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“On a besoin d’aide”: à Mandalay, des secours à bout face aux destructions du séisme

Dans la deuxième ville de Birmanie, des secours exténués ont lancé samedi un appel à l’aide, dans leurs efforts pour tirer des décombres des centaines d’habitants piégés par le puissant séisme qui a frappé le pays vendredi.Le tremblement de terre de magnitude 7,7 a créé un paysage de dévastations à Mandalay (centre), ancienne capitale royale de plus de 1,7 million d’habitants, proche de l’épicentre, où les destructions de bâtiments se comptent par dizaines.Au détour d’une rue, la tour de l’horloge d’un monastère s’est effondrée sur un côté. Ses aiguilles cassées indiquent 12h55, soit quelques minutes après la secousse meurtrière.Plus loin, plus de 90 personnes seraient piégées dans les décombres d’un immeuble d’habitations, selon un responsable de la Croix-Rouge. Les six étages supérieurs tiennent sur ce qu’il reste des six étages inférieurs, pliés comme un millefeuille.Le bras d’une femme, et quelques cheveux, émergent des débris.Autour de ce qu’il reste du Sky Villa Condominium, des secours essayent d’ouvrir avec leurs mains un passage au milieu des blocs de béton arrachés et du métal déformé pour atteindre d’éventuels survivants.Eparpillés au sol, le lapin en plastique d’un enfant, des meubles et une photo de la “skyline” de New York témoignent de la vie qui animait l’endroit.Quelques résidents ont trouvé refuge à proximité à l’ombre d’arbres où ils ont passé la nuit, avec le peu de biens qu’ils ont pu prendre avec eux, des couvertures et des casques de moto.- “On n’a pas dormi” -Ailleurs, d’autres sauveteurs en tongs et munis d’un équipement de protection minimal crient dans l’espoir d’entendre un signe de vie.”Il y a beaucoup de victimes dans les bâtiments d’habitations. Plus de 100 ont été retirées des décombres la nuit dernière”, explique à l’AFP un secouriste.Les opérations dépendent de générateurs portables d’électricité, la ville subissant des coupures de courant qui perturbent les recherches.”Nous sommes là depuis la nuit dernière. On n’a pas dormi. Plus d’aide serait bienvenue”, lance le secouriste.”On manque de bras et on n’a pas assez de voitures. On transporte les cadavres en utilisant des camions légers. Environ 10 à 20 corps par camion”, poursuit-il.Les tremblements de terre sont fréquents en Birmanie, traversée du nord au sud par la faille de Sagaing, considérée par les experts comme l’une des plus dangereuses au monde en raison de sa proximité avec de grandes villes du pays.Mais la violence du séisme du vendredi est inédite ces dernières décennies, au point qu’il a été ressenti à 1.000 kilomètres de l’épicentre, dans la capitale thaïlandaise Bangkok.La junte a confirmé samedi plus de 1.000 morts et environ 2.400 blessés, mais les difficultés de communication rendent l’ampleur du désastre difficile à estimer, et le bilan pourrait considérablement s’aggraver.- Appel à l’aide de la junte -“Hier (vendredi), quand le séisme s’est produit, j’étais chez moi. C’était effrayant”, explique à l’AFP Ba Chit, 55 ans, qui habite Mandalay.”Les membres de ma famille sont en sécurité, mais d’autres personnes sont affectées. Je suis tellement désolé pour eux. Je me sens très triste devant cette situation”, ajoute-t-il.Les agences humanitaires ont prévenu que la Birmanie n’était absolument pas préparée à faire face à une catastrophe de cette ampleur. Le pays a plongé dans le chaos depuis le coup d’Etat du 1er février 2021, qui a rallumé le conflit entre l’armée et des dizaines de groupes issus de minorités ethniques et du mouvement prodémocratie.La guerre a décimé le système de santé, isolé les dirigeants de la junte du reste du monde et placé des millions d’habitants sous la menace de la famine.Les autorités ont lancé un appel au secours auprès de la communauté internationale, une démarche exceptionnelle. Par le passé, les régimes militaires étaient réticents à demander un tel soutien de l’étranger.”On a besoin d’aide. Il nous manque de tout”, explique Thar Aye, un habitant de 68 ans, à l’AFP.”Je suis tellement triste de voir cette situation tragique. Je n’ai jamais vécu quelque chose de tel auparavant”.

“On a besoin d’aide”: à Mandalay, des secours à bout face aux destructions du séisme

Dans la deuxième ville de Birmanie, des secours exténués ont lancé samedi un appel à l’aide, dans leurs efforts pour tirer des décombres des centaines d’habitants piégés par le puissant séisme qui a frappé le pays vendredi.Le tremblement de terre de magnitude 7,7 a créé un paysage de dévastations à Mandalay (centre), ancienne capitale royale de plus de 1,7 million d’habitants, proche de l’épicentre, où les destructions de bâtiments se comptent par dizaines.Au détour d’une rue, la tour de l’horloge d’un monastère s’est effondrée sur un côté. Ses aiguilles cassées indiquent 12h55, soit quelques minutes après la secousse meurtrière.Plus loin, plus de 90 personnes seraient piégées dans les décombres d’un immeuble d’habitations, selon un responsable de la Croix-Rouge. Les six étages supérieurs tiennent sur ce qu’il reste des six étages inférieurs, pliés comme un millefeuille.Le bras d’une femme, et quelques cheveux, émergent des débris.Autour de ce qu’il reste du Sky Villa Condominium, des secours essayent d’ouvrir avec leurs mains un passage au milieu des blocs de béton arrachés et du métal déformé pour atteindre d’éventuels survivants.Eparpillés au sol, le lapin en plastique d’un enfant, des meubles et une photo de la “skyline” de New York témoignent de la vie qui animait l’endroit.Quelques résidents ont trouvé refuge à proximité à l’ombre d’arbres où ils ont passé la nuit, avec le peu de biens qu’ils ont pu prendre avec eux, des couvertures et des casques de moto.- “On n’a pas dormi” -Ailleurs, d’autres sauveteurs en tongs et munis d’un équipement de protection minimal crient dans l’espoir d’entendre un signe de vie.”Il y a beaucoup de victimes dans les bâtiments d’habitations. Plus de 100 ont été retirées des décombres la nuit dernière”, explique à l’AFP un secouriste.Les opérations dépendent de générateurs portables d’électricité, la ville subissant des coupures de courant qui perturbent les recherches.”Nous sommes là depuis la nuit dernière. On n’a pas dormi. Plus d’aide serait bienvenue”, lance le secouriste.”On manque de bras et on n’a pas assez de voitures. On transporte les cadavres en utilisant des camions légers. Environ 10 à 20 corps par camion”, poursuit-il.Les tremblements de terre sont fréquents en Birmanie, traversée du nord au sud par la faille de Sagaing, considérée par les experts comme l’une des plus dangereuses au monde en raison de sa proximité avec de grandes villes du pays.Mais la violence du séisme du vendredi est inédite ces dernières décennies, au point qu’il a été ressenti à 1.000 kilomètres de l’épicentre, dans la capitale thaïlandaise Bangkok.La junte a confirmé samedi plus de 1.000 morts et environ 2.400 blessés, mais les difficultés de communication rendent l’ampleur du désastre difficile à estimer, et le bilan pourrait considérablement s’aggraver.- Appel à l’aide de la junte -“Hier (vendredi), quand le séisme s’est produit, j’étais chez moi. C’était effrayant”, explique à l’AFP Ba Chit, 55 ans, qui habite Mandalay.”Les membres de ma famille sont en sécurité, mais d’autres personnes sont affectées. Je suis tellement désolé pour eux. Je me sens très triste devant cette situation”, ajoute-t-il.Les agences humanitaires ont prévenu que la Birmanie n’était absolument pas préparée à faire face à une catastrophe de cette ampleur. Le pays a plongé dans le chaos depuis le coup d’Etat du 1er février 2021, qui a rallumé le conflit entre l’armée et des dizaines de groupes issus de minorités ethniques et du mouvement prodémocratie.La guerre a décimé le système de santé, isolé les dirigeants de la junte du reste du monde et placé des millions d’habitants sous la menace de la famine.Les autorités ont lancé un appel au secours auprès de la communauté internationale, une démarche exceptionnelle. Par le passé, les régimes militaires étaient réticents à demander un tel soutien de l’étranger.”On a besoin d’aide. Il nous manque de tout”, explique Thar Aye, un habitant de 68 ans, à l’AFP.”Je suis tellement triste de voir cette situation tragique. Je n’ai jamais vécu quelque chose de tel auparavant”.

Turquie : le premier parti d’opposition convoque son grand rassemblement

Des dizaines de milliers de personnes de tout âge se sont rassemblées samedi à Istanbul, à l’appel du CHP, le parti d’opposition du maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, afin de dénoncer l’arrestation de l’édile, malgré la répression qui continue de s’abattre sur les protestataires.La foule, dans laquelle on apercevait moins de jeunes que lors des précédentes manifestations, s’est retrouvée à la mi-journée sur la rive asiatique de la métropole “pour poursuivre la marche vers le pouvoir”, selon l’appel du chef du Parti républicain du peuple (CHP), Özgür Özel.Parmi les manifestants, qui scandaient “Taksim est partout, la résistance est partout!”, l’épouse, la mère et les deux fils d’Ekrem Imamoglu étaient présents.Ils faisaient référence à la place Taksim d’Istanbul, épicentre du vaste mouvement de contestation de Gezi en 2013.Dès le début de la matinée, des ferries affrétés sur le Bosphore par le parti ont commencé d’emmener les participants munis du drapeau turc et de portraits de Mustafa Kemal Atatürk, le père de la nation, jusqu’au lieu du rassemblement.L’arrestation de M. Imamoglu le 19 mars a déclenché une vague de protestations inédite en plus d’une décennie à travers la Turquie, mobilisant des dizaines de milliers de manifestants chaque soir dans les rues, jusqu’à lundi soir.Depuis, le parti a cessé de convoquer la foule devant la municipalité. Mais dans un entretien au quotidien français Le Monde, daté de samedi, Özgür Özel, devenu le porte-voix de l’opposition, annonce la tenue de rassemblements réguliers à venir, “tous les samedis dans une ville de Turquie” et les mercredis soirs à Istanbul.”Nous pensons que les arrestations vont diminuer à partir de maintenant”, assure-t-il. Rappelant que les rassemblements ont été interdits par les autorités dès l’arrestation du maire, le chef du parti kémaliste se dit prêt à “prendre le risque de passer huit, dix ans en prison s’il le faut. Parce que si nous ne repoussons pas cette tentative de coup d’Etat il en sera fini des urnes”.Le CHP, première force d’opposition, s’apprêtait à investir M. Imamoglu comme son candidat pour la prochaine élection présidentielle prévue en 2028 quand il a été arrêté le 19 mars et envoyé en prison cinq jours plus tard.- 511 étudiants arrêtés -Les jeunes et les étudiants surtout ont tenté de poursuivre la mobilisation mais la répression qui continue avec des arrestations, chez eux à l’aube, de manifestants, journalistes, avocats semble rebuter les plus déterminés.Rien qu’à Istanbul, 511 étudiants avaient déjà été interpellés vendredi, dont 275 incarcérés, selon l’avocat Ferhat Güzel.”Mais ce nombre est probablement beaucoup plus élevé”, a-t-il affirmé à l’AFP.Selon les dernières données officielles publiées jeudi, plus de 2.000 personnes ont été arrêtées dont 260 avaient été incarcérées. Vendredi soir, le journaliste suédois Joakim Medin, interpellé jeudi à sa descente d’avion a été placé en détention dans une prison d’Istanbul, a indiqué le rédacteur en chef de son journal Dagens UTC.Andreas Gustavsson a indiqué à l’AFP ne “pas avoir été informé des accusations qui le visent” mais selon les médias turcs le reporter est accusé d’avoir “insulté le président” turc Recep Tayyip Erdogan et d’être “membre d’une organisation terroriste armée”.”Je sais que ces accusations sont fausses, 100% fausses”, a insisté  M. Gustavsson sur son compte X.- “Le début d’un voyage” -Avant M. Medin, un reporter de la BBC, Mark Lowen a été expulsé “pour trouble à l’ordre public”. Au moins douze journalistes turcs ont été arrêtés dans la semaine. La plupart ont été libérés, mais restent accusés d’avoir participé à des manifestations interdites qu’ils couvraient pour leur média, dont un photographe de l’AFP, Yasin Akgül, qui a dit craindre “une volonté d’empêcher les journalistes de faire leur travail”.Vendredi, l’avocat du maire d’Istanbul, Mehmet Pehlivan, a été “arrêté pour des motifs inventés de toutes pièces”, selon M. Imamoglu, puis remis en liberté dans la soirée.En ce début du long week-end de l’Aïd el Fitr, qui sera célébré dimanche pour marquer la fin du ramadan, le meeting du CHP aura valeur de test pour l’opposition alors que de nombreux stambouliotes auront quitté la ville pour se rendre dans leur famille. D’autant que le président Recep Tayyip Erdogan a annoncé cette semaine l’octroi de neuf jours de congés aux fonctionnaires et institutions publiques.Selon le CHP, quinze millions de personnes, bien au-delà du parti, ont néanmoins participé à la primaire symbolique maintenue le jour même pour le soutenir.”La candidature d’Ekrem Imamoglu, c’est le début d’un voyage qui garantira la justice et la souveraineté de la nation”, a lancé M. Özel sur X pour motiver les troupes.

Turquie : le premier parti d’opposition convoque son grand rassemblement

Des dizaines de milliers de personnes de tout âge se sont rassemblées samedi à Istanbul, à l’appel du CHP, le parti d’opposition du maire d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, afin de dénoncer l’arrestation de l’édile, malgré la répression qui continue de s’abattre sur les protestataires.La foule, dans laquelle on apercevait moins de jeunes que lors des précédentes manifestations, s’est retrouvée à la mi-journée sur la rive asiatique de la métropole “pour poursuivre la marche vers le pouvoir”, selon l’appel du chef du Parti républicain du peuple (CHP), Özgür Özel.Parmi les manifestants, qui scandaient “Taksim est partout, la résistance est partout!”, l’épouse, la mère et les deux fils d’Ekrem Imamoglu étaient présents.Ils faisaient référence à la place Taksim d’Istanbul, épicentre du vaste mouvement de contestation de Gezi en 2013.Dès le début de la matinée, des ferries affrétés sur le Bosphore par le parti ont commencé d’emmener les participants munis du drapeau turc et de portraits de Mustafa Kemal Atatürk, le père de la nation, jusqu’au lieu du rassemblement.L’arrestation de M. Imamoglu le 19 mars a déclenché une vague de protestations inédite en plus d’une décennie à travers la Turquie, mobilisant des dizaines de milliers de manifestants chaque soir dans les rues, jusqu’à lundi soir.Depuis, le parti a cessé de convoquer la foule devant la municipalité. Mais dans un entretien au quotidien français Le Monde, daté de samedi, Özgür Özel, devenu le porte-voix de l’opposition, annonce la tenue de rassemblements réguliers à venir, “tous les samedis dans une ville de Turquie” et les mercredis soirs à Istanbul.”Nous pensons que les arrestations vont diminuer à partir de maintenant”, assure-t-il. Rappelant que les rassemblements ont été interdits par les autorités dès l’arrestation du maire, le chef du parti kémaliste se dit prêt à “prendre le risque de passer huit, dix ans en prison s’il le faut. Parce que si nous ne repoussons pas cette tentative de coup d’Etat il en sera fini des urnes”.Le CHP, première force d’opposition, s’apprêtait à investir M. Imamoglu comme son candidat pour la prochaine élection présidentielle prévue en 2028 quand il a été arrêté le 19 mars et envoyé en prison cinq jours plus tard.- 511 étudiants arrêtés -Les jeunes et les étudiants surtout ont tenté de poursuivre la mobilisation mais la répression qui continue avec des arrestations, chez eux à l’aube, de manifestants, journalistes, avocats semble rebuter les plus déterminés.Rien qu’à Istanbul, 511 étudiants avaient déjà été interpellés vendredi, dont 275 incarcérés, selon l’avocat Ferhat Güzel.”Mais ce nombre est probablement beaucoup plus élevé”, a-t-il affirmé à l’AFP.Selon les dernières données officielles publiées jeudi, plus de 2.000 personnes ont été arrêtées dont 260 avaient été incarcérées. Vendredi soir, le journaliste suédois Joakim Medin, interpellé jeudi à sa descente d’avion a été placé en détention dans une prison d’Istanbul, a indiqué le rédacteur en chef de son journal Dagens UTC.Andreas Gustavsson a indiqué à l’AFP ne “pas avoir été informé des accusations qui le visent” mais selon les médias turcs le reporter est accusé d’avoir “insulté le président” turc Recep Tayyip Erdogan et d’être “membre d’une organisation terroriste armée”.”Je sais que ces accusations sont fausses, 100% fausses”, a insisté  M. Gustavsson sur son compte X.- “Le début d’un voyage” -Avant M. Medin, un reporter de la BBC, Mark Lowen a été expulsé “pour trouble à l’ordre public”. Au moins douze journalistes turcs ont été arrêtés dans la semaine. La plupart ont été libérés, mais restent accusés d’avoir participé à des manifestations interdites qu’ils couvraient pour leur média, dont un photographe de l’AFP, Yasin Akgül, qui a dit craindre “une volonté d’empêcher les journalistes de faire leur travail”.Vendredi, l’avocat du maire d’Istanbul, Mehmet Pehlivan, a été “arrêté pour des motifs inventés de toutes pièces”, selon M. Imamoglu, puis remis en liberté dans la soirée.En ce début du long week-end de l’Aïd el Fitr, qui sera célébré dimanche pour marquer la fin du ramadan, le meeting du CHP aura valeur de test pour l’opposition alors que de nombreux stambouliotes auront quitté la ville pour se rendre dans leur famille. D’autant que le président Recep Tayyip Erdogan a annoncé cette semaine l’octroi de neuf jours de congés aux fonctionnaires et institutions publiques.Selon le CHP, quinze millions de personnes, bien au-delà du parti, ont néanmoins participé à la primaire symbolique maintenue le jour même pour le soutenir.”La candidature d’Ekrem Imamoglu, c’est le début d’un voyage qui garantira la justice et la souveraineté de la nation”, a lancé M. Özel sur X pour motiver les troupes.

Séisme : plus de 1.000 morts en Birmanie, recherches tous azimuts pour des survivants

Plus de 1.000 personnes ont perdu la vie en Birmanie dans le puissant séisme de magnitude 7,7 qui a frappé la région vendredi et aussi endeuillé la Thaïlande, selon un nouveau bilan des autorités samedi, tandis que les secours multiplient les efforts pour rechercher des survivants.Le tremblement de terre, peu profond, ce qui a augmenté son impact, s’est produit vendredi au nord-ouest de la ville birmane de Sagaing (centre) vers 06H20 GMT (12H50 en Birmanie et 13H20 en Thaïlande), suivi par une réplique de magnitude de 6,4 (révisée ensuite à 6,7) quelques minutes après.Les secousses ont provoqué des scènes de chaos et de désolation en Birmanie, où l’effondrement de maisons, d’immeubles, de ponts ou de sites religieux laissent craindre une catastrophe de grande ampleur dans un pays rendu exsangue par le conflit civil qui dure depuis le coup d’Etat de la junte de 2021.Jamais un séisme d’une telle intensité n’avait frappé la Birmanie depuis des décennies, selon les géologues américains, les secousses étant suffisamment puissantes pour semer la terreur à 1.000 kilomètres de l’épicentre, parmi des millions d’habitants de Bangkok où les séismes sont rarement ressentis.Au moins 1.007 personnes ont été tuées, et 2.389 blessées en Birmanie, a indiqué samedi la junte au pouvoir, en majorité dans la région de Mandalay, la deuxième ville de Birmanie, considérée comme la zone la plus sinistrée. Mais les moyens de communication étant endommagés, l’étendue du désastre reste encore à difficile à évaluer, et le bilan humain pourrait encore fortement s’aggraver.A Mandalay, plus de 90 personnes seraient piégées dans les décembres d’un immeuble d’habitation de douze étages, selon un responsable de la Croix-Rouge.Des journalistes de l’AFP ont aussi vu sur place une pagode vieille de plusieurs siècles réduite à l’état de ruines. “Ca a commencé à secouer, puis c’est devenu sérieux”, a déclaré un soldat à un point de contrôle à l’extérieur du temple.”Le monastère s’est aussi effondré. Un moine est mort. Il y a quelques blessés, on a sorti quelques autres des décombres et les a conduits à l’hôpital.”- Appel au secours -“Personne au monastère n’ose dormir à l’intérieur, parce qu’on a entendu qu’un autre tremblement de terre pourrait se produire. Je n’ai jamais ressenti quelque chose comme ça de ma vie”, a détaillé le militaire.Près de l’aéroport de Mandalay, des agents de sécurité ont refoulé des journalistes. “C’est fermé depuis hier (vendredi)”, a lancé l’un d’eux. “Le plafond s’est effondré mais personne n’a été blessé.”Les destructions sur le site pourraient compliquer les opérations de secours dans un pays, où la guerre civile qui dure depuis le coup d’Etat du 1er février 2021 a décimé le système de santé et isolé ses dirigeants du reste du monde.Le chef de la junte Min Aung Hlaing a lancé un rare appel à l’aide internationale, invitant “tout pays, toute organisation” à venir apporter son secours. Par le passé, les régimes militaire étaient réticents à demander un soutien de l’étranger après des catastrophes naturelles.Les autorités ont déclaré l’état d’urgence dans les six régions les plus affectées. Dans un hôpital de la capitale Naypyidaw, des centaines de blessés ont été pris en charge à l’extérieur en raison des dégâts subis par le bâtiment, ont constaté vendredi des journalistes de l’AFP.Un avion chargé de kits d’hygiène, de couvertures, de nourriture et d’autres produits de première nécessité a atterri samedi à Rangoun, en provenance d’Inde. La Chine a annoncé l’envoi d’une équipe de 82 secouristes. La Corée du Sud, l’Organisation mondiale de la santé et la Malaisie se sont aussi déjà mobilisés.”Nous allons les aider (…) C’est terrible ce qu’il se passe”, a déclaré le président américain Donald Trump vendredi.Le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba a transmis ses condoléances aux victimes en Birmanie et en Thaïlande, tandis que le président chinois Xi Jinping a envoyé un message faisant part de “sa profonde tristesse” au chef de la junte.Les agences humanitaires ont prévenu que la Birmanie n’était absolument pas préparée à faire face à une catastrophe de cette ampleur. Le conflit civil a déplacé quelque 3,5 millions de personnes, selon les Nations unies, qui ont prévenu fin janvier que 15 millions de Birmans risquaient de souffrir de la faim en 2025, avant même que le tremblement de terre ne survienne.- Accouchement en plein air -De l’autre côté de la frontière, en Thaïlande, des secouristes se sont relayés toute la nuit à la recherche de survivants dans les décombres d’un bâtiment en construction de 30 étages qui s’est effondré à Bangkok en quelques secondes sous l’effet des secousses. La chute de la tour a englouti des dizaines d’ouvriers, piégés dans une montagne de gravats et de poutres d’acier déformées.Le gouverneur de Bangkok Chadchart Sittipunt a déclaré à l’AFP qu’une dizaine de personnes ont été tuées dans la capitale thaïlandaise, la plupart sur le site de construction, mais prévenu que le bilan pourrait s’alourdir.L’opération de secours a déployé des drones à imagerie thermique rechercher des signes de vie parmi les décombres, les autorités pensant avoir détecté des signes de vie d’au moins 15 personnes.La métropole de Bangkok a ordonné le déploiement de plus d’une centaine de spécialistes pour contrôler la sécurité des bâtiments, après avoir reçu plus de 2.000 signalements de dommages.Environ 400 personnes ont passé la nuit de vendredi à samedi dans des parcs ouverts en raison de l’urgence, leurs domiciles n’étant pas assez sûrs pour y retourner, selon le gouverneur. A Bangkok, où les séismes sont extrêmement rares, les secousses ont été illustrées par des images spectaculaires : foule d’habitants évacués dans les rues, ou des piscines sur le toit d’immeubles ou d’hôtels qui débordent.Une femme a dû accoucher en plein air après avoir été évacuée d’un hôpital. Un chirurgien a également continué à opérer un patient à l’extérieur, après qu’il a fallu quitter d’urgence le bloc, a indiqué un porte-parole à l’AFP. burx-ah/thm

Séisme : plus de 1.000 morts en Birmanie, recherches tous azimuts pour des survivants

Plus de 1.000 personnes ont perdu la vie en Birmanie dans le puissant séisme de magnitude 7,7 qui a frappé la région vendredi et aussi endeuillé la Thaïlande, selon un nouveau bilan des autorités samedi, tandis que les secours multiplient les efforts pour rechercher des survivants.Le tremblement de terre, peu profond, ce qui a augmenté son impact, s’est produit vendredi au nord-ouest de la ville birmane de Sagaing (centre) vers 06H20 GMT (12H50 en Birmanie et 13H20 en Thaïlande), suivi par une réplique de magnitude de 6,4 (révisée ensuite à 6,7) quelques minutes après.Les secousses ont provoqué des scènes de chaos et de désolation en Birmanie, où l’effondrement de maisons, d’immeubles, de ponts ou de sites religieux laissent craindre une catastrophe de grande ampleur dans un pays rendu exsangue par le conflit civil qui dure depuis le coup d’Etat de la junte de 2021.Jamais un séisme d’une telle intensité n’avait frappé la Birmanie depuis des décennies, selon les géologues américains, les secousses étant suffisamment puissantes pour semer la terreur à 1.000 kilomètres de l’épicentre, parmi des millions d’habitants de Bangkok où les séismes sont rarement ressentis.Au moins 1.007 personnes ont été tuées, et 2.389 blessées en Birmanie, a indiqué samedi la junte au pouvoir, en majorité dans la région de Mandalay, la deuxième ville de Birmanie, considérée comme la zone la plus sinistrée. Mais les moyens de communication étant endommagés, l’étendue du désastre reste encore à difficile à évaluer, et le bilan humain pourrait encore fortement s’aggraver.A Mandalay, plus de 90 personnes seraient piégées dans les décembres d’un immeuble d’habitation de douze étages, selon un responsable de la Croix-Rouge.Des journalistes de l’AFP ont aussi vu sur place une pagode vieille de plusieurs siècles réduite à l’état de ruines. “Ca a commencé à secouer, puis c’est devenu sérieux”, a déclaré un soldat à un point de contrôle à l’extérieur du temple.”Le monastère s’est aussi effondré. Un moine est mort. Il y a quelques blessés, on a sorti quelques autres des décombres et les a conduits à l’hôpital.”- Appel au secours -“Personne au monastère n’ose dormir à l’intérieur, parce qu’on a entendu qu’un autre tremblement de terre pourrait se produire. Je n’ai jamais ressenti quelque chose comme ça de ma vie”, a détaillé le militaire.Près de l’aéroport de Mandalay, des agents de sécurité ont refoulé des journalistes. “C’est fermé depuis hier (vendredi)”, a lancé l’un d’eux. “Le plafond s’est effondré mais personne n’a été blessé.”Les destructions sur le site pourraient compliquer les opérations de secours dans un pays, où la guerre civile qui dure depuis le coup d’Etat du 1er février 2021 a décimé le système de santé et isolé ses dirigeants du reste du monde.Le chef de la junte Min Aung Hlaing a lancé un rare appel à l’aide internationale, invitant “tout pays, toute organisation” à venir apporter son secours. Par le passé, les régimes militaire étaient réticents à demander un soutien de l’étranger après des catastrophes naturelles.Les autorités ont déclaré l’état d’urgence dans les six régions les plus affectées. Dans un hôpital de la capitale Naypyidaw, des centaines de blessés ont été pris en charge à l’extérieur en raison des dégâts subis par le bâtiment, ont constaté vendredi des journalistes de l’AFP.Un avion chargé de kits d’hygiène, de couvertures, de nourriture et d’autres produits de première nécessité a atterri samedi à Rangoun, en provenance d’Inde. La Chine a annoncé l’envoi d’une équipe de 82 secouristes. La Corée du Sud, l’Organisation mondiale de la santé et la Malaisie se sont aussi déjà mobilisés.”Nous allons les aider (…) C’est terrible ce qu’il se passe”, a déclaré le président américain Donald Trump vendredi.Le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba a transmis ses condoléances aux victimes en Birmanie et en Thaïlande, tandis que le président chinois Xi Jinping a envoyé un message faisant part de “sa profonde tristesse” au chef de la junte.Les agences humanitaires ont prévenu que la Birmanie n’était absolument pas préparée à faire face à une catastrophe de cette ampleur. Le conflit civil a déplacé quelque 3,5 millions de personnes, selon les Nations unies, qui ont prévenu fin janvier que 15 millions de Birmans risquaient de souffrir de la faim en 2025, avant même que le tremblement de terre ne survienne.- Accouchement en plein air -De l’autre côté de la frontière, en Thaïlande, des secouristes se sont relayés toute la nuit à la recherche de survivants dans les décombres d’un bâtiment en construction de 30 étages qui s’est effondré à Bangkok en quelques secondes sous l’effet des secousses. La chute de la tour a englouti des dizaines d’ouvriers, piégés dans une montagne de gravats et de poutres d’acier déformées.Le gouverneur de Bangkok Chadchart Sittipunt a déclaré à l’AFP qu’une dizaine de personnes ont été tuées dans la capitale thaïlandaise, la plupart sur le site de construction, mais prévenu que le bilan pourrait s’alourdir.L’opération de secours a déployé des drones à imagerie thermique rechercher des signes de vie parmi les décombres, les autorités pensant avoir détecté des signes de vie d’au moins 15 personnes.La métropole de Bangkok a ordonné le déploiement de plus d’une centaine de spécialistes pour contrôler la sécurité des bâtiments, après avoir reçu plus de 2.000 signalements de dommages.Environ 400 personnes ont passé la nuit de vendredi à samedi dans des parcs ouverts en raison de l’urgence, leurs domiciles n’étant pas assez sûrs pour y retourner, selon le gouverneur. A Bangkok, où les séismes sont extrêmement rares, les secousses ont été illustrées par des images spectaculaires : foule d’habitants évacués dans les rues, ou des piscines sur le toit d’immeubles ou d’hôtels qui débordent.Une femme a dû accoucher en plein air après avoir été évacuée d’un hôpital. Un chirurgien a également continué à opérer un patient à l’extérieur, après qu’il a fallu quitter d’urgence le bloc, a indiqué un porte-parole à l’AFP. burx-ah/thm

Le Soleil a rendez-vous avec la Lune pour une éclipse partielle

Le Soleil a rendez-vous avec la Lune, qui viendra cacher un bout de l’astre samedi, lors d’une éclipse partielle visible sur une partie de l’hémisphère Nord, de l’est du Canada à la Sibérie.L’éclipse, la dix-septième du XXIe siècle et la première de l’année, durera environ quatre heures. Elle démarrera à 08H50 GMT (09H50 à Paris) pour s’achever vers 12H43 GMT (13H43 à Paris). “Les premiers continentaux à la voir seront les habitants de Mauritanie et du Maroc et les derniers ceux du nord de la Sibérie”, indique à l’AFP Florent Deleflie, astronome à l’Observatoire de Paris-PSL, chargé pour la France du calcul des éphémérides.Elle sera aussi visible en Europe, selon le Laboratoire Temps-Espace de l’Observatoire de Paris. Et atteindra son maximum à 10H47 GMT (11H47 heure de Paris) au-dessus du nord-est du Canada et Groenland.C’est là que l’éclipse sera la plus spectaculaire, couvrant 90% de la surface apparente du Soleil. Pas suffisamment toutefois pour que le ciel soit obscurci.Une éclipse de Soleil se produit lorsque le Soleil, la Lune et la Terre sont alignés dans cet ordre. Quand l’alignement est quasiment parfait, le cône d’ombre de la Lune touche la surface de la Terre et obstrue l’intégralité du disque solaire: l’éclipse est totale.Cette fois-ci, “l’alignement n’est pas suffisamment parfait pour que le cône d’ombre touche la surface terrestre. Il reste dans l’espace, ce qui signifie qu’il n’y aura nulle part et à aucun moment d’éclipse totale”, explique M. Deleflie.- Attention aux yeux -En France métropolitaine, l’éclipse sera visible entre 10H00 et 12H00 GMT (11H00 et 13H00 de Paris) et entre 10 à 30% de la surface de l’astre seront occultés selon les régions.A l’oeil nu, aucune différence ne sera donc perceptible. Mais, si le ciel est dégagé, il sera tout de même possible de profiter du spectacle à condition de se munir d’équipements adaptés pour protéger ses yeux.La lumière intense du Soleil peut en effet provoquer des brûlures oculaires et entraîner des lésions irrémédiables.Il est indispensable de se procurer des lunettes spéciales éclipse et de vérifier qu’elles sont en parfait état. “Le moindre défaut sur la surface des lunettes, si elles ne sont pas neuves, même un trou microscopique, peut engendrer des brûlures de l’œil”, prévient l’astronome.Autre possibilité, se rendre dans une association d’astronomie ou un centre d’observation, qui organisent des animations pour l’admirer à l’aide d’instruments grossissants munis de filtres adaptés. Et observer au passage taches et protubérances solaires.Cette éclipse solaire intervient quinze jours après une éclipse totale de Lune, qui avait fait “rougir” notre satellite naturel. Ce qui est “souvent le cas” car la Lune a fait dans l’intervalle “un demi-tour autour de la Terre, inversant en quelque sorte la configuration”, souligne M. Deleflie.En France métropolitaine, la dernière éclipse partielle remonte au 25 octobre 2022.Le 12 août 2026, se produira une éclipse totale, dont la zone de totalité ne traversera pas l’Hexagone, mais qui donnera lieu à une obscuration du disque solaire de 92 % vue depuis Paris et de 96 % vue depuis Marseille.

Le Soleil a rendez-vous avec la Lune pour une éclipse partielle

Le Soleil a rendez-vous avec la Lune, qui viendra cacher un bout de l’astre samedi, lors d’une éclipse partielle visible sur une partie de l’hémisphère Nord, de l’est du Canada à la Sibérie.L’éclipse, la dix-septième du XXIe siècle et la première de l’année, durera environ quatre heures. Elle démarrera à 08H50 GMT (09H50 à Paris) pour s’achever vers 12H43 GMT (13H43 à Paris). “Les premiers continentaux à la voir seront les habitants de Mauritanie et du Maroc et les derniers ceux du nord de la Sibérie”, indique à l’AFP Florent Deleflie, astronome à l’Observatoire de Paris-PSL, chargé pour la France du calcul des éphémérides.Elle sera aussi visible en Europe, selon le Laboratoire Temps-Espace de l’Observatoire de Paris. Et atteindra son maximum à 10H47 GMT (11H47 heure de Paris) au-dessus du nord-est du Canada et Groenland.C’est là que l’éclipse sera la plus spectaculaire, couvrant 90% de la surface apparente du Soleil. Pas suffisamment toutefois pour que le ciel soit obscurci.Une éclipse de Soleil se produit lorsque le Soleil, la Lune et la Terre sont alignés dans cet ordre. Quand l’alignement est quasiment parfait, le cône d’ombre de la Lune touche la surface de la Terre et obstrue l’intégralité du disque solaire: l’éclipse est totale.Cette fois-ci, “l’alignement n’est pas suffisamment parfait pour que le cône d’ombre touche la surface terrestre. Il reste dans l’espace, ce qui signifie qu’il n’y aura nulle part et à aucun moment d’éclipse totale”, explique M. Deleflie.- Attention aux yeux -En France métropolitaine, l’éclipse sera visible entre 10H00 et 12H00 GMT (11H00 et 13H00 de Paris) et entre 10 à 30% de la surface de l’astre seront occultés selon les régions.A l’oeil nu, aucune différence ne sera donc perceptible. Mais, si le ciel est dégagé, il sera tout de même possible de profiter du spectacle à condition de se munir d’équipements adaptés pour protéger ses yeux.La lumière intense du Soleil peut en effet provoquer des brûlures oculaires et entraîner des lésions irrémédiables.Il est indispensable de se procurer des lunettes spéciales éclipse et de vérifier qu’elles sont en parfait état. “Le moindre défaut sur la surface des lunettes, si elles ne sont pas neuves, même un trou microscopique, peut engendrer des brûlures de l’œil”, prévient l’astronome.Autre possibilité, se rendre dans une association d’astronomie ou un centre d’observation, qui organisent des animations pour l’admirer à l’aide d’instruments grossissants munis de filtres adaptés. Et observer au passage taches et protubérances solaires.Cette éclipse solaire intervient quinze jours après une éclipse totale de Lune, qui avait fait “rougir” notre satellite naturel. Ce qui est “souvent le cas” car la Lune a fait dans l’intervalle “un demi-tour autour de la Terre, inversant en quelque sorte la configuration”, souligne M. Deleflie.En France métropolitaine, la dernière éclipse partielle remonte au 25 octobre 2022.Le 12 août 2026, se produira une éclipse totale, dont la zone de totalité ne traversera pas l’Hexagone, mais qui donnera lieu à une obscuration du disque solaire de 92 % vue depuis Paris et de 96 % vue depuis Marseille.

Massacre de 2009 en Guinée: l’ex-dictateur Dadis Camara gracié par le chef de la junte

L’ancien dictateur guinéen Moussa Dadis Camara, condamné lors d’un procès historique à 20 ans de prison pour sa responsabilité dans un massacre en 2009, a été gracié vendredi soir pour “raison de santé” par le chef de la junte en Guinée. “Sur proposition du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, une grâce présidentielle est accordée à M. Moussa Dadis Camara pour raison de santé”, indique le décret lu à la télévision nationale par le général Amara Camara, porte-parole de la présidence.A l’issue d’un procès historique qui avait duré près de deux ans, Moussa Dadis Camara avait été condamné en août 2024 à 20 ans de prison pour crimes contre l’humanité pour sa responsabilité dans le massacre du 28 septembre 2009 en Guinée.Ce jour là, alors que M. Camara était président du pays, au moins 156 personnes ont été tuées, par balle, au couteau, à la machette ou à la baïonnette, et des centaines d’autres blessées, dans la répression d’un rassemblement de l’opposition dans un stade de Conakry et ses environs, selon le rapport d’une commission d’enquête internationale mandatée par l’ONU. Au moins 109 femmes ont été violées.Les exactions, dont le nombre des victimes réel est probablement plus élevé, ont continué plusieurs jours contre des femmes séquestrées et des détenus torturés dans ce qui est considéré comme l’un des épisodes les plus sombres de l’histoire contemporaine de la Guinée.Seuls 57 corps sur au moins 156 tués ont été retrouvés, selon les familles et les organisations des droits de l’homme. Moussa Dadis Camara avait été déclaré coupable “sur la base de la responsabilité du supérieur hiérarchique”, avait déclaré Ibrahima Sory II Tounkara, le président du tribunal. Il avait aussi été reconnu coupable pour “son intention de réprimer la manifestation” et pour avoir manqué à son devoir de sanctions contre les auteurs du massacre.L’ex-dictateur répondait d’une litanie de crimes d’assassinats, violences sexuelles, actes de torture, enlèvements et séquestrations. Il encourait la perpétuité.Interrogé samedi par l’AFP, Jean Dadis Camara, jeune frère de Moussa Dadis Camara, a fait part de sa joie. – “Pilier pour la famille” -“Tout Gboyeba, tout N’Zérékoré, comme à Koulé aussi, tout le monde est content. On remercie monsieur le président (…). J’ai suivi le décret à la télévision”, a réagi Jean Dadis Camara, très ému.”Nous remercions infiniment le président Mamadi Doumbouya pour cette grâce. C’est le plus grand cadeau pour toute la famille. Tout le monde est content aujourd’hui à N’Zérékoré et partout dans la région. Moussa Dadis Camara est un pilier pour toute la famille. Tout le monde danse”, a déclaré de son côté à l’AFP Marcus Olivier Théa, un proche qui se présente comme son confident depuis de longues années.Aux côtés de Moussa Dadis Camara (au pouvoir de 2008 à 2010), sept autres personnes ont été condamnées en août 2024 à des peines allant jusqu’à la perpétuité pour leur responsabilité dans ce massacre. Ancien petit capitaine devenu dictateur associé à l’une des pages les plus terribles de la Guinée, Moussa Dadis Camara et un groupe d’officiers s’étaient emparés du pouvoir le 23 décembre 2008 après l’annonce de la mort du président Lansana Conté. Le lendemain, il s’était autoproclamé président. C’est son engagement en 2007 et 2008 dans des mutineries pour des questions de soldes qui lui avait valu le ralliement d’un certain nombre de camarades, disent ces derniers.Mercredi soir, dans une série de décrets également lus à la télévision nationale, le chef de la junte en Guinée, le général Mamadi Doumbouya avait annoncé la “prise en charge des frais d’indemnisation des victimes du massacre du 28 septembre 2009”. La junte, arrivée au pouvoir par un putsch en 2021, avait permis la tenue de ce procès historique et très attendu par les victimes.Ces annonces par décret interviennent dans un contexte de sévère restriction des libertés en Guinée.De nombreux opposants à la junte ont disparu ou sont inquiétés par la justice, des manifestations réclamant le départ des militaires sont régulièrement interdites et plusieurs médias ont été fermés dans le pays.

“Tout le monde criait”: le séisme surprend les touristes en Thaïlande

Augustin Gus, un touriste français en séjour à Bangkok, était en train de faire du shopping vendredi dans l’un des nombreux centres commerciaux de Bangkok lorsque les secousses d’un violent séisme ont atteint le bâtiment.”La terre s’est mise à trembler au moment où j’ai quitté l’ascenseur”, raconte-t-il à l’AFP. “Tout le monde s’est mis à crier et à courir, donc moi aussi j’ai crié”.L’épicentre du tremblement de terre de magnitude 7,7 se trouve en Birmanie voisine, où il a tué au moins 1.000 personnes et causé des dégâts considérables.Des experts américains, en se basant sur des modélisations de catastrophes, estiment que le bilan pourrait atteindre des dizaines de milliers de morts.Les dégâts sont moins importants à Bangkok, où au moins 10 personnes ont péri, pour la plupart des ouvriers d’un gratte-ciel en construction qui s’est effondré.Mais l’expérience a aussi pris de court les nombreux touristes étrangers présents dans la capitale thaïlandaise.Certains se prélassaient dans des piscines situées au sommet de gratte-ciel lorsque les secousses ont précipité l’eau par-dessus les façades.D’autres se sont retrouvés coincés dans les rues avec leurs bagages après la fermeture du réseau de transports en commun pour des vérifications de sécurité.Les résidents de la ville, peu habitués aux tremblements de terre, n’ont pas pu offrir beaucoup de conseils, reconnaît un homme d’affaires en voyage, originaire des Îles Salomon, qui a demandé à rester anonyme.”Malheureusement, il n’y avait aucune procédure en place” pour assurer l’évacuation depuis le 21e étage d’un gratte-ciel de Bangkok dans lequel il se trouvait.”Tout le monde était confus”, ajoute-t-il.Cristina Mangion, une trentenaire originaire de Malte, était dans son lit d’hôtel lorsque les secousses ont commencé.”J’ai cru que j’avais des vertiges à cause de la chaleur”, raconte-t-elle à l’AFP, ajoutant que le personnel de l’hôtel est venu frapper à la porte de chaque chambre pour proposer de l’aide.- “Expérience” – Malgré cette expérience, Augustin Gus et Cristina Mangion faisaient partie des touristes présents samedi au marché de Chatuchak.Ce marché prisé des touristes n’est pas loin du bâtiment en construction qui s’est effondré sur une centaine d’ouvriers alors présents à l’intérieur, selon les estimations des autorités.”Les gens ont peur”, note le gardien préposé à la sécurité du marché, Yim Songtakob, qui fait remarquer que la foule est moins nombreuse que d’habitude.Cristina Mangion assure pour sa part qu’elle ne se laissera pas décourager par la catastrophe.”Je me sens mal à cause de ce qu’il s’est passé”, note-t-elle. Mais la meilleure chose à faire est “de vraiment aider les habitants avec leurs commerces”, car “leurs affaires seront probablement plus difficiles que d’habitude”, selon elle.Augustin Gus pense lui pouvoir continuer à profiter du reste de son voyage de trois semaines.”J’en garderai toujours de bons souvenirs, c’est juste une expérience et c’est pour ça que je voyage”, affirme-t-il.Le Français Gilles Franke, un touriste habitué de la Thaïlande qui espère un jour prendre sa retraite dans ce pays, était lui aussi serein face au risque de répliques.”Quand c’est ton heure, c’est ton heure”, affirme, philosophe, l’homme de 59 ans à l’AFP. “Tu peux mourir en traversant la route, tu peux mourir à tout moment dans ta vie”.