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Malaisie: plus de 100 blessés dans un incendie après une fuite sur un gazoduc

Une fuite sur un gazoduc en Malaisie a provoqué mardi un gigantesque brasier qui a blessé plus d’une centaine de personnes en pleines célébrations de l’Aïd, ont annoncé les autorités.Les pompiers de l’Etat du Selangor (ouest) ont évoqué dans un communiqué “une fuite sur un gazoduc s’étendant sur approximativement 500 mètres, avec des flammes s’élevant à une hauteur considérable”.Plus de 100 personnes ont été blessées mais aucun mort n’est à déplorer, ont indiqué les pompiers à l’AFP, ajoutant sans plus de précisions que 50 logements avaient été touchés par l’incendie.L’infrastructure concernée appartient à la compagnie publique Petronas, selon le communiqué, qui précise que l’arrivée de gaz dans l’installation a été coupée.Des habitants qui célébraient l’Aïd, fête musulmane qui marque la fin du ramadan et donne lieu à des jours fériés en Malaisie, où l’islam est majoritaire, ont dû fuir la zone.”Tout à coup, nous avons entendu une forte détonation, puis le chaos total”, a témoigné une personne résidant à 200 mètres du foyer, citée par le quotidien The Star.”Nous avons immédiatement quitté la maison et avons vu d’autres habitants partir aussi”.Des vidéos partagées sur internet montrent des flammes monter dans le ciel à partir de ce qui semble être une explosion. Sur d’autres images, une zone résidentielle est envahie par la fumée tandis qu’un feu fait rage à l’arrière-plan, et que des véhicules apparaissent fondus. Le dirigeant du Selangor, Amirudin Shari, a indiqué sur Facebook qu’un centre d’aide temporaire avait été mis en place dans une mosquée des environs. Le responsable a invité les habitants à rester à l’écart de la zone touchée par l’incendie pour la durée de l’enquête et des opérations de secours.

Amérique latine: déjà fragilisée par la Chine, la sidérurgie redoute l’effet des taxes Trump

En 2024, la plus grande aciérie du Chili a fermé ses portes, terrassée par l’acier bon marché en provenance de Chine. Six mois plus tard, les droits de douane imposés de Donald Trump menacent 1,4 million d’emplois dans l’industrie sidérurgique en Amérique latine.En septembre dernier, les hauts fourneaux de Huachipato, au sud-est de Santiago, se …

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Amérique latine: déjà fragilisée par la Chine, la sidérurgie redoute l’effet des taxes Trump

En 2024, la plus grande aciérie du Chili a fermé ses portes, terrassée par l’acier bon marché en provenance de Chine. Six mois plus tard, les droits de douane imposés de Donald Trump menacent 1,4 million d’emplois dans l’industrie sidérurgique en Amérique latine.En septembre dernier, les hauts fourneaux de Huachipato, au sud-est de Santiago, se sont éteints, mettant un terme à 75 ans de production d’acier.L’acier chinois étant 40% moins cher que le chilien, la concurrence était devenue impossible malgré les surtaxes imposées par les autorités.Déjà menacée par la Chine, l’industrie latino-américaine de l’acier doit maintenant faire face aux 25% de taxes à l’importation que le président américain Donald Trump lui impose depuis le 12 mars dernier.Comme lors de son premier mandat (2017-2021), M. Trump aspire à protéger l’industrie américaine de l’acier en renchérissant le métal importé.Mais avec ces taxes, les producteurs latino-américains ne perdront pas seulement accès au marché américain, ils risquent également de voir les arrivées d’acier chinois redoubler dans leur propre région.Ezequiel Tavernelli, directeur exécutif de l’association Alacero, qui regroupe les producteurs latino-américains, prévoit ainsi “une inondation d’acier due au détournement du commerce de cet acier qui allait aux Etats-Unis (…) vers des régions moins protégées (et) avec moins de capacité de défense”, comme l’Amérique latine.De façon générale, “le principal problème de notre région, tout comme celui des Etats-Unis, réside dans la surcapacité de (production d’) acier mondial”, souligne-t-il.Et “l’un des pays qui a la plus grande surcapacité et qui inonde nos marchés d’acier est la Chine, et en plus elle le fait de manière déloyale”, avec des prix en dessous du coût de revient grâce à des subventions allant de l’énergie aux crédits, souligne le dirigeant.Sur une production mondiale annuelle de 2,48 milliards de tonnes d’acier, la Chine produit 1,14 milliard de tonnes, soit plus de 45%. Selon Alacero, le géant asiatique déverse sur le marché international quelque 140 millions de tonnes à des prix cassés, soit 23% des 600 millions de tonnes de surcapacité mondiale.- “Régionalisation” -Les Etats-Unis importent 25 millions de tonnes d’acier par an. Le Canada est leur principal fournisseur, suivi du Brésil et du Mexique, chacun avec des produits différenciés destinés à l’automobile ou la construction.L’industrie américaine de l’acier “a besoin de s’approvisionner” en produits avec “des technologies spéciales (…), des aciers qu’elle a toujours achetés en Amérique latine, tant au Mexique qu’au Brésil”, entre autres, veut croire M. Tavernelli.Il soutient que la “régionalisation” de la chaîne de production, avec les Etats-Unis faisant appel à l’acier produit par ses voisins, est “la meilleure action de défense contre le commerce déloyal de la Chine et des pays d’Asie du Sud-Est”.Dans la même veine, au Mexique, la Chambre nationale de l’Industrie du Fer et de l’Acier (Canacero) a rappelé en février “le haut niveau d’intégration productive” entre les industries mexicaine et américaine, et a déclaré que “le bénéfice régional doit être une priorité face à la menace de l’excès de capacité de la Chine et de l’Asie du Sud-Est”.Même son de cloche du côté de la Chambre argentine de l’Acier (CAA), qui dit comprendre la “nécessité de mettre en place des mesures de défense contre la concurrence déloyale face à l’avancée de la Chine en tant que principal producteur d’acier au monde”, tout en appelant à une réponse “coordonnée”.- Fermetures -Depuis trois ans, la production d’acier en Amérique latine est en repli constant. En 2024, elle a atteint 56 millions de tonnes pour une consommation de 73 millions de tonnes. Et la part de la Chine dans le total consommé dans la région est de plus en plus grande. En 2000, la Chine exportait en Amérique latine moins de 100.000 tonnes d’acier par an. “Aujourd’hui, elle est au-dessus de 14 millions” de tonnes, et “la croissance est exponentielle”, souligne M. Tavernelli.Dans ce contexte, le risque est important qu’il y ait d’autres Huachipato, avec “des entreprises historiques (…) avec une grande expertise, (qui) perdent et doivent fermer”, avertit-il.

La Birmanie a observé une minute de silence pour les plus de 2.000 morts du séisme

La Birmanie a respecté mardi une minute de silence pour les victimes du séisme qui a tué plus de 2.000 personnes et ravagé quantité de bâtiments et d’infrastructures dans un pays laissé exsangue par un conflit civil.Dans le pays, les sirènes ont retenti à 12 heures 51 min et 02 secondes (06H21 GMT), à l’heure précise où la secousse d’amplitude 7,7 s’est produite vendredi, afin de marquer le début du recueillement, ont constaté des journalistes de l’AFP.La chaîne de télévision nationale a interrompu ses programmes, pour diffuser des images du drapeau en berne à différents endroits, sur un fond de musique sobre. La période de deuil national s’étend jusqu’au 6 avril, a annoncé lundi la junte.Devant ce qu’il reste d’un complexe d’appartements de Mandalay, l’un des sites les plus sinistrés de la ville, des secouristes se sont alignés, les mains derrière le dos, en mémoire des victimes.Quatre jours après la plus violente secousse jamais enregistrée dans le pays depuis des décennies, de nombreux Birmans campent encore en plein air, alors que des répliques continues entretiennent la peur de nouvelles destructions.Les autorités birmanes ont fait état lundi en fin de journée de 2.056 morts, 3.900 blessés et 270 disparus, mais les experts anticipent des milliers de morts supplémentaires, la faille de Sagaing, à l’origine du séisme, traversant des régions parmi les plus peuplées du pays, dont la capitale Naypyidaw, et Mandalay.La guerre civile, qui a mis à genoux les infrastructures vitales, et fracturé le pays où sont actifs des dizaines de groupes armés de minorités ethniques et d’opposants politiques, complique aussi la collecte d’informations.Plus de 1.000 secouristes étrangers sont arrivés en Birmanie dans le cadre de la mobilisation internationale pour épauler des services locaux sous-équipés face à une telle crise. Les opérations de sauvetage ont permis d’extraire vivants des décombres environ 650 personnes, selon un média de la junte.Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé lundi le décès de deux de ses ressortissants, et trois Chinois ont aussi été tués dans le séisme, a rapporté Chine nouvelle.Quelque 500 musulmans ont aussi trouvé la mort dans des mosquées en pleine prière du vendredi, a indiqué le Global New Light of Myanmar, le journal affilié aux généraux.Proche de l’épicentre, la ville de Mandalay, où résident plus de 1,7 million d’habitants, a subi les pires destructions, de nombreux immeubles résidentiels étant réduits à l’état de ruines.Des centaines d’habitants ont passé une quatrième nuit dehors, certains s’étant éloignés à dessein des édifices de peur que les répliques ressenties depuis vendredi ne provoquent de nouveaux dégâts.”Je ne me sens pas en sécurité”, a déclaré à l’AFP l’un d’eux, Soe Tint, un horloger de 71 ans. “On a beaucoup de difficultés, comme l’accès à l’eau, à l’électricité, ou les toilettes. (…) Personne ne sait combien de temps ça va durer.”- Patients sur le parking -Dans une pagode meurtrie par l’effondrement partiel d’un bâtiment abritant des dizaines de moines en train de passer un examen, un secouriste indien témoigne de l’odeur “très forte” des corps en décomposition sous les débris.Plus de quatre jours après le séisme, “il ne peut pas y avoir de survivant”, estime un responsable des pompiers birmans.A la périphérie de Mandalay, un crématorium a reçu des centaines de corps, et beaucoup d’autres sont attendus à mesure que les victimes sont extraites des décombres.Le conflit civil qui dure depuis le coup d’État du 1er février 2021 contre le gouvernement élu d’Aung San Suu Kyi a décimé le système de santé. La situation était déjà alarmante avant le séisme, les combats ayant déplacé plus de 3,5 millions de personnes vulnérables, d’après les Nations unies.La junte a assuré qu’elle faisait de son mieux, mais ces derniers jours, des informations ont fait état de nouvelles frappes aériennes contre ses adversaires. – Dizaines de disparus à Bangkok -L’envoyée spéciale des Nations unies pour la Birmanie, Julie Bishop, a appelé lundi toutes les parties à cesser les hostilités, et à donner la priorité aux opérations d’aide aux civils.Le chef de la junte, Min Aung Hlaing, a lancé vendredi un appel au secours auprès de la communauté internationale, une démarche rarissime pour un haut gradé birman, qui illustre l’ampleur de la catastrophe.L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé dimanche le séisme au plus haut degré de ses urgences, pendant que la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a lancé un appel pour récolter plus de 100 millions de dollars. La Chine, la Russie et l’Inde ont envoyé des équipes, alors que les Etats-Unis ont annoncé lundi le déploiement d'”experts humanitaires”.Il fera encore très chaud mardi à Mandalay, où les températures devraient avoisinner les 40 degrés.A près de 1.000 kilomètres de l’épicentre, à Bangkok, des secours continuent de chercher des survivants dans les décombres de la tour en construction de 30 étages qui s’est effondrée. Quelque 20 personnes ont trouvé la mort dans la capitale thaïlandaise, selon un bilan datant de mardi, mais des dizaines d’autres sont toujours portées disparues.

La Birmanie a observé une minute de silence pour les plus de 2.000 morts du séisme

La Birmanie a respecté mardi une minute de silence pour les victimes du séisme qui a tué plus de 2.000 personnes et ravagé quantité de bâtiments et d’infrastructures dans un pays laissé exsangue par un conflit civil.Dans le pays, les sirènes ont retenti à 12 heures 51 min et 02 secondes (06H21 GMT), à l’heure précise où la secousse d’amplitude 7,7 s’est produite vendredi, afin de marquer le début du recueillement, ont constaté des journalistes de l’AFP.La chaîne de télévision nationale a interrompu ses programmes, pour diffuser des images du drapeau en berne à différents endroits, sur un fond de musique sobre. La période de deuil national s’étend jusqu’au 6 avril, a annoncé lundi la junte.Devant ce qu’il reste d’un complexe d’appartements de Mandalay, l’un des sites les plus sinistrés de la ville, des secouristes se sont alignés, les mains derrière le dos, en mémoire des victimes.Quatre jours après la plus violente secousse jamais enregistrée dans le pays depuis des décennies, de nombreux Birmans campent encore en plein air, alors que des répliques continues entretiennent la peur de nouvelles destructions.Les autorités birmanes ont fait état lundi en fin de journée de 2.056 morts, 3.900 blessés et 270 disparus, mais les experts anticipent des milliers de morts supplémentaires, la faille de Sagaing, à l’origine du séisme, traversant des régions parmi les plus peuplées du pays, dont la capitale Naypyidaw, et Mandalay.La guerre civile, qui a mis à genoux les infrastructures vitales, et fracturé le pays où sont actifs des dizaines de groupes armés de minorités ethniques et d’opposants politiques, complique aussi la collecte d’informations.Plus de 1.000 secouristes étrangers sont arrivés en Birmanie dans le cadre de la mobilisation internationale pour épauler des services locaux sous-équipés face à une telle crise. Les opérations de sauvetage ont permis d’extraire vivants des décombres environ 650 personnes, selon un média de la junte.Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé lundi le décès de deux de ses ressortissants, et trois Chinois ont aussi été tués dans le séisme, a rapporté Chine nouvelle.Quelque 500 musulmans ont aussi trouvé la mort dans des mosquées en pleine prière du vendredi, a indiqué le Global New Light of Myanmar, le journal affilié aux généraux.Proche de l’épicentre, la ville de Mandalay, où résident plus de 1,7 million d’habitants, a subi les pires destructions, de nombreux immeubles résidentiels étant réduits à l’état de ruines.Des centaines d’habitants ont passé une quatrième nuit dehors, certains s’étant éloignés à dessein des édifices de peur que les répliques ressenties depuis vendredi ne provoquent de nouveaux dégâts.”Je ne me sens pas en sécurité”, a déclaré à l’AFP l’un d’eux, Soe Tint, un horloger de 71 ans. “On a beaucoup de difficultés, comme l’accès à l’eau, à l’électricité, ou les toilettes. (…) Personne ne sait combien de temps ça va durer.”- Patients sur le parking -Dans une pagode meurtrie par l’effondrement partiel d’un bâtiment abritant des dizaines de moines en train de passer un examen, un secouriste indien témoigne de l’odeur “très forte” des corps en décomposition sous les débris.Plus de quatre jours après le séisme, “il ne peut pas y avoir de survivant”, estime un responsable des pompiers birmans.A la périphérie de Mandalay, un crématorium a reçu des centaines de corps, et beaucoup d’autres sont attendus à mesure que les victimes sont extraites des décombres.Le conflit civil qui dure depuis le coup d’État du 1er février 2021 contre le gouvernement élu d’Aung San Suu Kyi a décimé le système de santé. La situation était déjà alarmante avant le séisme, les combats ayant déplacé plus de 3,5 millions de personnes vulnérables, d’après les Nations unies.La junte a assuré qu’elle faisait de son mieux, mais ces derniers jours, des informations ont fait état de nouvelles frappes aériennes contre ses adversaires. – Dizaines de disparus à Bangkok -L’envoyée spéciale des Nations unies pour la Birmanie, Julie Bishop, a appelé lundi toutes les parties à cesser les hostilités, et à donner la priorité aux opérations d’aide aux civils.Le chef de la junte, Min Aung Hlaing, a lancé vendredi un appel au secours auprès de la communauté internationale, une démarche rarissime pour un haut gradé birman, qui illustre l’ampleur de la catastrophe.L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé dimanche le séisme au plus haut degré de ses urgences, pendant que la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a lancé un appel pour récolter plus de 100 millions de dollars. La Chine, la Russie et l’Inde ont envoyé des équipes, alors que les Etats-Unis ont annoncé lundi le déploiement d'”experts humanitaires”.Il fera encore très chaud mardi à Mandalay, où les températures devraient avoisinner les 40 degrés.A près de 1.000 kilomètres de l’épicentre, à Bangkok, des secours continuent de chercher des survivants dans les décombres de la tour en construction de 30 étages qui s’est effondrée. Quelque 20 personnes ont trouvé la mort dans la capitale thaïlandaise, selon un bilan datant de mardi, mais des dizaines d’autres sont toujours portées disparues.

Le monde se prépare aux droits de douane de Trump qui promet d’être “gentil”

Les partenaires économiques des Etats-Unis se préparent au choc attendu mercredi avec l’annonce de nouveaux droits de douanes par Donald Trump qui a promis d’être “gentil”, laissant planer le doute sur l’ampleur de cette nouvelle phase de sa guerre commerciale.Pour tenter d’amaouder Washington en augmentant ses importations en provenance des Etats-Unis, le Vietnam a annoncé tard lundi avoir réduit ses droits de douane sur une série de marchandises dont les voitures, le gaz liquéfié et certains produits agricoles.Le Japon va créer un millier de “guichets de consultation” pour aider les entreprises touchées par l’offensive douanière américaine, a annoncé mardi le Premier ministre nippon, s’engageant à poursuivre ses efforts pour obtenir auprès de Washington une exemption pour son pays.Le ministre des Affaires mexicain Juan Ramón de la Fuente a lui parlé par téléphone au secrétaire d’Etat américain Marco Rubio pour demander le maintien du traité de libre-échange d’Amérique du nord qui lie les deux pays et le Canada, l’ACEUM, qui encadre une des plus grandes zones de libre-échange du monde, et alors que Mexico et Ottawa sont particulièrment dans le collimateur de Washington.Le monde entier attend de savoir précisement ce que va décider le locataire de la Maison Blanche, qui, fidèle à son approche transactionnelle et déstabilisatrice, souffle le chaud et le froid.”Nous allons être très gentils”, a assuré lundi le président américain depuis la Maison Blanche, tout en promettant que son initiative permettrait une “renaissance” de l’Amérique.- Taux “plus bas” -Les autres pays “ont profité de nous, et nous allons être très sympas, en comparaison de ce qu’ils nous ont fait” a encore dit Donald Trump, en assurant que les droits de douane américains seraient “plus bas”, et dans certains cas “nettement plus bas” que ceux imposés par d’autres Etats.Il semble donc relativiser sa grande menace de droits de douane strictement “réciproques”, qui verraient les Etats-Unis taxer toute marchandise importée de la même manière que le pays dont elle provient taxe les produits américains.Cette nouvelle batterie de taxes douanières, qui vient après des droits de douane sur l’acier et l’aluminium notamment, doit être révélée mercredi, même si le président américain a évoqué une possible annonce dès mardi soir de cette initiative qui est susceptible de changer les règles du jeu commercial, de raviver l’inflation et d’amoindrir la croissance. Les Bourses asiatiques, qui avaient nettement reculé lundi du fait de l’incertitude entretenue par Donald Trump, ont un peu rebondi mardi, mais les investisseurs restent dans l’expectative: ils “privilégient la gestion du risque et continueront d’ajuster leur exposition, attendant d’avoir suffisamment d’informations sur les taxes douanières”, estime Chris Weston, du courtier Pepperstone.D’autant que la riposte des pays concernés est une autre inconnue. La Chine et le Canada ont commencé à répondre par des nouveaux droits de douane aux surtaxes les visant, et l’Union européenne a promis de faire de même.Les coups de canif de Washington dans le cours de la mondialisation poussent aussi les Etats à réaliser des rapprochements stratégiques afin de peser face à la première puissance mondiale.Pendant le week-end, Pékin, Tokyo et Séoul ont ainsi annoncé vouloir “accélérer” leurs négociations en vue d’un accord de libre-échange.- Automobile -Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a déjà augmenté les droits de douane sur certains produits entrant aux Etats-Unis. Il a visé ceux qui viennent de Chine, une partie de ceux en provenance des voisins mexicain et canadien, de même que l’acier et l’aluminium, quelle que soit leur origine.Et les droits de douanes réciproques ne marqueront pas un point final: dès jeudi, à 04H01 GMT, Washington prévoit également d’imposer 25% de taxes additionnelles sur les voitures fabriquées à l’étranger, ainsi que les pièces détachées entrant dans la composition des véhicules assemblés aux Etats-Unis.Le fait que les Etats-Unis importent plus qu’ils n’exportent est une obsession pour Donald  Trump. C’est la démonstration, selon lui, que les autres pays abusent de l’accès au marché américain, sans faire preuve de la même ouverture chez eux.Il compte aussi sur les rentrées de taxes douanières pour résorber le déficit budgétaire.Il serait “mieux” d’y voir clair “le plus tôt possible” sur la politique commerciale des Etats-Unis, a déclaré lundi la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Kristalina Georgieva. “Car nos recherches montrent que plus le temps passe, plus il risque d’y avoir un impact négatif sur la croissance.”