AFP World

“En un éclair” : un survivant décrit l’effondrement d’une tour à Bangkok abattue par un séisme

Un ouvrier a raconté samedi à l’AFP avoir échappé de peu à la mort après l’effondrement “en un éclair” d’une tour en chantier à Bangkok, causé par un puissant séisme vendredi qui a tué au moins 700 personnes en Birmanie et en Thaïlande.Des proches des ouvriers qui travaillaient au moment du drame se sont rassemblés samedi autour des débris de l’édifice en construction de 30 étages qui devait abriter des bureaux du gouvernement, en quête d’informations.”Quand mon service s’est terminé vers 13h, je suis sorti chercher de l’eau et j’ai croisé mon petit frère”, raconte à l’AFP Khin Aung, ouvrier sur le chantier.Le séisme de magnitude 7,7, dont l’épicentre est situé en Birmanie, a touché Bangkok vers 13h20 (6h20 GMT).”Quand je suis sorti, j’ai vu de la poussière partout et j’ai juste couru”, poursuit Khin Aung.”J’ai appelé mon frère et des amis en visio, mais un seul a répondu. Je ne pouvais pas voir son visage et je l’entendais courir”. “A ce moment-là, tout le bâtiment a commencé à trembler, et, alors que j’étais en train de l’appeller, la communication a coupé et le bâtiment s’est effondré”.Les autorités estiment que près de 100 ouvriers sont restés piégés, n’ayant pas pu s’échapper à temps. Seuls cinq corps ont été retrouvés pour l’heure.”C’est arrivé en un éclair”, explique Khin Aung.”Tous mes amis et mon frère se trouvaient dans le bâtiment quand il s’est effondré. Je n’ai pas les mots”.- “Je veux les voir” -A Bangkok, la skyline est en perpétuelle transformation, avec des bâtiments régulièrement démolis et supplantés par de nouveaux gratte-ciels flamboyants.Une armée d’ouvriers permet ce rythme rapide de construction, dont une grande partie vient de la Birmanie voisine en proie à la guerre civile. Les ouvriers birmans sont attirés en Thaïlande par la perspective d’un travail régulier, un meilleur salaire et un pays en paix.Parmi eux, Khin Aung et son frère, qui est marié et père de deux enfants, travaillaient à Bangkok depuis six mois.”J’ai entendu dire qu’ils avaient envoyé 20 ouvriers à l’hôpital, mais je ne sais pas qui ils sont, ni si mes amis et mon frère en font partie”, dit-il. “J’espère que mon frère et mes amis sont à l’hôpital. S’ils y sont, j’ai de l’espoir. S’ils sont dans les décombres, il n’y a aucun espoir”.Chanpen Kaewnoi, une Thaïlandaise de 39 ans, attend elle anxieusement des nouvelles de sa mère et de sa soeur, qui étaient dans le bâtiment lorsqu’il s’est effondré.”Une collègue m’a appelée et m’a dit qu’elle ne trouvait ni ma mère ni ma soeur. Je me suis dit que ma mère a peut-être glissé et que ma soeur est restée pour l’aider”, relate-t-elle à l’AFP.”Je veux les voir, j’espère les retrouver (…). J’ai encore de l’espoir, à 50%.”Tandis que les familles s’accrochent à un dernier espoir, les secouristes fouillent les ruines – une tâche délicate, compliquée par l’instabilité des décombres et la crainte de répliques.

Miami: Djokovic visera un 100e trophée en finale dimanche contre le jeune Tchèque Mensik

Le Serbe Novak Djokovic a dominé le Bulgare Grigor Dimitrov 6-2, 6-3, se qualifiant vendredi pour la finale du Masters 1000 de Miami (Floride, Etats-Unis), où il visera un 100e trophée face au jeune Tchèque Jakub Mensik.Alors qu’il n’est plus la machine à gagner de son âge d’or, Djokovic, âgé de 37 ans et aujourd’hui N.5 mondial, joue en Floride son meilleur tennis “depuis longtemps”, de son propre aveu, et aura dimanche une nouvelle occasion de marquer l’histoire de son sport.Le Serbe fera face à l’inexpérimenté Jakub Mensik, âgé de 19 ans, pour un 100e trophée, une barrière symbolique seulement franchie chez les hommes par Roger Federer (103) et le recordman Jimmy Connors (109).”Après les Jeux olympiques de Paris (médaille d’or), qui était mon 99e titre, je savais que chaque tournoi sur lequel je m’alignerai serait une occasion d’avoir le 100e. Je n’ai pas encore réussi, et j’espère y arriver dimanche”, a-t-il commenté.”Je vais tout donner. Je n’ai pas encore perdu un set. Je joue un très bon tennis, mon meilleur depuis longtemps. C’est une très belle opportunité”.Vendredi, sous les yeux de Lionel Messi, venu en voisin, Djokovic a rapidement pris l’avantage lors de sa demi-finale contre Dimitrov, expédiant la première manche en 32 minutes, et s’appuyant toute la rencontre sur un excellent service (87% de premières balles).”Nous avons travaillé sur le service avec Andy Murray”, son ancien rival devenu entraîneur, “mais pas seulement, et on a même mis plutôt l’accent sur d’autres coups”, a-t-il assuré.- “Libre” -Le Serbe aux 24 titres du Grand Chelem n’avait plus atteint de finale depuis octobre dernier à Shanghai (défaite contre Jannik Sinner), et n’a plus gagné de trophée sur le circuit ATP depuis le Masters de Turin fin 2023.Cette saison, il avait brillé en quart de finale de l’Open d’Australie contre Carlos Alcaraz avant de déclarer forfait en demi-finale, touché à une cuisse, puis de perdre dès ses entrées en lice à Doha en février et à Indian Wells début mars.Le tout avant d’étinceler de nouveau à Miami, tournoi qu’il a déjà remporté à six reprises, mais plus depuis 2016, et sur lequel il ne s’était plus aligné depuis 2019.A 37 ans, Djokovic bat des records de longévité: il devient le plus vieux finaliste de cette catégorie de tournoi, se qualifiant pour la 60e fois pour la finale, égalant le record d’Andre Agassi, pour 40 succès jusqu’ici.Battu pour la 13e fois en 14 confrontations par Djokovic, Grigor Dimitrov (15e mondial) a rendu hommage à “la liberté” affichée par le Serbe.”Quand vous avez son palmarès, vous êtes évidemment plus libre. Cette confiance qu’il affiche, c’est comme une tache impossible à effacer.”- Mensik gagne un duel de serveurs -En fin d’après-midi, le Tchèque Jakub Mensik, 54e joueur mondial, a réussi un petit exploit en dominant le N.4 mondial américain Taylor Fritz 7-6 (7/4), 4-6, 7-6 (7/4).Mensik s’est ainsi qualifié pour sa deuxième finale sur le circuit seulement, la première dans un tournoi de ce niveau, et visera un premier titre lors d’un choc des générations contre Djokovic.Malgré son inexpérience, le Tchèque a montré des nerfs d’acier pour dominer le 4e joueur mondial sans jamais lui voler son service, ne perdant le sien qu’une seule fois en 2h30.Il s’est montré à peine plus fort lors des deux jeux décisifs, dont celui de la 3e manche, remporté sur une faute adverse sur sa première balle de match après avoir bien tenu l’échange.Mensik, tombeur du Français Arthur Fils en quart de finale, a remporté les cinq tie-breaks qu’il a eu à disputer à Miami en s’appuyant sur un service redoutable (25 aces contre Fritz), notamment grâce à sa taille (1,93 m).Il avait résisté mais perdu en trois sets contre Djokovic lors de leur seule confrontation en octobre dernier, en quart de finale à Shanghai.La finale du tournoi féminin opposera samedi la N.1 mondiale bélarusse Aryna Sabalenka à la N.4, l’Américaine Jessica Pegula.

Séisme: plus de 700 morts, recherches tous azimuts en Birmanie et en Thaïlande

Plus de 700 personnes ont perdu la vie en Birmanie en Thaïlande dans le puissant séisme de magnitude 7.7 qui a frappé la région vendredi, selon un bilan fortement revu à la hausse par les autorités samedi, tandis que les secours multiplient les efforts pour rechercher des survivants.Le tremblement de terre, peu profond, s’est produit vendredi au nord-ouest de la ville birmane de Sagaing (centre) vers 06H20 GMT (12H50 en Birmanie et 13H20 en Thaïlande), suivi par une réplique de magnitude de 6,4 (révisée ensuite à 6,7) quelques minutes après.Les secousses ont provoqué des scènes de chaos et de désolation en Birmanie, où l’effondrement de maisons, d’immeubles, de ponts ou de sites religieux laissent craindre une catastrophe de grande ampleur dans un pays rendu exsangue par le conflit civil qui dure depuis le coup d’Etat de la junte de 2021.Au moins 694 personnes sont mortes, et 1.670 autres blessées, rien qu’à Mandalay, la deuxième ville de Birmanie, considérée comme la zone la plus sinistrée, a indiqué samedi la junte. Mais les moyens de communication étant endommagés, l’étendue du désastre reste encore à difficile à évaluer, et le bilan humain pourrait encore fortement s’aggraver.Jamais un séisme d’une telle intensité n’avait frappé la Birmanie en plus d’un siècle, selon les géologues américains, les secousses étant suffisamment puissantes pour semer la terreur à 1.000 kilomètres de l’épicentre, parmi des millions d’habitants de Bangkok où les séismes sont rarement ressentis.Des secouristes se sont relayés toute la nuit à la recherche de survivants dans les décombres d’un bâtiment en construction de 30 étages qui s’est effondré en quelques secondes sous l’effet des secousses. La chute de la tour a englouti des dizaines d’ouvriers, piégés dans une montagne de gravats et de poutres d’acier déformées.- Accouchement en plein air -Le gouverneur de Bangkok Chadchart Sittipunt a déclaré à l’AFP qu’une dizaine de personnes ont été tuées dans la capitale thaïlandaise, la plupart sur le site de construction, mais prévenu que le bilan pourrait s’alourdir.”Nous faisons de notre mieux avec les ressources que nous avons, parce que chaque vie compte”, a affirmé samedi Chadchart aux journalistes, depuis l’endroit où l’immeuble s’est écroulé, proche du marché de Chatuchak, prisé des touristes.”Notre priorité c’est d’agir le plus rapidement possible pour tous les sauver”, a-t-il assuré.Les autorités de la capitale ont ordonné le déploiement de plus d’une centaine de spécialistes pour contrôler la sécurité des bâtiments, après avoir reçu plus de 2.000 signalements de dommages.Environ 400 personnes ont passé la nuit de vendredi à samedi dans des parcs ouverts en raison de l’urgence, leurs domiciles n’étant pas assez sûrs pour y retourner, selon le gouverneur.A Bangkok, où les séismes sont extrêmement rares, les secousses ont été illustrées par des images spectaculaires: foule d’habitants évacués dans les rues, ou des piscines sur le toit d’immeubles ou d’hôtels qui débordent.Une femme a dû accoucher en plein air après avoir été évacuée d’un hôpital. Un chirurgien a également continué à opérer un patient à l’extérieur, après qu’il a fallu quitter d’urgence le bloc, a indiqué un porte-parole à l’AFP.- “Terrible” -En Birmanie, quatre ans de guerre civile à la suite du coup d’Etat du 1er février 2021 contre le gouvernement élu d’Aung San Suu Kyi ont décimé le système hospitalier et isolé le pays du reste du monde, laissant craindre une crise humanitaire d’ampleur.Le chef de la junte a lancé un rare appel à l’aide internationale, invitant “tout pays, toute organisation” à venir apporter son secours. Par le passé, de précédents régimes militaires ont évité de réclamer de l’assistance de l’étranger après des catastrophes naturelles.Les autorités ont déclaré l’état d’urgence dans les six régions les plus affectées.Dans un hôpital de la capitale Naypyidaw, des centaines de blessés ont été pris en charge à l’extérieur en raison des dégâts subis par le bâtiment, ont constaté des journalistes de l’AFP.A Mandalay, des photos de l’AFP montrent de nombreux immeubles en ruines. Un résident, joint au téléphone, a dit à l’AFP qu’un hôpital et un hôtel avaient été détruits, parmi d’autres édifices, ajoutant que la ville manquait cruellement de secouristes.Une immense file d’attente de bus et de camions s’est formée à un point de contrôle pour entrer dans la capitale Naypyidaw tôt samedi. Les offres d’aide étrangère ont commencé à affluer.”Nous allons les aider (…) C’est terrible ce qu’il se passe”, a déclaré le président américain Donald Trump vendredi.Le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba a transmis ses condoléances aux victimes en Birmanie et en Thaïlande.L’Inde, la France, l’Union européenne et l’Indonésie ont aussi proposé leur assistance, tandis que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé le déclenchement de son système de gestion des urgences.burx-ah/lgo

Séisme: plus de 700 morts, recherches tous azimuts en Birmanie et en Thaïlande

Plus de 700 personnes ont perdu la vie en Birmanie en Thaïlande dans le puissant séisme de magnitude 7.7 qui a frappé la région vendredi, selon un bilan fortement revu à la hausse par les autorités samedi, tandis que les secours multiplient les efforts pour rechercher des survivants.Le tremblement de terre, peu profond, s’est produit vendredi au nord-ouest de la ville birmane de Sagaing (centre) vers 06H20 GMT (12H50 en Birmanie et 13H20 en Thaïlande), suivi par une réplique de magnitude de 6,4 (révisée ensuite à 6,7) quelques minutes après.Les secousses ont provoqué des scènes de chaos et de désolation en Birmanie, où l’effondrement de maisons, d’immeubles, de ponts ou de sites religieux laissent craindre une catastrophe de grande ampleur dans un pays rendu exsangue par le conflit civil qui dure depuis le coup d’Etat de la junte de 2021.Au moins 694 personnes sont mortes, et 1.670 autres blessées, rien qu’à Mandalay, la deuxième ville de Birmanie, considérée comme la zone la plus sinistrée, a indiqué samedi la junte. Mais les moyens de communication étant endommagés, l’étendue du désastre reste encore à difficile à évaluer, et le bilan humain pourrait encore fortement s’aggraver.Jamais un séisme d’une telle intensité n’avait frappé la Birmanie en plus d’un siècle, selon les géologues américains, les secousses étant suffisamment puissantes pour semer la terreur à 1.000 kilomètres de l’épicentre, parmi des millions d’habitants de Bangkok où les séismes sont rarement ressentis.Des secouristes se sont relayés toute la nuit à la recherche de survivants dans les décombres d’un bâtiment en construction de 30 étages qui s’est effondré en quelques secondes sous l’effet des secousses. La chute de la tour a englouti des dizaines d’ouvriers, piégés dans une montagne de gravats et de poutres d’acier déformées.- Accouchement en plein air -Le gouverneur de Bangkok Chadchart Sittipunt a déclaré à l’AFP qu’une dizaine de personnes ont été tuées dans la capitale thaïlandaise, la plupart sur le site de construction, mais prévenu que le bilan pourrait s’alourdir.”Nous faisons de notre mieux avec les ressources que nous avons, parce que chaque vie compte”, a affirmé samedi Chadchart aux journalistes, depuis l’endroit où l’immeuble s’est écroulé, proche du marché de Chatuchak, prisé des touristes.”Notre priorité c’est d’agir le plus rapidement possible pour tous les sauver”, a-t-il assuré.Les autorités de la capitale ont ordonné le déploiement de plus d’une centaine de spécialistes pour contrôler la sécurité des bâtiments, après avoir reçu plus de 2.000 signalements de dommages.Environ 400 personnes ont passé la nuit de vendredi à samedi dans des parcs ouverts en raison de l’urgence, leurs domiciles n’étant pas assez sûrs pour y retourner, selon le gouverneur.A Bangkok, où les séismes sont extrêmement rares, les secousses ont été illustrées par des images spectaculaires: foule d’habitants évacués dans les rues, ou des piscines sur le toit d’immeubles ou d’hôtels qui débordent.Une femme a dû accoucher en plein air après avoir été évacuée d’un hôpital. Un chirurgien a également continué à opérer un patient à l’extérieur, après qu’il a fallu quitter d’urgence le bloc, a indiqué un porte-parole à l’AFP.- “Terrible” -En Birmanie, quatre ans de guerre civile à la suite du coup d’Etat du 1er février 2021 contre le gouvernement élu d’Aung San Suu Kyi ont décimé le système hospitalier et isolé le pays du reste du monde, laissant craindre une crise humanitaire d’ampleur.Le chef de la junte a lancé un rare appel à l’aide internationale, invitant “tout pays, toute organisation” à venir apporter son secours. Par le passé, de précédents régimes militaires ont évité de réclamer de l’assistance de l’étranger après des catastrophes naturelles.Les autorités ont déclaré l’état d’urgence dans les six régions les plus affectées.Dans un hôpital de la capitale Naypyidaw, des centaines de blessés ont été pris en charge à l’extérieur en raison des dégâts subis par le bâtiment, ont constaté des journalistes de l’AFP.A Mandalay, des photos de l’AFP montrent de nombreux immeubles en ruines. Un résident, joint au téléphone, a dit à l’AFP qu’un hôpital et un hôtel avaient été détruits, parmi d’autres édifices, ajoutant que la ville manquait cruellement de secouristes.Une immense file d’attente de bus et de camions s’est formée à un point de contrôle pour entrer dans la capitale Naypyidaw tôt samedi. Les offres d’aide étrangère ont commencé à affluer.”Nous allons les aider (…) C’est terrible ce qu’il se passe”, a déclaré le président américain Donald Trump vendredi.Le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba a transmis ses condoléances aux victimes en Birmanie et en Thaïlande.L’Inde, la France, l’Union européenne et l’Indonésie ont aussi proposé leur assistance, tandis que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé le déclenchement de son système de gestion des urgences.burx-ah/lgo

Avocats, journalistes, manifestants: la Turquie durcit la répression

Les autorités turques accentuent la répression pour tenter d’éteindre la contestation déclenchée le 19 mars par l’incarcération du maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, procédant à des centaines d’arrestations de manifestants, de journalistes et d’avocats.Vendredi, M. Imamoglu, principal rival du président Recep Tayyip Erdogan, a annoncé l’arrestation de son principal avocat, remis en liberté plus tard dans la journée sous contrôle judiciaire.”Cette fois c’est mon avocat Mehmet Pehlivan qui a été arrêté pour des motifs inventés de toutes pièces”, avait annoncé sur X le maire d’Istanbul, figure de l’opposition démis dimanche de ses fonctions et incarcéré pour “corruption”.”Comme si la tentative de coup d’État contre la démocratie ne suffisait pas, ils ne peuvent tolérer que les victimes de ce coup d’État se défendent”, a-t-il ajouté.Le syndicat des journalistes (TGS) a annoncé de son côté l’arrestation à l’aube de deux reporters de médias de gauche critiques du pouvoir, confronté à une contestation inédite depuis le grand mouvement de Gezi en 2013, parti de la place Taksim d’Istanbul.”Laissez les journalistes faire leur travail. Arrêtez ces détentions illégales”, s’est insurgé le syndicat.Un journaliste suédois, Joakim Medin, arrêté jeudi à son arrivée en Turquie où il devait couvrir les manifestations secouant le pays, a été placé en détention, a indiqué le rédacteur en chef de son journal Dagens UTC, Andreas Gustavsson, vendredi soir à l’AFP.- “Arrestations arbitraires” -Le gouvernement turc a annoncé jeudi près de 2.000 arrestations depuis le 19 mars, lors de manifestations interdites par les autorités. Parmi les personnes arrêtées, 260 avaient été incarcérées jeudi, selon le ministère de l’Intérieur.De très nombreux manifestants, jeunes en majorité, ont été interpellés chez eux ou lors des rassemblements et envoyés en prison, selon des avocats.C’est entre autres le cas d’un étudiant en économie de 23 ans que l’AFP avait rencontré sur son campus à Istanbul, a annoncé une de ses amies à l’AFP en faisant part de “nombreuses arrestations” parmi leurs camarades.”Ces arrestations sont arbitraires”, a déclaré à l’AFP Musa Akyol, le père d’un étudiant de 21 ans arrêté dimanche à Istanbul et incarcéré depuis mercredi, se disant inquiet pour “tous ces jeunes qui ne rêvent que d’une Turquie meilleure”.Selon le barreau d’Istanbul, vingt mineurs ont été arrêtés entre le 22 et le 25 mars, dont sept étaient toujours détenus vendredi.Des députés du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), principale force de l’opposition à laquelle appartient le maire emprisonné d’Istanbul, ont fait état de témoignages de jeunes et de mineurs affirmant avoir été “maltraités” par la police.- “Incitation à la haine” -Malgré tout, des étudiants se sont encore mobilisés vendredi à Ankara, lors d’un rassemblement dans un grand parc de la capitale, selon des images de médias turcs. A Istanbul, la police, qui encercle les manifestants et les filme, a exigé lors de plusieurs rassemblements ces derniers jours de voir leurs visages pour les laisser passer, a constaté l’AFP.Plusieurs manifestants, qui dissimulaient leurs visages de peur d’être identifiés par la police, ont été embarqués devant les journalistes.Face à la réponse policière, des groupes d’étudiants maintiennent leurs appels au boycott des cours, parfois sous la menace d’être expulsés par leur établissement.Le ministre de la Justice Yilmaz Tunç a justifié la vague d’arrestations par “la violence” dont ont fait preuve, selon lui, les personnes arrêtées.Dans l’enquête pour corruption qui vaut au maire et à plusieurs dizaines d’autres personnes d’être emprisonnées, le président Recep Tayyip Erdogan a annoncé que “d’autres gros radis (allaient) sortir du sac”, laissant présager de nouvelles enquêtes et de nouvelles arrestations.Mais les autorités ciblent toutes les voix qu’elles jugent critiques: le Haut conseil turc de l’audiovisuel a imposé jeudi dix jours d’interruption de programmes à Sözcü TV, une chaîne proche de l’opposition, pour “incitation à la haine et à l’hostilité”, annonçant en avoir sanctionné trois autres.Les autorités ont également expulsé jeudi un journaliste de la BBC, Mark Lowen, venu couvrir les manifestations dans le pays.

Avocats, journalistes, manifestants: la Turquie durcit la répression

Les autorités turques accentuent la répression pour tenter d’éteindre la contestation déclenchée le 19 mars par l’incarcération du maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, procédant à des centaines d’arrestations de manifestants, de journalistes et d’avocats.Vendredi, M. Imamoglu, principal rival du président Recep Tayyip Erdogan, a annoncé l’arrestation de son principal avocat, remis en liberté plus tard dans la journée sous contrôle judiciaire.”Cette fois c’est mon avocat Mehmet Pehlivan qui a été arrêté pour des motifs inventés de toutes pièces”, avait annoncé sur X le maire d’Istanbul, figure de l’opposition démis dimanche de ses fonctions et incarcéré pour “corruption”.”Comme si la tentative de coup d’État contre la démocratie ne suffisait pas, ils ne peuvent tolérer que les victimes de ce coup d’État se défendent”, a-t-il ajouté.Le syndicat des journalistes (TGS) a annoncé de son côté l’arrestation à l’aube de deux reporters de médias de gauche critiques du pouvoir, confronté à une contestation inédite depuis le grand mouvement de Gezi en 2013, parti de la place Taksim d’Istanbul.”Laissez les journalistes faire leur travail. Arrêtez ces détentions illégales”, s’est insurgé le syndicat.Un journaliste suédois, Joakim Medin, arrêté jeudi à son arrivée en Turquie où il devait couvrir les manifestations secouant le pays, a été placé en détention, a indiqué le rédacteur en chef de son journal Dagens UTC, Andreas Gustavsson, vendredi soir à l’AFP.- “Arrestations arbitraires” -Le gouvernement turc a annoncé jeudi près de 2.000 arrestations depuis le 19 mars, lors de manifestations interdites par les autorités. Parmi les personnes arrêtées, 260 avaient été incarcérées jeudi, selon le ministère de l’Intérieur.De très nombreux manifestants, jeunes en majorité, ont été interpellés chez eux ou lors des rassemblements et envoyés en prison, selon des avocats.C’est entre autres le cas d’un étudiant en économie de 23 ans que l’AFP avait rencontré sur son campus à Istanbul, a annoncé une de ses amies à l’AFP en faisant part de “nombreuses arrestations” parmi leurs camarades.”Ces arrestations sont arbitraires”, a déclaré à l’AFP Musa Akyol, le père d’un étudiant de 21 ans arrêté dimanche à Istanbul et incarcéré depuis mercredi, se disant inquiet pour “tous ces jeunes qui ne rêvent que d’une Turquie meilleure”.Selon le barreau d’Istanbul, vingt mineurs ont été arrêtés entre le 22 et le 25 mars, dont sept étaient toujours détenus vendredi.Des députés du Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate), principale force de l’opposition à laquelle appartient le maire emprisonné d’Istanbul, ont fait état de témoignages de jeunes et de mineurs affirmant avoir été “maltraités” par la police.- “Incitation à la haine” -Malgré tout, des étudiants se sont encore mobilisés vendredi à Ankara, lors d’un rassemblement dans un grand parc de la capitale, selon des images de médias turcs. A Istanbul, la police, qui encercle les manifestants et les filme, a exigé lors de plusieurs rassemblements ces derniers jours de voir leurs visages pour les laisser passer, a constaté l’AFP.Plusieurs manifestants, qui dissimulaient leurs visages de peur d’être identifiés par la police, ont été embarqués devant les journalistes.Face à la réponse policière, des groupes d’étudiants maintiennent leurs appels au boycott des cours, parfois sous la menace d’être expulsés par leur établissement.Le ministre de la Justice Yilmaz Tunç a justifié la vague d’arrestations par “la violence” dont ont fait preuve, selon lui, les personnes arrêtées.Dans l’enquête pour corruption qui vaut au maire et à plusieurs dizaines d’autres personnes d’être emprisonnées, le président Recep Tayyip Erdogan a annoncé que “d’autres gros radis (allaient) sortir du sac”, laissant présager de nouvelles enquêtes et de nouvelles arrestations.Mais les autorités ciblent toutes les voix qu’elles jugent critiques: le Haut conseil turc de l’audiovisuel a imposé jeudi dix jours d’interruption de programmes à Sözcü TV, une chaîne proche de l’opposition, pour “incitation à la haine et à l’hostilité”, annonçant en avoir sanctionné trois autres.Les autorités ont également expulsé jeudi un journaliste de la BBC, Mark Lowen, venu couvrir les manifestations dans le pays.