AFP World

Trump triple les droits de douanes sur les petits colis chinois

Le président américain Donald Trump a signé mardi un décret multipliant par trois les droits de douane sur les petits colis envoyés de Chine, un moteur de croissance des  géants du commerce électronique comme Shein ou Temu, les faisant passer de 30 à 90%.Dans le cadre du relèvement très fort de 84% des droits de douanes imposés aux marchandises chinoises mardi, le président américain a aussi relevé ces droits de douanes sur les petits colis qui doivent s’appliquer à partir du 2 mai, selon le décret publié mardi.Donald Trump avait signé le 2 avril un décret annulant l’exemption de droits de douane dont bénéficiaient ces colis d’une valeur maximale de 800 dollars, pour les taxer à 30% du montant déclaré, ou 25 dollars au minimum.Les Etats-Unis augmenteront le taux de 30 à 90% et le plancher de 25 à 75 dollars.Le président avait annoncé une première fois, début février, le rétablissement de droits de douane pour ces petits envois, avant de suspendre sa décision pour laisser le temps au gouvernement et à ses agences de se préparer.L’exemption s’inscrivait dans le cadre d’une loi adoptée par le Congrès américain en 1930, le US Tariff Act. Elle est appelée “de minimis”, en référence à l’adage latin “de minimis non curat praetor” (le magistrat ne se préoccupe pas de choses mineures).

C1: le PSG arrive lancé face aux Anglais d’Aston Villa

Le PSG, désormais l’un des favoris de la Ligue des champions, affronte mercredi (21h00) Aston Villa au Parc des Princes, en quart de finale aller, avec l’ambition de poursuivre sa période prolifique lancée en janvier.Porté par un collectif qui prend plaisir à jouer ensemble, par une intensité et un contre-pressing rare, ainsi que par un état d’esprit impeccable, le PSG accueille Aston Villa en position de force, avant le match retour le 15 avril.D’autant que Paris se présente avec un groupe quasiment au complet, ce qui tranche avec les blessures récurrentes qui minaient le club au printemps lors d’éditions précédentes. Même Lee Kang-in est de retour après une indisponibilité au retour de la trêve internationale. Seul absent de marque, le capitaine Marquinhos, suspendu, qui devrait être remplacé en défense centrale par Lucas Beraldo.Selon l’entraîneur parisien Luis Enrique, cette double confrontation est “très ouverte et difficile pour les deux équipes”.”Pour moi, les favoris n’existent pas. Il y a huit équipes qui sont là, qui l’ont mérité et peuvent se qualifier. Sur la route, il y a beaucoup de favoris éliminés”, a voulu tempérer mardi l’Espagnol, qui retrouve l’ancien coach du PSG Unai Emery.Il avait notamment croisé son compatriote pour deux soirées de légende en 2017: au cinglant 4-0 infligé par le PSG à l’aller le 14 février, le Barça de Luis Enrique avait répondu par la fameuse “remontada” (6-1), le 8 mars.Devant la presse, Luis Enrique a d’ailleurs salué le travail d’Emery à la tête des Villans. “Il a toujours fait progresser ses équipes, il a une énergie illimitée, il a gagné beaucoup de titres”, a estimé le technicien.- “Contrôler nos émotions” -“Notre amitié, nous l’avons construite au fil de nos affrontements. C’est une joie de savoir que tu vas rencontrer l’un des entraîneurs à la plus grande trajectoire européenne”, a-t-il expliqué.Assurant avoir comme référence dans le jeu le huitième de finale aller perdu face à Liverpool au Parc (1-0), Luis Enrique souhaite voir la même chose de la part de ses joueurs, et non la version plus irrégulière des matches les plus récents.”Le coeur sera là, les jambes aussi, cette énergie positive que l’on voit, il faut en tirer profit. Contrôler nos émotions, ce sera la clé”, a-t-il soutenu.Paris retrouve aussi le Français Lucas Digne, un ex-Parisien, et Marco Asensio, qui enchaîne les buts depuis qu’il a été prêté cet hiver par le PSG.”Il a toujours été très important pour moi. Il l’a été ici la saison dernière, en début de saison aussi. Ensuite, il a eu moins de temps de jeu”, a commenté Luis Enrique.Sous les ordres de l’Espagnol, le PSG espère jouer sa deuxième demi-finale de suite en Ligue des champions.- “Un gros défi” -Dans les buts des Villans, le gardien argentin Emiliano Martinez a lui forcément laissé des traces dans les têtes des attaquants français du PSG, et en particulier d’Ousmane Dembélé qui l’a croisé en finale de la Coupe du monde 2022.Pour se rappeler à leurs -mauvais- souvenirs, le facétieux gardien argentin a débarqué mardi à Paris avec une casquette arborant les trophées remportés avec l’Albiceleste et… un coq, l’animal totem des Bleus.”Pour les attaquants, il y aura peut-être un peu de revanche, mais moi je ne l’ai encore jamais affronté et l’objectif de tout le monde sera de lui marquer le plus de buts possible”, a de son côté déclaré le jeune joueur du PSG, Désiré Doué.Aston Villa aborde aussi la rencontre avec “beaucoup de confiance” et “peut faire quelque chose” à Paris avant le match retour à Birmingham, a prévenu le milieu Youri Tielemans. L’international belge a rappelé les bons résultats de son club, qui a notamment battu le Bayern Munich et terminé dans le top 8 en phase de ligue.Unai Emery a renchéri: “c’est un gros défi pour nous, mais nous sommes confiants, on va avoir des opportunités”. “Aston villa est un club historique qui a gagné la Ligue des champions” en 1982, a-t-il souligné, malicieusement, face au palmarès encore vierge en C1 du PSG.

Paris et les Bourses européennes dévissent de concert, emportées par la tempête douanière

La Bourse de Paris et les autres places boursières européennes chutent de concert mercredi, emportées par le vent de panique qui a suivi l’entrée en vigueur de nouvelles surtaxes américaines à 60 pays, dont un taux colossal total de 104% contre la Chine.Vers 08H00 GMT (10H00 à Paris), la Bourse de Paris dévissait de 2,72%, soit une chute de 192,85 points, à 6.907,57 points, réduisant légèrement ses pertes après avoir perdu plus de 3% dans les premiers échanges.Même chose du côté de la Bourse de Francfort, qui chutait de 2,74%, Londres -2,41%, Milan -2,65% et la Bourse suisse -4,10%.”La nette détérioration des relations entre les États-Unis et la Chine a été un rude réveil” pour les marchés européens, relève la note quotidienne d’analyse EnergyScan d’Engie.Le président des Etats-Unis Donald Trump impose depuis mercredi matin à des dizaines de partenaires commerciaux une nouvelle salve de droits de douane à l’importation, dont un taux monumental pour la Chine.La Maison Blanche a rendu public un décret présidentiel “amendé” faisant grimper de “34%” à “84%” la taxation qui sera perçue par Washington sur les importations en provenance de Pékin. Cela porte à 104% le taux total imposé à la Chine depuis 04H00 GMT.”La situation semble être dans une impasse pour le moment et les négociations sont fortement improbables à court terme”, souligne la note EnergyScan d’Engie du jour.Le luxe en première ligneLes poids lourds du luxe, dominants sur l’indice CAC 40 et très exposés au marché chinois, fléchissent mercredi à la Bourse de Paris face à l’escalade des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis.LVMH, leader mondial du secteur et première capitalisation boursière française, perdait 2,73% à 505,60 euros l’action et Kering 2,70% à 161,44 euros vers 09H45 à Paris.Seul Hermès survole la tempête, s’octroyant 0,54% à 2.252 euros l’action.Selon Thomas Chauvet, analyste chez Citi, “les entreprises avec un fort pouvoir de fixation des prix et un positionnement haut de gamme” telles que Hermès sont “mieux placées” pour atténuer les conséquences des droits de douane. 

Discothèque effondrée à Saint-Domingue: les fouilles se poursuivent dans les décombres

Les sauveteurs continuent de fouiller mercredi les décombres du Jet Set, la discothèque qui s’est effondrée dans la nuit de lundi à mardi à Saint-Domingue, tuant au moins 98 personnes dont la star du merengue Rubby Pérez.Plus de vingt-quatre heures après l’accident survenu mardi vers 04H45 GMT, l’un des pires de l’histoire de la République dominicaine, il n’y a guère d’espoir de retrouver des personnes vivantes alors que le bilan ne cesse de s’alourdir. Des centaines de sauveteurs étaient toujours à pied d’oeuvre vers 05H00 GMT, aidés de puissants projecteurs, de groupes électrogènes et d’une grue. Les images aériennes montrent un trou béant à la place du toit de l’établissement. “On a des amis, des nièces, des cousine, des neveux, des amis, qui sont sous les décombres, car ils ne sont ni sur la liste des transférés à l’hôpital ni sur la liste des morts, nous espérons pour eux”, disait plus tôt dans la journée Rodolfo Espinal, au milieu de la foule.”Il y a des gens hospitalisés qui ne sont pas identifiés, nous allons là-bas”, disait Mayelin Zapata, s’apprêtant à quitter les lieux à moto pour rechercher sa soeur “Je sais qu’elle va bien, j’ai la foi”.Il s’agit d’une des pires catastrophes de l’histoire récente du pays, marquée par une explosion à San Cristobal, dans la périphérie de Saint-Domingue (38 morts) il y a deux ans et, en 2005, l’incendie d’une prison à Higuey (est) avait coûté la vie à 136 détenus.Les médias estiment qu’entre 500 et 1.000 personnes se trouvaient au Jet Set, établissement prisé des noctambules et fréquenté par des célébrités. Les autorités n’ont pas communiqué le nombre de disparus.Il y a “98 morts” selon un bilan toujours provisoire, a dit Juan Manuel Mendez, directeur du centre des opérations d’urgence, sans donner de détails sur leur nationalité.Il a assuré que les équipes de secours travailleraient tant qu’il y aurait des personnes disparues et réitéré les appels à la population à donner son sang, pour les plus de 150 personnes blessées.Il n’y aura pas de nouveau bilan avant 09H00 GMT.Des dizaines de personnes se sont rassemblées devant des hôpitaux, la morgue ou la discothèque en quête de nouvelles de proches. L’une d’elles brandissait la photo d’un disparu.  Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, on peut voir le toit effondré pendant que le chanteur Rubby Pérez était sur scène. Le sort de la star du merengue a longtemps été incertain. Sa fille Zulinka Perez avait pendant la journée annoncé que son père était vivant, sous les décombres. Mais, il fait bien partie des personnes décédées. “C’est exact”, a affirmé son manageur Enrique Paulino interrogé sur la mort de Roberto Antonio Pérez Herrera “Rubby”, 69 ans, précisant: “Nous attendons que les enfants se mettent d’accord pour les funérailles”. Surnommé “la voix la plus aiguë du merengue”, sa musique a fait le tour de l’Amérique latine et caribéenne et de la planète.De nombreux artistes lui ont rendu hommage sur les réseaux sociaux. “L’ami et l’idole de notre genre vient de nous quitter”, a regretté un autre mythe de ce rythme dansant, Wilfrido Vargas.Le Jet Set organise un concert tous les lundis. La présence de “Rubby” avait attiré quantité de spectateurs.Plusieurs personnalités figurent aussi parmi les victimes, telles que la gouverneure de la province de Monte Cristi (nord-est) Nelsy Cruz, ou les ex-joueurs de baseball Tony Blanco et Octavio Dotel. Ce dernier, âgé de 51 ans, avait remporté la série mondiale en 2011.Interrogée par la chaîne SIN, Iris Pena, raconte qu’elle s’est échappée avec son fils, de nationalité française: “De la terre a commencé à tomber du plafond. J’ai demandé (…) si la terre avait tremblé (…). Une pierre est tombée et a fissuré la table. Nous sommes sortis”.”Mon fils allait retourner chercher son sac (…) L’impact a été si fort, comme si cela avait été un tsunami. Un miracle de Dieu (que je sois vivante)”, ajoute-t-elle.Le président dominicain Luis Abinader s’est rendu sur place dans la matinée et a décrété trois jours de deuil national en hommage aux victimes de la “tragédie”.Dans un communiqué, la discothèque assure “collaborer de manière totale et transparente avec les autorités pour (…) clarifier ce qui s’est passé”. 

Canal de Panama : la Chine accuse les Etats-Unis d'”attaques malveillantes”

Pékin a réagi avec virulence mercredi aux “attaques malveillantes” du secrétaire américain à la Défense Pete Hegseth, qui avait assuré la veille au Panama que le gouvernement de Donald Trump n’allait “pas permettre” que la Chine “mette en péril” le fonctionnement du canal interocéanique. “Des hauts représentants américains ont attaqué la Chine de façon malveillante, dénigrant et portant atteinte à la coopération Chine-Panama, et révélant une fois de plus la nature brutale des Etats-Unis”, a lancé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Lin Jian lors d’un point de presse régulier.Il réagissait au discours prononcé mardi par le chef du Pentagone dans un poste de police situé à l’une des entrées du canal.”Aujourd’hui, le canal de Panama fait face à de nouvelles menaces. Les Etats-Unis ne permettront pas à la Chine communiste ou à tout autre pays de mettre en péril le fonctionnement ou l’intégrité du canal”, a déclaré M. Hegseth.Les Etats-Unis, qui ont creusé le canal et l’ont ouvert en 1914, en ont cédé le contrôle au Panama en 1999. Mais le président Trump a menacé de le reprendre, sans exclure le recours à la force, au motif qu’il serait en sous-main contrôlé par Pékin.Une déclaration conjointe américano-panaméenne publiée à la fin de la visite du ministre comporte des divergences entre les versions anglaise et espagnole.La version en espagnol, diffusée par la présidence panaméenne, souligne que M. Hegseth “a reconnu le leadership et la souveraineté incontestables du Panama sur le canal et ses zones adjacentes”. Mais ce passage ne figure pas dans la version en anglais du même communiqué, publiée par le gouvernement américain.”Je veux être très clair. La Chine n’a pas construit ce canal, elle ne l’exploite pas. Et elle ne se servira pas de ce canal comme d’une arme. Ensemble, avec le Panama, nous assurerons sa sécurité”, a déclaré M. Hegseth, qui a rencontré plus tôt dans la journée le président José Raúl Mulino.- “Chantage” et “spoliation” -“Des entreprises chinoises continuent de contrôler des infrastructures essentielles dans la zone du canal”, a-t-il ajouté. “Cela donne à la Chine la possibilité d’y mener des activités de surveillance. (…) Cela rend le Panama et les Etats-Unis moins sûrs”.”La Chine n’a jamais participé à la gestion ou à l’exploitation du canal de Panama et ne s’est jamais ingérée dans les affaires de cette voie d’eau”, a réagi l’ambassade de Chine au Panama dans un communiqué, exhortant les Etats-Unis à cesser leur “chantage” et leur “spoliation” envers le petit pays d’Amérique centrale.Les Etats-Unis et la Chine sont les deux principaux utilisateurs du canal, par lequel transitent 5% du commerce maritime mondial.Le contentieux porte sur l’exploitation par le géant hongkongais CK Hutchison de deux ports du canal de Panama, Balboa (côté Pacifique) et Cristobal (côté Atlantique).CK Hutchison a récemment conclu un accord de principe sur la vente des deux ports qu’il contrôle à un consortium américain. Mais une enquête du régulateur du marché chinois en cours n’a pas permis de sceller la transaction.- “Nouvelles routes de la soie” -Quelques heures avant l’arrivée du ministre américain, les autorités panaméennes ont dévoilé les conclusions d’un audit affirmant que CK Hutchison avait violé le contrat de concession attribué en 1997 à sa filiale Panama Ports Company, et renouvelé pour 25 ans en 2021.Selon des analystes, ce rapport pourrait servir de prétexte au Panama pour retirer plus facilement la concession à CK Hutchison afin de plaire à Washington.Le voyage de M. Hegseth fait suite à celui, en février, du secrétaire d’Etat Marco Rubio, qui avait alors appelé le Panama à réduire la présence de la Chine dans le pays.M. Mulino avait annoncé à cette occasion qu’il ne renouvellerait pas l’accord commercial et économique connu sous le nom de “Nouvelles routes de la soie”, le projet phare du président chinois Xi Jinping, signé en 2017 par le Panama.Pete Hegseth a applaudi mardi cette décision du président panaméen. “C’est un reflet de la façon dont son gouvernement comprend bien la menace posée par la Chine”, a-t-il assuré.A l’appel de syndicats et d’organisations de gauche, environ 200 personnes ont manifesté dans le centre-ville de Panama contre la visite du ministre, brûlant un drapeau américain et brandissant des pancartes hostiles à Donald Trump.