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Guerre commerciale: Xi appelle l’UE à “résister ensemble”, les marchés toujours fébriles

Le président chinois Xi Jinping a appelé vendredi l’Union européenne à “résister ensemble” face à la guerre commerciale de Donald Trump qui maintient les marchés boursiers dans un état de grande fébrilité.”La Chine et l’UE doivent assumer leurs responsabilités internationales, protéger conjointement la mondialisation économique et l’environnement commercial international, et résister ensemble à toute coercition unilatérale”, a lancé M. Xi à Pékin lors d’une rencontre avec le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez.Après son revirement spectaculaire mercredi, l’imprévisible président des Etats-Unis a une nouvelle fois défendu jeudi à Washington son offensive sur les droits de douane censée rapatrier de la production industrielle aux Etats-Unis, en assurant qu’elle était une “bonne chose”.Le président français Emmanuel Macron a prévenu vendredi dans un message posté sur X que le rabaissement des droits de douane américains à 10% était “une pause fragile” et qu'”avec la Commission européenne, nous devons nous montrer forts: l’Europe doit continuer de travailler sur toutes les contre-mesures nécessaires”.Mais, face à l’incertitude que provoque la politique de Donald Trump et à la poussée de fièvre sino-américaine, les marchés financiers continuaient de tanguer.Dans le sillage de Wall Street, l’indice de Tokyo plongeait de 3,37% vers 06H00 GMT et l’indice de Séoul perdait 0,64%. Wall Street avait terminé en net recul jeudi, le Dow Jones perdant 2,50% et l’indice Nasdaq 4,31%.Après avoir ouvert en baisse, les places chinoises ont toutefois basculé dans le vert, à l’image de Shanghai dont l’indice reprenait 0,75%.En Europe, les marchés boursiers devraient ouvrir en petite hausse vendredi, sur un marché reprenant son souffle au terme d’une semaine de montagnes russes.Les contrats d’avant-séance à Paris sur le CAC 40 prenaient 1,06%, une quarantaine de minutes avant le début de la séance. La veille, l’indice vedette parisien avait fini à +3,83%.Les autres indices européens devraient aussi grimper, à l’image de Francfort (+1,04%), Londres (+1,01%) et Milan (+1,04%).Les Bourses avaient rebondi après le gel de 90 jours, annoncé mercredi par Donald Trump, des surtaxes punitives qu’il venait d’imposer à 60 partenaires commerciaux, le temps de boucler des négociations avec Washington.Mais les Etats-Unis maintiennent depuis début avril des taux planchers de 10% et des surtaxes douanières de 25% sur l’acier, l’aluminium et l’automobile, notamment contre l’UE.- “Très intelligent” -Le cas de la Chine, finalement frappée par une surtaxe monumentale à 145%, effraie aussi les investisseurs.L’UE, de son côté, a suspendu sa riposte, ce que Donald Trump a jugé “très intelligent”.Mais si les discussions avec les Etats-Unis échouent, la Commission européenne pourrait taxer les géants américains de la tech, dorénavant soutiens de Donald Trump, a menacé sa présidente Ursula von der Leyen.”Il existe un large éventail de contre-mesures”, a-t-elle indiqué dans le Financial Times, citant “une taxe sur les revenus publicitaires des services numériques” et le recours à l'”instrument anticoercition”, surnommé “bazooka” et pensé comme un outil de dissuasion. M. Trump, qui bouleverse l’ordre économique international, s’est montré serein jeudi en jugeant que “la transition aura un coût et posera des problèmes” mais qu’en fin de compte, “ça sera une bonne chose”.Son ministre des Finances Scott Bessent a affirmé ne “rien” voir d'”inhabituel aujourd’hui” sur les marchés, alors que des élus démocrates ont estimé que le président républicain les avait peut-être illégalement manipulés en encourageant l’achat d’actions juste avant sa volte-face mercredi.Un soupçon de délit d’initié selon des démocrates.Offrant du répit au reste du monde, l’ancien magnat de l’immobilier cible en priorité le rival chinois.- “Très intelligent” -Isolée face à l’administration Trump, la deuxième puissance mondiale, que les Etats-Unis jugent responsable d’une terrible crise de santé publique liée à un opioïde dans le pays, a promis de “se battre jusqu’au bout”.”La porte est ouverte pour des négociations, mais ce dialogue doit être mené sur un pied d’égalité et basé sur le respect mutuel”, a toutefois tempéré le ministère chinois du Commerce.D’autres pays asiatiques – très dépendants de leurs exportations vers les Etats-Unis – font profil bas. A l’instar du Vietnam et du Cambodge, producteurs de textiles et membres de l’Association des nations d’Asie du sud-est (Asean), laquelle a dit qu’elle ne prendrait pas de mesures de rétorsion.L’impétueux président a encore menacé jeudi soir le Mexique de nouveaux droits de douane.Avec ses taxes à l’importation, Donald Trump pense avoir trouvé la martingale pour relocaliser la production industrielle dans son pays qu’il estime être victime de méfaits de la mondialisation.Il veut ainsi encaisser des droits de douane et pousser ses partenaires à prendre plus de biens exportés. Mais, selon le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, les pays qui commercent avec les Etats-Unis ne savent pas “comment négocier” car “il n’y a pas de théorie économique derrière ce qu’il [Donald Trump] fait”.burs-nr/ktr/lrb/pt/pz

Guerre commerciale: Xi appelle l’UE à “résister ensemble”, les marchés toujours fébriles

Le président chinois Xi Jinping a appelé vendredi l’Union européenne à “résister ensemble” face à la guerre commerciale de Donald Trump qui maintient les marchés boursiers dans un état de grande fébrilité.”La Chine et l’UE doivent assumer leurs responsabilités internationales, protéger conjointement la mondialisation économique et l’environnement commercial international, et résister ensemble à toute coercition unilatérale”, a lancé M. Xi à Pékin lors d’une rencontre avec le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez.Après son revirement spectaculaire mercredi, l’imprévisible président des Etats-Unis a une nouvelle fois défendu jeudi à Washington son offensive sur les droits de douane censée rapatrier de la production industrielle aux Etats-Unis, en assurant qu’elle était une “bonne chose”.Le président français Emmanuel Macron a prévenu vendredi dans un message posté sur X que le rabaissement des droits de douane américains à 10% était “une pause fragile” et qu'”avec la Commission européenne, nous devons nous montrer forts: l’Europe doit continuer de travailler sur toutes les contre-mesures nécessaires”.Mais, face à l’incertitude que provoque la politique de Donald Trump et à la poussée de fièvre sino-américaine, les marchés financiers continuaient de tanguer.Dans le sillage de Wall Street, l’indice de Tokyo plongeait de 3,37% vers 06H00 GMT et l’indice de Séoul perdait 0,64%. Wall Street avait terminé en net recul jeudi, le Dow Jones perdant 2,50% et l’indice Nasdaq 4,31%.Après avoir ouvert en baisse, les places chinoises ont toutefois basculé dans le vert, à l’image de Shanghai dont l’indice reprenait 0,75%.En Europe, les marchés boursiers devraient ouvrir en petite hausse vendredi, sur un marché reprenant son souffle au terme d’une semaine de montagnes russes.Les contrats d’avant-séance à Paris sur le CAC 40 prenaient 1,06%, une quarantaine de minutes avant le début de la séance. La veille, l’indice vedette parisien avait fini à +3,83%.Les autres indices européens devraient aussi grimper, à l’image de Francfort (+1,04%), Londres (+1,01%) et Milan (+1,04%).Les Bourses avaient rebondi après le gel de 90 jours, annoncé mercredi par Donald Trump, des surtaxes punitives qu’il venait d’imposer à 60 partenaires commerciaux, le temps de boucler des négociations avec Washington.Mais les Etats-Unis maintiennent depuis début avril des taux planchers de 10% et des surtaxes douanières de 25% sur l’acier, l’aluminium et l’automobile, notamment contre l’UE.- “Très intelligent” -Le cas de la Chine, finalement frappée par une surtaxe monumentale à 145%, effraie aussi les investisseurs.L’UE, de son côté, a suspendu sa riposte, ce que Donald Trump a jugé “très intelligent”.Mais si les discussions avec les Etats-Unis échouent, la Commission européenne pourrait taxer les géants américains de la tech, dorénavant soutiens de Donald Trump, a menacé sa présidente Ursula von der Leyen.”Il existe un large éventail de contre-mesures”, a-t-elle indiqué dans le Financial Times, citant “une taxe sur les revenus publicitaires des services numériques” et le recours à l'”instrument anticoercition”, surnommé “bazooka” et pensé comme un outil de dissuasion. M. Trump, qui bouleverse l’ordre économique international, s’est montré serein jeudi en jugeant que “la transition aura un coût et posera des problèmes” mais qu’en fin de compte, “ça sera une bonne chose”.Son ministre des Finances Scott Bessent a affirmé ne “rien” voir d'”inhabituel aujourd’hui” sur les marchés, alors que des élus démocrates ont estimé que le président républicain les avait peut-être illégalement manipulés en encourageant l’achat d’actions juste avant sa volte-face mercredi.Un soupçon de délit d’initié selon des démocrates.Offrant du répit au reste du monde, l’ancien magnat de l’immobilier cible en priorité le rival chinois.- “Très intelligent” -Isolée face à l’administration Trump, la deuxième puissance mondiale, que les Etats-Unis jugent responsable d’une terrible crise de santé publique liée à un opioïde dans le pays, a promis de “se battre jusqu’au bout”.”La porte est ouverte pour des négociations, mais ce dialogue doit être mené sur un pied d’égalité et basé sur le respect mutuel”, a toutefois tempéré le ministère chinois du Commerce.D’autres pays asiatiques – très dépendants de leurs exportations vers les Etats-Unis – font profil bas. A l’instar du Vietnam et du Cambodge, producteurs de textiles et membres de l’Association des nations d’Asie du sud-est (Asean), laquelle a dit qu’elle ne prendrait pas de mesures de rétorsion.L’impétueux président a encore menacé jeudi soir le Mexique de nouveaux droits de douane.Avec ses taxes à l’importation, Donald Trump pense avoir trouvé la martingale pour relocaliser la production industrielle dans son pays qu’il estime être victime de méfaits de la mondialisation.Il veut ainsi encaisser des droits de douane et pousser ses partenaires à prendre plus de biens exportés. Mais, selon le prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, les pays qui commercent avec les Etats-Unis ne savent pas “comment négocier” car “il n’y a pas de théorie économique derrière ce qu’il [Donald Trump] fait”.burs-nr/ktr/lrb/pt/pz

Discothèque effondrée: une “douleur” qui “ne se calme pas”, lors de funérailles collectives

Face à deux cercueils blancs posés sur le terrain de basket-ball transformé en chapelle, des personnes debout assistent dans la douleur à une messe de funérailles de leurs proches tués lors de l’effondrement du toit de la discothèque de Saint Domingue.”Haina dit adieu avec une immense douleur à ses enfants bien-aimés”, est écrit sur un grand panneau. Vingt cercueils se succéderont jeudi sur le parquet de l’enceinte sportive de cette ville en périphérie de la capitale dominicaine.A l’entrée, une grande affiche avec les photographies et les noms des défunts. Les corbillards ornés d’arrangements se fraient un chemin à travers la foule.”Avec qui allons-nous vivre, qui va nous emmener? Luis ne viendra plus nous chercher, Luis ne nous cherchera plus!”, crie une femme inconsolable. Vingt-cinq des 221 victimes recensées du drame survenu mardi sont originaires de Haina, ville toute proche du lieu de la catastrophe. Parmi elles, la star du merengue Rubby Perez, qui se produisait sur scène (son cercueil n’était pas dans le stade) ou l’ancien professionnel de baseball Tony Blanco, qui a joué aux Etats-Unis et au Japon.Sur le cercueil de Tony Blanco a été déposé une photographie de lui avec la tenue des BayStars de Yokohama, où il a joué en 2013 avant de prendre sa retraite, ainsi qu’un trophée. Les cérémonies s’enchainent. Deux par deux. Brèves. Les proches se tiennent debout près des cercueils, six prêtres prient dans l’odeur d’encens. – “Un vide” -“Dire qu’il s’agit d’un coup dur serait un euphémisme, vraiment cette catastrophe a touché les sensibilités de notre commune”, assure Fernando Nina, 59 ans, directeur d’une école de la région. “C’est incroyable comment, dans certaines familles, trois, quatre, voire cinq membres sont morts. Il y a une atmosphère de tristesse et de profond chagrin”. Santo José Germán a perdu quatre membres de sa famille dans la tragédie. Il n’arrive toujours pas à réaliser. Dans un premier temps, il n’a pas cru à l’effondrement du toit de la discothèque le  Jet Set lorsque sa femme lui en a parlé en pleine nuit. “Une douleur, qui ne s’apaise pas, je veux penser que ce n’est pas réel, et pourtant c’est la réalité”, a-t-il confié à l’AFP. “La vie se perd en une seconde”. Félix Silvestre joue de sa trompette tout au long des cérémonies. “Il faut trouver du courage là où il n’y en a pas, car là-bas (au Jet Set) sont morts des gens avec qui j’ai grandi depuis l’enfance, beaucoup de gens”, raconte le professeur de musique à la maison de la culture de Haina. Ses doigts tremblent, il s’arrête de jouer pour respirer et essuyer des larmes, puis reprend une mélodie fréquemment jouée aux enterrements: “Quand un ami s’en va… il laisse un vide”. 

Vacances décalées et plus de ventilateurs: comment les écoles Philippines se battent contre la chaleur

Institutrice en maternelle, Lolita Akim dispose une série de ventilateurs dans sa classe tout en luttant pour maintenir l’attention de ses élèves dans la chaleur torride de Manille.”Par ce temps, ils sont trempés de sueur, ils ne sont pas à l’aise et se lèvent souvent. Il est plus difficile de capter leur attention”, explique-t-elle à propos des bambins de cinq ans de sa classe de l’école Senator Benigno S. Aquino.L’année dernière, des vagues de chaleurs de jusqu’à 38,8°C ont pour la première fois conduit à des fermetures de classes massives à travers le pays, affectant des millions d’élèves.L’épisode a été marqué par une multiplication des saignements de nez, des cas d’épuisement voire d’hospitalisations dans les écoles.Et même les élèves les plus résistants ont eu du mal à se concentrer dans des salles de classe dépourvues d’air conditionné. Pour tenter d’y remédier, les cours ont commencé cette année deux mois plus tôt que d’habitude pour qu’ils puissent s’achever au moment du début des plus grosses chaleurs, en mai.Le temps de cours a été raccourci à quatre heures par jour pour éviter les chaleurs de la mi-journée, avec une session le matin et une autre le soir.Et dans chaque classe des points d’eau ont été installés ainsi qu’au minimum deux ventilateurs muraux. Les plus grands établissements emploient désormais des infirmières.Malgré cela, près de la moitié des écoles de Manille ont dû fermer leurs portes pendant deux jours en mars, lorsque l’indice de chaleur – une mesure de la température et de l’humidité – a atteint un niveau “dangereux”.”Nous surveillons (l’indice de chaleur) depuis 2011 mais ce n’est que récemment que c’est devenu exceptionnellement chaud” indique à l’AFP Wilmer Augustin, spécialiste météo aux Philippines, pointant le changement climatique et le phénomène El Nino.Cette année, les conditions dans la majeure partie du pays se situeront entre “extrême prudence” et “danger” dans le système d’alerte chaleur du gouvernement, a-t-il déclaré, “surtout en avril et en mai”.Vendredi, de nombreuses écoles de la capitale ont a nouveau fermé face à des températures devant atteindre 34°C et un indice d’un niveau dangereux dans au moins cinq provinces, selon les autorités.-‘Un impact significatif’-Au moment des fermetures d’écoles l’année dernière, le recours aux cours en ligne a été tenté. Mais “l’impact global sur l’éducation des élèves a été significatif”, selon Jocelyn Andaya, secrétaire adjointe à l’éducation chargée des opérations.Car seuls 3% des élèves ont pu effectivement suivre de tels cours en ligne. Cette année, des documents imprimés ont été préparés pour les élèves qui doivent rester chez eux. “Il n’y a pas de réelle alternative à l’apprentissage en face-à-face”, relève Noel Geluo, le directeur de l’école Benigno Aquino.Si certaines écoles ont été dotées de toits réfléchissant la chaleur, les moyens sont limités.Dans un pays où 18.000 classes supplémentaires sont nécessaires rien que dans la capitale, selon les estimations, le ministère de l’Education dispose d’un budget limité à 10 milliards de pesos (158 millions d’euros) pour l’adaptation au changement climatique.Or la surpopulation des classes, avec parfois 50 élèves par cours, exacerbe souvent le problème de la chaleur.- “Difficile d’enseigner” -Juste en face de l’école Benigno Aquino, des élèves de quatrième du collège Président Corazon C. Aquino dirigent de minuscules ventilateurs vers eux pendant un test d’algèbre.Deux des quatre ventilateurs placés au plafond ont rendu l’âme et les deux restants ne suffisent pas pour les 40 élèves.”C’est difficile d’enseigner dans cette chaleur”, témoigne leur professeur, Rizzadel Manzano. “Les motiver est un vrai challenge.”L’obligation de porter un uniforme a été supprimée au début de l’année et les élèves portent désormais des pantalons de survêtement et des T-shirts offerts par la ville, explique à l’AFP Reynora Laurenciano, la directrice.L’école et le collège sont situées dans un bidonville très peuplé, Baseco, où les conditions de vie à la maison peuvent être encore plus difficiles, rappelle-t-elle.”Si vous leur demandez, il considère l’école comme un endroit plus sécurisant” a indiqué Laurenciano.Ella Azumi Araza, 11 ans et en classe de CM2 peut seulement se rendre à l’école quatre jours par semaine en raison du manque de classes. Les vendredis, elle étudie dans le 9 mètre carrés où elle habite avec sa famille, sur le lit qu’elle partage avec son jeune frère.Trois ventilateurs électriques sont disposés dans cet appartement sans fenêtre.Malgré la situation à la maison, sa mère, Cindella Manabat s’inquiète des conditions à l’école.”Elle transpire abondamment à l’école et rentre à la maison en toussant”, confie-t-elle à l’AFP.

La Cour suprême somme l’administration Trump de “faciliter” le retour d’un Salvadorien expulsé à tort

La Cour suprême américaine a infligé un revers jeudi à l’administration Trump dans un cas hautement symbolique de sa fermeté affichée face à l’immigration, lui enjoignant de “faciliter” le retour d’un migrant expulsé “par erreur” vers le Salvador.Kilmar Abrego Garcia, un migrant salvadorien vivant dans le Maryland (est) et marié à une Américaine, a été arrêté le 12 mars par des agents de la police de l’immigration. Il a ensuite fait partie des plus de 200 personnes expulsées le 15 mars par l’administration Trump vers le Salvador, la plupart pour appartenance présumée au gang vénézuélien Tren de Aragua, déclaré organisation “terroriste” par Washington.L’administration Trump a ensuite reconnu en justice que son expulsion résultait d’une “erreur administrative”, puisqu’un arrêté d’expulsion à son encontre avait été définitivement annulé par un tribunal fédéral en 2019.Mais elle a affirmé se trouver dans l’impossibilité de réparer cette erreur, Kilmar Abrego Garcia étant désormais détenu dans une prison salvadorienne de haute sécurité, connue pour la dureté de ses conditions, et a assuré qu’il faisait partie du gang salvadorien MS-13, également classé “terroriste” par les Etats-Unis en février.Une juge fédérale, Paula Xinis, a balayé les arguments de l’administration Trump, disant n’avoir pas vu de preuve de son appartenance à un gang, et exigeant de l’exécutif qu’il “facilite et effectue” son retour sur le sol américain avant le 7 avril, à 23h59 (le 8 avril 03H59 GMT).- “Erreur kafkaïenne” –  La Cour suprême, saisie en urgence par l’administration Trump, avait suspendu lundi cette décision jusqu’à nouvel ordre.”Cette décision – et son exigence de réaliser à la hâte des négociations internationales sensibles et de réaliser le retour d’Abrego Garcia cette nuit (de lundi à mardi, ndlr) – est inédite et indéfendable”, affirmait l’administration Trump dans son recours, accusant une fois de plus les juges de s’ingérer dans les prérogatives du pouvoir exécutif.Les avocats de M. Abrego Garcia ont fait valoir que leur client ne faisait l’objet d’aucune inculpation dans quelque pays que ce soit. “Il croupit dans une prison uniquement à la demande des Etats-Unis, résultant d’une erreur kafkaïenne”, ont-ils déploré.A l’unanimité, les neuf juges de la Cour suprême ont approuvé la décision de première instance dans la mesure où elle fait obligation à l’exécutif de “faciliter” le transfert de la garde de M. Abrego Garcia du Salvador aux autorités américaines “et de garantir que sa situation est traitée comme elle l’aurait été s’il n’avait pas été envoyé à tort au Salvador”.La Cour rétablit donc la décision de la juge de première instance mais lui demande de la “clarifier avec la considération due au pouvoir exécutif dans la conduite des affaires étrangères”.”De son côté, le gouvernement doit être prêt à partager ce qu’il peut s’agissant des actions qu’il a entreprises et dans la perspective de futures actions” pour remédier à cette situation, souligne la Cour suprême.- “Disparitions forcées” -Les trois juges progressistes, dans un avis distinct signé par l’une d’entre elles, Sonia Sotomayor, précisent qu’elles auraient intégralement rejeté le recours de l’administration Trump et refusé de s’en saisir.Elles recommandent au tribunal de première instance de “continuer à s’assurer que le gouvernement honore son obligation de respecter la loi”.La ministre américaine de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, qui s’est rendue fin mars dans la prison salvadorienne où sont incarcérés les immigrés expulsés le 15 mars, s’est déclarée mercredi “convaincue que les personnes qui y sont doivent y être et devraient y rester jusqu’à la fin de leurs jours”, rapporte le site Axios. La Maison Blanche a expliqué qu’en échange d’environ 6 millions de dollars, le président salvadorien, Nayib Bukele, avait accepté d’incarcérer les immigrés expulsés le 15 mars. Un accord qualifié de “très bonne affaire” par la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, en comparaison des coûts pour le contribuable américain de les détenir aux Etats-Unis.L’organisation de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) a exhorté vendredi les Etats-Unis à publier la liste des Vénézuéliens expulsés le 15 mars et les autorités salvadoriennes à “confirmer leur localisation actuelle, révéler s’il existe une base juridique pour les détenir et leur permettre les contacts avec le monde extérieur”.”Ces disparitions forcées sont une grave violation du droit international”, estime l’ONG.

Une famille de touristes tués dans le crash d’un hélicoptère dans le fleuve de New York

Une famille de cinq touristes espagnols, dont trois enfants, et un pilote ont été tués jeudi à New York dans le crash d’un hélicoptère qui s’est abîmé dans le fleuve Hudson, un nouvel accident mortel sur fond de trafic incessant dans les airs de la mégapole.”Les six victimes ont été sorties de l’eau. Et malheureusement, elles sont toutes décédées”, a annoncé le maire de la ville, Eric Adams, lors d’un point presse sur les rives du fleuve, d’où l’on voit encore des restes de l’appareil.”Terrible crash d’un hélicoptère dans l’Hudson (…). Les images de l’accident sont horribles”, a écrit le président des Etats-Unis Donald Trump sur son réseau Truth Social, en demandant à “Dieu” de “bénir” les victimes.Donald Trump a promis “des annonces” rapides sur les causes de l’accident en assurant que son ministre des Transports, Sean Duffy, et “son équipe talentueuse sont sur le coup”, deux mois après la collision d’un avion de ligne et d’un hélicoptère militaire au-dessus du fleuve Potomac à Washington qui avait fait 67 morts. Quelques jours après cet accident aérien, le pire aux Etats-Unis depuis 2001, le crash d’un petit avion sanitaire à Philadelphie avait fait sept morts.D’après le maire et la police de New York, une famille de cinq touristes espagnols et un pilote se trouvaient à bord de l’hélicoptère affrété par l’une des entreprises proposant de survoler New York avec vues spectaculaires sur ses gratte-ciel et la Statue de la Liberté. Une activité qui a du succès parmi les millions de visiteurs de New York, mais qui est critiquée pour son bruit et sa pollution.L’identité des victimes n’a pas été officiellement confirmée par les autorités mais des médias américains affirment que l’une d’elle est Agustin Escobar, un dirigeant du géant industriel allemand Siemens.Des images des chaînes d’informations locales ont montré l’hélicoptère Bell 206 perdre des pièces et chuter brutalement dans l’Hudson, qui sépare l’île de Manhattan du New Jersey voisin.- 30.000 vols par an -“On a vu un hélicoptère et, comme un petit éclair qui a coupé l’hélice, elle s’est brisée dans le ciel. Une fois l’hélice brisée, nous avons vu l’hélicoptère partir en vrille”, a raconté à l’AFP une témoin du crash, Belle Angel.”C’était incroyable, on se disait que ce n’était pas possible. Et puis il s’est écrasé dans l’eau, comme ça”, ajoute-t-elle.Plusieurs heures après ce crash, on pouvait apercevoir dépasser de l’eau les patins d’atterrissage de l’hélicoptère, alors que plusieurs bateaux de secours étaient regroupés autour de la zone d’impact et des dizaines de pompiers étaient sur place, selon un photographe de l’AFP.”Nous avons reçu un appel à 15H17 (19H17 GMT) pour un hélicoptère dans l’eau”, a fait savoir à l’AFP un porte-parole des pompiers de New York. La police, de son côté, a indiqué sur X qu’un “hélicoptère s’est abîmé dans le fleuve Hudson” et que le trafic serait rendu difficile dans la zone avec l’arrivée de véhicules de secours.Selon la cheffe de la police de New York, Jessica Tisch, l’hélicoptère avait décollé à 14H59 d’un héliport du sud de l’île de Manhattan. Il avait volé plusieurs minutes avant sa chute.Une enquête a été lancée sur les causes du crash, a-t-elle précisé. Cet accident pourrait relancer les questions autour du trafic très important des hélicoptères d’affaires ou de tourisme à New York. D’après des chiffres sur le site du New York Times, 32 personnes sont mortes dans des accidents d’hélicoptère à New York depuis 1977. En 2009, un hélicoptère transportant des touristes italiens avait percuté un petit avion privé, tuant neuf personnes. En 2018, un autre hélicoptère était tombé dans l’East River, un accident qui avait fait cinq morts.New York compte plusieurs héliports en pleine ville, du côté du fleuve Hudson ou du détroit de l’East River qui entourent l’île de Manhattan. Un accord conclu en 2016 entre la mairie de New York et l’un des opérateurs a réduit le nombre de vols touristiques de 60.000 à 30.000 par an et les a confinés dans l’espace aérien des fleuves entourant Manhattan, avec une pause obligatoire le dimanche.Mais avec un prix minimum d’environ 200 dollars pour un vol de 15 à 20 minutes, l’expérience reste attirante pour les touristes.

Une famille de touristes tués dans le crash d’un hélicoptère dans le fleuve de New York

Une famille de cinq touristes espagnols, dont trois enfants, et un pilote ont été tués jeudi à New York dans le crash d’un hélicoptère qui s’est abîmé dans le fleuve Hudson, un nouvel accident mortel sur fond de trafic incessant dans les airs de la mégapole.”Les six victimes ont été sorties de l’eau. Et malheureusement, elles sont toutes décédées”, a annoncé le maire de la ville, Eric Adams, lors d’un point presse sur les rives du fleuve, d’où l’on voit encore des restes de l’appareil.”Terrible crash d’un hélicoptère dans l’Hudson (…). Les images de l’accident sont horribles”, a écrit le président des Etats-Unis Donald Trump sur son réseau Truth Social, en demandant à “Dieu” de “bénir” les victimes.Donald Trump a promis “des annonces” rapides sur les causes de l’accident en assurant que son ministre des Transports, Sean Duffy, et “son équipe talentueuse sont sur le coup”, deux mois après la collision d’un avion de ligne et d’un hélicoptère militaire au-dessus du fleuve Potomac à Washington qui avait fait 67 morts. Quelques jours après cet accident aérien, le pire aux Etats-Unis depuis 2001, le crash d’un petit avion sanitaire à Philadelphie avait fait sept morts.D’après le maire et la police de New York, une famille de cinq touristes espagnols et un pilote se trouvaient à bord de l’hélicoptère affrété par l’une des entreprises proposant de survoler New York avec vues spectaculaires sur ses gratte-ciel et la Statue de la Liberté. Une activité qui a du succès parmi les millions de visiteurs de New York, mais qui est critiquée pour son bruit et sa pollution.L’identité des victimes n’a pas été officiellement confirmée par les autorités mais des médias américains affirment que l’une d’elle est Agustin Escobar, un dirigeant du géant industriel allemand Siemens.Des images des chaînes d’informations locales ont montré l’hélicoptère Bell 206 perdre des pièces et chuter brutalement dans l’Hudson, qui sépare l’île de Manhattan du New Jersey voisin.- 30.000 vols par an -“On a vu un hélicoptère et, comme un petit éclair qui a coupé l’hélice, elle s’est brisée dans le ciel. Une fois l’hélice brisée, nous avons vu l’hélicoptère partir en vrille”, a raconté à l’AFP une témoin du crash, Belle Angel.”C’était incroyable, on se disait que ce n’était pas possible. Et puis il s’est écrasé dans l’eau, comme ça”, ajoute-t-elle.Plusieurs heures après ce crash, on pouvait apercevoir dépasser de l’eau les patins d’atterrissage de l’hélicoptère, alors que plusieurs bateaux de secours étaient regroupés autour de la zone d’impact et des dizaines de pompiers étaient sur place, selon un photographe de l’AFP.”Nous avons reçu un appel à 15H17 (19H17 GMT) pour un hélicoptère dans l’eau”, a fait savoir à l’AFP un porte-parole des pompiers de New York. La police, de son côté, a indiqué sur X qu’un “hélicoptère s’est abîmé dans le fleuve Hudson” et que le trafic serait rendu difficile dans la zone avec l’arrivée de véhicules de secours.Selon la cheffe de la police de New York, Jessica Tisch, l’hélicoptère avait décollé à 14H59 d’un héliport du sud de l’île de Manhattan. Il avait volé plusieurs minutes avant sa chute.Une enquête a été lancée sur les causes du crash, a-t-elle précisé. Cet accident pourrait relancer les questions autour du trafic très important des hélicoptères d’affaires ou de tourisme à New York. D’après des chiffres sur le site du New York Times, 32 personnes sont mortes dans des accidents d’hélicoptère à New York depuis 1977. En 2009, un hélicoptère transportant des touristes italiens avait percuté un petit avion privé, tuant neuf personnes. En 2018, un autre hélicoptère était tombé dans l’East River, un accident qui avait fait cinq morts.New York compte plusieurs héliports en pleine ville, du côté du fleuve Hudson ou du détroit de l’East River qui entourent l’île de Manhattan. Un accord conclu en 2016 entre la mairie de New York et l’un des opérateurs a réduit le nombre de vols touristiques de 60.000 à 30.000 par an et les a confinés dans l’espace aérien des fleuves entourant Manhattan, avec une pause obligatoire le dimanche.Mais avec un prix minimum d’environ 200 dollars pour un vol de 15 à 20 minutes, l’expérience reste attirante pour les touristes.

Le Panama autorise le déploiement de militaires américains à proximité du canal

Les troupes américaines vont être autorisées à se déployer autour du canal du Panama, selon un accord bilatéral vu par l’AFP jeudi, une importante concession faite à Washington, même si la possibilité de bases militaires est exclue.La présence de troupes américaines est une question sensible dans le pays d’Amérique centrale, car elle rappelle l’époque où les Etats-Unis y disposaient d’une enclave avec des bases militaires avant de céder le canal aux Panaméens en 1999.L’armée américaine et des sociétés militaires privées engagées par les Etats-Unis “pourront utiliser les sites autorisés, les installations et les zones désignées pour des entraînements, des activités humanitaires(…) et des exercices”, indique l’accord signé par le chef du Pentagone, Pete Hegseth, en visite cette semaine au Panama, et le ministre panaméen de la Défense, Frank Abrego.L’accord, d’une durée de trois ans renouvelable, précise que les installations seront la propriété de l’Etat panaméen et seront destinées à une “utilisation conjointe” par les forces des deux pays.Depuis son arrivée au pouvoir en janvier, l’administration de Donald Trump a placé le canal de Panama, qui permet de passer de l’océan Atlantique à l’océan Pacifique sans contourner l’Amérique du Sud, en haut de son agenda stratégique, notamment pour contrer les intérêts chinois dans cette zone latino-américaine que les Etats-Unis tendent à considérer comme leur sphère d’influence. Le président Trump a même évoqué la possibilité de “reprendre” le canal que les Etats-Unis ont construit en 1914 et cédé au Panama en 1999.”Nous avons signé plusieurs accords historiques (…) nous sommes en train de récupérer le canal. la Chine avait trop d’influence”, a déclaré jeudi à une réunion du gouvernement le ministre de la Défense, selon le compte X de la Maison Blanche.Les Etats-Unis participent depuis longtemps à des exercices militaires au Panama, mais la présence à long terme de forces américaines pourrait être un handicap politique pour le président panaméen de centre-droit, Jose Raul Mulino, estiment des politologues.- “Mettre le feu au pays” -M. Mulino, en déplacement au Pérou jeudi, a confirmé que les Etats-Unis avaient demandé à rétablir des bases militaires dans le pays et des “cessions de territoires”, ce qu’il avait refusé.”Vous voulez le désordre, (…) mettre le feu au pays?”, a-t-il indiqué avoir répondu à Pete Hegseth. “Ce canal est et restera panaméen.”Au cours d’une conférence de presse mercredi, le ministre américain de la Défense avait suggéré que les exercices de défense conjoints étaient “une occasion de relancer” une “base militaire” où opèreraient des “troupes américaines”, suscitant un malaise.”Nous ne pouvons pas accepter de bases militaires ou des sites de défense”, avait réagi M. Abrego lors de la même conférence de presse.Le gouvernement panaméen a indiqué que les Etats-Unis avaient supprimé une mention de la “souveraineté inaliénable du Panama sur le canal” dans la version anglaise d’un communiqué conjoint. Jeudi, il a demandé à Washington de mettre à jour le texte et de l’inclure.Le pays entretient des relations difficiles avec les Etats-Unis, après une occupation américaine de la zone du canal pendant plusieurs décennies et l’opération américaine il y a 35 ans pour renverser le dictateur Manuel Noriega qui avait fait plus de 500 morts.Les visées de Donald Trump sur le canal du Panama ont déclenché d’importantes manifestations dans le pays.- “Trahison” -Le dirigeant syndical Saúl Méndez a condamné l’accord bilatéral, y voyant “un recul de la souveraineté nationale”. “Ce que le gouvernement panaméen a fait est un acte de trahison, ce sont des vendus et ils doivent être jugés”, a-t-il déclaré à l’AFP.Selon la loi, le Panama exploite le canal en donnant accès à toutes les nations.Cette voie maritime assure environ 40% du trafic de conteneurs des Etats-Unis et 5% du commerce mondial.Mais le président américain a pointé du doigt le rôle de la société Panama Ports Company (PPC), filiale d’un groupe hongkongais, qui opère les ports situés aux deux extrémités du canal.Sous la pression de la Maison Blanche, le Panama a accusé PPC de ne pas respecter ses obligations contractuelles et a demandé à la société de se retirer du pays.La société mère des ports, CK Hutchison, a annoncé le mois dernier un accord visant à céder 43 ports dans 23 pays – dont ses deux ports sur le canal de Panama – à un consortium dirigé par le fonds d’investissements américain BlackRock, pour un montant de 19 milliards de dollars.Furieux, Pékin, a depuis annoncé un examen de l’opération par les autorités chinoises de la concurrence.