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Sony annonce une hausse des prix de sa PlayStation 5 dans plusieurs régions

Le géant japonais du divertissement Sony a annoncé une hausse du prix de plusieurs modèles de sa console de jeux vidéo PlayStation 5 (PS5) sur certains marchés, excluant pour l’instant les États-Unis, en raison de conditions économiques mondiales jugées “difficiles”.”Dans un contexte économique difficile, marqué par une forte inflation et des taux de change fluctuants”, Sony a décidé “d’augmenter le prix de vente recommandé (PAV) de la console PlayStation 5 sur certains marchés d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique (EMEA), d’Australie et de Nouvelle-Zélande”, explique le groupe dans un billet publié dimanche sur le blog PlayStation.Le prix de la PS5 en édition numérique, qui ne dispose pas de lecteur de disque, augmentera de plus de 10% en Europe, au Royaume-Uni et en Australie, a précisé la société lundi à l’AFP.En Europe, le prix de l’édition numérique de la console coûtera désormais 499,99 euros, selon Sony, soit une augmentation d’environ 11% par rapport à son prix initial (449,99 euros).Parmi les régions concernées, Sony a annoncé une hausse des prix de la PS5 au Royaume-Uni, en Nouvelle-Zélande et en Australie, touchant à la fois l’édition numérique et le modèle avec lecteur Blu-ray. En revanche, le prix du lecteur de disque vendu séparément sera revu en baisse.Tous ces ajustements de prix entrent en vigueur dès ce lundi, a indiqué Sony, en précisant que le tarif de la PlayStation Pro, plus chère et plus performante, lancée en novembre, ne sera pas modifié.Cette hausse de prix a été décidée alors que les droits de douane imposés par le président américain Donald Trump ont déstabilisé les marchés mondiaux et menacent de désorganiser les chaînes de production de l’industrie électronique en Asie.Au lendemain d’exemptions sur les produits high-tech annoncées par les Etats-Unis, le président Trump a averti dimanche qu’aucun pays n’était “tiré d’affaire” face à son offensive douanière, “surtout pas la Chine” qu’il a de nouveau attaquée, au lendemain d’exemptions sur les produits high-tech annoncées par les États-Unis.Renforçant l’incertitude, M. Trump a ajouté qu’il annoncerait “dans la semaine” de nouveaux droits de douane sur les semi-conducteurs entrant aux Etats-Unis.

Guerre en Ukraine : à Poltava, les naufragées du système psychiatrique

La nuit, quand les drones et les missiles russes percent le ciel et que la défense antiaérienne ukrainienne se met à tonner, Olga Klimova dort profondément, loin de chez elle, dans la chambre bondée d’un hôpital psychiatrique.”Je prends les médicaments, je dors, je n’entends rien”, s’amuse cette femme édentée au rire lumineux.Internée à Poltava, dans le centre de l’Ukraine, Mme Klimova, 44 ans, souffre de schizophrénie, une pathologie aux symptômes très variables qui cause fréquemment des troubles du sommeil.Dans ses rêves, quand elle dort, Olga Klimova dit voir son village de Kysselivka, dans la région de Kherson (sud), d’où elle a été évacuée après le début, il y a trois ans, de l’invasion russe.Elle affirme n’avoir “aucune nouvelle” de ses proches restés là-bas, comme “sa vieille tante”, et attend “la fin de la guerre” pour les retrouver. – Saturation -Selon des médecins interrogés par l’AFP, la guerre a entraîné l’évacuation de milliers de patients d’hôpitaux psychiatriques ukrainiens. Ils font partie des 4,6 millions de déplacés internes recensés par Kiev.Parallèlement, la brutalité inouïe du conflit déclenche de nouveaux troubles psychiques, chez les militaires et civils : stress post-traumatique, dépressions, tendances suicidaires et autres maladies.D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), 9,6 millions d’Ukrainiens sont à risque ou vivent avec un problème de santé mentale, soit près d’un quart de la population d’avant-guerre.Le système psychiatrique public, déjà vétuste et sous-financé avant 2022, se retrouve engorgé. A Poltava, le psychiatre Oles Telioukov, 56 ans, confirme avoir “davantage de travail” et sait qu’il en aura “encore plus” quand le conflit se terminera. Mi-mars, son unité pour femmes prévue pour 40 patientes en comptait 47. Les hospitalisations y durent généralement quelques semaines pour traiter “les crises aiguës”. La plupart des malades sont ensuite redirigées vers des psychologues et travailleurs sociaux. Seules quelques naufragées restent longtemps.- Rechutes -Environ 10% des 712 patients de l’hôpital psychiatrique de Poltava étaient, mi-mars, des déplacés, principalement des régions dévastées de Kherson, Donetsk, Lougansk et Kharkiv.Parmi eux, il y a des évacués de Kherson, une ville bombardée constamment par la Russie depuis sa libération par l’armée ukrainienne en novembre 2022.Ces violences, selon M. Telioukov, peuvent exacerber des maladies mentales existantes. La ruine causée par l’invasion entrave aussi l’accès aux traitements, souvent onéreux et importés, pour stabiliser les pathologies et éviter les rechutes.Atteinte de schizophrénie, Olga Beketova, 49 ans, raconte avoir été victime des grandes pénuries du début de la guerre. Pendant plusieurs semaines, elle n’a plus eu de médicaments.En mai 2022, elle a fait une crise à son domicile et a été hospitalisée à Kherson, puis évacuée à Poltava. Le regard figé, Mme Beketova raconte lentement avoir eu en 2024 un AVC qu’elle attribue “à toute cette angoisse”.    – “Petites flammes” –Le médecin français Christian Carrer est le fondateur de l’organisation humanitaire AICM, qui aide 257 établissements médicaux ukrainiens, dont 15 hôpitaux psychiatriques.En mars, son ONG a livré à celui de Poltava des vivres, du matériel et des traitements pour “l’épilepsie, les crises générales et de schizophrénie” et pour restaurer “les cycles du sommeil et des repas”.Faute de moyens, observe Christian Carrer, des psychiatres ukrainiens “endorment” leurs patients avec des sédatifs inappropriés. “Là, on a livré des produits qui diminuent les effets de la schizophrénie, ou de toute tendance dangereuse, mais sans abrutir”, explique-t-il.L’Ukraine a entamé en 2017 une modernisation de son système de santé. Interrompue par la guerre, cette réforme n’a pas atteint les hôpitaux psychiatriques, toujours organisés à la soviétique, en grandes chambrées de dizaines de patients, témoigne M. Carrer. Beaucoup de malades – adultes comme enfants – y passent leurs journées allongés, sans activité. Christian Carrer les appelle “les petites flammes” : “Des gens qui sont là sans être là.”  – “Déstigmatiser” -Dans son bureau, le docteur Telioukov évoque deux militaires qu’il a soignées : l’une traumatisée par un bombardement à Poltava en septembre 2024 (59 morts), l’autre par six mois de détention dans une prison russe. Il pense que cette dernière a subi des violences sexuelles, comme de nombreux prisonniers ukrainiens. Cependant, “elle ne s’est pas confiée entièrement”.Le médecin montre les salles dont il a la charge. Elles ne portent pas de numéros, comme souvent, mais des noms de couleurs. “C’est pour dé-sti-gma-ti-ser, se débarrasser de la bureaucratie !”, lance l’énergique psychiatre.Dans la salle “Rose”, on cherche Olga Klimova pour lui dire au revoir. On la retrouve alitée, au fond à gauche, entourée d’une dizaine de patientes. Quand elle aperçoit l’équipe de l’AFP, elle lève la main et fait un grand sourire.

Droits de douane: Trump avertit qu’aucun pays n’est “tiré d’affaire”

Donald Trump a averti dimanche qu’aucun pays n’était “tiré d’affaire” face à son offensive douanière, “surtout pas la Chine” qu’il a de nouveau attaquée, au lendemain d’exemptions sur les produits high-tech annoncées par les Etats-Unis qui suscitaient le soulagement des marchés financiers, lundi.”PERSONNE n’est tiré d’affaire (…), surtout pas la Chine qui, de loin, nous traite le plus mal”, a tonné le président républicain sur son réseau social Truth.La mise en garde de Donald Trump intervient au lendemain d’une exemption de surtaxes – jusqu’à 145% pour la Chine – accordée par les autorités américaines sur les produits high-tech, smartphones et ordinateurs en tête, ainsi que sur les semi-conducteurs.Le dirigeant américain a toutefois déclaré dimanche qu’il annoncerait “dans la semaine” de nouvelles surtaxes sur les semi-conducteurs entrant aux Etats-Unis, qui “seront en place dans un avenir pas trop lointain”.Concernant les smartphones et autres appareils électroniques, “ce sera annoncé très bientôt, nous allons en discuter, mais nous allons aussi parler aux entreprises”, a ajouté le dirigeant sans donner de précisions, à bord de l’avion Air Force One. “Vous savez, il faut montrer une certaine flexibilité” pour “certains produits”, a-t-il ajouté.Plus tôt dans la journée, son ministre du Commerce Howard Lutnick avait évoqué des droits de douane sectoriels spécifiques à venir sur les semi-conducteurs, “probablement dans un mois ou deux”, ainsi que sur les produits pharmaceutiques.”Nous ne pouvons pas nous reposer sur la Chine pour des choses fondamentales dont on a besoin. Nos médicaments et nos semi-conducteurs doivent être produits en Amérique”, a avancé M. Lutnick lors d’un entretien à la chaîne ABC.Malgré cet avertissement, les marchés mondiaux étaient réconfortés par l’infléchissement sur les surtaxes imposées aux produits high-tech. Les Bourses d’Asie ont grimé  lundi, tout comme les places européennes. Vers 07H05 GMT, dans les premiers échanges, Paris gagnait 2,1%, Francfort 2,1%, Milan 2% et Londres 1,6%.- “Petit pas” -Si le ministère du Commerce chinois a reconnu le “petit pas” fait par Washington sur les produits high-tech, “nous exhortons les Etats-Unis à (…) faire un grand pas pour corriger leurs erreurs, annuler complètement la mauvaise pratique des droits de douane réciproques et revenir sur le droit chemin du respect mutuel”, a déclaré un porte-parole dimanche dans un communiqué.Le protectionnisme “ne mène nulle part”, a répété le président chinois Xi Jinping, dans des propos rapportés lundi par l’agence officielle Chine Nouvelle.”Nos deux pays doivent fermement préserver le système commercial multilatéral, la stabilité des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales ainsi qu’un environnement international d’ouverture et de coopération”, a souligné le dirigeant, qui a entamé lundi une visite au Vietnam.Tout en continuant à assommer la Chine, Donald Trump a semblé donner un peu de répit aux autres partenaires commerciaux des Etats-Unis, en les délestant mercredi pour 90 jours de ses taxes douanières annoncées avant et en ne leur ajoutant plus que 10% de droits de douane.Aux 145% de surtaxes cumulées imposées par Donald Trump aux produits chinois depuis son retour à la Maison Blanche, hors dispenses, Pékin a riposté en faisant bondir ses droits de douane à 125% depuis samedi.- Bond des exportations -Dans une première critique de l’offensive douanière de Donald Trump la veille, Pékin s’était posé en défenseur des pays pauvres en rendant public un appel avec la directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) Ngozi Okonjo-Iweala, au cours duquel la Chine avait mis en garde contre “les graves préjudices” qu’allaient infliger ces surtaxes aux pays en développement, “en particulier aux moins développés d’entre eux”. Elles “pourraient même déclencher une crise humanitaire”, avait estimé le ministre chinois du Commerce Wang Wentao.Malgré ces vives tensions commerciales entre les deux premières puissances économiques mondiales, Donald Trump se disait vendredi “optimiste” sur un accord commercial avec Pékin.Les Etats-Unis absorbent 16,4% du total des exportations chinoises, pour un total d’échanges de 500 milliards de dollars, selon les données de Pékin, largement déficitaires pour les Etats-Unis.Les exportations chinoises vers l’ensemble du monde ont d’ailleurs bondi de plus de 12% en mars, selon des données officielles publiées lundi, traduisant une augmentation des expéditions peu avant l’entrée en vigueur des droits de douane astronomiques de Washington.C’est dans ce contexte ultra-conflictuel que le président chinois Xi Jinping a entamé une tournée en Asie du Sud-Est. Après le Vietnam, il se rendra en Malaisie et au Cambodge, pour renforcer les relations commerciales de son pays et le faire apparaître comme un partenaire de confiance.La place de l’Asie du Sud-Est est centrale pour les exportations chinoises: en 2024, les pays du bloc régional, l’Asean, Vietnam et Malaisie en tête, ont été leurs premiers destinataires avec 586,5 milliards de dollars de biens au total, selon les données des douanes chinoises. 

Droits de douane: Trump avertit qu’aucun pays n’est “tiré d’affaire”

Donald Trump a averti dimanche qu’aucun pays n’était “tiré d’affaire” face à son offensive douanière, “surtout pas la Chine” qu’il a de nouveau attaquée, au lendemain d’exemptions sur les produits high-tech annoncées par les Etats-Unis qui suscitaient le soulagement des marchés financiers, lundi.”PERSONNE n’est tiré d’affaire (…), surtout pas la Chine qui, de loin, nous traite le plus mal”, a tonné le président républicain sur son réseau social Truth.La mise en garde de Donald Trump intervient au lendemain d’une exemption de surtaxes – jusqu’à 145% pour la Chine – accordée par les autorités américaines sur les produits high-tech, smartphones et ordinateurs en tête, ainsi que sur les semi-conducteurs.Le dirigeant américain a toutefois déclaré dimanche qu’il annoncerait “dans la semaine” de nouvelles surtaxes sur les semi-conducteurs entrant aux Etats-Unis, qui “seront en place dans un avenir pas trop lointain”.Concernant les smartphones et autres appareils électroniques, “ce sera annoncé très bientôt, nous allons en discuter, mais nous allons aussi parler aux entreprises”, a ajouté le dirigeant sans donner de précisions, à bord de l’avion Air Force One. “Vous savez, il faut montrer une certaine flexibilité” pour “certains produits”, a-t-il ajouté.Plus tôt dans la journée, son ministre du Commerce Howard Lutnick avait évoqué des droits de douane sectoriels spécifiques à venir sur les semi-conducteurs, “probablement dans un mois ou deux”, ainsi que sur les produits pharmaceutiques.”Nous ne pouvons pas nous reposer sur la Chine pour des choses fondamentales dont on a besoin. Nos médicaments et nos semi-conducteurs doivent être produits en Amérique”, a avancé M. Lutnick lors d’un entretien à la chaîne ABC.Malgré cet avertissement, les marchés mondiaux étaient réconfortés par l’infléchissement sur les surtaxes imposées aux produits high-tech. Les Bourses d’Asie ont grimé  lundi, tout comme les places européennes. Vers 07H05 GMT, dans les premiers échanges, Paris gagnait 2,1%, Francfort 2,1%, Milan 2% et Londres 1,6%.- “Petit pas” -Si le ministère du Commerce chinois a reconnu le “petit pas” fait par Washington sur les produits high-tech, “nous exhortons les Etats-Unis à (…) faire un grand pas pour corriger leurs erreurs, annuler complètement la mauvaise pratique des droits de douane réciproques et revenir sur le droit chemin du respect mutuel”, a déclaré un porte-parole dimanche dans un communiqué.Le protectionnisme “ne mène nulle part”, a répété le président chinois Xi Jinping, dans des propos rapportés lundi par l’agence officielle Chine Nouvelle.”Nos deux pays doivent fermement préserver le système commercial multilatéral, la stabilité des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales ainsi qu’un environnement international d’ouverture et de coopération”, a souligné le dirigeant, qui a entamé lundi une visite au Vietnam.Tout en continuant à assommer la Chine, Donald Trump a semblé donner un peu de répit aux autres partenaires commerciaux des Etats-Unis, en les délestant mercredi pour 90 jours de ses taxes douanières annoncées avant et en ne leur ajoutant plus que 10% de droits de douane.Aux 145% de surtaxes cumulées imposées par Donald Trump aux produits chinois depuis son retour à la Maison Blanche, hors dispenses, Pékin a riposté en faisant bondir ses droits de douane à 125% depuis samedi.- Bond des exportations -Dans une première critique de l’offensive douanière de Donald Trump la veille, Pékin s’était posé en défenseur des pays pauvres en rendant public un appel avec la directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) Ngozi Okonjo-Iweala, au cours duquel la Chine avait mis en garde contre “les graves préjudices” qu’allaient infliger ces surtaxes aux pays en développement, “en particulier aux moins développés d’entre eux”. Elles “pourraient même déclencher une crise humanitaire”, avait estimé le ministre chinois du Commerce Wang Wentao.Malgré ces vives tensions commerciales entre les deux premières puissances économiques mondiales, Donald Trump se disait vendredi “optimiste” sur un accord commercial avec Pékin.Les Etats-Unis absorbent 16,4% du total des exportations chinoises, pour un total d’échanges de 500 milliards de dollars, selon les données de Pékin, largement déficitaires pour les Etats-Unis.Les exportations chinoises vers l’ensemble du monde ont d’ailleurs bondi de plus de 12% en mars, selon des données officielles publiées lundi, traduisant une augmentation des expéditions peu avant l’entrée en vigueur des droits de douane astronomiques de Washington.C’est dans ce contexte ultra-conflictuel que le président chinois Xi Jinping a entamé une tournée en Asie du Sud-Est. Après le Vietnam, il se rendra en Malaisie et au Cambodge, pour renforcer les relations commerciales de son pays et le faire apparaître comme un partenaire de confiance.La place de l’Asie du Sud-Est est centrale pour les exportations chinoises: en 2024, les pays du bloc régional, l’Asean, Vietnam et Malaisie en tête, ont été leurs premiers destinataires avec 586,5 milliards de dollars de biens au total, selon les données des douanes chinoises. 

En Espagne, un village veut sauver ses oliviers face à l’essor du photovoltaïque

Dans son champ du sud de l’Espagne, Francisco Campos contemple d’un air inquiet un rang d’arbres centenaires menacés par un projet de parc photovoltaïque. “Abattre des oliviers pour mettre des panneaux solaires, c’est un crime”, s’indigne cet agriculteur.À Lopera, village andalou de 3.600 habitants situé à 200 kilomètres au nord-est de Séville, tout ou presque tourne autour de l’huile d’olive, un produit dont l’Espagne est de loin le plus grand exportateur mondial.Mais les terres fertiles de cette commune proche du fleuve Guadalquivir attirent aussi des entreprises du secteur de l’énergie, comme Greenalia ou FRV Arroyadas, qui souhaitent y installer de vastes centrales photovoltaïques.Les entreprises, qui n’ont pas répondu aux demandes de l’AFP, ont conclu des accords pour louer la grande majorité de ces terrains. Mais elles se heurtent encore à l’opposition de petits propriétaires, que le gouvernement régional souhaite exproprier, au nom de l’intérêt public.”Cela va détruire notre mode de vie”, déplore Francisco Campos, 64 ans, au sujet de ces projets qui, selon les habitants, pourraient s’étendre sur 1.000 hectares.”Qu’on me prenne (ces terrains) pour les donner à une entreprise et lui permettre de gagner de l’argent, en quoi est-ce de l’intérêt public? Cela ne va avoir aucun impact” pour les habitants, critique-t-il.- “Terres de nos ancêtres” -Avec près de 3.000 heures de soleil par an, l’Andalousie est l’une des régions espagnoles comptant le plus de centrales photovoltaïques. A Lopera, les habitants se doutaient donc que leurs terrains susciteraient l’appétit du secteur, mais pas de cette façon.”Nous n’aurions jamais pensé qu’ils procèderaient à des expropriations, qu’ils prendraient ce qui nous appartient pour le donner à une entreprise privée”, raconte Rafael Alcalá, porte-parole de la Plateforme Campiña Norte contre les Méga-Centrales Solaires.Selon cette association, la construction des huit parcs solaires actuellement en développement sur la commune pourrait se traduire par l’arrachage de quelque 100.000 oliviers. Le gouvernement régional, de son côté, évoque la suppression de 13.000 arbres.Pour protester contre ces projets et soutenir leurs collègues visés par les expropriations, plusieurs dizaines d’agriculteurs ont manifesté récemment avec leurs tracteurs à l’entrée de la commune, derrière une pancarte: “Nous ne voulons pas de centrales solaires”.”Ces terres nous viennent de nos ancêtres. Maintenant, qu’est-ce que je vais donner à mes enfants?”, soupire María Josefa Palomo, une retraitée de 67 ans.Avec ses centaines de milliers d’hectares d’oliviers, la province de Jaén, où se trouve Lopera, concentre 37% de la production espagnole d’huile d’olive. Ici, “l’huile, c’est tout”, résume Juan Cantera, agriculteur de 28 ans.Selon la coopérative La Loperana, perdre 500 hectares d’oliveraies reviendrait à priver le village de 2,2 millions d’euros de revenus annuels.- “Jusqu’au bout” -Pour les agriculteurs de Lopera, qui ont lancé une procédure judiciaire contre le gouvernement régional andalou et contre les entreprises qui portent ces projets, il y a donc urgence.D’après la Plateforme Campiña Norte, 5.000 arbres ont d’ores et déjà été déracinés sur le terrain d’un agriculteur ayant conclu un accord avec l’une des entreprises concernées. Et d’autres pourraient suivre.Le gouvernement andalou, de son côté, nie toute gestion brutale et met en avant les opportunités pour la région et pour l’Espagne, devenu l’un des leaders européens de la transition écologique. Selon le gestionnaire du réseau électrique REE, l’Espagne a produit l’an dernier 56,8% de son électricité via des sources renouvelables, dont 17% via des installations photovoltaïques.Sur l’ensemble de l’Andalousie, “il n’a été nécessaire de recourir à des expropriations que pour moins de 1% de la surface” concernée, insiste auprès de l’AFP le conseiller régional à l’Industrie, Jorge Paradela.L’Union photovoltaïque espagnole (Unef), qui regroupe 800 entreprises du secteur, met en avant quant à elle les retombées fiscales générées par les parcs solaires dans les communes rurales.Il s’agit “de montants très importants, qui se traduisent ensuite par une amélioration des services publics dans le village”, relève José Donoso, directeur général de l’Unef.Des calculs contestés par les habitants de Lopera, qui entendent se battre “jusqu’au bout”. “Ce qui est à nous, personne ne nous l’enlèvera”, promet Juan Cantera.

En Espagne, un village veut sauver ses oliviers face à l’essor du photovoltaïque

Dans son champ du sud de l’Espagne, Francisco Campos contemple d’un air inquiet un rang d’arbres centenaires menacés par un projet de parc photovoltaïque. “Abattre des oliviers pour mettre des panneaux solaires, c’est un crime”, s’indigne cet agriculteur.À Lopera, village andalou de 3.600 habitants situé à 200 kilomètres au nord-est de Séville, tout ou presque tourne autour de l’huile d’olive, un produit dont l’Espagne est de loin le plus grand exportateur mondial.Mais les terres fertiles de cette commune proche du fleuve Guadalquivir attirent aussi des entreprises du secteur de l’énergie, comme Greenalia ou FRV Arroyadas, qui souhaitent y installer de vastes centrales photovoltaïques.Les entreprises, qui n’ont pas répondu aux demandes de l’AFP, ont conclu des accords pour louer la grande majorité de ces terrains. Mais elles se heurtent encore à l’opposition de petits propriétaires, que le gouvernement régional souhaite exproprier, au nom de l’intérêt public.”Cela va détruire notre mode de vie”, déplore Francisco Campos, 64 ans, au sujet de ces projets qui, selon les habitants, pourraient s’étendre sur 1.000 hectares.”Qu’on me prenne (ces terrains) pour les donner à une entreprise et lui permettre de gagner de l’argent, en quoi est-ce de l’intérêt public? Cela ne va avoir aucun impact” pour les habitants, critique-t-il.- “Terres de nos ancêtres” -Avec près de 3.000 heures de soleil par an, l’Andalousie est l’une des régions espagnoles comptant le plus de centrales photovoltaïques. A Lopera, les habitants se doutaient donc que leurs terrains susciteraient l’appétit du secteur, mais pas de cette façon.”Nous n’aurions jamais pensé qu’ils procèderaient à des expropriations, qu’ils prendraient ce qui nous appartient pour le donner à une entreprise privée”, raconte Rafael Alcalá, porte-parole de la Plateforme Campiña Norte contre les Méga-Centrales Solaires.Selon cette association, la construction des huit parcs solaires actuellement en développement sur la commune pourrait se traduire par l’arrachage de quelque 100.000 oliviers. Le gouvernement régional, de son côté, évoque la suppression de 13.000 arbres.Pour protester contre ces projets et soutenir leurs collègues visés par les expropriations, plusieurs dizaines d’agriculteurs ont manifesté récemment avec leurs tracteurs à l’entrée de la commune, derrière une pancarte: “Nous ne voulons pas de centrales solaires”.”Ces terres nous viennent de nos ancêtres. Maintenant, qu’est-ce que je vais donner à mes enfants?”, soupire María Josefa Palomo, une retraitée de 67 ans.Avec ses centaines de milliers d’hectares d’oliviers, la province de Jaén, où se trouve Lopera, concentre 37% de la production espagnole d’huile d’olive. Ici, “l’huile, c’est tout”, résume Juan Cantera, agriculteur de 28 ans.Selon la coopérative La Loperana, perdre 500 hectares d’oliveraies reviendrait à priver le village de 2,2 millions d’euros de revenus annuels.- “Jusqu’au bout” -Pour les agriculteurs de Lopera, qui ont lancé une procédure judiciaire contre le gouvernement régional andalou et contre les entreprises qui portent ces projets, il y a donc urgence.D’après la Plateforme Campiña Norte, 5.000 arbres ont d’ores et déjà été déracinés sur le terrain d’un agriculteur ayant conclu un accord avec l’une des entreprises concernées. Et d’autres pourraient suivre.Le gouvernement andalou, de son côté, nie toute gestion brutale et met en avant les opportunités pour la région et pour l’Espagne, devenu l’un des leaders européens de la transition écologique. Selon le gestionnaire du réseau électrique REE, l’Espagne a produit l’an dernier 56,8% de son électricité via des sources renouvelables, dont 17% via des installations photovoltaïques.Sur l’ensemble de l’Andalousie, “il n’a été nécessaire de recourir à des expropriations que pour moins de 1% de la surface” concernée, insiste auprès de l’AFP le conseiller régional à l’Industrie, Jorge Paradela.L’Union photovoltaïque espagnole (Unef), qui regroupe 800 entreprises du secteur, met en avant quant à elle les retombées fiscales générées par les parcs solaires dans les communes rurales.Il s’agit “de montants très importants, qui se traduisent ensuite par une amélioration des services publics dans le village”, relève José Donoso, directeur général de l’Unef.Des calculs contestés par les habitants de Lopera, qui entendent se battre “jusqu’au bout”. “Ce qui est à nous, personne ne nous l’enlèvera”, promet Juan Cantera.

Xi Jinping, en Asie du Sud-Est, fustige le protectionnisme qui ne “mène nulle part”

Le président chinois Xi Jinping a dénoncé le protectionnisme qui “ne mène nulle part”, au début lundi d’une tournée en Asie du Sud-Est destinée à renforcer les relations commerciales de Pékin, en pleine guerre douanière avec Washington.”Aucun gagnant” ne peut émerger d’un tel conflit commercial, a souligné le chef de l’Etat, selon l’agence de presse Chine nouvelle.Le Vietnam, où il est arrivé lundi, est la première étape de sa tournée, avant la Malaisie puis le Cambodge. Elle vise notamment à compenser l’impact des droits de douane prohibitifs décrétés par le président américain Donald Trump contre les produits chinois.Xi Jinping doit rencontrer ses trois homologues de ces pays d’Asie du Sud-Est, lors d’un voyage qui “revêt une importance majeure” pour la région, a indiqué Pékin. Sa visite vise à faire apparaître la Chine comme un partenaire de confiance, stable, contrairement aux Etats-Unis qui ont lancé une offensive commerciale tous azimuts au moyen de nouveaux droits de douane – y compris contre leurs partenaires économiques.”Nos deux pays doivent fermement préserver le système commercial multilatéral, la stabilité des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales ainsi qu’un environnement international d’ouverture et de coopération”, a écrit le président chinois à l’adresse du Vietnam dans un article publié par le journal vietnamien Nhan Dan, cité par Chine nouvelle.”Une guerre commerciale et une guerre tarifaire ne produisent aucun gagnant, et le protectionnisme ne mène nulle part”, a noté Xi Jinping.- Diplomatie du bambou -Les droits de douane américains ont été fixés pour les produits chinois à 145%, hors exemptions. Cette mesure a ébranlé les marchés mondiaux et conduit Pékin à riposter.La place de l’Asie du Sud-Est est centrale pour les exportations chinoises. L’an dernier, les pays du bloc régional, l’Asean, ont été leurs premiers destinataires avec 586,5 milliards de dollars de biens au total, selon les données des douanes chinoises.Parmi eux, le Vietnam se distingue avec 161,9 milliards de dollars d’importations chinoises, suivi de la Malaisie (101,5 milliards).Raffermir les liens avec ses voisins du sud-est asiatique pourrait aider Pékin à contrebalancer les effets de l’offensive commerciale des Etats-Unis, premier pays importateur de produits chinois en 2024.Xi Jinping sera au Vietnam jusqu’à mardi. Le pays d’Asie du Sud-Est, dirigé comme la Chine par un parti communiste, mène de longue date une diplomatie du bambou, qui consiste à maintenir de bonnes relations à la fois avec le géant asiatique et avec Washington.- “Sauvegarder la paix” -Pékin et Hanoï entretiennent des relations économiques étroites. Elles sont toutefois parasitées par les différends territoriaux qu’ils entretiennent en mer de Chine méridionale, dans l’archipel des Paracels.La Chine revendique la quasi-totalité des îlots de la mer de Chine méridionale, face à d’autres pays riverains (Philippines, Vietnam, Brunei, Malaisie) aux prétentions rivales.Xi Jinping a assuré lundi, dans le journal vietnamien Nhan Dan, que Pékin et Hanoï étaient capables de résoudre ces litiges par le dialogue.”Nous devrions gérer les différends de manière appropriée et sauvegarder la paix et la stabilité dans notre région”, y a-t-il écrit, selon Chine nouvelle. “Grâce à notre vision, nous sommes tout à fait capables de régler correctement les questions maritimes par la consultation et la négociation”, a-t-il assuré.Après le Vietnam, Xi Jinping se rendra en Malaisie de mardi à jeudi. Le ministre malaisien des Communications, Fahmi Fadzil, a déclaré que la visite du président chinois “s’inscrivait dans le cadre des initiatives du gouvernement (…) pour améliorer les relations commerciales avec divers pays, dont la Chine”.Xi Jinping se rendra ensuite jeudi au Cambodge, fidèle partenaire de la Chine en Asie du Sud-Est.