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Sur les points de deal à Marseille, des ados traités comme des “esclaves modernes”

“Bonjour, on est séquestré pour le réseau. SVP appelle la police”. C’est l’angoissant message que des clients d’un point de deal de Marseille ont découvert griffonné dans le pochon de drogue qu’ils venaient d’acheter.”On a souvent des mineurs violentés très gravement, séquestrés, mis à l’amende, qui n’arrivent plus à sortir des réseaux” mais “c’est l’omerta, on ne dénonce pas”, explique à l’AFP le procureur de Marseille, Nicolas Bessone, qui n’hésite pas désormais à parler de traite d’êtres humains.Les autorités ne savent pas quoi faire pour endiguer ce phénomène apparu peu avant le Covid. Des centaines d’adolescents, souvent en rupture familiale, “jobbent” à Marseille, recrutés sur les réseaux sociaux. Certains viennent d’ailleurs et les autorités ont même parlé de “narcotourisme”. “On fait croire que c’est le job de rêve mais 100 euros pour guetter de 10H à minuit, au taux horaire, c’est de l’exploitation”, remarque une actrice associative qui souhaite rester anonyme tant la peur règne depuis l’assassinat mi-novembre de Mehdi Kessaci, tué sans doute pour faire taire son frère Amine, militant anti-drogue.Pour Hakim*, descendu de région parisienne fin 2020, les choses ont vite mal tourné. C’est l’un des rares cas qui a donné lieu à des poursuites, car les victimes ne portent presque jamais plainte.Quelques jours à peine après son arrivée, il se jette sur des policiers en patrouille cité de la Busserine, les suppliant de le sortir de là. Cet adolescent alors âgé de 15 ans est certes venu de son plein gré dans la deuxième ville de France mais très vite on lui prend son téléphone, on l’oblige à dormir chez une logeuse “énormément radine”: un bol d’eau pour se laver et un cookie à partager avec un partenaire d’infortune, raconte-t-il aux enquêteurs.Il fait le guetteur et doit crier “ara” à l’arrivée de la police. On lui reproche d’avoir raté une alerte, c’est le début d’un déferlement de violences. Et le gérant du point de deal, à peine plus âgé, un surnommé Loose D dont il ne connaissait pas le vrai nom, une garantie en cas d’interpellation, lui lance sous la menace d’un couteau: “Qu’est-ce que tu serais prêt à faire pour rester en vie ? Est-ce que tu serais prêt à me sucer ?”. Il est violé, on lui fait croire qu’il est filmé pour qu’il se taise.- des “mouchoirs jetables” -Début février une affaire similaire sera jugée aux assises des Bouches-du-Rhône. Les faits se passent cette fois dans la cité de Frais-Vallon en 2022: deux minots à qui on invente “un trou” dans la caisse de 500 euros.Dans les pochons de drogue qu’ils remettent aux clients, ils glissent des petits papiers: “bonjour, on est séquestré pour le réseau. SVP appelle la police il nous oblige a vendre gratuit depuis 1 mois et nous tabasse avec des bare. SVP appelle la police on a besoin d’aide (on a 15 ans)” (sic).Ils finiront par sauter du 2e étage de l’appartement où ils étaient retenus et les pompiers les récupéreront grâce à l’appel d’un passant.Cette brutalité commence désormais à déborder sur des fratries: “si d’aventure, le frère ne rembourse pas ou ne jobbe pas assez, le petit frère ou la petite soeur est mis à contribution, elle est violée pour rembourser”, témoigne un directeur d’un établissement accueillant des mineurs délinquants. Il confirme: ils ne portent jamais plainte par peur des représailles et parce qu’on ne “balance” pas.Les dossiers se ressemblent et face à ce phénomène, où les tortionnaires ont parfois eux-mêmes subi des sévices, la justice est en train d’opérer un changement d’approche significatif.”Quand nous sommes arrivés en 2023, c’était en pleine guerre de gangs entre les clans Yoda et DZ Mafia. Et nous avons fait immédiatement le constat qu’on avait énormément de mineurs décédés, gravement blessés. C’était eux qui étaient au front, ils étaient complètement interchangeables, des mouchoirs jetables. Ils arrivaient volontairement en disant +je vais rentrer dans un réseau+, et puis, très vite, ils déchantaient, puisqu’ils étaient vraiment traités comme des esclaves”, explique Isabelle Fort, qui pilote le pôle criminalité organisée au parquet de Marseille.C’est une juge pour enfants aujourd’hui à la retraite, Laurence Bellon, qui a commencé à parler de traite d’êtres humains. “Ces adolescents sont coincés dans un processus de répétition que l’on aborde aujourd’hui uniquement sous l’angle de la récidive alors qu’il s’agit aussi d’emprise et de soumission à des réseaux très violents”, expliquait-t-elle à l’AFP en 2023.Habituellement, la traite d’êtres humains est réservée aux dossiers de proxénétisme ou de mendicité forcée. Parler de criminalité forcée est totalement inédit en France et cette approche bouscule, divise, mais finit par cheminer.L’Unicef a poussé un cri d’alerte en juillet, soulignant qu’il est “en contradiction avec le droit international que les enfants victimes d’exploitation criminelle fassent encore l’objet de poursuites et de sanctions pénales en France au lieu d’être considérés et pris en charge comme des victimes”.En Belgique ou au Royaume-Uni des lois récentes établissent “que les victimes de la traite ne doivent pas être punies pour des infractions commises sous contrainte”, souligne l’organisme onusien.- D’abord auteur ou victime ? -La France commence à avancer sur ce sujet. En janvier, le ministre de la Justice Gérald Darmanin préconisait lui-même dans une circulaire d'”envisager le traitement des procédures sous l’angle de la répression de la traite des êtres humains”.Le parquet de Marseille a donc ouvert une dizaine d’enquêtes comportant un volet traite d’êtres humains sur des réseaux de trafiquants, annonce-t-il à l’AFP. “Il y a un travail de changement de paradigme pour tout le monde, mais sans tomber dans l’excès inverse de déresponsabiliser complètement les jeunes qui viendraient au soleil de Marseille parce qu’on paye mieux qu’ailleurs”, insiste Céline Raignault, procureure-adjointe, en charge de la division Mineurs-Famille.La traite d’êtres humains obéit à des critères précis : la notion de déplacement, de recrutement aux fins d’exploitation, les menaces, violences, l’abus de vulnérabilité et éventuellement le recrutement par voies de télécommunication, énumère-t-elle.Du côté des policiers, il y a une certaine réticence et une difficulté à faire parler ces petites mains du trafic. “Il faut dans la traite d’être humains qu’on ait à faire à des victimes à 100%”, estime Sébastien Lautard, numéro deux de la police marseillaise.”Actuellement, c’est bien beau, c’est des belles idées, mais on n’est pas prêts”, ajoute le commissaire, pour qui “il y a un flou artistique dans le traitement de ces jeunes-là”, notamment le manque d'”un parcours pour sortir du trafic”.”Il n’y a aucun retour possible, à part de les extraire et de prendre soin d’eux”, insiste le directeur d’établissement déjà cité: “il faudrait les mettre à la campagne et les reconsidérer comme des enfants”, faire des choses simples avec eux, des jeux de société, la cuisine pour les sortir d’un mode de fonctionnement qui repose sur la violence où “agresseur, agressé tout se mélange”.Me Frédéric Asdighikian, spécialiste du droit des enfants, se souvient d’un client, un mineur en fuite. Il est revenu brûlé au chalumeau sur le flanc, sa blessure était à vif, pas soignée. “Ils ont l’habitude de cette douleur, on l’avait torturé dans une cave trois jours”.”c’est vraiment de l’esclavage moderne”, estime l’avocat pour qui “il faut qu’on essaie de réfléchir autrement parce que c’est une histoire sans fin”.* prénom modifié

Pour les sommelières, un verre à moitié plein

La sommellerie a longtemps été un bastion masculin mais les femmes prennent désormais largement leur place et s’imposent avec éclat jusque dans les concours et les établissements prestigieux, malgré les obstacles qui subsistent dans le milieu.Aujourd’hui figure de la sommellerie internationale, Pascaline Lepeltier se souvient de ses débuts: des clients masculins “d’un certain âge ne me faisaient pas confiance” ou “demandaient à voir le sommelier”, raconte à l’AFP cette quadragénaire installée à New York depuis 2009.Même ressenti pour Paz Levinson, sommelière argentine. “Quand je suis arrivée en France, il y avait des clients qui avaient tendance à préférer un homme sommelier… et Français”, se souvient-elle. Vingt ans plus tard, le paysage a changé. “Les choses ont évolué en termes de mixité. Ce n’est pas la parité, mais on s’en approche”, assure Mme Lepeltier.Le sommelier est une figure incontournable des grandes tables gastronomiques. Il est l’expert du vin et des boissons, chargé d’en imaginer la carte, de gérer la cave et d’accompagner les clients dans leurs accords mets-vins.Si les années 1970-1980 ont vu émerger quelques pionnières, comme les Françaises Danièle Carré-Chantal ou Maryse Allarousse, le véritable tournant s’est opéré “il y a une vingtaine d’années”, estime Fabrice Sommier, président de l’Union de la sommellerie française (UDSF). Au point qu’aujourd’hui, les femmes représentent près de la moitié des effectifs en formation.”Ça reste un métier masculin. Quand on voit les chefs sommeliers dans les restaurants, il y a plus d’hommes que de femmes”, nuance toutefois Paz Levinson, mais “depuis 15 ans que je suis en France, j’ai vu des changements.”Son parcours en témoigne: deux fois sacrée meilleure sommelière d’Argentine (2010, 2014), puis meilleure sommelière des Amériques en 2015, la quadragénaire dirige depuis 2018 la sommellerie des restaurants d’Anne-Sophie Pic.La même année, Pascaline Lepeltier a signé un doublé historique en devenant à la fois Meilleur Sommelier de France et Meilleur Ouvrier de France, avant d’être sacrée vice-meilleure sommelière d’Europe en 2024.- Accords sans alcool -Pour Marion Cirino, récemment élue meilleure sommelière de l’année par le Gault et Millau, la question du genre ne s’est en revanche jamais posée. “Il suffit juste de bien faire son métier, sincèrement, pour que tout le monde vous respecte”, estime la sexagénaire, sommelière du triplement étoilé L’Ambroisie à Paris. Après avoir constitué pendant près de vingt ans la cave du deux étoiles L’Hostellerie Jérôme, près de Monaco, elle observe même que le client “est peut-être plus apaisé avec une femme qu’avec un homme”.”Je me suis toujours comportée comme si être homme ou femme n’avait pas d’intérêt. C’est la passion qui nous réunit”, abonde Agnese Morandi, sommelière du restaurant deux étoiles Table à Paris. L’Italienne de 28 ans s’est notamment formée auprès de Paz Levinson, qui lui a “ouvert l’esprit” sur les accords sans alcool. Une démarche qui l’inspire encore aujourd’hui, notamment à travers la carte des thés qu’elle propose chez Table.- Objectif monde -Les femmes sommelières “partent plus dans des régions ou des produits plus confidentiels” et proposent des accords “un peu plus doux”, selon Alexandre Lesieur, enseignant à l’École de Paris des Métiers de la Table (EPMT).”Je ne dirais pas qu’on a une approche différente”, nuance Pauline Monclus, l’une de ses apprenties. “Chacun a vraiment sa personnalité (…), homme comme femme”, assure la jeune femme de 25 ans. Si la féminisation progresse, la parité reste absente des podiums. Pascaline Lepeltier demeure la seule femme sacrée meilleur sommelier de France, et au concours du meilleur sommelier du monde dans lequel moins de 10 % des candidats sont des femmes. Certaines ont brillé – la Canadienne Véronique Rivest (2e en 2013), la Danoise Nina Jensen (2e en 2019 et 2023) ou encore la Française Julie Dupouy (3e en 2016) – mais aucune n’a encore remporté le titre.”Il nous reste la place à prendre des meilleures sommeliers du monde. On garde beaucoup d’espoir ”, assure Paz LevinsonArrivée 4e en 2023, Pascaline Lepeltier représentera de nouveau la France en 2026 à Lisbonne. 

Les hostilités entre la Thaïlande et le Cambodge continuent, malgré la médiation de Trump

La Thaïlande a annoncé samedi la poursuite de ses opérations militaires contre le Cambodge, en dépit d’assurances du président américain Donald Trump selon qui les deux pays voisins d’Asie du Sud-Est avaient accepté un cessez-le-feu.”La Thaïlande continuera à mener des actions militaires jusqu’à ce que nous estimions que notre territoire et notre peuple ne sont plus menacés”, a déclaré le Premier ministre Anutin Charnvirakul sur Facebook.”Nos actions de ce matin en ont déjà dit long”, a-t-il ajouté, les autorités militaires thaïlandaises confirmant des “ripostes” sur des cibles cambodgiennes à 05H50 (22H50 GMT vendredi). Selon un porte-parole militaire, l’aviation thaïlandaise a “détruit avec succès” deux ponts au Cambodge utilisés selon lui pour acheminer des armes vers le champ de bataille.Les avions thaïlandais “utilisent des armes de haute précision pour prévenir les dommages aux civils innocents”, a assuré le porte-parole de l’armée de l’air Chakkrit Thammavichai.De son côté, le ministère cambodgien de la Défense a affirmé sur X que “les forces armées thaïlandaises avaient utilisé deux avions de combat F-16 pour larguer sept bombes” sur plusieurs cibles. Selon le ministre de l’Information, Neth Pheaktra, la Thaïlande “a élargi ses attaques pour inclure des infrastructures civiles et des civils cambodgiens”.Après un premier épisode de violences en juillet, des affrontements cette semaine entre les deux pays membres de l’Asean (Association des Nations d’Asie du Sud-Est) ont fait au moins 20 morts et forcé des centaines de milliers de personnes à fuir de part et d’autre de la frontière, longue d’environ 800 km. Les deux pays s’accusent mutuellement d’avoir déclenché cette crise.L’annonce de la poursuite des hostilités intervient quelques heures après que Donald Trump a assuré que Bangkok et Phnom Penh, qui se disputent des morceaux de territoire depuis des décennies, avaient accepté de faire taire les armes.”J’ai eu une excellente conversation ce matin avec le Premier ministre de Thaïlande, Anutin Charnvirakul, et le Premier ministre du Cambodge, Hun Manet, au sujet de la très regrettable résurgence de leur guerre qui dure depuis longtemps. Ils ont accepté de CESSER tout tir dès ce soir et de revenir à l’accord de paix initial conclu avec moi, et avec eux, avec l’aide du grand Premier ministre de Malaisie, Anwar Ibrahim”, a écrit vendredi soir le président américain sur son réseau Truth Social.”Les deux pays sont prêts pour la PAIX et la poursuite des échanges commerciaux avec les Etats-Unis d’Amérique”, a ajouté M. Trump.Plus tôt, le Premier ministre thaïlandais avait affirmé, après son entretien téléphonique avec Trump, qu’il fallait “annoncer au monde entier que le Cambodge va respecter le cessez-le-feu”.- “Moyens pacifiques” -“C’est celui qui a violé l’accord qui doit régler la situation, et non celui qui l’a subi”, avait ajouté M. Anutin, qui a dissous vendredi le Parlement thaïlandais, ouvrant la voie à des élections début 2026.”Le Cambodge a toujours adhéré à des moyens pacifiques pour résoudre les différends”, a déclaré pour sa part samedi son homologue cambodgien Hun Manet dans un message publié sur Facebook.Il a ajouté qu’il avait suggéré aux Etats-Unis et à la Malaisie d’utiliser leurs capacités de renseignement “pour vérifier quelle partie a ouvert le feu en premier” le 7 décembre.En juillet, un premier épisode de violences avait fait 43 morts en cinq jours et poussé quelque 300.000 personnes à évacuer, avant un cessez-le-feu sous l’égide des Etats-Unis, de la Chine et de la Malaisie, qui exerce la présidence tournante de l’Asean.La Thaïlande et le Cambodge se disputent sur la souveraineté de bouts de territoires, où se dressent des temples de l’Empire khmer, le long de leur frontière tracée au début du XXe siècle durant la période coloniale française.Ils avaient cosigné le 26 octobre un accord de cessez-le-feu, sous l’égide de Donald Trump. Mais Bangkok l’a suspendu quelques semaines plus tard après l’explosion d’une mine terrestre ayant blessé plusieurs de ses soldats.burs-sjc/roc/chl

Ukraine: Trump envoie son émissaire Witkoff rencontrer Zelensky et les Européens

Donald Trump envoie son émissaire Steve Witkoff à Berlin ce week-end pour rencontrer Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens, au moment où les Etats-Unis poussent l’Ukraine à des concessions majeures pour mettre fin à la guerre avec la Russie.Le président américain a clairement affiché son impatience concernant l’avancée des discussions autour de son plan qui vise à régler le conflit déclenché par l’invasion russe à grande échelle de février 2022 et ayant fait des centaines de milliers de morts et de blessés. Alors que Kiev et les alliés cherchent à amender ce document jugé initialement très favorable à Moscou, un haut responsable de la Maison Blanche a confirmé vendredi soir à l’AFP le déplacement de M. Witkoff en Allemagne, rapporté précédemment par le Wall Street Journal.L’émissaire, reçu début décembre par Vladimir Poutine à Moscou, doit rencontrer à Berlin Volodymyr Zelensky ainsi que des dirigeants européens dont la liste n’a pas été précisée.Le président ukrainien avait déjà prévu de se rendre lundi dans la capitale allemande pour rencontrer ses alliés européens, dans le cadre de l’intense ballet diplomatique engagé autour du plan américain dévoilé il y a près d’un mois.Les négociateurs bloquent en particulier sur les questions territoriales, les Etats-Unis réclamant, déplore Kiev, d’importantes concessions. – Adhésion à l’UE -Selon M. Zelensky, Washington veut que les forces ukrainiennes se retirent de la partie de la région de Donetsk (est de l’Ukraine) qu’elles contrôlent encore et qui est censée devenir une “zone économique libre” démilitarisée, sans demander la même choses aux troupes d’occupation.En échange, l’armée russe se retirerait de toutes petites zones conquises par elle dans les régions de Soumy, Kharkiv et Dnipropetrovsk (nord, nord-est et centre-est) mais conserverait des territoires plus larges dans celles de Kherson et de Zaporijjia (sud).Avant toute négociation territoriale, les Européens et Ukrainiens ont demandé aux Américains des “garanties de sécurité” qui seraient prévues en cas de nouvelle offensive russe, a déclaré la présidence française vendredi.Un haut responsable a pour sa part dit à l’AFP qu’une adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne dès 2027 était envisagée dans le plan américain. “C’est stipulé mais c’est un sujet de négociation et les Américains y sont favorables.”Une telle adhésion, en à peine plus d’un an, semble cependant peu probable du fait de la possible opposition, entre autres, d’Etats membres de l’UE aux relations tendues avec l’Ukraine, comme la Hongrie.- Navire en feu -Le temps presse pour Donald Trump, qui vise le prix Nobel de la paix et dont la porte-parole a fait savoir jeudi qu'”il en a assez des réunions qui n’ont d’autre but que de se réunir”.Ces efforts américains interviennent à un moment difficile pour l’Ukraine: la présidence a été déstabilisée par un vaste scandale de corruption impliquant des proches de Volodymyr Zelensky, l’armée est en recul sur le front et la population est soumise à des coupures de courant à cause des frappes russes.L’armée ukrainienne a cependant affirmé avoir repris aux Russes plusieurs quartiers de la ville clé de Koupiansk, dans la région de Kharkiv, ainsi que deux localités proches.Dans le sud, un navire turc a été endommagé vendredi par une frappe aérienne russe dans le port de Tchornomorsk, près d’Odessa. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montrent ce bâtiment bleu et blanc en feu.Le propriétaire de ce bateau, l’armateur turc Cenk Shipping, a expliqué dans un communiqué que le M/V CENK T, “qui transporte des camions entièrement chargés de fruits frais, de légumes et de denrées alimentaires sur la route Karasu–Odessa”, avait été “victime d’une attaque aérienne”.La Turquie a réagi en réitérant sa demande d’une “suspension” des frappes ciblant les infrastructures énergétiques et portuaires.Ankara a mis en garde ces dernières semaines contre une “escalade inquiétante” en mer Noire, après que l’Ukraine a revendiqué des attaques de drones navals contre des pétroliers liés selon elle à la Russie dans la région.L’Ukraine réplique aux bombardements russes en envoyant des dizaines de drones quotidiennement vers la Russie, visant en particulier l’industrie pétrolière qui permet à Moscou de financer la guerre.Dans la région russe de Saratov, sur la Volga, à plusieurs centaines de kilomètres de la frontière ukrainienne, une attaque de drone à fait un mort dans la nuit de vendredi à samedi, a annoncé le gouverneur régional Roman Boussarguine.

Des élus américains publient de nouvelles photos liées à Jeffrey Epstein

Des élus démocrates au Congrès américain ont rendu publiques vendredi de nouvelles photos émanant des légataires du criminel sexuel Jeffrey Epstein, qui incluent notamment des images de Donald Trump et de l’ancien président américain Bill Clinton.L’ex-prince Andrew, déchu de ses titres royaux face à la désapprobation croissante de l’opinion publique britannique concernant ses liens avec …

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En Europe, des politiques d’immigration plus sélectives et des frontières moins poreuses

Les saillies du président américain Donald Trump reprochant à l’Europe de risquer “un effacement civilisationnel” en accueillant trop d’immigrés occultent en réalité un durcissement des conditions d’asile et d’immigration sur le Vieux continent.Le besoin en main-d’oeuvre de pays européens vieillissants les pousse cependant à accueillir une immigration de travail plus importante. – L’Europe, terre d’immigrationGlobalement, le …

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Washington poursuit ses vols militaires au plus près du Venezuela

Des avions de combat, des bombardiers, des drones: l’armée américaine maintient sa pression sur le Venezuela en faisant voler nombre d’appareils militaires au plus près des côtes du pays, selon une analyse de l’AFP.Ces vols au-dessus de la mer des Caraïbes se multiplient depuis plusieurs mois. Le gouvernement de Donald Trump affirme que le déploiement …

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Meurtre d’un patron d’assurance américain: retour sur une arrestation bâclée

Plusieurs jours d’audience préliminaire dans l’affaire du meurtre à New York du plus gros patron d’assurance santé américain ont mis en lumière les conditions quelque peu improvisées de l’arrestation de l’accusé Luigi Mangione, suspecté d’avoir agi pour se venger des dérives du secteur.La défense ce jeune homme de 27 ans, qui plaide non-coupable, cherche dans …

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Dermatose: blocage d’axes routiers, le gouvernement maintient sa stratégie d’abattage

Des agriculteurs en colère contre l’abattage de troupeaux affectés par la dermatose bovine bloquent dans la nuit de vendredi à samedi plusieurs axes du Sud-Ouest dont l’autoroute Toulouse-Bayonne, alors que le gouvernement a réaffirmé sa politique et étendu les zones de vaccination obligatoire face “à la dégradation soudaine de la situation sanitaire”.Dénonçant une gestion “plus effrayante que la maladie elle-même”, la Confédération paysanne a appelé à des “blocages partout”, “la fin de l’abattage total” et une vaccination élargie.Le syndicat a annoncé plusieurs rassemblements d’ici à dimanche, dont dès vendredi soir et toute la nuit sur la rocade d’Auch (Gers) et un autre “à durée indéterminée” sur la RN20 au sud de Tarascon-sur-Ariège, sur l’axe entre Toulouse et Andorre.La Coordination rurale des Pyrénées-Atlantiques a également appelé à une mobilisation à partir de 22H00 vendredi à la hauteur des péages de Lescar/Pau Ouest sur l’autoroute A64 et au croisement des autoroutes A63 et A64 à Saint-Pierre-d’Irube, en périphérie de Bayonne, a indiqué la préfecture dans un communiqué.A Lescar, des agriculteurs “ont pénétré sur l’autoroute où ils ont “incendié des ballots de paille” et tenté “de dégrader les barrières de sécurité”, a fait savoir peu avant minuit la préfecture.”Deux policiers ont été légèrement blessés” lors de leur intervention faisant usage de “jets de lacrymogènes”, a-t-elle ajouté, précisant que “l’autoroute A64 allait être fermée entre Tarbes et Lescar”.Plus tôt, des agriculteurs aux volants de 80 tracteurs ont bloqué l’A64 à la hauteur de Carbonne (Haute-Garonne), y installant un campement pour y passer la nuit, a constaté un journaliste de l’AFP. Cette voie avait déjà bloquée une dizaine de jours en 2024 lors d’un précédent mouvement des paysans.”Ce soir on sera là, demain matin on sera là”, a déclaré Jérôme Bayle, figure régionale de la mobilisation, tandis que les manifestants plaçaient des bottes de paille, installaient une tonnelle et un groupe électrogène sur la chaussée.Au même moment, la préfecture de Haute-Garonne a annoncé un premier cas de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) dans le département, le quatrième d’Occitanie touché après les Pyrénées-Orientales, l’Ariège et les Hautes-Pyrénées.Reçu vendredi par la ministre de l’Agriculture Annie Genevard, le président de la Coordination rurale Bertrand Venteau a appelé à “continuer à manifester” pour faire valoir la “vaccination généralisée” demandée par son syndicat.- L’abattage, “seule solution” -“Pour sauver toute la filière, l’abattage est la seule solution”, a estimé au contraire Mme Genevard, au terme de deux jours de mobilisation dans l’Ariège de manifestants opposés à l’abattage d’un troupeau touché par la DNC.Vendredi matin, les services vétérinaires ont abattu les 207 vaches concernées, sous la protection des gendarmes mobiles.”Le protocole actuel fonctionne”, a assuré la ministre dans une interview au Parisien, estimant que cette stratégie, imposée par les règles européennes, avait fait ses preuves en Savoie et Haute-Savoie où la DNC est apparue en France, en juin.Quant à une vaccination générale, elle s’est dite “ouverte au dialogue (…). On va commencer par étendre la zone vaccinale, autour des foyers de contamination”.”Nous sommes aujourd’hui engagés dans une véritable course contre la montre contre le virus”, a-t-elle souligné dans un message posté sur X.”Face à la dégradation soudaine de la situation sanitaire, le ministère chargé de l’Agriculture a décidé d’étendre le dispositif de lutte en instaurant une zone vaccinale couvrant les départements de l’Aude, de la Haute-Garonne, du Gers, des Pyrénées-Atlantiques (à l’exception des communes déjà situées en zone règlementée)”, a annoncé le ministère. Le département des Landes est également concerné, a confirmé la préfecture à l’AFP.- “Epée de Damoclès” -Désormais, la vaccination de tous les bovins y est obligatoire et les bêtes ne peuvent sortir de la zone vaccinale, sauf vers un abattoir, précise le ministère.La stratégie mise en place par l’Etat depuis l’apparition de la DNC en France implique l’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés, des restrictions de mouvements des troupeaux et jusqu’ici une “vaccination d’urgence” de tous les bovins dans un rayon de 50 km de la zone concernée.Les autorités expliquent que l’absence de symptômes ou même un test négatif sur les bêtes de troupeaux touchés ne signifient pas que ces animaux ne sont pas malades, ce qui implique l’abattage du lot.Mais les opposants à cette stratégie, soutenus par la Coordination rurale et la Confédération paysanne, dénoncent un protocole “injuste et inefficace”, une “épée de Damoclès permanente” sur la vie des éleveurs et de leurs bêtes, et demandent une vaccination large.Le puissant syndicat FNSEA n’a pas la même vision, son président Arnaud Rousseau jugeant que la vaccination complète mettrait pendant de longs mois “la France sous cloche”, la privant de son statut européen de pays “indemne”, et donc de ses capacités d’export et d’un soutien important à ses prix.Pour le syndicat ainsi que l’organisation Jeunes Agriculteurs, “l’abattage total est la meilleure solution. C’est un crève-cœur, mais c’est ce que nous disent les scientifiques”.Apparue en juin en France, la DNC est non transmissible à l’humain, mais peut entraîner la mort des animaux.meh-ppy-cho-bdu-tq-kal/jnd

Le Sénégal suspend toute extradition vers la France, accuse Paris de ne pas coopérer

Les avocats d’un Sénégalais dont Dakar réclame l’extradition à la France ont qualifié vendredi de “chantage diplomatique” la suspension annoncée par le Sénégal de toute extradition vers Paris accusé de refuser deux de ses demandes d’extradition.”Nous avons décidé de suspendre toute extradition vers la France jusqu’à ce que la France réponde” favorablement aux demandes d’extradition …

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