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Cyberattaque contre La Poste: la situation s’améliore à la veille de Noël

La cyberattaque, revendiquée par des hackers prorusses, qui a touché La Poste à quelques jours de Noël, est toujours en cours mercredi midi, sous une forme “fluctuante” et a “perdu en intensité”, selon l’opérateur postal.Le suivi des colis reste “difficile”, mais “sans en empêcher la livraison” expose La Poste dans un point de situation publié à 12h00. Les cadeaux devraient donc arriver à temps sous le sapin. Autre point d’amélioration, “l’activité de banque en ligne a repris normalement” tout comme le bon fonctionnement des centres d’appel.L’attaque informatique est survenue lundi, au début de la première semaine des fêtes de fin d’année, période la plus dense pour La Poste. Sur les deux derniers mois de l’année, le groupe trie et distribue 180 millions de colis.La Poste, qui a déposé plainte mardi, avait assuré lundi qu’aucune donnée sensible n’avait été volée, évoquant un incident de type “déni de service”. Ces attaques informatiques consistent à surcharger des sites web et des applications par des requêtes ciblées de telle sorte qu’ils ne soient plus accessibles.Le parquet de Paris a confirmé mardi à l’AFP que le groupe de hackers prorusses NoName057(16), responsable de multiples attaques visant principalement l’Ukraine mais aussi ses alliés dont la France, avait revendiqué l’attaque.Pour Baptiste Robert, chercheur en cybersécurité, il faut être prudent avec cette revendication “tardive”car il est “habituel de voir des revendications opportunistes” par des groupes cherchant la lumière médiatique.

Régulation de la tech: Washington sanctionne des Européens, l’Europe s’alarme

L’Union européenne a exigé mercredi des “clarifications” et condamné fermement les sanctions “injustifiées” imposées par l’administration Trump à l’ancien commissaire Thierry Breton et quatre autres personnalités européennes engagées pour une stricte régulation de la tech et contre la désinformation.Tous les cinq sont interdits de séjour aux Etats-Unis et accusés de “censure” au détriment des intérêts américains par le département d’Etat.Des mesures “inacceptables” pour Berlin, qui “relèvent de l’intimidation et de la coercition à l’encontre de la souveraineté numérique européenne”, a réagi mercredi sur X le président français Emmanuel Macron.Il est “fondamental pour la démocratie en Europe” de protéger un “espace numérique sûr” a réagi Madrid tout en exprimant sa “solidarité avec l’ancien commissaire européen Thierry Breton et les dirigeants des organisations de la société civile qui luttent contre la désinformation et les discours de haine”.Les Européens n’ont généralement pas besoin de visa pour se rendre aux Etats-Unis, mais doivent toutefois obtenir une autorisation électronique de voyage (ESTA).A Bruxelles, la Commission a indiqué avoir “demandé des clarifications aux autorités américaines”. “Si nécessaire, nous répondrons rapidement et de manière décisive pour défendre notre autonomie réglementaire contre des mesures injustifiées”, a-t-elle protesté dans un communiqué.Le Français Thierry Breton, ancien ministre et artisan de la directive européenne sur les services numériques, a été commissaire au Marché intérieur de 2019 à 2024, avec de larges compétences en particulier sur les dossiers numériques et industriels.Sur X, il a dénoncé un “vent de maccarthysme” aux Etats-Unis, en référence à la chasse aux sorcières anticommuniste menée par le sénateur américain Joseph McCarthy dans les années 1950.”Depuis trop longtemps, les idéologues européens mènent des actions concertées pour contraindre les plateformes américaines à sanctionner les opinions américaines auxquelles ils s’opposent”, a fustigé mardi le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, sur X. “L’administration Trump ne tolérera plus ces actes flagrants de censure extraterritoriale”, a-t-il ajouté.- L’Europe dans le collimateur -Les quatre autres Européens sanctionnés sont des représentants d’ONG luttant contre la désinformation et la haine en ligne au Royaume-Uni et en Allemagne: Imran Ahmed, qui dirige le Center for Countering Digital Hate (CCDH), Clare Melford, à la tête d’un index de la désinformation (GDI) au Royaume-Uni, ainsi que Anna-Lena von Hodenberg, fondatrice de HateAid, une ONG allemande, et Josephine Ballon, de la même association.Les sanctions américaines “constituent une attaque autoritaire contre la liberté d’expression et un acte flagrant de censure gouvernementale”, a réagi GDI dans un communiqué.”Nous ne nous laisserons pas intimider par un gouvernement qui instrumentalise les accusations de censure pour museler ceux qui défendent les droits humains et la liberté d’expression”, a protesté HateAid à Berlin.Cette organisation allemande offre un soutien psychologique et juridique aux personnes victimes de haine en ligne.Donald Trump mène une offensive d’envergure contre les règles de l’Union européenne sur la tech qui imposent aux plateformes des régulations, jugées par les Etats-Unis comme une atteinte à la liberté d’expression.L’UE dispose, de fait, de l’arsenal juridique le plus puissant au monde pour réguler le numérique.Washington a très mal pris l’amende de 140 millions de dollars infligée par l’UE début décembre à X, le réseau social d’Elon Musk. Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a l’Europe dans le collimateur.Dans sa nouvelle Stratégie de sécurité nationale, qui mentionne un “effacement civilisationnel” de l’Europe, Washington cible pêle-mêle les instances européennes “qui sapent la liberté politique et la souveraineté”, les politiques migratoires ou encore “l’effondrement des taux de natalité” sur le Vieux continent.Dès février dernier, le vice-président américain, JD Vance, avait consterné les Européens lors d’un discours à Munich dans lequel il avait affirmé que la liberté d’expression “reculait” sur le continent, épousant les vues des partis d’extrême droite comme l’AfD, en Allemagne.

Brésil: première sortie de prison pour Bolsonaro, en vue d’une opération à Noël

L’ex-président brésilien Jair Bolsonaro est arrivé mercredi à l’hôpital de Brasilia où il doit subir une opération jeudi, pour sa première sortie de prison depuis qu’il a commencé à purger fin novembre une peine de 27 ans de prison pour tentative de coup d’État.Des journalistes de l’AFP ont vu un convoi de voitures noires escortées par des motos entrer dans le garage de l’hôpital DF Star, où l’ancien dirigeant d’extrême droite (2019-2022) avait déjà été opéré en avril.Une source de cette clinique privée a confirmé à l’AFP que M. Bolsonaro, 70 ans, était bien dans ce convoi. La durée de son hospitalisation n’a pas été précisée. Cette première sortie de prison a été autorisée par le juge de la Cour suprême Alexandre de Moraes. Ce dernier était chargé du procès lors duquel l’ex-président a été reconnu coupable en septembre d’avoir conspiré pour se maintenir au pouvoir “de façon autoritaire” malgré sa défaite électorale face au président actuel de gauche, Luiz Inacio Lula da Silva, élu en octobre 2022.Le convoi qui a amené M. Bolsonaro n’a mis que quelques minutes pour se rendre des locaux de la Police fédérale de Brasilia, où il purge sa peine, à l’hôpital DF Star.Il doit être opéré jeudi d’une hernie inguinale, afin de résorber une protubérance dans l’aine produite par la saillie d’un organe – comme l’intestin, par exemple – à travers la déchirure du muscle abdominal.L’ex-président souffre des séquelles d’un attentat datant de 2018, quand il avait été poignardé à l’abdomen lors d’un bain de foule en pleine campagne électorale. Il a également été diagnostiqué récemment d’un cancer de la peau.- “Cadeau de Noël” – Vendredi, le juge Moraes avait rejeté un nouveau recours de ses avocats et avait refusé de lui accorder de purger sa peine à domicile.Ce puissant magistrat, considéré comme la bête noire du clan Bolsonaro, a ordonné qu’un important dispositif de sécurité entoure son hospitalisation. Deux policiers doivent être postés 24 heures sur 24 devant sa chambre d’hôpital, où il est interdit d’entrer avec des téléphones mobiles ou des ordinateurs.Le juge a autorisé la présence de l’épouse de l’ex-président, Michelle Bolsonaro, pour l’accompagner durant toute l’hospitalisation, mais pas de ses fils.L’un d’eux, Carlos Bolsonaro, ancien conseiller municipal de Rio de Janeiro (sud-est), est tout de même venu à l’entrée de l’hôpital pour “transmettre de bonnes énergies” à son père. “Si j’arrive à l’apercevoir, ce sera un beau cadeau de Noël”, a-t-il déclaré aux journalistes peu avant l’arrivée de l’ancien chef d’État à l’hôpital.Son fils aîné, le sénateur Flavio Bolsonaro, a annoncé récemment sa candidature à la présidentielle d’octobre 2026, affirmant que son père l’avait désigné comme son successeur. Il pourrait affronter Lula, qui ne cache pas son intention de briguer un quatrième mandat.La semaine dernière, le Parlement à forte majorité conservatrice a adopté une loi qui pourrait permettre de réduire fortement la durée de l’incarcération effective de Jair Bolsonaro.Si elle est appliquée, cette durée pourrait être ramenée à un peu plus de deux ans.Lula a annoncé qu’il comptait censurer cette loi, mais c’est le Parlement qui aura le dernier mot, ayant la prérogative d’annuler le veto présidentiel.

Brandt: un industriel propose de sauver 150 emplois sur le site d’Orléans

Un cadeau de Noël pour des salariés de Brandt? L’homme d’affaires Stephan Français, patron de Thomson Computing, a proposé mercredi de reprendre l’usine d’Orléans du groupe d’électroménager en liquidation judiciaire et de sauver 150 emplois.Il prévoit de continuer une partie de la production de petit et gros électroménager, l’activité historique de Brandt, et d’y ajouter celle de produits électroniques et informatiques, coeur de métier de Thomson Computing.”Aujourd’hui nous avons une solution de reprise, de redémarrage, de renouveau, (…) elle s’appelle Stephan Français”, a déclaré le maire d’Orléans Serge Grouard, lors d’une conférence de presse commune avec le patron de 56 ans.Le projet porte sur une reprise du site d’Orléans, de loin le plus important de Brandt. Il rassemblait 350 salariés sur les 700 que comptait l’entreprise, avant la liquidation.”Il faut aller très vite pour relancer la machine, relancer la production, garder un coeur de salariés et garder le plus de clients possible”, a martelé l’élu, devant des journalistes réunis à l’hôtel de ville. Il a qualifié le projet de “sérieux”, même s’il présente une “part de risque”.M. Grouard se démène depuis plusieurs semaines pour trouver une solution afin de sauver Brandt, fleuron industriel français qui comptait deux usines en Centre-Val de Loire, à Vendôme (Loir-et-Cher) et à Saint-Jean-de-la-Ruelle, au sein de l’agglomération orléanaise.L’entreprise, basée à Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), disposait aussi d’un service après-vente à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise).La société commercialisait quatre grandes marques: De Dietrich, Brandt, Vedette et Sauter.Se disant attentif à la “maîtrise des coûts”, M. Français a précisé que son projet commencerait avec “150 salariés” dès l’année prochaine. “Après, progressivement, si les résultats sont là, on embauchera”, a-t-il affirmé, évoquant “jusqu’à 250 salariés sur un plan à cinq ans”.Pour mener à bien son projet, l’homme d’affaires a évoqué un budget de 25 millions d’euros. La mairie d’Orléans a précisé à l’AFP que 9 millions d’euros seraient apportés par des entités publiques et qu’un tour de table avec les banques était en discussion.- Bercy reste prudent -M. Français souhaite s’appuyer sur l’expérience de son entreprise actuelle, lointaine héritière du géant industriel français Thomson.A l’été 2013, cet ancien de la chaîne de magasins informatiques Surcouf avait conclu un contrat de licence auprès de Technicolor, qui détient la marque Thomson, celle pour l’activité téléviseurs étant exploitée par le Chinois TCL.Sa société fabrique depuis des ordinateurs entrée de gamme. Elle revendique sur son site internet un tiers de part de marché pour les ordinateurs vendus moins de 300 euros en France.Pour prendre vie, le projet de reprise du site d’Orléans de Brandt devra être validé par le tribunal des activités économiques de Nanterre qui a prononcé le 11 décembre la liquidation judiciaire de l’entreprise, a souligné M. Français.Un appel d’offres pour la reprise de l’usine doit être lancé courant janvier, a précisé Bercy.Le projet de M. Français aura-t-il plus de succès que celui de Scop (société coopérative et participative), soutenu par le groupe Revive, rejeté début décembre par le tribunal ?”Toute piste de reprise mérite d’être examinée avec attention, mais aucune ne saurait être tenue pour acquise sans un travail d’analyse approfondi”, a tempéré auprès de l’AFP le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin.Ce dernier avait déclaré au lendemain de la liquidation judiciaire qu’un projet industriel restait possible, pas forcément dans le secteur de l’électroménager.L’entreprise, centenaire et emblématique du patrimoine industriel français, pâtit depuis plusieurs décennies des temps difficiles vécus par le secteur du gros électroménager.Elle est passée au gré des rachats et liquidations judiciaires entre les mains de l’Israélien Elco, puis celles de l’Espagnol Fagor, avant d’être repris en 2014 par le groupe algérien Cevital.

Le président du Salvador menace de libérer tous les prisonniers de sa méga-prison

Le président de droite salvadorien, Nayib Bukele, a rejeté mardi les accusations de tortures dans la méga-prison de haute sécurité du Salvador où sont notamment incarcérés les migrants vénézuéliens expulsés des États-Unis, menaçant de libérer tous les prisonniers y compris les chefs de gangs.Les conditions de détention dans ce Cecot (Centre de confinement du terrorisme) …

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