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Discothèque de Saint-Domingue: au moins 124 morts dont un Américain, les sauveteurs travaillent encore

Les équipes de secours continuaient à s’activer mercredi plus de 36 heures après l’effondrement du toit d’une discothèque à Saint-Domingue qui a causé la mort d’au moins 124 personnes, dont un Américain, le premier étranger recensé décédé, sans guère d’espoir de retrouver des survivants.Depuis l’effondrement de blocs de béton sur la foule dans la nuit de lundi à mardi vers 01H00 du matin, le bilan n’a cessé de s’alourdir.”Il nous reste encore entre 24 à 36 heures de travail” sur le site, a déclaré le directeur du Centre d’opérations d’urgence (COE), Juan Manuel Mendez, qui a communiqué le nouveau bilan de 124 morts vers 11H00 (15H00 GMT).Des images aériennes montrent un trou béant à la place du toit de l’établissement et des pelles mécaniques pour dégager l’entrelacs de blocs de béton et de la ferrailles.M. Mendez a également indiqué que “le nombre de transferts (vers les hôpitaux) reste inchangé depuis mardi après-midi”, ce qui signifie que les sauveteurs n’ont sorti que des corps des décombres depuis mardi soir. M. Mendez a souligné lors du premier point dans la matinée que “l’identification des corps” était en cours et que l’Institut médico-légal de République dominicaine aller donner des indications sur la nationalité des victimes. Au moins un Américain figure parmi les victimes, a annoncé le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio dans un communiqué dans lequel il dit que ses pensées vont “aux familles et aux proches touchés par cet événement dévastateur (…) qui a entraîné la mort malheureuse d’au moins un citoyen américain et de résidents permanents légaux américains”.- Angoisse et douleur des proches -Trois cents secouristes continuent de travailler sans relâche depuis 36 heures, avec l’appui d’équipes venues d’Israël et de Porto Rico arrivées en renfort. M. Rubio a indiqué dans le communiqué que “les États-Unis sont prêts à soutenir nos alliés dominicains en cette période difficile”.Des dizaines de proches s’agglutinent autour de la discothèque, des hôpitaux et de la morgue en attendant des nouvelles ou l’identification de leurs proches.Un brandit une photo, un autre attend tête baissée. Une liste de noms de victimes a été placée sur la bâche d’une tente à côté de l’endroit où les corps arrivent. Mercedes Lopez cherche l’un de ses fils porté disparu. “On ne nous a donné aucune information, on ne l’a trouvé ni dans les listes (de morts) ni dans les hôpitaux”, raconte-t-elle à l’AFP. “C’est de l’angoisse et beaucoup de douleur”, ajoute-t-elle.”Nous avons l’espoir que Dieu le sortira de là vivant”, dit Larissa Minier, qui s’accroche à un infime espoir de retrouver son frère.Les autorités ont appelé la population à faire des dons de sang. Il s’agit de l’une des pires catastrophes de l’histoire récente du pays, marquée par une explosion à San Cristobal, dans la périphérie de Saint-Domingue (38 morts) il y a deux ans et, en 2005, par l’incendie d’une prison à Higuey (est) qui avait coûté la vie à 136 détenus.Les médias estiment qu’entre 500 et mille personnes se trouvaient au Jet Set, établissement prisé des noctambules et fréquenté par des célébrités. Les autorités n’ont pas communiqué le nombre de disparus.- Mort sur scène -Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, on peut voir le toit s’effondrer pendant que le chanteur Rubby Pérez est sur scène. Le sort de la star du merengue a longtemps été incertain mais il fait bien partie des personnes décédées. Son corps a été exhumé des décombres dans la nuit, ont confirmé les autorités.La musique de celui qui était surnommé “la voix la plus aiguë du merengue”, a fait le tour de l’Amérique latine et caribéenne et de la planète.De nombreux artistes lui ont rendu hommage sur les réseaux sociaux. “L’ami et l’idole de notre genre vient de nous quitter”, a regretté un autre mythe de ce rythme dansant, Wilfrido Vargas.Le président dominicain Luis Abinader s’est rendu sur place dans la matinée de mardi et a décrété trois jours de deuil national en hommage aux victimes de la tragédie.

L’Allemagne prête à affronter “des défis historiques” avec une nouvelle coalition

Le conservateur Friedrich Merz a dévoilé mercredi son accord de gouvernement avec les sociaux-démocrates pour “faire avancer l’Allemagne” confrontée à “des défis historiques”, de la menace russe à la guerre commerciale de Donald Trump.Désormais dotés d’une feuille de route pour les quatre ans à venir, les conservateurs du camp CDU/CSU s’apprêtent à prendre les rênes …

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L’Allemagne prête à affronter “des défis historiques” avec une nouvelle coalition

Le conservateur Friedrich Merz a dévoilé mercredi son accord de gouvernement avec les sociaux-démocrates pour “faire avancer l’Allemagne” confrontée à “des défis historiques”, de la menace russe à la guerre commerciale de Donald Trump.Désormais dotés d’une feuille de route pour les quatre ans à venir, les conservateurs du camp CDU/CSU s’apprêtent à prendre les rênes du pays dans une alliance avec le centre gauche du chancelier sortant Olaf Scholz, sévèrement battu aux législatives du 23 février.Le futur chancelier veut que le nouvel exécutif commence son travail “début mai” après avoir mené tambour battant ses négociations “dans un contexte de tensions politiques mondiales croissantes (…) où de nombreuses forces, à l’intérieur comme à l’extérieur, travaillent (…) contre nous”.L’Allemagne “est de retour sur la bonne voie”, a déclaré Friedrich Merz, répondant, en anglais, à la question d’un journaliste lui demandant s’il avait un message pour le président américain Donald Trump.La première puissance européenne fait face à une somme d’urgences rarement vues depuis la réunification : relancer l’économie en récession depuis deux ans, barrer la route au parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) qui fait jeu égal avec les conservateurs dans les sondages, et soutenir le renforcement de la défense européenne face au désengagement américain.Autant de priorités déclinées mercredi par Friedrich Merz et ses futurs partenaires de coalition.- Avenir en jeu -Le gouvernement allemand promet un “soutien complet” à l’Ukraine sur le plan militaire et diplomatique face à la la Russie, et veut augmenter fortement les dépenses de défense dans les années à venir, indique l’accord de coalition scellé entre les deux partis.”L’agresseur russe Poutine ne montre aucune volonté de mettre fin à la guerre et de faire taire les armes”, a justifié Friedrich Merz en conférence de presse.Dans le contrat de coalition de 140 pages, les signataires soulignent “les défis historiques” auxquels fait face l’Allemagne.”La politique des années à venir déterminera en grande partie si nous continuerons à vivre dans une Allemagne libre, sûre, juste et prospère”, est-il écrit.Dans un sondage publié mercredi par l’institut Ipsos, l’AfD arrive désormais en tête des intentions de vote, à 25% soit près de cinq points de plus que son résultat record aux législatives, tandis que les conservateurs reculent à 24%.Merz promet notamment un “nouveau cap dans la politique migratoire”, affirmant notamment vouloir mettre fin à l’immigration irrégulière et suspendre le regroupement familial.La conclusion des négociations devrait rassurer les autres pays européens, impatients de voir l’Allemagne se doter d’un nouveau capitaine. “L’Europe peut compter sur l’Allemagne”, a assuré Friedrich Merz mercredi.Les Vingt-sept peaufinent leur riposte à l’avalanche de droits de douane imposés par Donald Trump, auxquels l’économie allemande, fortement dépendante des exportations, est l’une des plus exposées.- Revirement budgétaire -Selon des informations de presse, les postes de ministres des Affaires étrangères et de l’Économie devraient revenir aux conservateurs tandis que le SPD décrocherait notamment les Finances et la Défense, avec le maintien à ce poste du populaire Boris Pistorius.Le gouvernement tripartite de M. Scholz s’était effondré début novembre en raison de différends budgétaire devenus insurmontables entre son parti, les Verts et les libéraux du FDP.Un problème que n’aura pas le probable nouveau gouvernement. Face aux bouleversements mondiaux, M. Merz a réussi à faire adopter début mars un plan géant d’investissements de plusieurs centaines de milliards d’euros afin de réarmer et moderniser le pays.L’Allemagne va assouplir son “frein à l’endettement”, qui limite la capacité d’emprunt du pays, pour les dépenses militaires et pour les régions. S’y ajoute un fonds spécial – hors budget – de 500 milliards d’euros sur douze ans pour moderniser les infrastructures et relancer la première économie européenne. Il s’agit de rénover routes, ponts, chemins de fer, écoles, installations énergétiques.Cette initiative du futur chancelier, applaudie par ses pairs européens, lui vaut cependant d’intenses critiques en Allemagne, y compris notamment dans les rangs des conservateurs, tant Friedrich Merz s’était posé en garant de l’orthodoxie budgétaire durant la campagne.La co-présidente de l’AfD, Alice Weidel, a de nouveau accusé mercredi les conservateurs de “tromperie” et “d’avoir menti au peuple avec de fausses promesses électorales”.

L’Allemagne prête à affronter “des défis historiques” avec une nouvelle coalition

Le conservateur Friedrich Merz a dévoilé mercredi son accord de gouvernement avec les sociaux-démocrates pour “faire avancer l’Allemagne” confrontée à “des défis historiques”, de la menace russe à la guerre commerciale de Donald Trump.Désormais dotés d’une feuille de route pour les quatre ans à venir, les conservateurs du camp CDU/CSU s’apprêtent à prendre les rênes du pays dans une alliance avec le centre gauche du chancelier sortant Olaf Scholz, sévèrement battu aux législatives du 23 février.Le futur chancelier veut que le nouvel exécutif commence son travail “début mai” après avoir mené tambour battant ses négociations “dans un contexte de tensions politiques mondiales croissantes (…) où de nombreuses forces, à l’intérieur comme à l’extérieur, travaillent (…) contre nous”.L’Allemagne “est de retour sur la bonne voie”, a déclaré Friedrich Merz, répondant, en anglais, à la question d’un journaliste lui demandant s’il avait un message pour le président américain Donald Trump.La première puissance européenne fait face à une somme d’urgences rarement vues depuis la réunification : relancer l’économie en récession depuis deux ans, barrer la route au parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) qui fait jeu égal avec les conservateurs dans les sondages, et soutenir le renforcement de la défense européenne face au désengagement américain.Autant de priorités déclinées mercredi par Friedrich Merz et ses futurs partenaires de coalition.- Avenir en jeu -Le gouvernement allemand promet un “soutien complet” à l’Ukraine sur le plan militaire et diplomatique face à la la Russie, et veut augmenter fortement les dépenses de défense dans les années à venir, indique l’accord de coalition scellé entre les deux partis.”L’agresseur russe Poutine ne montre aucune volonté de mettre fin à la guerre et de faire taire les armes”, a justifié Friedrich Merz en conférence de presse.Dans le contrat de coalition de 140 pages, les signataires soulignent “les défis historiques” auxquels fait face l’Allemagne.”La politique des années à venir déterminera en grande partie si nous continuerons à vivre dans une Allemagne libre, sûre, juste et prospère”, est-il écrit.Dans un sondage publié mercredi par l’institut Ipsos, l’AfD arrive désormais en tête des intentions de vote, à 25% soit près de cinq points de plus que son résultat record aux législatives, tandis que les conservateurs reculent à 24%.Merz promet notamment un “nouveau cap dans la politique migratoire”, affirmant notamment vouloir mettre fin à l’immigration irrégulière et suspendre le regroupement familial.La conclusion des négociations devrait rassurer les autres pays européens, impatients de voir l’Allemagne se doter d’un nouveau capitaine. “L’Europe peut compter sur l’Allemagne”, a assuré Friedrich Merz mercredi.Les Vingt-sept peaufinent leur riposte à l’avalanche de droits de douane imposés par Donald Trump, auxquels l’économie allemande, fortement dépendante des exportations, est l’une des plus exposées.- Revirement budgétaire -Selon des informations de presse, les postes de ministres des Affaires étrangères et de l’Économie devraient revenir aux conservateurs tandis que le SPD décrocherait notamment les Finances et la Défense, avec le maintien à ce poste du populaire Boris Pistorius.Le gouvernement tripartite de M. Scholz s’était effondré début novembre en raison de différends budgétaire devenus insurmontables entre son parti, les Verts et les libéraux du FDP.Un problème que n’aura pas le probable nouveau gouvernement. Face aux bouleversements mondiaux, M. Merz a réussi à faire adopter début mars un plan géant d’investissements de plusieurs centaines de milliards d’euros afin de réarmer et moderniser le pays.L’Allemagne va assouplir son “frein à l’endettement”, qui limite la capacité d’emprunt du pays, pour les dépenses militaires et pour les régions. S’y ajoute un fonds spécial – hors budget – de 500 milliards d’euros sur douze ans pour moderniser les infrastructures et relancer la première économie européenne. Il s’agit de rénover routes, ponts, chemins de fer, écoles, installations énergétiques.Cette initiative du futur chancelier, applaudie par ses pairs européens, lui vaut cependant d’intenses critiques en Allemagne, y compris notamment dans les rangs des conservateurs, tant Friedrich Merz s’était posé en garant de l’orthodoxie budgétaire durant la campagne.La co-présidente de l’AfD, Alice Weidel, a de nouveau accusé mercredi les conservateurs de “tromperie” et “d’avoir menti au peuple avec de fausses promesses électorales”.

Cigales ou fourmis, des Américains face aux droits de douane

Certains s’achètent le dernier iPhone avant que son prix ne s’envole, d’autres font le dos rond et surveillent encore plus qu’avant leurs dépenses: les consommateurs américains se préparent à affronter les surtaxes massives de Donald Trump sur les produits étrangers.Sur le parking d’un magasin près de la capitale Washington, une sexagénaire range ses courses dans sa voiture. “J’ai dépensé 50 dollars, d’habitude c’est le double”, dit-elle à l’AFP.”Les prix vont continuer à augmenter avec les droits de douane, et j’aurai besoin de cet argent pour acheter de la nourriture la semaine prochaine et la suivante”, explique cette retraitée qui a préféré rester anonyme.Son chariot est modérément rempli, en sortant de Costco, une chaîne connue pour vendre de gros volumes à prix cassés. “Je vis dans un appartement. Je ne peux pas faire de réserves. Je n’ai ni la place ni l’argent”, raconte-t-elle.Les Etats-Unis entrent mercredi dans une phase majeure de l’offensive lancée par le président Donald Trump sur les droits de douane, avec des surtaxes massives ciblées sur certains pays producteurs.Cela touchera les appareils électroniques fabriqués en Chine (+104% en cumulé sur les produits chinois), les vêtements confectionnés au Vietnam (+46% de droits de douane), la vanille de Madagascar (+47%), le thé du Japon (+24%), le riz au jasmin de Thaïlande (+36%) ou encore le vin européen (+20%).- “Mauvais” -Dans la banlieue de Washington, Charles pousse son chariot avec empressement. “Les droits de douane sont mauvais, qu’ils soient mis en place par des démocrates ou des républicains”, lance l’homme de 59 ans qui n’a pas souhaité donner son nom de famille.Il anticipe la nouvelle vague à sa manière: “J’achète un iPhone demain.”Keith Taylor, lui, l’a fait il y a quelques jours. “Je n’achèterai pas d’autre appareil électronique tant que la situation ne sera pas stabilisée.”Avant de grimper dans son SUV rutilant, cet employé d’une start-up spécialisée dans l’intelligence artificielle explique faire plus attention à ses dépenses depuis quelques mois: éviter certaines enseignes, surveiller les promotions…Un peu plus loin, dans un magasin de l’enseigne japonaise Uniqlo, Elisabeth Bradley, 40 ans, se considère comme “privilégiée”.Directrice d’une agence numérique, elle pense pouvoir encaisser des hausses de prix: “Ce n’est pas le cas de beaucoup de gens”.Mais elle aussi a commencé à ajuster sa manière de consommer.Elle a fait l’acquisition d’une voiture électrique du constructeur suédois Volvo il y a deux semaines pour éviter la surtaxe. Et envisage d’acheter des vêtements à l’avance pour ses enfants parce que “ça va devenir plus cher”.- “Beaucoup de bruit” -Dans un quartier populaire de New York, à la sortie d’un autre Costco, Anastasia Nevin dit être déjà “en mode survie”.”J’ai deux enfants. j’essaie juste de m’en sortir. C’est dur”, confie-t-elle, s’imaginant réduire ses achats si les prix continuent à augmenter.Les ménages américains ont été essorés par la forte inflation post-Covid. Les prix ne sont pas descendus depuis et ont juste augmenté moins vite. “C’est déjà très difficile, donc imaginez ce que ça va donner”, souffle Sauad, qui n’a donné que son prénom.D’autres consommateurs ne redoutent toutefois pas l’orage annoncé.”Je suis doué avec les courses, je sais trouver les bonnes affaires”, assure un homme dans la banlieue de Washington. “Il faut juste rester calme et voir ce qui arrive”, temporise un autre client de Costco.”Je fais confiance à Dieu pour pourvoir à mes besoins”, sourit une femme.Une jeune femme qui vient d’acheter un grand carton de couches pour son bébé de six mois ne pense pas que l’inflation sera pire que sous Joe Biden, le prédécesseur de Donald Trump. “Il y a beaucoup de bruit autour de cette histoire”, estime-t-elle, convaincue que le président se sert avant tout des droits de douane comme levier de négociation “pour obtenir de meilleures conditions” commerciales des autres pays, et donc que les droits de douane devraient par la suite descendre.A New York, Jean Brown considère aussi que “cela ne sera pas si catastrophique”. “Les prix changent tout le temps. Il faut juste s’adapter.”

Plus de 20 morts dans une frappe israélienne à Gaza selon les secours

Une frappe israélienne a tué mercredi à Gaza au moins 23 Palestiniens, dont des enfants, selon la Défense civile locale, l’armée israélienne affirmant avoir ciblé un commandant du mouvement islamiste Hamas.La frappe a visé le quartier de Choujaïya à Gaza-ville, dans le nord du territoire palestinien dévasté et assiégé par Israël depuis le début, il y a 18 mois, de la guerre déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas dans le sud israélien le 7 octobre 2023.”Plusieurs missiles” ont ciblé un immeuble de quatre étages et la zone alentour où se trouvaient des tentes de déplacés, a raconté Ayoub Salim, 26 ans, un habitant de Choujaïya.”Des éclats ont volé dans toutes les directions (…) On entendait les cris des gens paniqués”, a-t-il ajouté, décrivant “une scène terrifiante” et faisant état de corps déchiquetés et d’autres ensevelis sous les décombres. Le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, a recensé “23 martyrs dont huit enfants et huit femmes” et plus de 60 blessés dans le bombardement israélien.Les secouristes, accourus sur place, ont “extrait les corps de femmes et d’enfants. Il y a encore des personnes ensevelies sous les décombres”, a indiqué l’un d’eux, Ibrahim Abou al-Rish, à l’AFP.”Le bâtiment abritait de nombreuses personnes qui se croyaient en sécurité. Il a explosé au-dessus de leurs têtes”, a-t-il dit. Plusieurs enfants jouaient à l’intérieur au moment de la frappe “qui a ciblé l’habitation et détruit toute la zone”, selon lui.- “Massacres incessants” -Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne a indiqué avoir “frappé un terroriste de haut rang du Hamas qui était responsable de la planification et de l’exécution d’attaques terroristes” depuis ce secteur. Elle a assuré avoir “pris nombre de mesures pour limiter les dommages aux civils”.L’armée n’a pas précisé l’identité du membre du Hamas visé et accusé de nouveau le mouvement palestinien d’utiliser les civils comme des “boucliers humains”.Le Hamas a condamné la frappe comme “l’un des pires actes odieux de génocide”.”L’armée d’occupation terroriste sioniste a commis un massacre en bombardant une zone résidentielle densément peuplée de civils et de déplacés”, a-t-il affirmé dans un communiqué.”Ces massacres incessants contre notre peuple sans défense –avec le soutien total de l’administration américaine, complice de cette agression– sont une tâche sur la conscience de la communauté internationale”, a-t-il ajouté.Le ministère des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, basé à Ramallah en Cisjordanie occupée, a lui condamné un “massacre odieux”, s’inscrivant dans “une tentative officielle d’Israël de tuer systématiquement notre peuple en masse et de détruire les fondements mêmes de son existence dans la bande de Gaza pour le forcer à émigrer”. Après deux mois de trêve dans la guerre à Gaza, l’armée israélienne a repris le 18 mars ses bombardements aériens puis son offensive terrestre afin de contraindre, selon Israël, le Hamas à libérer les otages israéliens qu’il retient encore.- Nouvel accord ? -Mercredi, le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas a indiqué que 1.482 personnes avaient été tuées depuis la reprise des opérations israéliennes. Selon le ministère, le bilan total depuis le début de la guerre, s’élève désormais à 50.846 morts dans la bande de Gaza dévastée et assiégée, des données jugées fiables par l’ONU.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres officiels.Après cette attaque, Israël a juré de détruire le Hamas et lancé une offensive destructrice à Gaza. Un membre du bureau politique du Hamas, Hossam Badran, a jugé mardi “nécessaire de parvenir à un cessez-le-feu”, ajoutant que le contact avec les médiateurs qui avaient négocié la trêve de deux mois entrée en vigueur le 19 janvier était maintenu, mais qu’aucune nouvelle proposition n’était sur la table.Lors d’une rencontre à Washington lundi avec le président américain Donald Trump, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui affirmé travailler à un nouvel “accord” sur la libération des otages.Sur les 251 personnes enlevées en Israël le 7-octobre, 58 sont toujours retenues à Gaza, dont 34 mortes selon l’armée israélienne.

Plus de 20 morts dans une frappe israélienne à Gaza selon les secours

Une frappe israélienne a tué mercredi à Gaza au moins 23 Palestiniens, dont des enfants, selon la Défense civile locale, l’armée israélienne affirmant avoir ciblé un commandant du mouvement islamiste Hamas.La frappe a visé le quartier de Choujaïya à Gaza-ville, dans le nord du territoire palestinien dévasté et assiégé par Israël depuis le début, il y a 18 mois, de la guerre déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas dans le sud israélien le 7 octobre 2023.”Plusieurs missiles” ont ciblé un immeuble de quatre étages et la zone alentour où se trouvaient des tentes de déplacés, a raconté Ayoub Salim, 26 ans, un habitant de Choujaïya.”Des éclats ont volé dans toutes les directions (…) On entendait les cris des gens paniqués”, a-t-il ajouté, décrivant “une scène terrifiante” et faisant état de corps déchiquetés et d’autres ensevelis sous les décombres. Le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, a recensé “23 martyrs dont huit enfants et huit femmes” et plus de 60 blessés dans le bombardement israélien.Les secouristes, accourus sur place, ont “extrait les corps de femmes et d’enfants. Il y a encore des personnes ensevelies sous les décombres”, a indiqué l’un d’eux, Ibrahim Abou al-Rish, à l’AFP.”Le bâtiment abritait de nombreuses personnes qui se croyaient en sécurité. Il a explosé au-dessus de leurs têtes”, a-t-il dit. Plusieurs enfants jouaient à l’intérieur au moment de la frappe “qui a ciblé l’habitation et détruit toute la zone”, selon lui.- “Massacres incessants” -Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne a indiqué avoir “frappé un terroriste de haut rang du Hamas qui était responsable de la planification et de l’exécution d’attaques terroristes” depuis ce secteur. Elle a assuré avoir “pris nombre de mesures pour limiter les dommages aux civils”.L’armée n’a pas précisé l’identité du membre du Hamas visé et accusé de nouveau le mouvement palestinien d’utiliser les civils comme des “boucliers humains”.Le Hamas a condamné la frappe comme “l’un des pires actes odieux de génocide”.”L’armée d’occupation terroriste sioniste a commis un massacre en bombardant une zone résidentielle densément peuplée de civils et de déplacés”, a-t-il affirmé dans un communiqué.”Ces massacres incessants contre notre peuple sans défense –avec le soutien total de l’administration américaine, complice de cette agression– sont une tâche sur la conscience de la communauté internationale”, a-t-il ajouté.Le ministère des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, basé à Ramallah en Cisjordanie occupée, a lui condamné un “massacre odieux”, s’inscrivant dans “une tentative officielle d’Israël de tuer systématiquement notre peuple en masse et de détruire les fondements mêmes de son existence dans la bande de Gaza pour le forcer à émigrer”. Après deux mois de trêve dans la guerre à Gaza, l’armée israélienne a repris le 18 mars ses bombardements aériens puis son offensive terrestre afin de contraindre, selon Israël, le Hamas à libérer les otages israéliens qu’il retient encore.- Nouvel accord ? -Mercredi, le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas a indiqué que 1.482 personnes avaient été tuées depuis la reprise des opérations israéliennes. Selon le ministère, le bilan total depuis le début de la guerre, s’élève désormais à 50.846 morts dans la bande de Gaza dévastée et assiégée, des données jugées fiables par l’ONU.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres officiels.Après cette attaque, Israël a juré de détruire le Hamas et lancé une offensive destructrice à Gaza. Un membre du bureau politique du Hamas, Hossam Badran, a jugé mardi “nécessaire de parvenir à un cessez-le-feu”, ajoutant que le contact avec les médiateurs qui avaient négocié la trêve de deux mois entrée en vigueur le 19 janvier était maintenu, mais qu’aucune nouvelle proposition n’était sur la table.Lors d’une rencontre à Washington lundi avec le président américain Donald Trump, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a lui affirmé travailler à un nouvel “accord” sur la libération des otages.Sur les 251 personnes enlevées en Israël le 7-octobre, 58 sont toujours retenues à Gaza, dont 34 mortes selon l’armée israélienne.

La guerre commerciale mondiale est déclarée

Assaut des Etats-Unis, riposte massive de la Chine, réplique plus sophistiquée de l’Europe: la guerre commerciale est bel et bien déclarée mercredi, et Donald Trump appelle à “rester cool” pendant que l’économie mondialisée vacille sur ses fondations.Alors que selon certains économistes l’Amérique, chantre historique du libre-échange, est devenue dans la nuit le pays doté des plus hautes barrières douanières au monde, le président américain a assuré sur son réseau Truth Social que “tout allait bien se passer” et  invité à profiter de la baisse des Bourses pour “acheter”.Les places européennes ont clôturé en fort recul, le pétrole dégringolait comme à chaque fois que l’activité mondiale est menacée d’un coup de frein, et Wall Street évoluait après l’ouverture en ordre dispersé.Les analystes suivent aussi avec nervosité des ventes massives de bons du Trésor américains.Les Etats-Unis ont commencé à 04H00 GMT à prélever des surtaxes douanières sur les produits de 60 partenaires commerciaux, avec un traitement particulièrement brutal de la Chine, visée désormais par de nouveaux droits cumulés de 104%.Pour donner une idée plus concrète de ce coup de massue douanier: UBS Investment Research, dans une analyse largement répercutée par la presse américaine, a calculé que le prix d’un iPhone de type 16 Pro Max 256 GB, assemblé en Chine, pourrait passer de 1.199 à 1.549 dollars. Une hausse de 29%.Donald Trump, malgré les critiques qui s’élèvent jusque parmi ses proches alliés tels qu’Elon Musk, assure avoir trouvé la recette pour, à la fois, résorber le déficit commercial, assainir les finances publiques et relocaliser de nombreuses activités industrielles.La Chine a répliqué du tac-au-tac, annonçant mercredi qu’elle porterait ses surtaxes de rétorsion contre les produits américains à 84%, et non pas à 34% comme initialement prévu, à partir de jeudi à 12H01 heure chinoise (04H01 GMT).”Nous continuerons à prendre des mesures fermes et vigoureuses pour sauvegarder nos droits et intérêts légitimes”, a prévenu un porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois. Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a averti les autres partenaires commerciaux que suivre la voie chinoise serait “suicidaire”, au moment où Donald Trump assure, avec la vulgarité dont il est parfois capable, que de nombreux dirigeants étrangers lui “lèchent le cul” pour négocier des accords commerciaux “sur mesure”.- Soja, riz -Visée depuis mi-mars par des droits de douane américains de 25% sur l’acier et l’aluminium, et, depuis mercredi, par une taxe de 20% sur l’ensemble de ses marchandises, l’Union européenne a adopté mercredi ses premières mesures de riposte, contre plus 20 milliards d’euros de marchandises “made in USA”.La liste, peaufinée depuis des semaines, comporte des produits agricoles comme le soja, la volaille, le riz. Elle prévoit également des droits allant jusqu’à 25% sur le bois, les motos, des produits plastiques et des équipements électriques.D’autres mesures européennes pourraient être révélées la semaine prochaine.Bruxelles s’est toutefois dite prête à suspendre ses droits de douane “à tout moment” en cas d’accord “juste et équilibré” avec Washington.Le futur chancelier allemand, Friedrich Merz, a défendu “une réponse européenne commune”, soucieux du sort d’une industrie nationale en crise et fortement concurrencée par la Chine.Cette guerre commerciale mondiale fait craindre une envolée de l’inflation et une chute de la consommation et de la croissance.Elle pourrait, si elle se prolonge, bouleverser la mondialisation telle qu’on la connaît, avec ses chaînes de production éclatées sur de nombreux pays et ses porte-conteneurs géants, chargés de T-shirts bon marché ou de composants électroniques perfectionnés.Et que dire des risques d’escalade diplomatique entre les deux premières puissances mondiales, dont la relation était déjà tendue? La Chine a appelé mercredi ses citoyens à la “prudence” face aux “risques” potentiels d’un voyage touristique aux Etats-Unis.La crainte d’un cycle sans fin de représailles pousse déjà certaines banques centrales à tenter de sauver les meubles. Celle de Nouvelle-Zélande a réduit ses taux d’intérêt de 25 points de base à 3,5%. La Banque centrale indienne a elle abaissé ses taux d’intérêt à 6%. Les craintes sur le commerce mondial ont poussé l’Italie à diviser par deux mercredi sa prévision de croissance pour 2025, à 0,6%. En France, elle devrait plafonner à 0,5%, selon l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), qui tablait jusqu’à présent sur 0,8%.burs-aue/cyb

La guerre commerciale mondiale est déclarée

Assaut des Etats-Unis, riposte massive de la Chine, réplique plus sophistiquée de l’Europe: la guerre commerciale est bel et bien déclarée mercredi, et Donald Trump appelle à “rester cool” pendant que l’économie mondialisée vacille sur ses fondations.Alors que selon certains économistes l’Amérique, chantre historique du libre-échange, est devenue dans la nuit le pays doté des plus hautes barrières douanières au monde, le président américain a assuré sur son réseau Truth Social que “tout allait bien se passer” et  invité à profiter de la baisse des Bourses pour “acheter”.Les places européennes ont clôturé en fort recul, le pétrole dégringolait comme à chaque fois que l’activité mondiale est menacée d’un coup de frein, et Wall Street évoluait après l’ouverture en ordre dispersé.Les analystes suivent aussi avec nervosité des ventes massives de bons du Trésor américains.Les Etats-Unis ont commencé à 04H00 GMT à prélever des surtaxes douanières sur les produits de 60 partenaires commerciaux, avec un traitement particulièrement brutal de la Chine, visée désormais par de nouveaux droits cumulés de 104%.Pour donner une idée plus concrète de ce coup de massue douanier: UBS Investment Research, dans une analyse largement répercutée par la presse américaine, a calculé que le prix d’un iPhone de type 16 Pro Max 256 GB, assemblé en Chine, pourrait passer de 1.199 à 1.549 dollars. Une hausse de 29%.Donald Trump, malgré les critiques qui s’élèvent jusque parmi ses proches alliés tels qu’Elon Musk, assure avoir trouvé la recette pour, à la fois, résorber le déficit commercial, assainir les finances publiques et relocaliser de nombreuses activités industrielles.La Chine a répliqué du tac-au-tac, annonçant mercredi qu’elle porterait ses surtaxes de rétorsion contre les produits américains à 84%, et non pas à 34% comme initialement prévu, à partir de jeudi à 12H01 heure chinoise (04H01 GMT).”Nous continuerons à prendre des mesures fermes et vigoureuses pour sauvegarder nos droits et intérêts légitimes”, a prévenu un porte-parole du ministère des Affaires étrangères chinois. Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a averti les autres partenaires commerciaux que suivre la voie chinoise serait “suicidaire”, au moment où Donald Trump assure, avec la vulgarité dont il est parfois capable, que de nombreux dirigeants étrangers lui “lèchent le cul” pour négocier des accords commerciaux “sur mesure”.- Soja, riz -Visée depuis mi-mars par des droits de douane américains de 25% sur l’acier et l’aluminium, et, depuis mercredi, par une taxe de 20% sur l’ensemble de ses marchandises, l’Union européenne a adopté mercredi ses premières mesures de riposte, contre plus 20 milliards d’euros de marchandises “made in USA”.La liste, peaufinée depuis des semaines, comporte des produits agricoles comme le soja, la volaille, le riz. Elle prévoit également des droits allant jusqu’à 25% sur le bois, les motos, des produits plastiques et des équipements électriques.D’autres mesures européennes pourraient être révélées la semaine prochaine.Bruxelles s’est toutefois dite prête à suspendre ses droits de douane “à tout moment” en cas d’accord “juste et équilibré” avec Washington.Le futur chancelier allemand, Friedrich Merz, a défendu “une réponse européenne commune”, soucieux du sort d’une industrie nationale en crise et fortement concurrencée par la Chine.Cette guerre commerciale mondiale fait craindre une envolée de l’inflation et une chute de la consommation et de la croissance.Elle pourrait, si elle se prolonge, bouleverser la mondialisation telle qu’on la connaît, avec ses chaînes de production éclatées sur de nombreux pays et ses porte-conteneurs géants, chargés de T-shirts bon marché ou de composants électroniques perfectionnés.Et que dire des risques d’escalade diplomatique entre les deux premières puissances mondiales, dont la relation était déjà tendue? La Chine a appelé mercredi ses citoyens à la “prudence” face aux “risques” potentiels d’un voyage touristique aux Etats-Unis.La crainte d’un cycle sans fin de représailles pousse déjà certaines banques centrales à tenter de sauver les meubles. Celle de Nouvelle-Zélande a réduit ses taux d’intérêt de 25 points de base à 3,5%. La Banque centrale indienne a elle abaissé ses taux d’intérêt à 6%. Les craintes sur le commerce mondial ont poussé l’Italie à diviser par deux mercredi sa prévision de croissance pour 2025, à 0,6%. En France, elle devrait plafonner à 0,5%, selon l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), qui tablait jusqu’à présent sur 0,8%.burs-aue/cyb