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Netanyahu en visite en Hongrie, défi au mandat d’arrêt de la CPI

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, est arrivé jeudi en Hongrie, bravant le mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) à l’invitation de son indéfectible allié Viktor Orban.”Bienvenue à Budapest!”, a écrit sur Facebook le ministre de la Défense Kristof Szalay-Bobrovniczky, venu accueillir dans la nuit le dirigeant sur le tarmac de l’aéroport de Budapest.Il entame une visite de plusieurs jours, la première en Europe depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023.Après les honneurs militaires au palais présidentiel, M. Netanyahu sera reçu dans la matinée par son homologue pour des discussions puis une conférence de presse vers 12H30 (10H30 GMT). L’occasion de rallier le soutien hongrois au plan du président américain Donald Trump, qui prévoit de prendre le contrôle de la bande de Gaza et d’en expulser ses habitants.Toutefois la portée de ce déplacement est surtout symbolique. Après l’annonce en novembre 2024 par la CPI du mandat d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans la bande de Gaza, Benjamin Netanyahu est allé aux Etats-Unis mais jamais encore dans un Etat partie de la juridiction basée à La Haye. “Son but ultime est de retrouver la capacité de voyager où il veut”, commente pour l’AFP Moshe Klughaft, consultant et ancien conseiller du dirigeant israélien.A travers cette visite “dans un pays où il ne craint pas d’être arrêté, il ouvre la voie à la normalisation de ses futurs déplacements”, peut-être par exemple en Allemagne où le futur chancelier Friedrich Merz a garanti qu’il pourrait venir sans être inquiété.- “Obligation légale” -Viktor Orban l’a lui invité dès la nouvelle de la CPI connue, se disant “choqué par une décision honteuse”. En retour, M. Netanyahu a salué la “clarté morale” de la Hongrie.Contactée par l’AFP, la juridiction a rappelé “l’obligation légale” de Budapest et sa “responsabilité envers les autres Etats parties” pour exécuter les décisions. “En cas d’inquiétudes sur leur coopération avec la Cour, les Etats peuvent la consulter”, souligne son porte-parole Fadi El Abdallah. “Mais il ne leur appartient pas de déterminer unilatéralement le bien-fondé des décisions juridiques de la CPI”.Le pays d’Europe centrale veut aller plus loin et devrait annoncer son retrait de la Cour, selon des informations de Radio Free Europe, citant des sources diplomatiques. La Hongrie a bien signé en 1999 le Statut de Rome, traité fondateur de la CPI, ratifié deux ans plus tard, au cours du premier mandat de Viktor Orban. Mais elle n’a pas validé la convention associée pour des raisons de constitutionnalité et affirme donc ne pas être obligé de se conformer aux décisions de la Cour internationale.- Turbulences internes -Fondée en 2002, la Cour compte aujourd’hui 125 membres et a pour mission de poursuivre les auteurs des crimes les plus graves commis dans le monde, lorsque les pays n’ont pas la volonté ou la capacité de le faire eux-mêmes. A ce jour, seuls deux Etats ont claqué la porte, le Burundi et les Philippines.Si le gouvernement hongrois émet régulièrement l’idée de quitter une institution jugée “politiquement biaisée”, il serait donc prêt à franchir le pas, dans le sillage de Donald Trump qui a imposé en février des sanctions à la Cour pour ce qu’il a qualifié d'”actions illégitimes et sans fondement visant l’Amérique et notre proche allié Israël”.Benjamin Netanyahu s’absente de Jérusalem à un moment de fortes turbulences internes alors qu’il est engagé dans un bras de fer avec la Cour suprême, qui a gelé la décision du gouvernement de limoger l’actuel chef du Shin Bet.Par ailleurs, deux de ses conseillers sont actuellement en garde à vue dans une affaire surnommée “Qatargate” par les médias israéliens. Ils sont soupçonnés d’avoir reçu des fonds du Qatar pour promouvoir les intérêts en Israël de l’émirat du Golfe, hôte de dirigeants du Hamas et médiateur entre Israël et le mouvement islamiste palestinien.Une “chasse aux sorcières” selon M. Netanyahu qui a lui-même été entendu lundi par la police.Ce séjour en Hongrie lui donne opportunément la possibilité de “contrôler l’agenda israélien” pendant plusieurs jours, estime M. Klughaft, son retour étant prévu dimanche.

Netanyahu en visite en Hongrie, défi au mandat d’arrêt de la CPI

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, est arrivé jeudi en Hongrie, bravant le mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI) à l’invitation de son indéfectible allié Viktor Orban.”Bienvenue à Budapest!”, a écrit sur Facebook le ministre de la Défense Kristof Szalay-Bobrovniczky, venu accueillir dans la nuit le dirigeant sur le tarmac de l’aéroport de Budapest.Il entame une visite de plusieurs jours, la première en Europe depuis le début de la guerre à Gaza en octobre 2023.Après les honneurs militaires au palais présidentiel, M. Netanyahu sera reçu dans la matinée par son homologue pour des discussions puis une conférence de presse vers 12H30 (10H30 GMT). L’occasion de rallier le soutien hongrois au plan du président américain Donald Trump, qui prévoit de prendre le contrôle de la bande de Gaza et d’en expulser ses habitants.Toutefois la portée de ce déplacement est surtout symbolique. Après l’annonce en novembre 2024 par la CPI du mandat d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans la bande de Gaza, Benjamin Netanyahu est allé aux Etats-Unis mais jamais encore dans un Etat partie de la juridiction basée à La Haye. “Son but ultime est de retrouver la capacité de voyager où il veut”, commente pour l’AFP Moshe Klughaft, consultant et ancien conseiller du dirigeant israélien.A travers cette visite “dans un pays où il ne craint pas d’être arrêté, il ouvre la voie à la normalisation de ses futurs déplacements”, peut-être par exemple en Allemagne où le futur chancelier Friedrich Merz a garanti qu’il pourrait venir sans être inquiété.- “Obligation légale” -Viktor Orban l’a lui invité dès la nouvelle de la CPI connue, se disant “choqué par une décision honteuse”. En retour, M. Netanyahu a salué la “clarté morale” de la Hongrie.Contactée par l’AFP, la juridiction a rappelé “l’obligation légale” de Budapest et sa “responsabilité envers les autres Etats parties” pour exécuter les décisions. “En cas d’inquiétudes sur leur coopération avec la Cour, les Etats peuvent la consulter”, souligne son porte-parole Fadi El Abdallah. “Mais il ne leur appartient pas de déterminer unilatéralement le bien-fondé des décisions juridiques de la CPI”.Le pays d’Europe centrale veut aller plus loin et devrait annoncer son retrait de la Cour, selon des informations de Radio Free Europe, citant des sources diplomatiques. La Hongrie a bien signé en 1999 le Statut de Rome, traité fondateur de la CPI, ratifié deux ans plus tard, au cours du premier mandat de Viktor Orban. Mais elle n’a pas validé la convention associée pour des raisons de constitutionnalité et affirme donc ne pas être obligé de se conformer aux décisions de la Cour internationale.- Turbulences internes -Fondée en 2002, la Cour compte aujourd’hui 125 membres et a pour mission de poursuivre les auteurs des crimes les plus graves commis dans le monde, lorsque les pays n’ont pas la volonté ou la capacité de le faire eux-mêmes. A ce jour, seuls deux Etats ont claqué la porte, le Burundi et les Philippines.Si le gouvernement hongrois émet régulièrement l’idée de quitter une institution jugée “politiquement biaisée”, il serait donc prêt à franchir le pas, dans le sillage de Donald Trump qui a imposé en février des sanctions à la Cour pour ce qu’il a qualifié d'”actions illégitimes et sans fondement visant l’Amérique et notre proche allié Israël”.Benjamin Netanyahu s’absente de Jérusalem à un moment de fortes turbulences internes alors qu’il est engagé dans un bras de fer avec la Cour suprême, qui a gelé la décision du gouvernement de limoger l’actuel chef du Shin Bet.Par ailleurs, deux de ses conseillers sont actuellement en garde à vue dans une affaire surnommée “Qatargate” par les médias israéliens. Ils sont soupçonnés d’avoir reçu des fonds du Qatar pour promouvoir les intérêts en Israël de l’émirat du Golfe, hôte de dirigeants du Hamas et médiateur entre Israël et le mouvement islamiste palestinien.Une “chasse aux sorcières” selon M. Netanyahu qui a lui-même été entendu lundi par la police.Ce séjour en Hongrie lui donne opportunément la possibilité de “contrôler l’agenda israélien” pendant plusieurs jours, estime M. Klughaft, son retour étant prévu dimanche.

Séisme en Birmanie: le chef de la junte attendu à Bangkok

Le chef de la junte birmane Min Aung Hlaing est attendu jeudi à Bangkok pour un sommet régional, au lendemain de l’annonce par l’armée d’un cessez-le-feu temporaire pour permettre l’acheminement de l’aide après le séisme meurtrier du 28 mars.Le tremblement de terre de magnitude 7,7 qui a dévasté le centre de la Birmanie a fait plus de 3.000 morts et laissé des milliers de personnes sans abri dans ce pays en proie à une guerre civile.Min Aung Hlaing a annoncé qu’il se rendrait à Bangkok jeudi pour discuter de la réponse au séisme dans le cadre d’un sommet de l’Initiative du Golfe du Bengale pour une coopération technique et économique multisectorielle (Bimstec), qui regroupe le Bangladesh, le Bhoutan, l’Inde, la Birmanie, le Népal, le Sri Lanka et la Thaïlande.La Thaïlande, pays hôte et également touchée par le séisme, a proposé la publication d’une déclaration commune sur l’impact de la catastrophe vendredi.Alors que plusieurs pays et organisations ont dépêché de l’aide en Birmanie, la junte a annoncé mercredi un cessez-le-feu jusqu’au 22 avril “dans le but d’accélérer les efforts de secours et de reconstruction, et de maintenir la paix et la stabilité”.Mais elle a averti ses opposants, un ensemble complexe de groupes armés prodémocratie et de minorités ethniques, qu’elle riposterait aux attaques et à tous “rassemblements, organisations et expansions territoriales qui porteraient atteinte à la paix”.L'”Alliance des Trois Fraternités”, formé des principaux groupes rebelles ethniques, avait déjà annoncé une pause d’un mois dans les hostilités. Les Forces de défense populaire (FDP) avaient elles décrété un cessez-le-feu partiel.Les agences de l’ONU, des groupes de défense des droits de l’homme et des gouvernements étrangers ont exhorté toutes les parties à cesser les combats et à se concentrer sur l’aide aux victimes du séisme, le plus important à avoir frappé le pays depuis des décennies.- Scènes chaotiques -Des journalistes de l’AFP ont assisté mercredi à des scènes chaotiques alors qu’au moins 200 personnes désespérées faisaient la queue pour recevoir de l’aide à Sagaing, à moins de 15 kilomètres de l’épicentre du tremblement de terre dans le centre du pays.Les destructions sont nombreuses dans la ville, où une habitation sur trois s’est effondrée selon l’OMS.Les établissements de santé, endommagés par le séisme, sont “submergés par un grand nombre de patients”, tandis que les réserves de nourriture, d’eau et de médicaments diminuent, selon cette organisationDes bénévoles ont distribué de l’eau, du riz, de l’huile de cuisson et d’autres produits de première nécessité aux habitants qui réclamaient de l’aide. De nombreuses personnes dorment dans la rue depuis le séisme, incapables de retourner dans les bâtiments endommagés ou craignant les répliques. “Nous avons besoin de toitures et de murs pour avoir un abri convenable pour la nuit”, a dit  Ayethi Kar, directrice d’une école pour jeunes nonnes, rasée depuis vendredi. “Nous n’avons pas assez d’aide”, a ajouté cette femme de 63 ans, qui dit dormir encore “à même le sol”.- Espoir d’un “miracle” -Le sauvetage de deux hommes des ruines d’un hôtel de Naypyidaw mercredi a ravivé les espoirs de retrouver des survivants, même si les chances diminuent d’heure en heure.La junte a publié jeudi un nouveau bilan d’au moins 3.085 morts, 4.715 blessés et 341 disparus.A Bangkok, où l’effondrement d’un immeuble de 30 étages en construction a fait au moins 22 morts, les recherches se poursuivent pour retrouver quelque 70 disparus.Le gouverneur de la capitale thaïlandaise, Chadchart Sittipunt, a déclaré jeudi matin lors d’un live sur Facebook “espérer un miracle”.”Mais n’en attendez pas trop car il y a de fortes chances qu’il y ait aussi des déceptions”, a-t-il prévenu. En Birmanie, l’ampleur réelle de la catastrophe reste encore à déterminer, les difficultés de communication et le mauvais état des infrastructures retardant les efforts de collecte d’informations et d’acheminement de l’aide. Les organisations humanitaires affirment que la réponse au séisme a été entravée par la guerre civile qui a éclaté après le coup d’Etat militaire de 2021. Les rebelles ont accusé la junte d’avoir procédé à de nombreuses frappes aériennes depuis le séisme.Avant même le séisme de vendredi, 3,5 millions de personnes avaient été déplacées par les combats, selon l’ONU.

Séisme en Birmanie: le chef de la junte attendu à Bangkok

Le chef de la junte birmane Min Aung Hlaing est attendu jeudi à Bangkok pour un sommet régional, au lendemain de l’annonce par l’armée d’un cessez-le-feu temporaire pour permettre l’acheminement de l’aide après le séisme meurtrier du 28 mars.Le tremblement de terre de magnitude 7,7 qui a dévasté le centre de la Birmanie a fait plus de 3.000 morts et laissé des milliers de personnes sans abri dans ce pays en proie à une guerre civile.Min Aung Hlaing a annoncé qu’il se rendrait à Bangkok jeudi pour discuter de la réponse au séisme dans le cadre d’un sommet de l’Initiative du Golfe du Bengale pour une coopération technique et économique multisectorielle (Bimstec), qui regroupe le Bangladesh, le Bhoutan, l’Inde, la Birmanie, le Népal, le Sri Lanka et la Thaïlande.La Thaïlande, pays hôte et également touchée par le séisme, a proposé la publication d’une déclaration commune sur l’impact de la catastrophe vendredi.Alors que plusieurs pays et organisations ont dépêché de l’aide en Birmanie, la junte a annoncé mercredi un cessez-le-feu jusqu’au 22 avril “dans le but d’accélérer les efforts de secours et de reconstruction, et de maintenir la paix et la stabilité”.Mais elle a averti ses opposants, un ensemble complexe de groupes armés prodémocratie et de minorités ethniques, qu’elle riposterait aux attaques et à tous “rassemblements, organisations et expansions territoriales qui porteraient atteinte à la paix”.L'”Alliance des Trois Fraternités”, formé des principaux groupes rebelles ethniques, avait déjà annoncé une pause d’un mois dans les hostilités. Les Forces de défense populaire (FDP) avaient elles décrété un cessez-le-feu partiel.Les agences de l’ONU, des groupes de défense des droits de l’homme et des gouvernements étrangers ont exhorté toutes les parties à cesser les combats et à se concentrer sur l’aide aux victimes du séisme, le plus important à avoir frappé le pays depuis des décennies.- Scènes chaotiques -Des journalistes de l’AFP ont assisté mercredi à des scènes chaotiques alors qu’au moins 200 personnes désespérées faisaient la queue pour recevoir de l’aide à Sagaing, à moins de 15 kilomètres de l’épicentre du tremblement de terre dans le centre du pays.Les destructions sont nombreuses dans la ville, où une habitation sur trois s’est effondrée selon l’OMS.Les établissements de santé, endommagés par le séisme, sont “submergés par un grand nombre de patients”, tandis que les réserves de nourriture, d’eau et de médicaments diminuent, selon cette organisationDes bénévoles ont distribué de l’eau, du riz, de l’huile de cuisson et d’autres produits de première nécessité aux habitants qui réclamaient de l’aide. De nombreuses personnes dorment dans la rue depuis le séisme, incapables de retourner dans les bâtiments endommagés ou craignant les répliques. “Nous avons besoin de toitures et de murs pour avoir un abri convenable pour la nuit”, a dit  Ayethi Kar, directrice d’une école pour jeunes nonnes, rasée depuis vendredi. “Nous n’avons pas assez d’aide”, a ajouté cette femme de 63 ans, qui dit dormir encore “à même le sol”.- Espoir d’un “miracle” -Le sauvetage de deux hommes des ruines d’un hôtel de Naypyidaw mercredi a ravivé les espoirs de retrouver des survivants, même si les chances diminuent d’heure en heure.La junte a publié jeudi un nouveau bilan d’au moins 3.085 morts, 4.715 blessés et 341 disparus.A Bangkok, où l’effondrement d’un immeuble de 30 étages en construction a fait au moins 22 morts, les recherches se poursuivent pour retrouver quelque 70 disparus.Le gouverneur de la capitale thaïlandaise, Chadchart Sittipunt, a déclaré jeudi matin lors d’un live sur Facebook “espérer un miracle”.”Mais n’en attendez pas trop car il y a de fortes chances qu’il y ait aussi des déceptions”, a-t-il prévenu. En Birmanie, l’ampleur réelle de la catastrophe reste encore à déterminer, les difficultés de communication et le mauvais état des infrastructures retardant les efforts de collecte d’informations et d’acheminement de l’aide. Les organisations humanitaires affirment que la réponse au séisme a été entravée par la guerre civile qui a éclaté après le coup d’Etat militaire de 2021. Les rebelles ont accusé la junte d’avoir procédé à de nombreuses frappes aériennes depuis le séisme.Avant même le séisme de vendredi, 3,5 millions de personnes avaient été déplacées par les combats, selon l’ONU.

Trump déclare la guerre commerciale au monde en pilonnant l’Asie et l’Europe

Donald Trump a lancé mercredi une charge commerciale massive sous la forme de droits de douane très lourds en particulier contre l’Asie et l’Union européenne, s’attirant des menaces de riposte à ces mesures qui risquent d’asphyxier l’économie mondiale, mais aussi américaine.Les marchés financiers ont dégringolé alors qu’alliés traditionnels comme les concurrents des Etats-Unis avertissaient préparer leur contre-attaque à ce que le président américain a présenté comme une “déclaration d’indépendance économique”.”Notre pays a été pillé, saccagé, violé et dévasté par des nations proches et lointaines, des alliés comme des ennemis”, a asséné Donald Trump, avant d’exhiber une liste des partenaires commerciaux concernés.L’offensive protectionniste de la Maison Blanche, sans équivalent depuis les années 1930, passe par un droit de douane plancher supplémentaire de 10% sur toutes les importations et par des majorations pour les pays jugés particulièrement hostiles en matière commerciale.L’addition est astronomique pour la Chine, dont les produits feront l’objet d’une nouvelle taxe à l’importation de 34% s’ajoutant aux 20% de droits de douane additionnels déjà mis en place par l’administration Trump.Les marchandises de l’UE prendront 20% de taxes. Les taux ont été fixés à 24% pour le Japon, 26% pour l’Inde ou 46% pour le Vietnam.La taxe généralisée de 10% entrera en vigueur le 5 avril à 04H01 GMT et les droits de douane majorés le 9 avril.Pour Maurice Obstfeld, économiste du Peterson Institute for International Economics (PIIE), il s’agit d’une “déclaration de guerre à l’économie mondiale”.- L’UE veut négocier -En Asie, les marchés financiers se sont réveillés sonnés. La Bourse de Tokyo a dégringolé de pres de 4% peu après l’ouverture, avant de modérer un peu son recul, tandis que Séoul, Hong Kong et Sydney s’orientaient en baisse et que l’or, valeur refuge, flambait.Au Vietnam, l’un des pays les plus durement touchés, les marchés à Hanoï ont dévissé de plus de 5%.Si certains pays ont appelé à la retenue et au dialogue avec Washington pour éviter l’escalade, nombreux sont ceux qui se sont dits prêts à riposter, au risque d’une escalade.Pékin a exhorté Washington à “annuler immédiatement” ces droits de douane, appelant toutefois au “dialogue” face au risque de “péril (pour) le développement économique mondial”, selon le ministère du Commerce.Quant au Japon, le gouvernement estimé que l’allié américain pourraient avoir enfreint les règles de l’OMC et leur accord bilatéral.Tendant la main aux Américains, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a assuré qu’il n’était “pas trop tard” pour négocier mais aussi que l’UE était “prête à réagir”.- “Détendez-vous” -Ces surtaxes sont censées répondre aussi aux barrières dites “non tarifaires” à l’entrée de produits américains, par exemple des normes sanitaires ou environnementales, en répondant au principe d’une réciprocité “gentille”, selon l’expression de Donald Trump.La Maison Blanche a fait savoir mercredi soir que certaines catégories n’étaient pas concernées: lingots d’or, produits pharmaceutiques, semiconducteurs, cuivre, bois de construction, produits énergétiques ou encore minéraux introuvables sur le sol américainPas trace en revanche de la Russie ni de la Corée du Nord au motif, selon un responsable américain, qu’elles ne sont plus des partenaires commerciaux significatifs.Gare aux pays tentés par une surenchère: “Détendez-vous, encaissez le coup, et attendez de voir comment la situation évolue. Car si vous ripostez, il y aura une escalade”, a déjà averti le ministre des Finances Scott Bessent.Ni le Mexique ni le Canada n’apparaissent sur la nouvelle liste. Signataires d’un accord de libre échange avec les Etats-Unis, ils relèvent d’un autre régime.Mais ils vont encaisser comme le reste du monde les 25% de taxes additionnelles sur les voitures fabriquées à l’étranger qui est entrée en vigueur jeudi matin.Les nouveaux droits de douane “ne feront que des perdants”, a d’ailleurs critiqué l’industrie automobile allemande qui a appelé l’UE à réagir avec “force” et “volonté de négocier”.- “Garder la tête froide” -Donald Trump a par ailleurs déclenché des taxes sur les importations d’acier et d’aluminium.”Nous allons combattre ces droits de douane avec des contre-mesures”, a déclaré le Premier ministre canadien Mark Carney.Le Royaume-Uni, qui négocie un traité commercial bilatéral, sort relativement épargné, avec un taux plancher de 10%. “Notre approche consiste à rester calme”, a réagi mercredi le ministre britannique du Commerce Jonathan Reynolds, espérant “conclure cet accord”.L’industrie chimique allemande, dont les Etats-Unis sont le premier marché d’exportation, a appelé l’UE à “garder la tête froide”.Donald Trump présente les droits de douane comme une baguette magique capable de réindustrialiser le pays, de rééquilibrer la balance commerciale et d’éponger le déficit budgétaire.Le chef de file des sénateurs démocrates Chuck Schumer a assuré que l’offensive protectionniste allait “coûter plus de 6.000 dollars par an à un ménage américain moyen”, sous forme de hausse du prix des produits importés.

Trump déclare la guerre commerciale au monde en pilonnant l’Asie et l’Europe

Donald Trump a lancé mercredi une charge commerciale massive sous la forme de droits de douane très lourds en particulier contre l’Asie et l’Union européenne, s’attirant des menaces de riposte à ces mesures qui risquent d’asphyxier l’économie mondiale, mais aussi américaine.Les marchés financiers ont dégringolé alors qu’alliés traditionnels comme les concurrents des Etats-Unis avertissaient préparer leur contre-attaque à ce que le président américain a présenté comme une “déclaration d’indépendance économique”.”Notre pays a été pillé, saccagé, violé et dévasté par des nations proches et lointaines, des alliés comme des ennemis”, a asséné Donald Trump, avant d’exhiber une liste des partenaires commerciaux concernés.L’offensive protectionniste de la Maison Blanche, sans équivalent depuis les années 1930, passe par un droit de douane plancher supplémentaire de 10% sur toutes les importations et par des majorations pour les pays jugés particulièrement hostiles en matière commerciale.L’addition est astronomique pour la Chine, dont les produits feront l’objet d’une nouvelle taxe à l’importation de 34% s’ajoutant aux 20% de droits de douane additionnels déjà mis en place par l’administration Trump.Les marchandises de l’UE prendront 20% de taxes. Les taux ont été fixés à 24% pour le Japon, 26% pour l’Inde ou 46% pour le Vietnam.La taxe généralisée de 10% entrera en vigueur le 5 avril à 04H01 GMT et les droits de douane majorés le 9 avril.Pour Maurice Obstfeld, économiste du Peterson Institute for International Economics (PIIE), il s’agit d’une “déclaration de guerre à l’économie mondiale”.- L’UE veut négocier -En Asie, les marchés financiers se sont réveillés sonnés. La Bourse de Tokyo a dégringolé de pres de 4% peu après l’ouverture, avant de modérer un peu son recul, tandis que Séoul, Hong Kong et Sydney s’orientaient en baisse et que l’or, valeur refuge, flambait.Au Vietnam, l’un des pays les plus durement touchés, les marchés à Hanoï ont dévissé de plus de 5%.Si certains pays ont appelé à la retenue et au dialogue avec Washington pour éviter l’escalade, nombreux sont ceux qui se sont dits prêts à riposter, au risque d’une escalade.Pékin a exhorté Washington à “annuler immédiatement” ces droits de douane, appelant toutefois au “dialogue” face au risque de “péril (pour) le développement économique mondial”, selon le ministère du Commerce.Quant au Japon, le gouvernement estimé que l’allié américain pourraient avoir enfreint les règles de l’OMC et leur accord bilatéral.Tendant la main aux Américains, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a assuré qu’il n’était “pas trop tard” pour négocier mais aussi que l’UE était “prête à réagir”.- “Détendez-vous” -Ces surtaxes sont censées répondre aussi aux barrières dites “non tarifaires” à l’entrée de produits américains, par exemple des normes sanitaires ou environnementales, en répondant au principe d’une réciprocité “gentille”, selon l’expression de Donald Trump.La Maison Blanche a fait savoir mercredi soir que certaines catégories n’étaient pas concernées: lingots d’or, produits pharmaceutiques, semiconducteurs, cuivre, bois de construction, produits énergétiques ou encore minéraux introuvables sur le sol américainPas trace en revanche de la Russie ni de la Corée du Nord au motif, selon un responsable américain, qu’elles ne sont plus des partenaires commerciaux significatifs.Gare aux pays tentés par une surenchère: “Détendez-vous, encaissez le coup, et attendez de voir comment la situation évolue. Car si vous ripostez, il y aura une escalade”, a déjà averti le ministre des Finances Scott Bessent.Ni le Mexique ni le Canada n’apparaissent sur la nouvelle liste. Signataires d’un accord de libre échange avec les Etats-Unis, ils relèvent d’un autre régime.Mais ils vont encaisser comme le reste du monde les 25% de taxes additionnelles sur les voitures fabriquées à l’étranger qui est entrée en vigueur jeudi matin.Les nouveaux droits de douane “ne feront que des perdants”, a d’ailleurs critiqué l’industrie automobile allemande qui a appelé l’UE à réagir avec “force” et “volonté de négocier”.- “Garder la tête froide” -Donald Trump a par ailleurs déclenché des taxes sur les importations d’acier et d’aluminium.”Nous allons combattre ces droits de douane avec des contre-mesures”, a déclaré le Premier ministre canadien Mark Carney.Le Royaume-Uni, qui négocie un traité commercial bilatéral, sort relativement épargné, avec un taux plancher de 10%. “Notre approche consiste à rester calme”, a réagi mercredi le ministre britannique du Commerce Jonathan Reynolds, espérant “conclure cet accord”.L’industrie chimique allemande, dont les Etats-Unis sont le premier marché d’exportation, a appelé l’UE à “garder la tête froide”.Donald Trump présente les droits de douane comme une baguette magique capable de réindustrialiser le pays, de rééquilibrer la balance commerciale et d’éponger le déficit budgétaire.Le chef de file des sénateurs démocrates Chuck Schumer a assuré que l’offensive protectionniste allait “coûter plus de 6.000 dollars par an à un ménage américain moyen”, sous forme de hausse du prix des produits importés.