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Droits de douane: les marchés soulagés par des exemptions, Trump maintient la pression
Soutenus par l’annonce de Washington d’exemptions sur les produits high-tech, les marchés financiers évoluent dans le vert lundi, même si Donald Trump a maintenu la pression sur les partenaires commerciaux des Etats-Unis, au premier plan desquels figure la Chine.Le président américain a ainsi averti dimanche qu’aucun pays n’était “tiré d’affaire” face à son offensive douanière, “surtout pas la Chine qui, de loin, nous traite le plus mal”, a-t-il tonné sur son réseau social Truth.Mais il s’est montré lundi de nouveau ouvert au compromis, se disant “regarder comment aider les constructeurs automobiles”, secteur visé par 25% de droits de douane, assurant qu’il ne voulait “faire de mal à personne”.Samedi, Washington avait annoncé une exemption de surtaxes – jusqu’à 145% pour la Chine – accordée par les autorités américaines pour les produits high-tech, smartphones et ordinateurs en tête, ainsi que sur les semi-conducteurs.Cette annonce a réconforté les marchés mondiaux qui ont démarré la semaine sur le bon pied, les places asiatiques et européennes clôturant dans le vert, avec Wall Street dans la même tendance.Les investisseurs ne semblent pas inquiets de voir des droits de douane spécifiques s’appliquer au secteur de la tech, une possibilité qui pourrait se concrétiser “probablement dans un mois ou deux”, a souligné dimanche le ministre du Commerce Howard Lutnick.”Nous ne pouvons pas nous reposer sur la Chine pour des choses fondamentales dont on a besoin. Nos médicaments et nos semi-conducteurs doivent être produits en Amérique”, a avancé M. Lutnick lors d’un entretien à la chaîne ABC.- “Petit pas” -Le ministère du Commerce chinois a reconnu dimanche le “petit pas” fait par Washington sur les produits high-tech, tout en exhortant les Etats-Unis “à faire un grand pas pour corriger leurs erreurs, annuler complètement la mauvaise pratique des droits de douane réciproques et revenir sur le droit chemin du respect mutuel.”Le protectionnisme “ne mène nulle part”, a répété le président chinois Xi Jinping, dans des propos rapportés lundi par l’agence officielle Chine Nouvelle.”Nos deux pays doivent fermement préserver le système commercial multilatéral, la stabilité des chaînes industrielles et d’approvisionnement mondiales ainsi qu’un environnement international d’ouverture et de coopération”, a souligné le dirigeant, qui a entamé lundi une visite au Vietnam, avant de se rendre en Malaisie et au Cambodge, pour renforcer les relations commerciales de son pays.Dans ce contexte tendu, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a revu légèrement à la baisse sa prévision de croissance de la demande de pétrole pour 2025, citant notamment les droits de douane américains, selon son rapport mensuel publié lundi.Tout en continuant à assommer la Chine, Donald Trump a semblé donner un peu de répit aux autres partenaires commerciaux des Etats-Unis, en les délestant mercredi pour 90 jours des taxes douanières annoncées auparavant, et en ne leur ajoutant plus que 10% de droits de douane.En visite à Washington, le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, a assuré que l’Union européenne (UE) était prête à trouver “un accord équitable” avec les Etats-Unis mais qu’un “effort conjoint significatif, de part et d’autre”, sera nécessaire pour y parvenir.Aux 145% de surtaxes cumulées imposées par Donald Trump aux produits chinois depuis son retour à la Maison Blanche, hors dispenses, Pékin a riposté en faisant bondir ses droits de douane à 125% depuis samedi.Une configuration qui pourrait créer un risque de récession et forcer la Réserve fédérale américaine, la Fed, à abaisses ses taux plus vite, quand bien même les droits de douane tireraient l’inflation à la hausse, a jugé lundi un de ses responsables, Christopher Waller.Dans une première critique de l’offensive douanière de Donald Trump la veille, Pékin s’était posé en défenseur des pays pauvres en rendant public un appel avec la directrice générale de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) Ngozi Okonjo-Iweala, au cours duquel la Chine avait mis en garde contre “les graves préjudices” qu’allaient infliger ces surtaxes aux pays en développement, “en particulier aux moins développés d’entre eux”.Malgré ces vives tensions commerciales entre les deux premières puissances économiques mondiales, Donald Trump se disait vendredi “optimiste” sur un accord commercial avec Pékin.Les Etats-Unis absorbent 16,4% du total des exportations chinoises, pour un total d’échanges de 500 milliards de dollars, selon les données de Pékin, largement déficitaires pour les Etats-Unis.
L’ONU s’alarme de la situation humanitaire dans la bande de Gaza
L’ONU a averti lundi que la bande de Gaza traversait “probablement la pire” situation humanitaire depuis le début de la guerre, Israël bloquant l’entrée de toute aide sur le territoire où ses troupes ont intensifié leur offensive.Au lendemain de vives critiques israéliennes à son encontre, le président français, Emmanuel Macron, a de son côté réaffirmé vouloir “déclencher une série” de “reconnaissances” tant d’un Etat palestinien que d’Israël en juin.Après deux mois de trêve, Israël a repris le 18 mars ses opérations militaires dans la bande de Gaza avec l’objectif déclaré d’y éradiquer le mouvement islamiste Hamas. Des centaines de milliers de Gazaouis ont depuis été déplacés, tandis qu’Israël bloque l’entrée de l’aide humanitaire depuis le 2 mars, avant même la reprise de son offensive.”La situation humanitaire est maintenant probablement la pire depuis le début des hostilités il y a 18 mois”, a prévenu le Bureau des Affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) dans un communiqué.Le petit territoire où s’entassent 2,4 millions d’habitants souffre d’une pénurie de nourriture, d’eau, de carburants et d’autres produits de première nécessité, selon l’Ocha.”Nous manquons de médicaments, de fournitures médicales, de tout dans les hôpitaux”, témoigne à l’hôpital Nasser de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le docteur Ahmed al-Farah. – “Nécessité urgente” -Lors d’un échange téléphonique, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et Emmanuel Macron ont pour leur part insisté sur “la nécessité urgente d’un cessez-le-feu” à Gaza et de “l’accélération de la livraison de l’aide humanitaire”, selon l’agence de presse officielle palestinienne Wafa.La guerre à Gaza a été déclenchée par l’attaque sans précédent perpétrée le 7 octobre 2023 par le Hamas dans le sud d’Israël.Elle a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres officiels. Sur 251 personnes alors enlevées, 58 sont toujours retenues à Gaza, dont 34 mortes, selon l’armée.Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé lundi qu’au moins 1.613 Palestiniens avaient été tués depuis le 18 mars, portant à 50.983 le nombre de morts à Gaza depuis le début, il y a 18 mois, de la riposte israélienne.Dans un message sur X, Emmanuel Macron a estimé qu’il fallait “réformer” l’Autorité palestinienne pour lui donner un rôle, après-guerre, dans la gouvernance à Gaza d’où, a-t-il mis en avant, il faut “écarter” le Hamas.Lors d’une visite à l’Institut du monde arabe à Paris, il est ensuite revenu sur son plan pour la conférence des Nations unies que la France coprésidera avec l’Arabie saoudite en juin à New York.”Ce que nous voulons déclencher c’est une série d’autres reconnaissances (d’un Etat palestinien, ndlr) mais aussi la reconnaissance d’Israël par des Etats qui aujourd’hui ne le font pas”, a-t-il dit.La veille, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait jugé que M. Macron faisait une “grave erreur” en promouvant l’idée d’un Etat palestinien, dont la “seule aspiration est la destruction d’Israël”.- Nouvelle proposition pour une trêve ? -Dans les rues de Tel-Aviv, les avis sont partagés.”C’est pas du tout le moment” de reconnaître un Etat palestinien, réagit Nurit Sperling, une enseignante de 50 ans. “Un Etat palestinien, c’est très, très dangereux pour nous”, dit-elle à l’AFP.”Je soutiens la création d’un Etat palestinien, et je regrette que cela ne se soit pas encore le cas”, affirme à l’inverse Naama Yadlin, une avocate de 65 ans.Un dirigeant du Hamas, Taher al-Nounou, a de son côté affirmé lundi que le mouvement était prêt à libérer tous les otages israéliens en échange notamment de garanties qu’Israël mettra fin à la guerre à Gaza.”Le problème ne réside pas dans le nombre” d’otages à libérer, a-t-il déclaré à l’AFP, “mais plutôt dans le fait qu'(Israël) revienne sur ses engagements, bloque la mise en oeuvre de l’accord de cessez-le-feu et poursuive la guerre”.L’Egypte, parmi les pays médiateurs dans le conflit, a reçu, et transmis au Hamas, une proposition israélienne de cessez-le-feu temporaire, qui ouvrirait la voie à des négociations en vue d’un arrêt permanent des hostilités, a rapporté lundi un média lié à l’Etat égyptien.Plus tôt, le site d’information israélien Ynet avait fait état d’une nouvelle proposition soumise par les médiateurs au Hamas. Celle-ci prévoirait la libération de dix otages vivants en échange de garanties américaines qu’Israël entamera des négociations sur une deuxième phase du cessez-le-feu.Une première phase de la trêve, entre le 19 janvier et le 17 mars, a permis le retour en Israël de 33 otages, incluant huit morts, en échange de la sortie d’environ 1.800 Palestiniens des prisons israéliennes.S’exprimant après des discussions au Caire entre une délégation du Hamas et des médiateurs égyptiens et qataris, Taher al-Nounou a aussi affirmé que le Hamas ne rendrait pas les armes, une des conditions posées par Israël pour mettre fin à la guerre.
L’ONU s’alarme de la situation humanitaire dans la bande de Gaza
L’ONU a averti lundi que la bande de Gaza traversait “probablement la pire” situation humanitaire depuis le début de la guerre, Israël bloquant l’entrée de toute aide sur le territoire où ses troupes ont intensifié leur offensive.Au lendemain de vives critiques israéliennes à son encontre, le président français, Emmanuel Macron, a de son côté réaffirmé vouloir “déclencher une série” de “reconnaissances” tant d’un Etat palestinien que d’Israël en juin.Après deux mois de trêve, Israël a repris le 18 mars ses opérations militaires dans la bande de Gaza avec l’objectif déclaré d’y éradiquer le mouvement islamiste Hamas. Des centaines de milliers de Gazaouis ont depuis été déplacés, tandis qu’Israël bloque l’entrée de l’aide humanitaire depuis le 2 mars, avant même la reprise de son offensive.”La situation humanitaire est maintenant probablement la pire depuis le début des hostilités il y a 18 mois”, a prévenu le Bureau des Affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) dans un communiqué.Le petit territoire où s’entassent 2,4 millions d’habitants souffre d’une pénurie de nourriture, d’eau, de carburants et d’autres produits de première nécessité, selon l’Ocha.”Nous manquons de médicaments, de fournitures médicales, de tout dans les hôpitaux”, témoigne à l’hôpital Nasser de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, le docteur Ahmed al-Farah. – “Nécessité urgente” -Lors d’un échange téléphonique, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et Emmanuel Macron ont pour leur part insisté sur “la nécessité urgente d’un cessez-le-feu” à Gaza et de “l’accélération de la livraison de l’aide humanitaire”, selon l’agence de presse officielle palestinienne Wafa.La guerre à Gaza a été déclenchée par l’attaque sans précédent perpétrée le 7 octobre 2023 par le Hamas dans le sud d’Israël.Elle a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres officiels. Sur 251 personnes alors enlevées, 58 sont toujours retenues à Gaza, dont 34 mortes, selon l’armée.Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé lundi qu’au moins 1.613 Palestiniens avaient été tués depuis le 18 mars, portant à 50.983 le nombre de morts à Gaza depuis le début, il y a 18 mois, de la riposte israélienne.Dans un message sur X, Emmanuel Macron a estimé qu’il fallait “réformer” l’Autorité palestinienne pour lui donner un rôle, après-guerre, dans la gouvernance à Gaza d’où, a-t-il mis en avant, il faut “écarter” le Hamas.Lors d’une visite à l’Institut du monde arabe à Paris, il est ensuite revenu sur son plan pour la conférence des Nations unies que la France coprésidera avec l’Arabie saoudite en juin à New York.”Ce que nous voulons déclencher c’est une série d’autres reconnaissances (d’un Etat palestinien, ndlr) mais aussi la reconnaissance d’Israël par des Etats qui aujourd’hui ne le font pas”, a-t-il dit.La veille, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait jugé que M. Macron faisait une “grave erreur” en promouvant l’idée d’un Etat palestinien, dont la “seule aspiration est la destruction d’Israël”.- Nouvelle proposition pour une trêve ? -Dans les rues de Tel-Aviv, les avis sont partagés.”C’est pas du tout le moment” de reconnaître un Etat palestinien, réagit Nurit Sperling, une enseignante de 50 ans. “Un Etat palestinien, c’est très, très dangereux pour nous”, dit-elle à l’AFP.”Je soutiens la création d’un Etat palestinien, et je regrette que cela ne se soit pas encore le cas”, affirme à l’inverse Naama Yadlin, une avocate de 65 ans.Un dirigeant du Hamas, Taher al-Nounou, a de son côté affirmé lundi que le mouvement était prêt à libérer tous les otages israéliens en échange notamment de garanties qu’Israël mettra fin à la guerre à Gaza.”Le problème ne réside pas dans le nombre” d’otages à libérer, a-t-il déclaré à l’AFP, “mais plutôt dans le fait qu'(Israël) revienne sur ses engagements, bloque la mise en oeuvre de l’accord de cessez-le-feu et poursuive la guerre”.L’Egypte, parmi les pays médiateurs dans le conflit, a reçu, et transmis au Hamas, une proposition israélienne de cessez-le-feu temporaire, qui ouvrirait la voie à des négociations en vue d’un arrêt permanent des hostilités, a rapporté lundi un média lié à l’Etat égyptien.Plus tôt, le site d’information israélien Ynet avait fait état d’une nouvelle proposition soumise par les médiateurs au Hamas. Celle-ci prévoirait la libération de dix otages vivants en échange de garanties américaines qu’Israël entamera des négociations sur une deuxième phase du cessez-le-feu.Une première phase de la trêve, entre le 19 janvier et le 17 mars, a permis le retour en Israël de 33 otages, incluant huit morts, en échange de la sortie d’environ 1.800 Palestiniens des prisons israéliennes.S’exprimant après des discussions au Caire entre une délégation du Hamas et des médiateurs égyptiens et qataris, Taher al-Nounou a aussi affirmé que le Hamas ne rendrait pas les armes, une des conditions posées par Israël pour mettre fin à la guerre.
Nigeria: plus de 50 morts dans de nouvelles violences dans l’Etat du Plateau
Plus de 50 personnes ont été tuées dans deux attaques dimanche soir dans le centre du Nigeria, secoué par des affrontements meurtriers intercommunautaires récurrents, ont indiqué lundi à l’AFP un responsable de la Croix-Rouge et Amnesty International.Les attaques ont eu lieu dans les village de Zike et Kimakpa, dix jours après des attaques similaires qui …
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Nigeria: plus de 50 morts dans de nouvelles violences dans l’Etat du Plateau
Plus de 50 personnes ont été tuées dans deux attaques dimanche soir dans le centre du Nigeria, secoué par des affrontements meurtriers intercommunautaires récurrents, ont indiqué lundi à l’AFP un responsable de la Croix-Rouge et Amnesty International.Les attaques ont eu lieu dans les village de Zike et Kimakpa, dix jours après des attaques similaires qui ont fait plus de 40 morts dans la même zone, l’Etat du Plateau, situé entre le nord du Nigeria, majoritairement musulman, et le sud, majoritairement chrétien.Les conflits fonciers, qui opposent souvent des éleveurs peuls musulmans à des agriculteurs majoritairement chrétiens, y dégénèrent parfois, en particulier dans les zones rurales où les forces de l’ordre sont largement absentes et où l’impunité prédomine.”Nous avons jusqu’ici retrouvé 52 corps. Nous continuons à chercher”, a déclaré le représentant de la Croix-Rouge, qui a souhaité garder l’anonymat, ajoutant que 30 personnes ont été blessées et 30 maisons brûlées.L’organisation de défense des droits de l’homme Amnesty International a de son côté annoncé un bilan de 54 morts, soulignant que des centaines de personnes avaient été déplacées depuis l’attaque de dimanche soir.- “Ils ont tiré à l’aveugle” – “Les assaillants, non identifiés, sont entrés dans le village et ont tiré à l’aveugle. Ils ont tué huit personnes, d’autres ont été blessées et des maisons ont été incendiées”, a indiqué à l’AFP Dorcas John, une habitante du village de Zike. John Adamu, un résident de Kimakpa, l’autre village attaqué, dit avoir entendu plusieurs coups de feu. “Ils ont tué 39 personnes et d’autres ont été blessées”, a-t-il déclaré.Le mobile des attaques et l’identité des assaillants restaient inconnus lundi.Les autorités locales ont condamné les attaques sans donner de bilan dans l’immédiat.Les exactions dans l’Etat du Plateau sont l’un des multiples défis sécuritaires auxquels est confronté Bola Tinubu, le président du pays le plus peuplé d’Afrique.Dans un communiqué publié lundi, M. Tinubu a indiqué avoir “demandé aux agences de sécurité de mener une enquête approfondie sur cette crise et d’identifier les responsables de ces actes de violence”. “Nous ne pouvons pas permettre que cette dévastation et ces attaques du tac au tac se poursuivent. Trop c’est trop”, a-t-il ajouté.”Cette série d’attaques représente une menace existentielle pour la vie et la subsistance des habitants qui vivent paisiblement dans l’État”, a déclaré à l’AFP Joyce Ramnap, responsable de la communication de l’Etat du Plateau. “C’est affligeant que, moins de deux semaines après la mort de nos concitoyens dans la circonscription de Bokkos, ce triste incident se produise dans une autre communauté”, a-t-elle ajouté. Début avril dans cette circonscription du centre du pays, des hommes armés y ont tué plus de 40 personnes, “pour la plupart des femmes et des enfants”, a-t-elle souligné.Amnesty International a condamné les dernières tueries et a appelé le président Tinubu à mettre en place une commission indépendante “pour enquêter sur l’échec apparent des agences de sécurité à mettre fin à l’effusion de sang” et faire traduire en justice les responsables.- Tensions foncières – La semaine dernière, des militaires ont retrouvé le corps décapité d’un éleveur peul de 16 ans, porté disparu dans la circonscription de Bassa. Son bétail avait également été volé.Avec l’augmentation de la population, la superficie des terres exploitées par les agriculteurs a augmenté, alors que les pâturages sont mis à rude épreuve par le changement climatique, dans le nord-ouest et le centre du Nigeria.L’accaparement des terres, les tensions politiques et l’exploitation minière illégale aggravent les conflits.L’enchaînement de meurtres suivis d’actes de représailles a donné naissance dans la région à une criminalité plus large avec des gangs qui mènent des expéditions ciblées dans des villages, kidnappent en masse et pillent.Une attaque dans le village de Ruwi, fin mars, dans des circonstances similaires à celles de mercredi, avait fait dix morts. Des hommes non identifiés “avaient surgi dans le village et tiré à plusieurs reprises”, avait rapporté à l’AFP un responsable du village, Moses John.La tension est montée dans l’Etat depuis que 200 personnes y ont été tuées en décembre 2023 lors d’une attaque contre un village à majorité chrétienne.En mai l’an dernier, une quarantaine de personnes avaient été tuées et des maisons avaient été incendiées dans la localité de Wase.
Economies: le gouvernement prépare les esprits et réveille les oppositions
La gauche et le Rassemblement national ont brandi de nouveau lundi, à la veille d’une conférence sur les finances publiques, la menace de la censure après l’annonce par le gouvernement d’un effort de 40 milliards d’euros pour le budget 2026.Dimanche, le ministre des Finances Eric Lombard a mis les pieds dans le plat en annonçant un effort de “40 milliards d’euros” l’an prochain, sous forme “essentiellement” d’économies, pour réduire le déficit public de 5,4% du PIB – objectif 2025 – à 4,6% en 2026. L’exécutif veut préparer les esprits à une France “en état d’alerte budgétaire”. Mardi, François Bayrou réunira une conférence sur les finances publiques avec des parlementaires, des organismes de sécurité sociale ou encore des collectivités locales. L’Association des maires de France (AMF), qui voit dans cette réunion “convoquée à la hâte” une “énième séquence de communication”, n’y participera pas.Aucune annonce immédiate n’ait à attendre, si ce n’est la création de groupes de travail pour identifier les économies.La conférence servira “à la fois à dire où on en est et où on veut aller. Après, il y aura trois mois, trois mois et demi, de mise au point, d’avancée, vers des décisions”, a expliqué le Premier ministre dans Le Parisien.Du “dialogue avec toutes les parties prenantes” et destiné à faire émerger “un consensus”, a déclaré Eric Lombard. “40 milliards, c’est l’écart par rapport à la trajectoire naturelle du budget. Une autre façon de le dire, c’est que nous allons légèrement baisser la dépense publique, très légèrement, par rapport à son niveau de 2025”, a-t-il relativisé lundi.Mais point de consensus en vue. Au contraire, cette perspective a fait bondir, pour des raisons différentes, les oppositions qui remettent la censure sur le tapis.Le Rassemblement national se dit favorable à des économies, mais refuse qu’elles visent “les Français”. “Si le projet, c’est de demander aux Français de se serrer la ceinture sans que l’État n’aille sur le chemin des économies en matière d’immigration, de train de vie de l’État, des collectivités, nous nous emploierons à le censurer”, a prévenu son vice-président Sébastien Chenu.- Récession -A l’inverse, la gauche s’inquiète de “l’impact récessif” de nouvelles économies sur une croissance déjà fragilisée par les incertitudes liées à la politique protectionniste des Etats-Unis.Jean-Luc Mélenchon (LFI) s’est indigné que “le peuple de France soit traité comme la Grèce en 2010″, contrainte à une sévère cure d’austérité.”On n’en est pas à la Grèce. Mais ça ne veut pas dire que l’équilibre qui est aujourd’hui proposé par le gouvernement est un équilibre juste”, a temporisé le premier secrétaire du PS Olivier Faure sur BFMTV.Et de s’insurger que le gouvernement refuse toujours d’envisager des hausses d’impôt pour les plus riches.S’il continue à nous expliquer “qu’on ne touchera pas au patrimoine des plus riches, qu’on ne touchera jamais aux grandes fortunes, mais qu’on fera tout payer à la classe moyenne, aux classes populaires, la réponse est immédiate: oui, il y aura censure”, a-t-il averti, chiffrant à “80 milliards d’économies” l’abandon des “cadeaux fiscaux depuis 2017”.La gauche a fait notamment adopter à l’Assemblée nationale une proposition de loi visant à instaurer un impôt plancher sur le patrimoine des “ultra-riches” afin de s’assurer qu’ils payent au moins 2% de leur fortune en impôt. Ce texte, inspiré par les travaux de l’économiste Gabriel Zucman, sera débattu au Sénat, à majorité de droite, en juin.Mais la gauche reste divisée sur l’opportunité de faire tomber rapidement le gouvernement. Les socialistes, qui avaient refusé de voter la censure sur le projet de budget 2025 et permis ainsi à François Bayrou de se maintenir, voudront probablement attendre, officiellement l’issue du conclave sur les retraites, et officieusement celle de leur propre congrès à la mi-juin à Nancy. Et, comme l’exécutif envisage de ne pas convoquer de session extraordinaire du Parlement en juillet, cela pourrait renvoyer la question de la censure à l’automne… au moment des débats budgétaires.
Soudan: plus de 400 tués au Darfour par les paramilitaires, selon des sources citées par l’ONU
Plus de 400 personnes ont été tuées la semaine dernière lors d’attaques des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) soudanaises dans la région occidentale du Darfour, selon des “sources crédibles” citées lundi par les Nations unies. Pour la seule période de jeudi à samedi (du 10 au 12 avril), “notre équipe soudanaise a confirmé 148 …






