AFP World

Procès RN: inéligibilité immédiate pour Le Pen, un séisme à deux ans de la présidentielle

Une décision de justice qui a l’effet d’un coup de tonnerre politique: Marine Le Pen a été condamnée lundi à une inéligibilité immédiate pour cinq ans, compromettant sa candidature à la présidentielle de 2027, dans l’affaire des assistants parlementaires européens.Outre cette inéligibilité immédiate, la cheffe de file de l’extrême droite a également écopé d’une peine d’emprisonnement de quatre ans dont deux ferme aménagés sous bracelet électronique, ce qui signifie qu’elle n’ira pas en prison, et d’une amende de 100.000 euros.Son avocat, Me Rodolphe Bosselut, a annoncé dans l’après-midi qu’elle allait “faire appel”, et dénoncé un “coup à la démocratie”.Le député et porte-parole du RN, Laurent Jacobelli, a lui assuré que Marine Le Pen restait “combative”.Pour justifier la peine d’inéligibilité immédiate, la présidente Bénédicte de Perthuis a déclaré que le tribunal avait “pris en considération, outre le risque de récidive, le trouble majeur à l’ordre public, en l’espèce le fait que soit candidate à l’élection présidentielle une personne déjà condamnée en première instance”.Cette annonce – avant le détail des peines – a laissé la salle sans voix. Après un moment de flottement, et alors que la présidente commençait à appeler les prévenus un à un, Marine Le Pen a échangé quelques mots avec son avocat, puis s’est levée et a quitté les lieux.Elle a ensuite traversé le tribunal sans s’exprimer face aux caméras la poursuivant, puis est montée dans une voiture qui l’attendait pour se rendre au siège parisien du RN.Au total, 23 autres personnes ont été condamnées, ainsi que le FN devenu RN, qui s’est vu infliger 2 millions d’euros d’amende, dont un million ferme, et une confiscation d’1 million d’euros saisis pendant l’instruction.- Le Kremlin et Orban condamnent -Marine Le Pen, qui sera l’invitée du journal télévisé de 20H de TF1, a reçu plusieurs soutiens à l’étranger, en particulier de l’extrême droite européenne, après l’énoncé du jugement.Le Kremlin a déploré une “violation des normes démocratiques”. “Je suis Marine!”, a écrit le Premier ministre hongrois Viktor Orban sur X.”C’est la démocratie française qui est exécutée”, a réagi le président du RN Jordan Bardella, qui a rejoint Marine Le Pen au siège du parti. Une réunion de crise s’y tenait dans l’après-midi.Le vice-président du parti et maire de Perpignan Louis Aliot, lui-même condamné dans ce dossier, a de son côté dénoncé une “intrusion dans le jeu électoral (…) qui laissera une tache indélébile dans l’histoire de notre démocratie”.Pour Jean-Luc Mélenchon, patron de LFI, “la décision de destituer un élu devrait revenir au peuple”. Laurent Wauquiez (LR) a regretté “une décision très lourde et exceptionnelle”, un fait “pas très sain dans une démocratie”.A l’inverse, la secrétaire nationale des Écologistes Marine Tondelier a estimé que la dirigeante d’extrême droite devait “payer sa peine”.Le Parti socialiste a appelé “à respecter l’indépendance de la Justice et l’État de droit” dans un court communiqué.L’association anticorruption Anticor a quant à elle tenu à “rappeler que ce sont les infractions à la probité qui portent atteinte à la démocratie, et non les condamnations prononcées par des juges indépendants”.Le prononcé d’une peine d’inéligibilité “apparaît nécessaire”, a justifié la présidente du tribunal, soulignant la “gravité des faits”. Elle a mis en avant “leur nature systématique”, “leur durée”, le “montant des fonds détournés” mais aussi “la qualité d’élu” des personnes condamnées, et “l’atteinte portée à la confiance publique et aux règles du jeu démocratique”.Au terme de près de deux heures de lecture du jugement, le tribunal a considéré qu’un “système”, “centralisé, optimisé” avait bien été mis en place pour permettre au Rassemblement national (ex-Front national) de faire “des économies” en payant, entre 2004-2016, des assistants parlementaires “fictifs” qui travaillaient en réalité pour le parti.Au début de l’audience et devant Marine Le Pen, assise en veste bleue au premier rang, le tribunal a rapidement annoncé que les neuf eurodéputés poursuivis étaient coupables de détournement de fonds publics, et les douze assistants coupables de recel. – “Au coeur du système” -“Il a été établi que toutes ces personnes travaillaient en réalité pour le parti, que leur député ne leur avait confié aucune tâche”, qu’ils “passaient d’un député à l’autre”, a détaillé la magistrate.Marine Le Pen était “au coeur de ce système”, encore plus quand elle a pris la suite de Jean-Marie Le Pen à la tête du parti à partir de 2011. “Elle s’est inscrite avec autorité et détermination dans le fonctionnement instauré par son père” dès 2004, a estimé le tribunal. Il n’y a pas eu d'”enrichissement personnel” mais “il y a bien un enrichissement du parti”, a martelé la présidente, notant aussi que les salaires octroyés aux assistants parlementaires étaient plus “confortables” que ce que le parti aurait pu se permettre.A Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), fief électoral de Marine le Pen où elle est députée depuis 2017, des partisans ont dénoncé l’inéligibilité immédiate, une décision “politique” pour eux.”C’est honteux parce qu’elle avait sa place” dans l’élection présidentielle et “elle ne pourra pas se présenter. Donc voilà, ils veulent l’éliminer du service politique”, a estimé Karine Groulez, aide-soignante de 56 ans.Vu les délais habituels de la justice, il est envisageable que son procès en appel se tienne dans au moins un an, soit une décision pas avant l’automne 2026, quelques mois avant la présidentielle.”Ca fait une préparation à la présidentielle particulière, quand même”, reconnaissait un membre de sa garde rapprochée la semaine dernière, parlant d'”épée de Damoclès”.

Séisme: à Bangkok, l’angoisse des proches des disparus de la tour effondrée

Trois jours après le tremblement de terre qui a frappé la Birmanie et la Thaïlande, Naruemol Thonglek espère toujours que son compagnon soit extrait des débris de la tour de trente étages en construction qui s’est effondrée à Bangkok.”Je prie toujours pour qu’il soit vivant mais s’il ne l’est plus, j’espère que l’on peut au moins retrouver son corps”, confie lundi cette femme de 45 ans.Son conjoint, Kyi Than, électricien, travaillait au 26e étage, quand le tremblement de terre de magnitude 7,7 a réduit l’immeuble à un tas de blocs de béton arrachés et de poutres d’acier déformées en quelques secondes.Environ 80 ouvriers sont encore piégés dans les décombres, et si les chances de les retrouver vivants s’amenuisent d’heure en heure, les secours continuent leurs efforts.Kyi Than est de nationalité birmane, comme de nombreux disparus, parmi lesquels figurent aussi des Laotiens et des Cambodgiens, en plus de Thaïlandais. Les Birmans forment une main-d’oeuvre bon marché souvent visible dans les nombreux chantiers de Bangkok.Dans l’attente de nouvelles, plusieurs proches ont décidé de dormir sur des lits de camp ou directement sur le sol en pierre d’un refuge installé à proximité.Daodee Paruay explique être sur les lieux depuis deux jours, espérant un miracle pour son frère, carreleur.”Nous attendrons jusqu’à ce qu’ils soient retrouvés”, confie cette femme cambodgienne.- “Moment de calme” -Le séisme, dont l’épicentre se trouve dans le centre de la Birmanie, à 1.000 kilomètres de Bangkok, a provoqué des scènes de panique dans la capitale thaïlandaise, où les habitants n’ont pas le souvenir d’avoir vécu un tel événement.Au moins 18 personnes sont mortes en Thaïlande, dont onze sur le chantier de la tour, selon les autorités. Le bilan s’élève à plus de 1.700 morts en Birmanie.La pluie s’est abattue lundi matin sur le site sinistré, où des chiens renifleurs et des drones d’imagerie thermique sont toujours déployés pour rechercher des signes de vie dans les décombres.Bangkok a repris une vie normale, après un week-end d’inquiétudes liées à la sécurité des immeubles, qui ont entraîné une campagne d’inspection à l’échelle de la métropole.Les autorités thaïlandaises ont indiqué lundi enquêter sur les causes de l’effondrement de cet immeuble qui devait abriter des bureaux de services de l’Etat.Autour de l’heure du déjeuner lundi, Tavida Kamolvej, gouverneure adjointe de Bangkok, a averti que la situation était encore extrêmement incertaine et qu’ils avaient besoin “d’un moment de calme” pour en déterminer l’origine.La Première ministre thaïlandaise Paetongtarn Shinawatra s’est également rendue sur place.Naruemol Thonglek a expliqué à l’AFP qu’elle avait allumé des bâtonnets d’encens et des bougies, dans l’espoir de retrouver son petit ami vivant.”Si tu peux entendre ma voix, si tu es encore en vie, crie et fais-le savoir aux autorités.”

Séisme: à Bangkok, l’angoisse des proches des disparus de la tour effondrée

Trois jours après le tremblement de terre qui a frappé la Birmanie et la Thaïlande, Naruemol Thonglek espère toujours que son compagnon soit extrait des débris de la tour de trente étages en construction qui s’est effondrée à Bangkok.”Je prie toujours pour qu’il soit vivant mais s’il ne l’est plus, j’espère que l’on peut au …

Séisme: à Bangkok, l’angoisse des proches des disparus de la tour effondrée Read More »

La gastronomie française dans l’attente des nouvelles étoiles du Michelin

C’est le rendez-vous gastronomique de l’année: autant décrié que respecté, le guide Michelin dévoile lundi ses nouvelles étoiles françaises à Metz, lors d’un événement auquel ont été conviés tous les chefs étoilés de France, ainsi que les futurs récompensés.”Comme toujours, on va jouer à guichets fermés, puisque l’immense majorité d’entre eux seront au rendez-vous”, a indiqué à l’AFP Gwendal Poullennec, le patron du guide rouge qui célèbre ses 125 ans cette année. Le chef Vincent Favre-Félix, lui, ne sera pas de la partie. A la tête d’un établissement étoilé à Annecy-le-Vieux, en Haute-Savoie, il a décidé de rendre son macaron, devenu trop pesant pour lui et ses clients.”On s’aperçoit que nos clients aujourd’hui n’attendent plus forcément ce qu’on propose. Ils n’ont plus forcément envie de passer trois heures à table, de menu carte blanche imposé, de menus en 8-10 séquences, ni de payer entre 100 et 500 balles par tête”, explique-t-il à l’AFP, tout en assurant toutefois “ne pas cracher dans la soupe”.Un avis que ne partage pas vraiment Sébastien Hisler, second du restaurant étoilé Chez Michèle à Languimberg, en Moselle. “Quand on est dans des établissements comme ça, c’est un lâcher prise et il faut profiter de l’instant. Si c’est juste +bien+, oui, ça fait cher. Il faut le moment +waouh+”, estime-t-il.”Les étoiles n’appartiennent pas aux chefs. (…) Ce n’est en aucun cas au chef de faire une demande au guide Michelin, soit d’être ajouté, soit d’être retiré”, a de son côté répondu M. Poullennec, interrogé par l’AFP. Pas de quoi gâcher la fête cependant. Les festivités ont commencé dimanche soir, avec un match de football opposant des chefs étoilés, parmi lesquels Fabien Ferré, qui a obtenu l’an dernier trois étoiles d’un coup pour la réouverture de la Table du Castellet (Var) et le triplement étoilé Arnaud Donckele, face à des anciens du FC Metz, dont le champion du monde Robert Pirès, avant un dîner des chefs réunissant professionnels et journalistes. “C’est une grande cousinade. C’est vraiment l’esprit bon enfant, on passe un bon moment, on partage des bons plats, bien cuisinés, on ne se prend pas la tête”, affirme Benoît Potdevin, chef du K au domaine de la Klaus à Montenach (Moselle) qui, après sa première étoile remportée l’an dernier, assure être là “sans pression”.- Référence -La cérémonie des étoiles a lieu à 17H00 au Centre des Congrès de Metz. En attendant, le détail du palmarès est tenu secret.La presse a toutefois déjà fait ses pronostics et les noms de Hugo Roellinger à Cancale (Le Coquillage), de Giuliano Sperandio (Taillevent) et de Hélène Darroze (Marsan) à Paris sont régulièrement cités comme potentiels trois étoiles.Les rétrogradations ont, elles, déjà été annoncées dix jours avant ce rassemblement, sans susciter de tempête médiatique comme pour Marc Veyrat en 2019 ou Guy Savoy en 2023. Cette année, c’est la maison Georges Blanc à Vonnas, dans l’Ain, qui a perdu sa troisième étoile, après 44 ans au sommet. Autant décrié que respecté et craint par les chefs, le Michelin fait toujours la pluie et le beau temps sur la gastronomie mondiale. “C’est clairement le seul guide que tout le monde cite en référence”, estime auprès de l’AFP Rémi Dechambre, journaliste gastronomique au Parisien Week-end.”Malgré lui, et avec lui, (le Michelin) incarne la gastronomie française”, souligne Estérelle Payany, critique culinaire chez Télérama. “Il y a de plus en plus de chefs qui s’en méfient et qui s’en défient, parce que le guide Michelin conserve son opacité, qu’il fait des choix parfois un peu étonnants. Mais il n’en demeure pas moins que ça reste le maestro de la gastronomie française en termes de classement”, estime de son côté Franck Pinay-Rabaroust, rédacteur en chef du média culinaire “Bouillant(e)s”.Créé en 1900 par les frères André et Edouard Michelin à destination des automobilistes, le guide Michelin est aujourd’hui présent en Europe, en Asie, en Amérique du Nord et du Sud, et se décline dans plus de 50 destinations.

Iran: le guide suprême promet une “riposte ferme” en cas d’attaque contre son pays

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a promis lundi une “riposte ferme” de l’Iran si le pays était bombardé, comme l’en a menacé le président américain Donald Trump, en cas d’échec de la diplomatie sur la question du nucléaire.”Ils menacent de faire des dégâts (…), si c’est le cas, il y aura assurément une riposte ferme” de l’Iran, a déclaré Ali Khamenei lors d’un discours à Téhéran à l’occasion de la fin du ramadan, le mois de jeûne pour les musulmans.Le dirigeant iranien, au pouvoir dans la République islamique depuis 1989, n’a fait aucune mention explicite de Donald Trump mais son allocution apparaît comme une réponse aux menaces du président américain.M. Trump a assuré dans un entretien à la chaîne américaine NBC publié dimanche qu'”il y aura(it) des bombardements” en Iran en l’absence d’un accord sur le nucléaire iranien. “S’ils ne signent pas d’accord, il y aura des bombardements”, a-t-il insisté. En signe de protestation, l’Iran a indiqué lundi avoir convoqué le chargé d’affaires de l’ambassade de Suisse à Téhéran, qui représente les intérêts américains en Iran.”Un chef d’Etat qui menace ouvertement l’Iran de +bombardement+ est un affront choquant à l’essence même de la paix et de la sécurité internationales”, a réagi pour sa part le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, sur le réseau social X.”Les Américains ont au moins 10 bases dans la région autour de l’Iran, et ils ont 50.000 soldats”, a mis en garde le général Amir Ali Hajizadeh, commandant de la Force aérospatiale des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran.- Missiles à portée -“Quelqu’un qui se trouve dans une pièce en verre ne devrait pas jeter la pierre à qui que ce soit”, a menacé lundi à la télévision d’Etat celui qui a la responsabilité du programme balistique de l’Iran. Le Qatar, séparé de l’Iran par les eaux du Golfe, abrite la plus grande base militaire des Etats-Unis au Moyen-Orient.Les pays occidentaux soupçonnent depuis des décennies Téhéran de vouloir se doter de l’arme nucléaire. L’Iran rejette ces allégations et affirme que son programme n’existe qu’à des fins civiles, notamment pour l’énergie.Le pays avait conclu en 2015 un accord avec les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Chine, Russie, Etats-Unis, France et Royaume-Uni) et l’Allemagne pour encadrer ses activités nucléaires.Mais en 2018, au cours de son premier mandat, Donald Trump a retiré les Etats-Unis de l’accord de manière unilatérale et rétabli les sanctions américaines. Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, il se dit désormais ouvert au dialogue avec Téhéran, et a écrit une lettre en ce sens aux dirigeants iraniens.L’Iran a indiqué jeudi avoir formulé une réponse à cette lettre par l’intermédiaire du sultanat d’Oman. – Lettre et “pression maximale” -Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé lundi que les Etats-Unis avaient reçu ce courrier.”Nous avons eu l’information par nos amis d’Oman de l’arrivée à destination de la lettre qui a été lue”, a déclaré M. Araghchi à la télévision iranienne.Donald Trump a en parallèle renforcé sa politique dite de “pression maximale” à l’encontre de Téhéran: sanctions supplémentaires pour réduire à zéro ses exportations de pétrole et ses sources de revenus et menace d’action militaire en cas de refus de pourparlers.L’Iran et les Etats-Unis n’ont plus de relations diplomatiques depuis 1980.Les deux pays échangent toutefois indirectement par le biais de l’ambassade de Suisse à Téhéran. Le sultanat d’Oman a également joué un rôle de médiateur dans le passé, et le Qatar dans une moindre mesure. La lettre de Donald Trump a été remise à l’Iran par le biais des Emirats arabes unis.Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a réitéré dimanche que son pays s’opposait à des négociations directes avec les Etats-Unis sous la menace. Mais Téhéran est disposé à échanger avec Washington indirectement, a-t-il précisé dans une vidéo diffusée par la télévision d’Etat.

Iran: le guide suprême promet une “riposte ferme” en cas d’attaque contre son pays

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a promis lundi une “riposte ferme” de l’Iran si le pays était bombardé, comme l’en a menacé le président américain Donald Trump, en cas d’échec de la diplomatie sur la question du nucléaire.”Ils menacent de faire des dégâts (…), si c’est le cas, il y aura assurément une riposte ferme” de l’Iran, a déclaré Ali Khamenei lors d’un discours à Téhéran à l’occasion de la fin du ramadan, le mois de jeûne pour les musulmans.Le dirigeant iranien, au pouvoir dans la République islamique depuis 1989, n’a fait aucune mention explicite de Donald Trump mais son allocution apparaît comme une réponse aux menaces du président américain.M. Trump a assuré dans un entretien à la chaîne américaine NBC publié dimanche qu'”il y aura(it) des bombardements” en Iran en l’absence d’un accord sur le nucléaire iranien. “S’ils ne signent pas d’accord, il y aura des bombardements”, a-t-il insisté. En signe de protestation, l’Iran a indiqué lundi avoir convoqué le chargé d’affaires de l’ambassade de Suisse à Téhéran, qui représente les intérêts américains en Iran.”Un chef d’Etat qui menace ouvertement l’Iran de +bombardement+ est un affront choquant à l’essence même de la paix et de la sécurité internationales”, a réagi pour sa part le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, sur le réseau social X.”Les Américains ont au moins 10 bases dans la région autour de l’Iran, et ils ont 50.000 soldats”, a mis en garde le général Amir Ali Hajizadeh, commandant de la Force aérospatiale des Gardiens de la révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran.- Missiles à portée -“Quelqu’un qui se trouve dans une pièce en verre ne devrait pas jeter la pierre à qui que ce soit”, a menacé lundi à la télévision d’Etat celui qui a la responsabilité du programme balistique de l’Iran. Le Qatar, séparé de l’Iran par les eaux du Golfe, abrite la plus grande base militaire des Etats-Unis au Moyen-Orient.Les pays occidentaux soupçonnent depuis des décennies Téhéran de vouloir se doter de l’arme nucléaire. L’Iran rejette ces allégations et affirme que son programme n’existe qu’à des fins civiles, notamment pour l’énergie.Le pays avait conclu en 2015 un accord avec les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Chine, Russie, Etats-Unis, France et Royaume-Uni) et l’Allemagne pour encadrer ses activités nucléaires.Mais en 2018, au cours de son premier mandat, Donald Trump a retiré les Etats-Unis de l’accord de manière unilatérale et rétabli les sanctions américaines. Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, il se dit désormais ouvert au dialogue avec Téhéran, et a écrit une lettre en ce sens aux dirigeants iraniens.L’Iran a indiqué jeudi avoir formulé une réponse à cette lettre par l’intermédiaire du sultanat d’Oman. – Lettre et “pression maximale” -Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé lundi que les Etats-Unis avaient reçu ce courrier.”Nous avons eu l’information par nos amis d’Oman de l’arrivée à destination de la lettre qui a été lue”, a déclaré M. Araghchi à la télévision iranienne.Donald Trump a en parallèle renforcé sa politique dite de “pression maximale” à l’encontre de Téhéran: sanctions supplémentaires pour réduire à zéro ses exportations de pétrole et ses sources de revenus et menace d’action militaire en cas de refus de pourparlers.L’Iran et les Etats-Unis n’ont plus de relations diplomatiques depuis 1980.Les deux pays échangent toutefois indirectement par le biais de l’ambassade de Suisse à Téhéran. Le sultanat d’Oman a également joué un rôle de médiateur dans le passé, et le Qatar dans une moindre mesure. La lettre de Donald Trump a été remise à l’Iran par le biais des Emirats arabes unis.Le président iranien, Massoud Pezeshkian, a réitéré dimanche que son pays s’opposait à des négociations directes avec les Etats-Unis sous la menace. Mais Téhéran est disposé à échanger avec Washington indirectement, a-t-il précisé dans une vidéo diffusée par la télévision d’Etat.

Séisme: une semaine de deuil national en Birmanie, le bilan dépasse 2.000 morts

La junte birmane a décrété lundi une semaine de deuil national après le puissant séisme qui a tué vendredi plus de 2.000 personnes dans le pays, où l’espoir de retrouver des survivants dans les décombres se réduit d’heure en heure.La période de deuil court jusqu’à dimanche, ont indiqué dans un communiqué les militaires au pouvoir, …

Séisme: une semaine de deuil national en Birmanie, le bilan dépasse 2.000 morts Read More »