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Le fils du cinéaste Rob Reiner va être inculpé pour l’assassinat de ses parents

Le fils du cinéaste américain Rob Reiner va être inculpé pour l’assassinat de ses parents retrouvés morts dimanche dans leur luxueux domicile de Los Angeles, a annoncé mardi le procureur de la ville, Nathan Hochman.Nick Reiner, 32 ans, qui a des antécédents d’addictions remontant à l’adolescence, risque la peine de mort s’il est reconnu coupable, a précisé M. Hochman.Il sera inculpé de “deux chefs de meurtre au premier degré”, la plus haute qualification, équivalant à celle d’assassinat (meurtre avec préméditation), a-t-il détaillé.Le fait que les meurtres sont “multiples” pèse comme une circonstance aggravante, selon le magistrat.”Il fait également l’objet d’une accusation particulière pour avoir personnellement utilisé une arme dangereuse et mortelle, à savoir un couteau. Ces chefs sont passibles d’une peine maximale d’emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, ou de la peine de mort”, a poursuivi le procureur.Rob Reiner, auteur entre autres du film “Quand Harry rencontre Sally”, a été découvert mort dimanche au côté de son épouse, la photographe Michele Singer, dans leur maison de Brentwood, un quartier huppé de la métropole californienne.Leur fils a été interpellé dans la soirée de dimanche et placé en détention.Il sera formellement inculpé dès qu’il sera en état de comparaître pour ce double meurtre, dont le mobile reste à ce stade inconnu. Il a été déclaré médicalement inapte à comparaître mardi.”Chaque détenu doit obtenir une autorisation médicale avant de pouvoir être transféré”, a expliqué à la presse son avocat, Alan Jackson. “Les services du shérif évalueront la situation au jour le jour”.Selon les médias américain, Rob Reiner, 78 ans, et son épouse de 68 ans ont été poignardés à plusieurs reprises.La veille des meurtres, Nick Reiner avait perturbé une fête de fin d’année où il était invité avec ses parents, selon NBC News.- Violente dispute -Nick Reiner y “a mis mal à l’aise les autres invités” en raison de son comportement. “Les parents de Reiner étaient bouleversés et gênés par le comportement de leur fils et s’inquiétaient pour sa santé”, a rapporté un témoin cité par NBC News.Selon le New York Times, “Rob et Nick Reiner se sont disputés violemment”.Nick, un des trois enfants du couple (Rob Reiner avait un autre enfant issu d’un premier mariage), vivait de façon intermittente chez ses parents. Il évoquait ouvertement son expérience en matière de traitement de la toxicomanie, qu’il avait contractée à l’âge de 15 ans.Dans un podcast, il affirmait avoir suivi 18 cures de désintoxication durant son adolescence.Nick Reiner racontait aussi des anecdotes sur son comportement instable. Une fois, a-t-il raconté en 2018 dans un autre podcast, après avoir passé des jours sans dormir sous l’effet de la cocaïne, il s’était mis à “frapper tout ce qui lui tombait sous la main” chez ses parents. Il s’est aussi parfois retrouvé à la rue ou dans des refuges.C’est en s’inspirant de sa propre expérience qu’il avait coécrit un film réalisé par son père, “Being Charlie” (2015), qui raconte le difficile rétablissement d’un fils de célébrités ravagé par les drogues.Cinéaste éclectique et citoyen engagé, Rob Reiner a eu une longue carrière à Hollywood, comme acteur et réalisateur.De la comédie romantique – “Quand Harry rencontre Sally” – au thriller terrifiant – “Misery”, adapté d’un roman de Stephen King – en passant par le récit initiatique – “Stand by me” qui a révélé River Phoenix -, Rob Reiner a essayé tous les genres, souvent avec succès.En marge de ses activités à Hollywood, Rob Reiner était un militant de gauche, proche des démocrates. Il défendait le droit au mariage pour tous et était un critique virulent du gouvernement de Donald Trump.Lundi, le président américain a attribué le meurtre du cinéaste à son anti-trumpisme “enragé”, un message qui a outré jusque dans le camp conservateur.

L’Australie commence à enterrer les victimes du massacre de la plage de Sydney

Les premières obsèques après l’attentat sur une plage de Sydney ont commencé sous haute sécurité mercredi matin à Bondi, où un père et son fils ont tué dimanche 15 personnes rassemblées pour la fête juive de Hanouka.Une foule de fidèles en larmes a accueilli à la synagogue Chabad de cette banlieue de Sydney la dépouille du rabbin Eli Schlanger, première des victimes de l’attentat à être inhumée, parmi un important dispositif policier, ont constaté des journalistes de l’AFP.”Cette perte est immense pour tout le peuple juif, mais pour notre communauté ici, pour le Chabad de Bondi, elle est indicible”, a souligné le rabbin Levi Wolff.Surnommé “Le Rabbin de Bondi” Eli Schlanger, 41 ans, était aumônier et avait exercé dans des prisons et des hôpitaux. Il était père de cinq enfants. “Tu es mon fils, mon ami et mon confident”, a déclaré son beau-père, Yehoram Ulman, lors de la cérémonie.Eli Schlanger compte parmi les victimes de Sajid Akram et de son fils Naveed, qui ont ouvert dimanche le feu sur la plage de Bondi en pleines célébrations de Hanouka.  Parmi les victimes figurent également une petite fille de 10 ans, deux survivants de la Shoah et un ressortissant français, Dan Elkayam.Un autre rabbin assassiné dimanche, Yaakov Levitan, 39 ans, père de quatre enfants, doit être également inhumé mercredi à la synagogue Chabad de Bondi. Ce mouvement représente une branche du judaïsme hassidique et avait organisé les festivités de dimanche sur la plage de Bondi. “Aujourd’hui sera une journée particulièrement difficile”, a déclaré le premier ministre Anthony Albanese à la radio locale, soulignant être “de tout coeur avec la communauté”.Autre rabbin présent aux obsèques, Yossi Friedman a souligné que la communauté était “extrêmement atteinte”.”Nous devrions pouvoir être nous-mêmes et ne pas avoir peur”, a souligné Danny Gingef, 66 ans, venu à la cérémonie.  – Panique -M. Albanese a souligné mardi que les assaillants étaient “motivés par l’idéologie” du groupe jihadiste Etat islamique, dont deux drapeaux ont été retrouvés dans leur voiture des assaillants.Sajid Akram a été abattu lors de l’attaque et son fils Naveed, grièvement blessé, n’a pas pu être interrogé à ce stade.Armés de plusieurs fusils légalement détenus, les deux hommes avaient criblé la plage de balles pendant dix minutes.Naveed Akram, 24 ans, avait fait l’objet de vérifications des renseignements australiens en 2019, sans paraître constituer à l’époque de menace immédiate.Selon les autorités philippines, les deux hommes se sont rendus dans le pays du 1er au 28 novembre, respectivement avec un passeport indien et australien. Leur destination était la région de Davao, sur l’île de Mindanao, théâtre d’une insurrection islamiste.- Héros -M. Albanese a rendu hommage mercredi à l’héroïsme d’un couple de sexagénaires tué dans l’attentat, après que des images filmées par une caméra embarquée dans un véhicule les ont montrés en train de se battre contre l’un des tireurs.”Je rends hommage à Boris et Sofia Gurman. Boris a attaqué l’un de ces terroristes alors qu’il sortait de la voiture. Et cela a causé la mort de M. et Mme Gurman”, a-t-il déclaré, qualifiant le couple de “héros australiens”.M. Albanese, s’était rendu mardi au chevet d’Ahmed Al Ahmed, également qualifié de héros pour avoir réussi à arracher le fusil des mains de Sajid Akram. Son geste, qui avait été filmé est devenu viral sur les réseaux sociaux.Les dirigeants australiens ont convenu de durcir les lois qui avaient permis à Sajid Akram de posséder six armes à feu.Mardi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a estimé que la décision australienne de reconnaître la Palestine sur fond de guerre à Gaza avait mis de “l’huile sur le feu de l’antisémitisme”.

Dermatose: le gouvernement promet d’accélérer sur la vaccination

Pour tenter de désamorcer la colère des agriculteurs, le gouvernement promet une accélération de la vaccination dans le Sud-Ouest contre la dermatose nodulaire contagieuse, avec 750.000 bovins supplémentaires ciblés et le recours à des vétérinaires militaires.”Dans les semaines qui viennent, il faut que l’intégralité (de ce) cheptel soit vacciné et nous nous y employons” pour juguler la propagation de la maladie, a annoncé mardi soir la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, à la sortie d’une réunion à Matignon.Cet objectif vient affiner la fourchette de 600.000 à 1 million d’animaux supplémentaires devant être vaccinés, jusqu’ici évoquée par le ministère.Plus tôt, le Premier ministre, Sébastien Lecornu, avait déjà promis “d’accélérer” la vaccination, pour rassurer les éleveurs très mobilisés dans le Sud-Ouest contre la gestion de cette crise par le gouvernement.”Mais pour ça, il faut absolument qu’on ait les doses de vaccins disponibles et qu’on arrête de courir après les doses comme on est en train de le vivre en ce moment”, prévient Yohann Barbe, président de la FNPL (producteurs de lait).Car cette campagne vaccinale représente un défi logistique majeur, les doses devant être acheminées vers les dix départements situés à l’intérieur d’un “cordon sanitaire”: l’Ariège, le Lot, la Haute-Garonne, les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Orientales, le Gers, les Landes, les Pyrénées-Atlantiques, l’Hérault et le Tarn.Un stock de 500.000 vaccins, fourni par le ministère de l’Agriculture, est déjà en cours d’acheminement vers le Sud-Ouest, et “une première livraison de 400.000 doses”, issues d’une commande réalisée la semaine dernière auprès des Pays-Bas, sera acheminée prochainement, a détaillé Annie Genevard.En plus des vétérinaires des services de l’Etat, le gouvernement mobilisera pour les injections des vétérinaires volontaires (libéraux, retraités ou en activité), des vétérinaires militaires (parmi les 70 en service) et des élèves vétérinaires.- Poursuite des blocages -Au total, 113 foyers de dermatose nodulaire contagieuse ont été recensés en France, depuis l’apparition de la maladie en juin en Savoie. Mais à ce jour, “il n’y a plus de foyers infectieux”, a assuré la ministre.Plus de 3.300 bêtes ont été abattues sur un cheptel bovins de quelque 16 millions bovins.La Confédération paysanne a appelé mardi soir “à amplifier et durcir les mobilisations”, estimant que le gouvernement ne répondait pas à ses revendications (l’ouverture vaccinale sur toute la France et la fin de l’abattage total dès la détection d’un cas).”Il n’y a pas grand chose qui a changé”, a réagi Jérôme Bayle, figure du mouvement agricole de 2024, sur BFMTV. “On s’oppose fermement à l’abattage total du moment qu’on a vacciné”, a-t-il souligné depuis un point de blocage de l’A64.Mardi, au septième jour de mobilisation, plusieurs axes routiers et ferroviaires étaient bloqués dans le Sud-Ouest à l’appel des syndicats Coordination rurale, radicale et parfois ouvertement proche de l’extrême droite, et Confédération paysanne, classée à gauche.En fin d’après-midi, 75 actions étaient recensées par le ministère de l’Intérieur, mobilisant 3.400 personnes.Dans la nuit, des agriculteurs ont aspergé la préfecture du Gers de lisier à Auch, a rapporté la chaîne BFMTV.Après avoir entravé le trafic ferroviaire entre Toulouse et Narbonne toute la journée de mardi, des éleveurs ont investi l’autoroute A61, stoppant le trafic dans le sens Carcassonne-Toulouse.Au niveau de Cestas, au sud de Bordeaux, l’A63 est bloquée dans les deux sens, perturbant notamment le trafic des poids lourds en provenance d’Espagne.D’autres actions sont déjà prévues mercredi à Limoges, où la Coordination rurale appelle les paysans à monter un mur de foin et de paille devant la préfecture.- “Mercosur” -Sébastien Lecornu recevra vendredi les syndicats agricoles, aussi remontés par la perspective d’une signature du traité de libre-échange entre l’Union européenne et des pays latino-américains du Mercosur.La FNSEA, premier syndicat agricole, a appelé à manifester à Bruxelles jeudi à l’occasion du sommet des chefs d’Etat européens invités à valider l’accord.Le président Emmanuel Macron, qui a demandé un report à 2026 du vote prévu à Bruxelles, a redit lundi soir aux dirigeants de l’UE, lors d’un déplacement à Berlin pour des échanges sur l’Ukraine, son opposition à la signature de l’accord.Et le Sénat a voté mardi une résolution invitant le gouvernement français à saisir la Cour de justice de l’Union européenne pour “faire barrage” à l’accord de libre-échange, accusant Bruxelles de “contourner les Parlements nationaux”.bur-are-alh-jmi/abb/bfi/ms/lgo

RDC: le M23 affirme qu’il se retirera d’Uvira, 85.000 réfugiés dans des conditions catastrophiques au Burundi

Le groupe armé M23 soutenu par le Rwanda a affirmé mardi qu’il allait retirer ses forces d’Uvira, dans l’est de la RDC, tandis qu’au Burundi voisin au moins 85.000 personnes ayant fui sa récente offensive survivent dans des conditions catastrophiques. Après s’être emparé des grandes villes de Goma en janvier et Bukavu en février dernier dans …

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RDC: le M23 affirme qu’il se retirera d’Uvira, 85.000 réfugiés dans des conditions catastrophiques au Burundi

Le groupe armé M23 soutenu par le Rwanda a affirmé mardi qu’il allait retirer ses forces d’Uvira, dans l’est de la RDC, tandis qu’au Burundi voisin au moins 85.000 personnes ayant fui sa récente offensive survivent dans des conditions catastrophiques. Après s’être emparé des grandes villes de Goma en janvier et Bukavu en février dernier dans l’est de la RDC, le M23 soutenu par le Rwanda a lancé une nouvelle offensive début décembre dans la province orientale du Sud-Kivu, le long de la frontière burundaise, au moment où la RDC et le Rwanda signaient un accord de paix à Washington sous l’égide du président américain Donald Trump.Le M23 s’est emparé mercredi dernier de la ville stratégique d’Uvira, qui compte plusieurs centaines de milliers d’habitants, ce qui lui permet de contrôler la frontière terrestre entre la RDC et le Burundi, soutien militaire de Kinshasa.Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, avait promis samedi de répondre à une “claire violation” de l’accord de paix par le groupe soutenu par le Rwanda. L’ambassadeur américain à l’ONU avait accusé Kigali de mener la région vers la “guerre”. Mardi, le dirigeant de la branche politique du M23, Corneille Nangaa, a annoncé dans un communiqué que le M23 “retirera unilatéralement ses forces de la ville d’Uvira, comme l’a demandé la médiation américaine”, sans préciser de calendrier. Il a ajouté avoir “décidé de prendre une mesure unilatérale visant à instaurer la confiance afin de donner” au processus de paix “toutes les chances de réussir”. – “Manque de tout” -Après cette annonce, le M23 occupait toujours Uvira mardi soir et ses combattants étaient visibles aux points stratégiques de la ville ou patrouillant dans les rues, selon plusieurs sources locales contactées par l’AFP. “Il s’agit une fois de plus d’un pur mensonge destiné à induire en erreur l’opinion internationale”, a estimé le ministre burundais des Affaires étrangères sur X mardi soir, au sujet de l’annonce du M23. Le Rwanda “cherche simplement à alléger la pression internationale”, a-t-il affirmé. Le Rwanda n’a jamais reconnu officiellement son soutien au M23, mais a été directement mis en cause par Washington après l’offensive du M23 sur Uvira. L’ambassadeur américain à l’ONU avait notamment dénoncé vendredi “l’ampleur et la sophistication” de l’implication du Rwanda dans l’est de la RDC, l’accusant d’y avoir déployé 5.000 à 7.000 soldats. De son côté, le M23 a toujours nié ses liens avec Kigali et clame sa volonté de renverser le régime du président congolais Félix Tshisekedi.Sa récente percée a poussé au moins 85.000 personnes à fuir au Burundi, où elles survivent dans des conditions catastrophiques, selon deux responsables burundais.Le Burundais Ezéchiel Nibigira, président de la commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), une organisation régionale, a fait état de 25.000 réfugiés à Gatumba (ouest du Burundi) et près de 40.000 à Buganda (nord-ouest), la plupart “totalement démunis”.L’administrateur de Rumonge (sud-ouest), Augustin Minani, a de son côté décrit à l’AFP une situation “catastrophique” dans sa commune avec 20.000 à 25.000 réfugiés de RDC qui “manquent de tout”, dont “la grande majorité meurt de faim”.L’ONU dénombrait mercredi dernier plus de 200.000 déplacés du fait de cette offensive, dont on ignore combien au total se trouvent aujourd’hui au Burundi.Des ONG ont fait état de dizaines de morts et d’au moins 100 blessés par balles à cause des combats.- Minerais -L’accord de Washington vise à pacifier l’est congolais, frontalier du Rwanda et riche en ressources naturelles mais en proie à des violences meurtrières depuis plus de 30 ans.Il prévoit une contrepartie économique promettant à l’industrie de pointe américaine un approvisionnement en minerais stratégiques de RDC qui, autrement, pourraient être acheminés vers la Chine.Premier producteur mondial de cobalt, essentiel pour les batteries de véhicules électriques, la RDC, deuxième plus vaste pays d’Afrique, détient aussi dans ses sous-sols au moins 60% des réserves mondiales de coltan, minerai stratégique pour l’industrie électronique.Le contrôle d’Uvira et de la plaine de la Ruzizi permet au M23 de s’ouvrir une voie vers les provinces méridionales de la RDC, notamment le Haut-Katanga (à plus de 500 km) et ses immenses ressources minières, selon des experts. Une progression vers le sud impliquerait pour le groupe armé de traverser les plateaux du Sud-Kivu, région montagneuse et enclavée, où des combats ont encore lieu mardi entre les forces gouvernementales et une milice alliée au M23, selon des sources locales. Le M23 prétend défendre dans cette zone les intérêts des Banyamulenge, une communauté tutsi de l’est aux lointaines origines rwandaises et dont les membres sont bien implantés au sein des forces armées congolaises. 

Attentat à Sydney : l’enquête avance, le gouvernement évoque “l’idéologie de l’Etat islamique”

Les auteurs de l’attentat meurtrier sur une plage de Sydney étaient probablement “motivés par l’idéologie” du groupe “Etat islamique”, a déclaré mardi le Premier ministre australien Anthony Albanese.Dimanche soir, Sajid et Naveed Akram, un père et son fils, ont tiré à au moins 40 reprises, pendant une dizaine de minutes, sur une foule rassemblée sur la plage de Bondi pour la fête juive de Hanouka, faisant au moins 15 morts et 42 blessés.De premières funérailles se tiendront mercredi, celles du rabbin Eli Schlanger, qui était surnommé le “rabbin de Bondi” et a été tué à 41 ans dans l’attentat, a indiqué le Conseil juif d’Australie. Une forte affluence est attendue à la synagogue locale, selon la même source.Les autorités, qui ont qualifié l’attentat d'”antisémite” et de “terroriste”, ont déclaré que l’attaque visait à semer la panique parmi les juifs du pays, mais n’ont donné jusqu’à présent que peu de détails sur ce qu’elles savent des motivations des assaillants.Le Premier ministre australien a évoqué mardi leur radicalisation par une “idéologie de haine” avant l’attentat.”Il semblerait que cela ait été motivé par l’idéologie de l’Etat islamique” (EI), a déclaré le chef du gouvernement à la chaîne nationale ABC.Le véhicule retrouvé près de la plage de Bondi, immatriculé au nom du fils Akram, contenait deux drapeaux de l’EI et des engins explosifs improvisés, a déclaré Mal Lanyon, responsable de la police de Nouvelle-Galles-du-Sud.M. Lanyon a précisé que la police enquêtait sur un récent voyage aux Philippines des deux hommes. – Combattants islamistes  -Le Bureau de l’Immigration à Manille a confirmé mardi qu’ils s’étaient rendus dans le pays entre le 1er et le 28 novembre, respectivement avec un passeport indien et australien, et que leur destination finale était la région de Davao, sur l’île de Mindanao.De petits groupes de combattants islamistes ayant prêté allégeance à l’EI sont toujours présents sur cette île, malgré la signature d’un pacte de paix en 2014 entre le gouvernement philippin et le Front islamique de libération Moro.De son côté, la police indienne a indiqué que Sajid Akram était un citoyen indien qui avait quitté sa ville d’Hyderabad, dans le sud du pays, en 1998. L’homme n’a eu que des contacts limités avec sa famille depuis lors, selon la police qui a ajouté que son fils Naveed était citoyen australien.Le chef de la diplomatie indienne, Subrahmanyam Jaishankar, en visite en Israël mardi, a présenté ses “très sincères et profondes condoléances”, soulignant que New Delhi condamnait l’attaque “avec la plus grande fermeté”.En Australie, les autorités font face à des questions de plus en plus nombreuses pour savoir si elles auraient pu agir plus tôt pour déjouer l’attaque.Selon M. Albanese, Naveed Akram, 24 ans, avait fait l’objet de vérifications des renseignements australiens en 2019, sans paraître constituer à l’époque de menace immédiate. – Dans le coma -“Il a attiré leur attention en raison de ses relations”, a expliqué M. Albanese. “Deux des personnes avec lesquelles il était associé ont été inculpées et sont allées en prison, mais il n’a pas été considéré à l’époque comme un potentiel suspect”, a-t-il ajouté.Le jour de l’attaque, l’homme a dit à sa mère qu’il partait pêcher, selon des médias.Selon les autorités, il se serait en fait retranché dans un appartement de location avec son père pour préparer l’attaque.Armés de fusils, les deux hommes ont criblé la plage de balles pendant dix minutes avant que la police n’abatte Sajid, âgé de 50 ans.Arrêté par la police et grièvement blessé, Naveed est dans le coma à l’hôpital, sous la surveillance des forces de l’ordre. Le Premier ministre s’est rendu mardi au chevet d’Ahmed Al Ahmed, devenu un véritable héros dans le pays et le monde, après avoir réussi à arracher le fusil des mains d’un des assaillants. Son geste, qui avait été filmé est devenu viral sur les réseaux sociaux.”Nous sommes un pays courageux. Ahmed al Ahmed incarne ce que notre pays a de meilleur”, a souligné M. Albanese.Grièvement blessé, et cloué au lit, M. Ahmed a brièvement remercié en arabe les personnes qui lui avaient exprimé leur soutien, dans une vidéo circulant sur les réseaux sociaux mardi.De nombreux dirigeants dans le monde ont condamné avec force cet attentat qui a fait 15 morts, des personnes âgées de 10 ans à 87 ans, dont un Français de 27 ans, Dan Elkayam, le rabbin Eli Schlanger et Alex Kleytman, un survivant de la Shoah né en Ukraine.Pour le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, la décision australienne de reconnaître la Palestine plus tôt cette année a mis de “l’huile sur le feu de l’antisémitisme”.”J’exige des gouvernements occidentaux qu’ils fassent ce qui est nécessaire pour lutter contre l’antisémitisme et qu’ils assurent la sécurité et la protection nécessaires aux communautés juives dans le monde”, a par ailleurs déclaré M. Netanyahu dans un bref message vidéo en hébreu transmis par son bureau mardi.L’Australie n’avait pas été frappé par une telle tuerie depuis le massacre de Port Arthur en 1996, qui avait fait 35 victimes en Tasmanie (sud-est). 

Le fils de Rob et Michele Reiner arrêté et placé en détention provisoire

Nick Reiner, 32 ans, fils du cinéaste américain Rob Reiner, a été arrêté pour les meurtres de son père et de sa mère Michele Singer et placé en détention provisoire, selon la police de Los Angeles.Le jeune homme, connu pour ses addictions, a été incarcéré dans une prison du comté de Los Angeles, sans possibilité de libération sous caution. Il doit être présenté à un juge mardi en vue d’une éventuelle inculpation.Rob Reiner, 78 ans, auteur notamment de la comédie romantique à succès “Quand Harry rencontre Sally” et de “The Princess Bride”, une parodie de contes de fées à l’humour décalé, a été retrouvé mort dimanche au côté de son épouse, la photographe Michele Singer, 68 ans, dans leur maison de Brentwood, un quartier huppé de la métropole californienne.”Il a été établi que les époux Reiner avaient été victimes d’homicide. L’enquête a également révélé que Nick Reiner était responsable de leur mort”, a déclaré la police de Los Angeles dans un communiqué.Le suspect n’était pas au domicile de ses parents quand la police a découvert les corps poignardés à mort, selon des sources policières citées par la chaîne ABC. C’est la fille du couple qui a découvert dimanche après-midi le corps de ses parents et prévenu la police.Selon la chaine, la police de Los Angeles l’a rapidement et facilement localisé près de l’Université de Californie du Sud, où il a été arrêté dimanche soir.Nick Reiner avait perturbé une fête de fin d’année où il était invité avec ses parents la veille du meurtre, a par ailleurs rapporté NBC News.Selon la chaîne, citant “deux personnes au fait de la situation”, Nick Reiner “a mis mal à l’aise les autres invités” en raison de son comportement. “Les parents de Reiner étaient bouleversés et gênés par le comportement de leur fils et s’inquiétaient pour sa santé”, a rapporté un autre témoin, cité par NBC News.Selon le New York Times, “Rob et Nick Reiner se sont disputés violemment”.Nick, un des trois enfants du couple (Rob Reiner avait un autre enfant issu d’un premier mariage), vivait de façon intermittente chez ses parents. Il évoquait ouvertement son expérience en matière de traitement de la toxicomanie, qu’il avait contractée à l’âge de 15 ans.- “Démence anti-Trump” -Dans un podcast, il affirmait avoir suivi 18 cures de désintoxication durant son adolescence.Nick Reiner racontait aussi des anecdotes sur son comportement instable. Une fois, a-t-il raconté en 2018 dans un autre podcast, après avoir passé des jours sans dormir sous l’effet de la cocaïne, il s’était mis à “frapper tout ce qui lui tombait sous la main” chez ses parents. Lorsqu’il refusait de rester en cure de désintoxication à l’adolescence, il se retrouvait parfois à la rue ou dans des refuges. Il avait confié au magazine People en 2016 avoir été sans-abri à plusieurs reprises dans le Maine, le New Jersey et le Texas.En 2015, Rob et Nick Reiner ont collaboré sur le film “Being Charlie”, inspiré du passé de toxicomanie de Nick.Avant l’annonce de son arrestation, Donald Trump s’est déchaîné sur son réseau Truth social contre Rob Reiner, assurant que son décès était le résultat de son anti-trumpisme “enragé”.Sa mort “serait due à la colère qu’il a suscitée chez d’autres” avec un “syndrome de démence anti-Trump” incurable, a écrit le président américain, poursuivant à la troisième personne: “Il était connu pour rendre les gens FOUS par son obsession enragée contre le président Donald J. Trump”.Critiqué pour ces commentaires par des élus de son propre camp, Donald Trump a ensuite réitéré ses propos à la Maison Blanche. “C’était une personne dérangée, de l’avis de Trump”, a-t-il dit, toujours à la troisième personne. “Je n’étais pas fan de Rob Reiner du tout, en aucune manière.”Militant de longue date proche des démocrates, le cinéaste était un défenseur du droit au mariage pour tous et un critique virulent de l’administration Trump.

Trump a “la personnalité d’un alcoolique”, selon sa directrice de cabinet

Donald Trump a la “personnalité d’un alcoolique”, a lancé sa directrice de cabinet dans un papier retentissant publié mardi par Vanity Fair, et qu’elle a décrit après parution comme un “article à charge présenté de manière malhonnête”.Loin de la critiquer, le président américain a réagi en confirmant au New York Post avoir “une personnalité de …

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Rétractation de Takieddine: la perspective d’un nouveau procès pour Nicolas Sarkozy

La menace d’un nouveau procès se précise pour Nicolas Sarkozy: le parquet national financier a demandé mardi le renvoi de onze personnes parmi lesquelles l’ex-président, son épouse Carla Bruni-Sarkozy, et la “papesse des paparazzis” “Mimi” Marchand dans l’affaire de la rétractation possiblement monnayée de l’intermédiaire Ziad Takieddine.Dans ce dossier, en lien avec celui du financement libyen de la campagne présidentielle de 2007, pour lequel Nicolas Sarkozy a été condamné en première instance, les parties vont désormais pouvoir faire leurs observations.La décision de les renvoyer ou non devant le tribunal correctionnel revient au juge d’instruction chargé du dossier.Les mis en examen sont soupçonnés d’avoir voulu tromper la justice en utilisant des moyens frauduleux pour innocenter Nicolas Sarkozy: un témoin, l’intermédiaire Ziad Takieddine (décédé en septembre 2025), avait retiré ses accusations de financement libyen de la campagne présidentielle de 2007.Avec une question, savoir si l’ancien président a avalisé ces manœuvres présumées pour obtenir fin 2020 la volte-face du principal témoin à charge contre lui. Deux mois plus tard, Takieddine incriminait à nouveau M. Sarkozy.- Association de malfaiteurs -Dans son réquisitoire définitif, rendu mardi, le parquet national financier requiert le renvoi de Nicolas Sarkozy pour “association de malfaiteurs en vue de commettre une escroquerie en bande organisée” et “recel de subornation de témoin”. Interrogé par l’AFP, l’avocat de Nicolas Sarkozy, Me Christophe Ingrain, a indiqué n’avoir aucun commentaire à faire à ce stade, tout comme celui de Carla Bruni-Sarkozy, Me Paul Mallet.Pour celle-ci, le renvoi est requis uniquement pour “l’association de malfaiteurs en vue de commettre une escroquerie en bande organisée”, un non-lieu partiel ayant été requis pour le “recel de subornation de témoin”.Pour Michèle dite “Mimi” Marchand, le parquet demande le renvoi également pour “subornation de témoin” et “association de malfaiteurs en vue de corrompre des personnes exerçant des fonctions juridictionnelles au Liban”.Tous les trois encourent une peine maximale de dix ans de prison et 150.000 euros d’amende.- “Sauver Sarko” -L’affaire de la fausse rétractation du Franco-Libanais Ziad Takieddine, appelée opération “Sauver Sarko” par certains protagonistes, est liée au dossier principal du financement libyen de la campagne de 2007.Dès mai 2012, Ziad Takieddine assurait à la presse que le financement de la campagne de l’ex-chef de l’Etat français par le défunt dictateur libyen, Mouammar Kadhafi, et de ses lieutenants, évoqué dès 2011, était “la vérité”.Nicolas Sarkozy avait en retour constamment vilipendé celui qu’il qualifiait de “grand manipulateur”, connu pour ses déclarations fluctuantes.En 2016, dans un retentissant entretien à Mediapart, Takieddine s’auto-incrimine: il affirme avoir convoyé entre novembre 2006 et début 2007 “cinq millions d’euros” dans des valises lors de trois voyages entre Tripoli et Paris, remis en deux fois à Claude Guéant, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, mais aussi à l’ancien chef de l’Etat lui-même.Ces derniers avaient farouchement démenti. Ziad Takieddine avait été mis en examen dans cette enquête sensible.L’ex-chef de l’Etat (2007-2012) a été condamné le 25 septembre à cinq ans de prison dans ce dossier. Il a passé 20 jours en détention à la prison parisienne de la Santé, un fait inédit pour un ex-président dans l’histoire de la République française.M. Sarkozy a fait appel et doit être rejugé à partir du 16 mars 2026. L’ancien président avait vivement attaqué les juges après sa condamnation, dénonçant une décision motivée selon lui par la “haine” des magistrats à son égard.Parallèlement au réquisitoire du Parquet national financier, dirigé par le magistrat Jean-François Bohnert, qui doit très prochainement quitter ses fonctions, des demandes d’annulation de la procédure et des mises en examen sont toujours en cours devant la cour d’appel de Paris, sans qu’une date d’audience ne soit encore fixée, a appris l’AFP de source judiciaire.

L’Assemblée adopte définitivement le budget de la Sécurité sociale pour 2026

L’Assemblée nationale a définitivement adopté mardi la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, premier texte budgétaire validé sans 49.3 depuis l’absence de majorité absolue dans l’hémicycle en 2022.Le budget de la Sécu, qui contient la suspension de l’emblématique réforme des retraites, a été adopté par 247 contre 232. Une victoire arrachée par le Premier ministre Sébastien Lecornu à force de compromis, notamment avec le Parti socialiste.Les députés Renaissance et MoDem ont unanimement voté pour, rejoint par une écrasante majorité des groupes PS et Liot, membres de l’opposition.Les abstentions très majoritaires des écologistes ont eu aussi un rôle prépondérant, pour combler celles d’une partie des groupes Horizons et LR, membres du camp gouvernemental, mais échaudés par les concessions au PS. L’alliance Rassemblement national-UDR et les Insoumis ont unanimement voté contre.”Depuis trois ans, jamais un budget de la Sécurité sociale n’avait autant été débattu”, a déclaré la ministre de la Santé Stéphanie Rist (Renaissance). “C’est une victoire du Parlement”, a abondé la présidente de l’Assemblée Yaël Braun-Pivet face à la presse à l’issue du scrutin (Renaissance).Peu après Mathilde Panot, cheffe des députés LFI a dénoncé au contraire des socialistes qui ont “changé d’alliance” et une “forte responsabilité des écologistes”. Elle a aussi annoncé que son groupe saisirait le Conseil constitutionnel sur ce budget de la Sécu.Encore il y a peu, beaucoup doutaient d’une possible adoption du premier des deux textes budgétaires, sur lequel le gouvernement de Michel Barnier était tombé fin 2024. Lors d’un vote presque identique il y a une semaine, l’Assemblée avait une première fois approuvé la copie, soumise à son dernier mot mardi après un dernier passage express au Sénat.Pour Sébastien Lecornu, cette étape couronne au moins temporairement sa méthode, à coup de consultations et de concessions successives, parfois annoncées par lui-même dans l’hémicycle.Mais les tractations sur le budget de l’Etat, elles, se poursuivent avec des négociations décisives jusqu’au week-end, et un accord qui s’annonce bien plus complexe, alors que la date butoir du 31 décembre se rapproche.- Budget profondément remanié -Durant les longues semaines de débats sur le budget de la Sécu, le gouvernement a vu sa copie profondément remaniée par les députés.Ils ont notamment supprimé le gel des pensions de retraite et minima sociaux, et contraint l’exécutif à renoncer à doubler les franchises médicales.Mardi, les syndicats FO et CGT ont toutefois manifesté devant l’Assemblée, critiquant notamment la limitation de la durée des arrêts maladie, ou une taxe sur les mutuelles dont ils craignent la répercussion sur les cotisations.”Cette taxe d’un milliard pèsera à terme sur nos concitoyens”, a prévenu le président de la Mutualité, Eric Chenut sur RTL, annonçant que les complémentaires à statut mutualiste augmenteront leurs cotisations en 2026.Le texte prévoit par ailleurs la création d’un nouveau congé de naissance, ou d’un “réseau France santé” voulu par M. Lecornu pour l’accès aux soins.Quant au déficit anticipé pour la Sécurité sociale, il est évalué à 19,4 milliards d’euros en 2026 (contre 23 milliards en 2025). Mais au prix de transferts de 4,5 milliards d’euros des caisses de l’Etat vers celles de la Sécu.Des transferts qui contribuent à compliquer l’équation pour le budget de l’Etat, où ils doivent être compensés.- “positions très éloignées” – La copie du budget de l’Etat adoptée lundi au Sénat porterait le déficit à 5,3% du PIB. Or le gouvernement a placé l’objectif à 5%.Sébastien Lecornu a admis mardi que trouver un accord sur le budget de l’Etat serait bien une autre paire de manches.Une commission mixte paritaire (CMP) réunissant sept députés et sept sénateurs doit tenter de trouver un accord vendredi et possiblement samedi, une opération périlleuse au vu des divergences entre les deux chambres.Le Premier ministre a assuré vouloir faire “converger les positions de chacun” qui “sont – à ce stade – très éloignées”.Les négociations porteront notamment sur la question des recettes, alors que les socialistes réclament des mesures de justice fiscale, quand la droite se montre intransigeante dans son refus de nouveaux prélèvements.Même en cas d’accord, il faudrait ensuite qu’il puisse être adopté la semaine prochaine à l’Assemblée. Et ce alors que les socialistes promettent cette fois de s’abstenir au mieux, et les Écologistes de voter contre.Autres possibilités: utiliser le 49.3 en s’assurant d’une non-censure dans la foulée, ou se résoudre à une loi spéciale pour assurer le maintien temporaire du financement des administrations, avec une reprise des négociations en janvier.