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Crise au Soudan du Sud: le vice-président assigné à résidence, un médiateur kényan à Juba
Le vice-président Riek Machar a été assigné à résidence, a confirmé vendredi le pouvoir sud-soudanais, alors qu’un médiateur kényan est à Juba pour tenter de résoudre la crise qui menace de replonger le Soudan du Sud dans la guerre civile.Un convoi de véhicules lourdement armés conduit par le ministre de la Défense et le chef de la sécurité nationale avait pénétré mercredi soir “de force dans la résidence du vice-président” à Juba et arrêté celui-ci, selon le parti de M. Machar.Mais alors que l’information agitait tant le pays que la communauté internationale, l’exécutif loyal au président Salva Kiir n’avait depuis deux jours pas dit un mot sur le sujet.Riek Machar a été “assigné à résidence”, accusé d’avoir “agité” ses “bases” pour qu’elles se rebellent contre le gouvernement et que le pays “retourne en guerre”, a expliqué vendredi le porte-parole et ministre de l’Information Michael Makuei Lueth.”Le gouvernement appelle le peuple du Soudan du Sud à rester calme”, a-t-il poursuivi dans un communiqué, alors que Juba paraissait tranquille vendredi.L’arrestation de Riek Machar par des forces loyales au président Kiir, après des semaines sous haute tension, font craindre un retour à la guerre civile dans le pays, encore fragilisé par une sanglante guerre civile entre des forces soutenant les deux hommes entre 2013 et 2018.- “Tromperie” -Au terme de ce conflit qui avait fait quelque 400.000 morts et quatre millions de déplacés, les deux factions étaient parvenues en 2018 à un fragile accord de partage du pouvoir… que l’assignation à résidence du vice-président semble anéantir.Jeudi, le parti de Riek Machar dénonçait “une tromperie, une rupture de promesse” par le camp de Salva Kiir, et a déclaré qu’il considérait comme abrogé l’accord de paix de 2018.”Plus que jamais, les dirigeants du Soudan du Sud doivent entendre un message clair, unifié et retentissant: déposez les armes, placez la population du Soudan du Sud au-dessus de tout”, a lancé le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres vendredi, regrettant que le peuple sud-soudanais n’ait pas le “leadership qu’il “mérite”.L’Union européenne s’est de son côté dite vendredi “vivement préoccupée” par l’arrestation de Riek Machar, appelant Salva Kiir à “revenir sur cette action et à apaiser la situation dans le pays”.C’est dans ces circonstances que l’ex-Premier ministre kényan Raila Odinga, 80 ans, est “arrivé aujourd’hui” vendredi dans la capitale sud-soudanaise, a déclaré son porte-parole Dennis Onyango à l’AFP.Le président kényan William Ruto, qui préside la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), avait annoncé jeudi l’envoi d’un médiateur dans le plus jeune pays du monde pour tenter d’y “désamorcer” la situation. La décision avait été prise après un “entretien téléphonique avec le président Salva Kiir” et des consultations avec le président ougandais Yoweri Museveni et le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, avait précisé le chef d’État kényan. Le non-respect de l’accord de paix “conduira à un retour catastrophique” à la guerre et menace “des millions de vies”, a prévenu jeudi la commission de l’ONU chargée de documenter les violations des droits humains dans le pays.- Juba calme -Juba, qui s’était réveillé jeudi au son des tirs d’artillerie, semblait néanmoins calme vendredi avec ses magasins ouverts et des passants dans les rues, a constaté un correspondant de l’AFP. Mais une forte présence militaire est toujours visible devant la résidence de M. Machar, dont un tank.Selon des experts, le président Kiir, 73 ans, cherche depuis des mois à assurer sa succession et à affaiblir politiquement M. Machar. Depuis février, plus de 20 alliés politiques et militaires de ce dernier ont été arrêtés, dont certains sont détenus au secret.Depuis la déclaration d’indépendance d’avec le Soudan en 2011, aucune élection présidentielle n’a été organisée au Soudan du Sud, pays parmi les plus pauvres au monde malgré d’importantes ressources pétrolières.Le gouvernement britannique, qui avait réduit ses effectifs diplomatiques au strict minimum, a exhorté jeudi soir ses ressortissants à quitter “immédiatement” le pays.L’Allemagne et la Norvège ont fermé leurs ambassades à Juba. Les États-Unis ont également réduit leurs effectifs au strict minimum, et appelé leurs ressortissants à quitter le pays. Le chef de la mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss) avait dénoncé cette semaine des attaques indiscriminées contre les civils, notamment dans le nord-est du pays.Des affrontements s’y déroulent depuis des semaines entre notamment les forces fédérales loyales au président Salva Kiir et une “Armée blanche”, milice accusée par le pouvoir de collaborer avec le premier vice-président Riek Machar.
Crise au Soudan du Sud: le vice-président assigné à résidence, un médiateur kényan à Juba
Le vice-président Riek Machar a été assigné à résidence, a confirmé vendredi le pouvoir sud-soudanais, alors qu’un médiateur kényan est à Juba pour tenter de résoudre la crise qui menace de replonger le Soudan du Sud dans la guerre civile.Un convoi de véhicules lourdement armés conduit par le ministre de la Défense et le chef de la sécurité nationale avait pénétré mercredi soir “de force dans la résidence du vice-président” à Juba et arrêté celui-ci, selon le parti de M. Machar.Mais alors que l’information agitait tant le pays que la communauté internationale, l’exécutif loyal au président Salva Kiir n’avait depuis deux jours pas dit un mot sur le sujet.Riek Machar a été “assigné à résidence”, accusé d’avoir “agité” ses “bases” pour qu’elles se rebellent contre le gouvernement et que le pays “retourne en guerre”, a expliqué vendredi le porte-parole et ministre de l’Information Michael Makuei Lueth.”Le gouvernement appelle le peuple du Soudan du Sud à rester calme”, a-t-il poursuivi dans un communiqué, alors que Juba paraissait tranquille vendredi.L’arrestation de Riek Machar par des forces loyales au président Kiir, après des semaines sous haute tension, font craindre un retour à la guerre civile dans le pays, encore fragilisé par une sanglante guerre civile entre des forces soutenant les deux hommes entre 2013 et 2018.- “Tromperie” -Au terme de ce conflit qui avait fait quelque 400.000 morts et quatre millions de déplacés, les deux factions étaient parvenues en 2018 à un fragile accord de partage du pouvoir… que l’assignation à résidence du vice-président semble anéantir.Jeudi, le parti de Riek Machar dénonçait “une tromperie, une rupture de promesse” par le camp de Salva Kiir, et a déclaré qu’il considérait comme abrogé l’accord de paix de 2018.”Plus que jamais, les dirigeants du Soudan du Sud doivent entendre un message clair, unifié et retentissant: déposez les armes, placez la population du Soudan du Sud au-dessus de tout”, a lancé le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres vendredi, regrettant que le peuple sud-soudanais n’ait pas le “leadership qu’il “mérite”.L’Union européenne s’est de son côté dite vendredi “vivement préoccupée” par l’arrestation de Riek Machar, appelant Salva Kiir à “revenir sur cette action et à apaiser la situation dans le pays”.C’est dans ces circonstances que l’ex-Premier ministre kényan Raila Odinga, 80 ans, est “arrivé aujourd’hui” vendredi dans la capitale sud-soudanaise, a déclaré son porte-parole Dennis Onyango à l’AFP.Le président kényan William Ruto, qui préside la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), avait annoncé jeudi l’envoi d’un médiateur dans le plus jeune pays du monde pour tenter d’y “désamorcer” la situation. La décision avait été prise après un “entretien téléphonique avec le président Salva Kiir” et des consultations avec le président ougandais Yoweri Museveni et le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, avait précisé le chef d’État kényan. Le non-respect de l’accord de paix “conduira à un retour catastrophique” à la guerre et menace “des millions de vies”, a prévenu jeudi la commission de l’ONU chargée de documenter les violations des droits humains dans le pays.- Juba calme -Juba, qui s’était réveillé jeudi au son des tirs d’artillerie, semblait néanmoins calme vendredi avec ses magasins ouverts et des passants dans les rues, a constaté un correspondant de l’AFP. Mais une forte présence militaire est toujours visible devant la résidence de M. Machar, dont un tank.Selon des experts, le président Kiir, 73 ans, cherche depuis des mois à assurer sa succession et à affaiblir politiquement M. Machar. Depuis février, plus de 20 alliés politiques et militaires de ce dernier ont été arrêtés, dont certains sont détenus au secret.Depuis la déclaration d’indépendance d’avec le Soudan en 2011, aucune élection présidentielle n’a été organisée au Soudan du Sud, pays parmi les plus pauvres au monde malgré d’importantes ressources pétrolières.Le gouvernement britannique, qui avait réduit ses effectifs diplomatiques au strict minimum, a exhorté jeudi soir ses ressortissants à quitter “immédiatement” le pays.L’Allemagne et la Norvège ont fermé leurs ambassades à Juba. Les États-Unis ont également réduit leurs effectifs au strict minimum, et appelé leurs ressortissants à quitter le pays. Le chef de la mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss) avait dénoncé cette semaine des attaques indiscriminées contre les civils, notamment dans le nord-est du pays.Des affrontements s’y déroulent depuis des semaines entre notamment les forces fédérales loyales au président Salva Kiir et une “Armée blanche”, milice accusée par le pouvoir de collaborer avec le premier vice-président Riek Machar.
Israël bombarde la banlieue sud de Beyrouth, après quatre mois de trêve
Israël a bombardé vendredi la banlieue sud de Beyrouth, un bastion du Hezbollah, pour la première fois après quatre mois de trêve, en riposte à des tirs de roquettes qui ont visé son territoire.L’armée israélienne, qui a aussi bombardé le sud du Liban, avait appelé à évacuer une partie des habitants de la banlieue sud, cible de bombardements intenses pendant les deux mois de guerre ouverte qui l’ont opposée au mouvement libanais soutenu par l’Iran, avant un fragile cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre.La frappe a visé le quartier densément peuplé de Hadath, dégageant un immense champignon de fumée noire.L’armée israélienne affirme avoir visé un dépôt de drones, accusant le Hezbollah de “dissimule(r) systématiquement ses infrastructures terroristes au milieu de la population civile”.Dans les ruines fumantes des immeubles soufflés, où les pompiers tentaient d’éteindre les flammes, les secouristes fouillaient les décombres et évacuaient des blessés, selon des images de l’AFP.Un énorme embouteillage s’est formé aux portes de la banlieue sud, dont beaucoup d’habitants cherchaient à fuir.”Nous avons très peur que la guerre revienne”, a affirmé Mohammad, un chauffeur de taxi de 55 ans qui fuyait avec sa famille, comme il l’avait déjà fait pendant la guerre de l’automne.L’armée israélienne avait appelé peu avant les habitants de Hadath à évacuer une zone située autour “d’installations du Hezbollah”, en désignant un bâtiment en rouge sur une carte.Elle avait annoncé plus tôt bombarder des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban, frontalier d’Israël, en riposte au tir de deux “projectiles” dont l’un a été intercepté et l’autre est tombé sur le sol libanais. Le Hezbollah a nié être à l’origine de ces tirs.Les frappes israéliennes ont fait au moins cinq morts dans deux villages du sud du Liban, selon le ministère de la Santé. L’armée israélienne a indiqué avoir “frappé des centres de commandement du Hezbollah, des infrastructures terroristes, des rampes de lancement et des terroristes”. – “Tourbillon de violence” -Le président libanais, Joseph Aoun, a annoncé l’ouverture d’une enquête. “Tout indique”, selon lui, que “le Hezbollah n’est pas responsable”. L’armée libanaise a annoncé avoir découvert les rampes de lancement de roquettes utilisées pour viser Israël, installées à la limite nord du fleuve Litani, la zone d’où le Hezbollah est censé se retirer en vertu de l’accord de cessez-le-feu, à une trentaine de kilomètres de la frontière israélienne.Le mouvement islamiste libanais, sorti très affaibli de la guerre, a annulé un rassemblement prévu vendredi dans la banlieue sud. C’est la deuxième fois depuis le début du cessez-le-feu que des roquettes sont tirées depuis le Liban vers Israël, la précédente remontant au 22 mars.Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a aussitôt menacé: “S’il n’y a pas de calme”, dans le nord d’Israël, “il n’y aura pas de calme à Beyrouth”, a-t-il dit, avant de prévenir plus tard que la banlieue sud serait frappée “à chaque tentative” d’attaque contre le nord d’Israël.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a averti, lui, que Israël frapperait “partout au Liban contre toute menace”. Joseph Aoun, en visite à Paris, a condamné “toute tentative détestable de ramener le Liban dans un tourbillon de violence”.Son homologue français, Emmanuel Macron, a dénoncé des frappes “inacceptables”, “en violation du cessez-le-feu”, et annoncé qu’il allait s’entretenir avec le président américain, Donald Trump, et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.- Ecoles fermées -Après les menaces israéliennes, les écoles ont fermé dans plusieurs localités du sud du Liban, comme à Tyr, visée par une frappe le 22 mars, où des familles paniquées ont ramené leurs enfants à la maison.”J’ai décidé d’emmener mes enfants à l’école malgré la situation, mais la direction m’a dit qu’ils avaient fermé après les menaces israéliennes”, a témoigné Ali Qassem, un père de quatre enfants.Le Hezbollah, allié du Hamas, avait ouvert un front contre Israël au début de la guerre dans la bande de Gaza le 7 octobre 2023.Ces hostilités, qui ont dégénéré en guerre ouverte en septembre 2024, ont fait plus de 4.000 morts au Liban et contraint plus d’un million de personnes à fuir.Du côté israélien, le bilan se monte à 78 morts, parmi lesquels 48 soldats en plus des 56 soldats tombés lors d’une offensive au sol déclenchée au Liban à la fin du mois de septembre, selon des données officielles.Quelque 60.000 habitants du nord d’Israël ont été déplacés, dont la moitié n’est pas encore rentrée chez elle, selon les autorités. Depuis le retrait incomplet des soldats israéliens du sud du Liban le 15 février, Israël continue de mener des frappes au Liban.L’armée israélienne a par ailleurs repris le 18 mars ses bombardements meurtriers sur la bande de Gaza, mettant fin à deux mois de trêve.
Perpétuité requise au procès du féminicide de Chahinez, brûlée vive
La réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans, a été requise vendredi contre Mounir Boutaa pour “l’assassinat” il y a quatre ans de son épouse Chahinez Daoud, brûlée vive devant chez elle à Mérignac.Le 4 mai 2021, ce maçon franco-algérien avait tiré au fusil dans les jambes de la victime, avant de l’asperger d’essence et de mettre le feu, dans un “acharnement meurtrier destiné à exterminer” qui a marqué “profondément toute notre société”, a déclaré l’avocate générale Cécile Kauffman devant la cour d’assises de la Gironde, où des militantes féministes ont manifesté toute la semaine.Caché depuis l’aube dans un fourgon inconnu de la victime et aménagé pour observer sans être vu, Mounir Boutaa avait épié toute la journée les allées et venues de la jeune femme de 31 ans, avec laquelle il s’était marié en 2015, avant de passer à l’acte.Durant les débats entamés lundi, l’accusé de 48 ans a maintenu qu’il voulait “lui faire la peur de sa vie” mais sans la tuer, convaincu qu’elle lui était infidèle – ce qu’aucun élément de l’enquête n’a confirmé.La mort de Chahinez, “c’était pas moi, c’était mon corps, pas mon esprit”, a-t-il plusieurs fois répété. “Bien sur sûr que je regrette”, “je l’aimais”, a-t-il fini par lâcher jeudi, sans s’excuser, pressée par l’une de ses avocates, Me Elena Badescu.”Tuer parce qu’on aime à la folie est une aberration”, a cinglé l’avocate générale, dépeignant un homme “jaloux pathologique, manipulateur, dépourvu d’empathie”.”Chahinez était bien vivante quand cet homme a allumé le feu”, “son corps a brûlé à 85%”, a souligné la magistrate, alors que la famille de la victime venait de quitter la salle, en pleurs, quand elle a commencé à rappeler les faits.- “Dangerosité” – Durant l’instruction comme dans son box, l’accusé a clamé sa certitude de l’existence d’un “amant”, déplorant qu’il ne soit pas présent à l’audience et criant au complot.”Paranoïaque” aux “traits narcissiques”, celui qui a raconté aux médecins avoir été violé enfant, sans le confirmer à la barre, avait basculé petit à petit “dans une pathologie psychotique”, faisant de sa conjointe “la cause de tous ses maux”, selon les experts psychiatriques qui ont conclu durant l’instruction à l’altération de son discernement, ce qui peut limiter la peine à 30 ans de réclusion.L’avocate générale a retenu aussi l’altération mais a requis “d’écarter cette diminution de peine” en raison de “la dangerosité de cette homme”, de son “incapacité à se réinsérer”.La victime, mère de trois enfants dont deux issus d’une première union, “vivait dans la peur” et se savait condamnée, ont témoigné des amies.Son téléphone était vérifié, son compte Facebook contrôlé et ses papiers administratifs déchirés par son mari pour l’empêcher de travailler. “Il voulait tout maîtriser: la façon de s’habiller, la façon de cuisiner”, a dénoncé une sœur de Chahinez Daoud.Mais elle “n’a pas voulu être prisonnière, être un jouet, c’est pour ça qu’elle a été tuée”, a dit son père.- “Emblématique” -L’ancienne épouse de Mounir Boutaa a raconté à la cour avoir subi “gifles, coups de pieds, insultes”, et une emprise similaire.Me Julien Plouton, avocat de la famille Daoud, a fait de l’accusé une “figure emblématique” des auteurs de féminicides, au “cheminement typique”, passant “d’un amour surdimensionné” à la “dévalorisation” de celle qui devint “le diable en personne”.La défense a évoqué un homme “en souffrance permanente”, “envahi par ses croyances” qui n’a pas pu préméditer son acte exhortant les jurés à ne pas juger “une affaire symbole” mais à “comprendre” celui qui “n’est pas le monstre décrit dans la presse”.”C’est un être humain que notre société doit juger aujourd’hui”, a insisté Me Badescu, pour qui une condamnation à perpétuité ne laisserait la place à “aucun espoir”.Avant que la cour se retire pour délibérer, l’accusé a demandé pardon “au monde entier”.Un mois et demi avant sa mort, Chahinez Daoud avait déposé une nouvelle plainte contre celui qu’elle cherchait à quitter.Mais celle-ci fut mal enregistrée par un policier qui venait lui-même d’être condamné pour violences conjugales, parmi une série de “défaillances” pointées ultérieurement par une enquête administrative sur l’affaire, pour lesquelles la famille de la victime a engagé une procédure contre l’État.
Ukraine: Poutine évoque l’idée d’une “administration transitoire” sans Zelensky
Le président russe Vladimir Poutine a évoqué vendredi l’idée d’une “administration transitoire” pour l’Ukraine, sous l’égide de l’ONU, une option qui implique le départ de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, avant toute négociation sur un accord de paix.La Russie et l’Ukraine se sont également de nouveau accusés d’avoir frappé des sites énergétiques du camp adverse, en violation d’un fragile accord annoncé cette semaine par Washington et censé interdire les frappes sur les sites énergétiques. L’assaut déclenché par le Kremlin a déjà fait plusieurs dizaines de milliers de morts, civils et militaires confondus, l’un des pires bilans pour un conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, avec celui de l’ex-Yougoslavie (1991-1995) qui a fait 130.000 morts.”On pourrait bien sûr discuter avec les Etats-Unis, même avec les pays européens, et bien évidemment avec nos partenaires et amis, sous l’égide de l’ONU, d’une possibilité de mettre en place en Ukraine une administration transitoire”, a dit Vladimir Poutine lors d’une rencontre avec des marins russes, tard dans la nuit, à Mourmansk (nord-ouest).Cela permettrait d'”organiser une élection présidentielle”, avant de “commencer avec ces autorités des négociations sur un accord de paix”, a-t-il poursuivi, évoquant cette idée-là pour la première fois.Depuis février 2022, Vladimir Poutine justifie notamment son attaque contre l’Ukraine comme un moyen pour tenter de renverser le pouvoir en place, qu’il considère à la botte des Occidentaux, malgré l’élection régulière de Volodymyr Zelensky en 2019.La loi martiale, en vigueur en Ukraine depuis le début du conflit, y interdit la tenue d’élections, alors que le pays est soumis à des bombardements russes quotidiens et que des millions de citoyens sont au front, déplacés ou en exil.- “Nous allons les achever” -Le président russe s’est par ailleurs félicité que les forces russes aient “l’initiative stratégique” sur le front face aux Ukrainiens.”Il y a des raisons qui portent à croire que nous allons les achever”, a lancé M. Poutine, dont l’armée progresse petit à petit, notamment dans l’Est ukrainien, malgré de lourdes pertes.Vladimir Poutine, qui a ordonné à ses troupes en 2022 d’attaquer l’Ukraine, exige toujours sa reddition, le renoncement de ses aspirations à rejoindre l’Otan et la reconnaissance des territoires ukrainiens que la Russie occupe. Des conditions jugées inacceptables par Kiev et ses alliés occidentaux.Alors que le président américain Donald Trump prône la fin du conflit le plus vite possible et s’est rapproché de Vladimir Poutine depuis mi-février, la Russie est accusée par l’Ukraine de “jouer la montre” en refusant un cessez-le-feu, afin de pousser son avantage militaire sur le terrain.Sous pression américaine, Kiev avait accepté le 11 mars une cessation sans conditions des combats, pour 30 jours. Après avoir initialement émis des réserves à cette idée, Vladimir Poutine l’avait tout simplement rejetée lors d’un appel avec Donald Trump, s’accordant uniquement sur un moratoire sur les sites énergétiques, bien plus limité.Depuis cet échange le 18 mars, Moscou et Kiev s’accusent mutuellement d’avoir visé des installations énergétiques du camp adverse, révélant la faiblesse de l’accord brandi par l’administration de Donald Trump.Vendredi, l’armée russe a affirmé qu’une attaque ukrainienne avait provoqué un “puissant incendie” et d’importantes destructions dans la station de mesure de gaz de Soudja, dans la région russe de Koursk.- “Pas la paix” -“Les tentatives de lancer ces frappes se poursuivent quotidiennement”, a dénoncé le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors d’un point presse.L’opérateur énergétique ukrainien Naftogaz a, quant à lui, accusé Moscou d’avoir “bombardé” ses sites, sans donner toutefois plus de détails.Mardi, la Maison Blanche avait également annoncé un accord en vue d’une trêve en mer Noire, où les hostilités sont toutefois très limitées depuis plusieurs mois.Mais Moscou a immédiatement réclamé la levée de nombreuses restrictions sur les exportations agricoles russes, une idée soutenue par la Maison Blanche, mais balayée par les Européens, réunis en sommet à Paris jeudi.Un tel refus montre que les Européens “ne veulent pas suivre la voie de la paix”, a accusé vendredi Dmitri Peskov.Marginalisés par Moscou et Washington sur les discussions sur l’Ukraine, les Européens tentent, tant bien que mal, de faire entendre leur voix.Une mission franco-britannique doit se rendre “dans les prochains jours en Ukraine”, d’après le président français Emmanuel Macron, pour préparer notamment “ce que sera le format de l’armée ukrainienne” à terme.Sur le front, l’armée russe a revendiqué la prise de deux localités: une dans la partie occupée par l’Ukraine dans sa région de Koursk, l’autre dans le nord-est ukrainien.
Ukraine: Poutine évoque l’idée d’une “administration transitoire” sans Zelensky
Le président russe Vladimir Poutine a évoqué vendredi l’idée d’une “administration transitoire” pour l’Ukraine, sous l’égide de l’ONU, une option qui implique le départ de son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, avant toute négociation sur un accord de paix.La Russie et l’Ukraine se sont également de nouveau accusés d’avoir frappé des sites énergétiques du camp adverse, en violation d’un fragile accord annoncé cette semaine par Washington et censé interdire les frappes sur les sites énergétiques. L’assaut déclenché par le Kremlin a déjà fait plusieurs dizaines de milliers de morts, civils et militaires confondus, l’un des pires bilans pour un conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, avec celui de l’ex-Yougoslavie (1991-1995) qui a fait 130.000 morts.”On pourrait bien sûr discuter avec les Etats-Unis, même avec les pays européens, et bien évidemment avec nos partenaires et amis, sous l’égide de l’ONU, d’une possibilité de mettre en place en Ukraine une administration transitoire”, a dit Vladimir Poutine lors d’une rencontre avec des marins russes, tard dans la nuit, à Mourmansk (nord-ouest).Cela permettrait d'”organiser une élection présidentielle”, avant de “commencer avec ces autorités des négociations sur un accord de paix”, a-t-il poursuivi, évoquant cette idée-là pour la première fois.Depuis février 2022, Vladimir Poutine justifie notamment son attaque contre l’Ukraine comme un moyen pour tenter de renverser le pouvoir en place, qu’il considère à la botte des Occidentaux, malgré l’élection régulière de Volodymyr Zelensky en 2019.La loi martiale, en vigueur en Ukraine depuis le début du conflit, y interdit la tenue d’élections, alors que le pays est soumis à des bombardements russes quotidiens et que des millions de citoyens sont au front, déplacés ou en exil.- “Nous allons les achever” -Le président russe s’est par ailleurs félicité que les forces russes aient “l’initiative stratégique” sur le front face aux Ukrainiens.”Il y a des raisons qui portent à croire que nous allons les achever”, a lancé M. Poutine, dont l’armée progresse petit à petit, notamment dans l’Est ukrainien, malgré de lourdes pertes.Vladimir Poutine, qui a ordonné à ses troupes en 2022 d’attaquer l’Ukraine, exige toujours sa reddition, le renoncement de ses aspirations à rejoindre l’Otan et la reconnaissance des territoires ukrainiens que la Russie occupe. Des conditions jugées inacceptables par Kiev et ses alliés occidentaux.Alors que le président américain Donald Trump prône la fin du conflit le plus vite possible et s’est rapproché de Vladimir Poutine depuis mi-février, la Russie est accusée par l’Ukraine de “jouer la montre” en refusant un cessez-le-feu, afin de pousser son avantage militaire sur le terrain.Sous pression américaine, Kiev avait accepté le 11 mars une cessation sans conditions des combats, pour 30 jours. Après avoir initialement émis des réserves à cette idée, Vladimir Poutine l’avait tout simplement rejetée lors d’un appel avec Donald Trump, s’accordant uniquement sur un moratoire sur les sites énergétiques, bien plus limité.Depuis cet échange le 18 mars, Moscou et Kiev s’accusent mutuellement d’avoir visé des installations énergétiques du camp adverse, révélant la faiblesse de l’accord brandi par l’administration de Donald Trump.Vendredi, l’armée russe a affirmé qu’une attaque ukrainienne avait provoqué un “puissant incendie” et d’importantes destructions dans la station de mesure de gaz de Soudja, dans la région russe de Koursk.- “Pas la paix” -“Les tentatives de lancer ces frappes se poursuivent quotidiennement”, a dénoncé le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors d’un point presse.L’opérateur énergétique ukrainien Naftogaz a, quant à lui, accusé Moscou d’avoir “bombardé” ses sites, sans donner toutefois plus de détails.Mardi, la Maison Blanche avait également annoncé un accord en vue d’une trêve en mer Noire, où les hostilités sont toutefois très limitées depuis plusieurs mois.Mais Moscou a immédiatement réclamé la levée de nombreuses restrictions sur les exportations agricoles russes, une idée soutenue par la Maison Blanche, mais balayée par les Européens, réunis en sommet à Paris jeudi.Un tel refus montre que les Européens “ne veulent pas suivre la voie de la paix”, a accusé vendredi Dmitri Peskov.Marginalisés par Moscou et Washington sur les discussions sur l’Ukraine, les Européens tentent, tant bien que mal, de faire entendre leur voix.Une mission franco-britannique doit se rendre “dans les prochains jours en Ukraine”, d’après le président français Emmanuel Macron, pour préparer notamment “ce que sera le format de l’armée ukrainienne” à terme.Sur le front, l’armée russe a revendiqué la prise de deux localités: une dans la partie occupée par l’Ukraine dans sa région de Koursk, l’autre dans le nord-est ukrainien.






