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Enormes chutes de neige dans les Alpes, le risque d’avalanche perdure

Confinements, trains bloqués et écoles fermées: d’abondantes chutes de neige printanière ont causé jeudi de fortes perturbations dans les Alpes, où les autorités appelent à rester vigilant face au risque d’avalanche même si la météo s’améliore.En France, une personne a été ensevelie par une coulée de neige en bas de la station savoyarde de Val-Thorens, où elle a été retrouvée en arrêt cardio-respiratoire, avant d’être évacuée vers le centre hospitalier de Grenoble, selon la préfecture.En Italie, où les services météo de l’armée de l’air ont fait état de pluies “intenses et abondantes” se transformant en neige au-dessus de 1.800 mètres, un homme âgé a été retrouvé mort à son domicile inondé dans le Piémont, ont annoncé les pompiers italiens sur X, les médias précisant qu’il avait 92 ans.Les chutes de neige, qui se sont également abattues sur le canton du Valais en Suisse, n’ont rien d’inhabituel dans les Alpes en avril mais elles ont surpris les habitants par les quantités très importantes tombées, qui ont pu dépasser un mètre en altitude.”C’est vraiment exceptionnel”, relève Didier Beauchet, un retraité installé à Lanslebourg en Savoie depuis 40 ans. De telles quantités, “j’ai dû voir ça cinq fois”, dit-il à l’AFP, alors qu’autour de lui des automobilistes s’affairent pour dégager leurs voitures recouvertes de neige.”En si peu de temps, c’est énorme”, ajoute Yann Geaudry, un ancien moniteur de ski de fond installé dans le village voisin de Termignon qui s’inquiète désormais pour “le risque d’avalanche” à cause de l’instabilité du manteau neigeux, puis “du risque d’inondation quand ça va fondre”.- Fragile manteau neigeux-Météo-France a levé l’alerte orange aux avalanches en milieu de journée, décrétée la veille pour la Savoie, mais continue d’appeler à “la plus grande prudence” face au “fort” risque d’avalanches (niveau 4 sur 5) sur tous les départements alpins vendredi.Les autorités suisses, qui avaient pris des mesures pour déployer facilement des moyens d’intervention, ont appelé jeudi la population du canton valais à limiter ses déplacements et la ville de Sion a demandé à ses 36.000 habitants de rester chez eux.Plusieurs stations françaises ont également confiné leurs habitants et fermé leur domaine skiable en raison du risque d’avalanche, qui a atteint le niveau maximum (5/5) dans plusieurs massifs (Haute-Tarentaise, Haute-Maurienne, Vanoise).Tignes a levé son confinement jeudi soir et devrait réouvrir son domaine skiable vendredi “en fonction de la sécurisation des remontées mécaniques”, mais le retour du beau temps et de la chaleur va fragiliser le manteau neigeux, prévient la station, en appelant à respecter les consignes de sécurité.Ces chutes sont dues à un phénomène dit de “retour d’Est”, provoqué par l’humidité de la plaine du Pô dans le nord de l’Italie, qui se condense au contact des Alpes et tombe sous forme de neige.- Vent fort -De nombreuses routes et tunnels ont été coupés dans les zones affectées des trois pays en raison de chutes d’arbres ou de risques d’avalanches et des écoles sont restées fermées toute la journée. L’accès au tunnel du Mont Blanc a été interdit aux poids-lourds.Le trafic ferroviaire est également affecté et 3.000 foyers français restaient privés d’électricité à 18H00 selon le gestionnaire du réseau électrique Enedis.L’autoroute reliant Turin à Aoste (nord) a été fermée à la circulation car partiellement inondée, tandis que l’accès aux parcs de Milan a été interdit, un vent fort atteignant par endroits jusqu’à 100 km/h fouettant également la Péninsule.Dans le Val d’Aoste, frontalier de la France et de la Suisse, des habitations et des étables ont dû être évacuées en raison de la montée de certains cours d’eau.Les chutes de neige concernent également depuis lundi le massif pyrénéen, mais dans des volumes moins impressionnants que dans les Alpes, autour de 20 à 30 cm, selon les données communiquées par les stations locales. Ces chutes ont surpris quelques randonneurs, comme ces deux étudiantes de La Rochelle secourues mercredi par les gendarmes.burs-ahe-mli/chp/swi

Enormes chutes de neige dans les Alpes, le risque d’avalanche perdure

Confinements, trains bloqués et écoles fermées: d’abondantes chutes de neige printanière ont causé jeudi de fortes perturbations dans les Alpes, où les autorités appelent à rester vigilant face au risque d’avalanche même si la météo s’améliore.En France, une personne a été ensevelie par une coulée de neige en bas de la station savoyarde de Val-Thorens, où elle a été retrouvée en arrêt cardio-respiratoire, avant d’être évacuée vers le centre hospitalier de Grenoble, selon la préfecture.En Italie, où les services météo de l’armée de l’air ont fait état de pluies “intenses et abondantes” se transformant en neige au-dessus de 1.800 mètres, un homme âgé a été retrouvé mort à son domicile inondé dans le Piémont, ont annoncé les pompiers italiens sur X, les médias précisant qu’il avait 92 ans.Les chutes de neige, qui se sont également abattues sur le canton du Valais en Suisse, n’ont rien d’inhabituel dans les Alpes en avril mais elles ont surpris les habitants par les quantités très importantes tombées, qui ont pu dépasser un mètre en altitude.”C’est vraiment exceptionnel”, relève Didier Beauchet, un retraité installé à Lanslebourg en Savoie depuis 40 ans. De telles quantités, “j’ai dû voir ça cinq fois”, dit-il à l’AFP, alors qu’autour de lui des automobilistes s’affairent pour dégager leurs voitures recouvertes de neige.”En si peu de temps, c’est énorme”, ajoute Yann Geaudry, un ancien moniteur de ski de fond installé dans le village voisin de Termignon qui s’inquiète désormais pour “le risque d’avalanche” à cause de l’instabilité du manteau neigeux, puis “du risque d’inondation quand ça va fondre”.- Fragile manteau neigeux-Météo-France a levé l’alerte orange aux avalanches en milieu de journée, décrétée la veille pour la Savoie, mais continue d’appeler à “la plus grande prudence” face au “fort” risque d’avalanches (niveau 4 sur 5) sur tous les départements alpins vendredi.Les autorités suisses, qui avaient pris des mesures pour déployer facilement des moyens d’intervention, ont appelé jeudi la population du canton valais à limiter ses déplacements et la ville de Sion a demandé à ses 36.000 habitants de rester chez eux.Plusieurs stations françaises ont également confiné leurs habitants et fermé leur domaine skiable en raison du risque d’avalanche, qui a atteint le niveau maximum (5/5) dans plusieurs massifs (Haute-Tarentaise, Haute-Maurienne, Vanoise).Tignes a levé son confinement jeudi soir et devrait réouvrir son domaine skiable vendredi “en fonction de la sécurisation des remontées mécaniques”, mais le retour du beau temps et de la chaleur va fragiliser le manteau neigeux, prévient la station, en appelant à respecter les consignes de sécurité.Ces chutes sont dues à un phénomène dit de “retour d’Est”, provoqué par l’humidité de la plaine du Pô dans le nord de l’Italie, qui se condense au contact des Alpes et tombe sous forme de neige.- Vent fort -De nombreuses routes et tunnels ont été coupés dans les zones affectées des trois pays en raison de chutes d’arbres ou de risques d’avalanches et des écoles sont restées fermées toute la journée. L’accès au tunnel du Mont Blanc a été interdit aux poids-lourds.Le trafic ferroviaire est également affecté et 3.000 foyers français restaient privés d’électricité à 18H00 selon le gestionnaire du réseau électrique Enedis.L’autoroute reliant Turin à Aoste (nord) a été fermée à la circulation car partiellement inondée, tandis que l’accès aux parcs de Milan a été interdit, un vent fort atteignant par endroits jusqu’à 100 km/h fouettant également la Péninsule.Dans le Val d’Aoste, frontalier de la France et de la Suisse, des habitations et des étables ont dû être évacuées en raison de la montée de certains cours d’eau.Les chutes de neige concernent également depuis lundi le massif pyrénéen, mais dans des volumes moins impressionnants que dans les Alpes, autour de 20 à 30 cm, selon les données communiquées par les stations locales. Ces chutes ont surpris quelques randonneurs, comme ces deux étudiantes de La Rochelle secourues mercredi par les gendarmes.burs-ahe-mli/chp/swi

Face au chaos douanier, la BCE s’accroche à la détente monétaire

La Banque centrale européenne a abaissé ses taux jeudi pour la sixième fois d’affilée, espérant contrer l’effet des tensions commerciales exacerbées avec les États-Unis qui menacent la croissance.Les perspectives en zone euro “se sont détériorées du fait de l’intensification des tensions commerciales”, a constaté l’institution de Francfort à l’issue de sa réunion de politique monétaire.L’offensive tarifaire de Donald Trump pèse sur l’économie, avec un “risque de baisse des exportations, des investissements et de la consommation”, a résumé sa présidente Christine Lagarde, ajoutant que le climat financier dégradé pourrait freiner encore davantage l’activité.Ce choc en puissance a convaincu les gardiens de l’euro de donner une nouvelle bouffée d’oxygène en baissant les coûts d’emprunt : le taux de dépôt, qui fait référence, a été abaissé de 25 points de base, à 2,25%, un niveau qui n’est plus jugé pénalisant pour l’économie.Dans un contexte “d’incertitudes exceptionnelles”, qui a vu Donald Trump enchaîner les annonces et revirements spectaculaires, l’institution se garde d’anticiper ses prochaines décisions et va plus que jamais continuer à s’appuyer sur les “données” pour “déterminer, réunion par réunion”, l’orientation de la politique monétaire.”Nous devons être prêts à faire face à l’imprévisible”, a souligné Christine Lagarde, prônant “agilité” et “réactivité”.”La voie reste largement ouverte à de nouvelles baisses de taux”, selon Ulrike Kastens, analyste chez DWS, certains observateurs voyant le taux de dépôt ramené à 1,75 % dans les prochains mois.- Trump chamboule tout – Depuis juin 2024, la BCE a abaissé ses taux à sept reprises, inversant un cycle de resserrement monétaire amorcé deux ans plus tôt pour lutter contre l’inflation provoquée par la guerre russe en Ukraine et ses répercussions énergétiques. Lors de leur dernière réunion en mars, les gardiens de l’euro laissaient entendre qu’ils n’excluaient pas une pause dans ce cycle de baisse des taux, leur optimisme reposant sur les projets de relance budgétaire en Allemagne, premier pays de la zone euro.Le gouvernement du futur chancelier allemand Friedrich Merz prévoit des centaines de milliards pour la défense et les infrastructures, un investissement qui pourrait soutenir l’industrie et la croissance en zone euro, a souligné jeudi Mme Lagarde.Mais le choc externe d’une guerre commerciale a rebattu les cartes. Début avril, Donald Trump a imposé des droits de douane réciproques à tous les pays – 10 % universels et jusqu’à 145 % supplémentaires sur la Chine – assortis de quelques exemptions sectorielles.Une pause de 90 jours a ensuite été décrétée pour les surtaxes supérieures à 10% sur les pays hors Chine, mais cela n’a pas suffi à rassurer les marchés.- Inflation au second plan -A Francfort, siège de la BCE, les inquiétudes concernant la hausse des prix sont passées au second plan: la désinflation est “en bonne voie”, observe la BCE, avec une inflation dans les 20 pays membres de la zone euro qui s’est établie à 2,2% en mars se rapprochant de la cible de 2%.Et l’effet de la guerre commerciale sur les prix est encore incertain, souligne Christine Lagarde : une baisse de la demande pourrait faire refluer l’inflation tandis qu’une fragmentation des chaînes d’approvisionnement mondiales pourrait au contraire pousser les prix à la hausse.Une différence avec les Etats-Unis où le président de la Réserve fédérale (Fed) américaine Jerome Powell a estimé mercredi que les droits de douane entraîneront “très certainement une hausse temporaire de l’inflation”.Il s’est attiré les foudres de Donald Trump selon lequel le patron de la Fed aurait dû baisser les taux “depuis longtemps déjà, comme la BCE”.Face à cette attaque contre l’indépendance des banques centrales, Christine Lagarde a affiché sa solidarité avec son “estimé” collègue américain.”Les baisses de taux, à elles seules, ne suffiront pas à protéger l’économie de la zone euro face aux bouleversements et défis historiques actuels”, prévient Carsten Brzeski, expert chez ING.Une raison pour laquelle Mme Lagarde a lancé en toute fin de conférence de presse un appel appuyé aux Européens pour qu’ils s’attellent enfin aux réformes structurelles attendues de longue date, telles que le renforcement de la compétitivité ou l’union des marchés de capitaux.

Au moins 40 morts dans des bombardements israéliens à Gaza selon les secours

De nouvelles frappes israéliennes ont, selon les secouristes, coûté la vie à au moins 40 Palestiniens jeudi dans la bande de Gaza, où un collectif d’ONG a exhorté Israël à laisser entrer l’aide humanitaire, seule “ligne de vie” pour la population.  L’armée israélienne, qui n’a pas commenté dans l’immédiat ces frappes, a intensifié ses bombardements aériens et élargi ses opérations terrestres dans le territoire palestinien assiégé, depuis qu’elle y a repris son offensive le 18 mars, rompant une trêve de deux mois.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, met en avant que seule la pression militaire peut forcer le Hamas à rendre les otages enlevés durant l’attaque menée par le mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023 en Israël, qui a délenché la guerre à Gaza.Le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, a fait état jeudi “d’au moins 16 martyrs, la plupart des femmes et des enfants, dans le tir de deux missiles israéliens sur plusieurs tentes abritant des familles déplacées dans la zone d’Al-Mawassi”, dans la région de Khan Younès (sud). – “Tout a explosé” -Un père et son enfant ont aussi été tués dans une frappe contre leur tente près d’Al-Mawassi, a-t-il ajouté.  Des images de l’AFP ont montré des tentes en feu dans le secteur, et des membres de la défense civile luttant contre les flammes, et des civils s’employant à recueillir les restes de victimes.”Soudain on a vu une lumière rouge. Puis les tentes ont explosé et pris feu. Tout a explosé. Nous avons couru vers la mer et vu le feu se propager d’une tente à l’autre. Des enfants ont été déchiquetés!”, s’exclame Israa Aboulrouss, une déplacée à Mawassi.Dans le nord de Gaza, la défense civile a aussi fait état de sept morts, “en majorité des femmes et des enfants”, dans une frappe sur une tente de déplacés à Beit Lahia. A Jabalia, une frappe a touché un abri de fortune tuant au moins sept membres d’une même famille et un raid sur une école abritant des déplacés a coûté la vie à six personnes, a-t-elle ajouté. Deux autres Palestiniens ont péri dans des tirs israéliens à Gaza-ville.Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a par ailleurs annoncé qu’un de ses locaux à Gaza avait été “endommagé par un explosif”, le deuxième incident de ce type en trois semaines, s’affirmant “scandalisé”.Israël a juré de détruire le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007 et considéré comme une organisation terroriste par Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne. Il exige son désarmement et le départ de ses combattants du territoire palestinien limitrophe du sud d’Israël, ce que le mouvement refuse.Resserrant l’étau, l’armée israélienne a annoncé mercredi avoir transformé 30% du territoire palestinien “en périmètre de sécurité”, une zone tampon dont est bannie la population. Une “stratégie qui consiste à rendre le territoire invivable”, pour Agnès Levallois, maîtresse de conférence à la Fondation pour la recherche stratégique.La quasi-totalité des 2,4 millions de Gazaouis ont été déplacés au moins une fois depuis le début de la guerre. Alors que “chaque habitant de Gaza dépend pour survivre de l’aide humanitaire”, celle-ci est “menacée d’un effondrement total” en raison du blocus imposé par Israël sur son entrée à Gaza depuis le 2 mars, ont alerté jeudi 12 ONG dans un communiqué commun. – “Nous reposer” -“Laissez-nous faire notre travail”, ont-elles exhorté, disant être confrontées à “l’un des pires échecs humanitaires de notre génération”. Le Hamas a lui accusé Israël d’utiliser “la famine comme arme” de guerre.Parallèlement, les tractations en vue d’une nouvelle trêve et de la libération d’otages en échange de prisonniers palestiniens se poursuivent. Le Hamas doit “peut-être même dans la journée”, remettre sa réponse à une proposition israélienne transmise par le médiateur égyptien, selon deux responsables du groupe.A Rafah (sud), Nidal Wresh Agha dit “prier” pour que les armes se taisent “pour que nous puissions nous reposer, tenir nos enfants près de nous, respirer à nouveau, et essayer de récupérer les fragments d’une vie enfouie dans les décombres”. Durant la trêve observée du 19 janvier au 17 mars, 33 otages, dont huit morts, ont été remis à Israël, en échange de la sortie d’environ 1.800 Palestiniens des prisons israéliennes.Sur les 251 personnes enlevées le 7-Octobre, 58 sont toujours retenues à Gaza, dont 34 mortes, selon l’armée israélienne. L’attaque du Hamas ce jour-là a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Selon le ministère de la Santé du Hamas, au moins 1.691 Palestiniens ont été tués depuis le 18 mars, portant à 51.065 le nombre de morts à Gaza depuis le début de l’offensive de représailles israélienne il y a 18 mois.

Au moins 40 morts dans des bombardements israéliens à Gaza selon les secours

De nouvelles frappes israéliennes ont, selon les secouristes, coûté la vie à au moins 40 Palestiniens jeudi dans la bande de Gaza, où un collectif d’ONG a exhorté Israël à laisser entrer l’aide humanitaire, seule “ligne de vie” pour la population.  L’armée israélienne, qui n’a pas commenté dans l’immédiat ces frappes, a intensifié ses bombardements aériens et élargi ses opérations terrestres dans le territoire palestinien assiégé, depuis qu’elle y a repris son offensive le 18 mars, rompant une trêve de deux mois.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, met en avant que seule la pression militaire peut forcer le Hamas à rendre les otages enlevés durant l’attaque menée par le mouvement islamiste palestinien le 7 octobre 2023 en Israël, qui a délenché la guerre à Gaza.Le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, a fait état jeudi “d’au moins 16 martyrs, la plupart des femmes et des enfants, dans le tir de deux missiles israéliens sur plusieurs tentes abritant des familles déplacées dans la zone d’Al-Mawassi”, dans la région de Khan Younès (sud). – “Tout a explosé” -Un père et son enfant ont aussi été tués dans une frappe contre leur tente près d’Al-Mawassi, a-t-il ajouté.  Des images de l’AFP ont montré des tentes en feu dans le secteur, et des membres de la défense civile luttant contre les flammes, et des civils s’employant à recueillir les restes de victimes.”Soudain on a vu une lumière rouge. Puis les tentes ont explosé et pris feu. Tout a explosé. Nous avons couru vers la mer et vu le feu se propager d’une tente à l’autre. Des enfants ont été déchiquetés!”, s’exclame Israa Aboulrouss, une déplacée à Mawassi.Dans le nord de Gaza, la défense civile a aussi fait état de sept morts, “en majorité des femmes et des enfants”, dans une frappe sur une tente de déplacés à Beit Lahia. A Jabalia, une frappe a touché un abri de fortune tuant au moins sept membres d’une même famille et un raid sur une école abritant des déplacés a coûté la vie à six personnes, a-t-elle ajouté. Deux autres Palestiniens ont péri dans des tirs israéliens à Gaza-ville.Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a par ailleurs annoncé qu’un de ses locaux à Gaza avait été “endommagé par un explosif”, le deuxième incident de ce type en trois semaines, s’affirmant “scandalisé”.Israël a juré de détruire le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007 et considéré comme une organisation terroriste par Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne. Il exige son désarmement et le départ de ses combattants du territoire palestinien limitrophe du sud d’Israël, ce que le mouvement refuse.Resserrant l’étau, l’armée israélienne a annoncé mercredi avoir transformé 30% du territoire palestinien “en périmètre de sécurité”, une zone tampon dont est bannie la population. Une “stratégie qui consiste à rendre le territoire invivable”, pour Agnès Levallois, maîtresse de conférence à la Fondation pour la recherche stratégique.La quasi-totalité des 2,4 millions de Gazaouis ont été déplacés au moins une fois depuis le début de la guerre. Alors que “chaque habitant de Gaza dépend pour survivre de l’aide humanitaire”, celle-ci est “menacée d’un effondrement total” en raison du blocus imposé par Israël sur son entrée à Gaza depuis le 2 mars, ont alerté jeudi 12 ONG dans un communiqué commun. – “Nous reposer” -“Laissez-nous faire notre travail”, ont-elles exhorté, disant être confrontées à “l’un des pires échecs humanitaires de notre génération”. Le Hamas a lui accusé Israël d’utiliser “la famine comme arme” de guerre.Parallèlement, les tractations en vue d’une nouvelle trêve et de la libération d’otages en échange de prisonniers palestiniens se poursuivent. Le Hamas doit “peut-être même dans la journée”, remettre sa réponse à une proposition israélienne transmise par le médiateur égyptien, selon deux responsables du groupe.A Rafah (sud), Nidal Wresh Agha dit “prier” pour que les armes se taisent “pour que nous puissions nous reposer, tenir nos enfants près de nous, respirer à nouveau, et essayer de récupérer les fragments d’une vie enfouie dans les décombres”. Durant la trêve observée du 19 janvier au 17 mars, 33 otages, dont huit morts, ont été remis à Israël, en échange de la sortie d’environ 1.800 Palestiniens des prisons israéliennes.Sur les 251 personnes enlevées le 7-Octobre, 58 sont toujours retenues à Gaza, dont 34 mortes, selon l’armée israélienne. L’attaque du Hamas ce jour-là a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Selon le ministère de la Santé du Hamas, au moins 1.691 Palestiniens ont été tués depuis le 18 mars, portant à 51.065 le nombre de morts à Gaza depuis le début de l’offensive de représailles israélienne il y a 18 mois.