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Fin du procès libyen: Sarkozy attaque une dernière fois et fait allusion au jugement Le Pen

Une relaxe longuement plaidée pour Nicolas Sarkozy et des derniers mots à la tonalité politique: le procès libyen s’est achevé mardi à Paris après trois mois d’audiences, l’ex-président critiquant un “réquisitoire politique” mais aussi un “contexte détestable”, en référence à l’affaire Le Pen.La décision du tribunal correctionnel de Paris sera rendue le 25 septembre à 10H00.L’ancien chef de l’Etat est l’ultime prévenu à s’avancer à la barre pour prendre la parole une dernière fois. Ses avocats viennent de longuement plaider pour tenter de convaincre le tribunal d’oublier “l’idée folle” d’un pacte de corruption passé avec le dictateur libyen Mouammar Kadhafi, pour qu’il finance son accession à l’Elysée en 2007.A-t-il quelque chose à dire avant que le tribunal ne parte délibérer ?”Non… pour deux raisons”, répond Nicolas Sarkozy, déclenchant des rires dans la salle d’audience.”D’abord parce que mes avocats ont parlé et bien parlé, deuxièmement parce que le contexte médiatique et politique est détestable”, lance-t-il en référence aux charges répétées du Rassemblement national contre la justice, après le jugement rendu contre Marine Le Pen le 31 mars dernier.”J’aurais eu envie de répondre à un réquisitoire politique et violent”, ajoute néanmoins Nicolas Sarkozy, contre qui le parquet national financier (PNF) a réclamé 7 ans de prison, 300.000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité.”Je ne le ferai pas, parce que je veux la vérité et je ne veux rien dire devant votre tribunal” qui “puisse alimenter cette polémique”, dit-il à la présidente Nathalie Gavarino. “Je ne suis pas ici pour faire de la politique mais pour défendre mon honneur et que la vérité soit faite”, ajoute l’ancien président, qui ne s’est pourtant pas privé de critiquer certains magistrats et leur “combat politique” tout au long de ses nombreuses affaires judiciaires – il en est à son cinquième procès en cinq ans. Avant lui, les trois anciens ministres jugés à ses côtés Claude Guéant, Brice Hortefeux et Eric Woerth ont réitéré à la barre leur innocence. – “Indice mou” -“J’aurais souhaité me défendre plus vigoureusement”, déclare Claude Guéant, 80 ans, absent à de nombreuses audiences pour raisons de santé. “Jamais je n’ai eu connaissance d’un financement libyen” que “(je n’ai) a fortiori jamais sollicité ni réceptionné”, estime celui contre qui l’accusation a requis 6 ans de prison. “On a dit qu’il m’arrivait d’être naïf mais je suis quelqu’un de parfaitement honnête” et “j’affirme que je suis innocent”.Plus tôt, les avocats de Nicolas Sarkozy ont plaidé pendant cinq heures pour tenter de convaincre le tribunal que le “pacte de corruption n’existe pas”, en fustigeant les “reculades” et “failles béantes” du raisonnement du PNF.Les procureurs financiers ont voulu “salir” Nicolas Sarkozy en entretenant l’image d’un homme “malhonnête, cupide, voyou”, avait commencé par accuser l’un de ses conseils Jean-Michel Darrois. L’ex-président, 70 ans, les a écoutés sur les chaises dédiées aux prévenus, assis au côté de ses trois anciens ministres – une image identique à celle du premier jour de ce procès inédit trois mois plus tôt, le 6 janvier. Sur les bancs fournis du public, sa femme Carla Bruni et ses fils Jean et Pierre Sarkozy.En 2005, Nicolas Sarkozy est au sommet de sa “popularité” parmi les électeurs de droite, président de l’UMP, pour “quelle raison éprouve-t-il le besoin d’un autre mode de financement que celui que lui assure déjà l’UMP et le soutien incontesté de ses adhérents ?”, demande Me Christophe Ingrain.”L’accusation ne le dit pas”, poursuit-il. “Quel montant aurait-il demandé ? Comment cet argent serait-il arrivé en France ? Comment il aurait été utilisé dans la campagne ? L’accusation ne le dit pas, car ce financement n’existe pas”.”Les investigations n’ont pas trouvé l’argent du prétendu pacte de corruption. Pourtant, on ne parle pas ici de petites sommes” mais de millions d’euros, “ça ne peut pas disparaître comme ça !” plaide un autre conseil, Me Tristan Gautier, qui s’attaque à démonter sous les hochements de tête approbateurs de Nicolas Sarkozy les “prétendus” canaux de financement libyen.”L’accusation a inventé la preuve molle, l’indice mou”, ironise Me Ingrain, dénonçant le “quoi qu’il en coûte judiciaire” du PNF.Il finit par demander au tribunal d’avoir le “courage” de relaxer Nicolas Sarkozy au vu de preuves “réduites à peau de chagrin” et de reconnaître “que ces 13 années de procédure aboutissent à une impasse”. “Le dossier est à terre, ces excès, ces mensonges l’ont détruit”.

Commerce: tension maximale Chine-USA, mais les marchés remontent

Du simple au double: les Etats-Unis ont mis à exécution la dernière menace de Donald Trump en confirmant mardi une taxation supplémentaire des produits chinois de 104% au total, mais les marchés mondiaux ont repris leur souffle avec la perspective de négociations entre Washington et d’autres pays.Après leur plongeon de la semaine dernière dans la foulée des hausses de droits de douane annoncées par le président américain, les Bourses européennes ont terminé la séance en forte hausse, Paris prenant 2,50% et Londres +2,71%. L’Asie avait redressé la tête auparavant, Tokyo terminant en hausse de 6,02%. Mais la confirmation d’une hausse prohibitive des droits de douane américains sur les produits chinois a réduit les gains de Wall Street, où le Dow Jones ne gagnait plus que 0,55% vers 17h45 GMT, après avoir pris plus de 3% dans la matinée.Des milliers de milliards de dollars sont partis en fumée sur les marchés depuis mercredi dernier, jour de l’annonce par le président américain de droits de douane punitifs pour les importations de la plupart des pays dans le monde.Estimant que les Etats-Unis sont “pillés” par leurs partenaires commerciaux, Donald Trump impose depuis samedi un taux additionnel de 10% sur tous les produits importés aux États-Unis, avec quelques exceptions comme l’or et l’énergie.Ce taux doit être relevé dès mercredi pour plusieurs dizaines de partenaires commerciaux majeurs, notamment l’UE (à 20%) et le Vietnam (à 46%).- Négociations -L’administration américaine assure néanmoins rester ouverte à la négociation.Donald Trump a affirmé mardi sur sa plateforme Truth Social avoir eu une “très bonne conversation” avec le Premier ministre et président sud-coréen par intérim Han Duck-soo.Une délégation sud-coréenne est en route pour les Etats-Unis, a ajouté le milliardaire républicain, évoquant “un accord fantastique entre les deux pays”.Rien de tel en revanche en perspective dans les relations avec Pékin, même si Donald Trump a ajouté que “les Chinois veulent aussi arriver à un accord, désespérément”.”Ils ne savent pas par où commencer. Nous attendons leur appel. Ça finira par arriver”, veut croire le président américain.Mais pour l’heure, Pékin a fermé la porte de la négociation face aux menaces de Washington.La Chine refuse “la pression, les menaces et le chantage” américains, a dit un représentant du ministère des Affaires étrangères. “Si les États-Unis veulent vraiment dialoguer, alors ils devraient faire preuve d’une attitude basée sur l’égalité, le respect et la réciprocité”.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé à “éviter l’escalade”, lors d’un entretien téléphonique avec le Premier ministre chinois Li Qiang. Elle a aussi plaidé pour “une résolution négociée”.- “Priorité aux alliés” -Washington semble jouer des divisions entre ses partenaires commerciaux.Le président Trump décidera “quand et si nous devons parler avec la Chine, mais pour l’instant, nous avons reçu l’instruction de donner la priorité à nos alliés et à nos partenaires commerciaux comme le Japon, la Corée et d’autres”, a commenté le principal conseiller économique de la Maison Blanche, Kevin Hassett, sur Fox News.Le ministre américain des Finances Scott Bessent avait, lui, indiqué que “peut-être près de 70 pays” auraient déjà contacté l’administration américaine pour discuter.L’UE prépare sa propre réponse, qui devrait être présentée “en début de semaine prochaine”, d’après un porte-parole de la Commission européenne. Mais selon une liste consultée par l’AFP, le bourbon ne sera pas concerné par la surtaxe de 25% que Bruxelles propose d’imposer sur des produits américains.”L’objectif est d’arriver à une situation où le président Trump revienne sur sa décision”, a déclaré le président français Emmanuel Macron. “Si ça doit passer par un moment où l’on doit expliquer qu’on est prêt à répondre, il faudra assumer de le faire”.- Tensions internes -Les tensions commerciales se répercutent au sein de l’administration américaine: Elon Musk, qui mène pour le compte du président américain une mission de réduction drastique de la dépense publique, a traité, sur son réseau X, le conseiller au commerce Peter Navarro de “crétin (…) bête comme ses pieds”.M. Musk, qui s’est déjà prononcé en vain en faveur d’une suppression des droits de douane entre l’Europe et les Etats-Unis, a mal pris des propos de M. Navarro sur le manque de pièces américaines dans les automobiles Tesla, dont il est propriétaire.Alors que le yuan “offshore”, la monnaie chinoise circulant hors de Chine, est tombée à son plus bas niveau depuis 2010, la guerre commerciale pourrait saper l’économie mondiale, avec des risques d’inflation, de chômage et de baisse de croissance, avertissent des analystes.bur-fz-mjw-lem/bar/bpe

Commerce: tension maximale Chine-USA, mais les marchés remontent

Du simple au double: les Etats-Unis ont mis à exécution la dernière menace de Donald Trump en confirmant mardi une taxation supplémentaire des produits chinois de 104% au total, mais les marchés mondiaux ont repris leur souffle avec la perspective de négociations entre Washington et d’autres pays.Après leur plongeon de la semaine dernière dans la foulée des hausses de droits de douane annoncées par le président américain, les Bourses européennes ont terminé la séance en forte hausse, Paris prenant 2,50% et Londres +2,71%. L’Asie avait redressé la tête auparavant, Tokyo terminant en hausse de 6,02%. Mais la confirmation d’une hausse prohibitive des droits de douane américains sur les produits chinois a réduit les gains de Wall Street, où le Dow Jones ne gagnait plus que 0,55% vers 17h45 GMT, après avoir pris plus de 3% dans la matinée.Des milliers de milliards de dollars sont partis en fumée sur les marchés depuis mercredi dernier, jour de l’annonce par le président américain de droits de douane punitifs pour les importations de la plupart des pays dans le monde.Estimant que les Etats-Unis sont “pillés” par leurs partenaires commerciaux, Donald Trump impose depuis samedi un taux additionnel de 10% sur tous les produits importés aux États-Unis, avec quelques exceptions comme l’or et l’énergie.Ce taux doit être relevé dès mercredi pour plusieurs dizaines de partenaires commerciaux majeurs, notamment l’UE (à 20%) et le Vietnam (à 46%).- Négociations -L’administration américaine assure néanmoins rester ouverte à la négociation.Donald Trump a affirmé mardi sur sa plateforme Truth Social avoir eu une “très bonne conversation” avec le Premier ministre et président sud-coréen par intérim Han Duck-soo.Une délégation sud-coréenne est en route pour les Etats-Unis, a ajouté le milliardaire républicain, évoquant “un accord fantastique entre les deux pays”.Rien de tel en revanche en perspective dans les relations avec Pékin, même si Donald Trump a ajouté que “les Chinois veulent aussi arriver à un accord, désespérément”.”Ils ne savent pas par où commencer. Nous attendons leur appel. Ça finira par arriver”, veut croire le président américain.Mais pour l’heure, Pékin a fermé la porte de la négociation face aux menaces de Washington.La Chine refuse “la pression, les menaces et le chantage” américains, a dit un représentant du ministère des Affaires étrangères. “Si les États-Unis veulent vraiment dialoguer, alors ils devraient faire preuve d’une attitude basée sur l’égalité, le respect et la réciprocité”.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé à “éviter l’escalade”, lors d’un entretien téléphonique avec le Premier ministre chinois Li Qiang. Elle a aussi plaidé pour “une résolution négociée”.- “Priorité aux alliés” -Washington semble jouer des divisions entre ses partenaires commerciaux.Le président Trump décidera “quand et si nous devons parler avec la Chine, mais pour l’instant, nous avons reçu l’instruction de donner la priorité à nos alliés et à nos partenaires commerciaux comme le Japon, la Corée et d’autres”, a commenté le principal conseiller économique de la Maison Blanche, Kevin Hassett, sur Fox News.Le ministre américain des Finances Scott Bessent avait, lui, indiqué que “peut-être près de 70 pays” auraient déjà contacté l’administration américaine pour discuter.L’UE prépare sa propre réponse, qui devrait être présentée “en début de semaine prochaine”, d’après un porte-parole de la Commission européenne. Mais selon une liste consultée par l’AFP, le bourbon ne sera pas concerné par la surtaxe de 25% que Bruxelles propose d’imposer sur des produits américains.”L’objectif est d’arriver à une situation où le président Trump revienne sur sa décision”, a déclaré le président français Emmanuel Macron. “Si ça doit passer par un moment où l’on doit expliquer qu’on est prêt à répondre, il faudra assumer de le faire”.- Tensions internes -Les tensions commerciales se répercutent au sein de l’administration américaine: Elon Musk, qui mène pour le compte du président américain une mission de réduction drastique de la dépense publique, a traité, sur son réseau X, le conseiller au commerce Peter Navarro de “crétin (…) bête comme ses pieds”.M. Musk, qui s’est déjà prononcé en vain en faveur d’une suppression des droits de douane entre l’Europe et les Etats-Unis, a mal pris des propos de M. Navarro sur le manque de pièces américaines dans les automobiles Tesla, dont il est propriétaire.Alors que le yuan “offshore”, la monnaie chinoise circulant hors de Chine, est tombée à son plus bas niveau depuis 2010, la guerre commerciale pourrait saper l’économie mondiale, avec des risques d’inflation, de chômage et de baisse de croissance, avertissent des analystes.bur-fz-mjw-lem/bar/bpe

L’Iran estime possible un accord sur le nucléaire si Washington en a la volonté

Le chef de la diplomatie iranienne a estimé mardi qu’un accord pouvait être trouvé avec les Etats-Unis sur le dossier nucléaire si Washington faisait preuve de bonne volonté, avant des pourparlers prévus samedi à Oman.Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, participera à ces pourparlers avec pour “objectif principal”, a-t-il dit, d’obtenir la levée des sanctions américaines, rétablies en 2018 par Donald Trump et qui étranglent l’économie iranienne.Le président américain, qui recevait le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, avait créé la surprise lundi en annonçant que Washington menait des discussions “directes” avec l’Iran sur son programme nucléaire, alors que les deux pays n’ont plus de relations diplomatiques depuis 45 ans.Après cette annonce, Benjamin Netanyahu, tenant d’une ligne dure face à Téhéran, a jugé “inévitable” l’option militaire contre l’Iran si ces discussions traînent.Réagissant aux propos de M. Trump, l’Iran s’est dit prêt à discuter mais rejette tout dialogue direct sous la menace et la pression. “Ces négociations seront menées de manière indirecte et nous n’accepterons aucune autre forme de négociation”, a réaffirmé mardi M. Araghchi, cité par l’agence officielle Irna. Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, soupçonnent depuis des décennies Téhéran de vouloir se doter de l’arme nucléaire. L’Iran rejette ces allégations et affirme que ses activités dans le nucléaire se limitent à des fins civiles.En mars, Donald Trump a adressé une lettre à l’Iran appelant à des négociations sur le nucléaire, en vue de remplacer le précédent accord international, devenu caduc depuis que Washington s’en est retiré en 2018.Mais il a également menacé de bombarder l’Iran en cas d’échec de la diplomatie et pris des sanctions supplémentaires à l’encontre du secteur pétrolier iranien.Lundi, le président américain a annoncé que les Etats-Unis menaient des discussions “directes” avec l’Iran et qu’une rencontre “à très haut niveau” était prévue samedi.Il a affirmé que si un nouvel accord était trouvé, il serait “différent et peut-être beaucoup plus robuste” que le précédent. Mais il a ajouté que l’Iran serait “en grand danger” si les discussions n’aboutissaient pas.- “On fait exploser les installations” -“Pour aller de l’avant aujourd’hui, nous devons d’abord convenir qu’il ne peut y avoir d’+option militaire+, et encore moins de +solution militaire+”, a dit le ministre iranien des Affaires étrangères dans une rare tribune publiée mardi dans le Washington Post.Dans une vidéo publiée après l’annonce du président américain, le Premier ministre israélien a affirmé : avec M. Trump, “nous sommes d’accord sur le fait que l’Iran ne doit pas avoir l’arme nucléaire”. “Cela peut se faire par un accord, mais uniquement [du genre]: on entre, on fait exploser les installations, on démantèle tout l’équipement, sous supervision américaine avec mise en oeuvre américaine, ça serait bien”, a-t-il ajouté.Mais “la deuxième option, si ce n’est pas le cas, c’est [que les Iraniens] fassent traîner les discussions, et alors l’option militaire devient inévitable”, a-t-il averti.M. Araghchi doit avoir samedi à Oman des “entretiens indirects” avec l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, selon l’agence de presse iranienne Tasnim.”Si l’autre partie a la volonté nécessaire et suffisante, un accord peut être trouvé”, a déclaré le ministre, cité par Irna. “Notre objectif principal (…) est de lever les sanctions” américaines, a-t-il affirmé, ajoutant que le sultanat d’Oman jouerait le rôle de médiateur.- “Désescalade des tensions” -L’Iran doit également avoir mardi à Moscou des consultations sur ce même dossier avec ses proches partenaires, la Russie et la Chine.Le Kremlin s’est dit mardi favorable aux discussions annoncées par Donald Trump.”Nous savons que certains contacts directs et indirects sont prévus à Oman. Et, bien sûr, on ne peut que saluer cela car cela peut conduire à une désescalade des tensions autour de l’Iran”, a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.Pékin a de son côté appelé les Etats-Unis à faire preuve de “sincérité” dans ces pourparlers.L’accord conclu en 2015 entre l’Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni), plus l’Allemagne, prévoyait la levée de certaines sanctions internationales en échange d’un encadrement du programme nucléaire iranien.En 2018, durant son premier mandat, Donald Trump a retiré avec fracas son pays de l’accord et rétabli les sanctions. En représailles, l’Iran a pris ses distances avec le texte et accéléré son programme nucléaire.L’Iran et les Etats-Unis n’ont plus de relations diplomatiques depuis 1980. Les deux pays échangent toutefois indirectement par le biais de l’ambassade de Suisse à Téhéran. Oman a également joué un rôle de médiateur dans le passé, comme le Qatar dans une moindre mesure. 

Aux confins de Gaza, Macron appelle à une reprise rapide de l’aide humanitaire

Emmanuel Macron a affirmé mardi que la reprise de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza était “la priorité des priorités”, lors d’une visite à al-Arich, avant-poste égyptien du soutien humanitaire à Gaza où la situation est “intenable, selon le président français.Cette rare visite d’un dirigeant européen aux confins de la bande de Gaza intervient dans un contexte tendu, alors que Israël a repris ses opérations militaires le 18 mars après deux mois de trêve. Israël bloque par ailleurs depuis le 2 mars l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza.”La situation aujourd’hui est intenable et elle n’a jamais été aussi grave”, a déclaré le président français, appelant “à une reprise le plus rapidement possible de l’aide humanitaire”, “la priorité des priorités”, selon lui.La quasi-totalité des 2,4 millions d’habitants de la bande de Gaza ont été déplacés au moins une fois par les combats et vivent dans un territoire dévasté et assiégé depuis le début de la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël.Accueilli à al-Arich par son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, M. Macron a également condamné “avec force” les attaques visant les humanitaires et secouristes dans la bande de Gaza, deux semaines après la mort de secouristes tués par des tirs israéliens dans le territoire palestinien.”Nous condamnons évidemment avec force ces attaques, et il faut qu’ensuite la vérité soit établie comme il se doit,  parce que le monde a des règles, et c’est une bonne chose”, a-t-il déclaré.Le 23 mars, 15 personnes ont été tuées par des tirs israéliens sur des ambulances à Rafah, point de passage entre l’Egypte et Gaza à 50 km d’al-Arich, selon l’ONU et le Croissant-rouge palestinien. Le drame suscite un tollé international et le chef de l’armée israélienne a ordonné lundi une “enquête plus approfondie”.- “Pas un projet immobilier” -“La protection des civils et du personnel humanitaire ainsi qu’un plein accès de l’aide humanitaire constituent des obligations en vertu du droit international et du droit international humanitaire et doivent être respectées”, avaient déjà plaidé lundi au Caire les présidents Macron et al-Sissi ainsi que le roi Abdallah II de Jordanie, dans une déclaration conjointe.Ils ont aussi “appelé à un retour immédiat au cessez-le-feu pour que les Palestiniens soient protégés et reçoivent de l’aide humanitaire en quantité et dans les plus brefs délais”. Un message réitéré de vive voix à Donald Trump dans un appel téléphonique à quatre, juste avant que le président américain ne reçoive le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à la Maison Blanche.Interrogé mardi lors d’un point de presse à al-Arich sur les déclarations de Donald Trump, qui avait évoqué une prise de contrôle de la bande de Gaza par les Etats-Unis pour la reconstruire et en faire la “Riviera du Moyen-Orient”, M. Macron a répondu que le territoire palestinien n’était “pas un projet immobilier”.”La réalité, c’est que vous avez 2 millions de personnes qui sont enfermées (…)  Après des mois et des mois de bombardements d’une guerre terrible, des dizaines de milliers de personnes ont perdu la vie. Vous avez des dizaines de milliers d’enfants qui sont mutilés sans famille. C’est ça dont on parle quand on parle de Gaza. C’est pas d’un projet immobilier”, a souligné M. Macron.Depuis octobre 2023, plus de 330 travailleurs humanitaires, la plupart d’entre eux appartenant à l’Unrwa, l’agence des Nations unies d’aide aux réfugiés palestiniens, ont été tués dans la bande de Gaza, selon les données de l’ONU datant de novembre.

Aux confins de Gaza, Macron appelle à une reprise rapide de l’aide humanitaire

Emmanuel Macron a affirmé mardi que la reprise de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza était “la priorité des priorités”, lors d’une visite à al-Arich, avant-poste égyptien du soutien humanitaire à Gaza où la situation est “intenable, selon le président français.Cette rare visite d’un dirigeant européen aux confins de la bande de Gaza intervient dans un contexte tendu, alors que Israël a repris ses opérations militaires le 18 mars après deux mois de trêve. Israël bloque par ailleurs depuis le 2 mars l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza.”La situation aujourd’hui est intenable et elle n’a jamais été aussi grave”, a déclaré le président français, appelant “à une reprise le plus rapidement possible de l’aide humanitaire”, “la priorité des priorités”, selon lui.La quasi-totalité des 2,4 millions d’habitants de la bande de Gaza ont été déplacés au moins une fois par les combats et vivent dans un territoire dévasté et assiégé depuis le début de la guerre déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël.Accueilli à al-Arich par son homologue égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, M. Macron a également condamné “avec force” les attaques visant les humanitaires et secouristes dans la bande de Gaza, deux semaines après la mort de secouristes tués par des tirs israéliens dans le territoire palestinien.”Nous condamnons évidemment avec force ces attaques, et il faut qu’ensuite la vérité soit établie comme il se doit,  parce que le monde a des règles, et c’est une bonne chose”, a-t-il déclaré.Le 23 mars, 15 personnes ont été tuées par des tirs israéliens sur des ambulances à Rafah, point de passage entre l’Egypte et Gaza à 50 km d’al-Arich, selon l’ONU et le Croissant-rouge palestinien. Le drame suscite un tollé international et le chef de l’armée israélienne a ordonné lundi une “enquête plus approfondie”.- “Pas un projet immobilier” -“La protection des civils et du personnel humanitaire ainsi qu’un plein accès de l’aide humanitaire constituent des obligations en vertu du droit international et du droit international humanitaire et doivent être respectées”, avaient déjà plaidé lundi au Caire les présidents Macron et al-Sissi ainsi que le roi Abdallah II de Jordanie, dans une déclaration conjointe.Ils ont aussi “appelé à un retour immédiat au cessez-le-feu pour que les Palestiniens soient protégés et reçoivent de l’aide humanitaire en quantité et dans les plus brefs délais”. Un message réitéré de vive voix à Donald Trump dans un appel téléphonique à quatre, juste avant que le président américain ne reçoive le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, à la Maison Blanche.Interrogé mardi lors d’un point de presse à al-Arich sur les déclarations de Donald Trump, qui avait évoqué une prise de contrôle de la bande de Gaza par les Etats-Unis pour la reconstruire et en faire la “Riviera du Moyen-Orient”, M. Macron a répondu que le territoire palestinien n’était “pas un projet immobilier”.”La réalité, c’est que vous avez 2 millions de personnes qui sont enfermées (…)  Après des mois et des mois de bombardements d’une guerre terrible, des dizaines de milliers de personnes ont perdu la vie. Vous avez des dizaines de milliers d’enfants qui sont mutilés sans famille. C’est ça dont on parle quand on parle de Gaza. C’est pas d’un projet immobilier”, a souligné M. Macron.Depuis octobre 2023, plus de 330 travailleurs humanitaires, la plupart d’entre eux appartenant à l’Unrwa, l’agence des Nations unies d’aide aux réfugiés palestiniens, ont été tués dans la bande de Gaza, selon les données de l’ONU datant de novembre.

Aux confins de Gaza, Macron appelle à une reprise rapide de l’aide humanitaire

Emmanuel Macron a affirmé mardi que la reprise de l’aide humanitaire dans la bande de Gaza était “la priorité des priorités”, lors d’une visite à al-Arich, avant-poste égyptien du soutien humanitaire à Gaza où la situation est “intenable, selon le président français.Cette rare visite d’un dirigeant européen aux confins de la bande de Gaza intervient …

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Dans la bande de Gaza sous les bombes, la peur, les cris et le désespoir

La peur, les explosions et les cris rythment le quotidien des Palestiniens de la bande de Gaza désespérés trois semaines jour pour jour après la reprise des violents bombardements israéliens.”Ils demandent d’évacuer, mais où pourrions-nous aller ?”, demande Mahmoud Hussein, Palestinien d’une vingtaine d’années qui a quitté le nord de la bande de Gaza en raison des bombardements pour s’installer dans une tente à Az-Zawayda, au centre du petit territoire côtier.”Deir el-Balah est dans la zone à évacuer, al-Maghazi, Bureij, Nousseirat… Tout ça doit être évacué”, constate-t-il après avoir regardé les cartes diffusées par l’armée israélienne sommant les Gazaouis de quitter les secteurs où elle va opérer.Dans la nuit de dimanche à lundi, l’armée israélienne a bombardé Deir el-Balah, selon la Défense civile, et M. Hussein a quitté son refuge de fortune, avec d’autres habitants, en direction d’un hôpital de campagne installé dans le secteur.Lundi matin, les familles qui vivent dans ce groupe de tentes improvisées avec des bâches, se sont mises à ranger leurs affaires dans des sacs d’aide humanitaire en polypropylène tissé, ceux qui s’effilochent dès qu’on les ouvre.Pendant que les adultes s’affairent, les enfants attendent et s’ennuient.Sur la route, les charrettes tirées par des ânes ont repris les navettes pour porter les matelas et les biens les plus volumineux, tandis que des femmes marchent avec des paniers sur la tête, dans une scène désormais familière à Gaza où la quasi-totalité des 2,4 millions d’habitants ont dû quitter leur logement au moins une fois en raison de la guerre, selon les Nations unies.- “Nuage épais” -Israël a repris ses frappes intenses sur la bande de Gaza le 18 mars, mettant fin à un cessez-le-feu de deux mois avec le mouvement islamiste palestinien Hamas, dont l’attaque sanglante sur Israël, le 7 octobre 2023, a déclenché la guerre.Au moins 58 personnes ont été tuées et plus de 200 blessées au cours des dernières 24 heures dans des frappes ou des opérations de l’armée israélienne, a indiqué le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza.Peu avant minuit lundi, une frappe aérienne israélienne a visé une maison de Deir el-Balah et neuf personnes, dont cinq enfants, ont été tuées, d’après la Défense civile.”Nous nous sommes précipités dehors, terrorisés, sans même savoir au début où la frappe était tombée”, a déclaré à l’AFP Abed Salah, un voisin, “c’est le nuage épais de poussière qui nous a indiqué qu’elle était proche”.Il dit avoir aidé à extraire les corps de onze personnes, toutes mortes.Des étages se sont repliés les uns sur les autres, comme un accordéon, sur le haut du bâtiment frappé. Une baignoire d’enfant rouge vif est suspendue dans le vide au milieu des gravats.Dans une pièce un jeune homme inspecte les dégâts, un mur entier est tombé, mais deux autres restent debout. Sur l’un est exposé “Machallah” dans une élégante calligraphie encadrée qui n’a pas bougé du mur de béton nu.- “Quel était leur tort ?” -Cette expression, généralement utilisée pour marquer l’admiration, signifie littéralement “ce que Dieu a voulu”, défiant les regards hagards des habitants contemplant le désastre.Une petite fille est assise au milieu d’un océan de décombres: des rouleaux de papier toilette, des couvertures, un matelas de mousse dont la housse à fleurs est déchirée, le tout perdu entre les parpaings et les tiges métalliques.Un garçon a réussi à récupérer une voiture à pieds, et une fille quelques cartes à jouer.”La maison était pleine de personnes déplacées et d’enfants, quatre enfants avec leurs têtes coupées, quel était leur tort?”, dit Nadine Sabah, qui dit s’être trouvée dans l’immeuble au moment de la frappe.Elle est venue à l’hôpital des martyrs d’al-Aqsa où se déroule aussi une scène devenue quotidienne dans la bande de Gaza: les dépouilles sont alignées dans des sacs blancs tâchés de sang avant d’être emportées par une camionnette pour être enterrées.Des hommes et une vieille femme pleurent les morts de la famille Sabah. Les femmes se prennent dans les bras, leurs visages marqués par les larmes.Après s’être réveillée “dans les cris du voisinage”, Amal Jammal une Gazaouie de 35 ans dit avoir quitté Deir al-Balah lundi matin avant une frappe “ayant secoué toute la zone”.”La destruction était massive et la peur encore plus grande”, résume-t-elle, “et il n’y a aucune lueur d’espoir”.