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“Notre vie renouvelée”: un office de Noël ravive l’espoir des fidèles à Sumatra ravagée par les intempéries

Dans une église de Sumatra, des dizaines de fidèles protestants ont célébré Noël mercredi, premier office à se tenir depuis que des inondations meurtrières ont balayé l’île indonésienne.L’église protestante d’Angkola, dans le district de Tapanuli Sud durement frappé par les inondations, était ornée de ballons et de modestes décorations de Noël.Dehors, la rue était encore …

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Un mois après l’incendie de Hong Kong, culpabilité et chagrin pèsent sur les survivants

Devant les pyramides d’Egypte, la tour Eiffel ou le Taj Mahal: Yip Ka-kui fait défiler sur son téléphone des photos qui lui rappellent d’heureux souvenirs avec son épouse Pak Shui-lin, décédée il y a un mois dans l’incendie le plus meurtrier à Hong Kong depuis plusieurs décennies.M. Yip, 68 ans, fait partie des milliers de …

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Au Pakistan, un Noël toujours hanté par le souvenir d’un attentat meurtrier

Après de multiples contrôles sous l’oeil de soldats armés déployés pour assurer la sécurité, des centaines de chrétiens ont assisté jeudi à la messe de Noël à Peshawar, dans le nord-ouest du Pakistan, toujours hantés par le souvenir d’un attentat meurtrier.Il y a un peu plus de douze ans, le 22 septembre 2013, deux kamikazes …

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Kim Jong Un visite un chantier de sous-marin à propulsion nucléaire, selon l’agence officielle

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un s’est rendu sur un chantier de sous-marin à propulsion nucléaire et a assisté au test d’un “nouveau type” de missile anti-aérien, a annoncé l’agence officielle KCNA jeudi.Lors de sa visite qui a eu lieu mercredi, le leader de Pyongyang a fustigé les efforts du voisin sud-coréen pour développer ses …

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Etat d’urgence à Los Angeles face au risque d’inondations pour Noël

La Californie a décrété mercredi l’état d’urgence à Los Angeles et plusieurs localités du sud de cet Etat américain, en raison de pluies torrentielles qui font craindre de dangereuses inondations à la veille de Noël.Un énorme couloir de pluies dit “rivière atmosphérique”, transportant de la vapeur d’eau emmagasinée dans les tropiques, doit traverser la Californie …

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Turquie: “la démocratie a été profondément blessée” estime l’épouse du maire d’Istanbul

La démocratie en Turquie a été “profondément blessée” depuis l’arrestation en mars du populaire maire d’opposition d’Istanbul, Ekrem Imamoglu, dénonce son épouse dans un entretien à l’AFP.”C’est une période extrêmement difficile pour nos enfants et pour moi”, avoue Dilek Kaya Imamoglu, 51 ans, qui a répondu aux questions par écrit. Mais le principal message de …

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Le pape appelle l’Ukraine et la Russie à trouver le “courage”de dialoguer directement

Le pape Léon XIV a appelé jeudi l’Ukraine et la Russie à trouver “le courage de dialoguer directement et fustigé les “blessures ouvertes” laissées par les guerres, à l’occasion de son premier message de Noël.Le pape américain a également dit penser aux “tentes de Gaza, exposées depuis des semaines à la pluie, au vent et au froid”, alors que des centaines de milliers de Gazaouis font face aux pluies hivernales dans des conditions extrêmes.Assombrie par les conflits et polarisations politiques, l’année 2025 s’achève avec des sources d’espérance pour la communauté chrétienne qui a célébré son premier Noël festif à Bethléem, en Cisjordanie occupée, depuis le début de la guerre à Gaza.Mais l’appel du souverain pontife à une trêve d’un jour dans le monde n’a pas été entendu en Ukraine, où la guerre fait rage depuis près de quatre ans.Lors de sa traditionnelle bénédiction “Urbi et Orbi” (à la ville et au monde), Léon XIV a exhorté les parties impliquées à “trouver le courage de dialoguer de manière sincère, directe et respectueuse” alors que Moscou et Kiev négocient séparément depuis plusieurs semaines le plan américain.Depuis l’invasion de l’Ukraine par les troupes russes en février 2022, la guerre a fait des dizaines de milliers de morts, des millions de déplacés et dévasté l’est du pays.Pour son premier Noël depuis son élection en mai, le chef de l’Eglise catholique s’est livré à un tour d’horizon des conflits internationaux devant 26.000 fidèles massés sur la place Saint-Pierre par un temps pluvieux, évoquant 15 pays dont Haïti, le Mali, la Syrie ou la Birmanie.Quelques minutes plus tôt, il avait fustigé lors de la messe les guerres qui “laissent derrière elles des ruines et des blessures ouvertes” et l'”absurdité” des discours belliqueux qui envoient les jeunes mourir sur le front.- “Nouvelle ère” -Malgré la grave crise humanitaire, la trêve entrée en vigueur en octobre à Gaza, bien que fragile, a permis le retour des célébrations festives à Bethléem, berceau du christianisme en Cisjordanie occupée.Des centaines de fidèles se sont massés à l’approche de minuit dans la basilique de la Nativité, comble au point qu’ils étaient nombreux à être assis à même le sol.Les célébrations de Noël de ces deux dernières années y avaient été ternies par la guerre dévastatrice à Gaza déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023.Par solidarité avec les Palestiniens du territoire, les festivités avaient été annulées mais cette année, avec la trêve, l’immense sapin de Noël s’est de nouveau illuminé devant la basilique de la Nativité.Comme ailleurs dans la région et au Moyen-Orient, les chrétiens représentent une minorité en Terre sainte, avec une communauté de 185.000 personnes en Israël et 47.000 dans les Territoires palestiniens.Mercredi soir, des dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants ont assisté à la messe dans la seule église catholique romaine du territoire palestinien, à Gaza City.Parmi eux, Elias Al-Jalda, un chrétien palestinien, a confié à l’AFP son espoir de voir “le retour de la vie à Gaza” et le “début d’une nouvelle ère” dans l’année à venir.Lors de la messe, le patriarche latin de Jérusalem, le cardinal Pierbattista Pizzaballa, a délivré une homélie pour la paix, l’espoir et le renouveau, face aux décisions politiques et équilibres de pouvoirs qui “semblent souvent déterminer le destin des peuples”.- Politique et intempéries -Tranchant avec les discours des dirigeants religieux, Donald Trump a souhaité un joyeux Noël “à tous, y compris aux pourritures de gauche radicale”, en référence à ses opposants démocrates.Mais au-delà du climat politique électrique aux Etats-Unis depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, ce sont des intempéries majeures qui viennent perturber les fêtes de fin d’année en Californie.Craignant de dangereuses inondations, les autorités ont décrété l’état d’urgence à Los Angeles et ordonné l’évacuation de centaines de foyers.En Australie, la fin d’année est assombrie par l’attentat antisémite de Bondi qui a fait 15 morts le 14 décembre.Dans le sud-ouest de la France, des agriculteurs mobilisés contre la grave crise frappant leur secteur ont préféré passer le réveillon en bloquant une autoroute, où des habitants leur ont apporté huîtres et bûches, plutôt qu’en famille.Ils se disent prêts à faire de même pour le Nouvel an, comme l’a assuré l’un d’eux, Frédéric Meynard: “On ne l’espère pas, mais s’il faut en arriver là on le fera”.

Somalie: Premières élections à Mogadiscio en près de 60 ans, sous haute sécurité

Les Somaliens du grand Mogadiscio votaient jeudi pour des élections locales, les premières au suffrage direct depuis près de 60 ans dans la capitale de ce pays instable, qui a annoncé un important dispositif de sécurité contre d’éventuelles attaques.Un correspondant de l’AFP, qui a pu visiter douze bureaux de vote jeudi, a constaté que les longues files du matin, remplies d’électeurs excités à l’idée de remplir pour la première fois de leur existence leur devoir de citoyen, s’étaient fortement rétrécies dans l’après-midi.”J’ai fait la queue pendant des heures avant de pouvoir mettre mon bulletin dans l’urne. J’étais tellement heureux de faire partie de tout ça”, s’est réjoui Ali Salad, 51 ans.”C’est un grand jour”, a commenté Guhad Ali, 37 ans, en montrant l’un de ses auriculaires taché d’encre, prouvant qu’il a voté.Plus de 10.000 membres des forces de sécurité sont déployés dans la capitale, selon le gouvernement, qui se bat depuis 2006 contre les islamistes shebab, liés à Al-Qaïda. Si la guerre fait encore aujourd’hui rage à 60 kilomètres de Mogadiscio, la sécurité s’est nettement améliorée dans la capitale. Ce qui n’a pas empêché, en moins d’un an, un attentat raté contre le convoi présidentiel, des tirs d’obus près de l’aéroport et l’assaut d’un centre de détention.”La sécurité est assurée à 100%”, a affirmé à la presse Moalim Mahdi, un cadre de la police. “Nous demandons aux gens d’avoir confiance dans les forces de sécurité déployées” jeudi, a-t-il poursuivi.Le scrutin est considéré comme un test avant la présidentielle prévue en 2026, à la fin du mandat de Hassan Sheikh Mohamud.”Ceci est le futur du peuple somalien qui va dans la bonne direction”, a lancé celui-ci, juste après avoir voté au théâtre national, appelant chaque citoyen à emprunter “le chemin de la démocratie”. Les principaux partis d’opposition ont cependant boycotté l’élection. La coalition pour le futur de la Somalie a notamment affirmé via l’un de ses cadres, l’ancien Premier ministre Hassan Ali Kheire, ne pas la considérer “légitime”, ni son résultat.- “Pas inclusif” -“Il s’agit d’une élection orchestrée par un parti pour tenter de prétendre organiser un scrutin, afin d’obtenir une prolongation de mandat qui ne sera pas acceptée”, a-t-il encore lancé.Un son de cloche qu’a pu entendre l’AFP en s’entretenant avec des Somaliens ayant boudé le scrutin. “Je ne suis pas allé voter et je sais que le processus n’est pas inclusif”, a notamment déclaré Mohamed Yare. Près de 400.000 électeurs inscrits – sur plus de 2 millions d’habitants de cette région – sont attendus aux urnes, selon la commission électorale. Ils doivent départager 1.600 candidats pour 390 sièges locaux. Le vote direct en Somalie avait été aboli après l’arrivée au pouvoir du dictateur Siad Barre en 1969. Depuis sa chute en 1991, le système politique dans la plupart du pays s’est articulé autour de la myriade de clans et sous-clans qui composent la société. Le suffrage universel est cependant déjà en place dans la région séparatiste du Somaliland, qui a déclaré son indépendance en 1991 mais n’a jamais été reconnue au niveau international.En mai 2023, l’Etat semi-autonome du Puntland (Nord) avait organisé des élections locales au suffrage universel, mais y avait ensuite renoncé.Le gouvernement fédéral a approuvé en août 2024 le retour au suffrage direct – une volonté cependant largement perçue comme une stratégie du président Hassan Sheikh Mohamud pour prolonger son règne.  Le scrutin pilote de jeudi, organisé selon le principe “un homme, une voix”, a été reporté à trois reprises cette année.Selon une note de l’International Crisis Group datant de septembre, la situation actuelle en Somalie évoque la crise politique de Mohamed Abdullahi “Farmajo”. Des affrontements entre factions claniques avaient eu lieu en 2021 à la suite de son incapacité à organiser des élections législatives et présidentielle avant l’expiration de son mandat.  Alors que l’échéance se rapproche, aucun consensus n’a été trouvé sur la manière dont se déroulera le scrutin législatif et présidentiel de 2026, l’opposition menaçant d’organiser un processus parallèle si le gouvernement fédéral insiste pour un vote direct. 

L’homme politique Tarique Rahman revient au Bangladesh après 17 ans d’exil

Après 17 ans d’exil, Tarique Rahman, figure politique influente et candidat pressenti au poste de Premier ministre du Bangladesh, est rentré dans son pays jeudi, promettant sécurité et justice en cas de victoire aux élections prévues l’année prochaine.De très nombreux partisans agitant joyeusement drapeaux, bannières et pancartes ont accueilli l’homme politique de 60 ans, fils de l’ancienne cheffe du gouvernement Khaleda Zia et président par interim du populaire Parti nationaliste du Bangladesh (BNP).”Aujourd’hui, je veux dire que j’ai un projet pour mon pays (…) un pays sûr que le peuple espère depuis longtemps”, a déclaré Tarique Rahman dans son premier discours depuis son retour.”Il est temps de construire un pays ensemble. Ce pays appartient au peuple des collines et des plaines, aux musulmans, bouddhistes, chrétiens et hindous”, a-t-il ajouté.Visiblement ému, il avait plus tôt retiré ses chaussures et foulé l’herbe près de l’aéroport de Dacca où il avait atterri accompagné de sa femme et de sa fille, avant de ramasser de la terre en signe de respect envers son pays.Il a salué ses soutiens avant de s’engouffrer dans une voiture qui circulait dans un convoi très sécurisé, selon une vidéo transmise par son parti.Parmi la foule, Alamgir Hossain, partisan du BNP, a estimé que le Bangladesh était dans une “situation desespérée” et que seul Tarique Rahman “peut le sortir de là”.- Période de troubles -Le BNP est largement considéré comme le favori des élections de février prochain, les premières depuis le soulèvement populaire de l’été 2024.Tarique Rahman est pressenti comme candidat au poste de Premier ministre si sa formation remporte la majorité lors de ce scrutin attendu avec impatience dans ce pays de 170 millions d’habitants à très large majorité musulmane. Les tensions politiques n’y ont pas faibli depuis les manifestations de l’an dernier, qui ont entraîné le départ de l’ex-Première ministre Sheikh Hasina, après 15 années autoritaires au pouvoir.   Tarique Rahman a assuré que sa mère, l’ancienne Première ministre de 80 ans Khaleda Zia (1991-1996 puis 2001-2006) actuellement hospitalisée en soins intensifs, avait “tout sacrifié” pour son pays.Engagé jeune en politique et préparé de longue date aux responsabilités, Tarique Rahman avait été arrêté pour corruption en 2007. Il affirme avoir été torturé en détention. Libéré, il s’était rendu à Londres en 2008 pour des soins médicaux et n’était jamais revenu. Il dit s’être exilé pour fuir les persécutions politiques sous le gouvernement de Sheikh Hasina.En juin, il a rencontré dans la capitale britannique Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix et à la tête du gouvernement intérimaire. Le retour de Tarique Rahman intervient dans une période de troubles au Bangladesh. En décembre, l’assassinat par des hommes masqués à Dacca du candidat aux élections législatives et critique virulent de l’Inde Sharif Osman Hadi a déclenché des manifestations dans la capitale, au cours desquelles plusieurs bâtiments ont été incendiés, dont ceux de deux grands journaux considérés comme favorables à l’Inde. Le défunt était une figure du soulèvement de l’été 2024.- “Symbole d’espoir” -Jahan Panna, une ex-députée du BNP, a dit espérer que le retour de M. Rahman mettra un terme à la “spirale d’anarchie”. “Il est le symbole de l’espoir pour ce pays”, a soutenu cette femme de 55 ans.Brièvement détenu enfant pendant la guerre d’indépendance, endeuillé à l’adolescence par l’assassinat de son père Ziaur Rahman, influent commandant de l’armée, Tarique Rahman a grandi dans l’orbite politique de sa mère, Khaleda Zia, devenue en 1991 la première femme Première ministre du pays et alternant ses mandats au pouvoir avec Sheikh Hasina.Des allégations de népotisme et de mauvaise gestion ont émaillé la carrière de M. Rahman.Depuis la chute de Sheikh Hasina en 2024, Tarique Rahman a été acquitté du chef d’accusation le plus grave retenu contre lui: une peine de prison à perpétuité prononcée par contumace en 2018 pour des accusations selon lesquelles il aurait orchestré un attentat à la grenade commis en 2004 lors d’un rassemblement politique de Mme Hasina. Il a toujours nié toute implication.