AFP World

Corée du Sud: manifestations pour dénoncer la destitution de l’ex-président Yoon

Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Séoul samedi pour protester contre la destitution la veille de l’ex-président sud-coréen Yoon Suk Yeol, démis pour sa tentative ratée d’imposer la loi martiale début décembre.Les huit juges de la Cour constitutionnelle ont décidé à l’unanimité vendredi de prononcer sa déposition, au terme d’une longue procédure, déclenchant une élection présidentielle anticipée sous 60 jours.Le verdict avait alors suscité des explosions de joie devant le siège de la juridiction.Samedi, en imperméable pour se protéger de la pluie, des milliers de partisans de l’ancien président se sont au contraire rassemblés dans le centre de Séoul pour protester contre la décision en scandant: “Destitution invalide !”, “Annulez l’élection anticipée !””La décision de la Cour constitutionnelle a détruit la démocratie libre de notre pays”, a affirmé à l’AFP Yang Joo-young, une manifestante de 26 ans.M. Yoon avait sidéré la Corée du Sud dans la nuit du 3 au 4 décembre en déclarant par surprise la loi martiale et en envoyant l’armée prendre le contrôle du Parlement, dominé par l’opposition. Mais un nombre suffisant de députés était parvenu à se réunir pour rapidement contrecarrer ses plans.L’ex-dirigeant conservateur s’était justifié en évoquant des menaces de “forces communistes nord-coréennes” et sa volonté d'”éliminer les éléments hostiles à l’Etat”, avançant également, sans preuve, que de précédentes élections avaient été truquées.Quantité de ses soutiens reprennent ces éléments de langage tous les week-ends depuis le début de la crise politique en décembre. Le chef de l’opposition Lee Jae-myung, grand favori de l’élection présidentielle anticipée, est plus favorable à une politique de la main tendue avec la Corée du Nord.Dans le camp pro-Yoon, beaucoup l’accusent de conspirer avec le régime communiste de Pyongyang et estiment que la déclaration de la loi martiale était nécessaire.La Cour constitutionnelle, elle, a jugé que ce coup de force avait représenté “une grave menace pour la stabilité de la république démocratique”. M. Yoon est par ailleurs poursuivi au pénal pour insurrection -un crime passible de la peine de mort-.

Corée du Sud: manifestations pour dénoncer la destitution de l’ex-président Yoon

Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Séoul samedi pour protester contre la destitution la veille de l’ex-président sud-coréen Yoon Suk Yeol, démis pour sa tentative ratée d’imposer la loi martiale début décembre.Les huit juges de la Cour constitutionnelle ont décidé à l’unanimité vendredi de prononcer sa déposition, au terme d’une longue …

Corée du Sud: manifestations pour dénoncer la destitution de l’ex-président Yoon Read More »

Corée du Sud: manifestations pour dénoncer la destitution de l’ex-président Yoon

Des milliers de personnes sont descendues dans les rues de Séoul samedi pour protester contre la destitution la veille de l’ex-président sud-coréen Yoon Suk Yeol, démis pour sa tentative ratée d’imposer la loi martiale début décembre.Les huit juges de la Cour constitutionnelle ont décidé à l’unanimité vendredi de prononcer sa déposition, au terme d’une longue procédure, déclenchant une élection présidentielle anticipée sous 60 jours.Le verdict avait alors suscité des explosions de joie devant le siège de la juridiction.Samedi, en imperméable pour se protéger de la pluie, des milliers de partisans de l’ancien président se sont au contraire rassemblés dans le centre de Séoul pour protester contre la décision en scandant: “Destitution invalide !”, “Annulez l’élection anticipée !””La décision de la Cour constitutionnelle a détruit la démocratie libre de notre pays”, a affirmé à l’AFP Yang Joo-young, une manifestante de 26 ans.M. Yoon avait sidéré la Corée du Sud dans la nuit du 3 au 4 décembre en déclarant par surprise la loi martiale et en envoyant l’armée prendre le contrôle du Parlement, dominé par l’opposition. Mais un nombre suffisant de députés était parvenu à se réunir pour rapidement contrecarrer ses plans.L’ex-dirigeant conservateur s’était justifié en évoquant des menaces de “forces communistes nord-coréennes” et sa volonté d'”éliminer les éléments hostiles à l’Etat”, avançant également, sans preuve, que de précédentes élections avaient été truquées.Quantité de ses soutiens reprennent ces éléments de langage tous les week-ends depuis le début de la crise politique en décembre. Le chef de l’opposition Lee Jae-myung, grand favori de l’élection présidentielle anticipée, est plus favorable à une politique de la main tendue avec la Corée du Nord.Dans le camp pro-Yoon, beaucoup l’accusent de conspirer avec le régime communiste de Pyongyang et estiment que la déclaration de la loi martiale était nécessaire.La Cour constitutionnelle, elle, a jugé que ce coup de force avait représenté “une grave menace pour la stabilité de la république démocratique”. M. Yoon est par ailleurs poursuivi au pénal pour insurrection -un crime passible de la peine de mort-.

Une feuille de route pour financer le programme de Trump débattue au Sénat

Le Sénat américain vote samedi pour adopter une faramineuse résolution budgétaire, préambule à l’adoption de mesures-phares de Donald Trump, mais qui fait face à des dissensions dans le camp républicain et aux incertitudes sur l’avenir économique du pays.La chambre haute à majorité républicaine devrait adopter le texte dans la journée de samedi après une session marathon de vote toute la nuit, en raison des nombreux amendements ajoutés par les démocrates.La résolution n’est pas un budget en soi, mais une feuille de route sur les niveaux de dépenses à atteindre pour l’Etat fédéral.Une version similaire du texte devra ensuite être adoptée à la Chambre des représentants, et une fois cette étape franchie, les élus des deux chambres pourront entamer le travail de fond en commissions sur le contenu du budget lui-même.Mais le gouffre entre la résolution du Sénat et celle voulue par les responsables de la Chambre des représentants présage d’une impasse législative.Car si la première prévoit des coupes dans les dépenses publiques à hauteur de quatre milliards de dollars, la seconde approcherait plutôt les 1.500 milliards de dollars, dans le sillage du démantèlement de vastes pans de l’administration fédérale par Elon Musk et sa commission Doge.- Crédits d’impôt -Depuis son retour à la Maison Blanche fin janvier, Donald Trump a signé une kyrielle de décrets exécutifs. Mais pour concrétiser certains points de son programme, il devra passer par le Congrès.En haut de la liste de ses priorités: les vastes crédits d’impôts adoptés lors de son premier mandat, qui expirent à la fin de l’année et qu’il souhaite rendre permanents.”Echouer à prolonger cet allégement fiscal entraînerait une hausse de 2.600 milliards de dollars d’impôts sur ceux qui gagnent moins de 400.000 dollars par an”, a prévenu jeudi le chef de la majorité républicaine au Sénat, John Thune.Selon des analystes indépendants, cette pérennisation entraînerait cependant un surcoût pour les finances publiques de plus de 4.000 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années.Le Cato Institute, de tendance libertarienne, a qualifié la résolution dans son ensemble de “naufrage fiscal”.A cet onéreux volet de dépenses du budget, vient s’ajouter une incertitude sur le volet recettes: les droits de douane annoncés mercredi par Donald Trump sur le reste du monde ont plongé les places boursières dans le rouge et alimenté les craintes de récession pour la première économie mondiale.- “Poison” -De leur côté, les démocrates s’opposent en bloc au texte, qui selon eux prépare le terrain à d’importantes coupes dans des programmes publics comme Medicaid, l’assurance santé pour les Américains aux revenus modestes.”Le texte républicain aujourd’hui devant le Sénat est un poison”, a lancé depuis l’hémicycle vendredi le chef de la minorité démocrate, Chuck Schumer.L’opposition dénonce aussi la guerre commerciale entamée par le président.”Pendant que l’économie s’enflamme à cause des droits de douane irresponsables de Donald Trump, le texte que les républicains s’efforcent d’adopter est en substance un renflouement pour eux et les grandes entreprises”, a accusé le sénateur démocrate Ron Wyden lors d’une conférence de presse jeudi.L’impasse législative qui s’annonce pourrait cependant durer de nombreuses semaines, voire de nombreux mois, et retarder considérablement la mise en place du programme de Donald Trump. Et ce alors que la campagne pour les élections de mi-mandat pointe déjà le bout de son nez.

Une feuille de route pour financer le programme de Trump débattue au Sénat

Le Sénat américain vote samedi pour adopter une faramineuse résolution budgétaire, préambule à l’adoption de mesures-phares de Donald Trump, mais qui fait face à des dissensions dans le camp républicain et aux incertitudes sur l’avenir économique du pays.La chambre haute à majorité républicaine devrait adopter le texte dans la journée de samedi après une session marathon de vote toute la nuit, en raison des nombreux amendements ajoutés par les démocrates.La résolution n’est pas un budget en soi, mais une feuille de route sur les niveaux de dépenses à atteindre pour l’Etat fédéral.Une version similaire du texte devra ensuite être adoptée à la Chambre des représentants, et une fois cette étape franchie, les élus des deux chambres pourront entamer le travail de fond en commissions sur le contenu du budget lui-même.Mais le gouffre entre la résolution du Sénat et celle voulue par les responsables de la Chambre des représentants présage d’une impasse législative.Car si la première prévoit des coupes dans les dépenses publiques à hauteur de quatre milliards de dollars, la seconde approcherait plutôt les 1.500 milliards de dollars, dans le sillage du démantèlement de vastes pans de l’administration fédérale par Elon Musk et sa commission Doge.- Crédits d’impôt -Depuis son retour à la Maison Blanche fin janvier, Donald Trump a signé une kyrielle de décrets exécutifs. Mais pour concrétiser certains points de son programme, il devra passer par le Congrès.En haut de la liste de ses priorités: les vastes crédits d’impôts adoptés lors de son premier mandat, qui expirent à la fin de l’année et qu’il souhaite rendre permanents.”Echouer à prolonger cet allégement fiscal entraînerait une hausse de 2.600 milliards de dollars d’impôts sur ceux qui gagnent moins de 400.000 dollars par an”, a prévenu jeudi le chef de la majorité républicaine au Sénat, John Thune.Selon des analystes indépendants, cette pérennisation entraînerait cependant un surcoût pour les finances publiques de plus de 4.000 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années.Le Cato Institute, de tendance libertarienne, a qualifié la résolution dans son ensemble de “naufrage fiscal”.A cet onéreux volet de dépenses du budget, vient s’ajouter une incertitude sur le volet recettes: les droits de douane annoncés mercredi par Donald Trump sur le reste du monde ont plongé les places boursières dans le rouge et alimenté les craintes de récession pour la première économie mondiale.- “Poison” -De leur côté, les démocrates s’opposent en bloc au texte, qui selon eux prépare le terrain à d’importantes coupes dans des programmes publics comme Medicaid, l’assurance santé pour les Américains aux revenus modestes.”Le texte républicain aujourd’hui devant le Sénat est un poison”, a lancé depuis l’hémicycle vendredi le chef de la minorité démocrate, Chuck Schumer.L’opposition dénonce aussi la guerre commerciale entamée par le président.”Pendant que l’économie s’enflamme à cause des droits de douane irresponsables de Donald Trump, le texte que les républicains s’efforcent d’adopter est en substance un renflouement pour eux et les grandes entreprises”, a accusé le sénateur démocrate Ron Wyden lors d’une conférence de presse jeudi.L’impasse législative qui s’annonce pourrait cependant durer de nombreuses semaines, voire de nombreux mois, et retarder considérablement la mise en place du programme de Donald Trump. Et ce alors que la campagne pour les élections de mi-mandat pointe déjà le bout de son nez.

F1: malgré son “incroyable” pole, Verstappen aura du mal à tenir tête aux McLaren dimanche

Auteur d’une pole position aussi “incroyable” qu'”inattendue” samedi au Japon, Max Verstappen (Red Bull) aura fort à faire pour tenir tête aux McLaren dimanche lors du Grand Prix.Au terme d’un dernier tour parfait, le Néerlandais a devancé d’un cheveu le Britannique Lando Norris et l’Australien Oscar Piastri, vainqueurs des deux premiers GP de la saison, et arraché la première place sur la grille.”On a fait de notre mieux pour trouver les meilleurs réglages au fil du week-end. Le dernier tour en qualifications a été vraiment incroyable ! On fera tout notre possible demain (dimanche) pour conserver la tête”, a expliqué le pilote Red Bull.Verstappen a décroché la 41e pole de sa carrière, la première depuis celle obtenue en Autriche fin juin. Il met ainsi fin à une série de 15 échecs consécutifs en qualifications, sa plus longue disette depuis 2020.”Je ne sais pas si cette pole position est la plus belle de ma carrière mais elle est tellement inattendue que ça la rend vraiment spéciale. J’étais surmotivé, j’ai tout donné et j’ai pris beaucoup de plaisir durant ce dernier tour”, a-t-il savouré en conférence de presse.Mais si le Néerlandais a gagné une bataille sur le mythique circuit de Suzuka, il est très loin d’avoir la guerre face aux monoplaces de couleur papaye.- McLaren en confiance -Dominateurs depuis le début du week-end, les pilotes McLaren avaient malgré tout le sourire samedi après avoir laissé la pole position leur filer entre les doigts, pour respectivement 12 et 44 millièmes de seconde.”Je suis satisfait car je pense avoir tiré le maximum de la voiture aujourd’hui (samedi). Les écarts sont vraiment infimes. Bravo à Max, il a fait un super boulot et réalisé un tour incroyable”, a reconnu Norris.Cette confiance est assez simple à expliquer: Norris et Piastri savent qu’ils disposent de la meilleure voiture et qu’ils restent donc les grands favoris pour le Grand Prix. Leur rythme en course est bien supérieur à celui de leurs concurrents directs, Red Bull, Ferrari et Mercedes.”Nous avons une très bonne voiture donc je suis confiant pour la course”, a ainsi assuré Piastri.”Nous sommes contents, La deuxième et la troisième places restent de bonnes positions de départ. On essaiera d’exploiter au maximum la performance de la voiture qui a toujours été très solide en course cette saison”, a souligné Andrea Stella, le directeur de l’écurie.La Ferrari du Monégasque Charles Leclerc et surtout les Mercedes du Britannique George Russell et de l’Italien Andrea Kimi Antonelli, surprenantes depuis le début d’année, tenteront également de se mêler à la lutte pour le podium. Tout quadruple champion en titre qu’il est, Verstappen aura du pain sur la planche, d’autant qu’il ne pourra pas compter sur l’aide de son nouveau coéquipier.- Le flop Tsunoda -Après des débuts prometteurs au volant de la Red Bull lors des essais libres, le Japonais Yuki Tsunoda, qui a remplacé le Néo-Zélandais Liam Lawson, évincé après seulement deux courses, a en effet raté ses qualifications. Devant son enthousiaste public, le Nippon ne partira dimanche qu’en 14e position… juste derrière Lawson, de retour chez Racing Bulls.Le coéquipier du Néo-Zélandais, le rookie français Isack Hadjar, a décroché la septième place, juste devant son idole, le septuple champion du monde britannique Lewis Hamilton (Ferrari).Le Français Pierre Gasly (Alpine) a échoué aux portes de la Q3 pour seulement 39 millièmes (11e). Il reste toutefois bien placé pour offrir ses premiers points à son écurie, la seule qui n’a pas encore ouvert son compteur.Le troisième Français, Esteban Ocon (Haas) s’élancera seulement en 18e position, deux semaines après son inattendue cinquième place en Chine.Les qualifications ont encore été marquées par un incendie qui a provoqué une interruption de la Q2. Les deuxième et troisième séances d’essais libres avaient été interrompues chacune à deux reprises en raison de parcelles de pelouse enflammées en bord de piste.La pluie prévue dimanche matin devrait toutefois permettre d’éviter que cet incident se reproduise durant la course, dont le départ est programmé à 14h00 locales (07h00 à Paris).

Le Premier ministre indien Modi conclut des accords de défense et sur l’énergie avec le Sri Lanka

Le Premier ministre indien Narendra Modi a signé des accords de défense et sur l’énergie avec le Sri Lanka samedi, lors d’une visite sur l’île où la Chine étend son influence.M. Modi est le premier dirigeant étranger à se rendre au Sri Lanka depuis l’arrivée au pouvoir d’Anura Kumara Dissanayake, qui est lui le premier …

Le Premier ministre indien Modi conclut des accords de défense et sur l’énergie avec le Sri Lanka Read More »

Le Premier ministre indien Modi conclut des accords de défense et sur l’énergie avec le Sri Lanka

Le Premier ministre indien Narendra Modi a signé des accords de défense et sur l’énergie avec le Sri Lanka samedi, lors d’une visite sur l’île où la Chine étend son influence.M. Modi est le premier dirigeant étranger à se rendre au Sri Lanka depuis l’arrivée au pouvoir d’Anura Kumara Dissanayake, qui est lui le premier président de gauche du petit état insulaire.Les deux hommes ont conclu un accord de coopération en matière de défense sur cinq ans. Celui-ci doit permettre à des militaires srilankais de s’entraîner en Inde, en plus de prévoir des partages de renseignements et de technologies.”Nous croyons que nos intérêts sécuritaires sont alignés”, a réagi M. Modi depuis le bureau de M. Dissanayake à Colombo, au cours d’une cérémonie télévisée.”J’ai répété notre position au Premier ministre Modi, selon laquelle nous ne laisserons pas le territoire du Sri Lanka être utilisé par quiconque pour saper la sécurité de l’Inde”, a affirmé le président Dissanayake.New Delhi s’oppose notamment à ce que des navires de recherche chinois mouillent dans des ports du Sri Lanka, les accusant de se livrer à des activités d’espionnage militaire. Pékin a toujours démenti.L’Inde considère que le Sri Lanka tombe dans sa sphère d’influence géopolitique alors que la Chine, principal bailleur de fonds de l’île, y renforce sa présence.Pékin détenait plus de la moitié des 14 milliards de dollars (13 mds d’euros) de la dette publique bilatérale du Sri Lanka lorsque ce dernier a fait défaut en 2022, en pleine débâcle financière.Incapable de rembourser un prêt consenti par Pékin pour sa construction, le Sri Lanka a par ailleurs cédé en 2017 à la Chine son port de Hambantota (sud) pour 1,12 milliard de dollars (1 milliard d’euros), dans le cadre d’un bail de 99 ans.Samedi, MM. Modi et Dissanayake ont également lancé la construction d’une centrale solaire d’une capacité de 120 mégawatts.Le projet, à naître dans le district de Trinquemalay (nord-est), était à l’arrêt depuis plusieurs années, avant de redémarrer grâce à l’aide de New Delhi.Mais Pékin est lui aussi présent dans le secteur de l’énergie srilankais: Colombo a conclu en janvier un accord avec une entreprise publique chinoise qui investira 3,7 milliards de dollars dans une raffinerie de pétrole dans le sud de l’île, ce qui s’annonce comme l’investissement étranger le plus important de l’histoire du Sri Lanka.

Le Premier ministre indien Modi conclut des accords de défense et sur l’énergie avec le Sri Lanka

Le Premier ministre indien Narendra Modi a signé des accords de défense et sur l’énergie avec le Sri Lanka samedi, lors d’une visite sur l’île où la Chine étend son influence.M. Modi est le premier dirigeant étranger à se rendre au Sri Lanka depuis l’arrivée au pouvoir d’Anura Kumara Dissanayake, qui est lui le premier président de gauche du petit état insulaire.Les deux hommes ont conclu un accord de coopération en matière de défense sur cinq ans. Celui-ci doit permettre à des militaires srilankais de s’entraîner en Inde, en plus de prévoir des partages de renseignements et de technologies.”Nous croyons que nos intérêts sécuritaires sont alignés”, a réagi M. Modi depuis le bureau de M. Dissanayake à Colombo, au cours d’une cérémonie télévisée.”J’ai répété notre position au Premier ministre Modi, selon laquelle nous ne laisserons pas le territoire du Sri Lanka être utilisé par quiconque pour saper la sécurité de l’Inde”, a affirmé le président Dissanayake.New Delhi s’oppose notamment à ce que des navires de recherche chinois mouillent dans des ports du Sri Lanka, les accusant de se livrer à des activités d’espionnage militaire. Pékin a toujours démenti.L’Inde considère que le Sri Lanka tombe dans sa sphère d’influence géopolitique alors que la Chine, principal bailleur de fonds de l’île, y renforce sa présence.Pékin détenait plus de la moitié des 14 milliards de dollars (13 mds d’euros) de la dette publique bilatérale du Sri Lanka lorsque ce dernier a fait défaut en 2022, en pleine débâcle financière.Incapable de rembourser un prêt consenti par Pékin pour sa construction, le Sri Lanka a par ailleurs cédé en 2017 à la Chine son port de Hambantota (sud) pour 1,12 milliard de dollars (1 milliard d’euros), dans le cadre d’un bail de 99 ans.Samedi, MM. Modi et Dissanayake ont également lancé la construction d’une centrale solaire d’une capacité de 120 mégawatts.Le projet, à naître dans le district de Trinquemalay (nord-est), était à l’arrêt depuis plusieurs années, avant de redémarrer grâce à l’aide de New Delhi.Mais Pékin est lui aussi présent dans le secteur de l’énergie srilankais: Colombo a conclu en janvier un accord avec une entreprise publique chinoise qui investira 3,7 milliards de dollars dans une raffinerie de pétrole dans le sud de l’île, ce qui s’annonce comme l’investissement étranger le plus important de l’histoire du Sri Lanka.

L’Ukraine endeuillée par une frappe russe, au moins 18 morts dont 9 enfants

L’Ukraine était endeuillée samedi par la mort de 18 personnes dont neuf enfants après la frappe la veille d’un missile russe à Kryvyï Rig, la ville natale de son président Volodymyr Zelensky, située dans le centre du pays.Le bombardement, l’un des plus meurtriers de ces dernières semaines, a touché vendredi un quartier d’habitation de cette cité industrielle, à proximité d’une aire de jeux pour enfants. “18, c’est le nombre de personnes tuées par les Russes quand ils ont lancé un missile sur Kryvyï Rig. Parmi eux, il y avait neuf enfants”, a déploré samedi Serguiï Lyssak, le chef de l’administration de la région de Dnipropetrovsk, après la fin des opérations de secours d’urgence.Des photos diffusées par les secours ukrainiens montrent plusieurs cadavres, dont l’un est étendu devant des balançoires. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux, qui n’ont pu être vérifiées, montrent des corps gisant dans la rue et une colonne de fumée s’élevant dans le ciel.  Sur d’autres images, on aperçoit une voiture en flamme tandis que des personnes poussent des cris.”C’est le genre de souffrance que vous ne souhaiteriez pas à votre pire ennemi”, a affirmé M. Lysak, précisant que la frappe avait fait 61 blessés dont 12 enfants, dans un message sur Telegram.Dans une attaque russe de drones menée séparément, une femme de 56 ans a été tuée et sept personnes blessées, a-t-il ajouté. Les pompiers ont éteint plusieurs incendies et cinq bâtiments ont été endommagés par le bombardement, a indiqué sur Telegram Igor Klymenko, le ministre de l’Intérieur. – “Le monde entier le voit” -Le ministère russe de la Défense a de son côté assuré avoir “effectué une frappe de précision avec un missile hautement explosif sur un restaurant” de la ville “où se réunissaient des commandants de formations et des instructeurs occidentaux”.Les systèmes de défense antiaérienne russe ont intercepté et détruit au cours de la nuit 49 drones lancés dans la nuit par l’Ukraine, a aussi annoncé le ministère.La Russie “tente de couvrir son crime cynique” et “propage encore une fois une fausse information”, a réagi le commandement de l’armée ukrainienne, accusant Moscou de “crimes de guerre”.L’armée de l’air ukrainienne a elle affirmé samedi que la Russie avait lancé 92 drones dans la nuit, la majorité ayant été abattus ou s’étant écrasés sans faire de dégâts.Le président Volodymyr Zelensky a dénoncé vendredi un acte démontrant que Moscou “ne veut pas de cessez-le-feu”, alors que des échanges diplomatiques se poursuivent depuis février pour trouver une issue au conflit. “Il y a une seule raison pour laquelle tout cela continue. La Russie ne veut pas d’un cessez-le-feu et nous le voyons. Le monde entier le voit”, a-t-il fustigé.”Chaque attaque de missile et de drone prouve que la Russie ne veut que la guerre. Et seuls une pression internationale sur la Russie et tous les efforts possibles pour renforcer l’Ukraine, notre défense antiaérienne et nos forces armées, permettront de déterminer quand la guerre se terminera”, a poursuivi M. Zelensky sur Telegram.Dans son allocution quotidienne, il a ensuite précisé que, selon des “résultats préliminaires”, il s’agissait d’un tir de missile balistique.”Le missile a touché une zone près de bâtiments résidentiels, un terrain de jeu, des rues ordinaires. Ceux qui peuvent faire ce genre de choses ne sont pas humains et sont des salauds”, a martelé le président ukrainien.Située à environ 80 kilomètres de la ligne de front, Kryvyï Rig est régulièrement la cible d’attaques aériennes depuis le déclenchement de l’invasion russe en février 2022. Environ 600.000 personnes y habitaient avant la guerre.Mercredi, quatre personnes y ont été tuées et 14 autres blessées également par un tir de missile russe. Début mars, une frappe similaire avait touché un hôtel de cette ville, causant la mort de deux personnes et en blessant sept autres.Andriï Kovalenko, un responsable ukrainien chargé de lutter contre la désinformation, a décrit le missile russe utilisé vendredi comme un “Iskander”. L’Iskander est un système de missile balistique russe qui peut avoir une portée allant jusqu’à 500 kilomètres.”C’est une frappe délibérée visant à tuer un grand nombre de personnes”, a-t-il affirmé.