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La Birmanie appelle à l’aide après un puissant séisme, au moins trois morts en Thaïlande

La Birmanie a lancé un rare appel à l’aide internationale après le puissant séisme qui a frappé vendredi le centre du pays, provoquant des dégâts considérables et de violentes secousses jusqu’en en Thaïlande où l’effondrement d’un immeuble en construction a fait au moins trois morts. Les autorités birmanes n’ont communiqué aucun bilan humain. Mais le fait que le pouvoir militaire, isolé depuis le coup d’Etat de février 2021, en appelle à l’étranger fait craindre une catastrophe de grande ampleur. Le séisme de magnitude 7,7, peu profond, s’est produit à 16 kilomètres au nord-ouest de la ville birmane de Sagaing vers 06H20 GMT (12H50 en Birmanie et 13H20 en Thaïlande) et a été suivi par une réplique de magnitude 6,4 quelques minutes après, a annoncé l’Institut géologique américain (USGS).Dans la capitale birmane Naypyidaw, où les routes se sont fissurées et déformées, le sol a vibré pendant trente longues secondes, avant de se stabiliser, selon des journalistes de l’AFP qui se trouvaient sur place. Dans un hôpital de la capitale birmane où le chef de la junte Min Aung Hlaing s’est rendu en personne, des centaines de blessés ont afflué, selon des journalistes de l’AFP sur place. Des rangées de blessés étaient pris en charge à l’extérieur du service des urgences, en raison des dégâts subi par le bâtiment, avec l’entrée des urgences complètement effondrée. Un responsable de l’établissement a chassé les journalistes en disant : “C’est une zone avec beaucoup de victimes”. “Je n’ai jamais rien vu de tel. Nous essayons de gérer la situation”, a déclaré un médecin à l’AFP, confiant son épuisement. “Nous voulons que la communauté internationale fournisse une aide humanitaire aussi rapidement que possible”, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la junte, Zaw Min Tun, à cet hôpital.L’état d’urgence a été déclaré dans les six régions de Birmanie plus affectées: Sagaing, Mandalay, Magway, le nord-est de l’Etat Shan, Naypyidaw et Bago, selon un communiqué. Zaw Min Tun a indiqué que des dons de sang étaient nécessaires pour des victimes à Mandalay, Naypyidaw et Sagaing.- “Appeler à l’aide” -A Bangkok, à mille kilomètres de l’épicentre, les secousses ont provoqué des scènes de panique. Des bureaux et des magasins ont été évacués, et certains services de métro suspendus.Un immeuble de 30 étages en construction s’est effondré, les images diffusées sur les réseaux sociaux montrant la structure de béton et de verre s’écroulant dans un nuage de poussière et se transformant en quelques secondes en un tas de débris.L’effondrement a tué au moins trois personnes, a indiqué vendredi le vice-Premier ministre thaïlandais Phumtham Wechayachai, précisant que les recherches se poursuivent pour retrouver 81 personnes piégées dans les décombres.”Quand je suis arrivé pour inspecter le site, j’ai entendu des gens appeler à l’aide”, a raconté à l’AFP Worapat Sukthai, chef adjoint de la police du district. “Nous estimons qu’il y a des centaines de blessés mais nous sommes toujours en train de déterminer le nombre de victimes”. La Première ministre Paetongtarn Shinawatra a déclaré Bangkok en état d’urgence.Dans la deuxième ville du pays, Chiang Mai (nord-ouest), destination prisée des touristes et réputées pour ses temples, Sai, âgé de 76 ans, se trouvait dans une supérette au moment du tremblement de terre. “Je me suis précipité hors du magasin avec d’autres clients”, a-t-il raconté. “C’est la plus forte secousse que j’ai ressentie de toute ma vie”.- “Fuyez” -L’Inde est prête à offrir “toute l’assistance possible” à la Birmanie et à la Thaïlande, a assuré le Premier ministre Narendra Modi.D’autres secousses ont par ailleurs été ressenties dans la province chinoise du Yunnan (sud-ouest), selon l’agence chinoise chargée des séismes, qui a enregistré une secousse de magnitude 7,9.Des images diffusées en direct par le média d’Etat chinois Beijing News montrent une rue de la ville de Ruili, à la frontière avec la Birmanie, jonchée de débris et une dizaine de secouristes en combinaison orange, casqués, debout derrière un cordon de sécurité.Une vidéo publiée sur Douyin, la version chinoise de TikTok, et géolocalisée par l’AFP, montre un torrent d’eau et de débris tombant du toit d’un immeuble à Ruili, et des passants qui s’enfuient dans une rue commerçante en contrebas.Au milieu de ce chaos, la voix d’une femme crie “Vite, fuyez!”.Une autre vidéo sur Douyin, vraisemblablement filmée à proximité, montre des secours prenant en charge une personne allongée sur un brancard à l’arrière d’une ambulance.Les séismes sont relativement fréquents en Birmanie, où six tremblements de terre ayant atteint ou dépassé une magnitude de 7 se sont produits entre 1930 et 1956 près de la Faille de Sagaing, qui traverse le centre du pays du nord au sud.En 2016, un séisme de magnitude 6,8 avait secoué l’ancienne capitale Bagan (centre), tuant trois personnes et provoquant l’effondrement des murs des temples de cette destination touristique.En novembre 2012, un autre séisme de magnitude 6,8 a fait 26 morts dans le centre du pays.La faiblesse des infrastructures, l’insuffisance de services de santé, notamment dans les zones rurales, le développement anarchique des agglomérations ont rendu la population particulièrement vulnérable en cas de catastrophe naturelle, selon les experts.

La Birmanie appelle à l’aide après un puissant séisme, au moins trois morts en Thaïlande

La Birmanie a lancé un rare appel à l’aide internationale après le puissant séisme qui a frappé vendredi le centre du pays, provoquant des dégâts considérables et de violentes secousses jusqu’en en Thaïlande où l’effondrement d’un immeuble en construction a fait au moins trois morts. Les autorités birmanes n’ont communiqué aucun bilan humain. Mais le fait que le pouvoir militaire, isolé depuis le coup d’Etat de février 2021, en appelle à l’étranger fait craindre une catastrophe de grande ampleur. Le séisme de magnitude 7,7, peu profond, s’est produit à 16 kilomètres au nord-ouest de la ville birmane de Sagaing vers 06H20 GMT (12H50 en Birmanie et 13H20 en Thaïlande) et a été suivi par une réplique de magnitude 6,4 quelques minutes après, a annoncé l’Institut géologique américain (USGS).Dans la capitale birmane Naypyidaw, où les routes se sont fissurées et déformées, le sol a vibré pendant trente longues secondes, avant de se stabiliser, selon des journalistes de l’AFP qui se trouvaient sur place. Dans un hôpital de la capitale birmane où le chef de la junte Min Aung Hlaing s’est rendu en personne, des centaines de blessés ont afflué, selon des journalistes de l’AFP sur place. Des rangées de blessés étaient pris en charge à l’extérieur du service des urgences, en raison des dégâts subi par le bâtiment, avec l’entrée des urgences complètement effondrée. Un responsable de l’établissement a chassé les journalistes en disant : “C’est une zone avec beaucoup de victimes”. “Je n’ai jamais rien vu de tel. Nous essayons de gérer la situation”, a déclaré un médecin à l’AFP, confiant son épuisement. “Nous voulons que la communauté internationale fournisse une aide humanitaire aussi rapidement que possible”, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la junte, Zaw Min Tun, à cet hôpital.L’état d’urgence a été déclaré dans les six régions de Birmanie plus affectées: Sagaing, Mandalay, Magway, le nord-est de l’Etat Shan, Naypyidaw et Bago, selon un communiqué. Zaw Min Tun a indiqué que des dons de sang étaient nécessaires pour des victimes à Mandalay, Naypyidaw et Sagaing.- “Appeler à l’aide” -A Bangkok, à mille kilomètres de l’épicentre, les secousses ont provoqué des scènes de panique. Des bureaux et des magasins ont été évacués, et certains services de métro suspendus.Un immeuble de 30 étages en construction s’est effondré, les images diffusées sur les réseaux sociaux montrant la structure de béton et de verre s’écroulant dans un nuage de poussière et se transformant en quelques secondes en un tas de débris.L’effondrement a tué au moins trois personnes, a indiqué vendredi le vice-Premier ministre thaïlandais Phumtham Wechayachai, précisant que les recherches se poursuivent pour retrouver 81 personnes piégées dans les décombres.”Quand je suis arrivé pour inspecter le site, j’ai entendu des gens appeler à l’aide”, a raconté à l’AFP Worapat Sukthai, chef adjoint de la police du district. “Nous estimons qu’il y a des centaines de blessés mais nous sommes toujours en train de déterminer le nombre de victimes”. La Première ministre Paetongtarn Shinawatra a déclaré Bangkok en état d’urgence.Dans la deuxième ville du pays, Chiang Mai (nord-ouest), destination prisée des touristes et réputées pour ses temples, Sai, âgé de 76 ans, se trouvait dans une supérette au moment du tremblement de terre. “Je me suis précipité hors du magasin avec d’autres clients”, a-t-il raconté. “C’est la plus forte secousse que j’ai ressentie de toute ma vie”.- “Fuyez” -L’Inde est prête à offrir “toute l’assistance possible” à la Birmanie et à la Thaïlande, a assuré le Premier ministre Narendra Modi.D’autres secousses ont par ailleurs été ressenties dans la province chinoise du Yunnan (sud-ouest), selon l’agence chinoise chargée des séismes, qui a enregistré une secousse de magnitude 7,9.Des images diffusées en direct par le média d’Etat chinois Beijing News montrent une rue de la ville de Ruili, à la frontière avec la Birmanie, jonchée de débris et une dizaine de secouristes en combinaison orange, casqués, debout derrière un cordon de sécurité.Une vidéo publiée sur Douyin, la version chinoise de TikTok, et géolocalisée par l’AFP, montre un torrent d’eau et de débris tombant du toit d’un immeuble à Ruili, et des passants qui s’enfuient dans une rue commerçante en contrebas.Au milieu de ce chaos, la voix d’une femme crie “Vite, fuyez!”.Une autre vidéo sur Douyin, vraisemblablement filmée à proximité, montre des secours prenant en charge une personne allongée sur un brancard à l’arrière d’une ambulance.Les séismes sont relativement fréquents en Birmanie, où six tremblements de terre ayant atteint ou dépassé une magnitude de 7 se sont produits entre 1930 et 1956 près de la Faille de Sagaing, qui traverse le centre du pays du nord au sud.En 2016, un séisme de magnitude 6,8 avait secoué l’ancienne capitale Bagan (centre), tuant trois personnes et provoquant l’effondrement des murs des temples de cette destination touristique.En novembre 2012, un autre séisme de magnitude 6,8 a fait 26 morts dans le centre du pays.La faiblesse des infrastructures, l’insuffisance de services de santé, notamment dans les zones rurales, le développement anarchique des agglomérations ont rendu la population particulièrement vulnérable en cas de catastrophe naturelle, selon les experts.

Israël menace de frapper Beyrouth après des tirs de roquettes depuis le Liban

Israël a bombardé vendredi le sud du Liban et menacé “d’agir avec force” jusqu’à Beyrouth, en riposte à des tirs de roquettes depuis le Liban vers son territoire, alors qu’une trêve fragile est en vigueur depuis le 27 novembre.L’armée israélienne a annoncé peu après ces tirs mener des frappes contre des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban, frontalier d’Israël.Des images tournées par l’AFP vendredi matin montrent de la fumée s’élevant au-dessus du village libanais de Khiam, proche de la frontière, tandis que les écoles ont fermé dans plusieurs localités, notamment dans la région de Nabatiyé, après les menaces israéliennes.C’est la deuxième fois depuis le début du cessez-le-feu qui a mis fin à deux mois de guerre ouverte entre l’armée israélienne et le mouvement libanais soutenu par l’Iran que des roquettes sont tirées depuis le Liban vers Israël, la précédente remontant au 22 mars.Le Hezbollah, comme il l’avait déjà fait le 22 mars, a nié être à l’origine de ces tirs et affirmé respecter le cessez-le-feu.Vendredi, l’armée israélienne a annoncé que deux “projectiles” avaient été tirés depuis le Liban, dont l’un a été intercepté et le second est tombé sur le sol libanais.Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a aussitôt menacé: “S’il n’y a pas de calme à Kiryat Shmona et dans les localités de Galilée”, dans le nord d’Israël, “il n’y aura pas de calme à Beyrouth”, a-t-il dit.”Le gouvernement libanais porte une responsabilité directe pour tout tir vers la Galilée. Nous ne permettrons pas un retour à la réalité du 7 octobre. Nous garantirons la sécurité des habitants de la Galilée et agirons avec force face à toute menace”, a affirmé M. Katz.- Les habitants paniqués -Dans la ville côtière de Tyr, visée par une frappe le 22 mars, des familles paniquées ont ramené leurs enfants à la maison.”J’ai décidé d’emmener mes enfants à l’école malgré la situation, mais la direction m’a dit qu’ils avaient fermé après les menaces israéliennes et j’ai dû les ramener à la maison”, a témoigné Ali Qassem, un père de quatre enfants.L’agence de presse libanaise Ani a fait état de bombardements dans le sud du Liban et d’une “opération de ratissage” dans une localité proche de la frontière, où des tirs nourris ont été entendus.L’Ani a signalé des tirs d’artillerie aux abords de plusieurs localités frontalières, dont Naqoura, qui abrite le quartier général de la Finul, la force de paix de l’ONU, et Aïta el-Chaab.Après l’interception de roquettes le 22 mars, l’armée israélienne avait riposté par des frappes aériennes dans le sud du Liban et affirmé avoir visé “des dizaines de lanceurs de roquettes et un centre de commandement d’où opéraient des terroristes du Hezbollah”.Ces bombardements avaient fait huit morts, selon les autorités libanaises.Le Hezbollah avait ouvert un front contre Israël en solidarité avec le Hamas au début de la guerre dans la bande de Gaza le 7 octobre 2023, en tirant des roquettes sur le territoire israélien.Ces hostilités, qui ont dégénéré en guerre ouverte en septembre 2024, ont fait plus de 4.000 morts au Liban, détruit des secteurs entiers dans les bastions du Hezbollah et contraint plus d’un million de personnes à fuir.Du côté israélien, le bilan se monte à 78 morts, parmi lesquels 48 soldats en plus des 56 soldats tombés lors d’une offensive au sol déclenchée au Liban à la fin du mois de septembre, selon des données officielles. Quelque 60.000 habitants du nord d’Israël ont été déplacés, dont la moitié n’est pas encore rentrée chez elle, selon les autorités.   Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre, puis le retrait incomplet des soldats israéliens du sud du Liban le 15 février, Israël continue de mener des frappes en territoire libanais et les deux parties s’accusent régulièrement de violer la trêve.Israël a par ailleurs repris ses frappes le 18 mars sur la bande de Gaza après deux mois de trêve, pour contraindre le Hamas à libérer les derniers otages entre ses mains. Le mouvement islamiste a repris les tirs de roquette vers Israël quelques jours plus tard.

Israël menace de frapper Beyrouth après des tirs de roquettes depuis le Liban

Israël a bombardé vendredi le sud du Liban et menacé “d’agir avec force” jusqu’à Beyrouth, en riposte à des tirs de roquettes depuis le Liban vers son territoire, alors qu’une trêve fragile est en vigueur depuis le 27 novembre.L’armée israélienne a annoncé peu après ces tirs mener des frappes contre des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban, frontalier d’Israël.Des images tournées par l’AFP vendredi matin montrent de la fumée s’élevant au-dessus du village libanais de Khiam, proche de la frontière, tandis que les écoles ont fermé dans plusieurs localités, notamment dans la région de Nabatiyé, après les menaces israéliennes.C’est la deuxième fois depuis le début du cessez-le-feu qui a mis fin à deux mois de guerre ouverte entre l’armée israélienne et le mouvement libanais soutenu par l’Iran que des roquettes sont tirées depuis le Liban vers Israël, la précédente remontant au 22 mars.Le Hezbollah, comme il l’avait déjà fait le 22 mars, a nié être à l’origine de ces tirs et affirmé respecter le cessez-le-feu.Vendredi, l’armée israélienne a annoncé que deux “projectiles” avaient été tirés depuis le Liban, dont l’un a été intercepté et le second est tombé sur le sol libanais.Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a aussitôt menacé: “S’il n’y a pas de calme à Kiryat Shmona et dans les localités de Galilée”, dans le nord d’Israël, “il n’y aura pas de calme à Beyrouth”, a-t-il dit.”Le gouvernement libanais porte une responsabilité directe pour tout tir vers la Galilée. Nous ne permettrons pas un retour à la réalité du 7 octobre. Nous garantirons la sécurité des habitants de la Galilée et agirons avec force face à toute menace”, a affirmé M. Katz.- Les habitants paniqués -Dans la ville côtière de Tyr, visée par une frappe le 22 mars, des familles paniquées ont ramené leurs enfants à la maison.”J’ai décidé d’emmener mes enfants à l’école malgré la situation, mais la direction m’a dit qu’ils avaient fermé après les menaces israéliennes et j’ai dû les ramener à la maison”, a témoigné Ali Qassem, un père de quatre enfants.L’agence de presse libanaise Ani a fait état de bombardements dans le sud du Liban et d’une “opération de ratissage” dans une localité proche de la frontière, où des tirs nourris ont été entendus.L’Ani a signalé des tirs d’artillerie aux abords de plusieurs localités frontalières, dont Naqoura, qui abrite le quartier général de la Finul, la force de paix de l’ONU, et Aïta el-Chaab.Après l’interception de roquettes le 22 mars, l’armée israélienne avait riposté par des frappes aériennes dans le sud du Liban et affirmé avoir visé “des dizaines de lanceurs de roquettes et un centre de commandement d’où opéraient des terroristes du Hezbollah”.Ces bombardements avaient fait huit morts, selon les autorités libanaises.Le Hezbollah avait ouvert un front contre Israël en solidarité avec le Hamas au début de la guerre dans la bande de Gaza le 7 octobre 2023, en tirant des roquettes sur le territoire israélien.Ces hostilités, qui ont dégénéré en guerre ouverte en septembre 2024, ont fait plus de 4.000 morts au Liban, détruit des secteurs entiers dans les bastions du Hezbollah et contraint plus d’un million de personnes à fuir.Du côté israélien, le bilan se monte à 78 morts, parmi lesquels 48 soldats en plus des 56 soldats tombés lors d’une offensive au sol déclenchée au Liban à la fin du mois de septembre, selon des données officielles. Quelque 60.000 habitants du nord d’Israël ont été déplacés, dont la moitié n’est pas encore rentrée chez elle, selon les autorités.   Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre, puis le retrait incomplet des soldats israéliens du sud du Liban le 15 février, Israël continue de mener des frappes en territoire libanais et les deux parties s’accusent régulièrement de violer la trêve.Israël a par ailleurs repris ses frappes le 18 mars sur la bande de Gaza après deux mois de trêve, pour contraindre le Hamas à libérer les derniers otages entre ses mains. Le mouvement islamiste a repris les tirs de roquette vers Israël quelques jours plus tard.

Cuba: des supermarchés en dollars, au risque d’accentuer les inégalités

“Ce n’est par pour nous”, explique Michael à son fils dans un supermarché d’État de La Havane qui n’accepte que des paiements en dollars. En ouvrant ce type de magasins, le gouvernement cubain espère renflouer ses caisses en devises, au risque d’accentuer les inégalités.Le Premier ministre Manuel Marrero a annoncé en décembre l’ouverture progressive de supermarchés en dollars. Selon lui, il s’agit d’un “processus nécessaire” pour que l’État puisse récupérer les devises qui circulent de “manière illégale” dans le pays et alimentent un marché des changes parallèle. L’île communiste, soumise depuis cinq ans à un renforcement de l’embargo économique américain, souffre d’un manque cruel de liquidités et veut ainsi capter les dollars que des Cubains reçoivent de leurs familles à l’étranger, deuxième source de devises du pays.La grande nouveauté de ces magasins est d’accepter des dollars en espèces, ce qui n’était plus le cas à Cuba depuis 2004. Michael, 40 ans, qui n’a pas souhaité donner son nom, raconte à l’AFP être entré, alors qu’il passait dans le quartier aisé de Miramar, dans un supermarché flambant neuf, situé au rez-de-chaussée d’un hôtel de luxe et qui a été le premier, dès janvier, à n’accepter que des dollars. “A peine entré, on m’a dit que (le paiement) était en dollars”, raconte à l’AFP le quadragénaire qui a tourné les talons car il n’avait en sa possession que quelques MLC échangés contre des pesos sur le marché informel. Le MLC est une monnaie électronique créée en 2019 par le gouvernement quand il a commencé à dollariser le commerce de détail, mais qui a perdu depuis beaucoup de sa valeur.”Cela a été compliqué d’expliquer cela à mon fils”, raconte Michael, qui a délaissé l’enseignement des mathématiques pour gagner davantage comme manutentionnaire dans une entreprise privée. “On s’en va, ce n’est pas pour nous”, lui a-t-il dit. – “Le prince et le pauvre” -Depuis l’ouverture de l’établissement, des Cubains en sortent avec des caddies remplis de denrées, une image peu commune sur l’île où les pénuries et les faibles salaires (42 dollars pour le salaire moyen) forcent les habitants à multiplier les lieux d’approvisionnement.”Chaque fois que nous venons, nous trouvons ce que nous cherchons”, explique à l’AFP Enzo Puebla, 24 ans. “Il y a des œufs, de l’huile” et “beaucoup de produits carnés”, précise l’ingénieur, qui reçoit de l’argent de sa famille installée hors de l’île.Pour l’économiste cubain Mauricio de Miranda, “le problème principal de la dollarisation, c’est qu’elle est partielle, car seules les dépenses de consommation de la population, dont des produits de première nécessité, ont été dollarisées”. “Mais pas les revenus”, ajoute le chercheur de l’Université Javerian de Cali en Colombie, tandis que la grande majorité des Cubains sont payés en pesos. “Cela entraîne nécessairement l’exclusion des personnes qui n’ont pas la possibilité d’avoir des dollars”. La variété des produits disponibles dans les magasins étatiques en dollars, qui seront à terme plusieurs dizaines dans la capitale et s’ouvrent désormais aussi en province, contraste avec la situation des magasins où les paiements s’effectuent en MLC: des rayons vides ou remplis sur plusieurs mètres d’une même denrée.  En face du supermarché situé au rez-de-chaussée de l’hôtel de luxe, subsiste un magasin d’État en MLC. Sarcastiques, les Cubains n’ont pas tardé à les surnommer “Le prince et le pauvre”, d’après un roman classique américain.- Amour-haine -La relation du pouvoir communiste avec le billet vert est une histoire d’amour-haine. Le dollar a d’abord été strictement interdit en 1959, après la révolution castriste, et détenir un seul billet américain pouvait conduire en prison. En 1993, Fidel Castro (1926-2016) a finalement dépénalisé la possession de dollars et des magasins en devises ont été ouverts. Il s’agissait de faire face à la profonde crise économique qui a frappé l’île après l’implosion du bloc soviétique, principal allié de Cuba. En 2004, le billet vert est à nouveau retiré de la circulation directe.De fait, la nouvelle stratégie du gouvernement pour récupérer des devises est “une copie quasi conforme de la dollarisation partielle des années 1990”, souligne l’économiste cubaine Tamarys Bahamonde, chercheuse associée à l’American University à Washington. La pandémie, la chute du tourisme, et une réforme monétaire ratée en 2021, comprenant une dévaluation du peso, ont constitué un cocktail explosif qui a fait monter en flèche le prix du dollar sur le marché noir, alors que l’État cherchait désespérément à retrouver des liquidités.  Désormais, le gouvernement défend sa stratégie de “dollarisation” comme étant une étape indispensable pour stimuler l’entrée de devises, avant de passer à une “dé-dollarisation” de l’économie. Mais “aucun processus de dollarisation n’est revenu en arrière et Cuba est presque un cas d’école qui met en évidence les difficultés qu’il faut affronter quand on essaie de dédollariser”, souligne Tamarys Bahamonde. 

Un puissant séisme frappe la Birmanie et la Thaïlande voisine

Un puissant tremblement de terre de magnitude 7,7 a frappé vendredi le centre de la Birmanie, un séisme dont les secousses ont été ressenties jusqu’en Chine et en Thaïlande où un immeuble de trente étages s’est effondré, prenant au piège une quarantaine d’ouvriers.Le séisme, peu profond, s’est produit à 16 kilomètres au nord-ouest de la ville de Sagaing, vers 14H20, heure locale (06H20 GMT), a annoncé l’Institut géologique américain (USGS). Une réplique de magnitude 6,4 a secoué cette zone quelques minutes plus tard, selon même source.Dans la capitale birmane, à Naypyidaw, les routes ont été déformées sous l’effet des secousses et des morceaux de plafond sont tombés des immeubles, ont constaté des journalistes de l’AFP. Le bilan humain n’était pas connu dans l’immédiat.De fortes secousses ont été par ailleurs ressenties en Thaïlande voisine, causant des scènes de panique à Bangkok où des bureaux et des magasins ont été évacués.Un immeuble de 30 étages en construction s’est effondré dans la capitale thaïlandaise après le séisme, a déclaré un responsable de la police à l’AFP. Des recherches ont débuté pour retrouver 43 ouvriers bloqués sur le site, selon les urgentistes.”J’ai entendu le bruit alors que je dormais chez moi, j’ai couru aussi loin que possible en pyjama hors du bâtiment,” a déclaré à l’AFP Duangjai, une habitante de la deuxième ville du pays, Chiang Mai (nord-ouest), destination prisée des touristes et réputées pour ses temples.Sai, un autre habitant de Chiang Mai, âgé de 76 ans, se trouvait dans une supérette au moment du tremblement de terre. “Je me suis précipité hors du magasin avec d’autres clients”, a-t-il raconté. “C’est la plus forte secousse que j’ai ressentie de toute ma vie”.Les secousses ont également été ressenties dans le nord et le centre de la Thaïlande. A Bangkok, certains services de métro ont été suspendus.La Première ministre thaïlandaise Paetongtarn Shinawatra a immédiatement annoncé la convocation d’une “réunion d’urgence”, dans un message sur X.- Dégâts -Des journalistes de l’AFP se trouvaient au Musée national de Birmanie, à Naypyidaw, lorsque s’est produit le séisme, faisant trembler les murs du bâtiment.Des morceaux sont tombés du plafond et les murs se sont fissurés. Des employés se sont rués vers l’extérieur, certains en pleurs, alors que d’autres tentaient de joindre leurs proches par téléphone.Le sol a vibré pendant trente longues secondes, avant de se stabiliser.D’autres secousses ont par ailleurs été ressenties dans la province chinoise du Yunnan (sud-ouest), selon l’agence chinoise chargée des séismes, qui a enregistré une secousse de magnitude 7,9.Les séismes sont relativement fréquents en Birmanie, où six tremblements de terre ayant atteint ou dépassé une magnitude de 7 se sont produits entre 1930 et 1956 près de la Faille de Sagaing, qui traverse le centre du pays du nord au sud.En 2016, un séisme de magnitude 6,8 avait secoué l’ancienne capitale, Bagan, dans le centre du pays, tuant trois personnes et provoquant l’effondrement des murs des temples de cette destination touristique.En novembre 2012, un séisme également de magnitude 6,8 avait frappé le centre du pays, faisant 26 morts et des centaines de blessés.La faiblesse des infrastructures, l’insuffisance de services de santé, notamment dans les zones rurales, le développement anarchique des zones urbanisées ont rendu la population des régions habitées particulièrement vulnérable en cas de catastrophe naturelle, selon les experts.

Un puissant séisme frappe la Birmanie et la Thaïlande voisine

Un puissant tremblement de terre de magnitude 7,7 a frappé vendredi le centre de la Birmanie, un séisme dont les secousses ont été ressenties jusqu’en Chine et en Thaïlande où un immeuble de trente étages s’est effondré, prenant au piège une quarantaine d’ouvriers.Le séisme, peu profond, s’est produit à 16 kilomètres au nord-ouest de la ville de Sagaing, vers 14H20, heure locale (06H20 GMT), a annoncé l’Institut géologique américain (USGS). Une réplique de magnitude 6,4 a secoué cette zone quelques minutes plus tard, selon même source.Dans la capitale birmane, à Naypyidaw, les routes ont été déformées sous l’effet des secousses et des morceaux de plafond sont tombés des immeubles, ont constaté des journalistes de l’AFP. Le bilan humain n’était pas connu dans l’immédiat.De fortes secousses ont été par ailleurs ressenties en Thaïlande voisine, causant des scènes de panique à Bangkok où des bureaux et des magasins ont été évacués.Un immeuble de 30 étages en construction s’est effondré dans la capitale thaïlandaise après le séisme, a déclaré un responsable de la police à l’AFP. Des recherches ont débuté pour retrouver 43 ouvriers bloqués sur le site, selon les urgentistes.”J’ai entendu le bruit alors que je dormais chez moi, j’ai couru aussi loin que possible en pyjama hors du bâtiment,” a déclaré à l’AFP Duangjai, une habitante de la deuxième ville du pays, Chiang Mai (nord-ouest), destination prisée des touristes et réputées pour ses temples.Sai, un autre habitant de Chiang Mai, âgé de 76 ans, se trouvait dans une supérette au moment du tremblement de terre. “Je me suis précipité hors du magasin avec d’autres clients”, a-t-il raconté. “C’est la plus forte secousse que j’ai ressentie de toute ma vie”.Les secousses ont également été ressenties dans le nord et le centre de la Thaïlande. A Bangkok, certains services de métro ont été suspendus.La Première ministre thaïlandaise Paetongtarn Shinawatra a immédiatement annoncé la convocation d’une “réunion d’urgence”, dans un message sur X.- Dégâts -Des journalistes de l’AFP se trouvaient au Musée national de Birmanie, à Naypyidaw, lorsque s’est produit le séisme, faisant trembler les murs du bâtiment.Des morceaux sont tombés du plafond et les murs se sont fissurés. Des employés se sont rués vers l’extérieur, certains en pleurs, alors que d’autres tentaient de joindre leurs proches par téléphone.Le sol a vibré pendant trente longues secondes, avant de se stabiliser.D’autres secousses ont par ailleurs été ressenties dans la province chinoise du Yunnan (sud-ouest), selon l’agence chinoise chargée des séismes, qui a enregistré une secousse de magnitude 7,9.Les séismes sont relativement fréquents en Birmanie, où six tremblements de terre ayant atteint ou dépassé une magnitude de 7 se sont produits entre 1930 et 1956 près de la Faille de Sagaing, qui traverse le centre du pays du nord au sud.En 2016, un séisme de magnitude 6,8 avait secoué l’ancienne capitale, Bagan, dans le centre du pays, tuant trois personnes et provoquant l’effondrement des murs des temples de cette destination touristique.En novembre 2012, un séisme également de magnitude 6,8 avait frappé le centre du pays, faisant 26 morts et des centaines de blessés.La faiblesse des infrastructures, l’insuffisance de services de santé, notamment dans les zones rurales, le développement anarchique des zones urbanisées ont rendu la population des régions habitées particulièrement vulnérable en cas de catastrophe naturelle, selon les experts.