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Israël annonce l’extension de ses opérations militaires dans la bande de Gaza

Israël a annoncé mercredi l’extension de ses opérations militaires pour s’emparer de “larges zones” de la bande de Gaza, où quinze personnes ont été tuées dans des frappes israéliennes, selon la Défense civile.L’opération militaire s’étend “pour écraser et nettoyer la zone des terroristes et des infrastructures terroristes, et pour s’emparer de vastes zones qui seront intégrées dans les zones de sécurité d’Israël”, a déclaré le ministre de la Défense israélien Israël Katz. “J’appelle les habitants de Gaza à agir maintenant pour chasser le Hamas et rendre tous les otages”, a-t-il ajouté.La trêve, entrée en vigueur le 19 janvier après 15 mois de guerre, s’est effondrée le 18 mars lorsqu’Israël a repris ses bombardements aériens puis son offensive terrestre contre le Hamas dans le territoire palestinien assiégé. Plus de mille personnes ont été tuées depuis cette date, selon les autorités du Hamas.M. Katz avait déjà annoncé le 21 mars avoir ordonné à l’armée de “saisir davantage de territoires à Gaza”, en menaçant d’annexer le territoire à Israël si le mouvement islamiste ne libérait pas les otages encore entre ses mains.”Plus le Hamas continuera à refuser de libérer les otages, plus il perdra de territoire, qui sera annexé à Israël”, avait-il dit.Le Forum des familles, la plus grande association de proches d’otages en Israël, s’est dit mercredi “horrifié” par l’annonce du ministre de la Défense. “Au lieu de libérer les otages par un accord et de mettre fin à la guerre, le gouvernement israélien envoie davantage de soldats à Gaza, pour combattre dans les mêmes zones où ils se sont battus encore et encore”, ont déclaré les familles.”Expliquez comment cette opération sert l’objectif du retour des otages, et comment vous comptez éviter leur mise en danger”, ont-elles ajouté.- “Pression militaire” -Peu après l’annonce de M. Katz, les secouristes de la Défense civile de Gaza ont annoncé que deux frappes israéliennes sur des habitations avaient tué au moins quinze personnes, dont des enfants, à Khan Younès, dans le sud, et dans le camp de Nousseirat, dans le centre du territoire. Treize personnes ont été tuées par un bombardement qui a visé “une maison abritant des personnes déplacées dans le centre de Khan Younès” et deux autres par une frappe sur une maison à Nousseirat, a déclaré à l’AFP Mahmoud Bassal, le porte-parole de la Défense civile.Le porte-parole de l’armée en langue arabe, Avichay Adree, s’était adressé mardi sur X aux habitants de vastes zones de Rafah et de la ville proche de Khan Younès.”N’écoutez pas les tentatives du Hamas de vous empêcher d’évacuer pour rester ses boucliers humains. Evacuez immédiatement les zones désignées”, avait-il déclaré, renouvelant un appel déjà lancé lundi.Selon le ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le Hamas, 1.042 personnes ont été tuées depuis la reprise de l’offensive israélienne, portant le bilan total à 50.399 morts depuis le début de la guerre déclenchée par l’attaque du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023. Cette attaque a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes enlevées, 58 sont toujours retenues en otages à Gaza, dont 34 sont décédées selon l’armée.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait appelé dimanche le Hamas à déposer les armes, assurant que ses dirigeants pourraient alors quitter Gaza.Le Hamas et Israël avaient indiqué samedi avoir reçu une nouvelle proposition de trêve des pays médiateurs -Egypte, Qatar et Etats-Unis- visant à rétablir le cessez-le-feu et obtenir la libération des otages. “En ce qui concerne le Hamas à Gaza, la pression militaire fonctionne (…) Nous pouvons voir des brèches commencer à apparaître” dans le cadre des négociations indirectes, a déclaré M. Netanyahu dimanche.

Birmanie: la junte annonce reprendre ses “activités” face aux rebelles

Un homme a été retrouvé vivant sous des décombres dans la nuit de mardi à mercredi en Birmanie, cinq jours après le tremblement de terre qui a tué au moins 2.700 personnes dans le pays en proie à la guerre civile, où la junte a déclaré reprendre “ses activités défensives” contre les groupes rebelles armés.Alors que plusieurs groupes rebelles ont annoncé suspendre les hostilités, le chef de la junte Min Aung Hlaing a promis de poursuivre les “activités défensives” contre les “terroristes”.”Les terroristes se livrent à des actes de sabotage et perturbent notamment l’approvisionnement en électricité”, a-t-il déclaré dans un communiqué publié mardi en fin de journée.Si “certains groupes armés ethniques ne sont actuellement pas engagés dans des combats”, ceux-ci “s’organisent et s’entraînent pour mener des attaques”, peut-on y lire.L’armée birmane “continuera à mener les activités défensives nécessaires”, a-t-il poursuivi.Mardi en fin de journée, trois des plus puissants groupes rebelles ethniques du pays ont annoncé une pause d’un mois dans les hostilités afin de soutenir les efforts humanitaires déployés en réponse au séisme.L’annonce de l’Alliance des trois groupes fait suite à un cessez-le-feu partiel décrété par les Forces de défense populaire (FDP), un autre groupe rebelle formé de civils ayant pris les armes après le coup d’Etat de 2021 pour lutter contre la junte.- Attaques “inhumaines” -“Nous condamnons ces actes et appelons le régime militaire à cesser immédiatement les opérations militaires et à permettre un accès humanitaire total aux zones touchées”, a déclaré mardi la ministre australienne des Affaires étrangères Penny Wong.L’envoyée spéciale des Nations unies pour la Birmanie, Julie Bishop, a appelé lundi toutes les parties à cesser les hostilités et à donner la priorité aux opérations d’aide aux civils.Amnesty International a déclaré que les attaques militaires “inhumaines” compliquaient considérablement les opérations de secours aux victimes du tremblement de terre en Birmanie.”On ne peut pas demander de l’aide d’une main et bombarder de l’autre”, a déclaré Joe Freeman, spécialiste du pays au sein de l’ONG.Un jeune d’une vingtaine d’années a été extrait des décombres d’un hôtel en ruines de Naypyidaw vers 00H30 locales mercredi (18H00 GMT mardi), par une équipe de secouristes birmans et turcs. Une sexagénaire avait été secourue mardi matin, toujours dans la capitale, après avoir été piégée pendant 91 heures, ravivant les espoirs pour les proches des disparus.Les experts anticipent des milliers de morts supplémentaires par rapport au bilan établi par le chef de la junte à 2.719 morts, car la faille de Sagaing, à l’origine du séisme, traverse des régions parmi les plus peuplées du pays, avec des villes comme Naypyidaw et Mandalay, la deuxième du pays.La guerre civile, qui a mis à genoux les infrastructures vitales et fracturé le pays où sont actifs des dizaines de groupes armés de minorités ethniques et d’opposants politiques, complique aussi la collecte d’informations.Plus de 1.000 secouristes étrangers sont arrivés en Birmanie dans le cadre de la mobilisation internationale pour épauler des services locaux sous-équipés.Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé lundi le décès de deux de ses ressortissants, et trois Chinois ont aussi été tués dans le séisme, a rapporté l’agence de presse Chine nouvelle.Proche de l’épicentre, la ville de Mandalay, où résident plus de 1,7 million d’habitants, a subi les pires destructions, de nombreux immeubles résidentiels étant réduits à l’état de ruines.Le conflit civil, qui dure depuis le coup d’État du 1er février 2021 contre le gouvernement élu d’Aung San Suu Kyi, a décimé le système de santé. La situation était déjà alarmante avant le séisme, les combats ayant déplacé plus de 3,5 millions de personnes vulnérables, d’après les Nations unies.- Enquête à Bangkok -Le chef de la junte, Min Aung Hlaing, a lancé vendredi un appel au secours auprès de la communauté internationale, une démarche rarissime pour un haut gradé birman, qui illustre l’ampleur de la catastrophe.L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé dimanche le séisme au plus haut degré de ses urgences, pendant que la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a lancé un appel pour récolter plus de 100 millions de dollars. La Chine, la Russie et l’Inde ont envoyé des équipes, alors que les Etats-Unis ont annoncé lundi le déploiement d'”experts humanitaires”.A près de 1.000 kilomètres de l’épicentre, à Bangkok, des secours continuent de chercher des survivants dans les décombres d’une tour en construction de 30 étages qui s’est effondrée. Quelque 22 personnes ont trouvé la mort dans la capitale thaïlandaise, selon un bilan mercredi, mais des dizaines d’autres sont toujours portées disparues.la Première ministre thaïlandaise Paetongtarn Shinawatra a ordonné une enquête sur les matériaux et les normes de sécurité du site à un groupe d’experts qui doit lui rendre compte cette semaine.bur-pfc-ah-vgu/pt

Birmanie: la junte annonce reprendre ses “activités” face aux rebelles

Un homme a été retrouvé vivant sous des décombres dans la nuit de mardi à mercredi en Birmanie, cinq jours après le tremblement de terre qui a tué au moins 2.700 personnes dans le pays en proie à la guerre civile, où la junte a déclaré reprendre “ses activités défensives” contre les groupes rebelles armés.Alors que plusieurs groupes rebelles ont annoncé suspendre les hostilités, le chef de la junte Min Aung Hlaing a promis de poursuivre les “activités défensives” contre les “terroristes”.”Les terroristes se livrent à des actes de sabotage et perturbent notamment l’approvisionnement en électricité”, a-t-il déclaré dans un communiqué publié mardi en fin de journée.Si “certains groupes armés ethniques ne sont actuellement pas engagés dans des combats”, ceux-ci “s’organisent et s’entraînent pour mener des attaques”, peut-on y lire.L’armée birmane “continuera à mener les activités défensives nécessaires”, a-t-il poursuivi.Mardi en fin de journée, trois des plus puissants groupes rebelles ethniques du pays ont annoncé une pause d’un mois dans les hostilités afin de soutenir les efforts humanitaires déployés en réponse au séisme.L’annonce de l’Alliance des trois groupes fait suite à un cessez-le-feu partiel décrété par les Forces de défense populaire (FDP), un autre groupe rebelle formé de civils ayant pris les armes après le coup d’Etat de 2021 pour lutter contre la junte.- Attaques “inhumaines” -“Nous condamnons ces actes et appelons le régime militaire à cesser immédiatement les opérations militaires et à permettre un accès humanitaire total aux zones touchées”, a déclaré mardi la ministre australienne des Affaires étrangères Penny Wong.L’envoyée spéciale des Nations unies pour la Birmanie, Julie Bishop, a appelé lundi toutes les parties à cesser les hostilités et à donner la priorité aux opérations d’aide aux civils.Amnesty International a déclaré que les attaques militaires “inhumaines” compliquaient considérablement les opérations de secours aux victimes du tremblement de terre en Birmanie.”On ne peut pas demander de l’aide d’une main et bombarder de l’autre”, a déclaré Joe Freeman, spécialiste du pays au sein de l’ONG.Un jeune d’une vingtaine d’années a été extrait des décombres d’un hôtel en ruines de Naypyidaw vers 00H30 locales mercredi (18H00 GMT mardi), par une équipe de secouristes birmans et turcs. Une sexagénaire avait été secourue mardi matin, toujours dans la capitale, après avoir été piégée pendant 91 heures, ravivant les espoirs pour les proches des disparus.Les experts anticipent des milliers de morts supplémentaires par rapport au bilan établi par le chef de la junte à 2.719 morts, car la faille de Sagaing, à l’origine du séisme, traverse des régions parmi les plus peuplées du pays, avec des villes comme Naypyidaw et Mandalay, la deuxième du pays.La guerre civile, qui a mis à genoux les infrastructures vitales et fracturé le pays où sont actifs des dizaines de groupes armés de minorités ethniques et d’opposants politiques, complique aussi la collecte d’informations.Plus de 1.000 secouristes étrangers sont arrivés en Birmanie dans le cadre de la mobilisation internationale pour épauler des services locaux sous-équipés.Le ministère français des Affaires étrangères a annoncé lundi le décès de deux de ses ressortissants, et trois Chinois ont aussi été tués dans le séisme, a rapporté l’agence de presse Chine nouvelle.Proche de l’épicentre, la ville de Mandalay, où résident plus de 1,7 million d’habitants, a subi les pires destructions, de nombreux immeubles résidentiels étant réduits à l’état de ruines.Le conflit civil, qui dure depuis le coup d’État du 1er février 2021 contre le gouvernement élu d’Aung San Suu Kyi, a décimé le système de santé. La situation était déjà alarmante avant le séisme, les combats ayant déplacé plus de 3,5 millions de personnes vulnérables, d’après les Nations unies.- Enquête à Bangkok -Le chef de la junte, Min Aung Hlaing, a lancé vendredi un appel au secours auprès de la communauté internationale, une démarche rarissime pour un haut gradé birman, qui illustre l’ampleur de la catastrophe.L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé dimanche le séisme au plus haut degré de ses urgences, pendant que la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a lancé un appel pour récolter plus de 100 millions de dollars. La Chine, la Russie et l’Inde ont envoyé des équipes, alors que les Etats-Unis ont annoncé lundi le déploiement d'”experts humanitaires”.A près de 1.000 kilomètres de l’épicentre, à Bangkok, des secours continuent de chercher des survivants dans les décombres d’une tour en construction de 30 étages qui s’est effondrée. Quelque 22 personnes ont trouvé la mort dans la capitale thaïlandaise, selon un bilan mercredi, mais des dizaines d’autres sont toujours portées disparues.la Première ministre thaïlandaise Paetongtarn Shinawatra a ordonné une enquête sur les matériaux et les normes de sécurité du site à un groupe d’experts qui doit lui rendre compte cette semaine.bur-pfc-ah-vgu/pt

En pleine campagne au Yémen, Trump dépêche un 2e porte-avions au Moyen-Orient

Les Etats-Unis ont annoncé mardi l’envoi d’un deuxième porte-avions au Moyen-Orient, dans un contexte de tension accrue avec les Houthis du Yémen, qui perturbent la navigation en mer Rouge.Le porte-avions Harry S. Truman, déjà sur place, sera rejoint par le Carl Vinson, actuellement dans la zone indopacifique, “afin de continuer à promouvoir la stabilité régionale, dissuader toute agression et protéger les flux commerciaux dans la région”, a annoncé le porte-parole du ministère américain de la Défense, Sean Parnell.Dans son communiqué, le Pentagone n’a pas précisé de date ni la zone où navigueront les deux groupes aéronavals.Mais cette annonce survient alors que les Houthis, rebelles yéménites soutenus par l’Iran, ont revendiqué le mois dernier plusieurs attaques contre le Harry S. Truman en mer Rouge. Ils ont affirmé tôt mercredi avoir mené une nouvelle attaque contre le porte-avions, “la troisième en 24 heures”, selon leur porte-parole militaire, Yahya Saree. Washington, qui a procédé ces dernières semaines à des frappes au Yémen, n’a pas confirmé ces attaques.Les Houthis visent la navigation commerciale en mer Rouge depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023, perturbant l’accès au canal de Suez, qui assure 12% du trafic maritime mondial. Ils affirment s’en prendre à des navires liés à Israël, en solidarité avec les Palestiniens.  Nombre de bâtiments cherchant à rejoindre la Méditerranée depuis l’océan Indien doivent en conséquence contourner le continent africain, par le cap de Bonne-espérance. La marine américaine compte une dizaine de porte-avions.Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a ordonné le déploiement dans la région “d’escadrons additionnels et d’autres actifs aériens qui renforceront nos capacités défensives de soutien aérien”, selon M. Parnell.- “200 frappes” -Sur place au Yémen, les Houthis ont fait état mercredi d’un nouveau bilan de quatre morts et trois blessés dans des frappes mardi soir sur Hodeida (ouest), qu’ils ont attribuées à Washington.Le 15 mars, les Etats-Unis ont annoncé une nouvelle offensive militaire, promettant de recourir à une force écrasante tant que les rebelles yéménites continueraient à viser des navires.”Ces frappes contre les Houthis ont été incroyablement efficaces”, a déclaré mardi la porte-parole de la Maison Blanche Karoline Leavitt, évoquant le chiffre de “plus de 200 frappes réussies”.De son côté, le président Donald Trump a assuré lundi sur son réseau Truth Social que “le plus dur (était) à venir pour les Houthis et leurs soutiens en Iran”.”Nos attaques continueront jusqu’à ce qu’ils ne soient plus une menace pour la liberté de navigation”, a promis lundi le président américain.Fin mars, l’Iran s’était dit ouvert à des négociations “indirectes” avec les Etats-Unis sur son programme nucléaire, l’un des grands sujets de discorde entre les deux pays.L’Iran assure ne pas chercher à se doter de l’arme nucléaire mais que le pays “n’aura d’autre choix que de le faire” en cas d’attaque.Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, soupçonnent depuis des décennies l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire. Le pays rejette ces allégations et affirme que son programme n’existe qu’à des fins civiles, notamment pour l’énergie.Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, avait promis plus tôt une “riposte ferme” de l’Iran si le pays était bombardé.

Trump et Musk essuient un premier revers électoral dans le Wisconsin

Le président américain Donald Trump a fait face mardi à un premier revers électoral avec l’élection d’une juge démocrate dans le Wisconsin, un scrutin habituellement d’ampleur locale, marqué cette fois-ci par la forte implication d’Elon Musk.Susan Crawford, soutenue par les démocrates, a remporté un siège pour dix ans à la Cour suprême de cet Etat de la région des Grands lacs, selon des projections de plusieurs médias américains. Elle faisait face à Brad Schimel, soutenu par Donald Trump et le multimilliardaire Elon Musk, et dont la victoire aurait fait basculer la haute instance du Wisconsin du côté conservateur.En Floride, deux législatives partielles ont également eu lieu mardi dans des circonscriptions solidement ancrées à droite et qui resteront dans l’escarcelle des républicains, selon les projections de plusieurs médias.Le président s’est félicité mardi soir sur sa plateforme Truth Social des deux “larges” victoires de son camp en Floride, mettant en avant son “soutien” aux candidats. Il n’a en revanche pas commenté le résultat pour la Cour suprême du Wisconsin, préférant y retenir l’adoption, par un référendum organisé le même jour, d’une mesure obligeant les électeurs à présenter une pièce d’identité avec photo afin de pouvoir voter.”C’est une grande victoire pour les républicains, peut-être la plus grande de la soirée”, a-t-il écrit.- “Le plus important” -Elon Musk n’a pas non plus réagi à la défaite de Brad Schimel, et salué à la place l’issue du référendum local. “C’était le plus important”, a-t-il affirmé sur son réseau social X.Le patron de Tesla et Space X s’inquiétait d’un potentiel rééquilibrage par la Cour suprême locale dans le découpage des circonscriptions électorales, en faveur des démocrates. Etat pivot, le Wisconsin avait été remporté par Donald Trump à la présidentielle de novembre.”C’est l’une de ces situations étranges où une petite élection en apparence pourrait déterminer le destin de la civilisation occidentale”, avait lancé Elon Musk mardi.Le président républicain avait, lui, publié lundi sur Truth Social un message de soutien à Brad Schimel. Il s’était surtout attaqué à Susan Crawford, qui serait, selon lui, “un DESASTRE pour le Wisconsin et pour les Etats-Unis d’Amérique”.Un peu plus de deux mois après le début de son mandat, les enquêtes d’opinion donnent une baisse relative de la popularité de Donald Trump et ces élections dans le Wisconsin et en Floride étaient les premières véritables épreuves auxquelles il faisait face dans les urnes depuis novembre.- Campagne onéreuse -En Floride, les républicains s’inquiétaient face à des sondages qui montraient une course plus serrée qu’attendu dans l’une des circonscriptions, alors qu’elle avait été remportée avec plus de 30 points d’écart à l’automne.Le trumpiste Randy Fine a bien gagné mardi le siège en jeu à la Chambre des représentants face au démocrate Josh Weil, mais avec une avance bien plus mince qu’il y a quelques mois.Ces résultats ont “de quoi donner des sueurs froides à mes collègues républicains”, a déclaré sur la chaîne MSNBC le responsable de la minorité démocrate à la Chambre des représentants Hakeem Jeffries, alors que l’opposition peine à se faire entendre depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.Dans le Wisconsin, les deux camps avaient sorti l’artillerie lourde pour une élection qui, d’ordinaire, passe inaperçue dans le reste du pays.Selon le Centre Brennan de l’Université de New York, c’est “le scrutin judiciaire le plus coûteux de l’histoire américaine”, avec plus de 98 millions de dollars déversés dans la campagne, dont 53 millions en faveur du candidat conservateur.Elon Musk n’est pas étranger à cela.”Il a dépensé plus de 25 millions de dollars pour essayer de m’empêcher de siéger à la Cour suprême du Wisconsin”, a lancé dimanche Susan Crawford lors d’un rassemblement.Son équipe de campagne avait accusé récemment Elon Musk de vouloir “acheter un siège à la Cour suprême du Wisconsin afin d’obtenir une décision favorable” dans des poursuites engagées par Tesla, son entreprise de véhicules électriques, contre les autorités du Wisconsin.

Pékin mène de grandes manœuvres militaires dans le détroit de Taïwan

La Chine a lancé mercredi un nouvel exercice militaire de grande ampleur dans le détroit de Taïwan et dit s’entraîner à des attaques de ports et infrastructures énergétiques, au lendemain d’un blocus simulé de l’île qu’elle revendique, condamné par Washington et l’Union européenne.Ces nouveaux exercices, qui n’avaient pas été annoncés, surviennent quelques jours après une tournée en Asie du ministre américain à la Défense, Pete Hegseth, qui a affirmé que Washington assurerait la “dissuasion” dans le détroit de Taïwan.Sous le nom de code “Tonnerre dans le détroit – 2025A”, l’opération vise à tester les capacités des troupes en matière de “contrôle des zones” et de “blocus”, a déclaré Shi Yi, porte-parole du Commandement du théâtre oriental de l’armée chinoise, dans un communiqué.Elle comprend des “exercices de tir réel longue portée” et des simulations de “frappes sur des ports et des infrastructures énergétiques clés”, a ensuite précisé le porte-parole.Taipei a confirmé la tenue de ces manœuvres et les a condamnées.Le détroit de Taïwan, zone de passage clé pour le transport maritime mondial, est un point de tension majeur entre grandes puissances, en particulier la Chine et les Etats-Unis.Les Etats-Unis sont le principal fournisseur d’armes de Taipei depuis des décennies, mais entretiennent une “ambiguïté stratégique” quant à leur intervention en cas d’attaque chinoise.Washington a réagi mercredi en condamnant “des activités militaires et une rhétorique agressives de la Chine” qui “exacerbe les tensions et met en danger la sécurité régionale et la prospérité du monde”.La Chine a multiplié les exercices à grande échelle autour de Taïwan ces dernières années, déployant avions de chasse et navires de guerre pour appuyer sa revendication de souveraineté, rejetée par Taipei.Mardi, elle avait mobilisé des forces terrestres, navales et aériennes aux alentours de l’île, entraînant l’envoi d’avions et de navires par Taipei et le déploiement de ses systèmes de missiles.Le ministère de la Défense taïwanais a déclaré avoir détecté mardi 21 navires de guerre dans les environs de l’île, dont le porte-avions Shandong, 71 aéronefs et quatre navires de garde-côtes.Il s’agit du nombre le plus élevé de navires de guerre détectés en une seule journée depuis près d’un an, et le plus grand nombre d’aéronefs depuis octobre 2024.L’Union européenne avait pour sa part mis en garde mardi contre “toute action susceptible d’aggraver les tensions”.- “Séparatiste” -Ces exercices constituent “une série de tests de résistance” pour évaluer la force du soutien de Washington à Taïwan et d’autres alliés dans la région, estime Wen-Ti Sung, analyste au centre de réflexion américain Atlantic Council.”La Chine crée occasion sur occasion pour que le gouvernement Trump montre publiquement à quel point son soutien (…) est plus faible ou conditionnel que ces dernières années”, juge M. Sung auprès de l’AFP.Ces manœuvres sont également décrites par les experts comme des répétitions pour un encerclement de l’archipel, un scénario jugé plus probable qu’une invasion totale, plus risquée et plus facile à anticiper.La pression est par ailleurs montée d’un cran depuis l’élection du président taïwanais Lai Ching-te en 2024, qui soutient que Taïwan est “déjà un pays indépendant” et a récemment qualifié la Chine de “force hostile étrangère”.Mercredi, le Commandement du théâtre oriental de l’armée chinoise a publié une image intitulée “frappes paralysantes” sur le réseau social Weibo, montrant les forces chinoises entourer Taïwan et tirer des missiles en direction de l’île. La veille, l’armée de l’Etat-parti avait diffusé une vidéo dans laquelle le président taïwanais était représenté en insecte “parasite” en train de brûler.Les revendications du Parti communiste chinois sur Taïwan remontent à 1949, lorsque les Républicains chinois s’y sont réfugiés après leur défaite face à l’armée communiste.L’île principale de Taïwan, peuplée par des peuples autochtones depuis des milliers d’années, a été partiellement contrôlée par les Espagnols, les Hollandais, la dynastie chinoise des Qing, puis intégralement par le Japon jusqu’en 1945.burs-amj/rsc/aas/jnd/pz

Pékin mène de grandes manœuvres militaires dans le détroit de Taïwan

La Chine a lancé mercredi un nouvel exercice militaire de grande ampleur dans le détroit de Taïwan et dit s’entraîner à des attaques de ports et infrastructures énergétiques, au lendemain d’un blocus simulé de l’île qu’elle revendique, condamné par Washington et l’Union européenne.Ces nouveaux exercices, qui n’avaient pas été annoncés, surviennent quelques jours après une tournée en Asie du ministre américain à la Défense, Pete Hegseth, qui a affirmé que Washington assurerait la “dissuasion” dans le détroit de Taïwan.Sous le nom de code “Tonnerre dans le détroit – 2025A”, l’opération vise à tester les capacités des troupes en matière de “contrôle des zones” et de “blocus”, a déclaré Shi Yi, porte-parole du Commandement du théâtre oriental de l’armée chinoise, dans un communiqué.Elle comprend des “exercices de tir réel longue portée” et des simulations de “frappes sur des ports et des infrastructures énergétiques clés”, a ensuite précisé le porte-parole.Taipei a confirmé la tenue de ces manœuvres et les a condamnées.Le détroit de Taïwan, zone de passage clé pour le transport maritime mondial, est un point de tension majeur entre grandes puissances, en particulier la Chine et les Etats-Unis.Les Etats-Unis sont le principal fournisseur d’armes de Taipei depuis des décennies, mais entretiennent une “ambiguïté stratégique” quant à leur intervention en cas d’attaque chinoise.Washington a réagi mercredi en condamnant “des activités militaires et une rhétorique agressives de la Chine” qui “exacerbe les tensions et met en danger la sécurité régionale et la prospérité du monde”.La Chine a multiplié les exercices à grande échelle autour de Taïwan ces dernières années, déployant avions de chasse et navires de guerre pour appuyer sa revendication de souveraineté, rejetée par Taipei.Mardi, elle avait mobilisé des forces terrestres, navales et aériennes aux alentours de l’île, entraînant l’envoi d’avions et de navires par Taipei et le déploiement de ses systèmes de missiles.Le ministère de la Défense taïwanais a déclaré avoir détecté mardi 21 navires de guerre dans les environs de l’île, dont le porte-avions Shandong, 71 aéronefs et quatre navires de garde-côtes.Il s’agit du nombre le plus élevé de navires de guerre détectés en une seule journée depuis près d’un an, et le plus grand nombre d’aéronefs depuis octobre 2024.L’Union européenne avait pour sa part mis en garde mardi contre “toute action susceptible d’aggraver les tensions”.- “Séparatiste” -Ces exercices constituent “une série de tests de résistance” pour évaluer la force du soutien de Washington à Taïwan et d’autres alliés dans la région, estime Wen-Ti Sung, analyste au centre de réflexion américain Atlantic Council.”La Chine crée occasion sur occasion pour que le gouvernement Trump montre publiquement à quel point son soutien (…) est plus faible ou conditionnel que ces dernières années”, juge M. Sung auprès de l’AFP.Ces manœuvres sont également décrites par les experts comme des répétitions pour un encerclement de l’archipel, un scénario jugé plus probable qu’une invasion totale, plus risquée et plus facile à anticiper.La pression est par ailleurs montée d’un cran depuis l’élection du président taïwanais Lai Ching-te en 2024, qui soutient que Taïwan est “déjà un pays indépendant” et a récemment qualifié la Chine de “force hostile étrangère”.Mercredi, le Commandement du théâtre oriental de l’armée chinoise a publié une image intitulée “frappes paralysantes” sur le réseau social Weibo, montrant les forces chinoises entourer Taïwan et tirer des missiles en direction de l’île. La veille, l’armée de l’Etat-parti avait diffusé une vidéo dans laquelle le président taïwanais était représenté en insecte “parasite” en train de brûler.Les revendications du Parti communiste chinois sur Taïwan remontent à 1949, lorsque les Républicains chinois s’y sont réfugiés après leur défaite face à l’armée communiste.L’île principale de Taïwan, peuplée par des peuples autochtones depuis des milliers d’années, a été partiellement contrôlée par les Espagnols, les Hollandais, la dynastie chinoise des Qing, puis intégralement par le Japon jusqu’en 1945.burs-amj/rsc/aas/jnd/pz

L’Australie confrontée à une “guerre du tabac”

L’augmentation en Australie des prix des cigarettes à des niveaux stratosphériques provoque une “guerre du tabac” et nourrit le marché noir, privant les pouvoirs publics de milliards de dollars de recettes fiscales, avertissent des experts.A 29 euros le paquet de 25 cigarettes, de nombreux fumeurs se tournent vers le marché de la contrebande, échappant à l’impôt indirect sur le tabac, a déploré récemment le ministre des Finances et trésorier australien Jim Chalmers.En mars, Canberra a ainsi raboté de quatre milliards d’euros sa prévision de recettes fiscales sur les ventes de tabac d’ici 2029.”C’est une crise fiscale, donc nous perdons des milliards et des milliards de dollars en droit d’accise (impôt indirect, ndlr) mais aussi, ce qui m’inquiète plus (…), c’est qu’elle est devenue un problème majeur de criminalité”, alerte James Martin, professeur de criminologie à l’université Deakin de Melbourne (sud-est).Depuis début 2023, plus de 220 incendies volontaires ont visé des revendeurs du marché noir ou des propriétaires de boutiques ayant refusé de vendre des produits illicites à base de tabac selon M. Martin, qui dénonce des actes d'”extorsion” et d'”intimidation”.L’Australie se targue d’être à la pointe de la lutte contre le tabagisme. En 2012, le pays avait été le premier au monde à imposer les paquets de cigarettes banalisés.- “Hémorragie” -Des criminels se disputant le contrôle du “lucratif” marché illégal du tabac sont à l’origine de “violences”, selon Heather Cook, directrice générale de la commission du Renseignement en matière criminelle.Et les forces de l’ordre ne peuvent résoudre le problème seules, affirme James Martin, car “si nous rendons plus difficile l’accès à la nicotine, les gens vont se tourner vers le marché noir”.D’après le criminologue, Canberra a fait deux erreurs: avoir accru le prix des cigarettes à un niveau tel qu’à un rythme d’un paquet par jour, la facture d’un fumeur grimpe à quelque 8.700 euros par an; mais aussi avoir restreint les ventes de vapoteuses uniquement en pharmacie.”Le gouvernement doit baisser la taxe indirecte sur le tabac pour cesser l’hémorragie vers le marché noir, et doit légaliser les produits de vapotage”, plaide M. Martin.L’enseignant mentionne la Nouvelle-Zélande voisine, seul pays ayant introduit un niveau de taxation similaire à l’Australie sur le tabac, mais qui a légalisé les cigarettes électroniques en 2020. “La Nouvelle-Zélande avait un taux de tabagisme supérieur au nôtre il y a tout juste quatre ans. Il est aujourd’hui considérablement plus bas que celui de l’Australie”, dit-il.- “Guerre” -Les cigarettes de contrebande arrivent en Australie depuis la Chine et le Moyen-Orient, et les vapoteuses essentiellement de Shenzhen, dans le sud de la Chine, selon le criminologue.Et ce marché prospère: la police australienne aux frontières a rapporté avoir saisi 1,8 milliard de cigarettes et plus de 436 tonnes de feuilles de tabac illicites entre juillet 2023 et juin 2024.Le tabagisme a nettement reculé ces dernières décennies dans le pays-continent, de 24% de fumeurs parmi les plus de 14 ans en 1991, à 8,3% en 2023, selon une enquête publique.Mais la consommation de nicotine par personne est, elle, “relativement stable” depuis 2016, d’après une enquête de l’Institut australien de la santé, qui s’est intéressé aux traces dans les eaux usées de cette molécule addictive présente dans les cigarettes, vapoteuses et substituts du tabac.D’après Edward Jegasothy, enseignant en santé publique à l’université de Sydney (est), que les prix soient stables ou nettement en hausse les proportions de fumeurs en Australie ont baissé au même rythme.Le marché noir nuit aux politiques publiques car il offre des alternatives moins chères, explique l’expert à l’AFP, défendant une baisse des taxes sur le tabac et un renforcement des contrôles de police.M. Jegasothy rappelle aussi que la politique fiscale sur le tabac pèse avant tout sur les catégories socio-économiques les plus en difficulté, les plus exposés au tabagisme et qui consacrent une part plus importante de leurs revenus aux cigarettes.”Il y a peu de preuves suggérant que notre guerre de facto contre la nicotine constitue une stratégie optimale pour réduire les méfaits liés à la nicotine”, ont avertit récemment dans un article scientifique MM. Jegasothy et Martin.