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“Furieux” contre Poutine, Trump change de ton sur l’Ukraine

Changement de ton. Le président américain, Donald Trump, s’est dit “très énervé” et “furieux” contre son homologue russe, Vladimir Poutine, sur le dossier ukrainien et menace désormais d’imposer de nouvelle taxes sur le pétrole russe, selon une interview accordée dimanche à la chaîne NBC.”Si la Russie et moi ne sommes pas capables de parvenir à un accord pour mettre un terme au bain de sang en Ukraine, et je pense que c’était la faute de la Russie (…), je vais imposer des droits de douane secondaires sur tout le pétrole qui sort de Russie”, a averti Donald Trump, dans un changement de registre vis-à-vis de Moscou alors qu’il veut mettre un terme à trois ans de conflit en Ukraine.Ces droits de douanes supplémentaires de 25% pourraient intervenir à “n’importe quel moment”, selon le président américain, qui prévoit de parler dans les prochains jours à Vladimir Poutine.Selon Giovanni Staunovo, analyste d’UBS, ces droits de douane pourraient cibler les acheteurs, dont l’Inde et la Chine, de la même manière que ceux imposés sur le pétrole vénézuélien par Donald Trump.”Nous devons cependant voir ce qui sera annoncé dans les prochains jours”, a-t-il précisé.Selon la journaliste de NBC Kristen Welker, le président américain l’a appelée pour lui faire part de sa colère concernant les commentaires de Vladimir Poutine sur le futur du président ukrainien, Volodymyr Zelensky.”J’étais très énervé, furieux” contre Vladimir Poutine, lui a dit Donald Trump, selon elle.Le président américain a ajouté que Vladimir Poutine savait qu’il était en colère mais qu’il avait “une très bonne relation avec lui”, et “que la colère se dissiperait rapidement (…) s’il faisait ce qu’il fallait”. Le président russe a en effet évoqué l’idée d’une “administration transitoire” pour l’Ukraine, sous l’égide de l’ONU, afin d’organiser une élection présidentielle “démocratique” dans ce pays, puis négocier un accord de paix avec les nouvelles autorités.- “Crime de guerre” -Kiev a accusé la Russie de “crime de guerre” après une série de frappes de drones qui ont fait au moins deux morts et touché un hôpital militaire dans la nuit de samedi à dimanche à Kharkiv, au moment où les tentatives de parvenir à une trêve patinent.La Russie a, elle, revendiqué dimanche la capture d’un village situé à sept kilomètres de la frontière administrative de la région de Dnipropetrovsk, dans le centre de l’Ukraine, une région dans laquelle les forces de Moscou n’ont encore jamais pénétré.Après trois ans de guerre qui ont fait des dizaines de milliers de morts, le retour à la Maison Blanche de Donald Trump a rebattu les cartes du conflit, le président américain rompant l’isolement diplomatique imposé à Vladimir Poutine par les Occidentaux et adoptant une partie de la rhétorique russe.Son administration fait pression pour une fin rapide de la guerre, en organisant des pourparlers indirects avec des responsables russes et ukrainiens, qui n’ont cependant abouti à aucune percée concrète.Les deux parties ont accepté le principe d’une trêve en mer Noire, mais Moscou a ensuite posé des conditions, notamment la levée de sanctions par les pays occidentaux, qui ne semblent pas pouvoir être acceptées à court terme.- “Pression sur la Russie” -“Depuis trop longtemps maintenant, la proposition américaine d’un cessez-le-feu inconditionnel est restée sur la table sans réponse adéquate de la Russie”, a déclaré samedi soir Volodymyr Zelensky. “Un cessez-le-feu pourrait déjà être entré en vigueur s’il y avait une véritable pression sur la Russie”, a-t-il ajouté, remerciant les pays “qui comprennent cela” et ont renforcé la pression des sanctions sur le Kremlin.Sous pression américaine, Kiev avait accepté une cessation sans conditions des combats, pour 30 jours, rejetée depuis par Moscou.La Russie a accepté uniquement un moratoire sur les sites énergétiques, bien plus limité, mais Moscou et Kiev s’accusent mutuellement de le violer.Le président russe s’est par ailleurs félicité que les forces russes aient “l’initiative stratégique” sur le front face aux Ukrainiens.

“Furieux” contre Poutine, Trump change de ton sur l’Ukraine

Changement de ton. Le président américain, Donald Trump, s’est dit “très énervé” et “furieux” contre son homologue russe, Vladimir Poutine, sur le dossier ukrainien et menace désormais d’imposer de nouvelle taxes sur le pétrole russe, selon une interview accordée dimanche à la chaîne NBC.”Si la Russie et moi ne sommes pas capables de parvenir à …

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“Furieux” contre Poutine, Trump change de ton sur l’Ukraine

Changement de ton. Le président américain, Donald Trump, s’est dit “très énervé” et “furieux” contre son homologue russe, Vladimir Poutine, sur le dossier ukrainien et menace désormais d’imposer de nouvelle taxes sur le pétrole russe, selon une interview accordée dimanche à la chaîne NBC.”Si la Russie et moi ne sommes pas capables de parvenir à un accord pour mettre un terme au bain de sang en Ukraine, et je pense que c’était la faute de la Russie (…), je vais imposer des droits de douane secondaires sur tout le pétrole qui sort de Russie”, a averti Donald Trump, dans un changement de registre vis-à-vis de Moscou alors qu’il veut mettre un terme à trois ans de conflit en Ukraine.Ces droits de douanes supplémentaires de 25% pourraient intervenir à “n’importe quel moment”, selon le président américain, qui prévoit de parler dans les prochains jours à Vladimir Poutine.Selon Giovanni Staunovo, analyste d’UBS, ces droits de douane pourraient cibler les acheteurs, dont l’Inde et la Chine, de la même manière que ceux imposés sur le pétrole vénézuélien par Donald Trump.”Nous devons cependant voir ce qui sera annoncé dans les prochains jours”, a-t-il précisé.Selon la journaliste de NBC Kristen Welker, le président américain l’a appelée pour lui faire part de sa colère concernant les commentaires de Vladimir Poutine sur le futur du président ukrainien, Volodymyr Zelensky.”J’étais très énervé, furieux” contre Vladimir Poutine, lui a dit Donald Trump, selon elle.Le président américain a ajouté que Vladimir Poutine savait qu’il était en colère mais qu’il avait “une très bonne relation avec lui”, et “que la colère se dissiperait rapidement (…) s’il faisait ce qu’il fallait”. Le président russe a en effet évoqué l’idée d’une “administration transitoire” pour l’Ukraine, sous l’égide de l’ONU, afin d’organiser une élection présidentielle “démocratique” dans ce pays, puis négocier un accord de paix avec les nouvelles autorités.- “Crime de guerre” -Kiev a accusé la Russie de “crime de guerre” après une série de frappes de drones qui ont fait au moins deux morts et touché un hôpital militaire dans la nuit de samedi à dimanche à Kharkiv, au moment où les tentatives de parvenir à une trêve patinent.La Russie a, elle, revendiqué dimanche la capture d’un village situé à sept kilomètres de la frontière administrative de la région de Dnipropetrovsk, dans le centre de l’Ukraine, une région dans laquelle les forces de Moscou n’ont encore jamais pénétré.Après trois ans de guerre qui ont fait des dizaines de milliers de morts, le retour à la Maison Blanche de Donald Trump a rebattu les cartes du conflit, le président américain rompant l’isolement diplomatique imposé à Vladimir Poutine par les Occidentaux et adoptant une partie de la rhétorique russe.Son administration fait pression pour une fin rapide de la guerre, en organisant des pourparlers indirects avec des responsables russes et ukrainiens, qui n’ont cependant abouti à aucune percée concrète.Les deux parties ont accepté le principe d’une trêve en mer Noire, mais Moscou a ensuite posé des conditions, notamment la levée de sanctions par les pays occidentaux, qui ne semblent pas pouvoir être acceptées à court terme.- “Pression sur la Russie” -“Depuis trop longtemps maintenant, la proposition américaine d’un cessez-le-feu inconditionnel est restée sur la table sans réponse adéquate de la Russie”, a déclaré samedi soir Volodymyr Zelensky. “Un cessez-le-feu pourrait déjà être entré en vigueur s’il y avait une véritable pression sur la Russie”, a-t-il ajouté, remerciant les pays “qui comprennent cela” et ont renforcé la pression des sanctions sur le Kremlin.Sous pression américaine, Kiev avait accepté une cessation sans conditions des combats, pour 30 jours, rejetée depuis par Moscou.La Russie a accepté uniquement un moratoire sur les sites énergétiques, bien plus limité, mais Moscou et Kiev s’accusent mutuellement de le violer.Le président russe s’est par ailleurs félicité que les forces russes aient “l’initiative stratégique” sur le front face aux Ukrainiens.

Séisme: opérations de secours en Birmanie et en Thaïlande, des répliques à Mandalay

De nouvelles secousses ont frappé dimanche Mandalay, où les secours tentent de trouver des survivants piégés dans les décombres, au surlendemain du puissant séisme qui a fait au moins 1.700 morts en Birmanie.Les experts craignent que le bilan humain ne soit revu à la hausse dans ce pays, où une grande partie de la population …

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Séisme: opérations de secours en Birmanie et en Thaïlande, des répliques à Mandalay

De nouvelles secousses ont frappé dimanche Mandalay, où les secours tentent de trouver des survivants piégés dans les décombres, au surlendemain du puissant séisme qui a fait au moins 1.700 morts en Birmanie.Les experts craignent que le bilan humain ne soit revu à la hausse dans ce pays, où une grande partie de la population vit le long de la faille de Sagaing, point de rencontre des plaques indienne et eurasienne. D’autant que le conflit civil qui dure depuis le coup d’Etat de 2021 a décimé le système de santé, exposant le pays à une crise d’ampleur.Survenu vendredi en milieu de journée (heure locale), le tremblement de terre de magnitude 7,7, peu profond – ce qui a augmenté son impact – a été suivi quelques minutes après par une secousse de magnitude 6,7. Depuis, des répliques restent perceptibles, ressenties encore dimanche, aggravant la détresse des habitants.Le tremblement de terre, le plus puissant qu’ait connu la Birmanie en plusieurs décennies, a été ressenti jusqu’à Bangkok, la capitale thaïlandaise, où 18 personnes ont trouvé la mort, principalement dans l’effondrement d’une tour en construction.Selon la junte birmane au pouvoir, le séisme a fait environ 1.700 morts, 3.400 blessés et 300 disparus. Mais l’ampleur de la catastrophe reste toujours difficile à évaluer avec précision, dans ce pays isolé et fracturé, où les généraux combattent des dizaines de groupes armés dans plusieurs régions.Dimanche, l’Organisation mondiale de la Santé, qui a dépêché en urgence près de trois tonnes de fournitures médicales vers les hôpitaux de Mandalay et de Naypyidaw où sont pris en charge des milliers de blessés, a lancé un appel pour trouver rapidement 8 millions de dollars afin de sauver des vies et prévenir les épidémies au cours des 30 prochains jours. “Les évaluations préliminaires indiquent un nombre élevé de victimes et de blessures liées à des traumatismes, avec des besoins urgents en soins d’urgence”, a déclaré l’OMS, ajoutant avoir “classé cette crise en urgence de niveau 3”, le plus élevé de son programme d’intervention d’urgence.A Mandalay, la deuxième ville de Birmanie, proche de l’épicentre, le séisme a provoqué l’effondrement d’immeubles d’habitation et de ponts, ou crevassé les routes.- “Pénurie” de fournitures médicales -Une réplique a frappé l’ancienne capitale royale vers 07H30 (01H00 GMT), poussant des occupants de la réception d’un hôtel à se précipiter vers la sortie, ont constaté des journalistes de l’AFP. Une autre secousse, d’amplitude 5,1 selon l’USGS, s’est répétée vers 14H00 (07H30 GMT), créant une vague de panique similaire.Ailleurs dans la ville, les secours s’organisent pour rechercher des survivants.Une femme enceinte, qui avait dû être amputée d’une jambe pour être extraite des décombres d’un immeuble, n’a pas survécu à ses blessures, malgré l’acharnement des médecins, ont constaté des journalistes de l’AFP. Dans un monastère bouddhique, des équipes birmanes et chinoises se coordonnent pour trouver des signes de vie dans les gravats, parmi les dizaines de moines présumés disparus qui passaient un examen lorsque le séisme s’est produit.San Nwe Aye, la sœur d’un moine disparu, attend désespéramment des nouvelles. “Je veux entendre le son de sa voix en train de réciter une prière”, explique-t-elle.Les agences internationales ont prévenu que la Birmanie n’avait pas les moyens d’affronter une catastrophe de cette taille. Avant le séisme, les Nations unies estimaient que quinze millions de Birmans, soit environ un tiers de la population, seraient concernés par le risque de famine en 2025.La Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a lancé dimanche un appel pour récolter en urgence plus de 100 millions de dollars pour “venir en aide à 100.000 personnes (20.000 foyers)”.Une “grave pénurie” de fournitures médicales affaiblit l’assistance déployée sur place, a prévenu samedi l’ONU. Les opérations de secours sont en outre compliquées par les dégâts subis par les hôpitaux et autres infrastructures sanitaires, ainsi que par les routes et les réseaux de communication.La Chine, l’Union européenne, l’Inde ou les Etats-Unis ont aussi décidé de prêter main forte, répondant à l’appel du chef de la junte Min Aung Hlaing, dans une rare signe d’ouverture envers la communauté internationale.- Cessez-le-feu partiel -Du côté des adversaires du pouvoir, des combattants anti-junte ont déclaré samedi un cessez-le-feu partiel de deux semaines à partir de dimanche, a annoncé le Gouvernement d’unité nationale (NUG), un organe d’opposition fondé par d’anciens députés du parti pro-démocratie d’Aung San Suu Kyi pour beaucoup en exil.Les généraux n’ont pas suspendu leur offensive aérienne pour le moment: un groupe rebelle de l’Etat Shan, l’Armée de libération du peuple Danu, a signalé auprès de l’AFP la mort de sept combattants à la suite d’un bombardement intervenu peu après le séisme.A près de mille kilomètres de Mandalay, à Bangkok, des secours espèrent toujours extraire vivants des ouvriers du site de la tour de trente étages en construction qui s’est effondrée.L’opération a mobilisé de grosses pelleteuses mécaniques, des chiens renifleurs et des drones à imagerie thermique pour repérer des signes de vie.La secousse, extrêmement rare à Bangkok, a également provoqué des fissures et fragilisé la structure de nombreux bâtiments. Au moins 18 personnes ont été tuées dans la capitale thaïlandaise, ont annoncé dimanche en fin d’après-midi les autorités municipales, tandis que 78 sont toujours portées disparues.La plupart des morts sont des ouvriers tués dans l’effondrement de l’immeuble de construction dans le quartier de Chatuchak, proche d’un marché prisé des touristes.burx-ah-vgu/mm/ybl/lrb

Séisme: opérations de secours en Birmanie et en Thaïlande, des répliques à Mandalay

De nouvelles secousses ont frappé dimanche Mandalay, où les secours tentent de trouver des survivants piégés dans les décombres, au surlendemain du puissant séisme qui a fait au moins 1.700 morts en Birmanie.Les experts craignent que le bilan humain ne soit revu à la hausse dans ce pays, où une grande partie de la population vit le long de la faille de Sagaing, point de rencontre des plaques indienne et eurasienne. D’autant que le conflit civil qui dure depuis le coup d’Etat de 2021 a décimé le système de santé, exposant le pays à une crise d’ampleur.Survenu vendredi en milieu de journée (heure locale), le tremblement de terre de magnitude 7,7, peu profond – ce qui a augmenté son impact – a été suivi quelques minutes après par une secousse de magnitude 6,7. Depuis, des répliques restent perceptibles, ressenties encore dimanche, aggravant la détresse des habitants.Le tremblement de terre, le plus puissant qu’ait connu la Birmanie en plusieurs décennies, a été ressenti jusqu’à Bangkok, la capitale thaïlandaise, où 18 personnes ont trouvé la mort, principalement dans l’effondrement d’une tour en construction.Selon la junte birmane au pouvoir, le séisme a fait environ 1.700 morts, 3.400 blessés et 300 disparus. Mais l’ampleur de la catastrophe reste toujours difficile à évaluer avec précision, dans ce pays isolé et fracturé, où les généraux combattent des dizaines de groupes armés dans plusieurs régions.Dimanche, l’Organisation mondiale de la Santé, qui a dépêché en urgence près de trois tonnes de fournitures médicales vers les hôpitaux de Mandalay et de Naypyidaw où sont pris en charge des milliers de blessés, a lancé un appel pour trouver rapidement 8 millions de dollars afin de sauver des vies et prévenir les épidémies au cours des 30 prochains jours. “Les évaluations préliminaires indiquent un nombre élevé de victimes et de blessures liées à des traumatismes, avec des besoins urgents en soins d’urgence”, a déclaré l’OMS, ajoutant avoir “classé cette crise en urgence de niveau 3”, le plus élevé de son programme d’intervention d’urgence.A Mandalay, la deuxième ville de Birmanie, proche de l’épicentre, le séisme a provoqué l’effondrement d’immeubles d’habitation et de ponts, ou crevassé les routes.- “Pénurie” de fournitures médicales -Une réplique a frappé l’ancienne capitale royale vers 07H30 (01H00 GMT), poussant des occupants de la réception d’un hôtel à se précipiter vers la sortie, ont constaté des journalistes de l’AFP. Une autre secousse, d’amplitude 5,1 selon l’USGS, s’est répétée vers 14H00 (07H30 GMT), créant une vague de panique similaire.Ailleurs dans la ville, les secours s’organisent pour rechercher des survivants.Une femme enceinte, qui avait dû être amputée d’une jambe pour être extraite des décombres d’un immeuble, n’a pas survécu à ses blessures, malgré l’acharnement des médecins, ont constaté des journalistes de l’AFP. Dans un monastère bouddhique, des équipes birmanes et chinoises se coordonnent pour trouver des signes de vie dans les gravats, parmi les dizaines de moines présumés disparus qui passaient un examen lorsque le séisme s’est produit.San Nwe Aye, la sœur d’un moine disparu, attend désespéramment des nouvelles. “Je veux entendre le son de sa voix en train de réciter une prière”, explique-t-elle.Les agences internationales ont prévenu que la Birmanie n’avait pas les moyens d’affronter une catastrophe de cette taille. Avant le séisme, les Nations unies estimaient que quinze millions de Birmans, soit environ un tiers de la population, seraient concernés par le risque de famine en 2025.La Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a lancé dimanche un appel pour récolter en urgence plus de 100 millions de dollars pour “venir en aide à 100.000 personnes (20.000 foyers)”.Une “grave pénurie” de fournitures médicales affaiblit l’assistance déployée sur place, a prévenu samedi l’ONU. Les opérations de secours sont en outre compliquées par les dégâts subis par les hôpitaux et autres infrastructures sanitaires, ainsi que par les routes et les réseaux de communication.La Chine, l’Union européenne, l’Inde ou les Etats-Unis ont aussi décidé de prêter main forte, répondant à l’appel du chef de la junte Min Aung Hlaing, dans une rare signe d’ouverture envers la communauté internationale.- Cessez-le-feu partiel -Du côté des adversaires du pouvoir, des combattants anti-junte ont déclaré samedi un cessez-le-feu partiel de deux semaines à partir de dimanche, a annoncé le Gouvernement d’unité nationale (NUG), un organe d’opposition fondé par d’anciens députés du parti pro-démocratie d’Aung San Suu Kyi pour beaucoup en exil.Les généraux n’ont pas suspendu leur offensive aérienne pour le moment: un groupe rebelle de l’Etat Shan, l’Armée de libération du peuple Danu, a signalé auprès de l’AFP la mort de sept combattants à la suite d’un bombardement intervenu peu après le séisme.A près de mille kilomètres de Mandalay, à Bangkok, des secours espèrent toujours extraire vivants des ouvriers du site de la tour de trente étages en construction qui s’est effondrée.L’opération a mobilisé de grosses pelleteuses mécaniques, des chiens renifleurs et des drones à imagerie thermique pour repérer des signes de vie.La secousse, extrêmement rare à Bangkok, a également provoqué des fissures et fragilisé la structure de nombreux bâtiments. Au moins 18 personnes ont été tuées dans la capitale thaïlandaise, ont annoncé dimanche en fin d’après-midi les autorités municipales, tandis que 78 sont toujours portées disparues.La plupart des morts sont des ouvriers tués dans l’effondrement de l’immeuble de construction dans le quartier de Chatuchak, proche d’un marché prisé des touristes.burx-ah-vgu/mm/ybl/lrb

Ligue 1: Le Havre peut espérer le maintien que Montpellier a pratiquement abandonné

Le Havre est venu à bout de Nantes 3-2, dimanche lors de la 27e journée de Ligue 1 lors d’un match capital dans la lutte pour le maintien que Montpellier, en s’inclinant à Auxerre 1-0, ne peut pratiquement plus viser.Dans les deux autres rencontres du jour, Arnaud Kalimuendo, auteur d’un doublé, a permis à Rennes de battre Angers, défait pour la quatrième fois consécutive, 3-0 et Brest peut encore rêver de l’Europe après sa victoire à Toulouse 4-2. Près de cinq mois après sa dernière victoire à domicile cette saison, Le Havre a fait preuve de caractère pour remporter face à Nantes un succès primordial dans la course au maintien.Toujours barragistes, les Havrais ont mené deux fois au score grâce à deux pénaltys transformés par Abdoulaye Touré (13e et 27e), mais ont été rejoints à chaque fois par des Nantais émoussés après des buts de Saïdou Sow (23e) et de Moses Simon (48e). C’est finalement Timothée Pembélé (88e) qui a enflammé le public normand en inscrivant le but de la victoire en fin de rencontre, permettant au HAC d’espérer le maintien.Avec 24 points, le club doyen est à deux points de Reims, premier non relégable. Un maintien sur lequel Montpellier, la lanterne rouge, ne peut plus vraiment compter après sa défaite 1-0 à Auxerre. Sans démériter, en touchant même le poteau auxerrois, Montpellier a fini par craquer sur un but de Florian Ayé à la 82e minute et pointe désormais à 9 points de la place de barragiste tenue par Le Havre.Avec cette victoire poussive, Auxerre double Toulouse au classement pour occuper la 10e place avec 35 points. – Rennes sérieux -Derrière Auxerre et Toulouse, Rennes, 12e, s’est rassuré après deux défaites consécutives en s’imposant avec autorité à Angers 3-0.Désigné homme du match suite à son doublé (13e, 90e+5) et sa passe décisive pour Ismaël Koné (70e), Arnaud Kalimuendo a enfoncé Angers (14e) défait quatre fois lors des quatre derniers matches de Ligue 1 sans marquer de but.En début d’après-midi, dans un match spectaculaire, Brest, désormais 8e, a effectué une belle opération en s’imposant à Toulouse (11e) 4 buts à 2. Les Bretons reviennent ainsi à 5 points de Lyon, qui occupe la 6e place, qualificative pour la Ligue Europa. Après avoir creusé l’écart via Justin Bourgault, pour son deuxième match en Ligue 1 (22e), Mathias Pereira Lage (26e) et Kamory Doumbia (66e), les Bretons se sont faits peur en voyant Toulouse réduire le score par l’intermédiaire de Vincent Sierro (65e) et Joshua King (78e). Mais Mahdi Camara a sécurisé la victoire des siens avant le temps additionnel.