AFP World

Crédits auto: un scandale à plusieurs milliards devant la Cour suprême britannique

La Cour suprême britannique a commencé à examiner mardi une affaire de ventes abusives sur certains crédits auto, susceptible d’ouvrir la voie à une énorme vague d’indemnisations, qui pourrait se compter en dizaines de milliards de livres pour les banques britanniques.La plus haute juridiction du pays se penche sur trois dossiers, dans lesquels des acheteurs de voitures à crédit ont payé sans s’en rendre compte, en plus du prix du véhicule et du prêt, une commission rétrocédée par la banque au concessionnaire, considéré comme courtier dans l’opération.Il s’agit de trois affaires dans lesquelles “les demandeurs étaient des consommateurs financièrement peu avertis avec des revenus relativement faibles”, opposés au groupe sud-africain FirstRand Bank et à la banque britannique Close Brothers, indique la Cour suprême dans un résumé de l’affaire.L’un d’eux, Marcus Johnson, avait acheté à crédit, en juillet 2017, une Suzuki Swift à un concessionnaire de Cardiff, au Pays de Galles, pour un total de 6.500 livres (près de 7.800 euros), sans se rendre compte que la somme comprenait une commission de plus de 1.600 livres.L’audience durera trois jours, puis il faudra plusieurs mois aux juges pour se prononcer. Si la Cour suprême donne raison aux emprunteurs, comme l’a fait précédemment la Cour d’Appel, sa décision s’imposera aux dossiers comparables, qui sont légion dans le pays.- Commission cachée -Desmond Gourde, 56 ans, est venu témoigner mardi de sa propre affaire devant la Cour suprême. Lui a obtenu un remboursement, mais cet homme à la silhouette élancée est venu pour “soutenir tous ceux qui veulent récupérer” l’argent perdu, assure-t-il à l’AFP.Ce superviseur dans une compagnie de bus londonienne avait acheté en 2018 une Honda Jazz d’occasion pour plus de 8.000 livres, intérêts compris. La commission, dans son cas, était de près de 800 livres.”Je n’avais aucune idée de l’existence d’une commission. J’ai simplement demandé le financement, signé les papiers, mais personne ne m’a parlé de cette commission”, insiste-t-il.Comme lui, des millions de conducteurs pourraient être concernés, pour peu qu’ils aient acheté, entre 2007 et 2021, une voiture avec un crédit assorti d’une “commission discrétionnaire”. Les banques autorisaient les vendeurs automobiles à ajuster le taux d’intérêt proposé aux clients: plus il était élevé, plus la rétribution était importante.”Je suppose que le concessionnaire automobile vous regardait en estimant combien vous pouviez payer, et fixait (le taux) en fonction de cela”, explique à l’AFP Kavon Hussain, l’un des avocats des emprunteurs.- Indemnisation collective -Le gendarme britannique des marchés financiers (la FCA) a interdit en 2021 ce type de commissions.Le régulateur, qui a ouvert une enquête, envisage d’ordonner un programme d’indemnisation collective, qui permettrait aux personnes concernées d’obtenir réparation sans passer par des plaintes individuelles. Mais il attend lui aussi la décision de la Cour suprême avant de se décider.Sam Ward, un enquêteur privé qui a travaillé sur de nombreux dossiers similaires, assure à l’AFP que c’est tout un système qui avait été mis en place. “Plus le réseau de concessionnaires était étendu, plus les commissions étaient importantes.””Nous avons identifié un réseau de concessionnaires qui a perçu 39 millions de livres de commissions d’avance avant même d’avoir vendu une seule police de financement automobile”, indique-t-il.L’association de consommateurs Which! estime que les réparations pourraient coûter au secteur jusqu’à 16 milliards de livres, mais certains analystes pensent que la facture serait en réalité bien plus lourde: ceux d’HSBC ont ainsi évoqué la somme astronomique de 44 milliards de livres (53 milliards d’euros).Les banques parties au procès devant la Cour suprême, contactées par l’AFP, n’ont pas souhaité s’exprimer à ce stade.Mais les établissements bancaires britanniques ont, ces derniers mois, mis de côté des sommes considérables en prévision de leur exposition dans cette affaire.La britannique Close Brothers, qui a provisionné 165 millions de livres, avait assuré qu’en dépit de “l’incertitude” à court terme liée à cette affaire, le groupe “reste résilient”.

Jugement Le Pen: le RN riposte en attaquant violemment les juges et “le système”

Au lendemain du jugement choc contre Marine Le Pen qui, à ce stade, l’empêche de concourir à la présidentielle 2027, le RN a violemment riposté mardi en dénonçant la “tyrannie des juges” et en renouant avec son discours contre un “système qui a sorti la bombe nucléaire”, poussant l’un des plus hauts magistrats de France à sortir de sa réserve.”Le système a sorti la bombe nucléaire et s’il utilise une arme aussi puissante contre nous, c’est évidemment parce que nous sommes sur le point de gagner des élections”, a déclaré mardi Marine Le Pen devant les députés RN rassemblés pour une réunion de groupe à l’Assemblée nationale, ouverte de manière inédite à la presse.”L’ingérence des magistrats dans l’élection présidentielle, voilà le trouble à l’ordre public (…) Ne vous laissez pas intimider (…) On sera là jusqu’à la victoire”, a-t-elle lancé, très combative à ses troupes qui l’ont ovationnée au lendemain de sa condamnation à une peine immédiate de cinq ans d’inéligibilité dans l’affaire des assistants parlementaires européens.”Tout sera fait pour nous empêcher d’arriver au pouvoir”, avait déjà accusé plus tôt Jordan Bardella, faisant un parallèle entre “le climat” en France et la Roumanie où un candidat d’extrême droite prorusse a été privé d’une victoire potentielle par l’annulation de l’élection présidentielle fin 2024.Tout en “condamnant les menaces” à leur égard, M. Bardella a dénoncé “la tyrannie des juges”, qualifiés de “rouges” car “on a le sentiment que ça se tourne souvent contre un camp politique”, en référence aux affaires Fillon et Sarkozy. Ces violentes critiques du RN depuis le jugement lundi midi ont poussé l’un des deux plus hauts magistrats de France, le procureur général près la Cour de cassation, Rémy Heitz, à dénoncer des propos “inacceptables” et à défendre une justice qui “n’est pas politique”.”La décision a été rendue au terme d’un procès équitable, à la suite d’un débat contradictoire qui a duré deux mois, une instruction qui a duré des années”, a réagi le magistrat.- Pas d’autre scénario -Mais le RN refuse “de passer à autre chose” et va organiser ce week-end des distributions de tracts et des mobilisations qui seront “pacifiques” car “nous ne sommes pas des fachos”, a promis M. Bardella.Le parti refuse d’envisager un autre scénario qu’une décision plus clémente en appel “pour permettre à Marine Le Pen d’être notre candidate à l’élection présidentielle”, a souligné Sébastien Chenu. Dauphin sur le papier, Jordan Bardella a juré de sa “loyauté” envers la triple candidate à la présidentielle: “Nous allons continuer à deux, en binôme, main dans la main, à avancer dans l’intérêt du pays”.Mme Le Pen a martelé lundi son intention de “ne pas se laisser éliminer” et réclamé un procès en appel rapide.Ce deuxième procès ne devrait pas se tenir, au minimum, avant un an, avec une décision plusieurs semaines plus tard.Ce qui laisse une fenêtre de tir avant la présidentielle. “Techniquement, c’est probablement possible, c’est à examiner, à voir en fonction du calendrier judiciaire”, a déclaré M. Heitz, ajoutant que les dates seraient connues “probablement assez vite”.Mais c’est sans garantie que la cour d’appel rende une décision différente de celle du tribunal.Marine Le Pen a également été condamnée à quatre ans d’emprisonnement, dont deux ferme aménagés sous bracelet électronique (elle n’ira pas en prison), et à une amende de 100.000 euros. Le tribunal de Paris, dans son jugement, a “pris en considération, outre le risque de récidive, le trouble majeur à l’ordre public, en l’espèce le fait que soit candidate à l’élection présidentielle une personne déjà condamnée en première instance”, ce qui fait hurler au RN que la décision est “politique”.Il a également considéré qu’il y avait bien eu un “système” entre 2004 et 2016 pour faire faire des “économies” au RN en payant avec l’argent du Parlement européen des assistants d’eurodéputés travaillant pour le parti.Vingt-trois autres personnes ont été condamnées, ainsi que le FN devenu RN.- Soutiens à l’étranger -Une décision critiquée à l’étranger par ce que le président Emmanuel Macron avait qualifié, il y a quelques mois, “d’internationale réactionnaire”.Après le Kremlin, le Hongrois Viktor Orban ou encore l’ex-président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro, Mme Le Pen a reçu le soutien de l’Italienne Giorgia Meloni, du milliardaire Elon Musk et de Donald Trump lui-même, comparant la condamnation de Marine Le Pen à ses propres déboires judiciaires.Le jugement a aussi divisé la classe politique française. Le Premier ministre lui-même François Bayrou a fait connaître “son trouble”. Pour Jean-Luc Mélenchon (LFI), “la décision de destituer un élu devrait revenir au peuple”. Laurent Wauquiez (LR) a regretté un fait “pas très sain dans une démocratie”.”Je trouve assez affolant de voir une partie de la droite et une partie, parfois aussi, de la gauche se mettre au secours de la contestation de la justice”, a réagi le socialiste Olivier Faure. D’autant que “le RN n’est pas empêché. Il aura bel et bien un candidat en 2027”, a-t-il remarqué sur RTL.Selon un sondage Toluna Harris Interactive pour RTL, réalisé après le jugement, Jordan Bardella rassemblerait jusqu’à 36% des intentions de vote au premier tour de la présidentielle, un score similaire à celui de Marine Le Pen. Selon un autre sondage de Elabe pour BFMTV, une majorité de Français (57%) estime que la décision de justice est normale au vu des faits reprochés à Marine Le Pen.

Un chef du Hezbollah tué dans une frappe israélienne au sud de Beyrouth

Une frappe israélienne a visé mardi la banlieue sud de Beyrouth, tuant un responsable du Hezbollah et trois autres personnes, pour la deuxième fois depuis le début d’un fragile cessez-le-feu il y a quatre mois.Cette frappe s’est produite sans avertissement vers 03H30 (00H30 GMT), durant la fête de l’Aïd el-Fitr, qui marque la fin du ramadan.Le 28 mars, l’armée israélienne avait appelé la population à évacuer avant un bombardement sur la banlieue sud de la capitale libanaise, un bastion du Hezbollah frappé à de nombreuses reprises pendant la guerre qui a opposé Israël au mouvement chiite pro-iranien à l’automne. Selon le ministère libanais de la Santé, la frappe de la nuit a fait quatre morts, dont une femme.Les deux derniers étages d’un immeuble ont été détruits, selon des images de l’AFP. Ismael Noureddine, un habitant du quartier, a décrit “une très forte explosion”, puis une seconde, et raconté que toute la famille criait. “Nous ne pouvions plus nous voir à cause de la poussière”, a-t-il dit.Une source proche du Hezbollah a indiqué que la frappe avait visé Hassan Bdair, un responsable du dossier palestinien au sein du mouvement, allié du Hamas en guerre contre Israël dans la bande de Gaza.L’homme se trouvait “chez lui avec sa famille”, a précisé cette source.L’armée israélienne a confirmé avoir tué Hassan Bdair.”Bdair avait récemment coopéré avec le Hamas, dirigé des terroristes du Hamas et les avait aidés à planifier et à préparer une attaque terroriste importante et imminente contre des civils israéliens”, a annoncé l’armée conjointement avec le Shin Bet, la sécurité intérieure, et le Mossad, le service du renseignement extérieur israélien.”Ce n’est pas seulement une personne qui est visée, tout le monde dans ce pays, des plus jeunes aux plus âgés, est devenu une cible”, a affirmé à l’AFP Jamal Badreddine, un homme de 67 ans qui vit à 30 mètres du lieu visé.Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a dénoncé une “violation flagrante” du cessez-le-feu et de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU. Cette résolution avait mis un terme à la précédente guerre entre Israël et le Hezbollah en 2006 et a servi de base au cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre.- “Partout au Liban” -Le président Joseph Aoun a condamné la frappe et appelé les alliés du Liban à soutenir son “droit à une pleine souveraineté”.”Une nouvelle escalade est la dernière chose dont quiconque ait besoin”, a affirmé la coordinatrice spéciale de l’ONU pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert. Elle a estimé que “le seul chemin viable” était l’application de la résolution 1701.Depuis le début de la trêve, et malgré le retrait incomplet des soldats israéliens du sud du Liban le 15 février, les deux parties s’accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu et Israël mène régulièrement des frappes sur le sud et l’est du pays, affirmant viser des cibles du Hezbollah.Un député du mouvement, Ibrahim Moussawi, a appelé mardi les autorités libanaises à agir pour “garantir la sécurité des Libanais”.Vendredi, Israël avait frappé la banlieue sud de Beyrouth en riposte aux tirs de deux roquettes depuis le Liban.Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait déclaré qu’Israël frapperait “partout au Liban contre toute menace”, après ces tirs dont le Hezbollah a nié être l’auteur.Le Hezbollah avait ouvert un front contre Israël au début de la guerre à Gaza le 7 octobre 2023, affirmant agir en soutien aux Palestiniens.Ces hostilités, qui ont dégénéré en guerre ouverte en septembre 2024, ont fait plus de 4.000 morts au Liban et contraint plus d’un million de personnes à fuir.Du côté israélien, le bilan se monte à 78 morts, parmi lesquels 48 soldats en plus des 56 soldats tombés lors d’une offensive au sol déclenchée au Liban à la fin du mois de septembre, selon des données officielles.Quelque 60.000 habitants du nord d’Israël ont été déplacés, dont la moitié n’est pas encore rentrée chez elle, selon les autorités.   Aux termes de l’accord de cessez-le-feu, seules l’armée libanaise et les Casques bleus de l’ONU doivent être déployés dans le sud du Liban, tandis que le Hezbollah doit se retirer au nord du fleuve Litani, à environ 30 kilomètres de la frontière avec Israël, et démanteler ses infrastructures militaires dans le sud.L’armée israélienne a néanmoins maintenu des troupes dans cinq positions qualifiées de stratégiques du sud du Liban.

Un chef du Hezbollah tué dans une frappe israélienne au sud de Beyrouth

Une frappe israélienne a visé mardi la banlieue sud de Beyrouth, tuant un responsable du Hezbollah et trois autres personnes, pour la deuxième fois depuis le début d’un fragile cessez-le-feu il y a quatre mois.Cette frappe s’est produite sans avertissement vers 03H30 (00H30 GMT), durant la fête de l’Aïd el-Fitr, qui marque la fin du ramadan.Le 28 mars, l’armée israélienne avait appelé la population à évacuer avant un bombardement sur la banlieue sud de la capitale libanaise, un bastion du Hezbollah frappé à de nombreuses reprises pendant la guerre qui a opposé Israël au mouvement chiite pro-iranien à l’automne. Selon le ministère libanais de la Santé, la frappe de la nuit a fait quatre morts, dont une femme.Les deux derniers étages d’un immeuble ont été détruits, selon des images de l’AFP. Ismael Noureddine, un habitant du quartier, a décrit “une très forte explosion”, puis une seconde, et raconté que toute la famille criait. “Nous ne pouvions plus nous voir à cause de la poussière”, a-t-il dit.Une source proche du Hezbollah a indiqué que la frappe avait visé Hassan Bdair, un responsable du dossier palestinien au sein du mouvement, allié du Hamas en guerre contre Israël dans la bande de Gaza.L’homme se trouvait “chez lui avec sa famille”, a précisé cette source.L’armée israélienne a confirmé avoir tué Hassan Bdair.”Bdair avait récemment coopéré avec le Hamas, dirigé des terroristes du Hamas et les avait aidés à planifier et à préparer une attaque terroriste importante et imminente contre des civils israéliens”, a annoncé l’armée conjointement avec le Shin Bet, la sécurité intérieure, et le Mossad, le service du renseignement extérieur israélien.”Ce n’est pas seulement une personne qui est visée, tout le monde dans ce pays, des plus jeunes aux plus âgés, est devenu une cible”, a affirmé à l’AFP Jamal Badreddine, un homme de 67 ans qui vit à 30 mètres du lieu visé.Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a dénoncé une “violation flagrante” du cessez-le-feu et de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU. Cette résolution avait mis un terme à la précédente guerre entre Israël et le Hezbollah en 2006 et a servi de base au cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre.- “Partout au Liban” -Le président Joseph Aoun a condamné la frappe et appelé les alliés du Liban à soutenir son “droit à une pleine souveraineté”.”Une nouvelle escalade est la dernière chose dont quiconque ait besoin”, a affirmé la coordinatrice spéciale de l’ONU pour le Liban, Jeanine Hennis-Plasschaert. Elle a estimé que “le seul chemin viable” était l’application de la résolution 1701.Depuis le début de la trêve, et malgré le retrait incomplet des soldats israéliens du sud du Liban le 15 février, les deux parties s’accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu et Israël mène régulièrement des frappes sur le sud et l’est du pays, affirmant viser des cibles du Hezbollah.Un député du mouvement, Ibrahim Moussawi, a appelé mardi les autorités libanaises à agir pour “garantir la sécurité des Libanais”.Vendredi, Israël avait frappé la banlieue sud de Beyrouth en riposte aux tirs de deux roquettes depuis le Liban.Le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait déclaré qu’Israël frapperait “partout au Liban contre toute menace”, après ces tirs dont le Hezbollah a nié être l’auteur.Le Hezbollah avait ouvert un front contre Israël au début de la guerre à Gaza le 7 octobre 2023, affirmant agir en soutien aux Palestiniens.Ces hostilités, qui ont dégénéré en guerre ouverte en septembre 2024, ont fait plus de 4.000 morts au Liban et contraint plus d’un million de personnes à fuir.Du côté israélien, le bilan se monte à 78 morts, parmi lesquels 48 soldats en plus des 56 soldats tombés lors d’une offensive au sol déclenchée au Liban à la fin du mois de septembre, selon des données officielles.Quelque 60.000 habitants du nord d’Israël ont été déplacés, dont la moitié n’est pas encore rentrée chez elle, selon les autorités.   Aux termes de l’accord de cessez-le-feu, seules l’armée libanaise et les Casques bleus de l’ONU doivent être déployés dans le sud du Liban, tandis que le Hezbollah doit se retirer au nord du fleuve Litani, à environ 30 kilomètres de la frontière avec Israël, et démanteler ses infrastructures militaires dans le sud.L’armée israélienne a néanmoins maintenu des troupes dans cinq positions qualifiées de stratégiques du sud du Liban.

Le monde fourbit ses armes avant les nouveaux droits de douane de Trump

Les partenaires économiques des Etats-Unis préparent leur riposte avant l’annonce attendue mercredi de nouveaux droits de douanes par Donald Trump qui a promis d’être “gentil”, laissant planer le doute sur l’ampleur de cette nouvelle phase de sa guerre commerciale.Tout le monde passe en revue ses options et attend de savoir précisément ce que va décider le locataire de la Maison Blanche, qui, fidèle à son approche transactionnelle et déstabilisatrice, a soufflé le chaud et le froid.”Nous ne voulons pas nécessairement prendre des mesures de représailles”, mais “nous disposons d’un plan solide pour le faire si nécessaire”, a prévenu la cheffe de la Commission européenne Ursula von der Leyen.”Nos contre-mesures ont été évaluées et analysées: par exemple, comment nous réagirions à un droit de douane de 10% ou comment nous réagirions à taux de 25%”, a résumé le ministre taïwanais des Affaires économiques Kuo Jyh-huei. “Tous les scénarios ont été analysés et évalués pour identifier les réponses appropriées”.Certains tentent l’apaisement en espérant  l’exemption, comme le Vietnam qui a annoncé réduire ses droits de douane sur une série de biens.Le Japon a annoncé créer un millier de “guichets de consultation” pour aider les entreprises, tout en poursuivant ses efforts pour obtenir une exemption.Londres travaille aussi “d’arrache-pied sur un accord économique, sur lequel nous avons fait des progrès rapides (…) mais il est probable qu’il y aura des droits de douane”, a dit mardi le Premier ministre britannique Keir Starmer.Ces postures tentent de répondre au flou entretenu par Donald Trump, y compris sur le moment de l’annonce. Selon certains médias américains, il prévoit une annonce en grande pompe mercredi depuis la Maison Blanche, entouré des membres de son gouvernement. “Nous allons être très gentils”, a assuré lundi le président américain, tout en promettant que son initiative permettrait une “renaissance” de l’Amérique.- Taux “plus bas” -Les autres pays “ont profité de nous, et nous allons être très sympas, en comparaison de ce qu’ils nous ont fait”, a-t-il répété, en assurant que les droits de douane américains seraient “plus bas”, et dans certains cas “nettement plus bas” que ceux imposés par d’autres Etats.Il semble ainsi atténuer sa menace de droits de douane strictement “réciproques”, qui verraient les Etats-Unis taxer toute marchandise importée de la même manière que le pays dont elle provient taxe les produits américains.Les Bourses asiatiques et européennes, qui avaient nettement reculé lundi du fait de l’incertitude, ont un peu rebondi mardi, mais les investisseurs restent dans l’expectative. “On pourrait appeler cela le calme avant ce qui pourrait être (…) le coup de massue des droits de douane”, commente Stephen Innes, analyste chez SPI AM.D’autant qu’une engrenage n’est pas à exclure: la Chine et le Canada ont déjà imposé des droits sur des produits américains, sans compter la menace européenne.D’après un sondage réalisé dans sept pays européens, dont le Royaume-Uni, entre le 6 et le 24 mars, une majorité des personnes interrogées soutiennent l’idée de droits de douanes de représailles sur les produits américains.Les assauts de Washington contre le libre-échange poussent aussi les Etats à réaliser des rapprochements stratégiques afin de peser face à la première puissance mondiale. Pendant le week-end, Pékin, Tokyo et Séoul ont ainsi annoncé vouloir “accélérer” leurs négociations en vue d’un accord de libre-échange. Des responsables européens ont de leur côté souhaité un renforcement des liens UE-Canada.- Automobile -Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a déjà augmenté les droits de douane sur certains produits entrant aux Etats-Unis. Il a visé ceux qui viennent de Chine, une partie de ceux en provenance des voisins mexicain et canadien, de même que l’acier et l’aluminium, quelle que soit leur origine.Et les droits de douanes réciproques ne sont pas le dernier assaut attendu cette semaine: dès jeudi, à 04H01 GMT, Washington prévoit également d’imposer 25% de taxes additionnelles sur les voitures fabriquées à l’étranger, ainsi que les pièces détachées entrant dans la composition des véhicules assemblés aux Etats-Unis.Le fait que les Etats-Unis importent plus qu’ils n’exportent est une obsession pour Donald  Trump. C’est la démonstration, selon lui, que les autres pays abusent de l’accès au marché américain, sans faire preuve de la même ouverture chez eux.Il compte aussi sur les rentrées de taxes douanières pour résorber le déficit budgétaire.

Le monde fourbit ses armes avant les nouveaux droits de douane de Trump

Les partenaires économiques des Etats-Unis préparent leur riposte avant l’annonce attendue mercredi de nouveaux droits de douanes par Donald Trump qui a promis d’être “gentil”, laissant planer le doute sur l’ampleur de cette nouvelle phase de sa guerre commerciale.Tout le monde passe en revue ses options et attend de savoir précisément ce que va décider le locataire de la Maison Blanche, qui, fidèle à son approche transactionnelle et déstabilisatrice, a soufflé le chaud et le froid.”Nous ne voulons pas nécessairement prendre des mesures de représailles”, mais “nous disposons d’un plan solide pour le faire si nécessaire”, a prévenu la cheffe de la Commission européenne Ursula von der Leyen.”Nos contre-mesures ont été évaluées et analysées: par exemple, comment nous réagirions à un droit de douane de 10% ou comment nous réagirions à taux de 25%”, a résumé le ministre taïwanais des Affaires économiques Kuo Jyh-huei. “Tous les scénarios ont été analysés et évalués pour identifier les réponses appropriées”.Certains tentent l’apaisement en espérant  l’exemption, comme le Vietnam qui a annoncé réduire ses droits de douane sur une série de biens.Le Japon a annoncé créer un millier de “guichets de consultation” pour aider les entreprises, tout en poursuivant ses efforts pour obtenir une exemption.Londres travaille aussi “d’arrache-pied sur un accord économique, sur lequel nous avons fait des progrès rapides (…) mais il est probable qu’il y aura des droits de douane”, a dit mardi le Premier ministre britannique Keir Starmer.Ces postures tentent de répondre au flou entretenu par Donald Trump, y compris sur le moment de l’annonce. Selon certains médias américains, il prévoit une annonce en grande pompe mercredi depuis la Maison Blanche, entouré des membres de son gouvernement. “Nous allons être très gentils”, a assuré lundi le président américain, tout en promettant que son initiative permettrait une “renaissance” de l’Amérique.- Taux “plus bas” -Les autres pays “ont profité de nous, et nous allons être très sympas, en comparaison de ce qu’ils nous ont fait”, a-t-il répété, en assurant que les droits de douane américains seraient “plus bas”, et dans certains cas “nettement plus bas” que ceux imposés par d’autres Etats.Il semble ainsi atténuer sa menace de droits de douane strictement “réciproques”, qui verraient les Etats-Unis taxer toute marchandise importée de la même manière que le pays dont elle provient taxe les produits américains.Les Bourses asiatiques et européennes, qui avaient nettement reculé lundi du fait de l’incertitude, ont un peu rebondi mardi, mais les investisseurs restent dans l’expectative. “On pourrait appeler cela le calme avant ce qui pourrait être (…) le coup de massue des droits de douane”, commente Stephen Innes, analyste chez SPI AM.D’autant qu’une engrenage n’est pas à exclure: la Chine et le Canada ont déjà imposé des droits sur des produits américains, sans compter la menace européenne.D’après un sondage réalisé dans sept pays européens, dont le Royaume-Uni, entre le 6 et le 24 mars, une majorité des personnes interrogées soutiennent l’idée de droits de douanes de représailles sur les produits américains.Les assauts de Washington contre le libre-échange poussent aussi les Etats à réaliser des rapprochements stratégiques afin de peser face à la première puissance mondiale. Pendant le week-end, Pékin, Tokyo et Séoul ont ainsi annoncé vouloir “accélérer” leurs négociations en vue d’un accord de libre-échange. Des responsables européens ont de leur côté souhaité un renforcement des liens UE-Canada.- Automobile -Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a déjà augmenté les droits de douane sur certains produits entrant aux Etats-Unis. Il a visé ceux qui viennent de Chine, une partie de ceux en provenance des voisins mexicain et canadien, de même que l’acier et l’aluminium, quelle que soit leur origine.Et les droits de douanes réciproques ne sont pas le dernier assaut attendu cette semaine: dès jeudi, à 04H01 GMT, Washington prévoit également d’imposer 25% de taxes additionnelles sur les voitures fabriquées à l’étranger, ainsi que les pièces détachées entrant dans la composition des véhicules assemblés aux Etats-Unis.Le fait que les Etats-Unis importent plus qu’ils n’exportent est une obsession pour Donald  Trump. C’est la démonstration, selon lui, que les autres pays abusent de l’accès au marché américain, sans faire preuve de la même ouverture chez eux.Il compte aussi sur les rentrées de taxes douanières pour résorber le déficit budgétaire.

Bébé tué avec du Destop: l’ex-employée de crèche, jugée à Lyon, reconnaît les faits

Une ancienne employée de crèche a reconnu mardi, à l’ouverture de son procès à Lyon, avoir donné du Destop à une fillette dont elle avait la garde, tout en niant avoir voulu la tuer.”Je reconnais les faits mais ce n’était pas volontaire”, a déclaré Myriam Jaouen, 30 ans, devant la Cour d’assises du Rhône qui la juge jusqu’à jeudi pour le meurtre de la petite Lisa, onze mois, en 2022. “Je n’ai pas donné la mort volontairement”, a-t-elle insisté face aux quatre femmes et deux hommes, appelés comme jurés dans cette affaire qui a jeté une lumière crue sur les dysfonctionnements dans les crèches privées.Malgré ses dénégations initiales, Myriam Jaouen, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité, avait reconnu en garde à vue avoir empoisonné la fillette, parce qu’elle était “excédée par ses pleurs”. Ni ses défenseurs, ni l’avocate des parents de Lisa n’ont souhaité s’exprimer en marge des débats, qui s’annoncent éprouvants, tant les faits reprochés à l’accusée sont graves.Face à la douleur des parents, “on essaie de garder la plus grande discrétion”, d’être “taisant, soutenant et respectueux”, a résumé Sidonie Leblanc, avocate de l’association L’Enfant Bleu – Enfance maltraitée, qui s’est portée partie civile.”Je n’ose pas imaginer leur souffrance”, a ajouté Me Jean Sannier, pour l’association Innocence en danger, également partie civile, pour qui les “deux enjeux” du dossier sont la responsabilité de l’accusée et “la législation sur l’encadrement des micro-crèches”.Le drame s’est noué dans une de ces petites structures privées, qui accueillent au maximum 12 enfants.- Produit caustique -Le 22 juin 2022, Myriam Jaouen est seule à l’ouverture de la micro-crèche lyonnaise “Danton rêve” du groupe People & Baby, où elle travaille depuis trois mois. Peu avant 08H00, le père de Lisa, qui doit fêter son premier anniversaire quelques jours plus tard, lui remet l’enfant et s’en va. Selon les éléments réunis par les enquêteurs, dès 8H10 une mère venue déposer son enfant découvre la jeune employée paniquée ainsi que la fillette vomissant, et appelle les secours. Inconsciente à l’arrivée des pompiers, celle-ci décède à l’hôpital.Myriam Jaouen est interpellée quelques heures plus tard. Entre-temps, elle a fait du shopping dans un centre commercial.Lors de son audition, elle assure d’abord que Lisa a ingéré par accident de la peinture prévue pour une activité. Acculée par les enquêteurs, elle admet lui avoir fait boire du Destop.Elle assurera par la suite qu’elle ne savait pas qu’il s’agissait d’un produit caustique ou encore avoir effectué un geste très rapide. Mais l’enfant présentait des lésions si importantes que les experts sont convaincus qu’une grande quantité de liquide a été versée, une dose peu compatible avec un geste accidentel.- “Fragile” -Lors du procès, les débats devraient s’attarder sur la personnalité de Myriam Jaouen, une femme immature et tendant à l’affabulation selon des experts.  Même si la responsabilité de la crèche n’est pas engagée, des questions devraient émerger sur les conditions de travail dans cet établissement en sous-effectif chronique.Il faudra se pencher sur les circonstances qui “permettent à l’auteur de se livrer à son crime”, estime ainsi Me Jean Sannier, en dénonçant la logique de “rentabilité maximum” pratiquée dans les micro-crèches qui fait “rogner sur la sécurité”. Pour lui, cela a permis l’emploi d’une “salariée fragile, qu’on a recrutée sans regarder vraiment qui elle était”, alors qu’elle “avait été remerciée au bout de quelques jours” dans une autre crèche.Trois semaines après la mort de Lisa, le gouvernement avait saisi l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) pour analyser le secteur des crèches privées. Publié en avril 2023, son rapport décrit une qualité d’accueil “très disparate” et pointe une pénurie de personnel et une faiblesse des contrôles.Deux rapports parlementaires et trois livres-enquêtes ont ensuite épinglé “un système à bout de souffle” et une course au rendement menée au détriment des enfants, sans qu’aucune réforme de grande envergure ne soit menée à ce jour.