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Nigeria: au moins 52 morts dans de nouvelles violences dans l’Etat du Plateau

Au moins 52 personnes ont été tuées dans deux attaques dimanche soir dans le centre du Nigeria, secoué par des affrontements meurtriers intercommunautaires récurrents, a indiqué lundi à l’AFP un responsable de la Croix-Rouge.Les attaques ont eu lieu dans les village de Zike et Kimakpa, dix jours après des attaques similaires qui ont fait plus de 40 morts dans la même zone, l’Etat du Plateau, situé entre le nord du Nigeria, majoritairement musulman, et le sud, majoritairement chrétien.Les conflits fonciers, qui opposent souvent des éleveurs peuls musulmans à des agriculteurs majoritairement chrétiens, y dégénèrent parfois, en particulier dans les zones rurales où les forces de l’ordre sont largement absentes et où l’impunité prédomine.”Nous avons jusqu’ici retrouvé 52 corps. Nous continuons à chercher”, a déclaré le représentant de la Croix-Rouge, qui a souhaité garder l’anonymat, ajoutant que 30 personnes ont été blessées et 30 maisons brûlées.L’organisation de défense des droits humains Amnesty International a de son côté annoncé un bilan de 54 morts, soulignant que des centaines de personnes avaient été déplacées depuis l’attaque de dimanche soir.- “Ils ont tiré à l’aveugle” – “Les assaillants, non identifiés, sont entrés dans le village et ont tiré à l’aveugle. Ils ont tué huit personnes, d’autres ont été blessées et des maisons ont été incendiées”, a indiqué à l’AFP Dorcas John, une habitante du village de Zike. John Adamu, un résident de Kimakpa, l’autre village attaqué, dit avoir entendu plusieurs coups de feu. “Ils ont tué 39 personnes et d’autres ont été blessées”, a-t-il déclaré.D’autres témoins ont raconté à l’AFP qu’une centaine d’hommes avaient fait irruption dans leur village.Certains “ont utilisé des machettes”, a déclaré Peter John, 24 ans, en montrant son neveu allongé sur un lit d’hôpital à Jos, la capitale de l’Etat. “Ce garçon a reçu les mêmes blessures que son père, qui a été tué”, a-t-il ajouté, précisant que les deux frères et sœurs du garçon, dont un enfant en bas âge, ont également été poignardés.Le mobile des attaques et l’identité des assaillants restaient inconnus lundi.Les autorités locales ont condamné les attaques sans donner de bilan dans l’immédiat.Les exactions dans l’Etat du Plateau sont l’un des multiples défis sécuritaires auxquels est confronté Bola Tinubu, le président du pays le plus peuplé d’Afrique.Dans un communiqué, M. Tinubu a dit avoir “demandé aux agences de sécurité de mener une enquête approfondie sur cette crise et d’identifier les responsables de ces actes de violence”. “Nous ne pouvons pas permettre que cette dévastation et ces attaques oeil pour oeil dent pour dent se poursuivent. Trop c’est trop”, a-t-il ajouté.”Nous ne permettrons plus que nos communautés soient transformées en champs de bataille. Il ne s’agit pas d’incidents isolés”, a déclaré le gouverneur de l’Etat du Plateau, Manasseh Mutfwang, dans un discours.”Cette série d’attaques représente une menace existentielle pour la vie et la subsistance des habitants qui vivent paisiblement dans l’État”, a déclaré à l’AFP Joyce Ramnap, responsable de la communication du même Etat.Début avril, des hommes armés avaient tué plus de 40 personnes dans la circonscription de Bokkos, également dans l’Etat du Plateau.- Tensions foncières – Et la semaine dernière, des militaires ont retrouvé le corps décapité d’un éleveur peul de 16 ans, porté disparu dans la circonscription de Bassa. Son bétail avait également été volé.Avec l’augmentation de la population, la superficie des terres exploitées par les agriculteurs a augmenté, alors que les pâturages sont mis à rude épreuve par le changement climatique, dans le nord-ouest et le centre du Nigeria.L’accaparement des terres, les tensions politiques et l’exploitation minière illégale aggravent les conflits.L’enchaînement de meurtres suivis d’actes de représailles a donné naissance dans la région à une criminalité plus large avec des gangs qui mènent des expéditions ciblées dans des villages pour s’y adonner à des pillages et enlèvements de masse.Une attaque dans le village de Ruwi, fin mars, dans des circonstances similaires à celles de mercredi, avait fait dix morts. Des hommes non identifiés “avaient surgi dans le village et tiré à plusieurs reprises”, avait rapporté à l’AFP un responsable du village, Moses John.La tension est montée dans l’Etat depuis que 200 personnes y ont été tuées en décembre 2023 lors d’une attaque contre un village à majorité chrétienne.En mai 2024, une quarantaine de personnes avaient été tuées et des maisons avaient été incendiées dans la localité de Wase.

Le chef de la diplomatie iranienne attendu à Moscou avant des pourparlers Iran/Etats-Unis

Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi se rendra cette semaine à Moscou pour aborder la question des pourparlers entre l’Iran et les Etats-Unis, avant un nouveau cycle de discussions avec Washington samedi.L’Iran et les Etats-Unis, qui n’ont plus de relations diplomatiques depuis 1980, ont échangé samedi dernier sous la médiation du sultanat d’Oman …

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Venezuela: accusé d’ambitions électorales, l’opposant Capriles expulsé de son parti

La figure de l’opposition vénézuélienne Henrique Capriles a été expulsé lundi de son parti, qui lui prête l’intention de se présenter aux élections législatives et régionales du 25 mai boycottées par la coalition d’opposition.Candidat face à Hugo Chavez en 2012, puis face à l’actuel président Nicolas Maduro en 2013, M. Capriles est normalement inéligible jusqu’en 2032. Mais il a laissé entendre ces derniers jours qu’il briguerait un siège de député, ce qu’a confirmé une source anonyme au sein du nouveau réseau Red Decide, sous l’étiquette duquel il se présentera.Son parti, Primero Justicia (PJ), dont il est un des fondateurs, a annoncé lundi son expulsion immédiate, l’accusant de conduire “des négociations avec la dictature” pour obtenir la levée de son inéligibilité qui remonte à 2017. “Ceux qui baissent aujourd’hui la tête devant le régime et participent à sa farce tournent le dos à la volonté de la grande majorité du pays”, indique PJ dans un communiqué.La cheffe de l’opposition Maria Corina Machado, ainsi que la Plateforme unitaire qui rassemble la majorité des formations d’opposition, a appelé au boycott du scrutin du 25 mai. Ces élections auront lieu moins d’un an après la présidentielle de juillet 2024, qui a vu le président Maduro déclaré vainqueur par le Conseil électoral sans que les résultats des bureaux de vote n’aient été publiés.Soutenue par une grande partie de la communauté internationale, l’opposition a revendiqué la victoire et accusé M. Maduro de fraude. “Je vais voter, mais je veux aussi vous dire que je vais participer”, a déclaré M. Capriles dimanche dans un audio diffusé sur WhatsApp. “Je vais faire un pas en avant, pour ne pas rester simplement à donner une opinion”.Un membre de la formation Red Decide, lancée il y a deux semaines et qui prône la participation, a confirmé sous couvert d’anonymat que M. Capriles figurait sur sa liste de candidats.Le PJ a également expulsé deux autres poids lourds de l’opposition: Tomas Guanipa, candidat à un siège de député, et Juan Requesens, qui aspire a devenir gouverneur de l’Etat de Miranda.M. Requesens a été emprisonné pendant trois ans, accusé de tentative de complot contre Maduro. Il a été libéré en 2023 après une négociation avec le gouvernement menée par M. Capriles.L’actuel gouverneur de l’Etat pétrolier de Zulia et également ancien candidat présidentiel, Manuel Rosales, a lui aussi annoncé qu’il ne boycottera pas le scrutin et qu’il est candidat à sa succession.Nicolas Maduro s’est quant à lui réuni lundi avec les candidats du pouvoir, leur promettant la victoire.

Venezuela: accusé d’ambitions électorales, l’opposant Capriles expulsé de son parti

La figure de l’opposition vénézuélienne Henrique Capriles a été expulsé lundi de son parti, qui lui prête l’intention de se présenter aux élections législatives et régionales du 25 mai boycottées par la coalition d’opposition.Candidat face à Hugo Chavez en 2012, puis face à l’actuel président Nicolas Maduro en 2013, M. Capriles est normalement inéligible jusqu’en …

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Discothèque effondrée en République dominicaine: 231 morts, la justice travaillera librement selon le président

Le président dominicain Luis Abinader a assuré lundi que le pouvoir n’interviendrait pas dans la procédure judiciaire concernant l’effondrement du toit de la discothèque Jet Set à Saint-Domingue le 8 avril, dont le bilan s’est encore alourdi pour atteindre 231 morts.”Nous allons respecter le fait que la justice sera rendue comme elle doit l’être. Et vous ne trouverez aucune intervention du gouvernement”, a affirmé M. Abinader lors de sa conférence de presse hebdomadaire. “La justice a une dynamique, un protocole propre, qui est étranger au pouvoir exécutif”, a-t-il ajouté.Le président a indiqué qu’il n’existait pas d’obligation de supervision des travaux de construction privés dans le pays, et reconnu: “Il y a un vide dans la loi, que nous devons résoudre”.Le dirigeant a aussi promis des décorations pour les secouristes, pour leur travail “patriotique et sacré” réalisé avec “persévérance et courage”. Dans la matinée, la ministre de l’Intérieur Faride Raful avait annoncé que le bilan était passé de 226 à 231 morts. “Nous avons confirmé un nombre de victimes décédées dans l’accident qui s’élève à 231: 221 qui ont été recensées sur place et dix autres qui ont été recensées dans les hôpitaux”, a détaillé la ministre. Selon le service public de santé, 12 patients restent hospitalisés, dont trois dans un état critique.- “Ma famille” -Considérée comme la plus grande tragédie du siècle en République dominicaine, la catastrophe dépasse, en termes de bilan humain, l’incendie en 2005 d’une prison à Higuey, dans l’est du pays, qui avait coûté la vie à 136 détenus.Le toit de la discothèque s’est effondré le 8 avril à 00H44 (04H44 GMT) alors qu’entre 500 et 1.000 personnes assistaient à un concert de la star du merengue Rubby Pérez, morte lors de l’accident. Quelque 189 personnes ont été secourues.La présidence a annoncé la création d’une commission d’experts nationaux et internationaux pour déterminer les causes du désastre.Les six jours de deuil décrétés par Luis Abinader ont pris fin dimanche.Parmi les victimes décédées figurent notamment un couple de Français résidant en République dominicaine et un Italien. Washington a annoncé vendredi la mort de “plusieurs citoyens américains”, sans donner de chiffre. La presse a fait état d’un Kényan, d’un Haïtien et de Vénézuéliens tués.Le maire de New York Eric Adams est arrivé à Saint-Domingue dimanche et devait visiter le site du sinistre et rencontrer la famille d’un retraité de la police de New York décédé dans la tragédie.New York accueille la plus grande communauté de Dominicains en dehors de ce pays des Caraïbes. “Ils ne sont pas seulement mes résidents, je les ai considérés comme ma famille”, a déclaré M. Adams à la presse. “Plus de 200 membres de ma famille ont perdu la vie la semaine dernière, et qu’est-ce que fait la famille en temps de deuil ? Elle le traverse ensemble”, a-t-il dit.

Discothèque effondrée en République dominicaine: 231 morts, la justice travaillera librement selon le président

Le président dominicain Luis Abinader a assuré lundi que le pouvoir n’interviendrait pas dans la procédure judiciaire concernant l’effondrement du toit de la discothèque Jet Set à Saint-Domingue le 8 avril, dont le bilan s’est encore alourdi pour atteindre 231 morts.”Nous allons respecter le fait que la justice sera rendue comme elle doit l’être. Et …

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Equateur: Noboa réélu président, sa rivale de gauche conteste

Le président sortant Daniel Noboa a été déclaré vainqueur du second tour de la présidentielle dimanche en Equateur, des résultats contestés par sa rivale de gauche Luisa Gonzalez mais validés par l’autorité électorale du pays et plusieurs missions d’observation.Selon les résultats, toujours partiels vers 16H00 locales (23H00 GMT) lundi et portant sur 98% des bulletins, M. Noboa devance largement Mme Gonzalez, avec 55,6% des voix contre 44,4%. Cette tendance s’est rapidement dessinée dimanche soir, quand le Conseil national électoral (CNE) l’a jugée “irréversible”.Depuis la station balnéaire d’Olon (ouest), sur la côte pacifique, Daniel Noboa, 37 ans, s’est réjoui dimanche d’une “victoire historique”, trouvant “regrettable qu’avec une différence de 11, 12 points, on essaie d’une manière ou d’une autre de remettre en question la volonté des Equatoriens”.Sa rivale Luisa Gonzalez a dit depuis Quito ne pas reconnaître les résultats. “Je refuse de croire qu’il existe un peuple qui préfère le mensonge à la vérité (…) nous allons demander un nouveau décompte et l’ouverture des urnes”, a déclaré la dauphine de l’ancien dirigeant socialiste Rafael Correa (2007-2017), figure clivante en Equateur, dénonçant une “fraude électorale grotesque”.L’avocate de 47 ans aspirait à devenir la première femme à diriger le pays. Elle avait déjà perdu en octobre 2023 face à M. Noboa, alors surprise du scrutin convoqué par son prédécesseur Guillermo Lasso.- Résultats “corrects” -Selon le secrétaire général de l’Organisation des Etats américains (OEA), Luis Almagro, il existe une “concordance” entre les données de ses observateurs et celles de l’autorité électorale équatorienne. Il a félicité sur X Daniel Noboa pour “sa victoire”.Pour l’équipe d’observateurs de l’UE également, les résultats “sont corrects” et “sont obtenus de manière fiable”, a indiqué le ministre espagnol des Affaires étrangères José Manuel Albares depuis Luxembourg.Lundi, le président américain Donald Trump a, lui, qualifié son homologue équatorien de “grand dirigeant”. “Il ne vous décevra pas !”, a-t-il affirmé sur son réseau Truth Social.De nombreux observateurs s’attendaient à un combat vote par vote au second tour. Les résultats sont donc “très surprenants”, selon Pedro Labayen Herrera, spécialiste de l’Equateur au sein du Centre pour la recherche économique et politique (CEPR).Ils traduisent le fait que “dans la société équatorienne, persiste encore un énorme sentiment anti-corréiste, dont on n’avait pas imaginé l’ampleur ni l’importance”, selon le chercheur.”Nous entrons dans une période d’incertitude (…) ces élections ne résolvent rien et démontrent que ce pays traverse une crise politique très grave”, estime auprès de l’AFP Christophe Ventura, spécialiste de l’Amérique latine à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS).”L’Equateur est divisé, mais malgré tout, je pense que nous, Equatoriens, comprenons que nous sommes dans une situation où l’unité est ce qui va nous aider à avancer, peu importe qui dirige le gouvernement”, veut croire Camila Medina, une étudiante en architecture de 21 ans.Selon le CNE, 84% des 13,7 millions d’électeurs appelés aux urnes dans ce scrutin obligatoire se sont rendus dans les bureaux de vote gardés par des milliers de militaires et policiers.Dans la capitale, l’ambiance était festive dimanche soir après l’annonce des résultats. “Nous serons mieux équipés pour affronter (…) la mafia et absolument tout ce qui est mauvais dans le pays”, a estimé Natalie Ulloa, administratrice de 26 ans, devant le siège du parti au pouvoir à Quito.Ces dernières années, le pays andin de 18 millions d’habitants a connu une transformation brutale.Ses ports sur le Pacifique, son économie dollarisée et sa position entre Colombie et Pérou, les deux plus gros producteurs mondiaux de cocaïne, ont fait de l’Equateur une plaque tournante du trafic de drogue.Autrefois considéré comme une oasis de tranquillité dans une région troublée, l’Equateur a connu en 2025 le début d’année le plus sanglant de son histoire récente: chaque heure, une personne est tuée.Héritier d’un magnat de la banane, Daniel Noboa incarne l’élite politique équatorienne issue du monde de l’entreprise. Tenant d’une ligne dure en matière de sécurité, marquée par l’envoi de militaires dans les rues et les prisons, il a cherché l’appui de Donald Trump dans la lutte contre le crime et n’écarte pas le retour de bases militaires étrangères, actuellement interdites par la loi.

Trump et Bukele vantent leur alliance contre la criminalité

Donald Trump et Nayib Bukele ont affiché lundi leur parfaite entente dans la lutte contre la criminalité organisée, le président du Salvador affirmant qu’il ne renverrait pas aux Etats-Unis un immigré salvadorien expulsé par erreur. S’exprimant dans le Bureau ovale, le président américain a dénoncé la présence de “millions” d’immigrés illégalement arrivés aux Etats-Unis dont, selon …

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Trump et Bukele vantent leur alliance contre la criminalité

Donald Trump et Nayib Bukele ont affiché lundi leur parfaite entente dans la lutte contre la criminalité organisée, le président du Salvador affirmant qu’il ne renverrait pas aux Etats-Unis un immigré salvadorien expulsé par erreur. S’exprimant dans le Bureau ovale, le président américain a dénoncé la présence de “millions” d’immigrés illégalement arrivés aux Etats-Unis dont, selon lui, de nombreux criminels, et salué l’aide apportée par le Salvador pour y remédier.”C’est un pêché ce qu’ils ont fait, et vous venez à notre aide”, a dit Donald Trump en reprochant à l’ancienne administration démocrate de Joe Biden d’avoir mené une politique de “frontières ouvertes”.”Vous avez un sacré président”, a-t-il encore lancé à l’adresse des Salvadoriens, alors que les deux dirigeants ont passé plusieurs minutes à critiquer les médias, puis à parler de la question des athlètes transgenres dans les sports féminins.Le président salvadorien de 43 ans, qui a engagé une lutte sans merci contre les gangs dans son pays, a accepté que plus de 250 personnes expulsées mi-mars des Etats-Unis soient incarcérées au Salvador, dans le gigantesque centre de confinement du terrorisme (Cecot), prison qu’il a fait construire dans le cadre de sa guerre contre les gangs.La grande majorité de ces individus sont des Vénézuéliens, accusés par l’administration Trump d’être membres du redoutable gang Tren de Aragua, classé organisation “terroriste” par Washington en février.”Nous savons que vous avez un problème concernant la criminalité, le terrorisme, et que vous avez besoin d’aide. Nous sommes un petit pays mais si on peut aider, on le fera”, a dit M. Bukele.- Imbroglio judiciaire -M. Trump a réactivé une loi du XVIIIe siècle, normalement utilisée en temps de guerre, pour expulser sans autre forme de procès ces personnes. Des groupes de défense des droits humains ont toutefois dénoncé des “disparitions forcées et des détentions arbitraires”. Les familles de plusieurs de ces immigrés ont aussi affirmé qu’ils n’avaient aucun lien avec des gangs et n’avaient été ciblés qu’à cause de leurs tatouages, un signe souvent distinctif des mafias d’Amérique centrale.Parmi eux figure Kilmar Ábrego García, pour lequel l’administration a reconnu une “erreur administrative” car il était en principe inexpulsable depuis 2019.Cet immigré salvadorien est au coeur d’un imbroglio judiciaire: la justice américaine exige qu’il soit ramené aux Etats-Unis, alors que l’administration explique qu’elle n’a plus aucun pouvoir sur son sort puisqu’il se trouve sur le sol salvadorien.M. Bukele a exclu lundi tout geste en sa faveur. “Comment puis-je le renvoyer aux Etats-Unis? Je le fais venir clandestinement aux Etats-Unis? Bien entendu, je ne vais pas faire ça. La question est absurde (…) Je n’ai pas le pouvoir de le renvoyer vers les Etats-Unis”, a-t-il déclaré.M. Trump a aussi appelé son homologue salvadorien à construire de nouvelles prisons, redisant même envisager de renvoyer au Salvador des citoyens américains qui commettent des crimes violents.”Nous avons aussi des criminels de chez nous qui poussent des gens dans les métros, qui frappent des femmes âgées derrière la tête avec des battes de baseball”, a-t-il déclaré. “J’aimerais les inclure dans le groupe pour les renvoyer du pays.”- Méthodes pointées du doigt -M. Bukele est salué dans son pays pour sa répression contre le crime, avec des dizaines de milliers de suspects envoyés au Cecot, considéré comme la plus grande prison d’Amérique latine.Mais si la criminalité s’est effondrée au Salvador, ses méthodes sont pointées du doigt par plusieurs ONG, qui dénoncent détentions arbitraires, mauvais traitements, cas de torture et même des décès dans les prisons.La visite d’Etat de Nayib Bukele revêtait également un enjeu économique: le Salvador a reçu 6 millions de dollars de la part de Washington pour avoir accepté d’emprisonner sur son sol ces criminels présumés.Mais le petit pays d’Amérique centrale reste malgré cela frappé par les nouveaux droits de douane de Donald Trump, à hauteur de 10%.Selon la Banque centrale du Salvador, près d’un tiers de ses exportations – en valeur – vont vers les Etats-Unis, ce qui représente 2,1 milliards de dollars pour des produits tels que le textile, le sucre ou le café.Quelque 2,5 millions de Salvadoriens vivent aux Etats-Unis, selon le gouvernement américain. Les envois d’argent de ces expatriés ont pesé pour 23% du PIB de leur pays d’origine en 2024, soit 8,5 milliards de dollars, d’après la Banque centrale.

Trump et Bukele vantent leur alliance contre la criminalité

Donald Trump et Nayib Bukele ont affiché lundi leur parfaite entente dans la lutte contre la criminalité organisée, le président du Salvador affirmant qu’il ne renverrait pas aux Etats-Unis un immigré salvadorien expulsé par erreur. S’exprimant dans le Bureau ovale, le président américain a dénoncé la présence de “millions” d’immigrés illégalement arrivés aux Etats-Unis dont, selon lui, de nombreux criminels, et salué l’aide apportée par le Salvador pour y remédier.”C’est un pêché ce qu’ils ont fait, et vous venez à notre aide”, a dit Donald Trump en reprochant à l’ancienne administration démocrate de Joe Biden d’avoir mené une politique de “frontières ouvertes”.”Vous avez un sacré président”, a-t-il encore lancé à l’adresse des Salvadoriens, alors que les deux dirigeants ont passé plusieurs minutes à critiquer les médias, puis à parler de la question des athlètes transgenres dans les sports féminins.Le président salvadorien de 43 ans, qui a engagé une lutte sans merci contre les gangs dans son pays, a accepté que plus de 250 personnes expulsées mi-mars des Etats-Unis soient incarcérées au Salvador, dans le gigantesque centre de confinement du terrorisme (Cecot), prison qu’il a fait construire dans le cadre de sa guerre contre les gangs.La grande majorité de ces individus sont des Vénézuéliens, accusés par l’administration Trump d’être membres du redoutable gang Tren de Aragua, classé organisation “terroriste” par Washington en février.”Nous savons que vous avez un problème concernant la criminalité, le terrorisme, et que vous avez besoin d’aide. Nous sommes un petit pays mais si on peut aider, on le fera”, a dit M. Bukele.- Imbroglio judiciaire -M. Trump a réactivé une loi du XVIIIe siècle, normalement utilisée en temps de guerre, pour expulser sans autre forme de procès ces personnes. Des groupes de défense des droits humains ont toutefois dénoncé des “disparitions forcées et des détentions arbitraires”. Les familles de plusieurs de ces immigrés ont aussi affirmé qu’ils n’avaient aucun lien avec des gangs et n’avaient été ciblés qu’à cause de leurs tatouages, un signe souvent distinctif des mafias d’Amérique centrale.Parmi eux figure Kilmar Ábrego García, pour lequel l’administration a reconnu une “erreur administrative” car il était en principe inexpulsable depuis 2019.Cet immigré salvadorien est au coeur d’un imbroglio judiciaire: la justice américaine exige qu’il soit ramené aux Etats-Unis, alors que l’administration explique qu’elle n’a plus aucun pouvoir sur son sort puisqu’il se trouve sur le sol salvadorien.M. Bukele a exclu lundi tout geste en sa faveur. “Comment puis-je le renvoyer aux Etats-Unis? Je le fais venir clandestinement aux Etats-Unis? Bien entendu, je ne vais pas faire ça. La question est absurde (…) Je n’ai pas le pouvoir de le renvoyer vers les Etats-Unis”, a-t-il déclaré.M. Trump a aussi appelé son homologue salvadorien à construire de nouvelles prisons, redisant même envisager de renvoyer au Salvador des citoyens américains qui commettent des crimes violents.”Nous avons aussi des criminels de chez nous qui poussent des gens dans les métros, qui frappent des femmes âgées derrière la tête avec des battes de baseball”, a-t-il déclaré. “J’aimerais les inclure dans le groupe pour les renvoyer du pays.”- Méthodes pointées du doigt -M. Bukele est salué dans son pays pour sa répression contre le crime, avec des dizaines de milliers de suspects envoyés au Cecot, considéré comme la plus grande prison d’Amérique latine.Mais si la criminalité s’est effondrée au Salvador, ses méthodes sont pointées du doigt par plusieurs ONG, qui dénoncent détentions arbitraires, mauvais traitements, cas de torture et même des décès dans les prisons.La visite d’Etat de Nayib Bukele revêtait également un enjeu économique: le Salvador a reçu 6 millions de dollars de la part de Washington pour avoir accepté d’emprisonner sur son sol ces criminels présumés.Mais le petit pays d’Amérique centrale reste malgré cela frappé par les nouveaux droits de douane de Donald Trump, à hauteur de 10%.Selon la Banque centrale du Salvador, près d’un tiers de ses exportations – en valeur – vont vers les Etats-Unis, ce qui représente 2,1 milliards de dollars pour des produits tels que le textile, le sucre ou le café.Quelque 2,5 millions de Salvadoriens vivent aux Etats-Unis, selon le gouvernement américain. Les envois d’argent de ces expatriés ont pesé pour 23% du PIB de leur pays d’origine en 2024, soit 8,5 milliards de dollars, d’après la Banque centrale.