AFP World

Trump balaie la riposte douanière de Pékin et la déroute des marchés

Donald Trump a affirmé vendredi que la riposte de la Chine à ses droits de douane punitifs traduisait la “panique” de Pékin et s’est montré encore indifférent à la déroute sur les marchés financiers.”La Chine a mal joué le coup, ils ont paniqué – la seule chose qu’ils ne peuvent pas se permettre de faire”, a écrit le président américain en lettres majuscules sur sa plateforme Truth Social, avant de se rendre à son club de golf en Floride.L’exécutif américain avait prévenu les partenaires commerciaux des Etats-Unis de ne pas riposter à ses droits de douane, au risque de subir des surtaxes additionnelles sur leurs produits.Mais Pékin a annoncé vendredi imposer à son tour des droits de douane supplémentaires de 34% sur les produits américains dès le 10 avril, “en plus du taux des droits de douane actuellement applicables”.La réplique de la Chine s’est traduite vendredi par une aggravation des pertes sur les marchés financiers, déjà plombés la veille par les annonces américaines: +10% pour quasiment tous les produits à partir de samedi, puis dès la semaine prochaine +34% pour la Chine et +20% pour l’Union européenne…A Wall Street, vers 14H30 GMT, le Dow Jones reculait de 3,95%, l’indice Nasdaq de 4,84% et l’indice de référence S&P 500 perdait 4,70%.Les séances en Asie et en Europe se sont finies en débâcle: -4,26% à Paris, -4,95% à Londres, -2,75% à Tokyo. Les places chinoises étaient fermées en raison d’un jour férié.Les cours du pétrole dégringolaient encore d’environ 7%, et le cuivre suivait le même mouvement.- “Je ne changerai jamais” -Donald Trump a une nouvelle fois évacué vendredi ces secousses, qui traduisent l’inquiétude de l’économie mondiale face à la magnitude de son offensive commerciale.”Sachez que je ne changerai jamais de politique. C’est un bon moment pour devenir riche, plus riche que jamais!”, a écrit le président américain, toujours en lettres majuscules sur Truth Social.Il a aussi appelé la Réserve fédérale à baisser les taux d’intérêt, estimant qu’il y avait déjà eu des progrès significatifs sur l’inflation depuis son retour au pouvoir en janvier.Quelques minutes plus tard, le président de l’institution monétaire a pourtant brossé un tableau plutôt sombre des nouvelles perspectives pour l’économie américaine, avec les droits de douane: potentiellement moins de croissance, plus d’inflation et plus de chômage. Sur les marchés financiers, les entreprises fuies ces derniers jours par les investisseurs sont celles dont le modèle de production est en péril en raison de leur dépendance aux importations en provenance d’Asie, comme l’industrie textile.Les nouveaux droits de douane sont en effet particulièrement punitifs pour la Chine (qui, déjà précédemment visée, verra au total les taxes sur ses produits atteindre 54%), le Cambodge (+49%), le Vietnam (+46%) ou encore le Bangladesh (+37%).Donald Trump a révélé vendredi avoir eu une “discussion très productive” sur les taxes douanières avec le plus haut dirigeant vietnamien, le secrétaire général du Parti communiste To Lam, affirmant que Hanoï était prêt à réduire à “zéro” ses taxes sur les produits américains.”Je lui ai dit attendre avec impatience une rencontre dans un futur proche”, a ajouté le président américain sur Truth Social, semblant laisser la porte ouverte aux négociations.La récente salve de tarifs douaniers américains arrive après d’autres, plus ciblées: +25% sur l’acier et l’aluminium mais aussi, depuis jeudi, +25% sur les voitures importées aux Etats-Unis.

Trump balaie la riposte douanière de Pékin et la déroute des marchés

Donald Trump a affirmé vendredi que la riposte de la Chine à ses droits de douane punitifs traduisait la “panique” de Pékin et s’est montré encore indifférent à la déroute sur les marchés financiers.”La Chine a mal joué le coup, ils ont paniqué – la seule chose qu’ils ne peuvent pas se permettre de faire”, a écrit le président américain en lettres majuscules sur sa plateforme Truth Social, avant de se rendre à son club de golf en Floride.L’exécutif américain avait prévenu les partenaires commerciaux des Etats-Unis de ne pas riposter à ses droits de douane, au risque de subir des surtaxes additionnelles sur leurs produits.Mais Pékin a annoncé vendredi imposer à son tour des droits de douane supplémentaires de 34% sur les produits américains dès le 10 avril, “en plus du taux des droits de douane actuellement applicables”.La réplique de la Chine s’est traduite vendredi par une aggravation des pertes sur les marchés financiers, déjà plombés la veille par les annonces américaines: +10% pour quasiment tous les produits à partir de samedi, puis dès la semaine prochaine +34% pour la Chine et +20% pour l’Union européenne…A Wall Street, vers 14H30 GMT, le Dow Jones reculait de 3,95%, l’indice Nasdaq de 4,84% et l’indice de référence S&P 500 perdait 4,70%.Les séances en Asie et en Europe se sont finies en débâcle: -4,26% à Paris, -4,95% à Londres, -2,75% à Tokyo. Les places chinoises étaient fermées en raison d’un jour férié.Les cours du pétrole dégringolaient encore d’environ 7%, et le cuivre suivait le même mouvement.- “Je ne changerai jamais” -Donald Trump a une nouvelle fois évacué vendredi ces secousses, qui traduisent l’inquiétude de l’économie mondiale face à la magnitude de son offensive commerciale.”Sachez que je ne changerai jamais de politique. C’est un bon moment pour devenir riche, plus riche que jamais!”, a écrit le président américain, toujours en lettres majuscules sur Truth Social.Il a aussi appelé la Réserve fédérale à baisser les taux d’intérêt, estimant qu’il y avait déjà eu des progrès significatifs sur l’inflation depuis son retour au pouvoir en janvier.Quelques minutes plus tard, le président de l’institution monétaire a pourtant brossé un tableau plutôt sombre des nouvelles perspectives pour l’économie américaine, avec les droits de douane: potentiellement moins de croissance, plus d’inflation et plus de chômage. Sur les marchés financiers, les entreprises fuies ces derniers jours par les investisseurs sont celles dont le modèle de production est en péril en raison de leur dépendance aux importations en provenance d’Asie, comme l’industrie textile.Les nouveaux droits de douane sont en effet particulièrement punitifs pour la Chine (qui, déjà précédemment visée, verra au total les taxes sur ses produits atteindre 54%), le Cambodge (+49%), le Vietnam (+46%) ou encore le Bangladesh (+37%).Donald Trump a révélé vendredi avoir eu une “discussion très productive” sur les taxes douanières avec le plus haut dirigeant vietnamien, le secrétaire général du Parti communiste To Lam, affirmant que Hanoï était prêt à réduire à “zéro” ses taxes sur les produits américains.”Je lui ai dit attendre avec impatience une rencontre dans un futur proche”, a ajouté le président américain sur Truth Social, semblant laisser la porte ouverte aux négociations.La récente salve de tarifs douaniers américains arrive après d’autres, plus ciblées: +25% sur l’acier et l’aluminium mais aussi, depuis jeudi, +25% sur les voitures importées aux Etats-Unis.

Droits de douane: les marchés mondiaux ont “les nerfs à vif”, les indices européens s’effondrent

Un vent de panique s’est emparé des marchés mondiaux vendredi après la réponse ferme de Pékin aux droits de douane américains, laissant craindre une escalade dans les tensions commerciales entre les deux premières puissances économiques du globe.Déjà ébranlées par la dernière offensive protectionniste américaine, les Bourses mondiales ont continué de plonger après les annonces de Pékin imposant en réponse des droits de douane de 34% sur toutes les importations de biens américains à partir du 10 avril.En Europe, la Bourse de Paris a dévissé de 4,26%, effaçant tous ses gains de l’année, peu après avoir perdu plus de 5%. Les Bourses de Francfort et Londres ont toutes deux chuté de 4,95% et Milan de 6,53%, leurs plus fortes chutes depuis le début de la pandémie de Covid-19 en mars 2020. La Bourse suisse a dégringolé de 5,14% et Madrid de 5,83%.Wall Street n’y échappe pas, le Dow Jones plongeant de 3,94%, l’indice Nasdaq de 4,82% et l’indice élargi S&P de 4,70% vers 16H30 GMT, après avoir déjà subi une très forte baisse la veille. “Les nerfs des investisseurs sont actuellement à vif”, écrit Andreas Lipkow, analyste indépendant sollicité par l’AFP.”L’annonce des droits de douane réciproques de cette semaine par les États-Unis représente le changement le plus radical de la politique commerciale mondiale de ces dernières décennies”, affirment les analystes de Deutsche Bank.Et “les mesures de rétorsion de la Chine annoncent le début d’une escalade” entre les deux géants économiques de la planète, souligne Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marchés à IG France. Tout “ce que le marché craint”.”Le ralentissement de l’économie devient maintenant une certitude”, note Gilles Guibout, responsable des actions européennes chez AXA IM.Les marchés d’actions par ailleurs ont mal accueilli les déclarations du président de la banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell vendredi, affirmant qu’il était “trop tôt pour dire quelle est la politique monétaire appropriée”. Une façon de dire qu’il n’entendait pas faire bouger les taux dans ce contexte.Le retour du spectre de la récessionL’onde de choc provoquée par les annonces de droits de douane américaines a ravivé les craintes d’une possible “récession aux États-Unis et à plus grande échelle”, souligne Guillaume Chaloin, directeur de la gestion actions de Delubac AM.Les cours du pétrole, très sensibles aux évolutions de la consommation mondiale, étaient touchés de plein de fouet, évoluant à leur plus bas niveau depuis quatre ans. Vers 14H30 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord chutait de 6,74% à 65,41 dollars. Son équivalent américain, le WTI, plongeait de 7,61% à 61,85 dollars le baril.”Les craintes d’une récession signifient moins d’industrie et moins de consommation de pétrole”, de quoi faire plonger valeurs industrielles et pétrolières.A Londres, Shell a dévissé de 7,47% et BP de 7,43%. A Paris, TotalEnergies a abandonné 6,24%. A Milan, Eni a perdu 4,53%. Outre Atlantique, vers 16H30 GMT, Exxon Mobil (-4,91%), Chevron (-6,03%), ConocoPhilips (-8,18%) dégringolaient.Les valeurs refuge en couvertureFace au chaos commercial, les investisseurs se ruent vers toute valeur refuge qui leur permettrait de constituer une réserve de valeur, avec en premier lieu le marché de la dette, qui garantit un rendement aux investisseurs, et est aussi l’un des grands gagnants de la guerre commerciale.Les taux d’emprunt souverains se détendent très nettement, signe de l’appétit des investisseurs.Le taux auquel les États-Unis empruntent à échéance dix ans atteignait 3,93% vers 16H30 GMT contre 4,03% à la clôture jeudi. L’équivalent allemand passait de 2,65% à 2,57%, le français de 3,37% à 3,33%. Côté devises, les valeurs refuges traditionnelles comme le yen et le franc suisse sont recherchées.Les bancaires saignentConséquence de la détente des taux d’emprunt des Etats: “les valeurs financières se font attaquer”, remarque Guillaume Chaloin.”Comme les valeurs bancaires reposent sur le prix de l’argent”, la baisse des taux d’emprunt long est “beaucoup moins favorable au business des banques et leurs marges”, poussant ainsi les titres du secteur dans le rouge, poursuit-il.Vers 16H30 GMT à Wall Street, Morgan Stanley s’effondrait de 6,81%, JP Morgan de 7,00%, Lazard de 9,18% et Bank of America de 7,94%. A Paris, BNP Paribas a perdu 6,82% et Société Générale 10,45%. A Londres, NatWest a fondu de 8,64% et Barclays de 7,70%. A la Bourse suisse, UBS a perdu 5,25%.

Droits de douane: les marchés mondiaux ont “les nerfs à vif”, les indices européens s’effondrent

Un vent de panique s’est emparé des marchés mondiaux vendredi après la réponse ferme de Pékin aux droits de douane américains, laissant craindre une escalade dans les tensions commerciales entre les deux premières puissances économiques du globe.Déjà ébranlées par la dernière offensive protectionniste américaine, les Bourses mondiales ont continué de plonger après les annonces de Pékin imposant en réponse des droits de douane de 34% sur toutes les importations de biens américains à partir du 10 avril.En Europe, la Bourse de Paris a dévissé de 4,26%, effaçant tous ses gains de l’année, peu après avoir perdu plus de 5%. Les Bourses de Francfort et Londres ont toutes deux chuté de 4,95% et Milan de 6,53%, leurs plus fortes chutes depuis le début de la pandémie de Covid-19 en mars 2020. La Bourse suisse a dégringolé de 5,14% et Madrid de 5,83%.Wall Street n’y échappe pas, le Dow Jones plongeant de 3,94%, l’indice Nasdaq de 4,82% et l’indice élargi S&P de 4,70% vers 16H30 GMT, après avoir déjà subi une très forte baisse la veille. “Les nerfs des investisseurs sont actuellement à vif”, écrit Andreas Lipkow, analyste indépendant sollicité par l’AFP.”L’annonce des droits de douane réciproques de cette semaine par les États-Unis représente le changement le plus radical de la politique commerciale mondiale de ces dernières décennies”, affirment les analystes de Deutsche Bank.Et “les mesures de rétorsion de la Chine annoncent le début d’une escalade” entre les deux géants économiques de la planète, souligne Alexandre Baradez, responsable de l’analyse marchés à IG France. Tout “ce que le marché craint”.”Le ralentissement de l’économie devient maintenant une certitude”, note Gilles Guibout, responsable des actions européennes chez AXA IM.Les marchés d’actions par ailleurs ont mal accueilli les déclarations du président de la banque centrale américaine (Fed) Jerome Powell vendredi, affirmant qu’il était “trop tôt pour dire quelle est la politique monétaire appropriée”. Une façon de dire qu’il n’entendait pas faire bouger les taux dans ce contexte.Le retour du spectre de la récessionL’onde de choc provoquée par les annonces de droits de douane américaines a ravivé les craintes d’une possible “récession aux États-Unis et à plus grande échelle”, souligne Guillaume Chaloin, directeur de la gestion actions de Delubac AM.Les cours du pétrole, très sensibles aux évolutions de la consommation mondiale, étaient touchés de plein de fouet, évoluant à leur plus bas niveau depuis quatre ans. Vers 14H30 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord chutait de 6,74% à 65,41 dollars. Son équivalent américain, le WTI, plongeait de 7,61% à 61,85 dollars le baril.”Les craintes d’une récession signifient moins d’industrie et moins de consommation de pétrole”, de quoi faire plonger valeurs industrielles et pétrolières.A Londres, Shell a dévissé de 7,47% et BP de 7,43%. A Paris, TotalEnergies a abandonné 6,24%. A Milan, Eni a perdu 4,53%. Outre Atlantique, vers 16H30 GMT, Exxon Mobil (-4,91%), Chevron (-6,03%), ConocoPhilips (-8,18%) dégringolaient.Les valeurs refuge en couvertureFace au chaos commercial, les investisseurs se ruent vers toute valeur refuge qui leur permettrait de constituer une réserve de valeur, avec en premier lieu le marché de la dette, qui garantit un rendement aux investisseurs, et est aussi l’un des grands gagnants de la guerre commerciale.Les taux d’emprunt souverains se détendent très nettement, signe de l’appétit des investisseurs.Le taux auquel les États-Unis empruntent à échéance dix ans atteignait 3,93% vers 16H30 GMT contre 4,03% à la clôture jeudi. L’équivalent allemand passait de 2,65% à 2,57%, le français de 3,37% à 3,33%. Côté devises, les valeurs refuges traditionnelles comme le yen et le franc suisse sont recherchées.Les bancaires saignentConséquence de la détente des taux d’emprunt des Etats: “les valeurs financières se font attaquer”, remarque Guillaume Chaloin.”Comme les valeurs bancaires reposent sur le prix de l’argent”, la baisse des taux d’emprunt long est “beaucoup moins favorable au business des banques et leurs marges”, poussant ainsi les titres du secteur dans le rouge, poursuit-il.Vers 16H30 GMT à Wall Street, Morgan Stanley s’effondrait de 6,81%, JP Morgan de 7,00%, Lazard de 9,18% et Bank of America de 7,94%. A Paris, BNP Paribas a perdu 6,82% et Société Générale 10,45%. A Londres, NatWest a fondu de 8,64% et Barclays de 7,70%. A la Bourse suisse, UBS a perdu 5,25%.

Haine en ligne : la justice kényane ouvre la voie à un procès de Meta à propos du conflit au Tigré

La justice kényane s’est déclarée compétente pour juger du rôle de Meta, accusé de n’avoir pas modéré suffisamment la diffusion de contenus prônant la haine et la violence durant le conflit au Tigré, ouvrant la voie à un procès.Deux Ethiopiens et une ONG locale, l’institut Katiba, accusent Facebook d’avoir “promu des contenus préjudiciables” pendant la guerre entre le gouvernement fédéral éthiopien et les rebelles de la région du Tigré, qui fit plus de 600.000 morts entre novembre 2020 et novembre 2022 selon l’Union africaine.Abrham Meareg affirme que son père, professeur d’université, a été tué à la suite de posts publiés sur Facebook en novembre 2021, où figuraient ses nom, photo et adresse, le fait qu’il faisait partie du mouvement rebelle tigréen, et qui l’accusaient d’avoir volé beaucoup d’argent, ce que sa famille nie.Fisseha Tekle, chercheur à Amnesty International, regrette avoir été la cible d’un discours de haine en raison de son travail.Alors que Meta, la maison-mère de Facebook, avait fait valoir que cette question ne pouvait être jugée qu’aux Etats-Unis, la Haute Cour de Nairobi a estimé jeudi qu’elle était compétente pour se saisir de cette affaire, notamment car les modérateurs de contenus de Facebook étaient basés au Kenya à cette époque. Elle a publié vendredi sa décision, que l’AFP a pu lire.- “Préoccupations fondamentales” -L’affaire soulève “des préoccupations fondamentales quant aux actes ou omissions qui ont pu être commis concernant le contenu publié sur la plateforme Facebook par des modérateurs de contenus basés au Kenya et qui peuvent avoir un impact sur le respect des droits de l’Homme en dehors du Kenya”, a déclaré ce tribunal.Le procès, dont la date n’a pas encore été établie, examinera dans quelle mesure les plateformes et leurs algorithmes peuvent être tenus responsables de violations des droits humains, a-t-il encore estimé : “Il s’agit de questions d’intérêt public liées à la protection des droits et libertés fondamentaux à l’ère numérique”.Meta a fait appel, selon Amnesty. Contactée par l’AFP, l’entreprise a indiqué ne pas souhaiter faire de commentaires.Abrham Meareg s’est dit “reconnaissant” de cette décision. “Il est honteux que Meta soutienne qu’il ne devrait pas être soumis à l’État de droit au Kenya”, a-t-il dénoncé. “Les vies africaines comptent.””Facebook a attisé les flammes de la haine et de la violence en Éthiopie. Moi-même, je ne peux pas rentrer chez moi à cause de l’incapacité de Meta à sécuriser sa plateforme”, a de son côté réagi Fisseha Tekle, se réjouissant que le tribunal ait pris “la bonne décision”.”La décision rendue aujourd’hui est une étape positive vers la responsabilisation des grandes entreprises technologiques”, s’est réjouie Mandi Mudarikwa, d’Amnesty International, qui soutenait les plaignants.”L’idée de considérer les pays autres que les États-Unis et l’Europe comme de simples marchés où l’on peut faire des profits en l’absence d’obligation de rendre des comptes doit être questionnée”, a-t-elle ajouté dans un communiqué.Amnesty international avait déjà dénoncé la contribution de Meta dans les violences commises contre la minorité rohingya en Birmanie.- “Immunité” -L’ONG de défense des droits humains souligne que Meta avait déjà invoqué, sans obtenir gain de cause, l’impossibilité d’être jugé au Kenya dans deux autres affaires la concernant. D’anciens modérateurs poursuivent la plateforme, également propriétaire d’Instagram, WhatsApp et Threads, et deux sous-traitants pour dénoncer leurs conditions de travail et leurs licenciements.La stratégie du PDG de Meta Mark Zuckerberg “semble être de s’acoquiner avec Donald Trump et d’espérer que cela donne à Meta une immunité dans le monde entier”, a réagi dans un communiqué l’ONG britannique Foxglove, qui se bat contre les excès des géants de la tech et soutient également les plaignants.Mais à Nairobi, s’est encore réjoui Foxglove, “les tribunaux ont réaffirmé que Meta n’est pas au-dessus de la justice africaine”.Marc Zuckerberg a annoncé en janvier la fin de son programme de fact-checking aux Etats-Unis pour, selon lui, “restaurer l’expression libre sur (ses) plateformes”. Une décision largement vue comme un moyen de contenter le président Donald Trump, très critique de la politique de modération de Meta ces dernières années.L’AFP participe dans  plus de 26 langues à un programme de vérification des faits développé par Facebook, qui rémunère plus de 80 médias à travers le monde pour utiliser leurs “fact-checks” sur sa plateforme, WhatsApp et Instagram.