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Turquie: les autorités haussent le ton face aux appels au boycott

Onze personnes accusées d’avoir relayé des appels au boycott lancés par l’opposition turque après l’arrestation du maire d’Istanbul ont été interpellées en Turquie, où les autorités tentent par tous les moyens d’éteindre une contestation inédite depuis 2013.Parmi ces onze personnes figure un acteur turc ayant incarné le sultan Mehmet le Conquérant dans un docufiction diffusé …

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Les partenaires des États-Unis appellent au dialogue après l’offensive protectionniste de Trump

Les principaux partenaires des États-Unis appellent jeudi au dialogue, au lendemain de l’offensive protectionniste massive lancée par Donald Trump qui fait plonger les marchés mondiaux et craindre des conséquences lourdes pour l’économie mondiale.Les indices boursiers à Wall Street étaient orientés fortement à la baisse à environ une heure de l’ouverture, entraînant dans leur sillage les bourses européennes: Francfort chutait de 2,27%, Paris de 2,69% et Londres de 1,54%.Symptôme des inquiétudes sur un ralentissement économique à venir, le pétrole plongeait de quelque 5% et l’or, actif refuge, a connu de nouveaux sommets.Pékin a dit jeudi “maintenir la communication” avec Washington au sujet du commerce et de l’économie, tout en exhortant Washington à “annuler immédiatement” ses taxes douanières punitives et en promettant de riposter.Le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, va parler avec ses homologues américains vendredi. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a assuré qu’il n’est “pas trop tard” pour négocier, mais assuré aussi que l’UE était “prête à réagir”. Berlin pour sa part soutient l’Union européenne dans sa recherche d’une “solution négociée” avec Washington.- “Pillé, saccagé, violé” -De quoi trancher avec le ton très offensif de Trump la veille: “notre pays a été pillé, saccagé, violé et dévasté par des nations proches et lointaines, des alliés comme des ennemis”, a asséné le président américain, avant d’exhiber une liste des partenaires commerciaux concernés.L’offensive protectionniste de la Maison-Blanche, sans équivalent depuis les années 1930, passe par un droit de douane généralisé de 10% sur toutes les importations à partir du 5 avril à 04H01 GMT. Des majorations sont prévues à partir du 9 avril pour les pays jugés particulièrement hostiles en matière commerciale.L’addition est astronomique pour la Chine, dont les produits feront l’objet de nouvelles taxes à l’importation de 34% s’ajoutant aux 20% de droits additionnels déjà en place.Les marchandises de l’UE prendront 20% de taxes. Les taux ont été fixés à 24% pour le Japon, 26% pour l’Inde ou 46% pour le Vietnam.Selon les analystes d’Oxford Economics, cette salve de Trump et ses conséquences pourraient ralentir nettement la croissance mondiale et la ramener sous les 2%.”Les droits de douane de Trump sont les plus coûteux et les plus masochistes que les États-Unis aient appliqués depuis des décennies”, a fustigé jeudi sur X Larry Summers, l’ancien secrétaire au Trésor sous Bill Clinton, évaluant à 30.000 milliards de dollars la perte, en raison du plongeon de Wall Street en amont et au lendemain des annonces de Trump.Malgré les appels au dialogue, la plupart des États critiquent vertement Trump.L’allié américain pourrait avoir enfreint les règles de l’OMC et leur accord bilatéral, a jugé le Japon. L’Australie a dénoncé un “geste qui n’est pas celui d’un ami”, et le Bangladesh, deuxième fabricant de vêtements au monde, le “coup de massue” à son industrie.La France, qui va réunir jeudi les représentants ses filières les plus touchées, déplore une “immense difficulté” pour l’Europe, et se dit, comme Berlin, prête à cibler la tech américaine dans le cadre d’une réponse continentale.En Espagne, le Premier ministre Pedro Sanchez a critiqué un “protectionnisme du XIXe siècle (…) ce qui, à [son] avis, n’est pas une manière intelligente de relever les défis duXXIe siècle”.- Ni Russie ni Corée -Les surtaxes américaines sont censées répondre aussi aux barrières dites “non tarifaires”, par exemple des normes sanitaires ou environnementales.La Maison-Blanche a fait savoir mercredi soir que certaines catégories n’étaient pas concernées: lingots d’or, produits pharmaceutiques, semi-conducteurs, cuivre, bois de construction, produits énergétiques ou encore minéraux introuvables sur le sol américain.Pas trace en revanche de la Russie ni de la Corée du Nord dans la liste des pays sanctionnés au motif, selon un responsable américain, qu’elles ne sont plus des partenaires commerciaux significatifs.Ni le Mexique ni le Canada n’apparaissent sur la nouvelle liste. Signataires d’un accord de libre-échange avec les États-Unis, ils relèvent d’un autre régime.Ils vont toutefois encaisser comme le reste du monde les 25% de taxes additionnelles sur les voitures fabriquées à l’étranger qui sont entrées en vigueur jeudi matin.Cette surtaxe a déjà fait ses premières victimes jeudi avec l’annonce par Stellantis de la fermeture de son usine Chrysler de Windsor (Canada) pendant deux semaines.Les nouveaux droits de douane “ne feront que des perdants”, a critiqué l’industrie automobile allemande.Le Royaume-Uni, qui négocie un traité commercial bilatéral, sort relativement épargné, avec un taux plancher de 10%, mais ces sanctions américaines auront “un impact” sur l’économie britannique, a reconnu jeudi le Premier ministre Keir Starmer.Donald Trump présente les droits de douane comme une baguette magique capable de réindustrialiser le pays, de rééquilibrer la balance commerciale et d’éponger le déficit budgétaire.

Les partenaires des États-Unis appellent au dialogue après l’offensive protectionniste de Trump

Les principaux partenaires des États-Unis appellent jeudi au dialogue, au lendemain de l’offensive protectionniste massive lancée par Donald Trump qui fait plonger les marchés mondiaux et craindre des conséquences lourdes pour l’économie mondiale.Les indices boursiers à Wall Street étaient orientés fortement à la baisse à environ une heure de l’ouverture, entraînant dans leur sillage les bourses européennes: Francfort chutait de 2,27%, Paris de 2,69% et Londres de 1,54%.Symptôme des inquiétudes sur un ralentissement économique à venir, le pétrole plongeait de quelque 5% et l’or, actif refuge, a connu de nouveaux sommets.Pékin a dit jeudi “maintenir la communication” avec Washington au sujet du commerce et de l’économie, tout en exhortant Washington à “annuler immédiatement” ses taxes douanières punitives et en promettant de riposter.Le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, va parler avec ses homologues américains vendredi. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a assuré qu’il n’est “pas trop tard” pour négocier, mais assuré aussi que l’UE était “prête à réagir”. Berlin pour sa part soutient l’Union européenne dans sa recherche d’une “solution négociée” avec Washington.- “Pillé, saccagé, violé” -De quoi trancher avec le ton très offensif de Trump la veille: “notre pays a été pillé, saccagé, violé et dévasté par des nations proches et lointaines, des alliés comme des ennemis”, a asséné le président américain, avant d’exhiber une liste des partenaires commerciaux concernés.L’offensive protectionniste de la Maison-Blanche, sans équivalent depuis les années 1930, passe par un droit de douane généralisé de 10% sur toutes les importations à partir du 5 avril à 04H01 GMT. Des majorations sont prévues à partir du 9 avril pour les pays jugés particulièrement hostiles en matière commerciale.L’addition est astronomique pour la Chine, dont les produits feront l’objet de nouvelles taxes à l’importation de 34% s’ajoutant aux 20% de droits additionnels déjà en place.Les marchandises de l’UE prendront 20% de taxes. Les taux ont été fixés à 24% pour le Japon, 26% pour l’Inde ou 46% pour le Vietnam.Selon les analystes d’Oxford Economics, cette salve de Trump et ses conséquences pourraient ralentir nettement la croissance mondiale et la ramener sous les 2%.”Les droits de douane de Trump sont les plus coûteux et les plus masochistes que les États-Unis aient appliqués depuis des décennies”, a fustigé jeudi sur X Larry Summers, l’ancien secrétaire au Trésor sous Bill Clinton, évaluant à 30.000 milliards de dollars la perte, en raison du plongeon de Wall Street en amont et au lendemain des annonces de Trump.Malgré les appels au dialogue, la plupart des États critiquent vertement Trump.L’allié américain pourrait avoir enfreint les règles de l’OMC et leur accord bilatéral, a jugé le Japon. L’Australie a dénoncé un “geste qui n’est pas celui d’un ami”, et le Bangladesh, deuxième fabricant de vêtements au monde, le “coup de massue” à son industrie.La France, qui va réunir jeudi les représentants ses filières les plus touchées, déplore une “immense difficulté” pour l’Europe, et se dit, comme Berlin, prête à cibler la tech américaine dans le cadre d’une réponse continentale.En Espagne, le Premier ministre Pedro Sanchez a critiqué un “protectionnisme du XIXe siècle (…) ce qui, à [son] avis, n’est pas une manière intelligente de relever les défis duXXIe siècle”.- Ni Russie ni Corée -Les surtaxes américaines sont censées répondre aussi aux barrières dites “non tarifaires”, par exemple des normes sanitaires ou environnementales.La Maison-Blanche a fait savoir mercredi soir que certaines catégories n’étaient pas concernées: lingots d’or, produits pharmaceutiques, semi-conducteurs, cuivre, bois de construction, produits énergétiques ou encore minéraux introuvables sur le sol américain.Pas trace en revanche de la Russie ni de la Corée du Nord dans la liste des pays sanctionnés au motif, selon un responsable américain, qu’elles ne sont plus des partenaires commerciaux significatifs.Ni le Mexique ni le Canada n’apparaissent sur la nouvelle liste. Signataires d’un accord de libre-échange avec les États-Unis, ils relèvent d’un autre régime.Ils vont toutefois encaisser comme le reste du monde les 25% de taxes additionnelles sur les voitures fabriquées à l’étranger qui sont entrées en vigueur jeudi matin.Cette surtaxe a déjà fait ses premières victimes jeudi avec l’annonce par Stellantis de la fermeture de son usine Chrysler de Windsor (Canada) pendant deux semaines.Les nouveaux droits de douane “ne feront que des perdants”, a critiqué l’industrie automobile allemande.Le Royaume-Uni, qui négocie un traité commercial bilatéral, sort relativement épargné, avec un taux plancher de 10%, mais ces sanctions américaines auront “un impact” sur l’économie britannique, a reconnu jeudi le Premier ministre Keir Starmer.Donald Trump présente les droits de douane comme une baguette magique capable de réindustrialiser le pays, de rééquilibrer la balance commerciale et d’éponger le déficit budgétaire.

Dans les forêts allemandes, un drône équipé d’IA pour traquer les incendies

A la lisière d’une forêt de l’est de l’Allemagne, un globe vert recèle une technologie de pointe conçue pour empêcher les incendies de forêt. Ils sont de plus en plus fréquents et destructeurs, y compris dans ce pays septentrional, à cause de l’augmentation des températures mondiales.Cette installation, semblable à une balle de golf géante recouverte de panneaux solaires, abrite un drone doté d’une intelligence artificielle qui sera un jour capable, selon son créateur, de détecter et d’éteindre les feux de forêt en à peine quelques minutes.”Les incendies se propagent beaucoup plus rapidement et de manière plus agressive que par le passé. Cela signifie également que nous devons réagir plus rapidement”, assure à l’AFP Carsten Brinkschulte, PDG de l’entreprise allemande Dryad, lors d’une démonstration dans le Brandenbourg, la région qui entoure Berlin.Même la capitale allemande doit s’habituer à la propagation des incendies forestiers, où ils étaient auparavant rares. Les flammes ont ravagé une forêt à l’ouest de Berlin en 2022, au plus fort d’une vague de chaleur inédite responsable de plusieurs incendies dans le pays.Chaleur, sécheresse, vents violents: les ingrédients classiques des incendies se sont intensifiés avec le changement climatique.Et le phénomène a atteint un tel point qu’il est devenu pratiquement impossible de les arrêter, explique Lindon Pronto, expert en gestion des incendies de forêt à l’Institut forestier européen.C’est pourquoi il est nécessaire d’agir pour développer des outils permettant de “gérer les incendies dans la phase de prévention, pendant la phase opérationnelle et également après l’incendie”, ajoute M. Pronto.-“Eviter une catastrophe” -Comme 29 entreprises du monde entier, Dryad est en lice pour décrocher un prix de plusieurs millions de dollars, encourageant le développement de solutions pour éteindre les incendies de manière autonome en moins de 10 minutes.Au cours de la démonstration effectuée le 27 mars par Dryad – la première pour un drone de détection piloté par ordinateur, selon l’entreprise – un incendie factice a été lancé. Il est détecté par des capteurs disséminés dans la forêt à partir des produits chimiques présents dans la fuméeLes signaux sont ensuite transmis à l’entreprise, qui libère à distance le drone. L’appareil, d’environ 2 mètres de diamètre, s’est alors hissé au-dessus des arbres, traçant une trajectoire en zigzag pour repérer l’emplacement précis et l’étendue de l’incendie.Avec les informations collectées par le drone, les pompiers seraient en mesure de “réagir beaucoup plus efficacement et rapidement et d’éviter une catastrophe”, affirme M. Brinkschulte. Dryad n’a pas encore atteint l’étape finale : l’extinction du feu par le drone à l’aide d’un “canon sonique”, une nouvelle technologie projetant des ondes sonores à basse fréquence pour éteindre les petits incendies.Si elle marche, cette méthode expérimentale d’extinction acoustique éviterait au drone de transporter “de grandes quantités d’eau lourde”, ce qui rendrait l’unité plus agile et plus efficace, selon le PDG de la start-up.- Commercialisation en 2026 -Les technologies comme celles développés par Dryad constituent un pas en avant vers l’extinction des incendies “sans mettre en danger la vie des gens”, indique Lindon Pronto, originaire de Californie où les feux de forêt dévastateurs sont devenus légion.En janvier, de gigantesques incendies à Los Angeles ont tué 29 personnes, rasé plus de 10.000 maisons et causé quelque 231 milliards d’euros de dégâts, selon les estimations de la société privée de météorologie AccuWeather.C’est dans les zones où “la civilisation rencontre la nature” qu’un système autonome de prévention des incendies serait le plus avantageux, ajoute M. Brinkschulte.Car c’est “là où le risque pour la vie et l’intégrité physique est naturellement le plus élevé”.L’entreprise espère commercialiser le drone en 2026, avec une première utilisation probablement en dehors de l’Europe.”Ces systèmes doivent encore disposer d’un cadre réglementaire pour pouvoir fonctionner commercialement”, justifie le PDG, ajoutant que Dryad visait un déploiement en Europe dans les “années à venir”.Toutefois, quelques problèmes doivent encore être résolus d’ici là : la tentative de réponse à l’incendie factice du 27 mars a été retardée par un signal GPS défectueux.

Les marchés mondiaux chutent après les droits de douane massifs imposés par les Etats-Unis

Les actions et le dollar chutent jeudi au lendemain des annonces de Donald Trump d’imposer des droits de douanes massifs, amorçant un virage protectionniste de la première puissance économique du globe inédit depuis près d’un siècle.Les contrats à terme des trois principaux indices boursiers américains, qui reflètent les échanges avant l’ouverture, plongeaient: le S&P 500 chutait de 3,50% vers 11H55 GMT, le Nasdaq, indice à dominante technologique, dévissait de 4,01% et le Dow Jones abandonnait 2,87%. Eu Europe, la Bourse de Paris baissait fortement de 2,69%, Francfort de 2,27%, Milan de 2,35%, Zurich de 2,24 et Londres de 1,54%.Les regards sont aussi braqués sur le dollar: le billet vert dévissait de 2,13%, à 1,1089 dollar pour un euro. Une variation de cette ampleur sur la paire euro-dollar est rarement observée.”Les marchés anticipent un ralentissement marqué de la croissance américaine, ce qui fait baisser le dollar par rapport aux autres principales devises. En parallèle, les attentes de croissance en Europe se sont améliorées”, explique à l’AFP Ipek Ozkardeskaya, analyste de Swissquote Bank.Sur le marché du pétrole, le prix du baril de Brent de la mer du Nord chutait de 4,78% à 71,37 dollars et son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, dévissait de 5,10% à 68,05 dollars.Dans un long discours mercredi soir, le locataire de la Maison Blanche a annoncé une salve de droits de douane: 20% de taxes pour l’Union européenne, 34% pour la Chine 24% pour le Japon ou encore 31% pour la Suisse.L’offensive protectionniste de la Maison Blanche, sans équivalent depuis les années 1930, prévoit aussi un droit de douane plancher supplémentaire de 10% sur toutes les importations sur le territoire américain ainsi que des majorations pour les pays jugés particulièrement hostiles en matière commerciale par Donald Trump.”Nous devrons observer l’impact de ces tarifs sur les marges, la consommation, les taux et l’inflation pour juger de la profondeur de l’impact sur l’inflation et la croissance. Pour l’instant, une partie de l’incertitude demeure”, commente Florian Ielpo, responsable de la recherche macroéconomique pour Lombard Odier IM. “Les estimations historiques indiquent une hausse de l’inflation de 3% à court terme mais aussi un impact négatif de -1,5% sur la croissance mondiale dans les 18 prochains mois”, écrit l’économiste dans une note. Textile et électronique larguésLe principal indice de la Bourse vietnamienne a dévissé de 6,68%, plombé par la dégringolade des sous-traitants du textile ou de l’électronique, entraînant les entreprises de ces secteurs.A Wall Street, dans les échanges avant Bourse vers 11H55 GMT, les actions du géant de l’équipementier sportif Nike reculait de près de 10%, ce qui équivaudrait à une perte de 9 milliards de dollars de capitalisation boursière. La chaîne de magasins de vêtements de sport Lululemon chutait quant à elle de 12,36%.Parmi les entreprises concernées en Europe, Adidas abandonnait 9,59%, Puma de 11,42%, JD Sports cédait 4,76%.”Les composants des systèmes électriques commercialisés par les groupes sont essentiellement produits en Asie et ensuite exportés vers les Etats-Unis. Donc ils devront soit les faire repasser vers l’Europe, ce qui coute plus cher, soit subir les mêmes droits de douane que les pays asiatiques”, explique Philippe Cohen, gérant actions chez Kiplink.A la cote européenne, Schneider Electric abandonnait 5,30%, Legrand 6,87%, Siemens Energy 5,60% et ABB 5,31% par exemple.Le fret maritime en perte de vitesseFace à la perspective de ralentissement des échanges commerciaux mondiaux, le Freightos Baltic Index, un indice qui mesure le prix hebdomadaire du transport par conteneurs, a atteint cette semaine son plus bas prix depuis janvier 2024.A la cote, les valeurs du secteur du transport maritime chutaient également. L’armateur allemand Hapag-Lloyd abandonnait 7,31% à Francfort, A.P. Moller-Maersk 7,38% à Copenhague et Kuehne + Nagel 7,75% à Zurich.L’acheminement de marchandises par fret aérien suit aussi le mouvement. Les entreprises présentes sur ce segment sont en baisse: Air France perdait 4,81% et Lufthansa 3,33%.

La Hongrie claque la porte de la CPI, une décision “courageuse” selon Netanyahu

La Hongrie a lancé jeudi les procédures pour quitter la Cour pénale internationale (CPI), qu’elle défie en recevant le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, visé par un mandat d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza.”La Hongrie quitte la CPI”: l’annonce du gouvernement est tombée au moment même où le dirigeant israélien foulait le tapis rouge aux côtés de son allié de longue date Viktor Orban.”Vous avez pris une position courageuse et de principe et je vous remercie, Viktor”, a réagi M. Netanyahu lors d’une conférence de presse, après avoir été accueilli avec tapis rouge et honneurs militaires au château de Buda. “Il est important de tenir tête à cette organisation corrompue” qui “nous cible alors que nous menons une guerre juste”, a-t-il ajouté, prédisant d’autres départs d’Etats.Benjamin Netanyahu, sous le coup depuis novembre 2024 d’un mandat d’arrêt de la CPI, s’est rendu plus tôt cette année aux États-Unis mais jamais encore dans un État partie de la juridiction basée à La Haye. – “Tenue de coopérer” -Le Premier ministre hongrois Viktor Orban l’avait invité dès la nouvelle de la CPI connue, se disant “choqué par une décision honteuse”.Il a fustigé jeudi “un tribunal politique, qui a perdu son impartialité, comme l’ont montré les décisions sur Israël”.Malgré ce retrait annoncé, la juridiction a “rappelé que la Hongrie restait tenue de coopérer”, selon son porte-parole Fadi El Abdallah, le temps que le processus soit effectif, ce qui prend généralement un an.La Hongrie a bien signé en 1999 le Statut de Rome, traité fondateur de la CPI, ratifié deux ans plus tard, au cours du premier mandat de Viktor Orban. Mais elle n’a pas validé la convention associée pour des raisons de constitutionnalité et affirme donc ne pas être obligée de se conformer aux décisions de la Cour pénale internationale.Fondée en 2002, la CPI compte aujourd’hui 125 membres et a pour mission de poursuivre les auteurs des crimes les plus graves commis dans le monde, lorsque les pays n’ont pas la volonté ou la capacité de le faire eux-mêmes. Les Etats-Unis et la Russie n’en font pas partie, ni Israël, la Chine ou la Birmanie.A ce jour, seuls deux Etats ont claqué la porte, le Burundi et les Philippines.Si le gouvernement hongrois a régulièrement émis des critiques par le passé, il a décidé de franchir le pas dans le sillage de Donald Trump. Le président américain a imposé en février des sanctions à la Cour pour ce qu’il a qualifié d'”actions illégitimes et sans fondement visant l’Amérique et notre proche allié Israël”.- Turbulences internes -Pour Benjamin Netanyahu, cette visite “dans un pays où il ne craint pas d’être arrêté ouvre la voie à la normalisation de ses futurs déplacements”, commente pour l’AFP Moshe Klughaft, consultant et ancien conseiller du dirigeant israélien.Comme par exemple en Allemagne, où le futur chancelier Friedrich Merz a garanti qu’il pourrait venir sans être inquiété.Le Premier ministre israélien s’absente de Jérusalem à un moment de fortes turbulences internes alors qu’il est engagé dans un bras de fer avec la Cour suprême, qui a gelé la décision du gouvernement de limoger l’actuel chef du Shin Bet (service de renseignement intérieur).Par ailleurs, deux de ses conseillers sont actuellement en garde à vue dans une affaire surnommée “Qatargate” par les médias israéliens. Ils sont soupçonnés d’avoir reçu des fonds du Qatar pour promouvoir les intérêts en Israël de l’émirat du Golfe, hôte de dirigeants du Hamas et médiateur entre Israël et le mouvement islamiste palestinien.Une “chasse aux sorcières”, selon le Premier ministre, qui a lui-même été entendu lundi par la police.Benjamin Netanyahu et son ex-ministre de la Défense Yoav Gallant font l’objet de poursuites de la CPI à la suite de la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du Hamas ayant entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.En riposte, Israël a juré de détruire le mouvement islamiste palestinien et lancé une campagne de représailles militaires ayant fait au moins 50.423 morts, majoritairement des civils, d’après les données du ministère de la Santé du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.

La Hongrie claque la porte de la CPI, une décision “courageuse” selon Netanyahu

La Hongrie a lancé jeudi les procédures pour quitter la Cour pénale internationale (CPI), qu’elle défie en recevant le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, visé par un mandat d’arrêt pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza.”La Hongrie quitte la CPI”: l’annonce du gouvernement est tombée au moment même où le dirigeant israélien foulait le tapis rouge aux côtés de son allié de longue date Viktor Orban.”Vous avez pris une position courageuse et de principe et je vous remercie, Viktor”, a réagi M. Netanyahu lors d’une conférence de presse, après avoir été accueilli avec tapis rouge et honneurs militaires au château de Buda. “Il est important de tenir tête à cette organisation corrompue” qui “nous cible alors que nous menons une guerre juste”, a-t-il ajouté, prédisant d’autres départs d’Etats.Benjamin Netanyahu, sous le coup depuis novembre 2024 d’un mandat d’arrêt de la CPI, s’est rendu plus tôt cette année aux États-Unis mais jamais encore dans un État partie de la juridiction basée à La Haye. – “Tenue de coopérer” -Le Premier ministre hongrois Viktor Orban l’avait invité dès la nouvelle de la CPI connue, se disant “choqué par une décision honteuse”.Il a fustigé jeudi “un tribunal politique, qui a perdu son impartialité, comme l’ont montré les décisions sur Israël”.Malgré ce retrait annoncé, la juridiction a “rappelé que la Hongrie restait tenue de coopérer”, selon son porte-parole Fadi El Abdallah, le temps que le processus soit effectif, ce qui prend généralement un an.La Hongrie a bien signé en 1999 le Statut de Rome, traité fondateur de la CPI, ratifié deux ans plus tard, au cours du premier mandat de Viktor Orban. Mais elle n’a pas validé la convention associée pour des raisons de constitutionnalité et affirme donc ne pas être obligée de se conformer aux décisions de la Cour pénale internationale.Fondée en 2002, la CPI compte aujourd’hui 125 membres et a pour mission de poursuivre les auteurs des crimes les plus graves commis dans le monde, lorsque les pays n’ont pas la volonté ou la capacité de le faire eux-mêmes. Les Etats-Unis et la Russie n’en font pas partie, ni Israël, la Chine ou la Birmanie.A ce jour, seuls deux Etats ont claqué la porte, le Burundi et les Philippines.Si le gouvernement hongrois a régulièrement émis des critiques par le passé, il a décidé de franchir le pas dans le sillage de Donald Trump. Le président américain a imposé en février des sanctions à la Cour pour ce qu’il a qualifié d'”actions illégitimes et sans fondement visant l’Amérique et notre proche allié Israël”.- Turbulences internes -Pour Benjamin Netanyahu, cette visite “dans un pays où il ne craint pas d’être arrêté ouvre la voie à la normalisation de ses futurs déplacements”, commente pour l’AFP Moshe Klughaft, consultant et ancien conseiller du dirigeant israélien.Comme par exemple en Allemagne, où le futur chancelier Friedrich Merz a garanti qu’il pourrait venir sans être inquiété.Le Premier ministre israélien s’absente de Jérusalem à un moment de fortes turbulences internes alors qu’il est engagé dans un bras de fer avec la Cour suprême, qui a gelé la décision du gouvernement de limoger l’actuel chef du Shin Bet (service de renseignement intérieur).Par ailleurs, deux de ses conseillers sont actuellement en garde à vue dans une affaire surnommée “Qatargate” par les médias israéliens. Ils sont soupçonnés d’avoir reçu des fonds du Qatar pour promouvoir les intérêts en Israël de l’émirat du Golfe, hôte de dirigeants du Hamas et médiateur entre Israël et le mouvement islamiste palestinien.Une “chasse aux sorcières”, selon le Premier ministre, qui a lui-même été entendu lundi par la police.Benjamin Netanyahu et son ex-ministre de la Défense Yoav Gallant font l’objet de poursuites de la CPI à la suite de la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du Hamas ayant entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.En riposte, Israël a juré de détruire le mouvement islamiste palestinien et lancé une campagne de représailles militaires ayant fait au moins 50.423 morts, majoritairement des civils, d’après les données du ministère de la Santé du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Le dollar s’effondre après l’offensive douanière de Trump qui menace l’économie américaine

Le dollar a accéléré sa chute jeudi, perdant plus de 2,6% face à l’euro, au lendemain de la déclaration de guerre commerciale lancée par Donald Trump, qui fait craindre pour l’économie américaine — un tel mouvement de la monnaie unique n’avait plus été vu depuis 2015, selon l’agence Bloomberg.Vers 11H15 GMT (13H15 à Paris), le billet vert dévissait de 1,82% face à l’euro, à 1,1055 dollar, après être tombé à 1,1144 dollar, un plus bas depuis septembre 2024. La devise américaine chutait également de 1,13% contre la livre, à 1,3156 dollar, et tombait de 1,76% face à la monnaie nippone, à 146,65 yens pour un dollar.”L’affaiblissement du billet vert suggère que les investisseurs perçoivent un risque de croissance plus important que prévu pour les États-Unis, ce qui pourrait contraindre la Réserve fédérale (Fed) à baisser ses taux plus fortement qu’initialement prévu”, expose Ricardo Evangelista, d’ActivTrades.Or des taux d’intérêts plus faibles rendraient le dollar moins rémunérateur pour les investisseurs, et les pousserait à délaisser cette devise.Parallèlement, “les opérateurs anticipent une augmentation des mesures de relance budgétaire en Europe, ce qui apporte un soutien supplémentaire à la monnaie unique”, ajoute l’analyste.L’offensive protectionniste de la Maison Blanche, sans équivalent depuis les années 1930, passe par un droit de douane plancher supplémentaire de 10% sur toutes les importations et par des majorations pour les pays jugés particulièrement hostiles en matière commerciale.Les marchandises de l’UE prendront 20% de taxes, tandis que les taux ont été fixés à 24% pour le Japon et 31% pour la Suisse.Particulièrement visés, les produits chinois feront l’objet d’une nouvelle taxe à l’importation de 34% s’ajoutant aux 20% de droits de douane additionnels déjà mis en place par Washington.De quoi affecter la croissance de la Chine selon les analystes, ce qui explique que jeudi, le dollar gagnait 0,37% face au yuan offshore, à 7,2952 yuans pour un dollar.La taxe généralisée de 10% entrera en vigueur le 5 avril à 04H01 GMT et les droits de douane seront majorés le 9 avril.”Sans compensation budgétaire – ni baisses d’impôts, ni relance significative de la croissance, l’économie américaine absorbe le choc sans aucun amortisseur”, s’alarme Stephen Innes, analyste chez SPI AM.Cela, sans compter les éventuelles mesures de rétorsion des pays ciblés.”Que Trump réussisse ou non à délocaliser la production aux États-Unis, une telle démarche prendra du temps”, souligne de son côté Michael Pfister, de Commerzbank, et “entre-temps, les États-Unis devront importer des biens plus chers”.Mais la Fed abaissera probablement ses taux pour soutenir l’économie américaine, “considérant que l’impact des droits de douane sur l’inflation serait ponctuel et de courte durée, et qu’il serait partiellement compensé par un ralentissement économique marqué”, avance Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote Bank.L’or, valeur refuge, a atteint un nouveau record dans la nuit de mercredi à jeudi face aux inquiétudes sur l’économie mondiale, à 3.167,84 dollars l’once, et refluait légèrement jeudi.     Cours de jeudi   Cours de mercredi————————————–           11H15 GMT  21H00 GMTEUR/USD    1,1055     1,0853EUR/JPY    162,12     162,02EUR/CHF    0,9540     0,9570EUR/GBP    0,8403     0,8344USD/JPY    146,65     149,28USD/CHF    0,8629     0,8817GBP/USD    1,3156     1,3007

Les partenaires de Trump appellent au dialogue après une offensive commerciale massive

Les principaux partenaires des Etats-Unis appellent jeudi au dialogue, au lendemain de l’offensive commerciale massive lancée par Donald Trump qui fait reculer les marchés mondiaux et craindre des conséquences lourdes pour l’économie mondiale.Pékin a dit jeudi “maintenir la communication” avec Washington sur le commerce et l’économie, tout en exhortant Washington à “annuler immédiatement” ses taxes douanières punitives et en promettant de riposter.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, assure qu’il n’est “pas trop tard” pour négocier mais aussi que l’UE est “prête à réagir”. Berlin pour sa part soutient l’Union européenne dans sa recherche d’une “solution négociée” avec Washington.Après avoir ouvert en forte baisse en réaction aux annonces tonitruantes de Donald Trump qui a présenté mercredi sa “déclaration d’indépendance économique”, les Bourses européennes reculaient un peu plus modérément dans la matinée: Francfort perdait 1,60%, Paris 2,00% et Londres 1,29%. Le dollar plonge face aux principales autres monnaies, cédant 2,6% face à l’euro, et l’or a atteint un nouveau sommet.”Il ne s’agit pas de mouvements de panique traditionnels, ce qui suggère que l’on s’attend toujours à ce que des accords puissent être conclus”, affirme dans une note Kathleen Brooks, analyste pour la société financière XTB.Plus tôt, Tokyo a perdu près de 3% en clôture, mais les indices chinois ont affiché des pertes plus modestes.- “Pillé, saccagé, violé” -“Notre pays a été pillé, saccagé, violé et dévasté par des nations proches et lointaines, des alliés comme des ennemis”, a asséné Donald Trump mercredi, avant d’exhiber une liste des partenaires commerciaux concernés.L’offensive protectionniste de la Maison Blanche, sans équivalent depuis les années 1930, passe par un droit de douane généralisé de 10% sur toutes les importations à partir du 5 avril à 04H01 GMT. Des majorations s’ajouteront à partir du 9 avril pour les pays jugés particulièrement hostiles en matière commerciale.L’addition est astronomique pour la Chine, dont les produits feront l’objet d’une nouvelle taxe à l’importation de 34% s’ajoutant aux 20% de droits de douane additionnels déjà en place.Les marchandises de l’UE prendront 20% de taxes. Les taux ont été fixés à 24% pour le Japon, 26% pour l’Inde ou 46% pour le Vietnam.Malgré les appels au dialogue, la plupart des Etats critiquent vertement Trump.L’allié américain pourrait avoir enfreint les règles de l’OMC et leur accord bilatéral, a jugé le Japon, l’Australie a dénoncé un “geste qui n’est pas celui d’un ami”, et le Bangladesh, deuxième plus grand fabricant de vêtements au monde, le “coup de massue” à son industrie.La France, qui prévoit de réunir jeudi les représentants ses filières les plus touchées, déplore une “immense difficulté” pour l’Europe, et se dit prête à “attaquer les services numériques” américains dans le cadre d’une réponse continentale.- “Déclaration de guerre” -Pour Maurice Obstfeld, économiste du Peterson Institute for International Economics (PIIE), il s’agit d’une “déclaration de guerre à l’économie mondiale”, d’autant plus que la fixation des niveaux de taxes pose question sur la méthode employée.Ces surtaxes sont censées répondre aussi aux barrières dites “non tarifaires”, par exemple des normes sanitaires ou environnementales.La Maison Blanche a fait savoir mercredi soir que certaines catégories n’étaient pas concernées: lingots d’or, produits pharmaceutiques, semi-conducteurs, cuivre, bois de construction, produits énergétiques ou encore minéraux introuvables sur le sol américain.Pas trace en revanche de la Russie ni de la Corée du Nord au motif, selon un responsable américain, qu’elles ne sont plus des partenaires commerciaux significatifs.Ni le Mexique ni le Canada n’apparaissent sur la nouvelle liste. Signataires d’un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, ils relèvent d’un autre régime.Mais ils vont encaisser comme le reste du monde les 25% de taxes additionnelles sur les voitures fabriquées à l’étranger qui sont entrées en vigueur jeudi matin.Les nouveaux droits de douane “ne feront que des perdants”, a d’ailleurs critiqué l’industrie automobile allemande.- “Garder la tête froide” -Donald Trump a par ailleurs déclenché des taxes sur les importations d’acier et d’aluminium, ce qui entraînera “des contre-mesures”, a déclaré le Premier ministre canadien Mark Carney.Le Royaume-Uni, qui négocie un traité commercial bilatéral, sort relativement épargné, avec un taux plancher de 10%, mais ces sanctions américaines auront “un impact” sur l’économie britannique, a reconnu jeudi le Premier ministre Keir Starmer.Donald Trump présente les droits de douane comme une baguette magique capable de réindustrialiser le pays, de rééquilibrer la balance commerciale et d’éponger le déficit budgétaire.Le chef de file des sénateurs démocrates Chuck Schumer a assuré que l’offensive protectionniste allait “coûter plus de 6.000 dollars par an à un ménage américain moyen”, sous forme de hausse du prix des produits importés.