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Le roi Charles III et Camilla sont arrivés en Italie pour une visite d’Etat

Le roi Charles III est arrivé lundi en Italie pour une visite d’Etat au cours de laquelle le monarque britannique fera un discours devant le parlement et visitera le Colisée, mais ne verra pas le pape François, en convalescence après une grave pneumonie.Ce voyage de quatre jours a été maintenu malgré le bref passage à …

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Boeing échappe de nouveau à un procès civil lié à l’accident d’Ethiopian

Le constructeur aéronautique Boeing a de nouveau échappé in extremis à la tenue d’un procès fédéral civil lié au crash d’un 737 MAX 8 d’Ethiopian Airlines en mars 2019, grâce à des accords conclus dimanche.Un procès avec jury populaire, prévu pour durer deux semaines, devait commencer lundi matin à Chicago (Illinois) pour examiner deux plaintes déposées par des proches de victimes du crash, qui a fait 157 morts.”Les deux plaintes ont abouti à un accord dimanche soir”, a indiqué lundi à l’AFP le cabinet Clifford, qui représente de nombreux proches de victimes.”Nous avons pris l’engagement dès le début de compenser de façon complète et équitable les familles et en avons accepté la responsabilité juridique”, a commenté Boeing lundi.”Nous continuons d’oeuvrer pour trouver une issue équitable aux plaintes des proches”, a poursuivi le groupe, se disant “profondément désolé”.Ce procès aurait été le premier au civil contre Boeing lié à cette catastrophe aérienne. Un accord à l’amiable peut intervenir à tout moment, même pendant un procès.Le 10 mars 2019, un Boeing 737 MAX 8 effectuant le vol ET302 d’Ethiopian Airlines entre Addis Abeba et Nairobi s’est écrasé au sud-est de la capitale éthiopienne six minutes après le décollage, tuant les 157 personnes à bord.Des proches de 155 victimes ont déposé un recours contre Boeing entre avril 2019 et mars 2021 pour mort injustifiée et négligence, entre autres. Selon un proche du dossier, au 27 mars, dix-huit plaintes étaient encore ouvertes.Au moins quatre plaintes supplémentaires ont, depuis, donné lieu à un accord en incluant les deux conclus dimanche, selon plusieurs sources.Pour simplifier la procédure, le juge fédéral Jorge Alonso a constitué des groupes de cinq à six plaintes et a fixé, pour chaque groupe, une date de procès. Si toutes les plaintes d’un groupe aboutissent à un accord amiable, le procès est annulé.- Dernière minute -Boeing avait déjà échappé in extremis en novembre à ce qui aurait alors été le premier procès civil lié à cet accident, grâce à une entente en fin d’après-midi la veille du procès.Au moins deux autres procès sont programmés pour 2025: le 14 juillet et le 3 novembre.Ces procès ont simplement vocation à déterminer le montant de l’indemnisation des proches. Des témoins (famille, amis, collègues, etc) viennent parler de la victime et de l’impact de sa disparition sur leur vie.Les accords hors tribunaux, dont les conditions sont traditionnellement confidentielles, sont fréquents dans les procédures civiles aux Etats-Unis. Il appartient ensuite au juge de les approuver ou non.L’avion accidenté avait été livré en octobre 2018. Boeing “a accepté publiquement et dans les poursuites civiles la responsabilité des accidents du MAX car la conception du (logiciel antidécrochage) MCAS a contribué à ces événements”, avait relevé un avocat de l’avionneur lors d’une audience en octobre.Ce logiciel est aussi impliqué dans l’accident d’un 737 MAX 8 de la compagnie indonésienne Lion Air qui s’est écrasé en mer le 29 octobre 2018 une dizaine de minutes après son décollage de Jakarta, tuant 189 personnes.Les vols commerciaux de ce modèle ont commencé en mai 2017. Toute la famille des 737 MAX a été clouée au sol pendant plus de vingt mois après ces catastrophes.Plusieurs dizaines de plaintes civiles ont également été déposées aux Etats-Unis concernant l’accident de Lion Air. Au 31 mars, une seule restait ouverte.L’avionneur affirme que, pour l’instant, plus de 90% des plaintes civiles liées aux deux crashes ont abouti à des ententes hors tribunal.Il précise avoir versé “plusieurs milliards de dollars”, en plus des sommes allouées lors de la procédure pénale devant un tribunal fédéral du Texas.Dans ce volet pénal, portant sur les deux accidents, Boeing a signé en janvier 2021 un accord dit de poursuites différées (DPA) avec le ministère américain de la Justice.Il a été remis en cause après une série de problèmes de qualité de sa production, qui ont culminé avec un incident en vol en janvier 2024 sur un 737 MAX 9.Un second DPA a été déposé le 24 juillet auprès du tribunal fédéral de Fort Worth (Texas).Mais le juge Reed O’Connor l’a rejeté début décembre et a créé la surprise le 25 mars en annonçant l’ouverture le 23 juin d’un procès pénal avec jury populaire. Un accord peut intervenir d’ici là.

Boeing échappe de nouveau à un procès civil lié à l’accident d’Ethiopian

Le constructeur aéronautique Boeing a de nouveau échappé in extremis à la tenue d’un procès fédéral civil lié au crash d’un 737 MAX 8 d’Ethiopian Airlines en mars 2019, grâce à des accords conclus dimanche.Un procès avec jury populaire, prévu pour durer deux semaines, devait commencer lundi matin à Chicago (Illinois) pour examiner deux plaintes …

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Secouristes tués à Gaza: le Croissant-Rouge palestinien dit que c’était intentionnel

Le Croissant-Rouge palestinien a déclaré lundi que les secouristes et travailleurs humanitaires tués le 23 mars à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, avaient été touchés par des tirs israéliens “avec l’intention de tuer”.Lundi, c’est un journaliste palestinien, Hilmi al-Faqaawi, qui a été tué et un autre blessé par une frappe israélienne dans le sud de la bande de Gaza, selon les autorités du Hamas, tandis que l’armée israélienne a affirmé avoir visé un “terroriste” qui se faisait passer pour un journaliste.Le journaliste blessé a été identifié comme Hassan Aslih, selon le service de presse du gouvernement du Hamas. Huit de ses collègues ont aussi été blessés.Selon l’armée israélienne, M. Aslih “a participé au massacre du 7 octobre et, durant le massacre, a filmé et diffusé sur les réseaux des actes de meurtre, pillage et incendies”.Revenant sur la mort des 15 personnes tuées par des tirs israéliens le 23 mars à Tal al-Sultan, le président du Croissant Rouge en Cisjordanie occupée, Younis al-Khatib, a déclaré qu'”il y avait eu une autopsie”.”Tous les martyrs ont été touchés dans la partie supérieure de leur corps, avec l’intention de tuer”, a-t-il affirmé lors d’un point presse à Ramallah.Il a appelé à une enquête internationale indépendante. Six militants du Hamas figuraient au nombre des 15 tués, a pour sa part déclaré lundi, David Mencer, porte-parole du gouvernement israélien.- “Enquête internationale” – Le 23 mars, 15 personnes ont été tuées par des tirs israéliens sur des ambulances à Rafah, selon l’ONU et Croissant rouge palestinien, suscitant un tollé international.L’armée israélienne a reconnu les tirs, mais affirmé que ses soldats avaient ouvert le feu sur des “terroristes”, et annoncé des investigations.”L’incident du 23 mars 2025 (…) a été transféré à (un mécanisme approprié de l’armée) pour une enquête”, avait annoncé jeudi à l’AFP un porte-parole de l’armée israélienne.Selon l’armée, les soldats ont ouvert le feu sur des véhicules qui n’avaient pas reçu d’autorisation préalable des autorités israéliennes et dont les phares étaient éteints, ce que dément le Croissant Rouge palestinien.Une vidéo récupérée sur le téléphone portable d’un des secouristes tués montre leurs ambulances clairement reconnaissables, gyrophares allumés, et le bruit de tirs nourris en arrière-fond.”Nous appelons la communauté internationale à former une commission d’enquête internationale indépendante et impartiale sur les circonstances du meurtre délibéré des équipes d’ambulanciers dans la bande de Gaza”, a pressé M. Khatib pour le Croissant rouge palestinien.”Pourquoi avez-vous caché les corps?”, a-t-il lancé à l’adresse des soldats israéliens impliqués, en précisant que beaucoup de questions restaient sans réponse.Parmi les personnes tuées figurent huit membres du Croissant-Rouge palestinien, six membres de l’organisation de secours de la Défense civile de Gaza et un membre de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa).Leurs corps ont été retrouvés quelques jours plus tard enterrés dans le sable près de Rafah.Jonathan Whittall, directeur du Bureau des affaires humanitaires des Nations unies (Ocha) dans les territoires palestiniens, a déclaré que les victimes étaient “en uniforme, portant encore des gants” lorsqu’elles ont été retrouvées dans ce qu’il a décrit comme une “fosse commune”. Le convoi avait été dépêché en réponse à des appels à l’aide de civils pris au piège des bombardements, selon le Croissant-Rouge.Le ministère des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, siégeant à Ramallah, en Cisjordanie, a affirmé que la mort de M. al-Faqaawi “faisait partie d’une série de crimes visant directement les journalistes dans une tentative systématique de faire taire les voix palestiniennes et d’effacer la vérité”.

Secouristes tués à Gaza: le Croissant-Rouge palestinien dit que c’était intentionnel

Le Croissant-Rouge palestinien a déclaré lundi que les secouristes et travailleurs humanitaires tués le 23 mars à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, avaient été touchés par des tirs israéliens “avec l’intention de tuer”.Lundi, c’est un journaliste palestinien, Hilmi al-Faqaawi, qui a été tué et un autre blessé par une frappe israélienne …

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Netanyahu rencontre Trump pour parler commerce, Gaza et Iran

Déjà reçu début février par Donald Trump, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est de retour à Washington lundi, pour parler de la guerre à Gaza et de l’Iran mais aussi se défendre contre l’offensive commerciale du président américain.Le dirigeant israélien est arrivé un peu avant 13h30 locales (17h30 GMT) à la Maison Blanche, pour une réunion bilatérale.Les deux hommes devaient également donner une conférence de presse, mais elle a été annulée à la dernière minute par l’exécutif américain, une décision inhabituelle pour laquelle aucune explication n’a été fournie.Lors de la première visite du dirigeant israélien, le 4 février, Donald Trump avait stupéfié en exposant son projet de prise de contrôle de la bande de Gaza.Cette fois, le monde est sous le choc de l’annonce de droits de douane parfois exorbitants contre les partenaires commerciaux des Etats-Unis, qui ont fait sombrer les places boursières internationales.Benjamin Netanyahu est le premier dirigeant étranger reçu à la Maison Blanche depuis le lancement de cette offensive protectionniste, qui n’épargne pas Israël.Le Premier ministre israélien, dont le pays est le plus proche allié des Etats-Unis au Moyen-Orient, tentera de persuader Donald Trump d’exempter Israël ou au moins de réduire les droits de douane, s’élevant à 17%, qui seront imposés sur les importations en provenance de son pays à compter de mercredi.- Déficit commercial -Israël avait tenté en vain d’échapper aux nouvelles taxes en levant mardi la totalité des droits de douane restants sur les 1% de marchandises américaines encore concernées.Mais le président américain a maintenu ses taxes, affirmant que les Etats-Unis accusaient un déficit commercial important avec Israël, l’un des principaux bénéficiaires de l’aide militaire américaine.Ce voyage à Washington est “un moyen pour Netanyahu de jouer le jeu et de montrer à Trump qu’Israël le suit”, estime Yannay Spitzer, professeur d’économie à l’Université hébraïque de Jérusalem.Benjamin Netanyahu évoquera également la guerre dans la bande de Gaza, les otages israéliens retenus dans ce territoire palestinien et la “menace iranienne” grandissante, a indiqué son bureau.Israël a repris le 18 mars son offensive à Gaza, après une trêve de deux mois avec le Hamas négociée par l’intermédiaire des Etats-Unis, du Qatar et de l’Egypte.Le président égyptien Abdel Fatah al-Sissi, le roi de Jordanie Abdallah II et le chef d’Etat français Emmanuel Macron, ont d’ailleurs, à l’initiative de ce dernier, eu un appel téléphonique avec Donald Trump lundi.”Les trois dirigeants ont discuté avec le président Trump des moyens de sécuriser de toute urgence un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, soulignant la nécessité de rétablir immédiatement un plein accès pour l’acheminement de l’aide humanitaire et la libération de tous les otages et détenus”, a ensuite rapporté la présidence française.- Dialogue “direct” -Depuis le 18 mars, plus de 1.330 personnes ont été tuées lors des opérations aériennes et terrestres israéliennes, selon le ministère de la Santé du Hamas. Près de 400.000 personnes ont en outre été déplacées, selon l’ONU.Sur les 251 personnes enlevées lors de l’attaque du mouvement islamiste contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre, 58 sont toujours otages dans le territoire palestinien, dont 34 sont mortes selon l’armée israélienne.Donald Trump n’a pas reparlé récemment de son projet d’annexion de la bande de Gaza, vivement critiqué par les pays arabes et nombre de puissances étrangères, mais a multiplié les menaces contre le Hamas, ainsi que les appels à libérer les derniers otages et les messages de soutien à Israël.S’agissant de l’Iran, le président républicain plaide désormais pour des “négociations directes” avec Téhéran sur un nouvel accord visant à limiter le programme nucléaire iranien, tout en menaçant le pays de le bombarder en cas d’échec de la voie diplomatique.Dimanche, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rejeté tout dialogue direct avec les Etats-Unis, estimant que cela n’aurait “aucun sens”.

Netanyahu rencontre Trump pour parler commerce, Gaza et Iran

Déjà reçu début février par Donald Trump, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est de retour à Washington lundi, pour parler de la guerre à Gaza et de l’Iran mais aussi se défendre contre l’offensive commerciale du président américain.Le dirigeant israélien est arrivé un peu avant 13h30 locales (17h30 GMT) à la Maison Blanche, pour une réunion bilatérale.Les deux hommes devaient également donner une conférence de presse, mais elle a été annulée à la dernière minute par l’exécutif américain, une décision inhabituelle pour laquelle aucune explication n’a été fournie.Lors de la première visite du dirigeant israélien, le 4 février, Donald Trump avait stupéfié en exposant son projet de prise de contrôle de la bande de Gaza.Cette fois, le monde est sous le choc de l’annonce de droits de douane parfois exorbitants contre les partenaires commerciaux des Etats-Unis, qui ont fait sombrer les places boursières internationales.Benjamin Netanyahu est le premier dirigeant étranger reçu à la Maison Blanche depuis le lancement de cette offensive protectionniste, qui n’épargne pas Israël.Le Premier ministre israélien, dont le pays est le plus proche allié des Etats-Unis au Moyen-Orient, tentera de persuader Donald Trump d’exempter Israël ou au moins de réduire les droits de douane, s’élevant à 17%, qui seront imposés sur les importations en provenance de son pays à compter de mercredi.- Déficit commercial -Israël avait tenté en vain d’échapper aux nouvelles taxes en levant mardi la totalité des droits de douane restants sur les 1% de marchandises américaines encore concernées.Mais le président américain a maintenu ses taxes, affirmant que les Etats-Unis accusaient un déficit commercial important avec Israël, l’un des principaux bénéficiaires de l’aide militaire américaine.Ce voyage à Washington est “un moyen pour Netanyahu de jouer le jeu et de montrer à Trump qu’Israël le suit”, estime Yannay Spitzer, professeur d’économie à l’Université hébraïque de Jérusalem.Benjamin Netanyahu évoquera également la guerre dans la bande de Gaza, les otages israéliens retenus dans ce territoire palestinien et la “menace iranienne” grandissante, a indiqué son bureau.Israël a repris le 18 mars son offensive à Gaza, après une trêve de deux mois avec le Hamas négociée par l’intermédiaire des Etats-Unis, du Qatar et de l’Egypte.Le président égyptien Abdel Fatah al-Sissi, le roi de Jordanie Abdallah II et le chef d’Etat français Emmanuel Macron, ont d’ailleurs, à l’initiative de ce dernier, eu un appel téléphonique avec Donald Trump lundi.”Les trois dirigeants ont discuté avec le président Trump des moyens de sécuriser de toute urgence un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, soulignant la nécessité de rétablir immédiatement un plein accès pour l’acheminement de l’aide humanitaire et la libération de tous les otages et détenus”, a ensuite rapporté la présidence française.- Dialogue “direct” -Depuis le 18 mars, plus de 1.330 personnes ont été tuées lors des opérations aériennes et terrestres israéliennes, selon le ministère de la Santé du Hamas. Près de 400.000 personnes ont en outre été déplacées, selon l’ONU.Sur les 251 personnes enlevées lors de l’attaque du mouvement islamiste contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre, 58 sont toujours otages dans le territoire palestinien, dont 34 sont mortes selon l’armée israélienne.Donald Trump n’a pas reparlé récemment de son projet d’annexion de la bande de Gaza, vivement critiqué par les pays arabes et nombre de puissances étrangères, mais a multiplié les menaces contre le Hamas, ainsi que les appels à libérer les derniers otages et les messages de soutien à Israël.S’agissant de l’Iran, le président républicain plaide désormais pour des “négociations directes” avec Téhéran sur un nouvel accord visant à limiter le programme nucléaire iranien, tout en menaçant le pays de le bombarder en cas d’échec de la voie diplomatique.Dimanche, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a rejeté tout dialogue direct avec les Etats-Unis, estimant que cela n’aurait “aucun sens”.

Au procès libyen, la défense des ministres plaide contre “le roman” de l’accusation

Est-ce que le “plausible” suffit “à condamner un homme” ? A l’avant-dernier jour du procès libyen, les avocats des trois anciens ministres de Nicolas Sarkozy se sont succédé à la barre lundi pour plaider la relaxe contre le “roman” écrit selon eux par l’accusation.Le premier des trois à se lever, Me Jean-Yves Le Borgne, défend Eric Woerth. Avec sa voix de stentor, son emphase et ses imitations théâtrales du parquet national financier (PNF), l’avocat est aussi démonstratif que son client est austère.Trésorier de la campagne 2007 de Nicolas Sarkozy, Eric Woerth avait laissé le tribunal perplexe en expliquant que les espèces trouvées au QG de campagne étaient des “dons anonymes” déposés dans des enveloppes contenant plusieurs milliers d’euros chacune.L’accusation, qui a requis contre lui la peine maximale (mais aménagée sous bracelet électronique) d’un an de prison pour complicité de financement de campagne, estime plutôt qu’il s’agit d’argent venu de Libye après le pacte de corruption passé avec Mouammar Kadhafi par Nicolas Sarkozy pour que le richissime dictateur finance son accession à l’Élysée.”Je ne dis pas que les accusations sont absurdes, stupides, oui elles sont plausibles, envisageables”, lance Me Le Borgne.”Le roman que l’accusation a servi avec talent au tribunal est plausible. Le plausible, c’est ce qui est possible comme son contraire, ce qui est envisageable mais pas démontré. C’est cette affaire depuis le début”, s’emporte l’avocat depuis son banc – la salle est grande mais lui n’a pas besoin de micro.Il prend un ton caverneux pour décrire l’armoire du siège de campagne “de la taille d’un homme” et ses billets en pile de “cinq centimètres d’épaisseur”… “Voilà le plausible qui se transforme ! Où Kadhafi met-il ses sous ? Dans l’armoire !”, s’écrit-il extatique, arrachant un sourire aux procureurs financiers.”Le possible, le plausible, est-ce que cela suffit à condamner un homme ?”, demande-il redevenu sérieux, sous les yeux d’Eric Woerth, assis à côté de Brice Hortefeux.Claude Guéant, malade et peu venu aux audiences, est présent aussi. Nicolas Sarkozy est absent, comme ses deux principaux avocats qui – c’est inhabituel – ne sont venus écouter ni les plaidoiries des avocats des parties civiles, ni celles de la défense.- “Pataugeage” -Après Me Le Borgne, les avocats de Brice Hortefeux et Claude Guéant s’attèlent à démontrer qu’ils n’ont pas été les hommes de main de Nicolas Sarkozy envoyés en Libye pour parfaire le pacte de corruption, et que leurs rencontres respectives avec le beau-frère du dictateur condamné pour terrorisme en France n’étaient pas planifiées mais résultaient d’un “piège”.Claude Guéant n’a pas convaincu le PNF avec sa thèse d’un “guet-apens” (“une pratique coutumière des Libyens”, argue sa défense), et le PNF n’a pas convaincu la défense avec sa “stratégie sémantique” visant à “dissimuler le vide abyssal” de la démonstration juridique, leur lance son avocat, Me Philippe Bouchez El Ghozi.”Il est permis de penser que, on peut supposer que”… “on a romancé l’accusation”, “vous n’avez rien”, dit-il, reprenant chaque élément du dossier pour montrer qu’il n’y a qu'”extrapolation”, “pataugeage” et un “château de cartes” ne demandant qu’à s’écrouler.”Avoir été le bras droit de Nicolas Sarkozy semble être un délit à lui tout seul”, ajoute l’avocat.”Si le PNF avait eu un dossier solide”, il n’aurait pas eu besoin de “bourrer les crânes faute de convaincre les cerveaux”, attaque-t-il encore, dénonçant la “peine extrêmement brutale” de 6 ans de prison requise contre Claude Guéant, 80 ans – “une peine de mort déguisée”.”J’ai une grande confiance en votre indépendance, vous êtes indépendants”, conclut l’avocat de Brice Hortefeux (trois ans requis) à l’intention du tribunal. “J’ai d’autant plus de bonheur à vous le dire que depuis huit jours on entend quand même un grand nombre de propos démagogiques”, ajoute Me Jean-Yves Dupeux en référence aux charges contre la justice qui ont suivi le jugement de Marine Le Pen. “Ce que nous vous demandons, c’est de faire du droit”.L’audience reprend mardi après-midi avec les plaidoiries de la défense de Nicolas Sarkozy, contre qui sept ans d’emprisonnement ont été demandés. Le tribunal donnera ensuite la parole une dernière fois aux prévenus et annoncera la date de la décision, dans plusieurs mois.

Droits de douane: Trump menace la Chine d’une facture encore plus lourde

Donald Trump a menacé lundi d’alourdir encore fortement les droits de douane américains sur les produits chinois si Pékin persiste à vouloir riposter à son offensive douanière, tout en laissant la porte ouverte à des négociations avec les autres pays touchés.”Si la Chine ne retire pas son augmentation de 34% (de droits de douane sur les produits américains) (…) d’ici demain (mardi) 8 avril, les Etats-Unis imposeront des droits de douane ADDITIONNELS de 50% sur la Chine, à partir du 9 avril”, a affirmé le président américain sur sa plateforme Truth Social.Donald Trump avait un peu plus tôt reproché à la Chine de ne “pas avoir pris en compte (son) avertissement (…) de ne pas répliquer”.Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a déjà frappé les produits chinois d’une surtaxe additionnelle de 20%. Elle doit passer à 54% dès le 9 avril, avec les +34% annoncés la semaine dernière. Si Washington met sa dernière menace à exécution, cela porterait cette surtaxe à un exorbitant 104%, qui doublerait le prix des produits chinois à l’entrée sur le sol américain.Donald Trump a aussi affirmé qu’il fermait désormais la porte aux demandes d’entretien des responsables chinois.A l’inverse, il a mis en avant que des “négociations avec les autres pays, qui ont aussi demandé des entretiens, allaient commencer immédiatement”.- “Défendre nos intérêts” -Les partenaires commerciaux des Etats-Unis cherchent à convaincre Donald Trump d’alléger le fardeau des droits de douane, qui fait chuter les marchés et bouleverse déjà le commerce mondial.L’Union européenne (UE) a proposé lundi à Washington d’abolir les droits de douane de part et d’autre de l’Atlantique sur les produits issus de l’industrie, comme les voitures et les médicaments.Il s’agit pour les Vingt-Sept de sortir avec le moins de dommages possibles de la guerre commerciale initiée par les Etats-Unis.En cas d’échec des négociations, “nous sommes également prêts à répondre par des contre-mesures et à défendre nos intérêts”, a affirmé la cheffe de l’exécutif européen, Ursula von der Leyen.Un entretien téléphonique a par ailleurs eu lieu lundi entre le Premier ministre japonais, Shigeru Ishiba, et Donald Trump, ont rapporté les deux responsables, en faisant savoir que les discussions allaient se poursuivre. Le Bangladesh a demandé à Washington de suspendre pendant trois mois l’application des nouveaux droits de douane punitifs (+49%).Ceux-ci ont déjà incité des acheteurs américains à suspendre des commandes dans ce pays, deuxième fabricant de vêtements au monde.Donald Trump affirme que la première économie mondiale est “pillée” par le reste du monde.En conséquence, il a décidé d’imposer un taux additionnel de 10% sur tous les produits importés aux États-Unis, entré en vigueur samedi avec quelques exceptions comme l’or et l’énergie.Ce taux doit être relevé dès mercredi pour plusieurs dizaines de partenaires commerciaux majeurs, notamment l’Union européenne (+20%) et le Vietnam (+46%).- “Insensé” -Les bourses asiatiques, en partie fermées vendredi, ont connu un lundi noir. Hong Kong s’est effondrée de plus de 13% — sa pire séance depuis 1997 — et l’indice Nikkei à Tokyo a lâché 7,8%.Dans une maison de courtage du quartier financier de Hong Kong, où affluent des investisseurs individuels, une nonagénaire prénommée Tam “déteste” Trump. “Il m’a coûté 200.000 dollars hongkongais (environ 23.000 euros)”, s’est-elle insurgée devant l’AFP. “Il est insensé, il dit une chose et change d’avis quelques minutes plus tard… Comment quelqu’un qui occupe une position aussi élevée peut-il agir de la sorte?”Les Bourses européennes ont terminé en forte baisse (-4,78% à Paris, -4,64% à Londres).La chute était moins marquée aux Etats-Unis (les principaux indices de Wall Street lâchant entre 0,20% et 1% vers 17H20 GMT), mais la fébrilité extrême. Les investisseurs s’accrochaient au moindre signal d’inflexion de la politique américaine.Le marché est ainsi brièvement passé dans le vert après que des médias eurent rapporté que la Maison Blanche envisageait de reporter les nouveaux droits de douane de 90 jours, une information rapidement démentie par l’exécutif.Goldman Sachs a estimé lundi qu’une récession attendait l’économie américaine en cas d’entrée en vigueur mercredi de la plupart des nouveaux droits de douane annoncés.

Droits de douane: Trump menace la Chine d’une facture encore plus lourde

Donald Trump a menacé lundi d’alourdir encore fortement les droits de douane américains sur les produits chinois si Pékin persiste à vouloir riposter à son offensive douanière, tout en laissant la porte ouverte à des négociations avec les autres pays touchés.”Si la Chine ne retire pas son augmentation de 34% (de droits de douane sur les produits américains) (…) d’ici demain (mardi) 8 avril, les Etats-Unis imposeront des droits de douane ADDITIONNELS de 50% sur la Chine, à partir du 9 avril”, a affirmé le président américain sur sa plateforme Truth Social.Donald Trump avait un peu plus tôt reproché à la Chine de ne “pas avoir pris en compte (son) avertissement (…) de ne pas répliquer”.Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a déjà frappé les produits chinois d’une surtaxe additionnelle de 20%. Elle doit passer à 54% dès le 9 avril, avec les +34% annoncés la semaine dernière. Si Washington met sa dernière menace à exécution, cela porterait cette surtaxe à un exorbitant 104%, qui doublerait le prix des produits chinois à l’entrée sur le sol américain.Donald Trump a aussi affirmé qu’il fermait désormais la porte aux demandes d’entretien des responsables chinois.A l’inverse, il a mis en avant que des “négociations avec les autres pays, qui ont aussi demandé des entretiens, allaient commencer immédiatement”.- “Défendre nos intérêts” -Les partenaires commerciaux des Etats-Unis cherchent à convaincre Donald Trump d’alléger le fardeau des droits de douane, qui fait chuter les marchés et bouleverse déjà le commerce mondial.L’Union européenne (UE) a proposé lundi à Washington d’abolir les droits de douane de part et d’autre de l’Atlantique sur les produits issus de l’industrie, comme les voitures et les médicaments.Il s’agit pour les Vingt-Sept de sortir avec le moins de dommages possibles de la guerre commerciale initiée par les Etats-Unis.En cas d’échec des négociations, “nous sommes également prêts à répondre par des contre-mesures et à défendre nos intérêts”, a affirmé la cheffe de l’exécutif européen, Ursula von der Leyen.Un entretien téléphonique a par ailleurs eu lieu lundi entre le Premier ministre japonais, Shigeru Ishiba, et Donald Trump, ont rapporté les deux responsables, en faisant savoir que les discussions allaient se poursuivre. Le Bangladesh a demandé à Washington de suspendre pendant trois mois l’application des nouveaux droits de douane punitifs (+49%).Ceux-ci ont déjà incité des acheteurs américains à suspendre des commandes dans ce pays, deuxième fabricant de vêtements au monde.Donald Trump affirme que la première économie mondiale est “pillée” par le reste du monde.En conséquence, il a décidé d’imposer un taux additionnel de 10% sur tous les produits importés aux États-Unis, entré en vigueur samedi avec quelques exceptions comme l’or et l’énergie.Ce taux doit être relevé dès mercredi pour plusieurs dizaines de partenaires commerciaux majeurs, notamment l’Union européenne (+20%) et le Vietnam (+46%).- “Insensé” -Les bourses asiatiques, en partie fermées vendredi, ont connu un lundi noir. Hong Kong s’est effondrée de plus de 13% — sa pire séance depuis 1997 — et l’indice Nikkei à Tokyo a lâché 7,8%.Dans une maison de courtage du quartier financier de Hong Kong, où affluent des investisseurs individuels, une nonagénaire prénommée Tam “déteste” Trump. “Il m’a coûté 200.000 dollars hongkongais (environ 23.000 euros)”, s’est-elle insurgée devant l’AFP. “Il est insensé, il dit une chose et change d’avis quelques minutes plus tard… Comment quelqu’un qui occupe une position aussi élevée peut-il agir de la sorte?”Les Bourses européennes ont terminé en forte baisse (-4,78% à Paris, -4,64% à Londres).La chute était moins marquée aux Etats-Unis (les principaux indices de Wall Street lâchant entre 0,20% et 1% vers 17H20 GMT), mais la fébrilité extrême. Les investisseurs s’accrochaient au moindre signal d’inflexion de la politique américaine.Le marché est ainsi brièvement passé dans le vert après que des médias eurent rapporté que la Maison Blanche envisageait de reporter les nouveaux droits de douane de 90 jours, une information rapidement démentie par l’exécutif.Goldman Sachs a estimé lundi qu’une récession attendait l’économie américaine en cas d’entrée en vigueur mercredi de la plupart des nouveaux droits de douane annoncés.