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L’enquête sur le crash d’un hélicoptère à New York qui a fait six morts se poursuit

L’enquête sur les causes du crash d’un hélicoptère dans le fleuve Hudson à New York qui a fait six morts se concentre sur l’entreprise propriétaire de l’engin et les qualifications du pilote, a fait savoir vendredi l’Agence américaine de sécurité des transports (NTSB).Des plongeurs continuent de scruter le lit du fleuve à la recherche de pièces de l’hélicoptère, notamment du rotor principal, qui permet la propulsion et le pilotage de l’engin, a précisé l’agence.Un couple de touristes espagnols, dont un cadre du groupe industriel allemand Siemens et son épouse, qui fêtait ses 40 ans, ainsi que leurs trois enfants et le pilote de l’hélicoptère sont décédés dans le crash survenu jeudi. Il s’agit de l’accident le plus meurtrier depuis 2018 à New York, a détaillé vendredi matin sur X Steven Fulop, le maire de Jersey City, la ville située de l’autre côté de l’Hudson.”Le mari était ici pour un voyage d’affaires et la famille l’a rejoint pour poursuivre le voyage quelques jours à New York”, a-t-il déclaré.Parmi les hypothèses de l’accident selon le maire: une collision avec un drone ou un oiseau, ou bien une défaillance mécanique.L’hélicoptère était affrété par l’une des entreprises proposant de survoler New York avec des vues spectaculaires sur ses gratte-ciel ou la Statue de la Liberté. Une activité prisée des touristes, mais critiquée pour le bruit et la pollution qu’elle engendre.L’entreprise, New York Helicopter, n’a pas confirmé l’identité du pilote décédé dans l’accident.- “J’ai entendu un bruit” -Des images des chaînes d’informations locales ont montré l’hélicoptère Bell 206 perdre des pièces et chuter brutalement dans l’Hudson, qui sépare les rives très urbanisées de Manhattan et du New Jersey voisin.”J’ai entendu du bruit et j’ai cru que c’était une bombe ou quelque chose du genre”, témoigne Arafa Cherif, un touriste suisse de 47 ans.”On a vu un hélicoptère et comme un petit éclair qui a coupé l’hélice. Elle s’est brisée dans le ciel. Une fois l’hélice brisée, nous avons vu l’hélicoptère partir en vrille”, a raconté à l’AFP une autre témoin du crash, Belle Angel.”Il semble que le rotor principal a heurté le corps de l’hélicoptère, coupant la queue de l’appareil, ce qui a créé un événement irréversible”, a déclaré l’ancien aviateur militaire et avocat Jim Brauchle.Aucune cause officielle de l’accident n’a pour l’instant été déterminée.Ce crash pourrait relancer le débat autour du dense trafic d’hélicoptères d’affaires ou de tourisme à New York. D’après des chiffres cités par le New York Times, 32 personnes sont mortes dans des accidents d’hélicoptère dans la ville depuis 1977. En 2009, un hélicoptère transportant des touristes italiens avait percuté un petit avion privé, tuant neuf personnes. En 2018, un autre hélicoptère était tombé dans l’East River, un accident qui avait fait cinq morts.New York compte trois héliports, du côté du fleuve Hudson ou du détroit de l’East River qui entourent l’île de Manhattan. 

Discothèque de Saint-Domingue: bilan final de 221 morts, “désespérante” attente des corps par les familles

Le bilan définitif de l’effondrement d’une discothèque à Saint-Domingue est de 221 morts, selon le rapport final publié vendredi par la présidence dominicaine alors que dizaines de personnes sont toujours sans nouvelles de leurs proches et attendent la fin du processus d’identification des corps.Selon ce bilan final de la catastrophe survenue le 8 avril, il y a eu “221 victimes” et “189 personnes secourues” pendant les “59 heures” de “travail sans discontinuité” des équipes de secours. Devant la morgue, des dizaines de proches attendent, dans six tentes installées pour l’occasion, qu’on leur remette un corps. Un grand écran vert affiche le nom des défunts identifiés. Régulièrement, un employé appelle, mégaphone à la main, les proches d’un personne identifiée à se faire connaître. Julio Alberto Acosta Medina fait partie de ceux qui attendent un corps, celui de sa belle-fille. Il raconte l’horreur de la situation : “Mercredi, nous avons passé toute la journée ici et tard dans la nuit. On nous a remis un sac et on nous a dit que nous devions l’ouvrir pour voir si c’était elle, mais ce n’était pas elle”. Ils attendent de recevoir le bon corps, “pour que sa mère puisse la voir et qu’elle soit enterrée”. Il poursuit sur la dernière nuit de sa belle-fille, âgée de 43 ans : “C’est la première fois de sa vie qu’elle allait en discothèque. Elle est sortie avec un groupe d’amies du travail au Jet Set. Elle a envoyé une photo”.Yuni Garcia a perdu son frère Johnny, 53 ans, qui travaillait dans la sécurité au Jet Set. “On a découvert son corps à 3h du matin jeudi. C’est le dernier endroit où ils ont cherché et enlevé les débris”. “Il était agent de sécurité de la discothèque depuis 10 ans environ. Je me souviens de lui comme d’un homme joyeux, un homme de prière au service du Christ, nous priions souvent”, dit-il. “Nous ne pouvons rien faire tant que nous n’avons pas terminé cette étape pour enterrer notre frère. J’espère qu’on va nous rendre le corps de mon frère. C’est angoissant, c’est quelque chose que vous ne pouvez pas imaginer, je compatis avec les autres qui ont des proches, c’est désespérant”, l’attente de remise des corps”, témoigne-t-il.- “Il faut des réponses” -Les autorités ont mis en place une assistance psychologique gratuite. Jeudi après-midi, les autorités avaient annoncé que seules 123 autopsies et identifications avaient été réalisées. Pour accélérer les identifications, douze médecins légistes ont été embauchés, ont annoncé le parquet et le ministère de la Santé. Des tables supplémentaires ont également été mises en place pour les autopsies “qui sont pratiquées sans interruption depuis le début de l’événement”, selon le texte. Dans un liste provisoire de victimes décédées, figurent notamment un couple de Français résidant en République dominicaine et un Italien. Washington avait déjà annoncé la veille le décès “d’au moins” un Américain. La presse a fait état d’un Kenyan, d’un Haïtien et de Vénézuéliens.De nombreuses funérailles devaient avoir lieu à travers le pays vendredi alors qu’un hommage national a été rendu jeudi à Rubby Perez, 69 ans, la star du merengue, qui se produisait au Jet Set au moment du drame. “Le peuple dominicain est en deuil avec l’énorme quantité de décès (…) nous sommes très tristes”, a affirmé vendredi le président Luis Abinader à la presse. Il a souligné qu’il fallait “des réponses à ce qui s’est passé. Pourquoi cela s’est passé. Comment cela s’est passé. En attendant nous allons pleurer les nôtres, et ensuite trouver ces réponses”.Désormais considéré comme la plus grande tragédie du siècle en République Dominicaine, la catastrophe dépasse, en termes de bilan humain, l’incendie en 2005 d’une prison à Higuey, dans l’est du pays, qui avait coûté la vie à 136 détenus.

Discothèque de Saint-Domingue: bilan final de 221 morts, “désespérante” attente des corps par les familles

Le bilan définitif de l’effondrement d’une discothèque à Saint-Domingue est de 221 morts, selon le rapport final publié vendredi par la présidence dominicaine alors que dizaines de personnes sont toujours sans nouvelles de leurs proches et attendent la fin du processus d’identification des corps.Selon ce bilan final de la catastrophe survenue le 8 avril, il y a eu “221 victimes” et “189 personnes secourues” pendant les “59 heures” de “travail sans discontinuité” des équipes de secours. Devant la morgue, des dizaines de proches attendent, dans six tentes installées pour l’occasion, qu’on leur remette un corps. Un grand écran vert affiche le nom des défunts identifiés. Régulièrement, un employé appelle, mégaphone à la main, les proches d’un personne identifiée à se faire connaître. Julio Alberto Acosta Medina fait partie de ceux qui attendent un corps, celui de sa belle-fille. Il raconte l’horreur de la situation : “Mercredi, nous avons passé toute la journée ici et tard dans la nuit. On nous a remis un sac et on nous a dit que nous devions l’ouvrir pour voir si c’était elle, mais ce n’était pas elle”. Ils attendent de recevoir le bon corps, “pour que sa mère puisse la voir et qu’elle soit enterrée”. Il poursuit sur la dernière nuit de sa belle-fille, âgée de 43 ans : “C’est la première fois de sa vie qu’elle allait en discothèque. Elle est sortie avec un groupe d’amies du travail au Jet Set. Elle a envoyé une photo”.Yuni Garcia a perdu son frère Johnny, 53 ans, qui travaillait dans la sécurité au Jet Set. “On a découvert son corps à 3h du matin jeudi. C’est le dernier endroit où ils ont cherché et enlevé les débris”. “Il était agent de sécurité de la discothèque depuis 10 ans environ. Je me souviens de lui comme d’un homme joyeux, un homme de prière au service du Christ, nous priions souvent”, dit-il. “Nous ne pouvons rien faire tant que nous n’avons pas terminé cette étape pour enterrer notre frère. J’espère qu’on va nous rendre le corps de mon frère. C’est angoissant, c’est quelque chose que vous ne pouvez pas imaginer, je compatis avec les autres qui ont des proches, c’est désespérant”, l’attente de remise des corps”, témoigne-t-il.- “Il faut des réponses” -Les autorités ont mis en place une assistance psychologique gratuite. Jeudi après-midi, les autorités avaient annoncé que seules 123 autopsies et identifications avaient été réalisées. Pour accélérer les identifications, douze médecins légistes ont été embauchés, ont annoncé le parquet et le ministère de la Santé. Des tables supplémentaires ont également été mises en place pour les autopsies “qui sont pratiquées sans interruption depuis le début de l’événement”, selon le texte. Dans un liste provisoire de victimes décédées, figurent notamment un couple de Français résidant en République dominicaine et un Italien. Washington avait déjà annoncé la veille le décès “d’au moins” un Américain. La presse a fait état d’un Kenyan, d’un Haïtien et de Vénézuéliens.De nombreuses funérailles devaient avoir lieu à travers le pays vendredi alors qu’un hommage national a été rendu jeudi à Rubby Perez, 69 ans, la star du merengue, qui se produisait au Jet Set au moment du drame. “Le peuple dominicain est en deuil avec l’énorme quantité de décès (…) nous sommes très tristes”, a affirmé vendredi le président Luis Abinader à la presse. Il a souligné qu’il fallait “des réponses à ce qui s’est passé. Pourquoi cela s’est passé. Comment cela s’est passé. En attendant nous allons pleurer les nôtres, et ensuite trouver ces réponses”.Désormais considéré comme la plus grande tragédie du siècle en République Dominicaine, la catastrophe dépasse, en termes de bilan humain, l’incendie en 2005 d’une prison à Higuey, dans l’est du pays, qui avait coûté la vie à 136 détenus.

Ukraine : Trump appelle Moscou à “se bouger”, son émissaire rencontre Poutine

Donald Trump a réclamé vendredi que Moscou “se bouge” pour trouver une issue au conflit en Ukraine au moment où Vladimir Poutine rencontrait l’émissaire du président américain, Steve Witkoff.”La Russie doit se bouger”, a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social, déplorant que “trop de gens meurent, des milliers par semaine, dans une guerre terrible et insensée”, depuis plus de trois ans.Le président américain ambitionne de mettre fin aux hostilités déclenchées par le Kremlin et a rompu pour cela, en février, l’isolement diplomatique que les Occidentaux imposaient à son homologue russe.Son administration organise des pourparlers séparés avec des hauts responsables russes et ukrainiens, qui n’ont cependant pas abouti, pour l’heure, à une cessation globale des hostilités. Les tractations diplomatiques se prolongent, sans concessions déterminantes du gouvernement russe. Kiev et certaines capitales occidentales soupçonnent la Russie, dont l’armée est plus nombreuse et mieux équipée sur le front, de faire traîner à dessein les discussions.- “Centaines” de combattants chinois -Sans compter que “plusieurs centaines” de ressortissants chinois combattent “au sein des forces d’occupation russes”, a assuré vendredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, reprochant à la Russie d’ainsi tenter de “prolonger la guerre” en “utilisant des vies chinoises”, quelques jours après avoir accusé Moscou d'”entraîner” Pékin dans ce conflit.Il s’exprimait de sa ville natale de Kryvyï Rig, dans le centre de l’Ukraine, par lien vidéo au cours d’une réunion à Bruxelles des chefs militaires des principaux pays alliés de l’Ukraine auxquels il a demandé de lui fournir dix systèmes de défense antiaérienne Patriot -de fabrication américaine- supplémentaires.Plus tôt dans la semaine, le chef de l’Etat ukrainien avait affirmé que la Chine savait que ses citoyens étaient recrutés par l’armée russe, des propos jugés “irresponsables” par Pékin.Vendredi, Volodymyr Zelensky a par ailleurs exhorté les Occidentaux à “définir des détails clairs concernant la taille, la structure, le déploiement, la logistique, le soutien, l’équipement et l’armement” du contingent militaire dont il souhaite le déploiement sur le sol ukrainien en cas d’arrêt des combats pour dissuader la Russie d’attaquer de nouveau.Moscou avait refusé cette option début mars, jugeant qu'”aucun compromis” n’était possible quant à l’envoi de troupes européennes de maintien de la paix sur le territoire ukrainien. – Rencontre Poutine-Witkoff -De son côté, l’émissaire du président américain, Steve Witkoff, a rencontré vendredi en fin d’après-midi à Saint-Pétersbourg Vladimir Poutine. La rencontre a pris fin après plus de quatre heures de discussions qui ont porté notamment sur l’Ukraine, ont indiqué vendredi les agences de presse russes.Selon l’agence d’Etat Ria Novosti, les pourparlers ont duré quatre heures et trente minutes. Le correspondant du journal Izvestia a rapporté sur Telegram que les délégations respectives ont quitté la bibliothèque présidentielle où se tenait cette réunion.Sur son compte Telegram, la présidence russe a diffusé une vidéo montrant les deux hommes se serrant la main. Il s’agit de leur troisième entretien depuis février.”Poutine l’écoutera. La conversation se poursuivra sur divers aspects du règlement ukrainien. Il y a beaucoup d’aspects, la thématique est très complexe”, avait dit auparavant le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.Selon M. Peskov, le Kremlin ne s’attendait toutefois pas à des “percées” diplomatiques au cours de cet échange : “Un processus de normalisation des relations et la recherche d’un terrain pour se diriger vers un règlement (du conflit en Ukraine) sont en cours”, a-t-il expliqué, parlant d’un “travail laborieux”.Plus tôt, vendredi, M. Witkoff avait rencontré à Saint-Pétersbourg le négociateur sur les questions économiques du Kremlin, Kirill Dmitriev, qui s’était rendu début avril à Washington, pour la première visite d’un haut responsable russe aux Etats-Unis depuis le déclenchement de l’offensive de la Russie en Ukraine en février 2022.Donald Trump veut rétablir les relations bilatérales avec la Russie, dont les Occidentaux se tiennent pour la plupart à l’écart depuis le déclenchement de l’attaque russe contre l’Ukraine, et cherche à mettre fin au plus vite à ce conflit.- Frustration américaine -Cette détermination fait craindre aux Ukrainiens d’être contraints par leur important allié à accepter d’âpres concessions, d’autant que le président américain envoie des signaux contradictoires.Il a multiplié les piques à l’encontre de Volodymyr Zelensky et critiqué l’aide que son pays a apportée à Kiev. Mais Donald Trump a aussi menacé la Russie de nouvelles sanctions si elle ne consentait pas à la paix.Signe d’une certaine frustration, il avait dit fin mars être “furieux” contre Vladimir Poutine, après que ce dernier eut évoqué l’idée d’une “administration transitoire” en Ukraine, impliquant le départ du pouvoir de Volodymyr Zelensky.Steve Witkoff a, quant à lui, fait l’éloge du président russe. Il avait estimé dans une interview le mois dernier que celui-ci n’était pas “un mauvais type”.L’émissaire américain l’a déjà rencontré à deux reprises. En mars, il était allé en Russie pour discuter d’une proposition américaine de cessez-le-feu inconditionnel en Ukraine. Mais Vladimir Poutine n’avait pas été convaincu et cette proposition de trêve de 30 jours, acceptée par Kiev, ne s’est pas concrétisée.Donald Trump a seulement réussi à obtenir de son homologue russe un moratoire concernant les frappes sur les infrastructures énergétiques, que Kiev comme Moscou s’accusent depuis de violer. Washington avait aussi annoncé fin mars une trêve limitée en mer Noire, aux contours flous.

Ukraine : Trump appelle Moscou à “se bouger”, son émissaire rencontre Poutine

Donald Trump a réclamé vendredi que Moscou “se bouge” pour trouver une issue au conflit en Ukraine au moment où Vladimir Poutine rencontrait l’émissaire du président américain, Steve Witkoff.”La Russie doit se bouger”, a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social, déplorant que “trop de gens meurent, des milliers par semaine, dans une guerre terrible et insensée”, depuis plus de trois ans.Le président américain ambitionne de mettre fin aux hostilités déclenchées par le Kremlin et a rompu pour cela, en février, l’isolement diplomatique que les Occidentaux imposaient à son homologue russe.Son administration organise des pourparlers séparés avec des hauts responsables russes et ukrainiens, qui n’ont cependant pas abouti, pour l’heure, à une cessation globale des hostilités. Les tractations diplomatiques se prolongent, sans concessions déterminantes du gouvernement russe. Kiev et certaines capitales occidentales soupçonnent la Russie, dont l’armée est plus nombreuse et mieux équipée sur le front, de faire traîner à dessein les discussions.- “Centaines” de combattants chinois -Sans compter que “plusieurs centaines” de ressortissants chinois combattent “au sein des forces d’occupation russes”, a assuré vendredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, reprochant à la Russie d’ainsi tenter de “prolonger la guerre” en “utilisant des vies chinoises”, quelques jours après avoir accusé Moscou d'”entraîner” Pékin dans ce conflit.Il s’exprimait de sa ville natale de Kryvyï Rig, dans le centre de l’Ukraine, par lien vidéo au cours d’une réunion à Bruxelles des chefs militaires des principaux pays alliés de l’Ukraine auxquels il a demandé de lui fournir dix systèmes de défense antiaérienne Patriot -de fabrication américaine- supplémentaires.Plus tôt dans la semaine, le chef de l’Etat ukrainien avait affirmé que la Chine savait que ses citoyens étaient recrutés par l’armée russe, des propos jugés “irresponsables” par Pékin.Vendredi, Volodymyr Zelensky a par ailleurs exhorté les Occidentaux à “définir des détails clairs concernant la taille, la structure, le déploiement, la logistique, le soutien, l’équipement et l’armement” du contingent militaire dont il souhaite le déploiement sur le sol ukrainien en cas d’arrêt des combats pour dissuader la Russie d’attaquer de nouveau.Moscou avait refusé cette option début mars, jugeant qu'”aucun compromis” n’était possible quant à l’envoi de troupes européennes de maintien de la paix sur le territoire ukrainien. – Rencontre Poutine-Witkoff -De son côté, l’émissaire du président américain, Steve Witkoff, a rencontré vendredi en fin d’après-midi à Saint-Pétersbourg Vladimir Poutine. La rencontre a pris fin après plus de quatre heures de discussions qui ont porté notamment sur l’Ukraine, ont indiqué vendredi les agences de presse russes.Selon l’agence d’Etat Ria Novosti, les pourparlers ont duré quatre heures et trente minutes. Le correspondant du journal Izvestia a rapporté sur Telegram que les délégations respectives ont quitté la bibliothèque présidentielle où se tenait cette réunion.Sur son compte Telegram, la présidence russe a diffusé une vidéo montrant les deux hommes se serrant la main. Il s’agit de leur troisième entretien depuis février.”Poutine l’écoutera. La conversation se poursuivra sur divers aspects du règlement ukrainien. Il y a beaucoup d’aspects, la thématique est très complexe”, avait dit auparavant le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.Selon M. Peskov, le Kremlin ne s’attendait toutefois pas à des “percées” diplomatiques au cours de cet échange : “Un processus de normalisation des relations et la recherche d’un terrain pour se diriger vers un règlement (du conflit en Ukraine) sont en cours”, a-t-il expliqué, parlant d’un “travail laborieux”.Plus tôt, vendredi, M. Witkoff avait rencontré à Saint-Pétersbourg le négociateur sur les questions économiques du Kremlin, Kirill Dmitriev, qui s’était rendu début avril à Washington, pour la première visite d’un haut responsable russe aux Etats-Unis depuis le déclenchement de l’offensive de la Russie en Ukraine en février 2022.Donald Trump veut rétablir les relations bilatérales avec la Russie, dont les Occidentaux se tiennent pour la plupart à l’écart depuis le déclenchement de l’attaque russe contre l’Ukraine, et cherche à mettre fin au plus vite à ce conflit.- Frustration américaine -Cette détermination fait craindre aux Ukrainiens d’être contraints par leur important allié à accepter d’âpres concessions, d’autant que le président américain envoie des signaux contradictoires.Il a multiplié les piques à l’encontre de Volodymyr Zelensky et critiqué l’aide que son pays a apportée à Kiev. Mais Donald Trump a aussi menacé la Russie de nouvelles sanctions si elle ne consentait pas à la paix.Signe d’une certaine frustration, il avait dit fin mars être “furieux” contre Vladimir Poutine, après que ce dernier eut évoqué l’idée d’une “administration transitoire” en Ukraine, impliquant le départ du pouvoir de Volodymyr Zelensky.Steve Witkoff a, quant à lui, fait l’éloge du président russe. Il avait estimé dans une interview le mois dernier que celui-ci n’était pas “un mauvais type”.L’émissaire américain l’a déjà rencontré à deux reprises. En mars, il était allé en Russie pour discuter d’une proposition américaine de cessez-le-feu inconditionnel en Ukraine. Mais Vladimir Poutine n’avait pas été convaincu et cette proposition de trêve de 30 jours, acceptée par Kiev, ne s’est pas concrétisée.Donald Trump a seulement réussi à obtenir de son homologue russe un moratoire concernant les frappes sur les infrastructures énergétiques, que Kiev comme Moscou s’accusent depuis de violer. Washington avait aussi annoncé fin mars une trêve limitée en mer Noire, aux contours flous.

Gaza: 14 morts dont des enfants dans des frappes israéliennes selon les secours

La Défense civile palestinienne a annoncé la mort de 14 personnes, dont 10 membres d’une même famille, dans des frappes israéliennes vendredi dans la bande de Gaza, l’ONU dénonçant l’impact de ces opérations sur les civils, en particulier enfants et femmes. Sept enfants figurent parmi les dix Palestiniens, âgés de trois à 58 ans, tués dans un raid nocturne à Khan Younès dans le sud du territoire palestinien assiégé par Israël, a déclaré à l’AFP Mahmoud Bassal, le porte-parole de la Défense civile.L’armée israélienne a dit examiner ces informations. Dans la cour de l’hôpital Nasser de Khan Younès, des habitants pleurent devant des corps de proches tués dans la frappe israélienne, alignés dans des sacs mortuaires blancs, selon des images de l’AFP. Une femme en larmes caresse le visage d’un homme défunt. La maison de la famille al-Farra a été complètement éventrée, des gravats et objets personnels – une chaussure de sport, un ballon de football – jonchent le sol alentour. “Au cours de la nuit, les troupes israéliennes ont intensifié leurs opérations terrestres dans le couloir de Morag”, a indiqué l’armée, en référence à une zone tampon instaurée entre Khan Younès et Rafah, plus au sud.La Défense civile a aussi fait état d’au moins quatre autres Palestiniens tués dans des frappes israéliennes dans la bande de Gaza, dévastée par la guerre déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.L’armée israélienne a annoncé avoir abattu “deux terroristes” tirant sur des soldats dans le sud de Gaza, après avoir fait état de frappes contre une quarantaine de “cibles terroristes” à travers le territoire palestinien ces dernières 24 heures.A Genève, une porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, Ravina Shamdasani, a estimé que les actions d’Israël menaçaient la “possibilité pour les Palestiniens de continuer à vivre” dans ce territoire.- “Uniquement des femmes et des enfants” -Selon le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, “entre le 18 mars et le 9 avril 2025, il y a eu environ 224 frappes israéliennes sur des immeubles résidentiels et des tentes pour déplacés” et pour “36 frappes répertoriées et corroborées” par le Haut-Commissariat, les victimes “étaient uniquement des femmes et des enfants jusqu’à présent”.L’armée israélienne répète que les combattants palestiniens se réfugient parmi les civils, utilisés selon elle comme boucliers, ce que le Hamas dément.Israël a repris son offensive le 18 mars à Gaza, rompant une trêve de deux mois. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu soutient qu’une pression militaire accrue est le seul moyen de forcer le Hamas à rendre les otages, morts ou vivants, encore captifs dans Gaza.Au moins 1.542 Palestiniens ont été tués depuis le 18 mars, portant à 50.912 le nombre de morts dans le territoire depuis le début de l’offensive israélienne lancée en représailles à l’attaque du 7-Octobre.Cette attaque a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres officiels. Sur les 251 personnes alors enlevées, 58 sont toujours retenues à Gaza, dont 34 mortes selon l’armée israélienne.Vendredi, des médias israéliens ont rapporté que l’Egypte et Israël avaient échangé des projets de documents portant sur un accord de cessez-le-feu et de libération d’otages.Selon le Times of Israël, la proposition égyptienne prévoirait la remise à Israël de 16 otages, huit vivants et huit morts, en échange d’une trêve de 40 à 70 jours et de la libération d’un grand nombre de prisonniers palestiniens.Un haut responsable du Hamas a affirmé sous couvert de l’anonymat que son mouvement n’avait “reçu aucune nouvelle offre de cessez-le-feu”, mais qu’il était “ouvert à toute nouvelle proposition” menant à un cessez-le-feu et au retrait israélien de Gaza. – Un cimetière pour refuge – Dans un message pour Pessah, la Pâque juive, Benjamin Netanyahu a réaffirmé son engagement à ramener les otages.Le chef de la diplomatie saoudienne Fayçal ben Farhane a appelé, après une réunion avec ses homologues régionaux en Turquie, à exercer une “pression maximale pour garantir” l’acheminement à Gaza de l’aide humanitaire, dont Israël bloque l’entrée depuis début mars. Dans le territoire palestinien qualifié de “champ de mort” par le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, les quelque 2,4 millions d’habitants ont été plusieurs fois déplacés par la guerre et vivent dans des conditions très dures.L’armée israélienne a lancé de nouveaux appels aux habitants à évacuer des quartiers de Gaza-ville (nord) et de Khan Younès.”Nous sommes contraints de fuir d’un endroit à un autre”, confie Ibtissam Abu Ghanima, qui s’est réfugiée dans un cimetière de Gaza-ville. “Les morts sont mieux lotis que les vivants. En plus de l’odeur nauséabonde, on côtoie les rats et les reptiles, et on meurt de faim.”

Gaza: 14 morts dont des enfants dans des frappes israéliennes selon les secours

La Défense civile palestinienne a annoncé la mort de 14 personnes, dont 10 membres d’une même famille, dans des frappes israéliennes vendredi dans la bande de Gaza, l’ONU dénonçant l’impact de ces opérations sur les civils, en particulier enfants et femmes. Sept enfants figurent parmi les dix Palestiniens, âgés de trois à 58 ans, tués dans un raid nocturne à Khan Younès dans le sud du territoire palestinien assiégé par Israël, a déclaré à l’AFP Mahmoud Bassal, le porte-parole de la Défense civile.L’armée israélienne a dit examiner ces informations. Dans la cour de l’hôpital Nasser de Khan Younès, des habitants pleurent devant des corps de proches tués dans la frappe israélienne, alignés dans des sacs mortuaires blancs, selon des images de l’AFP. Une femme en larmes caresse le visage d’un homme défunt. La maison de la famille al-Farra a été complètement éventrée, des gravats et objets personnels – une chaussure de sport, un ballon de football – jonchent le sol alentour. “Au cours de la nuit, les troupes israéliennes ont intensifié leurs opérations terrestres dans le couloir de Morag”, a indiqué l’armée, en référence à une zone tampon instaurée entre Khan Younès et Rafah, plus au sud.La Défense civile a aussi fait état d’au moins quatre autres Palestiniens tués dans des frappes israéliennes dans la bande de Gaza, dévastée par la guerre déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.L’armée israélienne a annoncé avoir abattu “deux terroristes” tirant sur des soldats dans le sud de Gaza, après avoir fait état de frappes contre une quarantaine de “cibles terroristes” à travers le territoire palestinien ces dernières 24 heures.A Genève, une porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, Ravina Shamdasani, a estimé que les actions d’Israël menaçaient la “possibilité pour les Palestiniens de continuer à vivre” dans ce territoire.- “Uniquement des femmes et des enfants” -Selon le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme, “entre le 18 mars et le 9 avril 2025, il y a eu environ 224 frappes israéliennes sur des immeubles résidentiels et des tentes pour déplacés” et pour “36 frappes répertoriées et corroborées” par le Haut-Commissariat, les victimes “étaient uniquement des femmes et des enfants jusqu’à présent”.L’armée israélienne répète que les combattants palestiniens se réfugient parmi les civils, utilisés selon elle comme boucliers, ce que le Hamas dément.Israël a repris son offensive le 18 mars à Gaza, rompant une trêve de deux mois. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu soutient qu’une pression militaire accrue est le seul moyen de forcer le Hamas à rendre les otages, morts ou vivants, encore captifs dans Gaza.Au moins 1.542 Palestiniens ont été tués depuis le 18 mars, portant à 50.912 le nombre de morts dans le territoire depuis le début de l’offensive israélienne lancée en représailles à l’attaque du 7-Octobre.Cette attaque a entraîné la mort de 1.218 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres officiels. Sur les 251 personnes alors enlevées, 58 sont toujours retenues à Gaza, dont 34 mortes selon l’armée israélienne.Vendredi, des médias israéliens ont rapporté que l’Egypte et Israël avaient échangé des projets de documents portant sur un accord de cessez-le-feu et de libération d’otages.Selon le Times of Israël, la proposition égyptienne prévoirait la remise à Israël de 16 otages, huit vivants et huit morts, en échange d’une trêve de 40 à 70 jours et de la libération d’un grand nombre de prisonniers palestiniens.Un haut responsable du Hamas a affirmé sous couvert de l’anonymat que son mouvement n’avait “reçu aucune nouvelle offre de cessez-le-feu”, mais qu’il était “ouvert à toute nouvelle proposition” menant à un cessez-le-feu et au retrait israélien de Gaza. – Un cimetière pour refuge – Dans un message pour Pessah, la Pâque juive, Benjamin Netanyahu a réaffirmé son engagement à ramener les otages.Le chef de la diplomatie saoudienne Fayçal ben Farhane a appelé, après une réunion avec ses homologues régionaux en Turquie, à exercer une “pression maximale pour garantir” l’acheminement à Gaza de l’aide humanitaire, dont Israël bloque l’entrée depuis début mars. Dans le territoire palestinien qualifié de “champ de mort” par le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, les quelque 2,4 millions d’habitants ont été plusieurs fois déplacés par la guerre et vivent dans des conditions très dures.L’armée israélienne a lancé de nouveaux appels aux habitants à évacuer des quartiers de Gaza-ville (nord) et de Khan Younès.”Nous sommes contraints de fuir d’un endroit à un autre”, confie Ibtissam Abu Ghanima, qui s’est réfugiée dans un cimetière de Gaza-ville. “Les morts sont mieux lotis que les vivants. En plus de l’odeur nauséabonde, on côtoie les rats et les reptiles, et on meurt de faim.”

Pour Erdogan, Israël veut “dynamiter” la “révolution” en Syrie

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a accusé vendredi Israël de chercher à “dynamiter” la “révolution” en Syrie en attisant les divisions dans le pays après la chute de Bachar al-Assad.Israël “tente de dynamiter la révolution du 8 décembre en attisant les différences ethniques et religieuses en Syrie et en incitant les minorités du pays à s’opposer au gouvernement”, a déclaré le chef de l’État turc lors d’un forum diplomatique à Antalya, dans le sud de la Turquie.”Nous ne permettrons pas que la Syrie soit entraînée dans un nouveau tourbillon d’instabilité”, a ajouté M. Erdogan, affirmant que “le peuple syrien en a assez des souffrances, de l’oppression et de la guerre”.Globalement, le président turc a accusé Israël de “menacer directement la stabilité de la région (…) avec ses attaques contre le Liban et la Syrie”.La Turquie est un soutien de poids de la coalition menée par des islamistes à la tête de la Syrie, qui a renversé le président Bachar al-Assad en décembre après près de 14 années de guerre civile. Cette influence nouvelle d’Ankara en Syrie inquiète Israël.Le président syrien par intérim, Ahmad al-Chareh, était lui aussi présent au forum diplomatique d’Antalya, où il a rencontré M. Erdogan en tête à tête. Le président turc a notamment assuré à son homologue que la Turquie poursuivrait “ses efforts diplomatiques pour lever les sanctions internationales contre la Syrie” et insisté sur la “nécessité” de “revitaliser la coopération commerciale et économique” entre les deux pays, a indiqué sur X la direction de la communication de la présidence turque.- Discussions turco-israéliennes -Ces déclarations virulentes de M. Erdogan interviennent deux jours après des discussions techniques en Azerbaïdjan entre la Turquie et Israël visant à prévenir un risque d’escalade en Syrie.Mais les deux puissances peinent à s’entendre : la réunion de mercredi n’a débouché sur rien de concret et chacune a des intérêts dans la région.  Selon une source syrienne proche du dossier à l’AFP, Ankara tente d’établir des “positions militaires” en Syrie, dont une “à l’intérieur de la base T4”, une base aérienne militaire de la province de Homs visée la semaine dernière par des frappes israéliennes.L’armée israélienne, quant à elle, cherche à tenir les troupes syriennes éloignées de sa frontière. Elle a intensifié la semaine dernière ses frappes meurtrières en Syrie et mené une incursion terrestre dans le sud du pays, visant notamment des bases et un aéroport militaires. Les intérêts d’Israël et de la Turquie ne sont pourtant “pas nécessairement opposés” en Syrie, juge cependant Aron Lund, chercheur au sein du think thank Century International. Mais les deux pays ont “tellement d’autres désaccords, d’abord et avant tout sur la Palestine”, que le chercheur estime un véritable accord très peu probable.- “Barbarie” -Vendredi encore, Recep Tayyip Erdogan a répété que la conduite d’Israël vis-à-vis de Gaza est celle d’un “État terroriste”, dénonçant la “barbarie” dont fait preuve selon lui le gouvernement Benjamin Netanyahu depuis l’attaque du 7 octobre 2023 menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël.”Ce matin même, dix personnes, dont sept enfants, d’une même famille, sont morts en martyrs à Khan Younès. Si ce n’est pas de la barbarie, qu’est-ce que c’est ?”, a martelé le chef de l’État turc.La Turquie a notamment suspendu ses relations commerciales avec Israël en réaction à la guerre dans la bande de Gaza. “Espérons que les discussions” sur le dossier syrien permettront “au moins de trouver des moyens pour eux de coexister et de gérer leurs tensions d’une manière ou d’une autre, sans que cela ne dégénère en quelque chose de vraiment déstabilisant”, commente Aron Lund, “parce que cela pourrait aussi arriver”