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“Administration transitoire” en Ukraine: Zelensky accuse Poutine de faire traîner la guerre

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé vendredi son homologue russe Vladimir Poutine de chercher à jouer la montre dans la guerre en Ukraine en évoquant l’idée d’une “administration transitoire” pour Kiev sous l’égide de l’ONU.”Tout ce qu’il fait retarde toute possibilité (…) de négociation” en vue de mettre “fin à la guerre”, a commenté M. Zelensky lors d’une conférence de presse à Kiev.Le président russe avait auparavant évoqué l’idée d’une “administration transitoire” pour l’Ukraine, sous l’égide de l’ONU, une option qui implique le départ de Volodymyr Zelensky, avant toute négociation sur un accord de paix.La Russie et l’Ukraine se sont de nouveau accusées d’avoir frappé des sites énergétiques du camp adverse, en violation d’un fragile accord annoncé cette semaine par Washington et censé interdire les frappes sur les sites énergétiques. L’assaut déclenché par le Kremlin a déjà fait plusieurs dizaines de milliers de morts, civils et militaires confondus, l’un des pires bilans pour un conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, avec celui de l’ex-Yougoslavie (1991-1995) qui a fait 130.000 morts.”On pourrait bien sûr discuter avec les Etats-Unis, même avec les pays européens, et bien évidemment avec nos partenaires et amis, sous l’égide de l’ONU, d’une possibilité de mettre en place en Ukraine une administration transitoire”, a dit Vladimir Poutine lors d’une rencontre avec des marins russes, tard dans la nuit, à Mourmansk (nord-ouest).Cela permettrait d'”organiser une élection présidentielle”, avant de “commencer avec ces autorités des négociations sur un accord de paix”, a-t-il poursuivi, évoquant cette idée-là pour la première fois.Depuis février 2022, Vladimir Poutine justifie notamment son attaque contre l’Ukraine comme un moyen pour tenter de renverser le pouvoir en place, qu’il considère à la botte des Occidentaux, malgré l’élection régulière de Volodymyr Zelensky en 2019.La loi martiale, en vigueur en Ukraine depuis le début du conflit, y interdit la tenue d’élections, alors que le pays est soumis à des bombardements russes quotidiens et que des millions de citoyens sont au front, déplacés ou en exil.- “Nous allons les achever” -Le président russe s’est par ailleurs félicité que les forces russes aient “l’initiative stratégique” sur le front face aux Ukrainiens.”Il y a des raisons qui portent à croire que nous allons les achever”, a lancé M. Poutine, dont l’armée progresse petit à petit, notamment dans l’Est ukrainien, malgré de lourdes pertes.Vladimir Poutine, qui a ordonné à ses troupes en 2022 d’attaquer l’Ukraine, exige toujours sa reddition, le renoncement de ses aspirations à rejoindre l’Otan et la reconnaissance des territoires ukrainiens que la Russie occupe. Des conditions jugées inacceptables par Kiev et ses alliés occidentaux.Sous pression américaine, Kiev avait accepté le 11 mars une cessation sans conditions des combats, pour 30 jours. Après avoir initialement émis des réserves à cette idée, Vladimir Poutine l’avait tout simplement rejetée lors d’un appel avec Donald Trump, s’accordant uniquement sur un moratoire sur les sites énergétiques, bien plus limité.Depuis cet échange le 18 mars, Moscou et Kiev s’accusent mutuellement d’avoir visé des installations énergétiques du camp adverse, révélant la faiblesse de l’accord brandi par l’administration de Donald Trump.Vendredi, l’armée russe a affirmé qu’une attaque ukrainienne avait provoqué un “puissant incendie” et d’importantes destructions dans la station de mesure de gaz de Soudja, dans la région russe de Koursk.- Nouvelle version pour les minerais -“Les tentatives de lancer ces frappes se poursuivent quotidiennement”, a dénoncé le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors d’un point presse.L’opérateur énergétique ukrainien Naftogaz a, quant à lui, accusé Moscou d’avoir “bombardé” ses sites, sans donner toutefois plus de détails.Mardi, la Maison Blanche avait également annoncé un accord en vue d’une trêve en mer Noire, où les hostilités sont toutefois très limitées depuis plusieurs mois.Mais Moscou a immédiatement réclamé la levée de nombreuses restrictions sur les exportations agricoles russes, une idée soutenue par la Maison Blanche, mais balayée par les Européens, réunis en sommet à Paris jeudi.Un tel refus montre que les Européens “ne veulent pas suivre la voie de la paix”, a accusé vendredi Dmitri Peskov.Une mission franco-britannique doit se rendre “dans les prochains jours en Ukraine”, d’après le président français Emmanuel Macron, pour préparer “ce que sera le format de l’armée ukrainienne” à terme.Sur le front, l’armée russe a revendiqué la prise de deux localités: une dans la partie occupée par l’Ukraine dans sa région de Koursk, l’autre dans le nord-est ukrainien.Le président ukrainien a par ailleurs annoncé vendredi avoir reçu de la part des Etats-Unis une nouvelle version de l’accord sur les minerais stratégiques d’Ukraine, auxquels Washington veut obtenir un accès.Si les détails de la nouvelle version de l’accord n’ont pas été rendus publics officiellement, des députés et médias ukrainiens l’ont vivement critiqué, qualifiant le document d'”inacceptable”.Selon le journal Ukrainska Pravda, “l’équipe de Donald Trump a abandonné toutes les solutions de compromis convenues il y a un mois” et le nouveau document “franchit presque toutes les lignes rouges” de l’Ukraine, qu’il “prive d’une partie de sa souveraineté” et oblige à “rembourser toute l’aide américaine qu’elle a reçue”.Et l’accord n’évoque aucune garantie de sécurité pour l’Ukraine, comme le réclame avec insistance Kiev, selon ce média.

“Administration transitoire” en Ukraine: Zelensky accuse Poutine de faire traîner la guerre

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé vendredi son homologue russe Vladimir Poutine de chercher à jouer la montre dans la guerre en Ukraine en évoquant l’idée d’une “administration transitoire” pour Kiev sous l’égide de l’ONU.”Tout ce qu’il fait retarde toute possibilité (…) de négociation” en vue de mettre “fin à la guerre”, a commenté M. Zelensky lors d’une conférence de presse à Kiev.Le président russe avait auparavant évoqué l’idée d’une “administration transitoire” pour l’Ukraine, sous l’égide de l’ONU, une option qui implique le départ de Volodymyr Zelensky, avant toute négociation sur un accord de paix.La Russie et l’Ukraine se sont de nouveau accusées d’avoir frappé des sites énergétiques du camp adverse, en violation d’un fragile accord annoncé cette semaine par Washington et censé interdire les frappes sur les sites énergétiques. L’assaut déclenché par le Kremlin a déjà fait plusieurs dizaines de milliers de morts, civils et militaires confondus, l’un des pires bilans pour un conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, avec celui de l’ex-Yougoslavie (1991-1995) qui a fait 130.000 morts.”On pourrait bien sûr discuter avec les Etats-Unis, même avec les pays européens, et bien évidemment avec nos partenaires et amis, sous l’égide de l’ONU, d’une possibilité de mettre en place en Ukraine une administration transitoire”, a dit Vladimir Poutine lors d’une rencontre avec des marins russes, tard dans la nuit, à Mourmansk (nord-ouest).Cela permettrait d'”organiser une élection présidentielle”, avant de “commencer avec ces autorités des négociations sur un accord de paix”, a-t-il poursuivi, évoquant cette idée-là pour la première fois.Depuis février 2022, Vladimir Poutine justifie notamment son attaque contre l’Ukraine comme un moyen pour tenter de renverser le pouvoir en place, qu’il considère à la botte des Occidentaux, malgré l’élection régulière de Volodymyr Zelensky en 2019.La loi martiale, en vigueur en Ukraine depuis le début du conflit, y interdit la tenue d’élections, alors que le pays est soumis à des bombardements russes quotidiens et que des millions de citoyens sont au front, déplacés ou en exil.- “Nous allons les achever” -Le président russe s’est par ailleurs félicité que les forces russes aient “l’initiative stratégique” sur le front face aux Ukrainiens.”Il y a des raisons qui portent à croire que nous allons les achever”, a lancé M. Poutine, dont l’armée progresse petit à petit, notamment dans l’Est ukrainien, malgré de lourdes pertes.Vladimir Poutine, qui a ordonné à ses troupes en 2022 d’attaquer l’Ukraine, exige toujours sa reddition, le renoncement de ses aspirations à rejoindre l’Otan et la reconnaissance des territoires ukrainiens que la Russie occupe. Des conditions jugées inacceptables par Kiev et ses alliés occidentaux.Sous pression américaine, Kiev avait accepté le 11 mars une cessation sans conditions des combats, pour 30 jours. Après avoir initialement émis des réserves à cette idée, Vladimir Poutine l’avait tout simplement rejetée lors d’un appel avec Donald Trump, s’accordant uniquement sur un moratoire sur les sites énergétiques, bien plus limité.Depuis cet échange le 18 mars, Moscou et Kiev s’accusent mutuellement d’avoir visé des installations énergétiques du camp adverse, révélant la faiblesse de l’accord brandi par l’administration de Donald Trump.Vendredi, l’armée russe a affirmé qu’une attaque ukrainienne avait provoqué un “puissant incendie” et d’importantes destructions dans la station de mesure de gaz de Soudja, dans la région russe de Koursk.- Nouvelle version pour les minerais -“Les tentatives de lancer ces frappes se poursuivent quotidiennement”, a dénoncé le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors d’un point presse.L’opérateur énergétique ukrainien Naftogaz a, quant à lui, accusé Moscou d’avoir “bombardé” ses sites, sans donner toutefois plus de détails.Mardi, la Maison Blanche avait également annoncé un accord en vue d’une trêve en mer Noire, où les hostilités sont toutefois très limitées depuis plusieurs mois.Mais Moscou a immédiatement réclamé la levée de nombreuses restrictions sur les exportations agricoles russes, une idée soutenue par la Maison Blanche, mais balayée par les Européens, réunis en sommet à Paris jeudi.Un tel refus montre que les Européens “ne veulent pas suivre la voie de la paix”, a accusé vendredi Dmitri Peskov.Une mission franco-britannique doit se rendre “dans les prochains jours en Ukraine”, d’après le président français Emmanuel Macron, pour préparer “ce que sera le format de l’armée ukrainienne” à terme.Sur le front, l’armée russe a revendiqué la prise de deux localités: une dans la partie occupée par l’Ukraine dans sa région de Koursk, l’autre dans le nord-est ukrainien.Le président ukrainien a par ailleurs annoncé vendredi avoir reçu de la part des Etats-Unis une nouvelle version de l’accord sur les minerais stratégiques d’Ukraine, auxquels Washington veut obtenir un accès.Si les détails de la nouvelle version de l’accord n’ont pas été rendus publics officiellement, des députés et médias ukrainiens l’ont vivement critiqué, qualifiant le document d'”inacceptable”.Selon le journal Ukrainska Pravda, “l’équipe de Donald Trump a abandonné toutes les solutions de compromis convenues il y a un mois” et le nouveau document “franchit presque toutes les lignes rouges” de l’Ukraine, qu’il “prive d’une partie de sa souveraineté” et oblige à “rembourser toute l’aide américaine qu’elle a reçue”.Et l’accord n’évoque aucune garantie de sécurité pour l’Ukraine, comme le réclame avec insistance Kiev, selon ce média.

Bayrou et Borne relancent la réforme de la formation des enseignants

Plusieurs fois annoncée puis laissée de côté, la réforme de la formation des enseignants, “priorité absolue” pour tenter d’enrayer la crise des vocations, a été remise sur les rails vendredi par François Bayrou et Elisabeth Borne, en visite dans une école des Hauts-de-Seine.”Notre idée, notre orientation, c’est de retrouver l’esprit” des anciennes “écoles normales, de redonner aux futurs enseignants une formation pluridisciplinaire axée sur les fondamentaux. Et pour cela va être engagée pour la rentrée 2025 une réforme profonde de la formation”, a déclaré le Premier ministre lors d’une visite dans une école primaire de Rueil-Malmaison.Une semaine après avoir promis quatre chantiers “d’ici le 15 avril”, notamment dans le domaine de l’éducation, le Premier ministre, lui-même ancien professeur et ex-ministre de l’Education de 1993 à 1997, a affiché son ambition de voir enfin aboutir ce chantier. La réforme avait été présentée par le président Emmanuel Macron il y a un an pour répondre à la crise de recrutement, mais mise de côté ensuite en raison de la dissolution de l’Assemblée nationale. Elisabeth Borne a fait part début 2025 de sa volonté de la relancer.La ministre de l’Education nationale, numéro 2 du gouvernement, l’a qualifiée vendredi de “priorité absolue” face au manque d’attractivité du métier enseignant, après plusieurs autres changements de la formation qui n’ont pas donné les résultats escomptés. Les concours enseignants avaient ainsi été déplacés de la première année de master à la seconde par une réforme de 2021.”Les concours (enseignants) ne font plus le plein (…) Et en 2024, ce sont près de 3.000 postes qui sont restés vacants à l’issue des concours” a rappelé la ministre, estimant qu’il faut “agir”.Principal changement, la nouvelle réforme ramènera les concours enseignants à bac+3 au lieu de bac+5 aujourd’hui et ce, à partir de la session du printemps 2026. A la rentrée 2025, de premiers modules préparatoires aux nouveaux concours seront instaurés.- “Ecrire tous les jours” -Les enseignants seront ensuite formés pendant deux ans, jusqu’à l’obtention de leur master 2, années pendant lesquelles ils seront rémunérés: 1.400 euros net la première année, et 1.800 la deuxième, pour les professeurs des écoles comme ceux du second degré (collège et lycée).Pour le concours du premier degré, une licence spécifique de préparation au professorat des écoles sera, par ailleurs, mise en place, accessible dès l’obtention du bac. Le coût supplémentaire lié à la mise en place de cette réforme est estimé à environ 500 millions d’euros par an à partir de 2028, a-t-on indiqué de source gouvernementale.Mais, alors que tout reste à faire du côté des universités pour mettre en place concrètement ces nouvelles licences et masters, les syndicats de l’enseignement supérieur (Snesup-FSU, CFDT Education, CGT Ferc sup, FO ESR, Sud Education…) se sont “alarmés” cette semaine “de ce qu’aucune concertation n’ait été entamée avec les partenaires sociaux”.”En reprenant le projet de (l’ex-ministre de l’Education nationale) Nicole Belloubet, sans avoir mené aucune concertation, Elisabeth Borne acte une déqualification du métier enseignant avec un recrutement à bac+3″, a jugé pour sa part Sophie Vénétitay, secrétaire générale du Snes-FSU, principal syndicat du second degré. Elle juge “hasardeux” de “faire reposer la solution à la crise d’attractivité sur cette réforme”.Le SE-Unsa s’est, en revanche, montré “satisfait(…) que les arbitrages budgétaires aient enfin été rendus”, a indiqué sa secrétaire générale Elisabeth Allain-Moreno.M. Bayrou a aussi insisté vendredi sur l’importance d’une “reconquête de l’écrit” avec un plan en préparation pour la rentrée.”On ne peut pas accepter qu’au niveau du bac, il y ait 30% des élèves qui ne soient pas capables d’écrire convenablement”, a-t-il déclaré, après avoir assisté avec Mme Borne à un atelier d’écriture en CP.”Notre idée, notre programme, c’est qu’on ait à écrire et à lire tous les jours à l’école, au collège, au lycée”, “quelle que soit la discipline” ou le cours, a détaillé le Premier ministre, attendu mardi devant le Conseil économique, social et environnemental (Cese) pour exposer les prochains chantiers du gouvernement. 

Bayrou et Borne relancent la réforme de la formation des enseignants, “priorité absolue”

Plusieurs fois annoncée puis laissée de côté, la réforme de la formation initiale des enseignants, “priorité absolue” pour tenter d’enrayer la crise des vocations, a été remise sur les rails vendredi par François Bayrou et Elisabeth Borne, en visite dans une école des Hauts-de-Seine.”On a tous à l’esprit ce qu’était la mission des anciennes écoles normales”, qui ont été, aux XIXe et XXe siècles, chargées de former les instituteurs avant leur intégration dans des structures universitaires plus larges, a déclaré le Premier ministre lors d’une visite dans une école primaire de Rueil-Malmaison.”Notre idée, notre orientation, c’est de retrouver l’esprit de ces écoles normales, de redonner aux futurs enseignants une formation pluridisciplinaire axée sur les fondamentaux. Et pour cela, va être engagée pour la rentrée 2025, une réforme profonde de la formation” des enseignants, a-t-il ajouté.Une semaine après avoir promis quatre chantiers “d’ici le 15 avril”, notamment dans le domaine de l’éducation, le Premier ministre, lui-même ancien professeur et ex-ministre de l’Education de 1993 à 1997, a affiché son ambition de voir enfin aboutir ce chantier. La réforme avait été présentée par le président Emmanuel Macron il y a un an pour répondre à la crise de recrutement, mais mise de côté ensuite en raison de la dissolution de l’Assemblée nationale. Elisabeth Borne avait affiché début 2025 sa volonté de la relancer.La ministre de l’Education nationale, numéro 2 du gouvernement, l’a qualifiée vendredi de “priorité absolue” et d'”étape absolument essentielle pour notre école”, face au manque d’attractivité du métier enseignant, après plusieurs autres tentatives de changements de la formation. Les concours enseignants avaient été déplacés de la première année de master à la seconde par une réforme de 2021.”Les concours (enseignants) ne font plus le plein et depuis 2021, avec le passage du recrutement de bac+4 à bac+5, les inscriptions ont chuté de 45% dans le premier degré et de 21% dans le second degré. Et en 2024, ce sont près de 3.000 postes qui sont restés vacants à l’issue des concours. Nous devons regarder cette réalité en face et agir”, a-t-elle souligné.- “Ecrire tous les jours” -Principal changement, la nouvelle réforme ramènera les concours enseignants à bac+3 au lieu de bac+5 aujourd’hui et ce, à partir de la session du printemps 2026. A la rentrée 2025, de premiers modules préparatoires aux nouveaux concours seront instaurés.Les enseignants seront ensuite formés pendant deux années, jusqu’à l’obtention de leur master 2, années pendant lesquelles ils seront rémunérés: 1.400 euros net la première année, et 1.800 la deuxième, pour les professeurs des écoles comme ceux du second degré (collège et lycée).Pour le concours du premier degré, une licence spécifique de préparation au professorat des écoles sera, par ailleurs, mise en place, accessible dès l’obtention du bac. Le coût supplémentaire lié à la mise en place de cette réforme est estimé à 26 millions d’euros en 2026, 294 millions en 2027 et environ 500 millions par an à partir de 2028, a-t-on indiqué de source gouvernementale.Mais, alors que tout reste à faire du côté des universités pour mettre en place concrètement ces nouvelles licences et masters, les syndicats de l’enseignement supérieur (Snesup-FSU, CFDT Education, CGT Ferc sup, FO ESR, Sud Education…) se sont “alarmés” cette semaine “de ce qu’aucune concertation n’ait été entamée avec les partenaires sociaux” sur cette réforme.Mettant en exergue une autre “difficulté” à l’école, la “place de l’écrit”, M. Bayrou a aussi insisté vendredi sur l’importance d’une “reconquête de l’écrit” avec un plan en préparation pour la rentrée.”On ne peut pas accepter qu’au niveau du bac, il y ait 30% des élèves qui ne soient pas capables d’écrire convenablement”, a-t-il déclaré, après avoir assisté avec M. Borne à un atelier d’écriture en CP.”Notre idée, notre programme, c’est qu’on ait à écrire et à lire tous les jours à l’école, au collège, au lycée”, “quelle que soit la discipline et quel que soit le cours”, a détaillé le Premier ministre, attendu mardi devant le Conseil économique, social et environnemental (Cese) pour exposer les prochains chantiers du gouvernement. 

Séisme: au moins 144 morts en Birmanie, Bangkok en état d’urgence

Le puissant séisme qui a frappé vendredi la Birmanie et la Thaïlande a fait plus de 150 morts dans ces deux pays et des centaines de blessés, un bilan qui devrait s’alourdir, des dizaines de personnes étant piégées sous les décombres d’un immeuble à Bangkok.Le tremblement de terre a fait au moins 144 morts et 732 blessés en Birmanie, et provoqué d’énormes destructions, a affirmé le chef de la junte Min Aung Hlaing, prévenant que ce bilan devrait s’alourdir, dans un discours diffusé par les médias d’État. Huit personnes ont perdu la vie en Thaïlande.Le chef de la junte birmane a lancé un rare appel à l’aide internationale, invitant “tout pays, toute organisation” à venir apporter son secours. Il a appelé au déploiement d’efforts massifs de secours, affirmant qu’il avait “ouvert toutes les voies pour l’aide étrangère”.Le fait que le pouvoir militaire, isolé depuis le coup d’Etat de février 2021, en appelle à l’étranger laisse craindre une catastrophe de grande ampleur. “Dans certains endroits, des immeubles se sont effondrés”, a souligné le chef de la junte après avoir visité un important hôpital de la capitale Naypiydaw.Le séisme de magnitude 7,7, peu profond, s’est produit à 16 kilomètres au nord-ouest de la ville birmane de Sagaing vers 06H20 GMT (12H50 en Birmanie et 13H20 en Thaïlande) et a été suivi par une réplique de magnitude 6,4 quelques minutes après, a annoncé l’Institut géologique américain (USGS).A Naypyidaw, où un grand défilé militaire avait lieu la veille, le sol a vibré pendant trente longues secondes, avant de se stabiliser, laissant les routes déformées et crevassées, selon des journalistes de l’AFP sur place.Les abords de l’hôpital où s’est rendu Min Aung Hlaing a pris un air de champ de bataille, des centaines de blessés ayant afflué et été pris en charge à l’extérieur en raison des dégâts subi par le bâtiment. L’entrée des urgences s’est complètement effondrée.”C’est une zone avec des victimes en masse”, a lancé un responsable de l’établissement en intimant l’ordre aux journalistes de s’écarter. “Je n’ai jamais rien vu de tel. Nous essayons de gérer la situation”, a déclaré un médecin à l’AFP, confiant son épuisement. L’état d’urgence a été déclaré dans les six régions de Birmanie les plus affectées (Sagaing, Mandalay, Magway, le nord-est de l’Etat Shan, Naypyidaw et Bago) selon un communiqué, et des dons de sang sont nécessaires à Mandalay, Naypyidaw et Sagaing, selon un porte-parole de la junte.A Mandalay, deuxième plus grande ville du pays, des photos de l’AFP montrent de nombreux immeubles en ruines.Un habitant, joint au téléphone, a dit à l’AFP qu’un hôpital et un hôtel avaient été détruits, parmi d’autres édifices, ajoutant que la ville manquait cruellement de secouristes.- Chine, Cambodge, Bangladesh, Inde -A Bangkok, à mille kilomètres de l’épicentre, la secousse a provoqué des scènes de panique. Des bureaux et des magasins ont été évacués et un immeuble de 30 étages en construction s’est écroulé, se transformant en quelques secondes en un tas de débris. Huit corps ont été tirés des décombres, et entre 90 et 110 personnes demeurent disparues, avec un bilan qui risque donc de s’alourdir, a avancé le ministre de l’Inrérieur, Anutin Charnvirakul.”Nous voyons plusieurs cadavres sous les décombres. Nous prendrons le temps de sortir les corps afin d’éviter d’autres effondrements”, a-t-il déclaré aux journalistes.”Quand je suis arrivé pour inspecter le site, j’ai entendu des gens appeler à l’aide”, a raconté à l’AFP Worapat Sukthai, chef adjoint de la police du district. “Nous estimons qu’il y a des centaines de blessés mais nous sommes toujours en train de déterminer le nombre de victimes”. La France a fait évacuer par précaution les bâtiments de son ambassade, de son consulat et de ses instituts et lycées à Bangkok et proposé “son soutien dès lors que le besoin aura été exprimé”.L’Union européenne a aussi proposé une aide d’urgence à la Birmanie et à la Thaïlande. “Les satellites européens Copernicus aident déjà les secours. Nous sommes prêts à apporter un soutien supplémentaire”, a indiqué sur X la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.La Première ministre Paetongtarn Shinawatra a déclaré Bangkok en état d’urgence. Certains services de métro et de train ont été suspendus. Les autorités de la ville ont indiqué que les parcs resteraient ouverts toute la nuit. L’aéroport fonctionne normalement.Le séisme a été ressenti dans toute la région et des tremblements de terre enregistrés jusqu’en Chine, Cambodge, Bangladesh et Inde.- “Fuyez !” -Outre la France et l’Union européenne, l’Inde a proposé son aide. Le pape François s’est déclaré “profondément attristé” dans un télégramme publié par le Vatican.Dans la province chinoise du Yunnan (sud-ouest), l’agence chinoise chargée des séismes, a enregistré une secousse de magnitude 7,9.Des images diffusées en direct par le média d’Etat chinois Beijing News montrent une rue de la ville de Ruili, à la frontière avec la Birmanie, jonchée de débris et une dizaine de secouristes en combinaison orange, casqués, debout derrière un cordon de sécurité.Une vidéo publiée sur Douyin, la version chinoise de TikTok, et géolocalisée par l’AFP, montre un torrent d’eau et de débris tombant du toit d’un immeuble à Ruili, et des passants qui s’enfuient dans une rue commerçante en contrebas.Au milieu de ce chaos, la voix d’une femme crie “Vite, fuyez!”.L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé avoir déclenché son système de gestion des urgences après le séisme.Les séismes sont relativement fréquents en Birmanie, où six tremblements de terre ayant atteint ou dépassé une magnitude de 7 se sont produits entre 1930 et 1956 près de la Faille de Sagaing, qui traverse le centre du pays du nord au sud.La faiblesse des infrastructures, l’insuffisance de services de santé, notamment dans les zones rurales, le développement anarchique des agglomérations ont rendu la population particulièrement vulnérable en cas de catastrophe naturelle, selon les experts.burs-jfx-pdw/ybl/mr

Séisme: au moins 144 morts en Birmanie, Bangkok en état d’urgence

Le puissant séisme qui a frappé vendredi la Birmanie et la Thaïlande a fait plus de 150 morts dans ces deux pays et des centaines de blessés, un bilan qui devrait s’alourdir, des dizaines de personnes étant piégées sous les décombres d’un immeuble à Bangkok.Le tremblement de terre a fait au moins 144 morts et 732 blessés en Birmanie, et provoqué d’énormes destructions, a affirmé le chef de la junte Min Aung Hlaing, prévenant que ce bilan devrait s’alourdir, dans un discours diffusé par les médias d’État. Huit personnes ont perdu la vie en Thaïlande.Le chef de la junte birmane a lancé un rare appel à l’aide internationale, invitant “tout pays, toute organisation” à venir apporter son secours. Il a appelé au déploiement d’efforts massifs de secours, affirmant qu’il avait “ouvert toutes les voies pour l’aide étrangère”.Le fait que le pouvoir militaire, isolé depuis le coup d’Etat de février 2021, en appelle à l’étranger laisse craindre une catastrophe de grande ampleur. “Dans certains endroits, des immeubles se sont effondrés”, a souligné le chef de la junte après avoir visité un important hôpital de la capitale Naypiydaw.Le séisme de magnitude 7,7, peu profond, s’est produit à 16 kilomètres au nord-ouest de la ville birmane de Sagaing vers 06H20 GMT (12H50 en Birmanie et 13H20 en Thaïlande) et a été suivi par une réplique de magnitude 6,4 quelques minutes après, a annoncé l’Institut géologique américain (USGS).A Naypyidaw, où un grand défilé militaire avait lieu la veille, le sol a vibré pendant trente longues secondes, avant de se stabiliser, laissant les routes déformées et crevassées, selon des journalistes de l’AFP sur place.Les abords de l’hôpital où s’est rendu Min Aung Hlaing a pris un air de champ de bataille, des centaines de blessés ayant afflué et été pris en charge à l’extérieur en raison des dégâts subi par le bâtiment. L’entrée des urgences s’est complètement effondrée.”C’est une zone avec des victimes en masse”, a lancé un responsable de l’établissement en intimant l’ordre aux journalistes de s’écarter. “Je n’ai jamais rien vu de tel. Nous essayons de gérer la situation”, a déclaré un médecin à l’AFP, confiant son épuisement. L’état d’urgence a été déclaré dans les six régions de Birmanie les plus affectées (Sagaing, Mandalay, Magway, le nord-est de l’Etat Shan, Naypyidaw et Bago) selon un communiqué, et des dons de sang sont nécessaires à Mandalay, Naypyidaw et Sagaing, selon un porte-parole de la junte.A Mandalay, deuxième plus grande ville du pays, des photos de l’AFP montrent de nombreux immeubles en ruines.Un habitant, joint au téléphone, a dit à l’AFP qu’un hôpital et un hôtel avaient été détruits, parmi d’autres édifices, ajoutant que la ville manquait cruellement de secouristes.- Chine, Cambodge, Bangladesh, Inde -A Bangkok, à mille kilomètres de l’épicentre, la secousse a provoqué des scènes de panique. Des bureaux et des magasins ont été évacués et un immeuble de 30 étages en construction s’est écroulé, se transformant en quelques secondes en un tas de débris. Huit corps ont été tirés des décombres, et entre 90 et 110 personnes demeurent disparues, avec un bilan qui risque donc de s’alourdir, a avancé le ministre de l’Inrérieur, Anutin Charnvirakul.”Nous voyons plusieurs cadavres sous les décombres. Nous prendrons le temps de sortir les corps afin d’éviter d’autres effondrements”, a-t-il déclaré aux journalistes.”Quand je suis arrivé pour inspecter le site, j’ai entendu des gens appeler à l’aide”, a raconté à l’AFP Worapat Sukthai, chef adjoint de la police du district. “Nous estimons qu’il y a des centaines de blessés mais nous sommes toujours en train de déterminer le nombre de victimes”. La France a fait évacuer par précaution les bâtiments de son ambassade, de son consulat et de ses instituts et lycées à Bangkok et proposé “son soutien dès lors que le besoin aura été exprimé”.L’Union européenne a aussi proposé une aide d’urgence à la Birmanie et à la Thaïlande. “Les satellites européens Copernicus aident déjà les secours. Nous sommes prêts à apporter un soutien supplémentaire”, a indiqué sur X la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.La Première ministre Paetongtarn Shinawatra a déclaré Bangkok en état d’urgence. Certains services de métro et de train ont été suspendus. Les autorités de la ville ont indiqué que les parcs resteraient ouverts toute la nuit. L’aéroport fonctionne normalement.Le séisme a été ressenti dans toute la région et des tremblements de terre enregistrés jusqu’en Chine, Cambodge, Bangladesh et Inde.- “Fuyez !” -Outre la France et l’Union européenne, l’Inde a proposé son aide. Le pape François s’est déclaré “profondément attristé” dans un télégramme publié par le Vatican.Dans la province chinoise du Yunnan (sud-ouest), l’agence chinoise chargée des séismes, a enregistré une secousse de magnitude 7,9.Des images diffusées en direct par le média d’Etat chinois Beijing News montrent une rue de la ville de Ruili, à la frontière avec la Birmanie, jonchée de débris et une dizaine de secouristes en combinaison orange, casqués, debout derrière un cordon de sécurité.Une vidéo publiée sur Douyin, la version chinoise de TikTok, et géolocalisée par l’AFP, montre un torrent d’eau et de débris tombant du toit d’un immeuble à Ruili, et des passants qui s’enfuient dans une rue commerçante en contrebas.Au milieu de ce chaos, la voix d’une femme crie “Vite, fuyez!”.L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé avoir déclenché son système de gestion des urgences après le séisme.Les séismes sont relativement fréquents en Birmanie, où six tremblements de terre ayant atteint ou dépassé une magnitude de 7 se sont produits entre 1930 et 1956 près de la Faille de Sagaing, qui traverse le centre du pays du nord au sud.La faiblesse des infrastructures, l’insuffisance de services de santé, notamment dans les zones rurales, le développement anarchique des agglomérations ont rendu la population particulièrement vulnérable en cas de catastrophe naturelle, selon les experts.burs-jfx-pdw/ybl/mr