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Argentine: Milei entre la colère sociale et le salut du FMI

Plusieurs milliers dans la rue mercredi, une grève générale jeudi : l’Argentine vit 36 heures de mobilisation sociale contre la politique d’austérité du président ultralibéral Javier Milei, qui regarde surtout ailleurs, vers Washington, dans l’attente d’un nouveau prêt salvateur du FMI.A l’appel de la CGT, principale centrale syndicale, la grève de 24 heures devait paralyser …

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Charles III héraut de la paix en Italie pour ses 20 ans de mariage

Charles III s’est posé en héraut de la paix et de la démocratie mercredi devant le Parlement italien à Rome, où il est en visite d’Etat, avant de fêter son 20e anniversaire de mariage avec Camilla lors d’un dîner de gala.”La paix ne doit jamais être tenue pour acquise”, a affirmé le roi d’Angleterre, premier monarque britannique à avoir l’honneur de s’exprimer devant les deux chambres du Parlement réunies en session conjointe.”La Grande-Bretagne et l’Italie sont aujourd’hui unies dans la défense des valeurs démocratiques”, a affirmé le roi âgé de 76 ans, qui s’est d’abord exprimé dans la langue de Dante avant de poursuivre en anglais.”Nos pays sont tous deux aux côtés de l’Ukraine (…) et ont accueilli des milliers d’Ukrainiens cherchant refuge”, a-t-il ajouté.Le roi, qui effectue en Italie sa 18e visite officielle mais sa première depuis son couronnement en 2023, a également mis en avant la coopération de Londres avec Rome et Tokyo sur le projet d’avion de combat du futur. Ce projet “créera des milliers d’emplois dans nos pays et en dit long sur la confiance que nous plaçons les uns dans les autres”, a-t-il souligné.Fervent militant du développement durable et de la lutte contre le réchauffement, le souverain a aussi évoqué les bouleversements climatiques de la planète qui provoquent “des sécheresses en Sicile et des inondations dans le Somerset”.”Les tempêtes extrêmes, qui ne surviennent normalement qu’une fois par génération, reviennent maintenant chaque année. D’innombrables espèces végétales et animales sont menacées d’extinction”, a-t-il déploré.- Théâtre -Cette visite d’Etat de quatre jours intervient moins de quinze jours après que Charles a été brièvement hospitalisé pour des effets secondaires de son traitement contre le cancer.Mercredi matin, Charles a eu une brève rencontre privée avec la Première ministre Giorgia Meloni, dans le cadre champêtre de la Villa Doria Pamphili.Après une inspection de la garde d’honneur, ils ont posé pour une photo alors que les drapeaux britannique, italien et de l’UE flottaient sur le toit de la villa. Mme Meloni défend l’aide à l’Ukraine depuis l’invasion russe en février 2022 malgré de fortes oppositions au sein de sa coalition ultraconservatrice.Le roi a ensuite été conduit à bord de sa Bentley à Testaccio, un quartier populaire de Rome. Dans un ancien abattoir accueillant des événements culturels, il a rencontré des étudiants en théâtre qui ont interprété un extrait d””Othello” de Shakespeare en italien.A l’extérieur du lieu, la plupart des habitants du quartier semblaient indifférents à sa venue.- Dîner de gala -Benedetta Ciarlo, 21 ans, s’est montrée plus enthousiaste, d’autant qu’elle est venue spécialement de Bénévent, près de Naples, pour voir le roi.”Mon personnage royal préféré était le prince Philippe, maintenant c’est Charles,” a-t-elle dit.Pendant ce temps, Camilla a rendu visite à des écoliers apprenant l’anglais et a distribué des prix aux gagnants d’un concours littéraire du British Council.En marge de leur visite, le roi Charles et la reine Camilla ont pu rencontrer le pape François, en convalescence après une pneumonie. “Le pape a exprimé ses meilleurs voeux à Leurs Majestés à l’occasion de leur anniversaire de mariage et a souhaité en retour un prompt rétablissement à sa majesté” Charles III, a indiqué le Vatican dans un communiqué.”Leurs Majestés étaient ravies que le pape soit en assez bonne santé pour les accueillir et qu’il ait pu leur exprimer ses meilleurs voeux en personne”, a déclaré un porte-parole du palais de Buckingham. La rencontre avait été initialement annulée à cause de l’état du souverain pontife.Le couple royal a ensuite célébré son 20e anniversaire de mariage lors d’un dîner de gala au palais du Quirinal, la résidence officielle du président de la République Sergio Mattarella, en compagnie de 150 invités. “Je dois dire que c’est vraiment très gentil de votre part, Monsieur le Président, d’organiser ce petit dîner romantique aux chandelles pour deux”, a plaisanté Charles lors de son toast, dans lequel il a alterné entre l’anglais et l’italien.Au menu du dîner figuraient des pâtes farcies aux aubergines, du loup de mer et des artichauts frits, à la romaine. 

Charles III héraut de la paix en Italie pour ses 20 ans de mariage

Charles III s’est posé en héraut de la paix et de la démocratie mercredi devant le Parlement italien à Rome, où il est en visite d’Etat, avant de fêter son 20e anniversaire de mariage avec Camilla lors d’un dîner de gala.”La paix ne doit jamais être tenue pour acquise”, a affirmé le roi d’Angleterre, premier monarque britannique à avoir l’honneur de s’exprimer devant les deux chambres du Parlement réunies en session conjointe.”La Grande-Bretagne et l’Italie sont aujourd’hui unies dans la défense des valeurs démocratiques”, a affirmé le roi âgé de 76 ans, qui s’est d’abord exprimé dans la langue de Dante avant de poursuivre en anglais.”Nos pays sont tous deux aux côtés de l’Ukraine (…) et ont accueilli des milliers d’Ukrainiens cherchant refuge”, a-t-il ajouté.Le roi, qui effectue en Italie sa 18e visite officielle mais sa première depuis son couronnement en 2023, a également mis en avant la coopération de Londres avec Rome et Tokyo sur le projet d’avion de combat du futur. Ce projet “créera des milliers d’emplois dans nos pays et en dit long sur la confiance que nous plaçons les uns dans les autres”, a-t-il souligné.Fervent militant du développement durable et de la lutte contre le réchauffement, le souverain a aussi évoqué les bouleversements climatiques de la planète qui provoquent “des sécheresses en Sicile et des inondations dans le Somerset”.”Les tempêtes extrêmes, qui ne surviennent normalement qu’une fois par génération, reviennent maintenant chaque année. D’innombrables espèces végétales et animales sont menacées d’extinction”, a-t-il déploré.- Théâtre -Cette visite d’Etat de quatre jours intervient moins de quinze jours après que Charles a été brièvement hospitalisé pour des effets secondaires de son traitement contre le cancer.Mercredi matin, Charles a eu une brève rencontre privée avec la Première ministre Giorgia Meloni, dans le cadre champêtre de la Villa Doria Pamphili.Après une inspection de la garde d’honneur, ils ont posé pour une photo alors que les drapeaux britannique, italien et de l’UE flottaient sur le toit de la villa. Mme Meloni défend l’aide à l’Ukraine depuis l’invasion russe en février 2022 malgré de fortes oppositions au sein de sa coalition ultraconservatrice.Le roi a ensuite été conduit à bord de sa Bentley à Testaccio, un quartier populaire de Rome. Dans un ancien abattoir accueillant des événements culturels, il a rencontré des étudiants en théâtre qui ont interprété un extrait d””Othello” de Shakespeare en italien.A l’extérieur du lieu, la plupart des habitants du quartier semblaient indifférents à sa venue.- Dîner de gala -Benedetta Ciarlo, 21 ans, s’est montrée plus enthousiaste, d’autant qu’elle est venue spécialement de Bénévent, près de Naples, pour voir le roi.”Mon personnage royal préféré était le prince Philippe, maintenant c’est Charles,” a-t-elle dit.Pendant ce temps, Camilla a rendu visite à des écoliers apprenant l’anglais et a distribué des prix aux gagnants d’un concours littéraire du British Council.En marge de leur visite, le roi Charles et la reine Camilla ont pu rencontrer le pape François, en convalescence après une pneumonie. “Le pape a exprimé ses meilleurs voeux à Leurs Majestés à l’occasion de leur anniversaire de mariage et a souhaité en retour un prompt rétablissement à sa majesté” Charles III, a indiqué le Vatican dans un communiqué.”Leurs Majestés étaient ravies que le pape soit en assez bonne santé pour les accueillir et qu’il ait pu leur exprimer ses meilleurs voeux en personne”, a déclaré un porte-parole du palais de Buckingham. La rencontre avait été initialement annulée à cause de l’état du souverain pontife.Le couple royal a ensuite célébré son 20e anniversaire de mariage lors d’un dîner de gala au palais du Quirinal, la résidence officielle du président de la République Sergio Mattarella, en compagnie de 150 invités. “Je dois dire que c’est vraiment très gentil de votre part, Monsieur le Président, d’organiser ce petit dîner romantique aux chandelles pour deux”, a plaisanté Charles lors de son toast, dans lequel il a alterné entre l’anglais et l’italien.Au menu du dîner figuraient des pâtes farcies aux aubergines, du loup de mer et des artichauts frits, à la romaine. 

La France pourrait reconnaître l’Etat palestinien “en juin”, dit Macron

Emmanuel Macron a annoncé mercredi que la France pourrait reconnaître un Etat palestinien “en juin” à l’occasion d’une conférence qu’elle coprésidera avec l’Arabie saoudite aux Nations-unies à New York et qui doit aussi conduire, selon lui, à la reconnaissance d’Israël par un certain nombre de pays.”On doit aller vers une reconnaissance (de l’Etat palestinien, ndlr) et donc dans les prochains mois on ira”, a déclaré le président français dans une interview à l’émission “C’est à vous” sur France 5 donnée à son retour d’Egypte mardi et diffusée mercredi.”Notre objectif, c’est, quelque part en juin, avec l’Arabie saoudite, de présider cette conférence où on pourrait finaliser le mouvement de reconnaissance réciproque par plusieurs”, a-t-il ajouté.La conférence vise à la création d’un Etat palestinien. Les appels à une “solution à deux Etats”, palestinien au côté de celui d’Israël, se sont intensifiés depuis le début de la guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque du Hamas sur Israël le 7 octobre 2023.Près de 150 pays reconnaissent l’Etat palestinien. En mai 2024, l’Irlande, la Norvège et l’Espagne ont ainsi franchi le pas, suivis par la Slovénie en juin. La solution à deux Etats reste toutefois rejetée par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.”Je le ferai (…) parce que je pense qu’à un moment donné ce sera juste et parce que je veux aussi participer à une dynamique collective, qui doit permettre à tous ceux qui défendent la Palestine de reconnaître à leur tour Israël, ce que plusieurs d’entre eux ne font pas”, a relevé le chef de l’Etat.- “Dans la bonne direction” -Cela permettra également “d’être clair pour lutter contre ceux qui nient le droit d’Israël à exister, ce qui est le cas de l’Iran, et de nous engager sur une sécurité collective de la région”, a insisté le président français.En 2020, les accords d’Abraham ont mené à la reconnaissance d’Israël par les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc. L’Arabie saoudite qui avait aussi entamé des négociations pour un rapprochement avec Israël les a en revanche suspendues depuis le début de la guerre à Gaza, conditionnant toute reconnaissance à la création d’un Etat palestinien. L’Autorité palestinienne a aussitôt salué l’annonce d’Emmanuel Macron. Une reconnaissance par la France “serait un pas dans la bonne direction, conforme à la défense des droits du peuple palestinien et à la solution à deux Etats”, a déclaré à l’AFP Varsen Aghabekian Shahin, ministre d’Etat aux Affaires étrangères.Le président français a apporté lundi au Caire son soutien au plan arabe pour Gaza, s’opposant “fermement aux déplacements de populations” face aux ambitions de Donald Trump.L’initiative arabe se veut une réponse au plan du président américain qui prévoit de prendre le contrôle du territoire palestinien et d’en expulser ses habitants.Préparée par l’Egypte, elle ambitionne de reconstruire la bande de Gaza, détruite par 15 mois de guerre entre Israël et le Hamas, sans déplacer ses 2,4 millions d’habitants. – “Pas un centime” -Le plan met de facto à l’écart le mouvement islamiste palestinien et prévoit un retour de l’Autorité palestinienne, chassée du territoire en 2007 par le Hamas.Face au “blocage humanitaire” à Gaza, où Israël a repris ses opérations militaires le 18 mars après deux mois de trêve, “il nous semble prioritaire de redemander urgemment un cessez-le-feu de quarante à cinquante jours”, a ajouté Emmanuel Macron dans les colonnes des quotidiens français La Croix et Libération.Pour tenter de convaincre Benjamin Netanyahu d’accepter une nouvelle trêve et le déblocage de l’aide, il demande aussi la libération d’une dizaine d’otages, “selon les discussions que les Egyptiens mènent en lien avec les Qataris et avec le Hamas”.Le président français affirme aussi que “le Hamas ne sera pas éliminé par la voie militaire”, “c’est une hydre”, et plaide pour une sortie négociée de ses principaux cadres de Gaza: “l’Egypte, le Qatar, la Turquie savent le faire et on doit les aider.”Interrogé sur le projet de Donald Trump d’en faire la “Riviera du Moyen-Orient”, Emmanuel Macron martèle que la bande de Gaza n’est “pas un projet immobilier”.”Le simplisme, parfois, n’aide pas. Je dis au président Trump: (…) +C’est vrai que c’est trop lent tout ça, je comprends ton impatience, peut-être ce serait formidable si un jour ça se développait de manière extraordinaire, mais là, notre responsabilité, c’est de sauver des vies, de retrouver la paix et de négocier un cadre politique+”, a-t-il souligné.”Si tout cela n’existe pas, personne n’investira. Aujourd’hui personne ne mettra un centime à Gaza”, a-t-il martelé.

Passe d’armes diplomatiques entre Chine et Etats-Unis autour du canal de Panama

Passe d’armes diplomatiques entre la Chine et les Etats-unis autour du canal de Panama. Le secrétaire à la Défense américain affirme que les Etats-Unis doivent faire preuve “de fermeté” avec Pékin qui a dénoncé des “attaques malveillantes” de Pete Hegseth en visite dans le pays centraméricain.”Nous ne cherchons pas la guerre avec la Chine. Et la guerre avec la Chine n’est certainement pas inévitable. Nous ne la cherchons sous aucune forme. Mais ensemble, nous devons prévenir la guerre en faisant preuve de fermeté et de vigueur face aux menaces de la Chine dans cet hémisphère”, a déclaré M. Hegseth mercredi lors d’une conférence régionale sur la sécurité à Panama.Devant un parterre de responsables militaires et sécuritaires d’Amérique centrale, M. Hegseth a estimé que des entreprises chinoises “s’approprient des terres, des infrastructures critiques dans des secteurs stratégiques tels que l’énergie et les télécommunications” et que “l’armée chinoise a une présence trop importante dans l’hémisphère occidental”, “exploite des installations militaires”, “exploite les ressources nationales et les terres pour alimenter ses ambitions militaires mondiales”.Lors de son arrivée mardi, dans un discours prononcé à l’une des entrées du canal interocéanique, le secrétaire à la Défense avait déjà averti que “les Etats-Unis ne permettront pas à la Chine communiste ou à tout autre pays de mettre en péril le fonctionnement ou l’intégrité du canal”. La Chine “ne se servira pas de ce canal comme d’une arme. Ensemble, avec le Panama, nous assurerons sa sécurité”, avait-il ajouté.Mercredi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Lin Jian a réagi avec virulence aux “attaques malveillantes” du secrétaire américain à la Défense “dénigrant et portant atteinte à la coopération Chine-Panama, et révélant une fois de plus la nature brutale des Etats-Unis”.Les Etats-Unis, qui ont creusé le canal et l’ont ouvert en 1914, en ont cédé le contrôle au Panama en 1999. Mais le président Trump a menacé de le “reprendre”, sans exclure le recours à la force, au motif qu’il serait en sous-main contrôlé par Pékin.- “Chantage” et “spoliation” -Les Etats-Unis et la Chine sont les deux principaux utilisateurs du canal, par lequel transitent 5% du commerce maritime mondial.Le contentieux porte sur l’exploitation par le géant hongkongais CK Hutchison de deux ports du canal de Panama, Balboa (côté Pacifique) et Cristobal (côté Atlantique).CK Hutchison a récemment conclu un accord de principe sur la vente des deux ports qu’il contrôle à un consortium américain. Mais une enquête du régulateur du marché chinois en cours n’a pas permis de sceller la transaction.Avant l’arrivée de M. Hegseth, les autorités panaméennes ont dévoilé les conclusions d’un audit affirmant que CK Hutchison avait violé le contrat de concession signé en 1997 à sa filiale Panama Ports Company et renouvelé pour 25 ans en 2021, car elle n’avait pas payé les 1,2 milliard de dollars dus à ce titre.La société de Hong Kong a rejeté mercredi les conclusions de cet audit, les estimant “contraires à la réalité”.Selon des analystes, ce rapport pourrait servir de prétexte au Panama pour retirer plus facilement la concession à CK Hutchison afin de satisfaire Washington.Le voyage de M. Hegseth fait suite à celui, en février, du secrétaire d’Etat Marco Rubio, qui avait alors appelé le Panama à réduire la présence de la Chine dans le pays.Le président panaméen Raul Mulino avait annoncé à cette occasion qu’il ne renouvellerait pas l’accord commercial et économique connu sous le nom de “Nouvelles routes de la soie”, le projet phare du président chinois Xi Jinping, signé en 2017 par le Panama.Pete Hegseth a applaudi mardi cette décision “reflet de la façon” dont le gouvernement panaméen “comprend bien la menace posée par la Chine”.Mercredi, lors d’un dernier point presse avant son départ, c’est avec le Panama qu’un désaccord diplomatique s’est ouvert.Aux côtés du ministre de la Défense panaméen, M. Hegseth a ouvertement évoqué l’idée d’un retour de troupes américaines au Panama que les Etats-unis avaient envahi en 1989 pour renverser le dictateur Manuel Antonio Noriega.Evoquant des exercices de sécurité conjoints, “c’est l’occasion de relancer, que ce soit une base militaire, une station aéronavale, des endroits où les troupes américaines peuvent travailler avec les troupes panaméennes” pour “sécuriser” le canal qui relie Atlantique et Pacifique.Mais le ministre Frank Abrego a fermement rejeté l’idée: “Le Panama a clairement fait savoir par l’intermédiaire du président (José Raul) Mulino que nous ne pouvons pas accepter de bases militaires ou de sites de défense”.

Passe d’armes diplomatiques entre Chine et Etats-Unis autour du canal de Panama

Passe d’armes diplomatiques entre la Chine et les Etats-unis autour du canal de Panama. Le secrétaire à la Défense américain affirme que les Etats-Unis doivent faire preuve “de fermeté” avec Pékin qui a dénoncé des “attaques malveillantes” de Pete Hegseth en visite dans le pays centraméricain.”Nous ne cherchons pas la guerre avec la Chine. Et …

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Des élus républicains menacent de retarder le budget voulu par Trump

Partisans de coupes encore plus profondes dans les dépenses publiques américaines, des élus républicains au Congrès menacent mercredi de torpiller une résolution budgétaire pourtant ardemment désirée par Donald Trump, qui y voit le moyen de financer certaines de ses mesures-phares au plus tôt.La résolution, qui n’est pas un budget en soi mais une feuille de route sur les niveaux de dépenses à prévoir pour l’Etat fédéral, doit être présentée au vote à la Chambre des représentants dans l’après-midi, après avoir été adoptée par le Sénat samedi.Son adoption par la chambre basse ouvrirait la voie au travail en commissions pour élaborer un budget et inclure certains points de son programme, comme l’extension des crédits d’impôts massifs adoptés lors de son premier mandat.Mais plusieurs élus républicains, fervents partisans d’une réduction du déficit, ont affirmé qu’ils rejetteraient la résolution, car la version adoptée par le Sénat ne prévoit que 4 milliards de dollars de coupes dans les dépenses fédérales, quand ils souhaiteraient se rapprocher des 1.500 milliards de dollars.”On nous dit: +Faites nous confiance+, il y a une promesse de coupes des dépenses. Mais excusez-moi si je ne fais pas confiance à Washington”, a déclaré mercredi l’un d’entre eux, l’élu texan Chip Roy.- “Fermez les yeux” -Face à la mutinerie qui couve dans les rangs républicains, Donald Trump en personne exhorte ses troupes à voter la résolution actuelle.”Républicains, il est plus important que jamais d’adopter cette unique, grande et belle loi”, a-t-il écrit mercredi matin sur son réseau Truth Social. “Les Etats-Unis vont prospérer comme jamais.”Donald Trump avait convoqué la veille une vingtaine d’élus récalcitrants à la Maison Blanche avec la volonté de les faire rentrer dans le rang.Selon plusieurs médias américains, le président leur aurait promis qu’il réduirait les dépenses publiques bien au-delà des objectifs du Sénat, quel que soit le contenu du texte.Mais de nombreux experts budgétaires avertissent que pour parvenir à de telles réductions, il faudra passer par des coupes majeures dans des programmes publics comme Medicaid, l’assurance santé de nombreux Américains aux revenus modestes.L’opposition démocrate s’époumone déjà contre toute atteinte à ce programme ou à la sécurité sociale, qui verse des retraites et des aides publiques.Au cours d’un discours devant un parterre de républicains mardi soir, Donald Trump a insisté: “Juste au cas où il y aurait quelques républicains par ici: vous devez le faire. Fermez les yeux et allez-y. C’est un projet de loi phénoménal. Arrêtez de vous faire remarquer”.- Vacances -Le patron de la majorité à la chambre basse, Mike Johnson, s’escrime aussi à convaincre son groupe, fort de 220 élus contre 213 députés démocrates, mais divisé.”Les républicains ont une occasion historique, qui ne se présente qu’une fois par génération, de soulager les familles qui travaillent dur et de remettre notre pays sur le chemin de la prospérité”, a-t-il martelé devant la presse.Face à l’opposition en bloc des démocrates, le “speaker” sait qu’il ne peut se permettre de perdre plus de trois voix dans son camp. Lors d’un vote de procédure en début d’après-midi, trois élus républicains ont déjà voté contre, tandis que d’autres avaient déjà annoncé que s’ils votaient pour lors de ce vote de procédure, ils se prononceraient bien contre lors du vote de passage.Un rejet du texte verrait la navette parlementaire repartir de zéro, une nouvelle version devant être adoptée par les deux chambres.Le temps presse en outre, puisque la chambre basse part vendredi en vacances parlementaires pour deux semaines.Certains élus auraient préféré se pencher sur le texte après la pause, mais les responsables républicains s’inquiètent que le programme législatif de Donald Trump affiche déjà un certain retard par la faute du Congrès.