider sans trace écrite d’un salaire aussi élevé paraissait “quelque peu inhabituel”.La défense a par ailleurs fait valoir que Blatter n’avait aucun “motif” d’escroquer la Fifa, puisqu’il n’a pas gagné un centime dans l’affaire, alors que Platini “aurait eu divers moyens nettement plus simples” de s’enrichir, comme négocier un bonus ou signer un nouveau contrat.Prudemment, Thomas Hildbrand a rappelé le soutien apporté par Michel Platini à la réélection de Blatter à un quatrième mandat, en mai 2011, faisant planer le soupçon de corruption dans le prétoire. Mais il “a lui-même considéré cette hypothèse comme non prouvée”, a relevé Me Lorenz Erni, l’avocat de Sepp Blatter.

Ukraine: fin des pourparlers russo-américains en Arabie saoudite

Après douze heures de pourparlers à huis clos en Arabie saoudite, la Russie et les Etats-Unis ont achevé lundi des discussions visant à instaurer une trêve partielle en Ukraine, plus de trois ans après le début de l’offensive russe.La Maison Blanche et le Kremlin publieront mardi un communiqué commun pour résumer leurs négociations qualifiées dès le départ de “difficiles” par Moscou, ont indiqué des agences russes.Le président américain, Donald Trump, dont le rapprochement avec son homologue russe, Vladimir Poutine, a rebattu les cartes du conflit, affirme vouloir mettre fin aux hostilités et a dépêché ses émissaires à Ryad pour des pourparlers avec les deux parties.Les délégations russe et américaine se sont réunies dans un palace de Ryad, au lendemain d’un premier round de discussions entre Américains et Ukrainiens.La délégation ukrainienne, selon un de ses membres, prévoyait de nouvelles discussions lundi avec l’équipe américaine, une fois connus “les résultats de la réunion Etats-Unis-Russie”.Selon une source citée par le média public ukrainien Suspilne, la délégation devrait rester sur place encore un jour de plus pour de nouveaux échanges avec l’équipe américaine.Lors d’une précédente rencontre en mars dans la ville saoudienne de Jeddah, l’Ukraine avait accepté une proposition américaine d’un cessez-le-feu de 30 jours, rejetée par la Russie.- Discussions sur la mer Noire -Les discussions à présent portent sur un possible cessez-le-feu en mer Noire, afin de permettre un retour à l’accord céréalier qui avait permis à l’Ukraine, de juillet 2022 à juillet 2023, d’exporter ses céréales, vitales pour l’alimentation mondiale, malgré la présence de la flotte russe dans la zone.La Russie s’en est ensuite retirée, accusant les Occidentaux de ne pas respecter leurs engagements censés assouplir les sanctions sur les exportations russes.Cet accord céréalier et “tous les aspects relatifs à sa remise en oeuvre sont à l’agenda”, a déclaré lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.”C’était la proposition du président Trump et le président Poutine l’a acceptée”, a-t-il ajouté, sans mentionner un éventuel engagement concernant la suspension des combats.Le ministre ukrainien de la Défense, Roustem Oumerov, a qualifié la réunion de la veille au soir avec les Américains de “productive et ciblée”.”Nous avons abordé des points clés, notamment l’énergie”, a-t-il affirmé.La délégation ukrainienne est emmenée par le ministre de la Défense, tandis que la délégation russe est formée de Grigori Karassine, sénateur ex-diplomate de carrière, et de Sergueï Besseda, un cadre du FSB, les services de sécurité.La délégation américaine est conduite par Andrew Peek, un haut responsable du Conseil de sécurité nationale, et par un haut responsable du département d’Etat, Michael Anton.- “Beaucoup à faire” -Washington et Kiev poussent à présent pour, au minimum, un arrêt provisoire des frappes sur les sites énergétiques, largement endommagés du côté ukrainien.L’Ukraine se dit “prête” à un cessez-le-feu “général” et sans conditions.Mais Vladimir Poutine, dont l’armée avance sur le terrain malgré de lourdes pertes, semble jouer la montre, tant que ses soldats n’ont pas expulsé les troupes ukrainiennes de la région russe frontalière de Koursk.A ce stade, le Kremlin assure s’être uniquement mis d’accord avec Washington sur un moratoire sur les bombardements des infrastructures énergétiques.”Il s’agit d’un sujet très complexe et il y a beaucoup à faire”, a d’ores et déjà tempéré Dmitri Peskov, estimant que les négociations seraient “difficiles”.L’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, s’est malgré tout montré optimiste, disant s’attendre à de “vrais progrès”, “particulièrement en ce qui concerne un cessez-le-feu en mer Noire sur les navires entre les deux pays”.”Et, à partir de cela, on se dirigera naturellement vers un cessez-le-feu total”, a-t-il dit.Malgré l’accélération des efforts en vue de parvenir à un cessez-le-feu dans la guerre déclenchée par l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, les combats se poursuivent.Durant la nuit de dimanche à lundi, des frappes ont touché la région de Kiev et celles de Kharkiv et Zaporijjia, dans l’est de l’Ukraine, faisant plusieurs blessés, selon les autorités ukrainiennes.Lundi, une frappe russe a fait 90 blessés, dont 17 enfants, à Soumy, dans le nord-est de l’Ukraine, selon le maire de cette ville.Les chemins de fer ukrainiens, qui jouent un rôle vital dans le pays depuis le début de l’invasion russe, ont indiqué lundi avoir été visés par une cyberattaque de “grande ampleur”.Le ministère russe de la Défense a indiqué de son côté avoir intercepté un drone ukrainien près d’une station de pompage de pétrole dans la région de Krasnodar, accusant Kiev de “poursuivre ses attaques contre les infrastructures énergétiques”.Depuis son retour au pouvoir en janvier, Donald Trump a repris contact avec Vladimir Poutine, rompant avec la politique d’isolement menée par les Occidentaux.Il s’est montré très critique envers l’Ukraine, un durcissement marqué par l’altercation avec Volodymyr Zelensky fin février à la Maison Blanche.

Ukraine: fin des pourparlers russo-américains en Arabie saoudite

Après douze heures de pourparlers à huis clos en Arabie saoudite, la Russie et les Etats-Unis ont achevé lundi des discussions visant à instaurer une trêve partielle en Ukraine, plus de trois ans après le début de l’offensive russe.La Maison Blanche et le Kremlin publieront mardi un communiqué commun pour résumer leurs négociations qualifiées dès le départ de “difficiles” par Moscou, ont indiqué des agences russes.Le président américain, Donald Trump, dont le rapprochement avec son homologue russe, Vladimir Poutine, a rebattu les cartes du conflit, affirme vouloir mettre fin aux hostilités et a dépêché ses émissaires à Ryad pour des pourparlers avec les deux parties.Les délégations russe et américaine se sont réunies dans un palace de Ryad, au lendemain d’un premier round de discussions entre Américains et Ukrainiens.La délégation ukrainienne, selon un de ses membres, prévoyait de nouvelles discussions lundi avec l’équipe américaine, une fois connus “les résultats de la réunion Etats-Unis-Russie”.Selon une source citée par le média public ukrainien Suspilne, la délégation devrait rester sur place encore un jour de plus pour de nouveaux échanges avec l’équipe américaine.Lors d’une précédente rencontre en mars dans la ville saoudienne de Jeddah, l’Ukraine avait accepté une proposition américaine d’un cessez-le-feu de 30 jours, rejetée par la Russie.- Discussions sur la mer Noire -Les discussions à présent portent sur un possible cessez-le-feu en mer Noire, afin de permettre un retour à l’accord céréalier qui avait permis à l’Ukraine, de juillet 2022 à juillet 2023, d’exporter ses céréales, vitales pour l’alimentation mondiale, malgré la présence de la flotte russe dans la zone.La Russie s’en est ensuite retirée, accusant les Occidentaux de ne pas respecter leurs engagements censés assouplir les sanctions sur les exportations russes.Cet accord céréalier et “tous les aspects relatifs à sa remise en oeuvre sont à l’agenda”, a déclaré lundi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.”C’était la proposition du président Trump et le président Poutine l’a acceptée”, a-t-il ajouté, sans mentionner un éventuel engagement concernant la suspension des combats.Le ministre ukrainien de la Défense, Roustem Oumerov, a qualifié la réunion de la veille au soir avec les Américains de “productive et ciblée”.”Nous avons abordé des points clés, notamment l’énergie”, a-t-il affirmé.La délégation ukrainienne est emmenée par le ministre de la Défense, tandis que la délégation russe est formée de Grigori Karassine, sénateur ex-diplomate de carrière, et de Sergueï Besseda, un cadre du FSB, les services de sécurité.La délégation américaine est conduite par Andrew Peek, un haut responsable du Conseil de sécurité nationale, et par un haut responsable du département d’Etat, Michael Anton.- “Beaucoup à faire” -Washington et Kiev poussent à présent pour, au minimum, un arrêt provisoire des frappes sur les sites énergétiques, largement endommagés du côté ukrainien.L’Ukraine se dit “prête” à un cessez-le-feu “général” et sans conditions.Mais Vladimir Poutine, dont l’armée avance sur le terrain malgré de lourdes pertes, semble jouer la montre, tant que ses soldats n’ont pas expulsé les troupes ukrainiennes de la région russe frontalière de Koursk.A ce stade, le Kremlin assure s’être uniquement mis d’accord avec Washington sur un moratoire sur les bombardements des infrastructures énergétiques.”Il s’agit d’un sujet très complexe et il y a beaucoup à faire”, a d’ores et déjà tempéré Dmitri Peskov, estimant que les négociations seraient “difficiles”.L’émissaire de Donald Trump, Steve Witkoff, s’est malgré tout montré optimiste, disant s’attendre à de “vrais progrès”, “particulièrement en ce qui concerne un cessez-le-feu en mer Noire sur les navires entre les deux pays”.”Et, à partir de cela, on se dirigera naturellement vers un cessez-le-feu total”, a-t-il dit.Malgré l’accélération des efforts en vue de parvenir à un cessez-le-feu dans la guerre déclenchée par l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, les combats se poursuivent.Durant la nuit de dimanche à lundi, des frappes ont touché la région de Kiev et celles de Kharkiv et Zaporijjia, dans l’est de l’Ukraine, faisant plusieurs blessés, selon les autorités ukrainiennes.Lundi, une frappe russe a fait 90 blessés, dont 17 enfants, à Soumy, dans le nord-est de l’Ukraine, selon le maire de cette ville.Les chemins de fer ukrainiens, qui jouent un rôle vital dans le pays depuis le début de l’invasion russe, ont indiqué lundi avoir été visés par une cyberattaque de “grande ampleur”.Le ministère russe de la Défense a indiqué de son côté avoir intercepté un drone ukrainien près d’une station de pompage de pétrole dans la région de Krasnodar, accusant Kiev de “poursuivre ses attaques contre les infrastructures énergétiques”.Depuis son retour au pouvoir en janvier, Donald Trump a repris contact avec Vladimir Poutine, rompant avec la politique d’isolement menée par les Occidentaux.Il s’est montré très critique envers l’Ukraine, un durcissement marqué par l’altercation avec Volodymyr Zelensky fin février à la Maison Blanche.

Salvador: recours contre l’incarcération de migrants vénézuéliens expulsés par les Etats-Unis

Un cabinet d’avocats engagé par Caracas a déposé lundi un recours auprès de la Cour suprême du Salvador pour obtenir la libération de plusieurs des 238 Vénézuéliens emprisonnés dans ce pays d’Amérique centrale après avoir été expulsés par les Etats-Unis. Pour les expulser le 16 mars, le gouvernement de Donald Trump a invoqué une loi de 1798 et affirmé que ces migrants vénézuéliens étaient membres du gang criminel d’origine vénézuélienne Tren de Aragua, classé “organisation terroriste” par Washington, ce que leurs familles et avocats démentent.”Ce que nous présentons ici (…), c’est un recours en habeas corpus”, “un recours pour garantir la liberté de ces personnes, car dans notre pays elles n’ont commis aucun type de délit”, a déclaré à l’AFP l’avocat salvadorien Jaime Ortega, qui s’est rendu à la Cour avec deux avocats de son cabinet.Me Ortega a dit avoir été “engagé” par le gouvernement vénézuélien et par un comité de familles des personnes vénézuéliennes détenues au Salvador.L’avocat a indiqué avoir reçu un mandat de la part des familles de 30 des Vénézuéliens emprisonnés dans une prison de haute sécurité au Salvador, mais a assuré qu’il “travaillerait par extension à la libération de la totalité” d’etre eux. Lundi soir à la télévision nationale vénézuélienne, le président vénézuélien Nicolas Maduro a indiqué que le recours en habeas corpus visait à obtenir “la liberté d’un groupe de Vénézuéliens kidnappés”, de la prison haute sécurité aménagée par le Salvador pour les membres des gangs. “Une semaine après avoir été emmenés dans des camps de concentration, ni le gouvernement américain ni (le président du Salvador) Nayib Bukele n’ont publié la liste des personnes qu’ils retiennent en otage au Salvador”, a lancé le président Maduro. De nombreux recours en habeas corpus ont été déposés au Salvador par des détenus dans le cadre de la guerre contre les gangs lancée il y a trois ans par le président Nayib Bukele, mais très peu ont reçu une réponse de la Cour Suprême.Nayib Bukele, réélu victorieusement en février 2024, avait remplacé plusieurs juges de la Cour suprême et le procureur général du Salvador, parvenant ainsi à contourner la Constitution qui n’autorise qu’un seul mandat présidentiel.Lundi, lors d’une marche à la mémoire de l’archevêque Oscar Arnulfo Romero, assassiné au début de la guerre civile au Salvador (1980-1992), des centaines de manifestants ont exigé à San Salvador la libération des plus de 200 migrants vénézuéliens emprisonnés dans leur pays.”Bukele viole déjà les droits humains de milliers de Salvadoriens avec le régime d’exception” qui donne une base légale à sa guerre contre les gangs “et maintenant il est disposé à violer les droits de ces personnes du Venezuela dont aucun délit n’a été démontré”, a déclaré Antonio Medrano, un manifestant de 47 ans.

L’administration Trump transmet par accident un plan d’attaque à un journaliste

Après une faille de sécurité retentissante, un journaliste américain s’est retrouvé par accident inclus dans un groupe de discussion confidentiel du gouvernement Trump et a reçu par ce biais un plan détaillé de frappes aériennes contre les Houthis du Yémen.”Je ne sais rien de tout cela”, a affirmé Donald Trump, interrogé lundi sur ces révélations qui secouent Washington.Un peu plus tard, sa porte-parole, Karoline Leavitt, a assuré que le président américain “continuait d’avoir la plus grande confiance dans son équipe de sécurité nationale, y compris son conseiller à la sécurité nationale, Mike Waltz”.”C’est l’une des fuites de renseignement militaire les plus stupéfiantes que j’ai lues depuis très, très longtemps”, a dénoncé le chef de la minorité démocrate au Sénat américain, Chuck Schumer, appelant à une “enquête complète”.Le rédacteur en chef du prestigieux magazine The Atlantic, Jeffrey Goldberg, a révélé lundi avoir reçu via la messagerie Signal le plan d’attaque des raids menés le 15 mars par les forces américaines contre les rebelles houthis au Yémen, deux heures avant que les frappes ne commencent et avec “des informations précises sur les armes, les cibles et les horaires”.La Maison Blanche a confirmé. “Il semble pour l’instant que la chaîne de messages dont fait état l’article soit authentique, et nous cherchons à savoir comment un numéro a été ajouté par erreur”, a dit le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, Brian Hughes.”Vous parlez d’un soi-disant journaliste sournois et très discrédité qui a fait profession de colporter des canulars à maintes reprises”, a déclaré le ministre de la Défense, Pete Hegseth, interrogé par des journalistes.”Personne n’a envoyé de plans de guerre et c’est tout ce que j’ai à dire à ce sujet”, a-t-il ajouté.- “Européens profiteurs” -Le journaliste explique que tout a commencé avec une prise de contact le 11 mars émanant de Mike Waltz, via Signal, application très prisée des reporters et des responsables politiques grâce à la confidentialité qu’elle promet.Dans les jours qui suivent, il est invité à rejoindre un groupe de discussion et lit les messages que s’échangent 18 responsables de très haut niveau, dont, selon lui, le chef de la diplomatie, Marco Rubio, le patron de la CIA, John Ratcliffe, et le vice-président, JD Vance.Ce dernier estime, selon des propos reproduits dans The Atlantic, que conduire les frappes serait une “erreur”, car l’opération, en renforçant la sécurité du transport de marchandises en mer Rouge, bénéficierait surtout aux Européens.”Si tu penses qu’il faut le faire, allons-y. C’est juste que je déteste venir au secours des Européens encore une fois”, écrit JD Vance à l’intention du ministre de la Défense, toujours selon le magazine. Lequel répond: “Je suis complètement d’accord, je déteste le comportement de profiteurs des Européens. C’est PATHETIQUE”, mais il justifie néanmoins l’attaque pour “rouvrir les liaisons” maritimes.Après les raids, les membres du groupe de discussion se félicitent selon le journaliste du succès de l’opération, avec de nombreux émoticônes.- “C’est une blague” -Le rédacteur en chef de The Atlantic dit avoir eu, jusqu’à ce que sortent les premières informations sur les frappes bien réelles, de “très forts doutes” sur l’authenticité de cette boucle de messages.Il ajoute: “Je n’arrivais pas à croire que le conseil à la sécurité nationale du président serait imprudent au point d’inclure le rédacteur en chef de The Atlantic”, un magazine souvent critique de Donald Trump et que ce dernier étrille à la moindre occasion.Jeffrey Goldberg ne révèle pas dans son article les détails confidentiels sur le plan d’attaque, et assure qu’il a quitté le groupe de discussion après les frappes aériennes.Cette conversation “constitue la preuve d’une coordination profonde et réfléchie entre de hauts responsables”, a tenté d’expliquer Brian Hughes. “D’un point de vue de sécurité opérationnelle, c’est le plus grand foirage possible. Ces gens ne peuvent pas assurer la sécurité de l’Amérique”, a au contraire critiqué sur X Pete Buttigieg, personnalité en vue du parti démocrate.Une des réactions les plus commentées à cette fuite spectaculaire est venue d’Hillary Clinton, candidate malheureuse face à Donald Trump à la présidentielle de 2016.Le républicain l’avait attaquée sans relâche pour avoir envoyé des courriers électroniques officiels via une messagerie privée quand elle était secrétaire d’Etat.”Dites-moi que c’est une blague”, a-t-elle écrit sur le réseau social X, en partageant l’article de The Atlantic.

Dictature en Argentine: le gouvernement Milei déclassifie des archives, la rue scande “jamais plus”

Le gouvernement Milei a annoncé lundi la déclassification des archives du renseignement portant sur la dernière dictature militaire en Argentine, alors que des dizaines de milliers de personnes étaient dans la rue pour commémorer le 49e anniversaire du coup d’État de 1976. “Le président a ordonné la déclassification totale de toutes les informations et documents liés …

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Dictature en Argentine: le gouvernement Milei déclassifie des archives, la rue scande “jamais plus”

Le gouvernement Milei a annoncé lundi la déclassification des archives du renseignement portant sur la dernière dictature militaire en Argentine, alors que des dizaines de milliers de personnes étaient dans la rue pour commémorer le 49e anniversaire du coup d’État de 1976. “Le président a ordonné la déclassification totale de toutes les informations et documents liés aux actions des Forces armées durant la période de 1976 à 1983. Ainsi que tout autre document produit à une autre période, mais lié aux actions de ces forces”, a annoncé le porte-parole de la présidence Manuel Adorni sur les réseaux sociaux. La mesure implique le “transfert de ces archives du Secrétariat du renseignement de l’État vers le domaine des Archives générales de la Nation, organisme chargé de la conservation et de la consultation des documents historiques”, a-t-il indiqué. Cette annonce a été faite à l’occasion de la Journée nationale de la Mémoire, qui marque chaque 24 mars le début de la dernière dictature en Argentine (1976-1983).Le gouvernement se base sur un décret de 2010, datant de la présidence de Cristina Kirchner (centre gauche), qui “n’a jamais été pleinement appliqué”, a souligné le porte-parole. Parallèlement à cette annonce, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées à Buenos Aires en ce jour férié sous le slogan “Mémoire, vérité et justice”, répondant à l’appel des organisations de défense des droits de l’Homme, des syndicats et des partis d’opposition.Au cri de “Mères de la Place, le peuple vous embrasse”, brandissant des pancartes à l’effigie de leurs proches, des manifestants ont salué le passage des Mères de la Place de Mai, certaines en fauteuil roulant, qui recherchent encore leurs enfants disparus. Les organismes de droits humains estiment à 30.000 le nombre de disparus sous la dictature.Les Grands-mères de la Place de Mai, elles, se sont donné pour mission de retrouver les 400 enfants volés à leur naissance pendant la captivité clandestine de leurs mères.”Dans cette longue lutte, nous avons résolu 139 cas (…) Nous avons besoin de toute la société pour les retrouver tous, il n’est jamais trop tard”, a déclaré Estela de Carlotto, présidente des Grands-mères.Dans la foule, de nombreuses pancartes dénonçaient “le négationnisme du gouvernement” de l’ultralibéral Javier Milei, dont la cure d’austérité a conduit à la suppression de dizaines d’emplois au sein du secrétariat des Droits de l’Homme et dans les lieux de mémoire ayant autrefois servi de prisons et de centres de torture. “Milei, ordure, tu es la dictature”, ont entonné les manifestants, faisant flotter drapeaux argentins et foulards portant l’inscription “Jamais plus”. “Aujourd’hui, nous devons plus que jamais être ici afin de ne pas oublier l’horreur qu’a vécue l’Argentine”, a déclaré à l’AFP Maria Eva Gomez, une employée de 57 ans venue avec son mari et ses trois enfants adolescents. Le gouvernement Milei prône une “mémoire complète” des événements de la dernière dictature, en mettant sur le même pied les crimes de l’armée et ceux des guérillas d’extrême gauche alors actives dans le pays, une position rejetée par les organismes de défense des droits de l’Homme.  Contrastant avec les violents affrontements avec la police lors d’une manifestation en soutien aux retraités il y a dix jours, la marche de lundi s’est déroulée de manière pacifique.

Trump annonce des droits de douane de 25% contre les pays achetant du pétrole vénézuélien

Bien décidé à étrangler économiquement Caracas, Donald Trump a annoncé lundi que les pays achetant du gaz ou du pétrole vénézuélien seraient frappés à partir du 2 avril de droits de douane de 25% sur toutes leurs marchandises entrant aux Etats-Unis.Le président américain, qui multiplie les expulsions de migrants venus de ce pays, a justifié la mise en place de ces droits de douane en écrivant sur son réseau Truth Social que Caracas était “très hostile” aux Etats-Unis.Le Venezuela a dénoncé une “nouvelle agression”. “Cette mesure arbitraire, illégale et désespérée, loin d’affecter notre détermination, confirme l’échec retentissant de toutes les sanctions imposées à notre pays”, a estimé Caracas dans une communiqué du ministère des Affaires étrangères.Ces taxes punitives doivent entrer en vigueur le même jour que les droits de douane “réciproques” que Donald Trump a promis d’infliger tous azimuts aux partenaires commerciaux des Etats-Unis.Ces droits de douane réciproques visent selon lui à taxer les produits entrant aux Etats-Unis et venant d’un autre pays au même niveau que le sont les produits américains entrant dans ledit pays.Le président américain parle même du 2 avril comme du “jour de la libération”.Afin d’accentuer la pression sur Caracas, M. Trump avait annoncé avoir mis fin à la licence permettant au géant pétrolier américain Chevron d’opérer au Venezuela mais le groupe a obtenu lundi auprès du département du Trésor une prolongation de son permis jusqu’au 27 mai, selon des documents que l’AFP a pu consulter.Donald Trump a fait des droits de douane la pierre angulaire de sa politique économique, sociale et même diplomatique.- Rapport de force -Dans l’esprit de l’ancien promoteur immobilier, les taxes douanières sont une arme universelle permettant à la fois de réindustrialiser les Etats-Unis, de réduire le déficit commercial, de résorber le déficit budgétaire, de doper l’emploi, et d’établir un rapport de force plus favorable pour Washington sur la scène internationale.Après les avoir utilisés brièvement à l’encontre de la Colombie pour forcer le pays sud-américain à accepter le retour de migrants entrés illégalement aux Etats-Unis, il les a employés contre le Canada et le Mexique pour les inciter à lutter plus efficacement contre le trafic de fentanyl, un puissant opioïde ayant causé une grave crise sanitaire aux Etats-Unis.Il avait finalement suspendu une grande part des 25% appliqués aux produits canadiens et mexicains, alors que les échanges avec les deux pays profitent théoriquement d’un accord de libre-échange tripartite (ACEUM) que le président américain avait négocié et signé durant son premier mandat.Donald Trump a imposé, pour les mêmes raisons, 20% de points de pourcentage sur les produits chinois, qui viennent s’ajouter à ceux qui étaient déjà en vigueur avant son retour à la Maison Blanche fin janvier.Le président américain a aussi imposé 25% sur l’ensemble des importations d’acier et d’aluminium entrant dans le pays, cette fois pour protéger l’industrie sidérurgique américaine de la concurrence étrangère, en particulier asiatique.- Discussions avec les Européens -Ces nouveaux droits de douane visant les acheteurs de pétrole vénézuélien pourraient en particulier toucher l’Inde et la Chine, déjà dans le viseur du gouvernement américain, et viendront “s’ajouter à ceux déjà existants, c’est en plus”, a précisé M. Trump lundi, s’exprimant depuis le Bureau ovale.La Chine importe en effet quotidiennement 500.000 barils de brut vénézuélien, l’Inde en faisant venir nettement moins. Le deuxième client sont cependant les Etats-Unis, avec 240.000 barils quotidiens, selon des experts interrogés par l’AFP.La prochaine étape de Donald Trump devrait être la mise en place des droits de douane réciproques, qui pourraient devenir effectifs dès le 2 avril.Mais les marchés s’attendent à ce qu’ils soient moins importants qu’annoncés, se concentrant sur les principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis, avec des exemptions potentielles sur certains secteurs.”Nous annoncerons d’autres taxes dans les prochains jours, en lien avec l’automobile, et un petit peu avec le bois de construction, ainsi que les semiconducteurs”, a affirmé M. Trump.La situation reste “très volatile”, a déclaré à l’AFP un responsable américain.Les partenaires commerciaux des Etats-Unis tentent de prolonger les discussions, à l’image du commissaire européen au Commerce Maros Sefcovic, attendu mardi dans la capitale américaine pour rencontrer le secrétaire au Commerce Howard Lutnick.

Trump annonce des droits de douane de 25% contre les pays achetant du pétrole vénézuélien

Bien décidé à étrangler économiquement Caracas, Donald Trump a annoncé lundi que les pays achetant du gaz ou du pétrole vénézuélien seraient frappés à partir du 2 avril de droits de douane de 25% sur toutes leurs marchandises entrant aux Etats-Unis.Le président américain, qui multiplie les expulsions de migrants venus de ce pays, a justifié …

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