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Les Gabonais affluent dans les bureaux de vote pour la présidentielle

Les Gabonais affluent samedi dans les bureaux de vote pour choisir leur futur président parmi huit candidats, 19 mois après le putsch qui a renversé la dynastie Bongo pour instaurer une transition pilotée par les militaires.”Je suis très confiant”, a lancé le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, ancien chef de la garde républicaine, meneur du putsch d’août 2023, grand favori du scrutin.”Que le meilleur gagne!”, a-t-il lancé avant de voter avec sa première épouse Zita, dans une école du centre de Libreville, la capitale, devant une foule de photographes et caméras.En ce jour déclaré férié, sous un soleil radieux après une nuit marquée par un violent orage, des files d’attente se sont formées devant plusieurs bureaux de vote de Libreville, sous la surveillance des militaires et dans une atmosphère bon enfant, a constaté l’AFP.Quelque 920.000 électeurs sont attendus jusqu’à 18H00 (17H00 GMT) dans 3.037 bureaux de vote, dont 96 à l’étranger, pour ce scrutin à l’origine annoncé pour le mois d’août et finalement anticipé. Le régime de transition ayant opté pour un calendrier resserré, la campagne électorale n’a duré que 13 jours.- “Changement” -Parmi les premiers arrivés au centre Leon Mba, Aurèle Ossantanga Mouila, un croupier de 30 ans, est venu immédiatement après son service au casino. C’est son premier bulletin pour une présidentielle, auparavant, il “n’avait pas confiance dans le régime”.Chômage, pannes d’électricité, coupures d’eau, routes dégradées, transports publics insuffisants, manque d’écoles, hôpitaux défaillants… les défis sont nombreux, la dette publique colossale (73,3% en 2024) et les attentes des 2,3 millions d’habitants très fortes après plusieurs décennies de gabegie, pillage et gaspillage du système Bongo.Jeanne d’Arc Akomuom, une étudiante de 28 ans est venue voter pour “un changement”. “Ce que j’attends du nouveau président, du président qui sera élu, est de promouvoir de l’emploi de la jeunesse et essayer de régler les problèmes d’eau et d’électricité qui règnent dans notre ville Libreville”, dit-elle.Eugénie Tchitembo Onanga, une retraitée de 68 ans ne cache pas son choix: le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema. “Et tout le monde va voter pour lui, je vous assure. Ca c’est la victoire cash, le choix de Dieu”, dit-elle en reprenant les slogans de la campagne C’BON, tirée des initiales du général putschiste.Omniprésent sur les panneaux d’affichage, dans les médias et sur les réseaux sociaux, le “président candidat” a largement dominé la brève campagne électorale face à sept concurrents quasiment invisibles, dont le dernier Premier ministre d’Ali Bongo (2009-2023), Alain-Claude Bilie By Nze.Revendiquant son bilan de “bâtisseur”, ce militaire de carrière qui avait promis de rendre le pouvoir aux civils au terme de la transition s’est prédit une “victoire historique”. Le scrutin doit marquer le retour à l’ordre constitutionnel dans ce pays riche en pétrole mais économiquement exsangue.- “Candidat président” -Loin des grands shows du “candidat président”, les sept autres candidats ont mené une campagne de terrain très discrète, avec des porte-à-porte et des causeries à travers le pays. Alain-Claude Bilie By Nze, considéré comme le principal adversaire de M. Oligui, s’est érigé en candidat de “la rupture totale”, l’accusant d’incarner la continuité du système, au vu de ses liens passés avec la famille Bongo.A la veille du scrutin, plusieurs associations ont appelé les électeurs à se mobiliser. En novembre dernier, beaucoup ne s’étaient pas déplacés pour le référendum sur la nouvelle constitution, finalement adoptée avec 91,64% de “oui” et un taux de participation de 54,18%, selon les chiffres officiels.La nouvelle loi électorale prévoit un affichage des procès-verbaux dans chaque bureau de vote et dans chaque commission de centralisation des résultats. Disposition conservée de l’ancien code électoral, les bulletins de vote seront incinérés dans chacun des bureaux de vote après dépouillement. Les résultats pourraient être connus lundi, selon des sources au ministère de l’Intérieur.

Pourparlers attendus entre Téhéran et Washington sur fond de menaces américaines

Le chef de la diplomatie iranienne a déclaré samedi à Oman vouloir “un accord équitable et honorable” avant des discussions sur le dossier du nucléaire aux enjeux considérables avec les Etats-Unis, qui ont brandi la menace d’une opération militaire en cas d’échec.Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est arrivé à Mascate en amont de ces pourparlers au plus haut niveau entre les deux pays ennemis depuis le retrait américain en 2018, sous la première présidence de Donald Trump, d’un accord conclu en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances pour encadrer son programme nucléaire en échange d’une levée des sanctions. “Nous avons l’intention de parvenir à un accord équitable et honorable, sur la base de l’égalité ”, a-t-il déclaré après son arrivée à Oman, pays voisin de l’Iran et médiateur historique entre la République islamique et les pays occidentaux, dans une vidéo diffusée par la télévision d’Etat iranienne.Affaibli par les revers infligés par Israël à ses alliés régionaux, le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza, l’Iran cherche à obtenir la levée des sanctions qui étranglent son économie.Le président Donald Trump a adopté une politique de “pression maximale” à l’égard de l’Iran et imposé de nouvelles sanctions visant son programme nucléaire et son secteur pétrolier.Il a créé la surprise en annonçant lundi la tenue de ces discussions, après des semaines de guerre des mots entre deux pays qui n’ont plus de relations diplomatiques depuis 45 ans.- “Ligne rouge” -Les Etats-Unis cherchent à mettre fin au programme nucléaire de l’Iran, qu’ils accusent de visées militaires, ce que Téhéran dément.Les deux parties sont déjà en désaccord sur le format des discussions: la Maison Blanche parle de négociations directes quand l’Iran insiste pour passer par l’intermédiaire des Omanais.Après son arrivée à Mascate, “M. Araghchi a présenté au ministre omanais (des Affaires étrangères, Badr bin Hamad Al Busaidi) les principes et positions de l’Iran concernant les pourparlers, en vue de leur transmission à l’autre partie”, a indiqué le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué.L’émissaire spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, en visite vendredi en Russie et qui devrait diriger la délégation américaine, a déclaré au Wall Street Journal que “la militarisation de la capacité nucléaire” de l’Iran était une “ligne rouge” pour Washington.”Notre position commence par le démantèlement de votre programme. C’est notre position aujourd’hui. Cela ne veut pas dire, qu’à la marge, nous n’allons pas trouver d’autres moyens pour tenter de parvenir à un compromis”, a-t-il dit. Le président américain, qui ne cesse de menacer d’attaquer l’Iran, a encore fait monter la pression mercredi en déclarant qu’une intervention militaire était “tout à fait” possible en cas d’absence d’accord.”S’il faut recourir à la force, nous recourrons à la force. Israël y sera bien évidemment très impliqué, il en sera le chef de file”, a averti M. Trump, un allié du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui agite régulièrement le spectre d’une attaque contre le programme nucléaire iranien perçu comme une menace contre son pays.”Je veux que l’Iran soit un pays merveilleux, grand et heureux. Mais il ne peut pas avoir d’arme nucléaire”, a prévenu vendredi M. Trump.Téhéran “cherche un accord sérieux et équitable”, a déclaré vendredi Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême iranien Ali Khamenei.- “Un peu d’oxygène” -Après le retrait de Washington de l’accord de 2015 et le rétablissement de sanctions américaines à son encontre, la République islamique d’Iran a pris ses distances avec le texte.Elle a accru son niveau d’enrichissement de l’uranium jusqu’à 60%, très au-dessus de la limite de 3,67% imposée par l’accord, se rapprochant du seuil de 90% nécessaire à la fabrication d’une bombe atomique. Pour Karim Bitar, enseignant à Sciences Po Paris, “les négociations ne se concentreront pas exclusivement (…) sur le programme nucléaire. L’accord devra inclure l’arrêt du soutien de l’Iran à ses alliés régionaux”.Les conflits à Gaza et au Liban ont attisé les tensions entre l’Iran et Israël, qui ont mené des attaques militaires réciproques pour la première fois après des années de guerre par procuration.Pour M. Bitar, “la seule et unique priorité est la survie du régime et, idéalement, l’obtention d’un peu d’oxygène, d’un allègement des sanctions, afin de relancer l’économie, car le régime est devenu assez impopulaire”.

Pourparlers attendus entre Téhéran et Washington sur fond de menaces américaines

Le chef de la diplomatie iranienne a déclaré samedi à Oman vouloir “un accord équitable et honorable” avant des discussions sur le dossier du nucléaire aux enjeux considérables avec les Etats-Unis, qui ont brandi la menace d’une opération militaire en cas d’échec.Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, est arrivé à Mascate en amont de ces pourparlers au plus haut niveau entre les deux pays ennemis depuis le retrait américain en 2018, sous la première présidence de Donald Trump, d’un accord conclu en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances pour encadrer son programme nucléaire en échange d’une levée des sanctions. “Nous avons l’intention de parvenir à un accord équitable et honorable, sur la base de l’égalité ”, a-t-il déclaré après son arrivée à Oman, pays voisin de l’Iran et médiateur historique entre la République islamique et les pays occidentaux, dans une vidéo diffusée par la télévision d’Etat iranienne.Affaibli par les revers infligés par Israël à ses alliés régionaux, le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza, l’Iran cherche à obtenir la levée des sanctions qui étranglent son économie.Le président Donald Trump a adopté une politique de “pression maximale” à l’égard de l’Iran et imposé de nouvelles sanctions visant son programme nucléaire et son secteur pétrolier.Il a créé la surprise en annonçant lundi la tenue de ces discussions, après des semaines de guerre des mots entre deux pays qui n’ont plus de relations diplomatiques depuis 45 ans.- “Ligne rouge” -Les Etats-Unis cherchent à mettre fin au programme nucléaire de l’Iran, qu’ils accusent de visées militaires, ce que Téhéran dément.Les deux parties sont déjà en désaccord sur le format des discussions: la Maison Blanche parle de négociations directes quand l’Iran insiste pour passer par l’intermédiaire des Omanais.Après son arrivée à Mascate, “M. Araghchi a présenté au ministre omanais (des Affaires étrangères, Badr bin Hamad Al Busaidi) les principes et positions de l’Iran concernant les pourparlers, en vue de leur transmission à l’autre partie”, a indiqué le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué.L’émissaire spécial de Donald Trump, Steve Witkoff, en visite vendredi en Russie et qui devrait diriger la délégation américaine, a déclaré au Wall Street Journal que “la militarisation de la capacité nucléaire” de l’Iran était une “ligne rouge” pour Washington.”Notre position commence par le démantèlement de votre programme. C’est notre position aujourd’hui. Cela ne veut pas dire, qu’à la marge, nous n’allons pas trouver d’autres moyens pour tenter de parvenir à un compromis”, a-t-il dit. Le président américain, qui ne cesse de menacer d’attaquer l’Iran, a encore fait monter la pression mercredi en déclarant qu’une intervention militaire était “tout à fait” possible en cas d’absence d’accord.”S’il faut recourir à la force, nous recourrons à la force. Israël y sera bien évidemment très impliqué, il en sera le chef de file”, a averti M. Trump, un allié du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui agite régulièrement le spectre d’une attaque contre le programme nucléaire iranien perçu comme une menace contre son pays.”Je veux que l’Iran soit un pays merveilleux, grand et heureux. Mais il ne peut pas avoir d’arme nucléaire”, a prévenu vendredi M. Trump.Téhéran “cherche un accord sérieux et équitable”, a déclaré vendredi Ali Shamkhani, un conseiller du guide suprême iranien Ali Khamenei.- “Un peu d’oxygène” -Après le retrait de Washington de l’accord de 2015 et le rétablissement de sanctions américaines à son encontre, la République islamique d’Iran a pris ses distances avec le texte.Elle a accru son niveau d’enrichissement de l’uranium jusqu’à 60%, très au-dessus de la limite de 3,67% imposée par l’accord, se rapprochant du seuil de 90% nécessaire à la fabrication d’une bombe atomique. Pour Karim Bitar, enseignant à Sciences Po Paris, “les négociations ne se concentreront pas exclusivement (…) sur le programme nucléaire. L’accord devra inclure l’arrêt du soutien de l’Iran à ses alliés régionaux”.Les conflits à Gaza et au Liban ont attisé les tensions entre l’Iran et Israël, qui ont mené des attaques militaires réciproques pour la première fois après des années de guerre par procuration.Pour M. Bitar, “la seule et unique priorité est la survie du régime et, idéalement, l’obtention d’un peu d’oxygène, d’un allègement des sanctions, afin de relancer l’économie, car le régime est devenu assez impopulaire”.

Joggeuse disparue: les enquêteurs “ratissent” une large zone dans la Vienne

Une vaste zone forestière de 100 km2 que les enquêteurs “ratissent”: d’importantes recherches pour retrouver une joggeuse de 28 ans disparue depuis jeudi ont repris samedi matin dans la Vienne, après un appel à témoins pour disparition inquiétante.Agathe Hilairet, coureuse expérimentée de frêle corpulence (1,65 m, 35 kg) qui pratique le trail, s’était élancée jeudi matin du domicile de ses parents à Vivonne. Son père a donné l’alerte en ne la voyant pas revenir, tandis que son téléphone ne répondait plus.Un important dispositif de recherches a été déployé jeudi après-midi, puis à nouveau vendredi sur une vaste zone incluant les communes de Vivonne, Voulon, Celle-Lévescault et Gençay.”La personne disparue n’a pas été retrouvée à cette heure. Les recherches continuent ce (samedi) matin”, a déclaré samedi Cyril Lacombe, procureur de la République à Poitiers, ajoutant qu’il communiquerait des éléments sur les investigations “en début d’après-midi”.”On a une centaine de gendarmes, accompagnés de 25 militaires, qui ratissent à nouveau”, a précisé à l’AFP une source proche de l’enquête.Le dispositif inclut également un hélicoptère avec caméra thermique, des plongeurs d’une brigade nautique, quatre dronistes, ainsi que des sapeurs-pompiers, des employés de l’Office français de la biodiversité (OFB), des bénévoles de la Protection civile ou encore des membres du club sportif où est inscrite la jeune femme.- “Difficile d’accès” -“On a défini une zone d’intérêt de 100 km2 au sud de Vivonne, une zone particulièrement difficile d’accès puisque c’est une zone forestière, avec énormément de sentiers. Donc j’ai des moyens tout-terrain”, a déclaré à la presse le colonel Philippe-Alexandre Assou du groupement de gendarmerie de la Vienne.Il a souligné que la participation des membres du club de joggeurs auquel appartient la jeune femme, qui “ont l’habitude du terrain” et des sentiers qu’elle empruntait habituellement, apporte une “plus-value énorme” aux enquêteurs. Des plongeurs sondent aussi la rivière Clain qui traverse la zone.Dans le cadre d’une enquête ouverte pour “disparition inquiétante”, le parquet de Poitiers avait diffusé vendredi un appel à témoins pour retrouver cette joggeuse, présentant une “taille très mince”, vêtue d’une tenue de jogging avec un short noir et un haut manches courtes de couleur sombre, et porteuse d’un sac de course. Elle avait les cheveux attachés et son téléphone accroché à son poignet.L’appareil a été localisé pour la dernière fois dans l’après-midi de jeudi dans un rayon de 250 mètres entre les lieux-dits “Les Grands Ormeaux” et “Le Champ Salaud” à Voulon, commune située à 10 km de Vivonne.- “Choc” -Sur l’application de géolocalisation sportive Strava, où elle partageait le résumé de ses sorties pouvant dépasser les 20 km parcourus, la jeune femme se décrit comme “adorant la course à pied”, qu’elle pratique “depuis (ses) 17 ans”.Après “plusieurs années d’arrêt”, elle disait avoir repris la course à pied en mai dans un message posté sur son compte Facebook.Pour Rose-Marie Bertaud, maire de Vivonne, les habitants de cette petite ville de 4.500 habitants sont dans “l’attente”.”C’est un choc pour la population, nous sommes une commune tranquille où il fait bon vivre”, a-t-elle déclaré à la presse. “Pour nous, c’est triste, d’autant plus que plus le temps passe, plus ça devient difficile de savoir ce qui a pu arriver à cette jeune fille.”Une vingtaine de témoignages ont commencé à affluer à la suite de la diffusion de l’appel à témoins, a précisé M. Assou. Les gendarmes de la brigade de recherche de Poitiers, épaulés par la section de recherche de Poitiers, s’attachent à les vérifier.”Toutes les pistes pour retrouver cette jeune femme sont explorées”, avait souligné vendredi le procureur Cyril Lacombe.

Les Gabonais élisent leur président après 19 mois de régime militaire

Les premiers électeurs ont commencé à voter samedi au Gabon, choisissant le nom de leur futur président entre huit bulletins, 19 mois après le coup d’Etat qui a marqué la chute de la dynastie Bongo.Des files d’attente s’étaient formées avant l’ouverture du bureau de l’école Pilote où doit voter le président de la transition, Brice Clotaire Oligui Nguema, ancien chef de la garde républicaine, meneur du putsch d’août 2023 et grand favori du scrutin.L’affluence est moindre au lycée Leon Mba, le plus grand centre de vote de la capitale, où, comme ailleurs le matériel électoral, isoloirs, bulletins et urnes, a été déployé avant le lever du jour. A l’entrée, les listes des électeurs, sur les murs, des affiches expliquant le parcours du vote.Aurèle Ossantanga Mouila, un croupier de 30 ans, est venu voter immédiatement après son service au casino d’Owendo (sud de la capitale), sa première participation à une présidentielle. Auparavant, il “n’avait pas confiance dans le régime “. “On a l’impression qu’on ne force pas les gens” à voter, dit le jeune homme, sa carte d’électeur vierge dans la poche de sa chemise blanche.Quelque 920.000 électeurs sont attendus jusqu’à 18H00 (17H00 GMT) dans 3.037 bureaux de vote pour ce scrutin à l’origine annoncé pour le mois d’août et finalement anticipé. Le régime de transition ayant opté pour un calendrier resserré, la campagne électorale n’a duré que 13 jours. La journée est fériée, les transports publics sont gratuits. Près de 2500 observateurs répartis en une cinquantaine de missions ont été accrédités par les autorités, qui ont promis un scrutin “libre et transparent”. Les résultats pourraient être publiés dès lundi, selon des sources au ministère de l’Intérieur.Omniprésent sur les panneaux d’affichage, dans les médias et sur les réseaux sociaux, le “président candidat” a largement dominé la brève campagne électorale face à sept concurrents quasiment invisibles, dont le dernier Premier ministre d’Ali Bongo (2009-2023), Alain-Claude Bilie By Nze. Revendiquant son bilan de “bâtisseur”, ce militaire de carrière qui avait promis de rendre le pouvoir aux civils au terme de la transition s’est prédit une “victoire historique”. Le scrutin doit marquer le retour à l’ordre constitutionnel dans ce pays riche en pétrole mais économiquement exsangue après des décennies de gabegie, de pillage et de gaspillage sous le régime de la famille Bongo.Chômage, pannes d’électricité, coupures d’eau, routes dégradées, transports publics insuffisants, manque d’écoles, hôpitaux défaillants… les défis sont nombreux et les attentes des 2,3 millions d’habitants très élevées.- “Victoire cash”-“Le 12 c’est le 12” et “Une victoire cash” sont les slogans les plus populaires des partisans de M. Oligui, qui a quitté son uniforme pour briguer un mandat de sept ans et se présente comme “le candidat du peuple”.Sa nouvelle plateforme, le “Rassemblement des bâtisseurs”, a reçu le soutien d’innombrables mouvements et associations qui l’ont accompagné dans une tournée triomphale à travers le pays, réunissant des foules enthousiastes, distribuant des casquettes, tee-shirts et pagnes à son effigie.Loin des grands shows de celui qui promet “l’essor vers la félicité”, les autres candidats ont mené des campagnes de terrain très discrètes, avec porte-à-porte et causeries. Alain-Claude Bilie By Nze, qui se présente comme son principal adversaire, s’est érigé en candidat de “la rupture totale”, accusant M. Oligui d’incarner la continuité du système, au vu de ses fonctions passées auprès des Bongo.A la veille du scrutin, plusieurs associations ont appelé les électeurs à se mobiliser. En novembre dernier, de nombreux électeurs ne s’étaient pas déplacés pour le référendum sur la nouvelle constitution, finalement adoptée avec 91,64% de “oui” et un taux de participation de 54,18%, selon les chiffres officiels.La nouvelle loi électorale prévoit un affichage des procès-verbaux dans chaque bureau de vote et dans chaque commission de centralisation des résultats. Disposition héritée de l’ancien code électoral, les bulletins de vote seront incinérés dans chacun des bureaux de vote après dépouillement.