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Déjà vu? Trump accusé de déni économique et de déclin physique

Un président vieillissant, confronté à de mauvais sondages et à des soupçons sur son état de santé, qui assure contre vents et marées que l’Amérique est florissante. Joe Biden? Non, Donald Trump.Le républicain, au pouvoir depuis près d’un an, continue de manière presque obsessionnelle à se comparer à son prédécesseur. Joe Biden serait sénile là où il déborderait d’énergie, le démocrate aurait mené le pays à la faillite alors que Donald Trump présiderait un “âge d’or” économique.Pendant un meeting en Pennsylvanie mardi, il a prononcé le nom de son rival plus de vingt fois et l’a même traité de “connard endormi” (“sleepy son of a bitch”).Depuis quelques semaines pourtant, une forte impression de déjà vu colore la présidence du milliardaire républicain.Certaines de ses déclarations font écho, dans le style décomplexé qui lui est propre, à des propos tenus par Joe Biden.”L’Amérique a la meilleure économie du monde”, avait lancé le président démocrate en avril 2024, allant contre la perception des électeurs.L’économie américaine mérite “un 25/20” (A+++++), a assuré Donald Trump dans un entretien avec le site Politico, publié mardi. Il répète que les prix baissent alors que les Américains continuent à se plaindre de la vie chère.- 31% -“Il y aura toujours une partie de ses partisans qui le suivront quoi qu’il arrive. S’il dit que le ciel n’est pas bleu, ils diront que le ciel n’est pas bleu”, juge Alex Keena, professeur de sciences politiques à la Virginia Commonwealth University.Mais “ce n’est pas la majorité des Américains”, dit le chercheur à l’AFP. “Il y a un moment où les gens sortent de chez eux, vont faire des courses, et leur vécu est incontestable”.Selon une enquête d’opinion de l’université de Chicago pour l’agence AP, publiée jeudi, seuls 31% des Américains sont satisfaits de la politique économique de Donald Trump.”Quand les sondages vont-ils refléter la grandeur de l’Amérique aujourd’hui?” a-t-il tempêté sur son réseau Truth Social. “Quand dira-t-on enfin que j’ai créé, sans inflation, peut-être la meilleure économie de l’histoire de notre pays? Quand les gens vont-ils comprendre ce qu’il se passe?”.Pendant sa campagne électorale, il avait accusé Joe Biden de mépriser les difficultés des ménages modestes.Aujourd’hui, comme son prédécesseur, le dirigeant républicain tente de diriger en partie le mécontentement des consommateurs vers les grandes entreprises, soupçonnées de gonfler les prix.Comme l’ancien président démocrate, il peine à susciter l’enthousiasme autour de ses projets de soutien du pouvoir d’achat.Et comme Joe Biden, il est rattrapé par des questions sur sa santé, sans atteindre toutefois l’intensité des interrogations sur le déclin de son rival, qu’il a lui-même alimentées.- Bleu sur la main -En décrivant l’ancien président démocrate comme un vieillard incapable de gouverner, le républicain “a exploité un mécontentement bien réel” à propos du vieillissement de la classe politique américaine, rappelle Alex Keena.Mais cette stratégie pourrait se retourner contre le président le plus âgé jamais élu aux Etats-Unis.Donald Trump, 79 ans, est maintenant celui dont chaque apparition publique est scrutée.C’est lui désormais qui est attaqué sur les réseaux sociaux. Jeudi, une fausse photo le montrant avec un déambulateur a par exemple circulé.Le républicain s’est-il assoupi pendant ce conseil des ministres ou a-t-il seulement baissé les yeux un instant? Cet hématome couvert d’un pansement sur le dos de la main est-il vraiment, comme le répète la Maison Blanche, le résultat de nombreuses poignées de mains?L’équipe de Joe Biden avait multiplié les démentis furieux, mais aussi protégé toujours davantage le président octogénaire des regards du public et des questions des journalistes.Donald Trump, lui, reste infiniment plus accessible que son prédécesseur ne l’a jamais été et se livre très fréquemment à de longs échanges impromptus avec la presse.Mais gare à qui ose, comme le New York Times récemment, enquêter sur son rythme de travail et sa vitalité.”C’est de la sédition, peut-être même de la trahison quand le New York Times et d’autres font sans cesse des articles MENSONGERS pour diffamer et rabaisser LE PRESIDENT DES ETATS-UNIS”, a-t-il écrit sur Truth Social.

Deux personnes tuées par des tirs à l’université américaine Brown, l’auteur en fuite

Des tirs sur le campus de l’université Brown, l’une des plus prestigieuses aux Etats-Unis, ont fait deux morts et neuf blessés samedi, tous des étudiants, ont annoncé les autorités locales, l’auteur étant toujours traqué dimanche par les forces de l’ordre.Sur les neuf étudiants blessés, huit l’ont été grièvement mais sont dans un état stable, a déclaré lors d’une conférence de presse Brett Smiley, le maire de Providence, capitale du petit Etat du Rhode Island (nord-est).Il a ensuite précisé que l’auteur des coups de feu n’avait pas encore été appréhendé et que plus de 400 membres des forces de l’ordre avaient été déployés.Huit heures après la fusillade, le tireur était toujours en fuite.Selon Frank Doyle, un responsable de l’établissement Brown, les tirs ont eu lieu dans le bâtiment d’ingénierie et de physique, où se déroulaient des examens.Katie Sun a raconté au journal étudiant Brown Daily Herald qu’elle étudiait dans un bâtiment voisin quand elle a entendu des coups de feu. Elle a couru jusqu’à son dortoir en laissant toutes ses affaires. “C’était franchement assez terrifiant. Les coups de feu semblaient venir… de l’endroit où sont les salles de classe”, a-t-elle rapporté.- “Prier pour les victimes” -La police a rendu publique une vidéo où l’auteur présumé des faits sort du bâtiment, vêtu d’habits sombres. Des témoins ont rapporté qu’il portait également “un masque de camouflage gris”, a précisé le chef adjoint de la police de Providence, Tim O’Hara, appelant des témoins à apporter toute information utile à l’enquête.Aucune arme n’a été pour l’instant retrouvée par les autorités.”Mon cœur se brise pour les élèves qui attendaient avec impatience les vacances et qui doivent à la place faire face à une nouvelle fusillade de masse terrifiante”, a déclaré sur X le sénateur de Rhode Island Sheldon Whitehouse. Selon le Gun Violence Archive, qui définit une fusillade de masse comme un événement au cours duquel quatre personnes ou plus sont blessées par balle, il y a déjà eu plus de 300 fusillades de masse aux États-Unis depuis le début de l’année, y compris celle-ci.Donald Trump a indiqué sur sa plateforme Truth Social avoir été informé de la situation, et que la police fédérale, le FBI, était sur place.A son retour à la Maison Blanche après avoir assisté à un match de football américain universitaire, il a déclaré: “Quelle chose terrible”.”Tout ce que nous pouvons faire pour le moment, c’est prier pour les victimes”, a-t-il ajouté.- Fléau récurrent -Avec plus d’armes à feu en circulation que d’habitants, les Etats-Unis affichent le taux de mortalité par armes à feu le plus élevé de tous les pays développés. Les tueries sont un fléau récurrent que les gouvernements successifs n’ont jusqu’à présent pas réussi à endiguer, de nombreux Américains restant très attachés au port d’arme, garanti par la Constitution.En 2024, plus de 16.000 personnes, sans compter les suicides, ont été tuées par arme à feu, selon Gun Violence Archive.L’histoire américaine récente est jalonnée de tueries, sans qu’aucun lieu de la vie quotidienne ne semble à l’abri, de l’entreprise à l’église, du supermarché à la discothèque, de la voie publique aux transports en commun.Parmi tous ces massacres, ceux commis en milieu scolaire ou visant des enfants marquent plus fortement la mémoire collective.La fusillade scolaire la plus meurtrière de l’histoire des États-Unis a eu lieu en avril 2007: un étudiant déséquilibré avait abattu 32 personnes sur le campus de l’université Virginia Tech, à Blacksburg, avant de se suicider.

Cambodge et Thaïlande continuent à se battre à leur frontière

La Thaïlande et le Cambodge continuent à se battre dimanche à leur frontière, le conflit entrant dans sa deuxième semaine après le démenti par Bangkok qu’un cessez-le-feu ait été conclu comme l’affirmait Donald Trump.Les hostilités qui ont éclaté le 7 décembre ont fait au moins 25 morts –14 soldats thaïlandais et 11 civils cambodgiens–, selon des sources officielles, et quelque 800.000 déplacés de part et d’autre de la frontière.”Cela fait six jours que je suis là et je suis triste que les combats continuent. Je m’inquiète pour ma maison et mon bétail”, a déclaré dimanche à l’AFP Sean Leap, 63 ans, dans un camp pour personnes évacuées dans la province cambodgienne frontalière de Banteay Meanchey. “Je veux que ça s’arrête”.Les deux pays s’accusent mutuellement d’avoir déclenché les hostilités et de s’en prendre aux civils. Vendredi, le président américain Donald Trump avait affirmé que leurs dirigeants avaient accepté une trêve après un coup de téléphone de sa part, mais le gouvernement thaïlandais a démenti et les combats se sont poursuivis samedi et dimanche.Selon le porte-parole du ministère thaïlandais de la Défense, Surasant Kongsiri, le Cambodge a bombardé plusieurs provinces frontalières samedi soir et dimanche. Son homologue cambodgienne Maly Socheata a pour sa part affirmé que les forces thaïlandaises continuaient à bombarder et à tirer au mortier dans les zones près de la frontière depuis dimanche minuit.- Migrants bloqués -Samedi, le Cambodge a fermé tous ses postes-frontière avec la Thaïlande, et des travailleurs migrants se sont retrouvés bloqués d’un côté ou de l’autre.Sous une tente de fortune dans un camp de déplacés à Banteay Meanchey, Cheav Sokun, 38 ans, a raconté à l’AFP qu’elle et son fils avaient quitté la Thaïlande en même temps que des dizaines de milliers d’autres immigrés cambodgiens quand les combats ont éclaté, mais que son mari, jardinier, était resté pour travailler auprès de son “bon patron thaïlandais”.”Il m’a demandé de rentrer la première. Après quoi, la frontière a été fermée et il ne peut plus revenir”, a-t-elle expliqué. “Je m’inquiète pour lui, et je lui dis de ne pas se promener… On a peur que s’ils savent qu’il est cambodgien, il se fasse attaquer”.De l’autre côté de la frontière, dans la province thaïlandaise de Surin, Watthanachai Kamngam a dit à l’AFP avoir vu les trainées de plusieurs fusées dans le ciel noir dimanche à l’aube et entendu des explosions au loin.Depuis une première vague d’affrontements en juillet dernier, ce professeur de musique de 38 ans s’emploie à peindre sur les murs des bunkers des scènes colorées de tanks, de drapeaux thaïlandais et de soldats portant des blessés.”Je vis les combats et je veux juste enregistrer ces moments, montrer que c’est vraiment notre réalité”, a-t-il déclaré à l’AFP.L’armée thaïlandaise a imposé un couvre-feu dans certaines parties des provinces de Sa Kaeo et Trat entre 19H00 et 05H00.La Thaïlande et le Cambodge se disputent la souveraineté de territoires où se trouvent des temples de l’Empire khmer le long de leur frontière longue d’environ 800 km, tracée au début du XXe siècle durant la période coloniale française.En juillet, un premier épisode de violences avait fait 43 morts en cinq jours et poussé quelque 300.000 personnes à évacuer, avant un cessez-le-feu sous l’égide des Etats-Unis, de la Chine et de la Malaisie.Les deux pays avaient conclu le 26 octobre un accord de cessez-le-feu sous l’égide de Donald Trump. Mais Bangkok l’a suspendu quelques semaines plus tard après l’explosion d’une mine ayant blessé plusieurs de ses soldats.

Ukraine : Trump envoie Steve Witkoff rencontrer Zelensky et les Européens

L’émissaire américain Steve Witkoff arrive à Berlin ce week-end pour rencontrer Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens, au moment où les Etats-Unis poussent l’Ukraine à des concessions majeures pour mettre fin au conflit avec la Russie.”J’aurai des réunions avec des représentants du président Trump et avec nos partenaires européens, ainsi que de nombreux dirigeants sur …

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Ukraine : Trump envoie Steve Witkoff rencontrer Zelensky et les Européens

L’émissaire américain Steve Witkoff arrive à Berlin ce week-end pour rencontrer Volodymyr Zelensky et des dirigeants européens, au moment où les Etats-Unis poussent l’Ukraine à des concessions majeures pour mettre fin au conflit avec la Russie.”J’aurai des réunions avec des représentants du président Trump et avec nos partenaires européens, ainsi que de nombreux dirigeants sur la création des bases de la paix, d’un accord politique pour mettre fin à la guerre”, a déclaré le président ukrainien samedi soir dans son allocution quotidienne.”Le moment offre une opportunité significative (…). Nous allons travailler de façon aussi active et constructive que possible à Berlin ces jours-ci avec tous ceux qui peuvent vraiment faire que l’accord fonctionne”, a-t-il ajouté. Vendredi soir, un haut responsable de la Maison Blanche avait confirmé à l’AFP la venue en Allemagne de M. Witkoff. Ce dernier avait été reçu à Moscou début décembre.Alors que les hostilités se poursuivent, ajoutant de nouvelles victimes aux centaines de milliers de morts et de blessés qu’a fait la guerre, Donald Trump a clairement affiché son impatience concernant l’avancée des discussions autour de son plan visant à régler le conflit déclenché par l’invasion russe à grande échelle de février 2022. Kiev et ses alliés cherchent à amender le plan américain dévoilé il y a un mois et jugé initialement très favorable à Moscou. Les négociateurs bloquent en particulier sur les questions territoriales, les Etats-Unis réclamant, déplore Kiev, d’importantes concessions. La Russie a affirmé avoir frappé dans la nuit de vendredi à samedi des installations industrielles et énergétiques ukrainiennes avec des missiles hypersoniques, présentées comme des représailles à des frappes ukrainiennes contre des “cibles civiles” en Russie.Côté ukrainien, le président Zelensky a fait état samedi de plus d’une douzaine d’installations civiles en Ukraine endommagées par des frappes russes, privant d’électricité des milliers de personnes dans sept régions.- Adhésion à l’UE -Une femme de 80 ans a été tuée dans la région de Soumy (nord-est), selon le gouverneur régional.Dans le centre de la Russie, deux personnes ont été tuées samedi dans l’attaque par des drones ukrainiens d’un immeuble résidentiel à Saratov, ont indiqué les autorités locales.Selon M. Zelensky, Washington veut que les forces ukrainiennes se retirent de la partie de la région de Donetsk (est de l’Ukraine) qu’elles contrôlent encore et qui est censée devenir une “zone économique libre” démilitarisée, sans demander la même chose aux troupes d’occupation.En échange, l’armée russe se retirerait de toutes petites zones conquises par elle dans les régions de Soumy, Kharkiv et Dnipropetrovsk (nord, nord-est et centre-est) mais conserverait des territoires plus larges dans celles de Kherson et de Zaporijjia (sud).Avant toute négociation territoriale, les Européens et Ukrainiens ont demandé aux Américains des “garanties de sécurité” qui seraient prévues en cas de nouvelle offensive russe, a déclaré la présidence française vendredi.”Nous travaillons à assurer que la paix doit digne pour l’Ukraine et qu’il y ait une garantie, la première et la plus importante, une garantie que la Russie ne revienne pas en Ukraine pour une troisième invasion”, a souligné M. Zelensky.Un haut responsable a pour sa part dit à l’AFP qu’une adhésion de l’Ukraine à l’Union européenne dès 2027 était envisagée dans le plan américain. Une telle adhésion, en à peine plus d’un an, semble cependant peu probable des réticences d’Etats membres de l’UE aux relations tendues avec l’Ukraine, comme la Hongrie.- Navire en feu -Le temps presse pour Donald Trump, dont la porte-parole a fait savoir jeudi qu'”il en (avait) assez des réunions qui n’ont d’autre but que de se réunir”.L’Ukraine est dans une passe difficile : la présidence a été déstabilisée par un scandale de corruption impliquant des proches de M. Zelensky, l’armée est en recul sur le front et la population soumise à des coupures de courant à cause des frappes russes.L’armée ukrainienne a cependant affirmé avoir repris plusieurs quartiers de la ville-clé de Koupiansk, dans la région de Kharkiv, ainsi que deux localités proches.Dans le sud, un navire turc a pris feu vendredi après une frappe aérienne russe dans le port de Tchornomorsk, près d’Odessa. M. Zelensky a dénoncé cette attaque d’un navire civil et promis qu'”il y aura une réponse”.Selon son propriétaire, l’armateur turc Cenk Shipping, le bateau transporte des camions de fruits frais, légumes et denrées alimentaires.”La mer Noire ne doit pas être considérée comme une zone de confrontation. Cela ne profiterait ni à la Russie ni à l’Ukraine. Tout le monde a besoin d’une navigation sécurisée en mer Noire”, a réagi samedi le président turc Recep Tayyip Erdogan.L’Ukraine réplique aux bombardements russes en envoyant des dizaines de drones quotidiennement vers la Russie, visant en particulier l’industrie pétrolière qui permet à Moscou de financer la guerre.

Dermatose: la colère agricole monte contre l’abattage, la vaccination élargie

La colère des agriculteurs contre l’abattage de troupeaux affectés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a débordé sur les routes dans le Sud-Ouest, mais le gouvernement défend sa politique, tout en annonçant la vaccination prochaine d’un million de bovins supplémentaires.Selon Vinci Autoroutes, près de 180 km de l’autoroute A64 entre Bayonne et Saint-Gaudens sont fermés à la circulation samedi soir en raison de blocages, débutés la veille, côté basque et plus à l’est à Carbonne (Haute-Garonne), point de départ d’un précédent mouvement de grogne agricole de janvier 2024.”Le mouvement est bien lancé”, s’est réjoui Georges Darmani, un ancien éleveur de 60 ans mobilisé à Carbonne, qui répondra “présent” pour tenir le barrage à Noël “s’il le faut”, car “tout le monde agricole va crever si on ne défend pas notre métier”.”S’il y a un éleveur touché, on viendra en soutien, s’il le souhaite, s’opposer à l’abattage”, a prévenu Joël Descat, président de la Coordination rurale des Landes lors d’un rassemblement à Mont-de-Marsan.Depuis l’apparition de la DNC en juin en France, la stratégie mise en place par l’Etat implique l’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés, des restrictions de mouvements des troupeaux et jusqu’ici une “vaccination d’urgence” de tous les bovins dans un rayon de 50 km autour de la zone concernée.Cette stratégie, défendue par l’alliance syndicale majoritaire FNSEA-Jeunes Agriculteurs, est au contraire dénoncée par la Coordination rurale et la Confédération paysanne, souvent opposées, mais unies contre l’euthanasie généralisée des bêtes des foyers affectés et pour réclamer une large vaccination du cheptel.La semaine dernière dans le Doubs et cette semaine, en Ariège, les gendarmes ont dû intervenir pour permettre aux vétérinaires d’accéder aux fermes touchées.”Ce qu’on a vu en Ariège, gazer les agriculteurs, les bêtes, c’est pas possible. J’en ai pleuré de voir les bêtes mourir”, confie Nathalie, 53 ans, mobilisée à Sainte-Catherine, près d’Arras (Pas-de-Calais).- Vaccination étendue dans le Sud-Ouest -Interrogé par l’AFP, le président du Conseil national de l’Ordre des vétérinaires Jacques Guérin a dénoncé des “pressions inacceptables” sur les professionnels chargés par l’Etat d’euthanasier les troupeaux affectés.”Ce modèle sanitaire, qui a fait ses preuves depuis plus de 70 ans, a permis de traiter les grandes maladies des cheptels (…). Il y a parfois des choix dramatiques à faire pour certains élevages: mais c’est à ce prix-là qu’on protège les 16 millions de bovins du pays”, a-t-il estimé.Outre l’A64, d’autres axes sont bloqués: une partie de la rocade nord de Pau, celle autour d’Auch (Gers), une portion de la N20 en Ariège, des bouts de la D911, de l’autoroute A75 en Aveyron, ainsi que des échangeurs sur l’A7 au nord de Montélimar et sur l’A62 à Castelsarrasin.Au niveau national, les autorités ont recensé 43 actions en France, réunissant 2.000 manifestants, ponctuées par endroits de “tensions”, selon le ministère de l’Intérieur.Alors que des agriculteurs ont manifesté devant son ancienne permanence parlementaire à Pontarlier (Doubs), la ministre de l’Agriculture Annie Genevard a annoncé à Ici Occitanie vouloir vacciner “près d’un million” d’animaux supplémentaires contre la DNC.Ce million de vaccinations supplémentaires surviendra dans les huit départements du Sud-Ouest placés en zone réglementée, a confirmé à l’AFP le ministère de l’Agriculture, selon qui un million de bêtes ont déjà été vaccinées pour un coût de 20 millions d’euros.La ministre a par ailleurs assuré qu'”il n’y a aucun foyer actif de DNC sur le territoire français” et que “l’épidémie est bien sous contrôle”, au journal Sud Ouest.Et d’assurer qu’elle ira “à (la) rencontre” des éleveurs qui subissent le dépeuplement de leur cheptel.- Autres dossiers brûlants -Au total, 109 foyers ont été détectés depuis juin dans huit départements, dont 107 sont désormais éteints et deux actifs, selon le ministère.En Occitanie, la maladie touche désormais quatre départements: Pyrénées-Orientales, Ariège, Hautes-Pyrénées et Haute-Garonne, où un nouveau foyer a été détecté vendredi.L’abattage de ce dernier cheptel contaminé, situé à Touille, a eu lieu samedi “sans incident”, a indiqué la préfecture d’Occitanie à l’AFP.Ces derniers jours, l’opposition de la profession à la politique sanitaire du gouvernement s’est durcie, alimentée par d’autres dossiers brûlants comme les accords commerciaux du Mercosur et la baisse annoncée du budget de la Politique agricole commune (PAC) européenne.tb-kal-vgr-fmp-ref-sm-vq-pau-cho-chv-ldf/cbn

Bélarus : le prix Nobel de la paix Bialiatski et l’opposante Kolesnikova libérés

Le Bélarus a libéré samedi le militant Ales Bialiatski, colauréat du prix Nobel de la paix 2022, et l’opposante Maria Kolesnikova, a annoncé l’ONG de défense des droits humains Viasna, après des pourparlers entre Minsk et Washington.Ces deux figures de l’opposition, détenues depuis plus de quatre ans dans ce pays d’Europe orientale allié à la …

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Bélarus : le prix Nobel de la paix Bialiatski et l’opposante Kolesnikova libérés

Le Bélarus a libéré samedi le militant Ales Bialiatski, colauréat du prix Nobel de la paix 2022, et l’opposante Maria Kolesnikova, a annoncé l’ONG de défense des droits humains Viasna, après des pourparlers entre Minsk et Washington.Ces deux figures de l’opposition, détenues depuis plus de quatre ans dans ce pays d’Europe orientale allié à la Russie, font partie d’un groupe de “123 citoyens de différents pays” dont la libération a été annoncée par Mins.Ces libérations s’inscrivent dans le cadre d’un accord avec Donald Trump impliquant notamment la levée par Washington, annoncée plus tôt samedi, de sanctions économiques américaines contre le Bélarus.Parmi les personnes libérées figure un ressortissant américain selon Washington. Mais aussi Viktor Babariko, un ancien banquier devenu opposant qui avait tenté, avant son arrestation, de se présenter contre le dirigeant bélarusse Alexandre Loukachenko lors de l’élection présidentielle contestée d’août 2020.Avec Maria Kolesnikova, qui était sa collaboratrice, ils se trouvent actuellement en Ukraine.”Je pense aux gens qui ne sont pas encore libres et j’attends ce moment où nous pourrons tous nous prendre dans les bras”, a déclaré Maria Kolesnikova, dans une vidéo diffusée par le programme gouvernemental ukrainien “Je veux vivre”. Sur ces images, elle dit avec un grand sourire ressentir “un sentiment de bonheur irréel” et observer “la beauté” d’un “premier coucher de soleil en tant que personne libre”.- Détention éprouvante -Au total, 114 des personnes libérées ont été transférées en Ukraine, selon Kiev, tandis que les autres sont arrivées à Vilnius, en Lituanie.Depuis la capitale lituanienne, la meneuse de l’opposition bélarusse en exil, Svetlana Tikhanovskaïa, a dit à l’AFP que, côté ukrainien, les ex-prisonniers avaient été accueillis dans “un sanatorium”.Selon elle, ils auront besoin de soins après des années passées dans les geôles bélarusses, connues pour leurs conditions de détention éprouvantes. Agé de 63 ans, Ales Bialiatski a fondé en 1996 et animé pendant des années Viasna (“Printemps”), une source essentielle d’informations sur les répressions au Bélarus.Musicienne de formation, Maria Kolesnikova, 43 ans, a pour sa part été l’une des meneuses des manifestations massives contre la réélection jugée frauduleuse d’Alexandre Loukachenko, en 2020. Tous deux avaient été arrêtés lors de la répression brutale de ce mouvement de protestation et condamnés à de lourdes peines de prison.- “Je t’aime” -En septembre 2020, Maria Kolesnikova avait été enlevée par les services de sécurité bélarusses et conduite à la frontière ukrainienne pour être expulsée du Bélarus.Mais elle était parvenue à déchirer son passeport, ce qui avait rendu son expulsion légalement impossible et avait fait d’elle un symbole de la résistance anti-Loukachenko.Alors qu’il était en détention, le travail d’Ales Bialiatski lui avait valu en 2022 le prix Nobel de la Paix, partagé avec l’ONG Memorial (Russie) et le Centre pour les libertés civiles (Ukraine).Après sa libération, depuis la Lituanie, il a promis de poursuivre “le combat”, tandis que son épouse a relaté à l’AFP leur appel après sa sortie de prison: “Les premiers mots que je lui ai dits, c’est que je l’aime”, a raconté Natalia Pintchouk.Le comité Nobel norvégien s’est dit “soulagé” par sa libération et demande celle de tous les autres prisonniers politiques dans le pays, qui en compte toujours 1.203, selon Viasna.La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué samedi cette nouvelle, tandis le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui s’est entretenu par téléphone avec Maria Kolesnikova, s’est dit “heureux” de ces libérations.- Sanctions partiellement levées -Un émissaire américain, John Coale, en visite au Bélarus, avait annoncé samedi la levée des sanctions des Etats-Unis sur le potassium, un composant utilisé pour la fabrication d’engrais et dont le Bélarus est un grand producteur.En échange, Minsk a également obtenu la libération de citoyens bélarusses et de Russes “blessés” détenus en Ukraine, a indiqué la porte-parole du président bélarusse Alexandre Loukachenko. Ces derniers mois, Donald Trump a encouragé le Bélarus à libérer ses prisonniers politiques et plusieurs dizaines d’entre eux ont été graciés.En septembre, Washington avait déjà partiellement levé les sanctions contre la compagnie aérienne bélarusse Belavia, lui permettant d’entretenir sa flotte, qui comprend des Boeing.John Coale a estimé samedi que la proximité entre Alexandre Loukachenko et son homologue russe Vladimir Poutine pourrait être “très utile” dans la difficile médiation américaine en cours pour tenter de mettre fin à la guerre entre Kiev et Moscou.Au pouvoir depuis 1994, Alexandre Loukachenko, 71 ans, a écrasé plusieurs mouvements de contestation, dont le plus important, en 2020 et 2021, l’avait sérieusement fragilisé, le poussant à appeler à l’aide Vladimir Poutine.

Le Cambodge suspend les passages frontaliers avec la Thaïlande, 4 soldats thaïlandais tués

Le Cambodge a suspendu tous les passages frontaliers avec la Thaïlande samedi, après que Bangkok a démenti la conclusion d’un cessez-le-feu mettant fin à plusieurs jours d’affrontements meurtriers, comme l’affirmait le président américain Donald Trump.Le ministère thaïlandais de la Défense a son côté annoncé que quatre de ses soldats avaient été tués samedi par les …

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