AFP World

L’opposition turque ira “jusqu’au bout” face à Erdogan, affirme son chef à l’AFP

Le combat de l’opposition turque “se poursuivra jusqu’au bout”, affirme dans un entretien à l’AFP le chef de son principal mouvement, déterminé à “forcer” le président Erdogan à convoquer des élections anticipées en réponse à la contestation née de l’arrestation du maire d’Istanbul.”Erdogan a perpétré un coup d’Etat contre le prochain président de la Turquie, …

L’opposition turque ira “jusqu’au bout” face à Erdogan, affirme son chef à l’AFP Read More »

Zelensky juge que Moscou “entraîne” Pékin dans sa guerre en recrutant des combattants chinois

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé mercredi que les autorités russes “entraînent” la Chine dans leur guerre, en assurant que Pékin savait que des dizaines de ses ressortissants étaient recrutés par Moscou pour combattre en Ukraine. M. Zelensky a affirmé avoir connaissance d’au moins 155 de ces soldats déployés, après avoir annoncé mardi la capture de deux d’entre eux, une première depuis le début de l’invasion russe il y a trois ans.Pékin n’a pas encore réagi à ces nouvelles accusations, mais avait rejeté plus tôt de précédentes affirmations selon lesquelles de nombreux ressortissants chinois combattaient en Ukraine.Les autorités de Moscou “entraînent d’autres pays dans la guerre. Je crois qu’ils entraînent maintenant la Chine dans cette guerre”, a estimé mercredi M. Zelensky devant un groupe de journalistes, dont l’AFP.Cela constitue “un pas délibéré vers l’extension de la guerre” et prouve que Moscou veut “prolonger les combats”, a-t-il dit.Il a déclaré que la Chine “était au courant de l’envoi” de ses citoyens en Ukraine, sans toutefois aller jusqu’à l’accuser de les y avoir envoyés elle-même.”Nous ne disons pas que quelqu’un a donné un ordre, nous ne disposons pas de telles informations”, a-t-il dit.Un haut responsable ukrainien a dit mardi à l’AFP sous le couvert de l’anonymat que, selon les premières informations, il s’agirait de personnes qui ont signé “un contrat” avec l’armée russe plutôt que de l’envoi par Pékin de troupes régulières sur le front ukrainien.Ils sont notamment recrutés via des publicités diffusées par les Russes sur les réseaux sociaux et la populaire plateforme TikTok, selon le président ukrainien.- “Deuxième erreur” -L’Ukraine et les Occidentaux dénoncent aussi depuis l’année dernière, images à l’appui, l’envoi de milliers de soldats nord-coréens par Pyongyang sur le front russo-ukrainien. Ni Moscou ni Pyongyang n’ont confirmé leur présence.Le recours à des combattants nord-coréens constituait la “première” erreur de la Russie, a assuré mercredi Volodymyr Zelensky. L’envoi de soldats chinois est “la deuxième erreur”, selon lui.Kiev a connaissance de “155 citoyens chinois qui se battent contre les Ukrainiens”, a dit Volodymyr Zelensky, affirmant disposer de leurs données d’identité et assurant qu’ils sont sans doute “bien, bien plus”.Un document, partagé avec l’AFP par un haut responsable ukrainien, contient les noms et autres données de 168 Chinois recrutés, selon Kiev, par l’armée russe.Volodymyr Zelensky a ensuite dit que les services de sécurité ukrainiens avaient commencé mercredi à interroger les deux captifs chinois.Selon lui, l’Ukraine est prête à les “échanger” contre des soldats ukrainiens détenus par la Russie.Après l’annonce par M. Zelensky, mardi, de la capture de deux ressortissants chinois combattant dans l’est de l’Ukraine et la diffusion de vidéos censées les montrer, la Chine avait affirmé être “en train de procéder à des vérifications avec l’Ukraine sur cette affaire”.Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, avait néanmoins qualifié de “sans fondement” les affirmations, déjà formulées par M. Zelensky mardi, selon lesquelles de nombreux Chinois combattaient en Ukraine.Lin Jian a assuré qu’il est demandé aux ressortissants chinois “de se tenir à l’écart des zones de conflit armé, d’éviter d’être impliqués dans des conflits armés”.Il a appelé Kiev à “apprécier à leur juste valeur les efforts et le rôle constructif de la Chine dans la recherche d’une solution politique à la crise ukrainienne”.La Chine se présente comme neutre et un médiateur potentiel dans ce conflit, mais elle reste un allié politique et économique clef de la Russie et n’a jamais condamné l’invasion.Pékin est notamment accusé d’aider Moscou à contourner les sanctions occidentales en lui permettant d’acquérir les composants technologiques nécessaires à la production d’armements.Le Kremlin a de son côté refusé mercredi de commenter l’annonce ukrainienne.- “Inacceptable” -Volodymyr Zelensky a aussi affirmé que Washington jugeait “inacceptable” le déploiement supposé de combattants chinois.Le président a en outre affirmé qu’une prochaine réunion entre Américains et Ukrainiens pour discuter d’un potentiel cessez-le-feu “pourrait avoir lieu la semaine prochaine”, sans certitude.Le président américain Donald Trump veut que la guerre cesse au plus vite et a multiplié les signes de rapprochement avec Moscou et les critiques contre Kiev.Volodymyr Zelensky a néanmoins assuré que son pays est prêt à “acheter” un “important lot” d’armes aux États-Unis, notamment des systèmes de défense antiaérienne.Il a aussi affirmé que la nouvelle opération de son armée dans la région russe de Belgorod vise à éviter une offensive russe dans les régions ukrainiennes frontalières de Soumy et Kharkiv.bur-ehl-oho-fv-led/mba

Zelensky juge que Moscou “entraîne” Pékin dans sa guerre en recrutant des combattants chinois

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé mercredi que les autorités russes “entraînent” la Chine dans leur guerre, en assurant que Pékin savait que des dizaines de ses ressortissants étaient recrutés par Moscou pour combattre en Ukraine. M. Zelensky a affirmé avoir connaissance d’au moins 155 de ces soldats déployés, après avoir annoncé mardi la capture …

Zelensky juge que Moscou “entraîne” Pékin dans sa guerre en recrutant des combattants chinois Read More »

Zelensky juge que Moscou “entraîne” Pékin dans sa guerre en recrutant des combattants chinois

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé mercredi que les autorités russes “entraînent” la Chine dans leur guerre, en assurant que Pékin savait que des dizaines de ses ressortissants étaient recrutés par Moscou pour combattre en Ukraine. M. Zelensky a affirmé avoir connaissance d’au moins 155 de ces soldats déployés, après avoir annoncé mardi la capture de deux d’entre eux, une première depuis le début de l’invasion russe il y a trois ans.Pékin n’a pas encore réagi à ces nouvelles accusations, mais avait rejeté plus tôt de précédentes affirmations selon lesquelles de nombreux ressortissants chinois combattaient en Ukraine.Les autorités de Moscou “entraînent d’autres pays dans la guerre. Je crois qu’ils entraînent maintenant la Chine dans cette guerre”, a estimé mercredi M. Zelensky devant un groupe de journalistes, dont l’AFP.Cela constitue “un pas délibéré vers l’extension de la guerre” et prouve que Moscou veut “prolonger les combats”, a-t-il dit.Il a déclaré que la Chine “était au courant de l’envoi” de ses citoyens en Ukraine, sans toutefois aller jusqu’à l’accuser de les y avoir envoyés elle-même.”Nous ne disons pas que quelqu’un a donné un ordre, nous ne disposons pas de telles informations”, a-t-il dit.Un haut responsable ukrainien a dit mardi à l’AFP sous le couvert de l’anonymat que, selon les premières informations, il s’agirait de personnes qui ont signé “un contrat” avec l’armée russe plutôt que de l’envoi par Pékin de troupes régulières sur le front ukrainien.Ils sont notamment recrutés via des publicités diffusées par les Russes sur les réseaux sociaux et la populaire plateforme TikTok, selon le président ukrainien.- “Deuxième erreur” -L’Ukraine et les Occidentaux dénoncent aussi depuis l’année dernière, images à l’appui, l’envoi de milliers de soldats nord-coréens par Pyongyang sur le front russo-ukrainien. Ni Moscou ni Pyongyang n’ont confirmé leur présence.Le recours à des combattants nord-coréens constituait la “première” erreur de la Russie, a assuré mercredi Volodymyr Zelensky. L’envoi de soldats chinois est “la deuxième erreur”, selon lui.Kiev a connaissance de “155 citoyens chinois qui se battent contre les Ukrainiens”, a dit Volodymyr Zelensky, affirmant disposer de leurs données d’identité et assurant qu’ils sont sans doute “bien, bien plus”.Un document, partagé avec l’AFP par un haut responsable ukrainien, contient les noms et autres données de 168 Chinois recrutés, selon Kiev, par l’armée russe.Volodymyr Zelensky a ensuite dit que les services de sécurité ukrainiens avaient commencé mercredi à interroger les deux captifs chinois.Selon lui, l’Ukraine est prête à les “échanger” contre des soldats ukrainiens détenus par la Russie.Après l’annonce par M. Zelensky, mardi, de la capture de deux ressortissants chinois combattant dans l’est de l’Ukraine et la diffusion de vidéos censées les montrer, la Chine avait affirmé être “en train de procéder à des vérifications avec l’Ukraine sur cette affaire”.Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, avait néanmoins qualifié de “sans fondement” les affirmations, déjà formulées par M. Zelensky mardi, selon lesquelles de nombreux Chinois combattaient en Ukraine.Lin Jian a assuré qu’il est demandé aux ressortissants chinois “de se tenir à l’écart des zones de conflit armé, d’éviter d’être impliqués dans des conflits armés”.Il a appelé Kiev à “apprécier à leur juste valeur les efforts et le rôle constructif de la Chine dans la recherche d’une solution politique à la crise ukrainienne”.La Chine se présente comme neutre et un médiateur potentiel dans ce conflit, mais elle reste un allié politique et économique clef de la Russie et n’a jamais condamné l’invasion.Pékin est notamment accusé d’aider Moscou à contourner les sanctions occidentales en lui permettant d’acquérir les composants technologiques nécessaires à la production d’armements.Le Kremlin a de son côté refusé mercredi de commenter l’annonce ukrainienne.- “Inacceptable” -Volodymyr Zelensky a aussi affirmé que Washington jugeait “inacceptable” le déploiement supposé de combattants chinois.Le président a en outre affirmé qu’une prochaine réunion entre Américains et Ukrainiens pour discuter d’un potentiel cessez-le-feu “pourrait avoir lieu la semaine prochaine”, sans certitude.Le président américain Donald Trump veut que la guerre cesse au plus vite et a multiplié les signes de rapprochement avec Moscou et les critiques contre Kiev.Volodymyr Zelensky a néanmoins assuré que son pays est prêt à “acheter” un “important lot” d’armes aux États-Unis, notamment des systèmes de défense antiaérienne.Il a aussi affirmé que la nouvelle opération de son armée dans la région russe de Belgorod vise à éviter une offensive russe dans les régions ukrainiennes frontalières de Soumy et Kharkiv.bur-ehl-oho-fv-led/mba

“Terrifié”, un secouriste de Gaza raconte l’attaque israélienne qui a fait 15 morts

Munzer Abed, un secouriste de Gaza, se souvient des heures “terrifiantes” qu’il a vécues quand il a vu des soldats israéliens ouvrir le feu sur un convoi d’ambulances et tuer 15 de ses collègues, en mars, dans le sud de la bande de Gaza.Munzer Abed, 45 ans, est le seul survivant de l’attaque survenue à l’aube du 23 mars, au cours de laquelle des secouristes du Croissant-Rouge palestinien et de la Défense civile ont été tués près de Rafah, alors qu’ils se précipitaient sur les lieux d’une frappe aérienne israélienne.”J’étais terrifié à l’idée qu’ils me tuent”, raconte-t-il à l’AFP.L’infirmier du Croissant-Rouge se trouvait dans la première ambulance du convoi, lorsque s’est produite une embuscade qu’il décrit comme soudaine et violente.Encore en état de choc, il raconte qu’il avait pris place avec un chauffeur, Moustafa al-Khawaja, et un secouriste, Ezzedine Chaat, qui ont tous deux été tués, dans l’ambulance qui fonçait, sirènes hurlantes et gyrophare allumé, vers le lieu de la frappe.”Dès que nous avons atteint la zone, des tirs soudains et nourris de soldats israéliens ont directement touché le véhicule”, a-t-il déclaré.”Je me suis laissé tomber sur le sol à l’arrière du véhicule pour me protéger. Ensuite, je n’ai plus entendu aucun bruit de la part de mes collègues, seulement le râle de la mort”.- “Déshabillé, frappé” -Paniqué, Munzer Abed a été incapable d’utiliser son téléphone portable alors que les soldats continuaient à tirer. Puis il a entendu des voix parlant hébreu.”La porte du véhicule s’est ouverte et des membres des forces spéciales israéliennes armés et en tenue militaire sont apparus. Ils m’ont tiré hors de l’ambulance”.”Ils m’ont forcé à me mettre au sol, face contre terre, m’ont entièrement déshabillé, m’ont interrogé et m’ont frappé avec leurs armes dans le dos, sur la poitrine et les jambes”.Il a alors vu un de ses collègues, le secouriste Assad al-Mansoura, dont le corps n’a pas été retrouvé.”Il a été déshabillé, agenouillé, les yeux bandés”. “Après cela, je ne l’ai pas revu”.L’attaque a suscité de nombreuses condamnations et mis en lumière les dangers auxquels sont confrontés les employés du secteur humanitaire à Gaza, depuis le début de la guerre déclenchée par l’attaque du Hamas contre Israël, le 7 octobre 2023.L’armée israélienne a reconnu les tirs mais a affirmé que ses soldats avaient ouvert le feu sur des “terroristes”.Deux heures après l’attaque initiale, l’armée a affirmé que ses soldats avaient reçu des informations signalant qu’un convoi “se déplaçait dans l’obscurité d’une manière suspecte vers eux”, feux éteints, ce qui les a incités à ouvrir le feu de loin.”Ils pensaient avoir affaire à des terroristes”, a déclaré un responsable militaire.- “Intention de tuer” -Mais des images vidéo récupérées sur le téléphone portable de l’une des victimes, diffusées par le Croissant-Rouge, semblent contredire cette version.Ces images montrent des ambulances circulant phares et gyrophares allumés.Le Croissant-Rouge palestinien a déclaré lundi que les ambulances avaient été touchées par des tirs israéliens “avec l’intention de tuer”.Munzer Abed raconte que lorsqu’une deuxième équipe de la Défense civile est arrivée pour prêter main forte après la première attaque, elle a également essuyé des tirs.Après l’avoir interrogé, les soldats israéliens lui ont ordonné de les aider.”L’un d’entre eux m’a détaché les mains, m’a donné une veste et un pantalon et m’a ordonné de les aider”, se souvient-il. Il a alors été emmené vers un groupe de civils, effrayés, qui se trouvait à proximité. Les soldats lui ont ordonné de les calmer et de les séparer, les hommes d’un côté, les femmes et les enfants de l’autre.”J’ai vu des chars israéliens encercler la zone et des drones dans le ciel. Les bombardements étaient terrifiants.”Mohammad al-Moughayyer, le responsable de la logistique à la Défense civile, a déclaré que son équipe s’était précipitée sur les lieux après avoir reçu un appel de détresse d’un employé du Croissant-Rouge dont le véhicule avait été touché.Dans les 15 minutes qui ont suivi, la Défense civile a perdu le contact avec sa propre équipe. Ce n’est que le 27 mars que le premier corps, celui d’Anwar al-Attar, qui dirigeait l’unité de la Défense civile, a été retrouvé.Les équipes de recherche n’ont retrouvé les autres corps que trois jours plus tard. Certains avaient été menottés et enterrés dans le sable, selon le Croissant-Rouge.Le chef de l’armée israélienne, le lieutenant général Eyal Zamir, a ordonné une enquête approfondie sur la fusillade.Quelle qu’en soit l’issue, Munzer Abed restera marqué à vie. “C’est un jour que je n’oublierai jamais à cause de la souffrance dont j’ai été témoin et que j’ai vécue”, a-t-il confié.