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Le monde se prépare aux droits de douane de Trump qui promet d’être “gentil”

Les partenaires économiques des Etats-Unis se préparent au choc attendu mercredi avec l’annonce de nouveaux droits de douanes par Donald Trump qui a promis d’être “gentil”, laissant planer le doute sur l’ampleur de cette nouvelle phase de sa guerre commerciale.Pour tenter d’amaouder Washington en augmentant ses importations en provenance des Etats-Unis, le Vietnam a annoncé tard lundi avoir réduit ses droits de douane sur une série de marchandises dont les voitures, le gaz liquéfié et certains produits agricoles.Le Japon va créer un millier de “guichets de consultation” pour aider les entreprises touchées par l’offensive douanière américaine, a annoncé mardi le Premier ministre nippon, s’engageant à poursuivre ses efforts pour obtenir auprès de Washington une exemption pour son pays.Le ministre des Affaires mexicain Juan Ramón de la Fuente a lui parlé par téléphone au secrétaire d’Etat américain Marco Rubio pour demander le maintien du traité de libre-échange d’Amérique du nord qui lie les deux pays et le Canada, l’ACEUM, qui encadre une des plus grandes zones de libre-échange du monde, et alors que Mexico et Ottawa sont particulièrment dans le collimateur de Washington.Le monde entier attend de savoir précisement ce que va décider le locataire de la Maison Blanche, qui, fidèle à son approche transactionnelle et déstabilisatrice, souffle le chaud et le froid.”Nous allons être très gentils”, a assuré lundi le président américain depuis la Maison Blanche, tout en promettant que son initiative permettrait une “renaissance” de l’Amérique.- Taux “plus bas” -Les autres pays “ont profité de nous, et nous allons être très sympas, en comparaison de ce qu’ils nous ont fait” a encore dit Donald Trump, en assurant que les droits de douane américains seraient “plus bas”, et dans certains cas “nettement plus bas” que ceux imposés par d’autres Etats.Il semble donc relativiser sa grande menace de droits de douane strictement “réciproques”, qui verraient les Etats-Unis taxer toute marchandise importée de la même manière que le pays dont elle provient taxe les produits américains.Cette nouvelle batterie de taxes douanières, qui vient après des droits de douane sur l’acier et l’aluminium notamment, doit être révélée mercredi, même si le président américain a évoqué une possible annonce dès mardi soir de cette initiative qui est susceptible de changer les règles du jeu commercial, de raviver l’inflation et d’amoindrir la croissance. Les Bourses asiatiques, qui avaient nettement reculé lundi du fait de l’incertitude entretenue par Donald Trump, ont un peu rebondi mardi, mais les investisseurs restent dans l’expectative: ils “privilégient la gestion du risque et continueront d’ajuster leur exposition, attendant d’avoir suffisamment d’informations sur les taxes douanières”, estime Chris Weston, du courtier Pepperstone.D’autant que la riposte des pays concernés est une autre inconnue. La Chine et le Canada ont commencé à répondre par des nouveaux droits de douane aux surtaxes les visant, et l’Union européenne a promis de faire de même.Les coups de canif de Washington dans le cours de la mondialisation poussent aussi les Etats à réaliser des rapprochements stratégiques afin de peser face à la première puissance mondiale.Pendant le week-end, Pékin, Tokyo et Séoul ont ainsi annoncé vouloir “accélérer” leurs négociations en vue d’un accord de libre-échange.- Automobile -Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a déjà augmenté les droits de douane sur certains produits entrant aux Etats-Unis. Il a visé ceux qui viennent de Chine, une partie de ceux en provenance des voisins mexicain et canadien, de même que l’acier et l’aluminium, quelle que soit leur origine.Et les droits de douanes réciproques ne marqueront pas un point final: dès jeudi, à 04H01 GMT, Washington prévoit également d’imposer 25% de taxes additionnelles sur les voitures fabriquées à l’étranger, ainsi que les pièces détachées entrant dans la composition des véhicules assemblés aux Etats-Unis.Le fait que les Etats-Unis importent plus qu’ils n’exportent est une obsession pour Donald  Trump. C’est la démonstration, selon lui, que les autres pays abusent de l’accès au marché américain, sans faire preuve de la même ouverture chez eux.Il compte aussi sur les rentrées de taxes douanières pour résorber le déficit budgétaire.Il serait “mieux” d’y voir clair “le plus tôt possible” sur la politique commerciale des Etats-Unis, a déclaré lundi la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Kristalina Georgieva. “Car nos recherches montrent que plus le temps passe, plus il risque d’y avoir un impact négatif sur la croissance.”

Corée du Sud: jugement vendredi au procès en destitution du président Yoon

Quatre mois après avoir plongé son pays dans le chaos politique, le président sud-coréen Yoon Suk Yeol saura vendredi si la Cour constitutionnelle le destitue définitivement ou le rétablit dans ses fonctions, au terme d’un procès plus long qu’anticipé.Cette ultime audience, attendue par tout le pays, se conclura par un premier verdict dans le double-procès de M. Yoon, pour la loi martiale qu’il avait tenté d’imposer par surprise début décembre.Egalement poursuivi au pénal pour son coup de force, l’ancien procureur vedette connaîtra donc vendredi le jugement de la Cour constitutionnelle, saisie à la mi-décembre après l’adoption à l’Assemblée d’une motion de destitution contre lui, qui a entraîné sa suspension.”Le verdict dans le dossier de la destitution du président sera rendu le 4 avril (vendredi)”, a indiqué la juridiction dans un communiqué.Deux scénarios sont possibles: soit les juges décident d’entériner cette motion et de retirer définitivement son titre au président — ce qui requiert six voix sur huit –, soit de le rétablir au pouvoir.Si Yoon Suk Yeol est destitué, une élection présidentielle anticipée devra être organisée dans les 60 jours. Un potentiel scrutin dont le chef de l’opposition Lee Jae-myung, relaxé mercredi en appel dans une affaire qui aurait pu lui coûter son éligibilité, serait le grand favori.Dans la nuit du 3 au 4 décembre, le président conservateur avait sidéré le pays en déclarant par surprise la loi martiale et en envoyant l’armée au Parlement, dominé par l’opposition, afin de le réduire au silence.Un nombre suffisant de députés était toutefois parvenu à tenir séance pour contrecarrer son coup de force, qui aura duré à peine six heures, en votant à l’unanimité un texte exigeant le retour au régime civil. M. Yoon avait dû faire marche arrière.Après sa suspension, il avait été arrêté début janvier au terme d’une descente des forces de l’ordre dans sa résidence. Placé en détention, une première pour un chef de l’Etat sud-coréen en titre, il a été libéré le 8 mars pour vice de procédure.- Examen le plus long -La Cour constitutionnelle disposait de 180 jours à compter du vote de la motion contre M. Yoon pour se prononcer. Les débats le concernant auront été les plus longs pour un président jugé en destitution, sans que la raison de ce délai n’ait été donnée.Les anciens chefs d’Etat Park Geun-hye (destituée et emprisonnée) et Roh Moo-hyun (rétabli), ont eux connu leur sort respectivement 92 et 63 jours après la saisine de la Cour.Pour Yoon Suk Yeol, les experts anticipaient un verdict à la mi-mars.Le 24 de ce même mois, la juridiction a rétabli dans ses fonctions le Premier ministre Han Duck-soo, qui avait lui aussi été suspendu par les députés, moins de deux semaines après avoir pris l’intérim de M. Yoon. Il était accusé d’entraver les procédures contre ce dernier.Selon les spécialistes, le verdict favorable envers M. Han n’a cependant pas de corrélation directe avec le cas Yoon.Des centaines de milliers de partisans et de détracteurs du président battent le pavé tous les week-ends dans le centre de Séoul, notamment devant la Cour constitutionnelle, attendant de pied ferme le jugement.”Nous croyons que la Cour va (…) destituer l’insurgé Yoon Suk Yeol”, a réagi devant les médias Cho Seung-rae, le porte-parole du Parti démocrate, principale force d’opposition.Le Parti du pouvoir au peuple (PPP) de M. Yoon “respectera et accepter la décision de la Cour”, a assuré de son côté Kweon Seong-dong, le chef de la formation présidentielle à l’Assemblée.Dans son procès parallèle au pénal, Yoon Suk Yeol est jugé pour insurrection — un crime passible de la prison à vie voire de la peine de mort — en raison de sa brève imposition de la loi martiale. Une autre première pour un président du pays en cours de mandat.

Corée du Sud: jugement vendredi au procès en destitution du président Yoon

Quatre mois après avoir plongé son pays dans le chaos politique, le président sud-coréen Yoon Suk Yeol saura vendredi si la Cour constitutionnelle le destitue définitivement ou le rétablit dans ses fonctions, au terme d’un procès plus long qu’anticipé.Cette ultime audience, attendue par tout le pays, se conclura par un premier verdict dans le double-procès de M. Yoon, pour la loi martiale qu’il avait tenté d’imposer par surprise début décembre.Egalement poursuivi au pénal pour son coup de force, l’ancien procureur vedette connaîtra donc vendredi le jugement de la Cour constitutionnelle, saisie à la mi-décembre après l’adoption à l’Assemblée d’une motion de destitution contre lui, qui a entraîné sa suspension.”Le verdict dans le dossier de la destitution du président sera rendu le 4 avril (vendredi)”, a indiqué la juridiction dans un communiqué.Deux scénarios sont possibles: soit les juges décident d’entériner cette motion et de retirer définitivement son titre au président — ce qui requiert six voix sur huit –, soit de le rétablir au pouvoir.Si Yoon Suk Yeol est destitué, une élection présidentielle anticipée devra être organisée dans les 60 jours. Un potentiel scrutin dont le chef de l’opposition Lee Jae-myung, relaxé mercredi en appel dans une affaire qui aurait pu lui coûter son éligibilité, serait le grand favori.Dans la nuit du 3 au 4 décembre, le président conservateur avait sidéré le pays en déclarant par surprise la loi martiale et en envoyant l’armée au Parlement, dominé par l’opposition, afin de le réduire au silence.Un nombre suffisant de députés était toutefois parvenu à tenir séance pour contrecarrer son coup de force, qui aura duré à peine six heures, en votant à l’unanimité un texte exigeant le retour au régime civil. M. Yoon avait dû faire marche arrière.Après sa suspension, il avait été arrêté début janvier au terme d’une descente des forces de l’ordre dans sa résidence. Placé en détention, une première pour un chef de l’Etat sud-coréen en titre, il a été libéré le 8 mars pour vice de procédure.- Examen le plus long -La Cour constitutionnelle disposait de 180 jours à compter du vote de la motion contre M. Yoon pour se prononcer. Les débats le concernant auront été les plus longs pour un président jugé en destitution, sans que la raison de ce délai n’ait été donnée.Les anciens chefs d’Etat Park Geun-hye (destituée et emprisonnée) et Roh Moo-hyun (rétabli), ont eux connu leur sort respectivement 92 et 63 jours après la saisine de la Cour.Pour Yoon Suk Yeol, les experts anticipaient un verdict à la mi-mars.Le 24 de ce même mois, la juridiction a rétabli dans ses fonctions le Premier ministre Han Duck-soo, qui avait lui aussi été suspendu par les députés, moins de deux semaines après avoir pris l’intérim de M. Yoon. Il était accusé d’entraver les procédures contre ce dernier.Selon les spécialistes, le verdict favorable envers M. Han n’a cependant pas de corrélation directe avec le cas Yoon.Des centaines de milliers de partisans et de détracteurs du président battent le pavé tous les week-ends dans le centre de Séoul, notamment devant la Cour constitutionnelle, attendant de pied ferme le jugement.”Nous croyons que la Cour va (…) destituer l’insurgé Yoon Suk Yeol”, a réagi devant les médias Cho Seung-rae, le porte-parole du Parti démocrate, principale force d’opposition.Le Parti du pouvoir au peuple (PPP) de M. Yoon “respectera et accepter la décision de la Cour”, a assuré de son côté Kweon Seong-dong, le chef de la formation présidentielle à l’Assemblée.Dans son procès parallèle au pénal, Yoon Suk Yeol est jugé pour insurrection — un crime passible de la prison à vie voire de la peine de mort — en raison de sa brève imposition de la loi martiale. Une autre première pour un président du pays en cours de mandat.

Corée du Sud: jugement vendredi au procès en destitution du président Yoon

Quatre mois après avoir plongé son pays dans le chaos politique, le président sud-coréen Yoon Suk Yeol saura vendredi si la Cour constitutionnelle le destitue définitivement ou le rétablit dans ses fonctions, au terme d’un procès plus long qu’anticipé.Cette ultime audience, attendue par tout le pays, se conclura par un premier verdict dans le double-procès …

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Minute de silence en Birmanie pour les plus de 2.000 morts du séisme

Les Birmans vont observer mardi une minute de silence pour les victimes du séisme dévastateur qui a tué plus de 2.000 personnes et ravagé quantité de bâtiments et d’infrastructures dans un pays laissé exsangue par un conflit civil. Quatre jours après le tremblement d’amplitude 7,7, de nombreux Birmans campent encore en plein air, faute d’abri, alors que des répliques continues maintiennent la peur de nouvelles destructions.Les drapeaux seront mis en berne jusqu’à dimanche, durant la semaine de deuil national décrétée lundi par la junte, en signe de sympathie pour les pertes humaines et les dégâts”, selon les généraux. Une minute de silence sera observée mardi à 12 heures 51 min et 02 secondes (06H21 GMT), à l’heure précise où la plus violente secousse jamais constatée dans le pays ces dernières décennies s’est produite.Les militaires ont demandé à la population d’interrompre ses activités, selon le communiqué, tandis que les médias afficheront des symboles de deuil au lieu des programmes habituels, et que des prières seront offertes dans les temples et les pagodes.Les autorités birmanes ont fait état lundi en fin de journée d’environ 2.056 morts, 3.900 blessés et 270 disparus, mais les experts anticipent des milliers de morts supplémentaires, la faille de Sagaing, à l’origine du séisme, traversant des régions parmi les plus peuplées du pays, dont la capitale Naypyidaw, et Mandalay.La guerre civile, qui a mis à genoux les infrastructures vitales, et fracturé le pays où sont actifs des dizaines de groupes armés de minorités ethniques et d’opposants politiques, complique aussi la collecte d’informations.Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé le décès de deux de ses ressortissants, et trois Chinois ont aussi été tués dans le séisme, a rapporté le média d’Etat Chine nouvelle.Proche de l’épicentre, Mandalay, où résident plus de 1,7 millions d’habitants, a subi les pires destructions, de nombreux immeubles résidentiels étant réduits à l’état de ruines.”Je ne me sens pas en sécurité. Il y a des bâtiments de six ou sept étages à côté de ma maison qui penchent, et ils peuvent s’effondrer à tout moment”, a déclaré à l’AFP Soe Tint, un horloger, parmi les centaines d’habitants contraints à dormir dehors. “On a beaucoup de difficultés, comme l’accès à l’eau, à l’électricité, ou les toilettes.”- Patients sur le parking -Certains ont des tentes, mais beaucoup, y compris des bébés et des enfants, se sont couchés sur des couvertures au milieu des routes, en s’éloignant le plus possible des bâtiments endommagés. Un peu partout dans la ville, des complexes d’appartements ont été rasés,  de même qu’un site religieux bouddhiste et des hôtels. De certains sites sinistrés ressort l’odeur des corps en décomposition. Au principal hôpital de la ville, des centaines de patients, dont des bébés et des personnes âgés, sont soignés sur le parking, sur des lits à roulettes à l’extérieur, au cas où des répliques causeraient des dégâts dans le bâtiment.A la périphérie de Mandalay, un crématorium a reçu des centaines de corps, et beaucoup d’autres sont attendus à mesure que les victimes sont extraites des décombres.Le conflit civil qui dure depuis le coup d’État du 1er février 2021 contre le gouvernement élu d’Aung San Suu Kyi a sapé le système de santé. La situation était déjà alarmante avant le séisme, les combats ayant déplacé plus de 3,5 millions de personnes vulnérables, d’après les Nations unies.La junte a assuré qu’elle faisait de son mieux, mais ces derniers jours, des informations ont fait état de nouvelles frappes aériennes contre ses adversaires. – Dizaines de disparus à Bangkok -L’envoyée spéciale des Nations unies pour la Birmanie, Julie Bishop, a appelé lundi toutes les parties à cesser les hostilités, et prioriser les opérations d’aide aux civils.Le chef de la junte, Min Aung Hlaing, a lancé vendredi un appel au secours auprès de la communauté internationale, une démarche rarissime pour un haut-gradé birman, qui illustre l’ampleur de la catastrophe.L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé dimanche le séisme au plus haut degré de ses urgences, pendant que la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a lancé un appel pour récolter plus de 100 millions de dollars. La Chine, la Russie et l’Inde ont déployé des équipes, alors que les Etats-Unis ont annoncé lundi le déploiement d'”experts humanitaires”.Il fera encore très chaud mardi à Mandalay, où les températures sont attendues autour de 40 degrés.A près de 1.000 kilomètres de l’épicentre, à Bangkok, des secours continuent mardi de chercher des survivants dans les décombres de la tour en construction de 30 étages qui s’est effondrée. Quelque 19 personnes ont trouvé la mort dans la capitale thaïlandaise, mais des dizaines d’autres sont toujours portées disparues.

Minute de silence en Birmanie pour les plus de 2.000 morts du séisme

Les Birmans vont observer mardi une minute de silence pour les victimes du séisme dévastateur qui a tué plus de 2.000 personnes et ravagé quantité de bâtiments et d’infrastructures dans un pays laissé exsangue par un conflit civil. Quatre jours après le tremblement d’amplitude 7,7, de nombreux Birmans campent encore en plein air, faute d’abri, alors que des répliques continues maintiennent la peur de nouvelles destructions.Les drapeaux seront mis en berne jusqu’à dimanche, durant la semaine de deuil national décrétée lundi par la junte, en signe de sympathie pour les pertes humaines et les dégâts”, selon les généraux. Une minute de silence sera observée mardi à 12 heures 51 min et 02 secondes (06H21 GMT), à l’heure précise où la plus violente secousse jamais constatée dans le pays ces dernières décennies s’est produite.Les militaires ont demandé à la population d’interrompre ses activités, selon le communiqué, tandis que les médias afficheront des symboles de deuil au lieu des programmes habituels, et que des prières seront offertes dans les temples et les pagodes.Les autorités birmanes ont fait état lundi en fin de journée d’environ 2.056 morts, 3.900 blessés et 270 disparus, mais les experts anticipent des milliers de morts supplémentaires, la faille de Sagaing, à l’origine du séisme, traversant des régions parmi les plus peuplées du pays, dont la capitale Naypyidaw, et Mandalay.La guerre civile, qui a mis à genoux les infrastructures vitales, et fracturé le pays où sont actifs des dizaines de groupes armés de minorités ethniques et d’opposants politiques, complique aussi la collecte d’informations.Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé le décès de deux de ses ressortissants, et trois Chinois ont aussi été tués dans le séisme, a rapporté le média d’Etat Chine nouvelle.Proche de l’épicentre, Mandalay, où résident plus de 1,7 millions d’habitants, a subi les pires destructions, de nombreux immeubles résidentiels étant réduits à l’état de ruines.”Je ne me sens pas en sécurité. Il y a des bâtiments de six ou sept étages à côté de ma maison qui penchent, et ils peuvent s’effondrer à tout moment”, a déclaré à l’AFP Soe Tint, un horloger, parmi les centaines d’habitants contraints à dormir dehors. “On a beaucoup de difficultés, comme l’accès à l’eau, à l’électricité, ou les toilettes.”- Patients sur le parking -Certains ont des tentes, mais beaucoup, y compris des bébés et des enfants, se sont couchés sur des couvertures au milieu des routes, en s’éloignant le plus possible des bâtiments endommagés. Un peu partout dans la ville, des complexes d’appartements ont été rasés,  de même qu’un site religieux bouddhiste et des hôtels. De certains sites sinistrés ressort l’odeur des corps en décomposition. Au principal hôpital de la ville, des centaines de patients, dont des bébés et des personnes âgés, sont soignés sur le parking, sur des lits à roulettes à l’extérieur, au cas où des répliques causeraient des dégâts dans le bâtiment.A la périphérie de Mandalay, un crématorium a reçu des centaines de corps, et beaucoup d’autres sont attendus à mesure que les victimes sont extraites des décombres.Le conflit civil qui dure depuis le coup d’État du 1er février 2021 contre le gouvernement élu d’Aung San Suu Kyi a sapé le système de santé. La situation était déjà alarmante avant le séisme, les combats ayant déplacé plus de 3,5 millions de personnes vulnérables, d’après les Nations unies.La junte a assuré qu’elle faisait de son mieux, mais ces derniers jours, des informations ont fait état de nouvelles frappes aériennes contre ses adversaires. – Dizaines de disparus à Bangkok -L’envoyée spéciale des Nations unies pour la Birmanie, Julie Bishop, a appelé lundi toutes les parties à cesser les hostilités, et prioriser les opérations d’aide aux civils.Le chef de la junte, Min Aung Hlaing, a lancé vendredi un appel au secours auprès de la communauté internationale, une démarche rarissime pour un haut-gradé birman, qui illustre l’ampleur de la catastrophe.L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé dimanche le séisme au plus haut degré de ses urgences, pendant que la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a lancé un appel pour récolter plus de 100 millions de dollars. La Chine, la Russie et l’Inde ont déployé des équipes, alors que les Etats-Unis ont annoncé lundi le déploiement d'”experts humanitaires”.Il fera encore très chaud mardi à Mandalay, où les températures sont attendues autour de 40 degrés.A près de 1.000 kilomètres de l’épicentre, à Bangkok, des secours continuent mardi de chercher des survivants dans les décombres de la tour en construction de 30 étages qui s’est effondrée. Quelque 19 personnes ont trouvé la mort dans la capitale thaïlandaise, mais des dizaines d’autres sont toujours portées disparues.

Sous une pluie de pétales, touristes et locaux admirent la beauté des cerisiers en fleurs à Tokyo

Sous les pétales rose pâle ou blancs, touristes et locaux s’émerveillent depuis quelques jours à Tokyo de la beauté des cerisiers, dont la floraison symbolise pour les Japonais le renouveau et le caractère éphémère des choses.Les foules affluent vers les principaux sites de la capitale pour immortaliser la floraison des cerisiers et pique-niquer sous les élégantes branches débordant de fleurs, aussi connues sous le nom de “sakura” en japonais.”C’est une sensation extraordinaire. C’est mieux que ce à quoi nous nous attendions. Et cela n’arrive que de temps en temps et seulement pour une courte durée”, a déclaré à l’AFP Christian Sioting, un touriste philippin.”C’est une expérience éphémère et nous sommes très heureux d’avoir pu être là et d’assister à la pleine floraison”, ajoute-t-il.L’agence météorologique japonaise (JMA) a annoncé dimanche que la variété de cerisiers la plus courante dans le pays, le “somei yoshino”, avait atteint son niveau maximal de floraison.Bien que les dates de floraison cette année soient proches de la moyenne dans l’archipel, la JMA a indiqué que le changement climatique et l’effet d’îlot de chaleur urbain déclenchent la floraison des cerisiers d’environ 1,2 jour plus tôt tous les dix ans.Grâce notamment à la faiblesse du yen, qui attire de plus en plus d’étrangers, les statistiques du tourisme nippon publiées en janvier témoignent d’un record de 36,8 millions de visiteurs en 2024.”Regarder des photos c’est une chose mais être ici (pour) voir les sakura de ses propres yeux…c’est vraiment incroyable”, affirme Ralf Ng, touriste venu de Hong Kong.Un spectacle qui attire également les locaux comme Kayoko Yoshihara, Tokyoïte de 69 ans, qui organise chaque année avec ses amis un “hanami”, un pique-nique sous les arbres pour admirer les fleurs. “Après avoir enduré le froid de l’hiver, les fleurs des cerisiers éclosent et nous donnent envie de nous diriger vers l’été”, a déclaré Mme Yoshihara à l’AFP. “Lorsque les arbres atteignent leur pleine floraison, c’est si beau que l’on reste sans voix”, ajoute Nanami Kobayashi, une infirmière de 31 ans. 

Sous une pluie de pétales, touristes et locaux admirent la beauté des cerisiers en fleurs à Tokyo

Sous les pétales rose pâle ou blancs, touristes et locaux s’émerveillent depuis quelques jours à Tokyo de la beauté des cerisiers, dont la floraison symbolise pour les Japonais le renouveau et le caractère éphémère des choses.Les foules affluent vers les principaux sites de la capitale pour immortaliser la floraison des cerisiers et pique-niquer sous les …

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Liban: trois morts dans une frappe israélienne au sud de Beyrouth, Israël dit avoir tué un dirigeant du Hezbollah

L’armée israélienne a dit mardi avoir tué un dirigeant du Hezbollah pro-iranien dans une nouvelle frappe sur la banlieue sud de Beyrouth qui a fait trois morts, selon le ministère libanais de la Santé, la deuxième frappe en moins d’une semaine après plusieurs mois de cessez-le-feu.”La frappe a visé un terroriste du Hezbollah qui a dirigé des opérationnels du Hamas et les a assistés dans la planification d’une attaque terroriste significative et imminente contre des civils israéliens”, a-t-elle déclaré dans un communiqué conjoint avec le service de sécurité intérieure Shin Bet.Ces sources, qui n’ont pas précisé le nom de la personne ciblée, ont dit avoir “agi pour l’éliminer, et avoir écarté la menace”.Le Hezbollah, allié du mouvement islamiste palestinien Hamas à Gaza, n’a pas fait de commentaires dans l’immédiat.”Le raid de l’ennemi israélien sur la banlieue sud a fait, selon un nouveau bilan, trois martyrs et sept blessés”, a indiqué de son côté le ministère libanais de la Santé, cité par l’Agence nationale libanaise d’information Ani qui avait rapporté une frappe israélienne ciblant les trois derniers étages d’un immeuble” dans la banlieue sud (Dahieh) “avec deux missiles”.Deux journalistes de l’AFP, présents dans la capitale libanaise, ont entendu au moins une importante détonation peu avant 04H00 du matin (01H00 GMT), suivie d’un vrombissement d’avion. – Deux étages détruits -Un troisième journaliste de l’AFP, qui s’est rendu sur les lieux de la frappe, a vu les deux derniers étages d’un immeuble de plusieurs étages détruits, tandis que des habitants réveillés en pleine nuit, descendaient de chez eux en pyjama, dans un état de panique. Ce journaliste a vu au moins trois blessés transportés par les secouristes affiliés au Hezbollah et à son allié le mouvement Amal, tandis qu’une pelleteuse retirait les décombres. L’immeuble est situé à quelques mètres d’un autre immeuble déjà détruit pendant les deux mois de guerre ouverte entre le Hezbollah et Israël l’année dernière, dont le Hezbollah est sorti très affaibli.Le Hezbollah, allié du Hamas, avait ouvert un front contre Israël au début de la guerre dans la bande de Gaza le 7 octobre 2023.Ces hostilités, qui ont dégénéré en guerre ouverte en septembre 2024, ont fait plus de 4.000 morts au Liban et contraint plus d’un million de personnes à fuir. La banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pilonné par l’armée israélienne durant les deux mois de guerre ouverte, avait été désertée par ses habitants.C’est dans cette banlieue sud que l’ancien chef du Hezbollah Hassan Nasrallah avait été tué le 27 septembre dans une frappe israélienne.Vendredi déjà, Israël avait bombardé la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois après quatre mois de trêve, en riposte à des tirs de roquettes non revendiqués qui ont visé son territoire. – “Partout au Liban” -Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait alors prévenu que la banlieue sud serait frappée “à chaque tentative” d’attaque contre le nord d’Israël.Le Hezbollah avait affirmé n’avoir aucun lien avec ces tirs de roquettes.Cette frappe est donc la deuxième visant la banlieue sud de Beyrouth depuis l’entrée en vigueur d’un accord de cessez-le-feu fin novembre. Elle n’a pas été précédée d’un appel israélien à évacuer.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait lui déclaré vendredi qu’Israël frapperait “partout au Liban contre toute menace”, après des tirs de roquettes sur le nord d’Israël depuis le Liban.Depuis le retrait incomplet des soldats israéliens du sud du Liban le 18 février, Israël continue de mener des frappes au Liban, affirmant cibler des positions du Hezbollah.Les deux parties s’accusent mutuellement de violer l’accord.Dans un discours télévisé samedi soir, le chef du Hezbollah Naïm Qassem avait jugé “inacceptable” qu’Israël poursuive ses attaques contre le Liban, demandant à ce que “soit mis un terme à cette agression”.”Nous ne pouvons pas accepter qu’Israël attaque le Liban et agisse librement quand bon lui semble, pendant que nous restons les bras croisés”, avait-t-il ajouté, sans évoquer explicitement le retour aux attaques contre Israël.

Liban: trois morts dans une frappe israélienne au sud de Beyrouth, Israël dit avoir tué un dirigeant du Hezbollah

L’armée israélienne a dit mardi avoir tué un dirigeant du Hezbollah pro-iranien dans une nouvelle frappe sur la banlieue sud de Beyrouth qui a fait trois morts, selon le ministère libanais de la Santé, la deuxième frappe en moins d’une semaine après plusieurs mois de cessez-le-feu.”La frappe a visé un terroriste du Hezbollah qui a dirigé des opérationnels du Hamas et les a assistés dans la planification d’une attaque terroriste significative et imminente contre des civils israéliens”, a-t-elle déclaré dans un communiqué conjoint avec le service de sécurité intérieure Shin Bet.Ces sources, qui n’ont pas précisé le nom de la personne ciblée, ont dit avoir “agi pour l’éliminer, et avoir écarté la menace”.Le Hezbollah, allié du mouvement islamiste palestinien Hamas à Gaza, n’a pas fait de commentaires dans l’immédiat.”Le raid de l’ennemi israélien sur la banlieue sud a fait, selon un nouveau bilan, trois martyrs et sept blessés”, a indiqué de son côté le ministère libanais de la Santé, cité par l’Agence nationale libanaise d’information Ani qui avait rapporté une frappe israélienne ciblant les trois derniers étages d’un immeuble” dans la banlieue sud (Dahieh) “avec deux missiles”.Deux journalistes de l’AFP, présents dans la capitale libanaise, ont entendu au moins une importante détonation peu avant 04H00 du matin (01H00 GMT), suivie d’un vrombissement d’avion. – Deux étages détruits -Un troisième journaliste de l’AFP, qui s’est rendu sur les lieux de la frappe, a vu les deux derniers étages d’un immeuble de plusieurs étages détruits, tandis que des habitants réveillés en pleine nuit, descendaient de chez eux en pyjama, dans un état de panique. Ce journaliste a vu au moins trois blessés transportés par les secouristes affiliés au Hezbollah et à son allié le mouvement Amal, tandis qu’une pelleteuse retirait les décombres. L’immeuble est situé à quelques mètres d’un autre immeuble déjà détruit pendant les deux mois de guerre ouverte entre le Hezbollah et Israël l’année dernière, dont le Hezbollah est sorti très affaibli.Le Hezbollah, allié du Hamas, avait ouvert un front contre Israël au début de la guerre dans la bande de Gaza le 7 octobre 2023.Ces hostilités, qui ont dégénéré en guerre ouverte en septembre 2024, ont fait plus de 4.000 morts au Liban et contraint plus d’un million de personnes à fuir. La banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pilonné par l’armée israélienne durant les deux mois de guerre ouverte, avait été désertée par ses habitants.C’est dans cette banlieue sud que l’ancien chef du Hezbollah Hassan Nasrallah avait été tué le 27 septembre dans une frappe israélienne.Vendredi déjà, Israël avait bombardé la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois après quatre mois de trêve, en riposte à des tirs de roquettes non revendiqués qui ont visé son territoire. – “Partout au Liban” -Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait alors prévenu que la banlieue sud serait frappée “à chaque tentative” d’attaque contre le nord d’Israël.Le Hezbollah avait affirmé n’avoir aucun lien avec ces tirs de roquettes.Cette frappe est donc la deuxième visant la banlieue sud de Beyrouth depuis l’entrée en vigueur d’un accord de cessez-le-feu fin novembre. Elle n’a pas été précédée d’un appel israélien à évacuer.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait lui déclaré vendredi qu’Israël frapperait “partout au Liban contre toute menace”, après des tirs de roquettes sur le nord d’Israël depuis le Liban.Depuis le retrait incomplet des soldats israéliens du sud du Liban le 18 février, Israël continue de mener des frappes au Liban, affirmant cibler des positions du Hezbollah.Les deux parties s’accusent mutuellement de violer l’accord.Dans un discours télévisé samedi soir, le chef du Hezbollah Naïm Qassem avait jugé “inacceptable” qu’Israël poursuive ses attaques contre le Liban, demandant à ce que “soit mis un terme à cette agression”.”Nous ne pouvons pas accepter qu’Israël attaque le Liban et agisse librement quand bon lui semble, pendant que nous restons les bras croisés”, avait-t-il ajouté, sans évoquer explicitement le retour aux attaques contre Israël.