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Ligue 1: Monaco assomme l’OM et sa triste défense

Supérieur dans tous les domaines, Monaco a très logiquement et très nettement battu Marseille (3-0) samedi au Stade Louis II, un succès qui lui permet de reprendre la deuxième place à son adversaire du jour, dont les rêves de Ligue des champions sont en péril.Entre les soucis défensifs récurrents de l’OM et la fragilité constante des gardiens monégasques, les inquiétudes étaient équitablement réparties avant ce match aux airs de finale pour la deuxième place.Mais si Monaco n’a pas été irrésistible et n’a pas toujours dégagé une grande sérénité, ses problèmes sont apparus bien moins insolubles que ceux de l’OM, qui vient d’encaisser 11 buts en quatre matches (une victoire et trois défaites) et ne pourra pas aller bien loin avec un tel bilan défensif.Au classement, Monaco reprend donc en tous cas la deuxième place, avec un point d’avance sur l’OM (3e), qui n’avance plus avec six points seulement en sept matches et se retrouve désormais menacé par Strasbourg (4e), Lyon, Nice et Lille n’étant pas très loin non plus.Toujours obligé de bricoler, Roberto De Zerbi avait pourtant essayé d’innover samedi en titularisant Ulisses Garcia et Jonathan Rowe, sans doute pour apporter un peu de vitesse, derrière et devant.- Marseille cède vite -Par ses courses, l’attaquant anglais a d’ailleurs un temps perturbé l’arrière-garde monégasque, à peine moins fébrile que celle de l’OM. Mais après une première demi-heure équilibrée et prudente, marquée donc par la fragilité défensive évidente des deux équipes, Monaco s’est un peu installé dans le camp adverse.Et il a alors suffi de très peu de choses pour faire céder le nouvel édifice brinquebalant concocté par De Zerbi, décidément terriblement handicapé par l’absence de Leonardo Balerdi.A la 34e minute, Takumi Minamino a ainsi ouvert le score au bout d’une action confuse, sur laquelle Mika Biereth aura été plus combatif que toute la défense marseillaise réunie (1-0).L’OM, qui n’en finit plus d’encaisser des buts, a donc craqué dès qu’il a été menacé et ce défaut, perceptible dès le début de saison, est devenu un véritable boulet, peut-être rédhibitoire pour une équipe aux ambitions européennes.Car au retour des vestiaires, l’ASM, pourtant pas spécialement tranchante, a encore facilement trouvé l’ouverture. Breel Embolo et Wilfried Singo ont d’abord été dangereux sur corner, avant un petit miracle de Geronimo Rulli devant Maghnes Akliouche (57e).- Même Köhn brille -Mais deux minutes plus tard, alors que l’équipe de De Zerbi ne parvenait plus depuis plusieurs minutes à sortir le ballon de ses 30 mètres, Embolo a profité d’une belle passe de Vanderson pour punir l’OM de toutes ses insuffisances (2-0, 58e).A dix minutes de la fin, Monaco a enfoncé le clou sur un penalty superbement frappé par Denis Zakaria (3-0, 82e) et obtenu à l’issue d’une nouvelle action où la défense de l’OM a fait à peu près n’importe quoi, jusqu’à ce que Rulli soit sanctionné pour avoir attrapé Embolo par le col.Pour avoir une chance de s’en sortir avec de telles faiblesses derrière, il aurait fallu que les Marseillais soient impitoyables devant et profitent du manque de confiance de Philipp Köhn. Mais ils ont au contraire fait briller le gardien suisse, auteur de plusieurs arrêts, et l’ont même épargné à la 42e minute quand Luis Henrique a manqué une volée facile, qui aurait peut-être permis à l’OM de revenir dans le match.Au bout du compte, les Marseillais ont été conspués par leurs supporters, venus en nombre à Louis II et tous, joueurs et membres du staff, sont repartis tête basse. A Monaco au contraire, on bombe le torse; l’équipe de la Principauté est deuxième et plus très loin de la Ligue des champions.

Pourparlers sur le nucléaire: Téhéran affirme que Washington veut un accord “dans les plus brefs délais”

Les Etats-Unis veulent un accord “dans les plus brefs délais”, a déclaré samedi le chef de la diplomatie iranienne à l’issue de rares pourparlers sur le programme nucléaire iranien, après les menaces du président Donald Trump de recourir à une opération militaire en l’absence de compromis.Après avoir échangé brièvement avec l’émissaire du président américain Donald Trump, Steve Witkoff, lors de discussions indirectes dans la capitale omanaise Mascate, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que les discussions reprendraient “samedi prochain”.”La partie américaine a également déclaré que l’accord souhaité est celui qui peut être atteint dans les plus brefs délais, mais cela ne sera pas facile et nécessitera la volonté des deux parties”, a-t-il dit à la télévision d’Etat iranienne.”Lors de la réunion (d’aujourd’hui), je pense que nous nous sommes beaucoup rapprochés d’une base de négociation (…). Ni nous ni l’autre partie ne voulons de négociations infructueuses, de discussions pour le simple plaisir de discuter, d’une perte de temps et de négociations qui s’éternisent”, a-t-il ajouté. Les discussions se sont déroulées dans “une atmosphère cordiale”, a affirmé pour sa part le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Boussaïdi, qui a servi de médiateur pendant les échanges. Les Américains avaient appelé à des discussions directes.Les discussions se sont déroulées dans “une atmosphère constructive basée sur le respect mutuel”, a déclaré le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué précisant que les deux responsables avaient eu un échange direct pendant “quelques minutes”.Adversaires de longue date, Iraniens et Américains ont tenté de parvenir à un nouvel accord sur le nucléaire après le retrait des Etats-Unis du précédent texte, décidé par Donald Trump lors de son premier mandat en 2018. “Nous avons l’intention de parvenir à un accord équitable et honorable, sur la base de l’égalité ”, a déclaré M. Araghchi après son arrivée à Oman, pays médiateur historique entre l’Iran et les pays occidentaux. Affaibli par les revers infligés par Israël à ses alliés, le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza, l’Iran cherche à obtenir la levée des sanctions qui étranglent son économie.Donald Trump a adopté une politique de “pression maximale” à l’égard de l’Iran et imposé de nouvelles sanctions visant son programme nucléaire et son secteur pétrolier. Il a créé la surprise en annonçant lundi la tenue de ces discussions, après des semaines de joutes verbales entre deux pays qui n’ont plus de relations diplomatiques depuis 45 ans.- “Ligne rouge” -Les Etats-Unis cherchent à mettre fin au programme nucléaire de l’Iran, qu’ils accusent de visées militaires, ce que Téhéran dément.M. Witkoff, en visite vendredi en Russie, a déclaré au Wall Street Journal que “la militarisation de la capacité nucléaire” de l’Iran était une “ligne rouge” pour Washington.”Notre position commence par le démantèlement de votre programme. C’est notre position aujourd’hui. Cela ne veut pas dire, qu’à la marge, nous n’allons pas trouver d’autres moyens pour tenter de parvenir à un compromis”, a-t-il dit. M. Trump a lui déclaré mercredi qu’une intervention militaire était “tout à fait” possible en cas d’absence d’accord. “S’il faut recourir à la force, nous recourrons à la force. Israël y sera bien évidemment très impliqué”, a averti M. Trump, un allié du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui agite régulièrement le spectre d’une attaque contre le programme nucléaire iranien perçu comme une menace contre son pays.”Je veux que l’Iran soit un pays merveilleux, grand et heureux. Mais il ne peut pas avoir d’arme nucléaire”, a prévenu vendredi M. Trump.- “Un peu d’oxygène” -Après le retrait de Washington de l’accord de 2015 et le rétablissement de sanctions américaines à son encontre, la République islamique d’Iran a pris ses distances avec le texte.Elle a accru son niveau d’enrichissement de l’uranium jusqu’à 60%, très au-dessus de la limite de 3,67% imposée par l’accord, se rapprochant du seuil de 90% nécessaire à la fabrication d’une bombe atomique. Les conflits à Gaza et au Liban ont attisé les tensions entre l’Iran et Israël, qui ont mené des attaques militaires réciproques pour la première fois après des années de guerre par procuration.Pour Karim Bitar, enseignant à Sciences Po Paris, “la seule et unique priorité est la survie du régime et, idéalement, l’obtention d’un peu d’oxygène, d’un allègement des sanctions, afin de relancer l’économie, car le régime est devenu assez impopulaire”.  

Pourparlers sur le nucléaire: Téhéran affirme que Washington veut un accord “dans les plus brefs délais”

Les Etats-Unis veulent un accord “dans les plus brefs délais”, a déclaré samedi le chef de la diplomatie iranienne à l’issue de rares pourparlers sur le programme nucléaire iranien, après les menaces du président Donald Trump de recourir à une opération militaire en l’absence de compromis.Après avoir échangé brièvement avec l’émissaire du président américain Donald Trump, Steve Witkoff, lors de discussions indirectes dans la capitale omanaise Mascate, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que les discussions reprendraient “samedi prochain”.”La partie américaine a également déclaré que l’accord souhaité est celui qui peut être atteint dans les plus brefs délais, mais cela ne sera pas facile et nécessitera la volonté des deux parties”, a-t-il dit à la télévision d’Etat iranienne.”Lors de la réunion (d’aujourd’hui), je pense que nous nous sommes beaucoup rapprochés d’une base de négociation (…). Ni nous ni l’autre partie ne voulons de négociations infructueuses, de discussions pour le simple plaisir de discuter, d’une perte de temps et de négociations qui s’éternisent”, a-t-il ajouté. Les discussions se sont déroulées dans “une atmosphère cordiale”, a affirmé pour sa part le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Boussaïdi, qui a servi de médiateur pendant les échanges. Les Américains avaient appelé à des discussions directes.Les discussions se sont déroulées dans “une atmosphère constructive basée sur le respect mutuel”, a déclaré le ministère iranien des Affaires étrangères dans un communiqué précisant que les deux responsables avaient eu un échange direct pendant “quelques minutes”.Adversaires de longue date, Iraniens et Américains ont tenté de parvenir à un nouvel accord sur le nucléaire après le retrait des Etats-Unis du précédent texte, décidé par Donald Trump lors de son premier mandat en 2018. “Nous avons l’intention de parvenir à un accord équitable et honorable, sur la base de l’égalité ”, a déclaré M. Araghchi après son arrivée à Oman, pays médiateur historique entre l’Iran et les pays occidentaux. Affaibli par les revers infligés par Israël à ses alliés, le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza, l’Iran cherche à obtenir la levée des sanctions qui étranglent son économie.Donald Trump a adopté une politique de “pression maximale” à l’égard de l’Iran et imposé de nouvelles sanctions visant son programme nucléaire et son secteur pétrolier. Il a créé la surprise en annonçant lundi la tenue de ces discussions, après des semaines de joutes verbales entre deux pays qui n’ont plus de relations diplomatiques depuis 45 ans.- “Ligne rouge” -Les Etats-Unis cherchent à mettre fin au programme nucléaire de l’Iran, qu’ils accusent de visées militaires, ce que Téhéran dément.M. Witkoff, en visite vendredi en Russie, a déclaré au Wall Street Journal que “la militarisation de la capacité nucléaire” de l’Iran était une “ligne rouge” pour Washington.”Notre position commence par le démantèlement de votre programme. C’est notre position aujourd’hui. Cela ne veut pas dire, qu’à la marge, nous n’allons pas trouver d’autres moyens pour tenter de parvenir à un compromis”, a-t-il dit. M. Trump a lui déclaré mercredi qu’une intervention militaire était “tout à fait” possible en cas d’absence d’accord. “S’il faut recourir à la force, nous recourrons à la force. Israël y sera bien évidemment très impliqué”, a averti M. Trump, un allié du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui agite régulièrement le spectre d’une attaque contre le programme nucléaire iranien perçu comme une menace contre son pays.”Je veux que l’Iran soit un pays merveilleux, grand et heureux. Mais il ne peut pas avoir d’arme nucléaire”, a prévenu vendredi M. Trump.- “Un peu d’oxygène” -Après le retrait de Washington de l’accord de 2015 et le rétablissement de sanctions américaines à son encontre, la République islamique d’Iran a pris ses distances avec le texte.Elle a accru son niveau d’enrichissement de l’uranium jusqu’à 60%, très au-dessus de la limite de 3,67% imposée par l’accord, se rapprochant du seuil de 90% nécessaire à la fabrication d’une bombe atomique. Les conflits à Gaza et au Liban ont attisé les tensions entre l’Iran et Israël, qui ont mené des attaques militaires réciproques pour la première fois après des années de guerre par procuration.Pour Karim Bitar, enseignant à Sciences Po Paris, “la seule et unique priorité est la survie du régime et, idéalement, l’obtention d’un peu d’oxygène, d’un allègement des sanctions, afin de relancer l’économie, car le régime est devenu assez impopulaire”.  

Paris-Roubaix féminin: la Reine s’appelle Pauline Ferrand-Prévot

Coup d’essai, coup de maître. Pauline Ferrand-Prévot, qui disputait à 33 ans son premier Paris-Roubaix, a signé samedi le premier succès d’une Française dans la Reine des classiques, signant son grand retour sur la route.Et quel succès ! Malade les deux jours précédents la course, victime d’une chute à 53 kilomètres la ligne la contraignant à une longue course-poursuite, la Rémoise a dompté les pavés autant qu’elle a dégoûté la concurrence, à commencer par la favorite Lotte Kopecky.La Belge, lauréate sortante, n’a pu que constater la supériorité de Ferrand-Prévot qu’elle avait devancée une semaine plus tôt pour remporter le Tour des Flandres.Malgré une course ultra offensive ponctuée de trois attaques sur les poussiéreux secteurs pavés du Nord, la championne du monde a dû s’incliner face à “PFP” qui a attaqué à 25 kilomètres du but pour s’imposer en solitaire, avec environ une minute d’avance sur l’Italienne Laetizia Borghesi et la Néerlandaise Lorena Wiebes.A 33 ans, de retour sur la route cette saison après une parenthèse de sept ans consacrée au VTT, “PFP” peut se féliciter de ce choix de revenir sur le bitume dans l’optique d’une victoire sur le Tour de France “dans les deux ou trois saisons à venir”.”Pour mon retour, faire +3+ aux Strade Bianche, +2+ au Tour de Flandres et gagner Roubaix, je ne m’y attendais pas, je n’étais même pas prévue sur le Tour de Flandres et Roubaix. Mais je me sentais bien et je voulais essayer, aussi pour préparer la première étape du Tour de France qui s’annonce agitée”, s’est-elle félicitée à l’arrivée.- Objectif Tour de France -Athlète polyvalente, elle ajoute un nouveau succès de prestige à un palmarès long comme le bras.Championne olympique de VTT en 2024 à Paris, championne du monde de cyclo-cross en 2015 et sur route en 2014, elle visera donc cet été un premier succès sur la Grande Boucle.”Le Tour constitue le but principal de la saison, je veux y être à 100%, le gagner dans les deux-trois ans. On est sur le bon chemin, on construit quelque chose de solide avec l’équipe” Visma-Lease a Bike, a-t-elle déclaré.”Gagner Roubaix… Je suis super heureuse mais je ne réalise pas, c’est peut-être ma plus belle victoire a encore dit Ferrand-Prévot, incrédule quelques minutes après son exploit.”On avait fait une première reconnaissance des pavés mercredi, les filles allaient si vite qu’elles me lâchaient presque. Ce matin, je n’étais pas encore sûre de prendre la départ. Mais je me suis dit que j’allais faire de mon mieux pour aider (sa coéquipière néerlandaise) Marianne Vos à s’imposer”, a-t-elle raconté, le visage noirci par la poussière.Elle devient la première Française à s’imposer dans la version féminine de la Reine des classiques dont c’était la cinquième édition.Hommes et femmes confondus, elle succède à Frédéric Guesdon, dernier Français à avoir soulevé le lourd pavé de vainqueur, en 1997.”C’était ma première fois à Roubaix mais ce sera peut-être la dernière tellement ça a été dur. J’ai juste essayé de survivre dans les secteurs pavés, j’ai chuté et j’ai dû chasser pour revenir. Après je suis passée à l’attaque”, a encore dit Ferrand-Prévot.”Mon petit ami (Dylan van Baarle qui disputera l’épreuve messieurs dimanche) a gagné ici il y a trois ans, là c’est moi. On va avoir deux pavés à la maison, c’est sympa”.

Discothèque effondrée à Saint-Domingue: nouveau bilan de 225 morts, les corps rendus aux familles

Le bilan de l’effondrement d’une discothèque à Saint-Domingue est encore monté, passant à 225 morts, dont tous les corps ont été rendus à leurs proches, ont annoncé samedi les autorités. Le toit du club nocturne Jet Set s’est effondré à 00h44 (04h44 GMT) le 8 avril, alors que le célèbre chanteur de merengue Rubby Pérez se produisait sur scène. Il est également décédé sur place.”Il y a 221 morts de la zone zéro (lieu du drame) et quatre qui proviennent des hôpitaux”, a déclaré lors d’une conférence de presse samedi matin le ministre de la Santé publique Victor Atallah. Il a souligné que le bilan pourrait encore s’alourdir, des patients étant toujours entre la vie et la mort. Considérée comme la plus grande tragédie du siècle en République Dominicaine, la catastrophe dépasse, en terme de bilan humain, l’incendie en 2005 d’une prison à Higuey, dans l’est du pays, qui avait coûté la vie à 136 détenus.Le ministre a aussi affirmé que “tous les corps ont été rendus” aux proches des victimes, mettant ainsi fin à leur longue attente devant la morgue. Depuis mardi, des dizaines de personnes étaient agglutinées devant l’établissement. Samedi, cette foule avait disparu, selon des images de la télévision. Le gouvernement avait annoncé avoir embauché vendredi 12 médecins légistes pour effectuer le processus d’identification et les autopsies, afin d’accélérer le processus de remise des corps aux familles.  – “Explosion” -Une veillée rassemblant des dizaines de personnes a été improvisée dans la soirée de vendredi près de la boîte de nuit. “Une fleur peinte pour chaque ange là-haut. Que leur repos soit éternel, nous nous souviendrons d’eux ici et nous ferons l’écho de cette grande injustice qui doit être expliquée”, peut-on lire sur un autel.”C’est la plus grande tragédie que j’ai pu voir au cours des années que j’ai vécues. Les gens criaient: +Sortons d’ici, je suis vivante, aidez-moi+ !'”, a raconté Arlenne Matos, 47 ans, une voisine du quartier, après avoir prié en larmes devant cet autel. Elle était chez elle le jour du drame et se souvient que le sinistre a provoqué un “tremblement”, une “explosion”, mais elle n’a compris ce qui se passait qu’au lever du jour.”C’était trop déchirant”, ajoute-t-elle. Des connaissances ont assisté au concert mais sont parties avant que la tragédie ne se produise. “Dieu leur a donné la chance de vivre”, dit-elle.Régulièrement, des véhicules s’arrêtent devant l’autel. Leurs occupants observent la zone du désastre, se recueillent quelques instant. D’autres s’approchent pour déposer des bougies blanches, des ballons noirs et blancs, des fleurs ou des messages.Parmi les victimes décédées figurent notamment un couple de Français résidant en République dominicaine et un Italien. Washington, qui a présenté “ses plus sincères condoléances” au président Luis Abinader, a annoncé vendredi le décès de “plusieurs citoyens américains”, sans donner de chiffre. La presse a fait état d’un Kényan, d’un Haïtien et de Vénézuéliens tués.”Le peuple dominicain est en deuil avec l’énorme quantité de décès (…) Nous sommes très tristes”, a affirmé vendredi le président Luis Abinader à la presse. Il a souligné qu’il fallait “des réponses à ce qui s’est passé. Pourquoi cela s’est passé. Comment cela s’est passé. En attendant, nous allons pleurer les nôtres, et ensuite trouver ces réponses”.