AFP World

France: le déficit commercial se creuse à 7,2 milliards d’euros en février

Le déficit commercial de la France s’est nettement creusé en février, à 7,2 milliards d’euros, selon les douanes, en raison d’importations en hausse et d’exportations en baisse, au moment où le président américain Donald Trump s’est lancé dans une guerre commerciale avec ses principaux partenaires commerciaux. Le déficit commercial a augmenté de 1,1 milliard d’euros en février par rapport à janvier, dont le chiffre a été revu à la hausse (6,1 milliards d’euros), montrent les statistiques françaises. Les exportations ont reculé de 500 millions d’euros pour s’établir à 49,9 milliards d’euros et les importations ont augmenté de 600 millions d’euros pour atteindre 57,1 milliards d’euros. Le solde énergétique s’est dégradé de 300 millions d’euros en raison d’une hausse des importations pour s’établir à -3,9 milliards d’euros, avec des exportations stables pour le troisième mois de suite.Hors énergie, le solde commercial s’est dégradé et atteint -4,9 milliards d’euros, surtout en raison d’une dégradation du solde des produits manufacturés, en baisse de 900 millions d’euros. Cumulé sur douze mois, le déficit commercial de la France recule pour s’établir à 81,9 milliards d’euros.Les chiffres du commerce extérieur français ne sont pour le moment pas beaucoup influencés par la guerre commerciale enclenchée par le président américain Donald Trump, qui a imposé des droits de douane massifs à ses partenaires commerciaux dont la France.Son cheval de bataille est la hausse des importations de produits américains par ses partenaires, afin que le déficit commercial américain sur les biens se résorbe. La France a présenté l’an dernier un excédent de 16,4 milliards d’euros, selon les statistiques américaines, mais un déficit de quelques milliards selon les statistiques des douanes françaises, sur les biens.

Trump annonce des discussions “directes” avec l’Iran sur le nucléaire

Donald Trump a créé la surprise en annonçant que Washington menait des discussions “directes” avec l’Iran sur son programme nucléaire, en recevant lundi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, reparti sans les concessions commerciales qu’il espérait obtenir.”Nous avons des discussions directes avec l’Iran. Elles ont commencé, elles se poursuivront samedi, nous aurons une très grande réunion”, a déclaré à la presse le président américain.Il a ensuite assuré que cette rencontre se tiendrait samedi “à très haut niveau” et même “quasiment au plus haut niveau”.Il s’agit d’une annonce spectaculaire de la part du président américain, notoirement peu friand de tractations diplomatiques complexes impliquant plus de deux parties, alors que l’Iran avait rejeté dimanche tout dialogue direct avec Washington.Téhéran a confirmé sa position après cette annonce.Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, doit avoir samedi à Oman des “entretiens indirects” avec l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a annoncé mardi l’agence iranienne Tasnim.”Il s’agit autant d’une opportunité que d’un test. La balle est dans le camp de l’Amérique”, avait écrit plus tôt M. Araghchi sur le résau social X, en annonçant la tenue de discussions “de haut niveau indirectes”.Proches alliés durant la monarchie Pahlavi, les deux pays n’ont plus de relations diplomatiques depuis 1980 et la prise d’otages de diplomates américains dans leur ambassade à Téhéran, dans la foulée de la Révolution islamique. Mais ils échangent indirectement par le biais de l’ambassade de Suisse à Téhéran. Le sultanat d’Oman a plusieurs fois joué un rôle de médiateur, et le Qatar dans une moindre mesure. – “Grand danger” -“Nous traitons directement avec eux. Et peut-être que nous aurons un accord”, a dit lundi le président américain, qui avait retiré avec fracas les Etats-Unis d’un accord international avec l’Iran lors de son premier mandat, en 2018.Cet accord, conclu en 2015, prévoyait la levée de certaines sanctions en échange d’un encadrement des activités nucléaires iraniennes.Donald Trump a dit lundi que si un nouvel accord était trouvé, il serait “différent et peut-être beaucoup plus robuste”. Mais il a ajouté que l’Iran serait “en grand danger” si les discussions n’aboutissaient pas.En attendant, l’Iran doit mener mardi à Moscou des consultations sur ce même dossier avec ses proches partenaires, la Russie et la Chine.Benjamin Netanyahu, tenant d’une ligne dure face à Téhéran, a appelé à ce que l’Iran ne produise “jamais” d’arme nucléaire. Il a plaidé pour que les tractations diplomatiques débouchent sur un démantèlement “complet”, évoquant l’exemple de la Libye.Concernant les droits de douane, autre enjeu de sa visite, le Premier ministre israélien a promis d'”éliminer le déficit commercial des Etats-Unis” vis-à-vis d’Israël.Il est le premier dirigeant étranger reçu par le président américain depuis l’annonce la semaine dernière des nouveaux droits de douane, qui ont provoqué un coup de tabac sur les places financières mondiales.- “Un autre cessez-le-feu” -Le dirigeant israélien est reparti sans promesse d’exemption ou de réduction des droits de douane de 17%, qui seront imposés sur les importations en provenance de son pays à compter de mercredi.Un journaliste a demandé à Donald Trump s’il comptait revenir sur cette taxe, et il a répondu: “Peut-être pas. N’oubliez pas que nous aidons beaucoup Israël”.Israël avait tenté en vain d’échapper aux nouvelles taxes en levant mardi la totalité des droits de douane restants sur les 1% de marchandises américaines encore concernées.Benjamin Netanyahu a par ailleurs déclaré que Israël oeuvrait à un nouvel “accord” sur la libération des otages retenus par le Hamas à Gaza.”Nous faisons tout notre possible pour faire sortir les otages. Nous envisageons un autre cessez-le-feu, nous verrons bien ce qui se passera”, a renchéri Donald Trump.Après deux mois d’une trêve fragile, l’armée israélienne a repris le 18 mars son offensive militaire dans la bande de Gaza, d’où le mouvement palestinien avait lancé une attaque sans précédent le 7 octobre 2023 en Israël.La récente trêve a permis le retour de 33 otages israéliens, dont huit sont décédés, en échange de la libération de quelque 1.800 Palestiniens détenus par Israël.Sur les 251 otages enlevés lors de l’attaque du Hamas, 58 sont toujours retenus dans le territoire palestinien, dont 34 sont morts selon l’armée israélienne.

Trump annonce des discussions “directes” avec l’Iran sur le nucléaire

Donald Trump a créé la surprise en annonçant que Washington menait des discussions “directes” avec l’Iran sur son programme nucléaire, en recevant lundi le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, reparti sans les concessions commerciales qu’il espérait obtenir.”Nous avons des discussions directes avec l’Iran. Elles ont commencé, elles se poursuivront samedi, nous aurons une très grande réunion”, a déclaré à la presse le président américain.Il a ensuite assuré que cette rencontre se tiendrait samedi “à très haut niveau” et même “quasiment au plus haut niveau”.Il s’agit d’une annonce spectaculaire de la part du président américain, notoirement peu friand de tractations diplomatiques complexes impliquant plus de deux parties, alors que l’Iran avait rejeté dimanche tout dialogue direct avec Washington.Téhéran a confirmé sa position après cette annonce.Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, doit avoir samedi à Oman des “entretiens indirects” avec l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, a annoncé mardi l’agence iranienne Tasnim.”Il s’agit autant d’une opportunité que d’un test. La balle est dans le camp de l’Amérique”, avait écrit plus tôt M. Araghchi sur le résau social X, en annonçant la tenue de discussions “de haut niveau indirectes”.Proches alliés durant la monarchie Pahlavi, les deux pays n’ont plus de relations diplomatiques depuis 1980 et la prise d’otages de diplomates américains dans leur ambassade à Téhéran, dans la foulée de la Révolution islamique. Mais ils échangent indirectement par le biais de l’ambassade de Suisse à Téhéran. Le sultanat d’Oman a plusieurs fois joué un rôle de médiateur, et le Qatar dans une moindre mesure. – “Grand danger” -“Nous traitons directement avec eux. Et peut-être que nous aurons un accord”, a dit lundi le président américain, qui avait retiré avec fracas les Etats-Unis d’un accord international avec l’Iran lors de son premier mandat, en 2018.Cet accord, conclu en 2015, prévoyait la levée de certaines sanctions en échange d’un encadrement des activités nucléaires iraniennes.Donald Trump a dit lundi que si un nouvel accord était trouvé, il serait “différent et peut-être beaucoup plus robuste”. Mais il a ajouté que l’Iran serait “en grand danger” si les discussions n’aboutissaient pas.En attendant, l’Iran doit mener mardi à Moscou des consultations sur ce même dossier avec ses proches partenaires, la Russie et la Chine.Benjamin Netanyahu, tenant d’une ligne dure face à Téhéran, a appelé à ce que l’Iran ne produise “jamais” d’arme nucléaire. Il a plaidé pour que les tractations diplomatiques débouchent sur un démantèlement “complet”, évoquant l’exemple de la Libye.Concernant les droits de douane, autre enjeu de sa visite, le Premier ministre israélien a promis d'”éliminer le déficit commercial des Etats-Unis” vis-à-vis d’Israël.Il est le premier dirigeant étranger reçu par le président américain depuis l’annonce la semaine dernière des nouveaux droits de douane, qui ont provoqué un coup de tabac sur les places financières mondiales.- “Un autre cessez-le-feu” -Le dirigeant israélien est reparti sans promesse d’exemption ou de réduction des droits de douane de 17%, qui seront imposés sur les importations en provenance de son pays à compter de mercredi.Un journaliste a demandé à Donald Trump s’il comptait revenir sur cette taxe, et il a répondu: “Peut-être pas. N’oubliez pas que nous aidons beaucoup Israël”.Israël avait tenté en vain d’échapper aux nouvelles taxes en levant mardi la totalité des droits de douane restants sur les 1% de marchandises américaines encore concernées.Benjamin Netanyahu a par ailleurs déclaré que Israël oeuvrait à un nouvel “accord” sur la libération des otages retenus par le Hamas à Gaza.”Nous faisons tout notre possible pour faire sortir les otages. Nous envisageons un autre cessez-le-feu, nous verrons bien ce qui se passera”, a renchéri Donald Trump.Après deux mois d’une trêve fragile, l’armée israélienne a repris le 18 mars son offensive militaire dans la bande de Gaza, d’où le mouvement palestinien avait lancé une attaque sans précédent le 7 octobre 2023 en Israël.La récente trêve a permis le retour de 33 otages israéliens, dont huit sont décédés, en échange de la libération de quelque 1.800 Palestiniens détenus par Israël.Sur les 251 otages enlevés lors de l’attaque du Hamas, 58 sont toujours retenus dans le territoire palestinien, dont 34 sont morts selon l’armée israélienne.

Droits de douane: la Chine ira “jusqu’au bout” face aux Etats-Unis

La Chine a promis mardi de combattre les droits de douane américains “jusqu’au bout” malgré la menace de Donald Trump de nouvelles surtaxes, les deux premières économies mondiales se disant prêtes à l’escalade malgré la déroute des marchés financiers.L’UE s’est vue elle opposer une fin de non recevoir par Donald Trump à sa proposition pour échapper aux droits de douane américains.L’administration américaine assure rester ouverte à la négociation et les Bourses asiatiques, sont pour la plupart reparties à la hausse mardi, reprenant leur souffle après plusieurs séances de plongeon à l’image du choc que représente pour l’économie mondiale l’offensive commerciale lancée par le président américain. Tokyo a ainsi cloturé en hausse de 6,02%. Mais les marchés mondiaux sont pour l’instant loin de compenser les milliers de milliards de dollars partis en fumée depuis “le jour de la libération” de mercredi dernier, quand Donald Trump a annoncé des droits de douane visant les importations de la plupart des pays dans le monde, en particulier en Europe et Asie.Les marchés restaient fébriles au lendemain d’une dégringolade généralisée lundi. Si les Bourses européennes étaient attendues en hausse à l’ouverture, que Hong Kong, Tokyo et Séoul remontaient un peu la pente, les indices reculaient en Indonésie, Vietnam, Thaïlande.Les risques liés à l’escalade d’une guerre commerciale tous azimuts persistent, Donald Trump reprochant à Pékin de ne “pas avoir pris en compte (son) avertissement (…) de ne pas répliquer”.Il a brandi la menace d’imposer dès mercredi des taxes additionnelles à hauteur de 50% sur les importations chinoises si Pékin persiste à vouloir appliquer des droits de douane supplémentaires de 34% aux produits américains.”La Chine n’acceptera jamais cela””, a déclaré un porte-parole du ministère du Commerce. “Si les Etats-Unis insistent dans cette voie, la Chine les combattra jusqu’au bout”, a-t-il ajouté, répétant cependant préférer un “dialogue” avec les États-Unis.Pékin refuse “la pression, les menaces et le chantage” américains, a ensuite dit un représentant du ministère des Affaires étrangères.Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a déjà frappé les produits chinois d’une surtaxe additionnelle de 20%. Elle doit passer à 54% dès le 9 avril, avec les +34% annoncés la semaine dernière. Le dirigeant de Hong Kong John Lee a fustigé des droits de douane “irresponsables”.Lawrence Wong, le Premier ministre de Singapour, une place forte financière mondiale, s’est dit mardi “très déçu” par les Etats-Unis. “Un ami n’agit pas ainsi”, a-t-il dit, alors que son pays est soumis au seuil minimum de 10% de droits de douanes imposés par Washington au monde entier. Le Vietnam cherche lui à obtenir un report de l’application des droits de douane colossaux annoncés par Washington et a assuré vouloir acheter davantage de produits américains. Le gouvernement va “approcher et négocier avec la partie américaine pour parvenir à un accord bilatéral, visant une balance commerciale durable”, selon une déclaration publiée tard lundi soir.- Plus d’inflation, moins de croissance -Les analystes s’attendent à voir les économies tanguer sévèrement dans l’engrenage d’une guerre commerciale pouvant se traduire par des prix plus élevés, plus de chômage et moins de croissance.Donald Trump affirme que la première économie mondiale est “pillée” par le reste du monde, c’est pourquoi il a décidé de ce taux additionnel de 10% sur tous les produits importés aux États-Unis, entré en vigueur samedi avec quelques exceptions comme l’or et l’énergie.Il doit être relevé dès mercredi pour plusieurs dizaines de partenaires commerciaux majeurs, notamment l’Union européenne (à 20%) et le Vietnam (à 46%).L’UE, qui tente de faire taire les intérêts divergents de ses Etats membres quant à la réponse à lancer à Washington, a proposé lundi une exemption des droits de douane totale et réciproque pour les produits industriels, dont les voitures. “Non ce n’est pas suffisant”, a rétorqué Donald Trump, qui reproche régulièrement à l’Europe de ne pas acheter assez de biens industriels américains (alors que dans le secteur des services, les Etats-Unis sont excédentaires).- 70 pays -Son secrétaire au Trésor Scott Bessent a expliqué sur Fox News que les droits de douane annoncés le 2 avril servaient à placer les Etats-Unis en position de force. Il a assuré qu’une fois que des assurances seraient reçues des autres pays sur la manière dont ils comptent ouvrir davantage leurs marchés aux produits américains, “le président Trump sera prêt à négocier”.Il a précisé que “50, 60, peut être près de 70 pays” avaient contacté l’administration américaine pour discuter, relevant que le Japon aurait “la priorité” dans toute négociation en raison de la réaction rapide de Tokyo et de ses liens avec les Etats-Unis.Lawrence Wong a toutefois estimé que le taux de base de 10% “ne semble pas ouvert à la négociation”, et se veut “réaliste: une fois que les barrières commerciales sont élevées, il est très difficiles de les abattre”.