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Tennis: Sabalenka triomphe à Miami

La N.1 mondiale bélarusse Aryna Sabalenka a triomphé en finale du tournoi WTA 1000 de Miami (Floride, Etats-Unis) en dominant une nouvelle fois l’Américaine Jessica Pegula (4e) 7-5, 6-2 samedi.Sabalenka, titrée lors du WTA 500 de Brisbane en janvier, remporte en Floride son premier gros trophée en 2025 et assoit un peu plus sa domination sur le tennis mondial à 26 ans.Lundi, elle comptera plus de 3.000 points d’avance au classement sur la Polonaise Iga Swiatek.”Jess, je suis désolée, si seulement je pouvais partager je le ferais avec toi”, s’est excusée dans un sourire la gagnante après la rencontre.Sabalenka a en effet battu Pegula en finale d’un tournoi sur le sol américain pour la troisième fois en huit mois, après le WTA 1000 de Cincinnati en août 2024 puis l’US Open à New York en septembre.”Je sais qu’il est difficile de toujours perdre contre la même joueuse, j’ai connu cela avec Iga (Swiatek). Mais on se pousse toutes à progresser, et nous nous améliorons toutes après ces dures leçons”, a-t-elle expliqué.”On partage toujours de belles batailles, on va continuer à se battre lors de futures finales”, a-t-elle promis au désespoir de Pegula, qui a salué la Bélarusse: “Tu es la meilleure du monde pour une raison”. – “D’autres forces” -Sabalenka, finaliste à l’Open d’Australie en janvier (défaite contre Madison Keys), puis à Indian Wells il y a deux semaines (battue par Mirra Andreeva), s’est imposée pour la première fois en Floride, où elle n’avait jamais dépassé les quarts de finale, pour un 19e titre sur le circuit.Face à Pegula, qu’elle a désormais battue sept fois en neuf confrontations, la partie a été marquée par la qualité de retour des deux joueuses, qui ont multiplié les breaks (7 pour Sabalenka, 4 pour Pegula).”En débutant la partie, je m’étais préparée mentalement à tout, à perdre mon service, mais à rester dans le match, à me battre sur chaque point”, a commenté Sabalenka.”J’ai compris depuis quelque temps que j’ai d’autres forces dans mon jeu, que je n’ai pas forcément besoin d’un grand service pour gagner un match.”Sabalenka a servi pour le premier set à 5-3 avant de voir Pegula revenir à 5-5. Mais un jeu de retour splendide à 6-5, avec notamment un coup droit long de ligne parfait, lui a offert le set.La Bélarusse s’est rapidement envolée en deuxième manche, imposant sa puissance avec au total 31 coups gagnants contre 12 pour Pegula, pour un succès en 1h28.”Je pense que je suis l’une des meilleures joueuses du monde sur dur, mais elle est probablement la meilleure”, a estimé l’Américaine.”Elle parvient à élever son niveau lors des moments clef, quand elle en a besoin, c’est ce qui a fait la différence aujourd’hui (samedi) et lors de nos dernières confrontations.””Mais je suis heureuse d’avoir de nouveau atteint la finale d’un WTA 1000, on joue pour se mettre en position de remporter ce genre de tournois, et j’ai encore réussi à le faire ces dernières semaines”, a-t-elle conclu.

Trente heures après le séisme, une Birmane sortie vivante des décombres de son immeuble

Trente heures après l’effondrement de son immeuble, une Birmane piégée dans les décombres a été secourue vivante sous les applaudissements samedi à Mandalay, près de l’épicentre du puissant séisme qui a frappé la Birmanie et la Thaïlande voisine.Une longue attente angoissante a pris fin lorsque lorsque Phyu Lay Khaing, 30 ans, a été dégagée du tas de gravas à l’emplacement de son immeuble, le Sky Villa, où elle avait disparu.Aux abords de l’immeuble effondré qui ont pris un air de champ de bataille, son époux Ye Aung, un commerçant âgé de 30 ans, attendait de ses nouvelles et n’osait pas y croire.”Au début, je ne pensais pas qu’elle serait en vie”, confie-t-il aux journalistes de l’AFP présents sur place.Puis des applaudissements nourris ont retenti lorsque des secouristes en combinaison orange et casqués, ont sorti des débris Phyu Lay Khaing vivante, visiblement très affaiblie et le visage marqué, et l’ont installée sur une civière.”Je suis extrêmement heureux d’avoir entendu de bonnes nouvelles”, raconte Ye Aung, qui a eu deux garçons avec son épouse, William, 8 ans, et Ethan, 5 ans.Une chaîne humaine s’est immédiatement formée pour descendre la civière de Phyu Lay Khaing jusqu’à l’ambulance qui l’attendait en bas d’une montagne de débris en tous genres, pour la transporter vers un hôpital.C’est au pied de ce tas de décombres que Ye Aung a enfin pu embrasser son épouse et la serrer dans ses bras, au terme de trente longues heures d’incertitude.- Familles endeuillées -Dans l’ambulance, Ye Aung est resté aux côtés de son épouse aux bras couverts d’hématomes, lui serrant la main.”Nous ne pouvons pas parler pour le moment”, explique-t-il à l’AFP. “Nous craignons qu’elle ne soit trop excitée si elle parle. Elle est très faible et les secouristes m’ont demandé de ne pas lui parler pour le moment.”Si Phyu Lay Khaing a été secourue vivante, le séisme qui a frappé la Birmanie laisse de nombreuses familles endeuillées.Un responsable de la Croix-Rouge a déclaré à l’AFP que plus de 90 personnes pourraient être piégées dans les décombres de l’immeuble où cette Birmane a été retrouvée en vie.Survenu vendredi près de Sagaing, ce séisme – peu profond, ce qui a augmenté son impact – de magnitude 7,7 a été suivi quelques minutes après par une réplique de magnitude de 6,7.Selon un dernier bilan communiqué par la junte, plus de 1.600 personnes ont péri dans ce tremblement de terre.Les secousses ont détruit des bâtiments, abattu des ponts et déformé des routes dans une grande partie de la Birmanie, avec des destructions massives à Mandalay, la deuxième plus grande ville du pays, qui abrite plus de 1,7 million d’habitants.

Trente heures après le séisme, une Birmane sortie vivante des décombres de son immeuble

Trente heures après l’effondrement de son immeuble, une Birmane piégée dans les décombres a été secourue vivante sous les applaudissements samedi à Mandalay, près de l’épicentre du puissant séisme qui a frappé la Birmanie et la Thaïlande voisine.Une longue attente angoissante a pris fin lorsque lorsque Phyu Lay Khaing, 30 ans, a été dégagée du tas de gravas à l’emplacement de son immeuble, le Sky Villa, où elle avait disparu.Aux abords de l’immeuble effondré qui ont pris un air de champ de bataille, son époux Ye Aung, un commerçant âgé de 30 ans, attendait de ses nouvelles et n’osait pas y croire.”Au début, je ne pensais pas qu’elle serait en vie”, confie-t-il aux journalistes de l’AFP présents sur place.Puis des applaudissements nourris ont retenti lorsque des secouristes en combinaison orange et casqués, ont sorti des débris Phyu Lay Khaing vivante, visiblement très affaiblie et le visage marqué, et l’ont installée sur une civière.”Je suis extrêmement heureux d’avoir entendu de bonnes nouvelles”, raconte Ye Aung, qui a eu deux garçons avec son épouse, William, 8 ans, et Ethan, 5 ans.Une chaîne humaine s’est immédiatement formée pour descendre la civière de Phyu Lay Khaing jusqu’à l’ambulance qui l’attendait en bas d’une montagne de débris en tous genres, pour la transporter vers un hôpital.C’est au pied de ce tas de décombres que Ye Aung a enfin pu embrasser son épouse et la serrer dans ses bras, au terme de trente longues heures d’incertitude.- Familles endeuillées -Dans l’ambulance, Ye Aung est resté aux côtés de son épouse aux bras couverts d’hématomes, lui serrant la main.”Nous ne pouvons pas parler pour le moment”, explique-t-il à l’AFP. “Nous craignons qu’elle ne soit trop excitée si elle parle. Elle est très faible et les secouristes m’ont demandé de ne pas lui parler pour le moment.”Si Phyu Lay Khaing a été secourue vivante, le séisme qui a frappé la Birmanie laisse de nombreuses familles endeuillées.Un responsable de la Croix-Rouge a déclaré à l’AFP que plus de 90 personnes pourraient être piégées dans les décombres de l’immeuble où cette Birmane a été retrouvée en vie.Survenu vendredi près de Sagaing, ce séisme – peu profond, ce qui a augmenté son impact – de magnitude 7,7 a été suivi quelques minutes après par une réplique de magnitude de 6,7.Selon un dernier bilan communiqué par la junte, plus de 1.600 personnes ont péri dans ce tremblement de terre.Les secousses ont détruit des bâtiments, abattu des ponts et déformé des routes dans une grande partie de la Birmanie, avec des destructions massives à Mandalay, la deuxième plus grande ville du pays, qui abrite plus de 1,7 million d’habitants.

Séisme : plus de 1.600 morts en Birmanie, recherches tous azimuts de survivants

Plus de 1.600 personnes ont perdu la vie en Birmanie dans le puissant séisme de magnitude 7,7 qui a frappé la région vendredi et aussi endeuillé la Thaïlande, selon un nouveau bilan des autorités samedi, tandis que les secours multiplient les efforts pour rechercher des survivants.Survenu vendredi près de Sagaing, ce tremblement de terre – peu profond, ce qui a augmenté son impact – a été suivi quelques minutes après par une réplique de magnitude de 6,7.Ces secousses, les plus puissantes depuis des décennies en Birmanie, ont provoqué des scènes de chaos et de désolation. L’effondrement de maisons, d’immeubles, de ponts ou de sites religieux laisse craindre une catastrophe de grande ampleur dans un pays rendu exsangue par la guerre civile qui dure depuis le coup d’Etat de la junte de 2021.Le séisme a également semé la terreur à Bangkok en Thaïlande, à 1.000 kilomètres de l’épicentre.En Birmanie, au moins 1.644 personnes ont été tuées, et 3.408 blessées, a indiqué la junte au pouvoir, en majorité dans la région de Mandalay (deuxième ville du pays), considérée comme la plus sinistrée. Mais les moyens de communication étant endommagés, l’étendue du désastre reste encore à difficile à évaluer, et le bilan humain pourrait fortement s’aggraver.A Mandalay, plus de 90 personnes seraient piégées dans les décombres d’un immeuble d’habitation de douze étages, selon un responsable de la Croix-Rouge.Près de 30 heures après le séisme, Phyu Lay Khaing, 30 ans, a été sortie vivante des ruines de son immeuble. Embrassée par son mari, Ye Aung, elle a ensuite été conduite à l’hôpital, ont constaté des journalistes de l’AFP.Ils ont aussi vu sur place une pagode vieille de plusieurs siècles réduite à l’état de gravats. “Un moine est mort. Il y a aussi des blessés, on en a sortis des décombres et ils ont été conduits à l’hôpital”, témoignait un soldat, posté à un point de contrôle à l’extérieur du temple effondré.Dans la banlieue de Mandalay, les sauveteurs ont escaladé les décombres d’un lycée privé transformé en amas de ruines en béton, d’où émergent des poutres de fer. “Je suis vivante à l’intérieur. Aidez-moi, s’il vous plaît, j’ai soif”, aurait crié une enseignante prise au piège dans les décombres, selon les témoignages de secouristes. Au moins sept personnes étaient encore coincées samedi à l’intérieur, dont deux enseignants et plusieurs enfants, et sept autres personnes sont mortes, selon les habitants.- Appel à l’aide -Près de l’aéroport de Mandalay, des agents de sécurité ont refoulé des journalistes. “C’est fermé depuis hier” (vendredi), a lancé l’un d’eux. “Le plafond s’est effondré mais personne n’a été blessé.”Les destructions sur le site pourraient compliquer les opérations de secours, dans un pays où la guerre civile qui dure depuis le coup d’Etat du 1er février 2021 a décimé le système de santé et isolé ses dirigeants du reste du monde.Le chef de la junte, Min Aung Hlaing, a lancé un rare appel à l’aide internationale, invitant “tout pays, toute organisation” à apporter son secours. Par le passé, les militaires étaient réticents à demander un tel soutien de l’étranger.Les autorités birmanes ont déclaré l’état d’urgence dans les six régions les plus affectées. Dans un hôpital de la capitale Naypyidaw, des centaines de blessés ont été pris en charge à l’extérieur en raison des dégâts subis par le bâtiment, selon des journalistes de l’AFP.La Chinen en particulier, a déclaré avoir envoyé 82 sauveteurs, et s’est engagée à fournir une aide humanitaire d’urgence de 13,8 millions de dollars.Un avion chargé de kits d’hygiène, de couvertures, de nourriture et d’autres produits de première nécessité a atterri samedi à Rangoun, en provenance d’Inde. La Corée du Sud, la Malaisie, le Royaume-Uni, l’Union européenne et les Etats-Unis, notamment, ont aussi annoncé leur aide.Une “grave pénurie” de fournitures médicales impacte l’assistance déployée sur place, a averti samedi l’ONU, soulignant que les secouristes manquaient notamment de “kits de traumatologie”, de poches de sang, de produits anesthésiques et de certains médicaments essentiels. Les opérations de secours sont en outre compliquées par les dégâts subis par les hôpitaux et autres infrastructures sanitaires, ainsi que par les routes et les réseaux de communication.- Cessez-le-feu -L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué qu’elle avait envoyé en urgence près de 3 tonnes de fournitures médicales vers les hôpitaux de Mandalay et de Naypyidaw où sont pris en charge des milliers de blessés. Quant à la Croix-Rouge, elle mène une “course contre la montre” pour secourir les survivants.”Nous avons quelques récits encourageants de personnes retrouvées, mais les histoires tristes vont continuer à affluer”, a souligné une de ses responsables en Birmanie, Marie Manrique. En outre, il faut “commencer à penser à ce qui va arriver” aux sinistrés ayant perdu leur logement dans la catastrophe, a-t-elle observé.Les agences humanitaires ont prévenu que la Birmanie n’était absolument pas préparée à faire face à une telle tragédie, alors que quelque 3,5 millions de personnes ont été déplacées du fait du conflit en cours, et que la famine, avant même le séisme, menaçait déjà 15 millions de personnes cette année à travers le pays, selon l’ONU.Les Forces de défense populaire (FDP), des rebelles birmans, ont décrété un cessez-le-feu partiel de deux semaines à partir de dimanche, afin de faciliter les opérations de secours après le violent séisme qui a frappé le pays. Le groupe n’attaquera pas l’armée – mais se défendra si besoin -, et a assuré qu’il allait “collaborer avec l’ONU et les ONG pour assurer la sécurité, le transport et l’établissement de camps de secours et médicaux temporaires” dans les zones qu’il contrôle. – Accouchement en plein air -De l’autre côté de la frontière, en Thaïlande, la recherche de survivants se poursuivait dans les décombres d’un bâtiment en construction de 30 étages qui s’est effondré à Bangkok. Des dizaines d’ouvriers étaient piégés dans une montagne de gravats et de poutres d’acier déformées.Au moins huit personnes sont mortes sur ce chantier et huit autres y ont été secourues vivantes, a indiqué à l’AFP le gouverneur de Bangkok, Chadchart Sittipunt. Mais 79 personnes manquaient encore à l’appel, et le bilan pourrait donc s’alourdir.Des drones à imagerie thermique ont décelé dans les décombres des signes de vie d’au moins 30 personnes, selon les autorités.La métropole de Bangkok a ordonné le déploiement de plus d’une centaine de spécialistes pour contrôler la sécurité des bâtiments, après avoir reçu plus de 2.000 signalements de dommages.Environ 400 personnes ont passé la nuit de vendredi à samedi dans des parcs ouverts en raison de l’urgence, leurs domiciles n’étant pas assez sûrs pour y retourner, selon le gouverneur. A Bangkok, où les séismes sont extrêmement rares, de nombreux habitants ont été évacués dans les rues, et même certains de piscines situées sur des toits d’immeubles.Une femme a dû accoucher en plein air après avoir été évacuée d’un hôpital. Un chirurgien a également continué à opérer un patient à l’extérieur, après qu’il a fallu quitter d’urgence le bloc, a indiqué un porte-parole à l’AFP. 

Séisme : plus de 1.600 morts en Birmanie, recherches tous azimuts de survivants

Plus de 1.600 personnes ont perdu la vie en Birmanie dans le puissant séisme de magnitude 7,7 qui a frappé la région vendredi et aussi endeuillé la Thaïlande, selon un nouveau bilan des autorités samedi, tandis que les secours multiplient les efforts pour rechercher des survivants.Survenu vendredi près de Sagaing, ce tremblement de terre – peu profond, ce qui a augmenté son impact – a été suivi quelques minutes après par une réplique de magnitude de 6,7.Ces secousses, les plus puissantes depuis des décennies en Birmanie, ont provoqué des scènes de chaos et de désolation. L’effondrement de maisons, d’immeubles, de ponts ou de sites religieux laisse craindre une catastrophe de grande ampleur dans un pays rendu exsangue par la guerre civile qui dure depuis le coup d’Etat de la junte de 2021.Le séisme a également semé la terreur à Bangkok en Thaïlande, à 1.000 kilomètres de l’épicentre.En Birmanie, au moins 1.644 personnes ont été tuées, et 3.408 blessées, a indiqué la junte au pouvoir, en majorité dans la région de Mandalay (deuxième ville du pays), considérée comme la plus sinistrée. Mais les moyens de communication étant endommagés, l’étendue du désastre reste encore à difficile à évaluer, et le bilan humain pourrait fortement s’aggraver.A Mandalay, plus de 90 personnes seraient piégées dans les décombres d’un immeuble d’habitation de douze étages, selon un responsable de la Croix-Rouge.Près de 30 heures après le séisme, Phyu Lay Khaing, 30 ans, a été sortie vivante des ruines de son immeuble. Embrassée par son mari, Ye Aung, elle a ensuite été conduite à l’hôpital, ont constaté des journalistes de l’AFP.Ils ont aussi vu sur place une pagode vieille de plusieurs siècles réduite à l’état de gravats. “Un moine est mort. Il y a aussi des blessés, on en a sortis des décombres et ils ont été conduits à l’hôpital”, témoignait un soldat, posté à un point de contrôle à l’extérieur du temple effondré.Dans la banlieue de Mandalay, les sauveteurs ont escaladé les décombres d’un lycée privé transformé en amas de ruines en béton, d’où émergent des poutres de fer. “Je suis vivante à l’intérieur. Aidez-moi, s’il vous plaît, j’ai soif”, aurait crié une enseignante prise au piège dans les décombres, selon les témoignages de secouristes. Au moins sept personnes étaient encore coincées samedi à l’intérieur, dont deux enseignants et plusieurs enfants, et sept autres personnes sont mortes, selon les habitants.- Appel à l’aide -Près de l’aéroport de Mandalay, des agents de sécurité ont refoulé des journalistes. “C’est fermé depuis hier” (vendredi), a lancé l’un d’eux. “Le plafond s’est effondré mais personne n’a été blessé.”Les destructions sur le site pourraient compliquer les opérations de secours, dans un pays où la guerre civile qui dure depuis le coup d’Etat du 1er février 2021 a décimé le système de santé et isolé ses dirigeants du reste du monde.Le chef de la junte, Min Aung Hlaing, a lancé un rare appel à l’aide internationale, invitant “tout pays, toute organisation” à apporter son secours. Par le passé, les militaires étaient réticents à demander un tel soutien de l’étranger.Les autorités birmanes ont déclaré l’état d’urgence dans les six régions les plus affectées. Dans un hôpital de la capitale Naypyidaw, des centaines de blessés ont été pris en charge à l’extérieur en raison des dégâts subis par le bâtiment, selon des journalistes de l’AFP.La Chinen en particulier, a déclaré avoir envoyé 82 sauveteurs, et s’est engagée à fournir une aide humanitaire d’urgence de 13,8 millions de dollars.Un avion chargé de kits d’hygiène, de couvertures, de nourriture et d’autres produits de première nécessité a atterri samedi à Rangoun, en provenance d’Inde. La Corée du Sud, la Malaisie, le Royaume-Uni, l’Union européenne et les Etats-Unis, notamment, ont aussi annoncé leur aide.Une “grave pénurie” de fournitures médicales impacte l’assistance déployée sur place, a averti samedi l’ONU, soulignant que les secouristes manquaient notamment de “kits de traumatologie”, de poches de sang, de produits anesthésiques et de certains médicaments essentiels. Les opérations de secours sont en outre compliquées par les dégâts subis par les hôpitaux et autres infrastructures sanitaires, ainsi que par les routes et les réseaux de communication.- Cessez-le-feu -L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué qu’elle avait envoyé en urgence près de 3 tonnes de fournitures médicales vers les hôpitaux de Mandalay et de Naypyidaw où sont pris en charge des milliers de blessés. Quant à la Croix-Rouge, elle mène une “course contre la montre” pour secourir les survivants.”Nous avons quelques récits encourageants de personnes retrouvées, mais les histoires tristes vont continuer à affluer”, a souligné une de ses responsables en Birmanie, Marie Manrique. En outre, il faut “commencer à penser à ce qui va arriver” aux sinistrés ayant perdu leur logement dans la catastrophe, a-t-elle observé.Les agences humanitaires ont prévenu que la Birmanie n’était absolument pas préparée à faire face à une telle tragédie, alors que quelque 3,5 millions de personnes ont été déplacées du fait du conflit en cours, et que la famine, avant même le séisme, menaçait déjà 15 millions de personnes cette année à travers le pays, selon l’ONU.Les Forces de défense populaire (FDP), des rebelles birmans, ont décrété un cessez-le-feu partiel de deux semaines à partir de dimanche, afin de faciliter les opérations de secours après le violent séisme qui a frappé le pays. Le groupe n’attaquera pas l’armée – mais se défendra si besoin -, et a assuré qu’il allait “collaborer avec l’ONU et les ONG pour assurer la sécurité, le transport et l’établissement de camps de secours et médicaux temporaires” dans les zones qu’il contrôle. – Accouchement en plein air -De l’autre côté de la frontière, en Thaïlande, la recherche de survivants se poursuivait dans les décombres d’un bâtiment en construction de 30 étages qui s’est effondré à Bangkok. Des dizaines d’ouvriers étaient piégés dans une montagne de gravats et de poutres d’acier déformées.Au moins huit personnes sont mortes sur ce chantier et huit autres y ont été secourues vivantes, a indiqué à l’AFP le gouverneur de Bangkok, Chadchart Sittipunt. Mais 79 personnes manquaient encore à l’appel, et le bilan pourrait donc s’alourdir.Des drones à imagerie thermique ont décelé dans les décombres des signes de vie d’au moins 30 personnes, selon les autorités.La métropole de Bangkok a ordonné le déploiement de plus d’une centaine de spécialistes pour contrôler la sécurité des bâtiments, après avoir reçu plus de 2.000 signalements de dommages.Environ 400 personnes ont passé la nuit de vendredi à samedi dans des parcs ouverts en raison de l’urgence, leurs domiciles n’étant pas assez sûrs pour y retourner, selon le gouverneur. A Bangkok, où les séismes sont extrêmement rares, de nombreux habitants ont été évacués dans les rues, et même certains de piscines situées sur des toits d’immeubles.Une femme a dû accoucher en plein air après avoir été évacuée d’un hôpital. Un chirurgien a également continué à opérer un patient à l’extérieur, après qu’il a fallu quitter d’urgence le bloc, a indiqué un porte-parole à l’AFP. 

Ligue 1: vainqueur de Nice, Monaco retarde le sacre de Paris, impérial à Saint-Etienne

Le sacre de Paris attendra. Monaco, en s’imposant 2-1 face à Nice lors de la 27e journée de Ligue 1 samedi, a retardé le 13e titre de champion de France du PSG, impérial à Saint-Étienne (6-1), qui aurait été couronné en cas de match nul.Les Monégasques font coup double: grâce à leur victoire contre leurs voisins niçois et à sept journées de la fin du championnat, ils s’emparent de la deuxième place de Ligue 1, à 21 points du PSG, aux dépens de Marseille, battu sèchement à Reims 3-1 plus tôt dans la journée. Grâce à l’international danois Mika Biereth et son douzième but en seulement dix matches de Ligue 1, à l’international suisse Breel Embolo et son cinquième but cette saison, et enfin à Maghnes Akliouche et sa septième passe décisive, Monaco a logiquement dominé Nice qui avait pourtant ouvert le score par l’intermédiaire de Jérémie Boga.Les Monégasques retardent le sacre du PSG qui pouvait être champion de France dès samedi en cas de nul dans le derby azuréen, si Marseille perdait à Reims et s’il l’emportait à Saint-Étienne. – Festival parisien -Le Paris SG, d’abord laborieux pour sa reprise, puis impitoyable, a finalement étrillé les Stéphanois (6-1).Galvanisés par leurs supporters, mobilisés dans la journée contre la dissolution des Green Angels et des Magic fans pour des faits de violences, les Verts ont pourtant démarré le match pied au plancher en cantonnant Paris à sa moitié de terrain et ont logiquement ouvert le score par Lucas Stassin dès la 9e minute.Si Gonçalo Ramos a obtenu et converti un pénalty juste avant la mi-temps, les Parisiens, probablement secoués par Luis Enrique à la pause, ont ensuite tué le match en un quart d’heure, avec une activité et une férocité retrouvées. Khvicha Kvaratskhelia a donné l’avantage aux siens après une course échevelée, un crochet et un tir à contre-pied (50e, 2-1). Puis Désiré Doué a confirmé sa bonne forme des derniers mois en trompant Gautier Larsonneur au ras de son poteau droit (53e, 3-1).Moins de dix minutes plus tard, Joao Neves a salé l’addition (62e), avant le doublé de Doué d’un tir puissant en pleine lucarne (66e, 5-1). Le jeune “titi” Ibrahim Mbaye a clôturé ce set de tennis (90e, 6-1).Sérieux, les Parisiens attendront, probablement la semaine prochaine contre Angers au Parc des Princes, pour célébrer devant leurs supporters leur 13e titre de champion de France. – Cauchemar marseillais -Leurs rivaux marseillais ne sont pas à la fête eux. Marseille, incapable de se rebeller, a concédé à Reims (3-1) une quatrième défaite en cinq matches et mis en péril sa qualification directe pour la Ligue des Champions, samedi lors de la 27e journée de Ligue 1.”Il reste sept matches, il faut savoir ce qu’on veut faire, si on veut aller en Ligue des Champions. Moi, je suis venu pour ça. Si d’autres n’ont pas envie, ils doivent le dire avant les matches et laisser d’autres jouer”, a lancé, furieux, le milieu de terrain de l’OM Adrien Rabiot sur BeIn Sports.Les Marseillais qui ont compté jusqu’à 80% de possession de balle, ont été punis par des contre-attaques tranchantes conclues par Mamadou Diakhon (51e) et Valentin Atangana (68e), après l’ouverture du score de Keito Nakamura (29e), au bout d’une attaque placée.Valentin Rongier, auteur d’une frappe puissante dans la lucarne, a réduit le score (78e, 3-1). En vain.En plus de perdre sa seconde place, Marseille a également perdu son capitaine Leonardo Balerdi, blessé au genou gauche dès la 16e minute. Une journée à oublier.