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Nouveau cri d’alarme sur l’aide sociale à l’enfance
Un nouveau “cri d’alarme” face à un système “qui craque de toutes parts” : une commission d’enquête parlementaire exhorte à “agir vite” pour refonder l’aide sociale à l’enfance, prônant entre autres une loi de programmation et un renforcement des contrôles.La protection de l’enfance “qui hier était à bout de souffle” est “aujourd’hui dans le gouffre”, alerte dans son rapport final publié mardi la commission d’enquête de l’Assemblée nationale lancée au printemps 2024, quelques mois après le suicide de Lily, une adolescente de 15 ans placée dans un hôtel.”Il ne s’agit plus seulement de constater mais d’agir vite”, ajoute-t-elle. Selon le dernier bilan officiel, 396.900 jeunes sont suivis par la protection de l’enfance en France, compétence des départements depuis les années 80.Mais sur le terrain, la dynamique s’enraye : les mesures de protection sont en hausse de 44% depuis 1998 quand le nombre de personnels sur le terrain est lui en “baisse constante” sur la dernière décennie.Résultat, souligne la commission parlementaire, les enfants sont accueillis en “sureffectif”, des mesures de placement ne sont pas exécutées faute de place suffisante et les professionnels sont “en perte de sens”. Pour “sortir de la crise”, la commission préconise d'”adopter une loi de programmation” et de mettre en place un “nouveau fonds de financement” de la protection de l’enfance. Face à des demandes de placement en déshérence, la commission recommande également d'”augmenter le nombre de juges et de greffiers” pour permettre un suivi efficace.Elle appelle par ailleurs à créer “une commission de réparation pour les enfants placés qui ont été victimes de maltraitance dans les institutions” et à renforcer le nombre de contrôle, “à raison d’au moins une inspection tous les deux ans” pour les établissements et les assistants familiaux.Écartant l’option d'”une recentralisation”, elle recommande plutôt de mettre sur pied sans délai “un comité de pilotage” réunissant État, départements et associations à même de relancer une stratégie interministérielle. – “Scandale d’État” -“Les rapports ne peuvent plus se permettre de prendre la poussière, on est face à une urgence absolue”, a déclaré à l’AFP la rapporteure de la commission, la députée socialiste Isabelle Santiago.”On est sur un enjeu de santé publique, on impacte le devenir de centaines de milliers d’enfants”, a-t-elle ajouté, évoquant les conséquences “dramatiques” de la situation sur la santé physique et mentale des jeunes ainsi que sur leurs parcours scolaire. “C’est un scandale d’État, il faut passer à l’action maintenant.” S’exprimant avant la publication du rapport, la ministre des Familles, Catherine Vautrin, a présenté dimanche des pistes d’amélioration afin notamment de mieux prévenir le placement des enfants, aider les assistants familiaux ou mieux suivre la santé des jeunes placés. Mais sans s’avancer sur les moyens financiers, admettant une situation budgétaire “difficile”.Ce sont “des premiers pas” mais “on ne dit pas comment, où et avec quel budget”, a déploré Isabelle Santiago mardi lors d’une conférence de presse.Les mesures préconisées “ne seront utiles que si elles deviennent effectives, financées et suivies”, a réagi de son côté le militant défenseur des enfants, lui-même ancien enfant placé, Lyes Louffok, dans un communiqué.”Ce rapport est le 13e publié sur la crise de la protection de l’enfance depuis 2022″, rappelle pour sa part Didier Tronche, président de la Cnape, la principale fédération d’associations de protection de l’enfance, qui espère que les conclusions de la commission d’enquête produiront cette fois-ci un “électrochoc”.Tout en reconnaissant les défaillances du système actuel, gouvernement et départements se renvoient régulièrement la balle, les seconds estimant ne plus être en mesure de remplir leur mission compte tenu des coupes budgétaires et du nombre croissant de mineurs étrangers non accompagnés.Réagissant au rapport, les départements se sont dits “prêts à faire mieux, à condition que l’effort soit collectif, et que l’État s’implique et assure des financements à la hauteur de ces enjeux de société.”Dans la matinée, une dizaine d’anciens enfants placés s’étaient réunis près de l’Assemblée nationale pour appeler l’État à mettre un terme “aux violences institutionnelles”.Un autre rassemblement est prévu le 15 mai à l’appel du “collectif des 400.000” qui réunit une soixantaine d’associations et de fédérations du secteur, pour dénoncer les “promesses non tenues”.
Mars 2025 prolonge la vague de chaleur mondiale
Les températures mondiales se sont maintenues à des niveaux historiquement élevés en mars, poursuivant une série de près de deux ans de chaleur extraordinaire sur la planète, dans la fourchette haute des prévisions scientifiques sur le réchauffement climatique.En Europe, le mois de mars a été, de loin, le plus chaud jamais enregistré, selon le bulletin mensuel de l’observatoire Copernicus publié mardi.Au niveau mondial, mars 2025 se classe deuxième plus chaud, derrière mars 2024, prolongeant ainsi la série ininterrompue de records ou quasi-records de températures qui dure depuis juillet 2023.Depuis lors, à une exception près, tous les mois ont été au moins 1,5°C plus chauds que la moyenne de l’ère préindustrielle, mettant les scientifiques au défi.”Le fait que (mars 2025 soit) encore 1,6°C au-dessus de l’ère préindustrielle est vraiment impressionnant”, estime Friederike Otto, climatologue de l’Imperial College de Londres, jointe par l’AFP.”Nous voilà fermement pris dans l’étau du changement climatique causé par l’humanité” et sa combustion massive du charbon, du pétrole et du gaz, dit-elle.”On reste sur des températures extrêmement élevées”, constate aussi Robert Vautard, coprésident du groupe de travail sur la climatologie du Giec, les experts mandatés par l’ONU.”C’est une situation exceptionnelle”, assure-t-il à l’AFP, “car normalement les températures redescendent franchement après deux années El Niño”, ce phénomène naturel qui pousse temporairement à la hausse les températures mondiales, dont le dernier épisode remonte à 2023-2024.- “Partie haute des projections” -Mars 2025, avec 14,06°C en moyenne, est ainsi seulement 0,08°C plus froid que le record de mars 2024 et à peine plus chaud qu’en 2016, selon Copernicus. Sauf que ces deux extrêmes précédents avaient été observés lors d’un fort épisode d’El Niño tandis que 2025 flirte avec La Niña, la phase inverse du cycle, synonyme d’influence rafraîchissante.Néanmoins, “l’augmentation des températures reste dans la partie haute des projections mais pas en dehors”, souligne le haut responsable du Giec.”Il faut éviter de surréagir (…) et attendre les explications” sur les phénomènes qui ont pu “se superposer” au réchauffement provoqué par l’humanité, prévient Robert Vautard, car les températures sont “soumises à d’importantes variations naturelles interannuelles ou décennales”.Les scientifiques multiplient ainsi les études pour quantifier l’influence climatique de l’évolution des nuages, d’une baisse de la pollution atmosphérique ou de celle des capacité de la Terre à stocker le carbone dans des puits naturels tels que les forêts et les océans.- “Une fois tous les 4 ans” -L’année 2024 a tout de même été la première année calendaire à dépasser le seuil de 1,5°C, soit la limite de réchauffement la plus sûre adoptée par la quasi-totalité des pays du monde dans l’accord de Paris.Mais l’actuel record va vite se banaliser: “Vu la concentration actuelle des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, la probabilité d’une telle anomalie est décennale”, explique à l’AFP Christophe Cassou, auteur du Giec et directeur de recherche au CNRS. Et même d’une fois tous les 4 ou 5 ans dans une année avec El Niño, comme ce fut le cas en 2024.Selon le Giec, le monde est en route pour franchir durablement le seuil de 1,5°C au début des années 2030.Chaque fraction de degré de réchauffement compte car elle augmente de plus en plus l’intensité et la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes (canicules, violentes précipitations ou sécheresses).En mars, la chaleur exceptionnelle en Europe, qui a épargné la péninsule ibérique et le sud de la France, s’est accompagnée de précipitations extrêmes, voire record, dans certaines régions, comme en Espagne et au Portugal, tandis que d’autres vivaient un mois historiquement sec comme aux Pays-Bas ou dans le nord de l’Allemagne.Ces contrastes “montrent clairement qu’un climat déstabilisé se traduit par des extrêmes météorologiques plus nombreux et plus importants”, commente Bill McGuire, climatologue à l’University College de Londres qui s’attend à “d’autres records”.L’intense chaleur en Asie centrale en mars ainsi que les précipitations extrêmes à l’origine d’inondations meurtrières en Argentine ont été accentuées par le réchauffement climatique, a conclu le réseau scientifique de référence World Weather Attribution (WWA).Les relevés annuels de températures mondiales remontent jusqu’en 1850. Mais les carottes de glace, les sédiments au fond de l’océan et d’autres “archives climatiques” permettent d’établir que le climat actuel est sans précédent depuis au moins 120.000 ans.
Mars 2025 prolonge la vague de chaleur mondiale
Les températures mondiales se sont maintenues à des niveaux historiquement élevés en mars, poursuivant une série de près de deux ans de chaleur extraordinaire sur la planète, dans la fourchette haute des prévisions scientifiques sur le réchauffement climatique.En Europe, le mois de mars a été, de loin, le plus chaud jamais enregistré, selon le bulletin mensuel de l’observatoire Copernicus publié mardi.Au niveau mondial, mars 2025 se classe deuxième plus chaud, derrière mars 2024, prolongeant ainsi la série ininterrompue de records ou quasi-records de températures qui dure depuis juillet 2023.Depuis lors, à une exception près, tous les mois ont été au moins 1,5°C plus chauds que la moyenne de l’ère préindustrielle, mettant les scientifiques au défi.”Le fait que (mars 2025 soit) encore 1,6°C au-dessus de l’ère préindustrielle est vraiment impressionnant”, estime Friederike Otto, climatologue de l’Imperial College de Londres, jointe par l’AFP.”Nous voilà fermement pris dans l’étau du changement climatique causé par l’humanité” et sa combustion massive du charbon, du pétrole et du gaz, dit-elle.”On reste sur des températures extrêmement élevées”, constate aussi Robert Vautard, coprésident du groupe de travail sur la climatologie du Giec, les experts mandatés par l’ONU.”C’est une situation exceptionnelle”, assure-t-il à l’AFP, “car normalement les températures redescendent franchement après deux années El Niño”, ce phénomène naturel qui pousse temporairement à la hausse les températures mondiales, dont le dernier épisode remonte à 2023-2024.- “Partie haute des projections” -Mars 2025, avec 14,06°C en moyenne, est ainsi seulement 0,08°C plus froid que le record de mars 2024 et à peine plus chaud qu’en 2016, selon Copernicus. Sauf que ces deux extrêmes précédents avaient été observés lors d’un fort épisode d’El Niño tandis que 2025 flirte avec La Niña, la phase inverse du cycle, synonyme d’influence rafraîchissante.Néanmoins, “l’augmentation des températures reste dans la partie haute des projections mais pas en dehors”, souligne le haut responsable du Giec.”Il faut éviter de surréagir (…) et attendre les explications” sur les phénomènes qui ont pu “se superposer” au réchauffement provoqué par l’humanité, prévient Robert Vautard, car les températures sont “soumises à d’importantes variations naturelles interannuelles ou décennales”.Les scientifiques multiplient ainsi les études pour quantifier l’influence climatique de l’évolution des nuages, d’une baisse de la pollution atmosphérique ou de celle des capacité de la Terre à stocker le carbone dans des puits naturels tels que les forêts et les océans.- “Une fois tous les 4 ans” -L’année 2024 a tout de même été la première année calendaire à dépasser le seuil de 1,5°C, soit la limite de réchauffement la plus sûre adoptée par la quasi-totalité des pays du monde dans l’accord de Paris.Mais l’actuel record va vite se banaliser: “Vu la concentration actuelle des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, la probabilité d’une telle anomalie est décennale”, explique à l’AFP Christophe Cassou, auteur du Giec et directeur de recherche au CNRS. Et même d’une fois tous les 4 ou 5 ans dans une année avec El Niño, comme ce fut le cas en 2024.Selon le Giec, le monde est en route pour franchir durablement le seuil de 1,5°C au début des années 2030.Chaque fraction de degré de réchauffement compte car elle augmente de plus en plus l’intensité et la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes (canicules, violentes précipitations ou sécheresses).En mars, la chaleur exceptionnelle en Europe, qui a épargné la péninsule ibérique et le sud de la France, s’est accompagnée de précipitations extrêmes, voire record, dans certaines régions, comme en Espagne et au Portugal, tandis que d’autres vivaient un mois historiquement sec comme aux Pays-Bas ou dans le nord de l’Allemagne.Ces contrastes “montrent clairement qu’un climat déstabilisé se traduit par des extrêmes météorologiques plus nombreux et plus importants”, commente Bill McGuire, climatologue à l’University College de Londres qui s’attend à “d’autres records”.L’intense chaleur en Asie centrale en mars ainsi que les précipitations extrêmes à l’origine d’inondations meurtrières en Argentine ont été accentuées par le réchauffement climatique, a conclu le réseau scientifique de référence World Weather Attribution (WWA).Les relevés annuels de températures mondiales remontent jusqu’en 1850. Mais les carottes de glace, les sédiments au fond de l’océan et d’autres “archives climatiques” permettent d’établir que le climat actuel est sans précédent depuis au moins 120.000 ans.
Ethiopie: l’ambassadeur d’Israël exclu d’une commémoration du génocide au Rwanda
L’ambassadeur d’Israël en Ethiopie a été exclu lundi d’une conférence organisée au siège de l’Union africaine (UA) à Addis Abeba commémorant les 31 ans du génocide des Tutsi au Rwanda, ont déclaré mardi à l’AFP deux diplomates.La présence d’Israël dans des évènements organisés par l’UA a plusieurs fois provoqué des remous ces dernières années au sein de l’organisation panafricaine, qui depuis les attaques du Hamas du 7 octobre 2023 a critiqué la riposte selon elle démesurée d’Israël à Gaza, évoqué un possible “génocide” et appelé à la fin des combats. Avraham Neguise a “participé à la première partie de l’évènement, une marche de solidarité à l’intérieur du siège de l’UA”, a affirmé un diplomate arabe, avant de poursuivre: “Après cela, le président de la Commission de l’UA, le Djiboutien Mahamoud Ali Youssouf, a refusé de lancer la manifestation dans la salle en présence de l’ambassadeur israélien et lui a demandé de sortir”, a-t-il poursuivi. “L’ambassadeur israélien était assis à une place très visible, proche des Américains, et tout été retardé jusqu’à ce qu’on lui demande de sortir”, a affirmé une autre source diplomatique, précisant ne pas savoir si “des états membres de l’UA ont protesté au vu de la situation à Gaza”.Selon le ministère israélien des Affaires étrangères, cité dans The Times of Israël, “il est scandaleux que, lors d’un événement commémorant les victimes du génocide des Tutsi au Rwanda, auquel l’ambassadeur d’Israël à Addis Abeba était invité”, le président de la Commission de l’UA “ait choisi d’introduire des éléments politiques anti-israéliens”. Interrogé, le porte-parole du président de la Commission de l’UA n’a pas donné suite aux sollicitations de l’AFP. Les autorités israéliennes, qui ont dénoncé un “comportement inacceptable”, vont “entreprendre des démarches diplomatiques nécessaires auprès des parties concernées afin de clarifier la gravité de cet incident”, toujours dans The Times of Israel.Le 7 avril est la journée internationale de commémoration du génocide des Tutsi, qui a fait au moins 800.000 morts en 1994 au Rwanda.En 2022, l’UA n’était pas parvenue à clore ses discussions sur l’accréditation controversée d’Israël en tant que pays observateur. L’Algérie et l’Afrique du Sud, deux poids lourds financiers de l’organisation panafricaine, avaient en particulier plaidé contre.En 2023, une diplomate israélienne avait également été expulsée de l’assemblée de l’UA.Mahamoud Ali Youssouf a pris ses fonctions de président de la Commission de l’UA en février, après avoir été près de 20 ans le ministre des Affaires étrangères de Djibouti. En mars 2024, le président de ce petit pays de la Corne de l’Afrique, Ismaïl Omar Guelleh, avait affirmé dans une interview au magazine Jeune Afrique qu’un “génocide (était) en cours à Gaza”.
Ethiopie: l’ambassadeur d’Israël exclu d’une commémoration du génocide au Rwanda
L’ambassadeur d’Israël en Ethiopie a été exclu lundi d’une conférence organisée au siège de l’Union africaine (UA) à Addis Abeba commémorant les 31 ans du génocide des Tutsi au Rwanda, ont déclaré mardi à l’AFP deux diplomates.La présence d’Israël dans des évènements organisés par l’UA a plusieurs fois provoqué des remous ces dernières années au …
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Droits de douane: les Bourses mondiales reprennent leur souffle, espèrent des négociations
Malgré le risque d’escalade entre les Etats-Unis et la Chine, les marchés mondiaux reprennent leur souffle mardi après avoir lourdement chuté en raison des droits de douane imposés au reste du monde par Donald Trump, espérant des négociations entre Washington et ses partenaires commerciaux.A la veille de l’entrée en vigueur de nouvelles taxes américaines sur les importations chinoises et européennes, le Dow Jones grimpait de 3,6% et l’indice élargi S&P 500 gagnait 3,8% aux alentours de 14H05 GMT.Les marchés européens sont également dans le vert, avec des hausses de plus de 3% pour les indices vedette à Paris, Londres et Francfort au même moment.C’est une séance de répit pour les investisseurs, alors que des milliers de milliards de dollars sont partis en fumée — 5.000 milliards pour le seul indice de référence américain S&P 500 — depuis mercredi dernier, jour de l’annonce par le président américain de droits de douane punitifs pour les importations de la plupart des pays dans le monde.Estimant que les Etats-Unis sont “pillés” par leurs partenaires commerciaux, Donald Trump impose depuis samedi un taux additionnel de 10% sur tous les produits importés aux États-Unis, avec quelques exceptions comme l’or et l’énergie.Ce taux doit être relevé dès mercredi pour plusieurs dizaines de partenaires commerciaux majeurs, notamment l’UE (à 20%) et le Vietnam (à 46%).- Négociations -L’administration américaine assure néanmoins rester ouverte à la négociation, ce qui alimente ce répit boursier.Donald Trump a affirmé mardi avoir eu une “très bonne conversation” avec le Premier ministre et président sud-coréen par intérim Han Duck-soo, portant notamment sur le déficit commercial des Etats-Unis avec son pays, selon un message publié sur la plateforme Truth Social.”Les instructions du président pour nous tous ont été très claires: nous devons donner la priorité à nos alliés et à nos partenaires commerciaux dès maintenant”, a commenté le principal conseiller économique de la Maison Blanche, Kevin Hassett, sur Fox News, mardi.Le président décidera “quand et si nous devons parler avec la Chine, mais pour l’instant, nous avons reçu l’instruction de donner la priorité à nos alliés et à nos partenaires commerciaux comme le Japon, la Corée et d’autres”, a-t-il poursuivi.Le ministre américain des Finances Scott Bessent avait, lui, indiqué sur Fox News que “peut-être près de 70 pays” auraient déjà contacté l’administration américaine pour discuter.- Risques d’escalade -Les risques d’escalade dans la guerre commerciale entre les deux premières puissances commerciales mondiales ne sont pas écartés pour autant. Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier, Donald Trump a déjà frappé les produits chinois d’une surtaxe de 20%. Avec les 34% annoncés la semaine dernière, elle doit atteindre 54% à partir de ce mercredi.Le président républicain a en outre brandi la menace d’imposer dès ce mercredi des taxes additionnelles à hauteur de 50% sur les importations chinoises, si Pékin ne renonce pas à appliquer des droits de douane supplémentaires de 34% sur les produits américains, décidés comme mesure de rétorsion, à compter de jeudi 10 avril.”La Chine n’acceptera jamais cela”, a répondu mardi un porte-parole du ministère chinois du Commerce. “Si les Etats-Unis persistent dans cette voie, la Chine les combattra jusqu’au bout”, a-t-il dit.L’UE prépare sa propre réponse, qui devrait être présentée “en début de semaine prochaine”, d’après un porte-parole de la Commission européenne. Mais selon une liste consultée par l’AFP mardi, le bourbon ne sera pas concerné par les droits de douane de 25% que Bruxelles propose d’imposer sur des produits américains.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé à “éviter l’escalade”, lors d’un entretien téléphonique avec le Premier ministre chinois Li Qiang. Elle a aussi plaidé pour “une résolution négociée de la situation actuelle”, a dit l’UE dans un communiqué.Lors de cet entretien, Li Qiang a affirmé que son pays disposait de suffisamment “d’outils” pour “compenser” les turbulences économiques, selon l’agence officielle Chine nouvelle. D’après les analystes, cette guerre commerciale risque de saper l’économie mondiale, avec des risques d’inflation, de chômage et de baisse de croissance.Le dirigeant de Hong Kong, John Lee, a d’ailleurs fustigé des droits de douane “irresponsables”.Lawrence Wong, le Premier ministre de Singapour, une place forte financière mondiale, s’est dit mardi “très déçu” par les Etats-Unis.Le Vietnam cherche, lui, à obtenir un report de l’application des nouveaux tarifs douaniers imposés par Washington et a assuré vouloir acheter davantage de produits américains.bur-fz-mjw-lem/ev
Droits de douane: les Bourses mondiales reprennent leur souffle, espèrent des négociations
Malgré le risque d’escalade entre les Etats-Unis et la Chine, les marchés mondiaux reprennent leur souffle mardi après avoir lourdement chuté en raison des droits de douane imposés au reste du monde par Donald Trump, espérant des négociations entre Washington et ses partenaires commerciaux.A la veille de l’entrée en vigueur de nouvelles taxes américaines sur les importations chinoises et européennes, le Dow Jones grimpait de 3,6% et l’indice élargi S&P 500 gagnait 3,8% aux alentours de 14H05 GMT.Les marchés européens sont également dans le vert, avec des hausses de plus de 3% pour les indices vedette à Paris, Londres et Francfort au même moment.C’est une séance de répit pour les investisseurs, alors que des milliers de milliards de dollars sont partis en fumée — 5.000 milliards pour le seul indice de référence américain S&P 500 — depuis mercredi dernier, jour de l’annonce par le président américain de droits de douane punitifs pour les importations de la plupart des pays dans le monde.Estimant que les Etats-Unis sont “pillés” par leurs partenaires commerciaux, Donald Trump impose depuis samedi un taux additionnel de 10% sur tous les produits importés aux États-Unis, avec quelques exceptions comme l’or et l’énergie.Ce taux doit être relevé dès mercredi pour plusieurs dizaines de partenaires commerciaux majeurs, notamment l’UE (à 20%) et le Vietnam (à 46%).- Négociations -L’administration américaine assure néanmoins rester ouverte à la négociation, ce qui alimente ce répit boursier.Donald Trump a affirmé mardi avoir eu une “très bonne conversation” avec le Premier ministre et président sud-coréen par intérim Han Duck-soo, portant notamment sur le déficit commercial des Etats-Unis avec son pays, selon un message publié sur la plateforme Truth Social.”Les instructions du président pour nous tous ont été très claires: nous devons donner la priorité à nos alliés et à nos partenaires commerciaux dès maintenant”, a commenté le principal conseiller économique de la Maison Blanche, Kevin Hassett, sur Fox News, mardi.Le président décidera “quand et si nous devons parler avec la Chine, mais pour l’instant, nous avons reçu l’instruction de donner la priorité à nos alliés et à nos partenaires commerciaux comme le Japon, la Corée et d’autres”, a-t-il poursuivi.Le ministre américain des Finances Scott Bessent avait, lui, indiqué sur Fox News que “peut-être près de 70 pays” auraient déjà contacté l’administration américaine pour discuter.- Risques d’escalade -Les risques d’escalade dans la guerre commerciale entre les deux premières puissances commerciales mondiales ne sont pas écartés pour autant. Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier, Donald Trump a déjà frappé les produits chinois d’une surtaxe de 20%. Avec les 34% annoncés la semaine dernière, elle doit atteindre 54% à partir de ce mercredi.Le président républicain a en outre brandi la menace d’imposer dès ce mercredi des taxes additionnelles à hauteur de 50% sur les importations chinoises, si Pékin ne renonce pas à appliquer des droits de douane supplémentaires de 34% sur les produits américains, décidés comme mesure de rétorsion, à compter de jeudi 10 avril.”La Chine n’acceptera jamais cela”, a répondu mardi un porte-parole du ministère chinois du Commerce. “Si les Etats-Unis persistent dans cette voie, la Chine les combattra jusqu’au bout”, a-t-il dit.L’UE prépare sa propre réponse, qui devrait être présentée “en début de semaine prochaine”, d’après un porte-parole de la Commission européenne. Mais selon une liste consultée par l’AFP mardi, le bourbon ne sera pas concerné par les droits de douane de 25% que Bruxelles propose d’imposer sur des produits américains.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé à “éviter l’escalade”, lors d’un entretien téléphonique avec le Premier ministre chinois Li Qiang. Elle a aussi plaidé pour “une résolution négociée de la situation actuelle”, a dit l’UE dans un communiqué.Lors de cet entretien, Li Qiang a affirmé que son pays disposait de suffisamment “d’outils” pour “compenser” les turbulences économiques, selon l’agence officielle Chine nouvelle. D’après les analystes, cette guerre commerciale risque de saper l’économie mondiale, avec des risques d’inflation, de chômage et de baisse de croissance.Le dirigeant de Hong Kong, John Lee, a d’ailleurs fustigé des droits de douane “irresponsables”.Lawrence Wong, le Premier ministre de Singapour, une place forte financière mondiale, s’est dit mardi “très déçu” par les Etats-Unis.Le Vietnam cherche, lui, à obtenir un report de l’application des nouveaux tarifs douaniers imposés par Washington et a assuré vouloir acheter davantage de produits américains.bur-fz-mjw-lem/ev
La Cour suprême américaine lève l’interdiction des expulsions en vertu d’une loi d’exception
La Cour suprême américaine à majorité conservatrice a levé lundi soir l’interdiction des expulsions d’immigrés en vertu d’une loi d’exception, Donald Trump se félicitant d’un “grand jour pour la justice”, mais la bataille judiciaire est loin d’être terminée.La Cour a pris cette décision par une courte majorité, de cinq voix contre quatre. Elle a en revanche considéré unanimement que les personnes expulsées sur le fondement de la loi de 1798 sur “les ennemis étrangers” devaient pouvoir contester en justice leur expulsion, contrairement à ce qu’avait affirmé l’administration Trump.Un juge fédéral de Washington, James Boasberg, a suspendu le 15 mars toute reconduite à la frontière fondée exclusivement sur cette loi alors qu’environ 200 personnes présentées comme des membres du gang vénézuélien Tren de Aragua étaient en cours d’expulsion par avion vers le Salvador, sans autre forme de procès.La déclaration présidentielle invoquant cette loi à l’encontre des membres de Tren de Aragua, classé organisation “terroriste” par Washington en février, avait été publiée le même jour.Le président républicain s’est réjoui de la décision de la plus haute juridiction du pays. “La Cour suprême a confirmé la primauté du droit dans notre pays en permettant à un président, quel qu’il soit, de sécuriser nos frontières et de protéger nos familles et notre pays. UN GRAND JOUR POUR LA JUSTICE EN AMERIQUE !”, a-t-il dit lundi soir sur son réseau Truth Social.- “Délai raisonnable” -Cinq des six juges conservateurs de la Cour suprême, dont son président, John Roberts, ont considéré que les personnes visées par une expulsion devaient pouvoir la contester, mais sur leur lieu de détention, en l’occurrence au Texas, et non pas dans la capitale fédérale.Les personnes menacées d’expulsion en vertu de la loi sur “les ennemis étrangers” doivent en être avisées dans un “délai raisonnable” afin de pouvoir la contester. “La seule question est de savoir à quel tribunal il revient de statuer sur cette contestation”, écrit la majorité de la Cour.Le juge Boasberg a en conséquence annoncé mardi l’annulation d’une audience prévue dans l’après-midi sur une possible pérennisation de sa suspension. La Cour suprême a conclu que “le lieu approprié pour de tels débats était le district Sud du Texas ou quelque endroit que ce soit où les plaignants sont actuellement détenus”, souligne-t-il.Un avocat de l’influente organisation de défense des droits civiques ACLU, Lee Gelernt, qui défend les plaignants dans cette procédure, a salué dans un communiqué le rappel au droit à un procès équitable comme une “victoire importante”. Les quatre autres juges de la Cour suprême, trois progressistes et une conservatrice, ont en revanche exprimé leur désaccord avec la majorité.”Le président des Etats-Unis a invoqué une loi destinée aux temps de guerre vieille de plusieurs siècles pour emmener des personnes dans une prison notoirement brutale et gérée par un pays étranger”, a déclaré la juge Ketanji Brown Jackson.La juge Sonia Sotomayor s’est également inquiétée d'”une menace exceptionnelle pour l’Etat de droit”.La loi de 1798 avait jusqu’alors été utilisée uniquement en temps de guerre, notamment à l’encontre des ressortissants japonais et allemands en territoire américain pendant la Seconde Guerre mondiale.Donald Trump a fait de la lutte contre l’immigration clandestine une priorité affirmant vouloir repousser l'”invasion” des Etats-Unis par des “criminels” étrangers et communiquant abondamment sur les expulsions d’immigrés.La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a qualifié de “très bonne affaire” l’accord conclu avec le président salvadorien, Nayib Bukele, pour incarcérer, moyennant environ 6 millions de dollars, les immigrés expulsés le 15 mars dans une prison de haute sécurité connue pour la dureté de ses conditions de détention.Le département d’Etat a classé en février huit cartels latino-américains, dont Tren de Aragua, comme organisations “terroristes”, une qualification qui élargit l’éventail des actions offertes aux autorités luttant contre le crime organisé.







