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La dépouille du pape exposée à Saint-Pierre pour l’hommage des fidèles

La dépouille du pape François, décédé lundi à 88 ans, va être exposée à partir de mercredi sous les ors de la basilique Saint-Pierre, où les fidèles pourront lui rendre un dernier hommage avant les funérailles de samedi en présence de nombreux chefs d’Etat.Le cercueil où repose le souverain pontife argentin doit être transféré en début de matinée de la modeste chapelle de la résidence Sainte-Marthe, où il a vécu depuis son élection en 2013 jusqu’à sa mort, à la grandiose basilique couronnée par la coupole dessinée par Michel-Ange.La cérémonie accompagnant ce transfert en grande pompe, ponctuée de chants et prières, doit commencer à 09H00 locales (07H00 GMT) et s’achever vers 10H15 (08H15 GMT).Le cercueil ouvert du pape sera installé devant le maître-autel de la basilique, lui-même surmonté du monumental baldaquin en bronze du Bernin, chef d’œuvre de l’art baroque tout juste restauré.Rupture avec la tradition, il ne reposera pas sur un catafalque, à la demande expresse de Jorge Bergoglio qui aspirait à plus de simplicité et de sobriété dans les rites funéraires papaux.Pendant trois jours, le public pourra défiler devant sa dépouille, mercredi (de 11H00 à 24H00), jeudi (de 07H00 à 24H00) et vendredi (de 07H00 à 19H00).Le pape reposant dans son cercueil porte une mitre blanche et une chasuble rouge, et ses mains enserrent un chapelet.Des dizaines de milliers de fidèles sont attendus pour ce dernier hommage. Après le décès de son prédécesseur Benoît XVI le 31 décembre 2022, 200.000 personnes s’étaient recueillies devant sa dépouille avant son enterrement en présence de 50.000 fidèles.- Têtes couronnées -Les funérailles de François se dérouleront samedi matin sur la place Saint-Pierre, où devraient converger des centaines de milliers de fidèles.Comme pour Jean-Paul II en 2005, des dizaines de chefs d’Etat et de têtes couronnées assisteront aussi aux funérailles du chef de l’Eglise catholique, qui se dérouleront sous haute sécurité.Le président américain Donald Trump a annoncé qu’il viendrait, accompagné de sa femme Melania, malgré les critiques dures et répétées du pape contre sa politique antimigrants.Le président français Emmanuel Macron et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky entendent également faire le déplacement. En revanche, le président russe Vladimir Poutine, sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), ne prévoit pas de s’y rendre.La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président du Conseil européen Antonio Costa, le Premier ministre britannique Keir Starmer et le chancelier allemand Olaf Scholz ont également annoncé leur venue, tout comme le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.Le roi Felipe VI et la reine Letizia d’Espagne, Albert II de Monaco et son épouse Charlène seront aussi présents. A l’issue de la messe qui débutera à 10H00 locales (08H00 GMT), le cercueil sera transféré à la basilique Sainte-Marie-Majeure dans le centre de Rome, dédiée à la Vierge, où le pape sera enterré conformément à sa volonté.La Pologne, pays à tradition catholique, observera un jour de deuil national le jour des funérailles, tandis qu’en Italie il a débuté mardi et durera jusqu’à samedi.- “Il ne souffre plus” -Le décès du chef des 1,4 milliard de catholiques a fait affluer des centaines de journalistes des quatre coins du monde à Rome, où la police italienne a bouclé les accès à la place Saint-Pierre pour encadrer l’entrée des touristes et fidèles. Les drapeaux jaune et blanc du Saint-Siège ont été mis en berne et une nouvelle prière publique a été organisée mardi soir place Saint-Pierre.Croisée en début de soirée sur cette place entourée de la fameuse colonnade du Bernin, une religieuse mexicaine, Maria Guadalupe Hernandez Olivo, confesse que pour elle ce choc a été “très dur”, même si le pape “se trouve dans un lieu meilleur et ne souffre plus”. “Dieu seul sait qui sera son successeur”, ajoute-t-elle.Vatican News, le média officiel du Vatican, a révélé mardi que le pape avait été pris d’un malaise lundi vers 05H30 du matin (03H30 GMT). Plus d’une heure plus tard, après avoir fait un salut de la main à son infirmier, il est tombé dans le coma avant de mourir à 07H35.Déjà affaibli par une sévère pneumonie, le premier pape sud-américain et jésuite de l’Histoire, sorti de l’hôpital le 23 mars, avait multiplié les apparitions publiques ces derniers jours en dépit de l’avis des médecins lui ayant prescrit un strict repos de deux mois.

Musk va s’éloigner du gouvernement Trump pour se consacrer à Tesla, en difficulté

Elon Musk, patron de Tesla, compte prendre ses distances avec l’administration Trump à partir de mai pour se consacrer davantage au spécialiste des véhicules électriques, qui a pâti au premier trimestre de cette étroite collaboration.”Probablement à partir du mois prochain, de mai, le temps que je vais allouer à Doge va baisser de manière très importante”, a indiqué M. Musk lors d’une audioconférence avec des analystes, faisant référence à la commission pour l’efficacité gouvernementale (Doge).Le milliardaire, propriétaire également du réseau social X et de l’entreprise spatiale SpaceX, pilote cette commission créée par le président américain pour réduire drastiquement les dépenses fédérales.Le “travail crucial” de la commission est “en grande partie accompli”, a précisé M. Musk, évoquant les “répercussions” sur Tesla du fait de son implication.Vandalisme, appels au boycott, manifestations, Tesla est pris à partie aux Etats-Unis et dans d’autres pays, en particulier en Europe.Selon le directeur financier Vaibhav Taneja, “l’impact négatif du vandalisme et de l’hostilité injustifiée envers notre marque et nos employés a eu un impact sur certains marchés”.Les ventes mondiales ont chuté plus abruptement qu’anticipé au premier trimestre, avec seulement 336.681 véhicules livrés (-13% sur un an), selon des chiffres publiés début avril.Le groupe a annoncé mardi des résultats pour le premier trimestre bien inférieurs aux attentes, affectés par cette étroite collaboration d’Elon Musk avec Donald Trump mais aussi du fait d’une gamme vieillissante et d’une concurrence accrue.Dans les échanges électroniques après la fermeture de la Bourse de New York et l’audioconférence, l’action Tesla – traditionnellement très volatile – bondissait de près de 5%.- Fonte du bénéfice -Le chiffre d’affaires a atteint 19,33 milliards de dollars au premier trimestre (-9% sur un an) et le bénéfice net 409 millions (-71%).Le consensus des analystes de FactSet tablait respectivement sur 21,13 milliards et 1,44 milliard.Rapporté par action et hors éléments exceptionnels – valeur de référence pour les marchés – le bénéfice net ressort à 27 cents. Le consensus attendait 41 cents.Garrett Nelson, analyste de CFRA Research, a souligné que le chiffre d’affaires pour le seul segment automobile avait chuté de 20% (Tesla vend également des batteries non automobiles et des panneaux solaires) dans le sillage de la baisse des ventes (-13%) cumulée à un prix moyen de vente inférieur.Le constructeur a repoussé au deuxième trimestre ses prévisions annuelles mais, “élément positif” pour M. Nelson, il a donné des indications sur ses futurs produits.Car le groupe souffre aussi d’une gamme grand public non renouvelée depuis l’arrivée du Model Y en 2020.Tesla a confirmé que ses projets de nouveaux modèles, y compris le véhicule meilleur marché promis depuis 2023, restaient “sur la trajectoire d’un début de production au premier semestre 2025”.La production à grande échelle du robotaxi, véhicule électrique entièrement autonome dévoilé en octobre 2024, devrait commencer, comme prévu, début 2026. De premiers exemplaires doivent circuler à Austin (Texas) dès juin.Cela devrait avoir un impact financier positif à partir du “second semestre de l’année prochaine” et ce sera ensuite “exponentiel”, a anticipé M. Musk.Et une production pilote de son robot humanoïde Optimus devrait commencer courant 2025, avec l’objectif d’en produire un million par an d’ici cinq ans. Optimus devrait travailler sur les chaînes d’assemblage de Tesla dès cet automne.Mais “l’incertitude sur les marchés de l’automobile et de l’énergie continue d’augmenter tandis que l’évolution rapide de la politique commerciale affecte négativement la chaîne mondiale d’approvisionnement et la structure de coûts de Tesla et de nos pairs”, a indiqué le groupe, dans un communiqué.”Cette dynamique, ainsi que le changement des sensibilités politiques, pourrait avoir un impact marqué sur la demande pour nos produits à court terme”, a-t-il prévenu.Tesla est également confronté à une concurrence grandissante aux Etats-Unis et en Chine – ses deux marchés les plus importants même si Tesla ne détaille pas ses ventes géographiquement – qui lui grignote chaque jour davantage de parts de marché.En particulier le géant chinois BYD qui n’était plus qu’à une encolure en 2024, avec 1,76 million (+12% sur un an) de véhicules tout électrique vendus quand Tesla en a écoulés 1,79 million (-1%).Cette accumulation a fait plonger le titre de plus de 40% depuis le début de l’année.Mais, affirme Elon Musk, malgré de “nombreux obstacles à court terme, l’avenir de Tesla est plus brillant que jamais”.

Kiev prêt à discuter directement avec Moscou mais après une trêve

L’Ukraine est prête à discuter directement avec Moscou pour mettre fin à l’invasion russe, ce qui serait une première depuis 2022, mais seulement après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu, a déclaré mardi le président ukrainien Volodymyr Zelensky.L’émissaire spécial américain Steve Witkoff sera lui de retour à Moscou dans la semaine, ont fait savoir la Maison Blanche et le Kremlin, alors que selon plusieurs médias américains Donald Trump, très impatient d’obtenir une percée diplomatique, serait prêt pour cela à reconnaître la souveraineté russe sur la Crimée, péninsule ukrainienne annexée en 2014. Américains, Ukrainiens et Européens doivent discuter mercredi à Londres d’une cessation des combats en Ukraine, après plus de trois années de guerre.”Après un cessez-le-feu, nous sommes prêts à nous asseoir (pour des négociations, ndlr) sous n’importe quel format”, a dit Volodymyr Zelensky au cours d’une conférence de presse à Kiev.La veille, son homologue russe Vladimir Poutine avait évoqué une possible reprise de pourparlers directs avec l’Ukraine pour parler d’une trêve limitée aux frappes sur les infrastructures civiles. Les dernières discussions directes entre des représentants russes et ukrainiens remontent au printemps 2022, au début de l’invasion déclenchée par le Kremlin, et se sont soldées par un échec.- Trump s’impatiente -Washington de son côté mène des discussions séparées avec Kiev et Moscou. Le dialogue avec la Russie repose sur Steve Witkoff, un homme d’affaire promu négociateur en chef de Donald Trump, attendu à Moscou avant la fin de la semaine pour ce qui sera son quatrième voyage en Russie depuis la relance des relations russo-américaines initiée mi-février par le président républicain.La discussion avec Kiev est menée par un autre émissaire américain, Keith Kellogg, qui représentera les Etats-Unis mercredi à Londres.Donald Trump “est de plus en plus frustré par les deux parties dans cette guerre, et il l’a vraiment fait savoir”, a dit mardi sa porte-parole Karoline Leavitt.Volodymyr Zelensky s’est déclaré mardi “prêt” à le rencontrer au Vatican, où tous deux doivent assister aux obsèques du pape prévues pour samedi. Il s’agirait de leur première entrevue depuis un échange particulièrement acrimonieux en février à la Maison Blanche.Le président ukrainien a précisé que Kiev n’avait pas de discussions avec les Etats-Unis sur une nouvelle aide militaire et ne recevait de ce pays que l’assistance accordée sous le précédent président américain, Joe Biden.Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a de son côté convoqué mardi l’ambassadeur de Chine pour lui faire part de ses “graves inquiétudes” concernant, selon Kiev, la présence de combattants chinois dans l’armée russe et l’aide d’entreprises chinoises à la Russie pour fabriquer du matériel militaire. Le vice-ministre des Affaires étrangères, Yevhen Perebyinis, “a appelé la partie chinoise à prendre des mesures pour cesser de soutenir la Russie dans son agression contre l’Ukraine”, selon le ministère. – Le Kremlin temporise -Si Donald Trump s’impatiente, Vladimir Poutine semble lui considérer que le temps joue en sa faveur.Malgré de lourdes pertes, l’armée russe avance, lentement, dans l’est de l’Ukraine, et contrôle près de 20% de son territoire. Les forces de Kiev ont été presque entièrement chassées de la région frontalière russe de Koursk, et Donald Trump a impulsé un rapprochement avec le Kremlin.Le président russe maintient donc des demandes maximalistes: une capitulation de facto de l’Ukraine, qu’elle renonce à rejoindre l’Otan, et les cinq régions ukrainiennes annexées. Autant de conditions inacceptables pour Kiev et ses alliés – au premier rang desquels les Européens.Plus largement, Vladimir Poutine voudrait revoir l’architecture sécuritaire en Europe, lui qui n’a cessé de dénoncer l’expansion de l’Otan aux frontières russes depuis la dislocation de l’URSS en 1991.Son porte-parole, Dmitri Peskov, a souligné mardi qu’arriver à la paix était “un sujet tellement complexe” qu’il ne valait “probablement mieux pas fixer de délai serré”.Lundi soir, Volodymyr Zelensky avait dit attendre “une réponse claire” de Moscou à son offre de nouvelle trêve limitée aux attaques contre les infrastructures civiles.La Russie de son côté accuse l’Ukraine d’abriter des cibles militaires sur des sites civils.Pendant le week-end, les deux camps se sont mutuellement accusés d’avoir violé un cessez-le-feu de Pâques proposé par le Kremlin mais que la France, parmi les alliés de Kiev, a qualifié d'”opération marketing” de Moscou.Depuis, l’armée russe a repris ses frappes, causant en particulier la mort de trois personnes dans la ville de Mirnograd, selon le parquet ukrainien.

Kiev prêt à discuter directement avec Moscou mais après une trêve

L’Ukraine est prête à discuter directement avec Moscou pour mettre fin à l’invasion russe, ce qui serait une première depuis 2022, mais seulement après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu, a déclaré mardi le président ukrainien Volodymyr Zelensky.L’émissaire spécial américain Steve Witkoff sera lui de retour à Moscou dans la semaine, ont fait savoir la Maison Blanche et le Kremlin, alors que selon plusieurs médias américains Donald Trump, très impatient d’obtenir une percée diplomatique, serait prêt pour cela à reconnaître la souveraineté russe sur la Crimée, péninsule ukrainienne annexée en 2014. Américains, Ukrainiens et Européens doivent discuter mercredi à Londres d’une cessation des combats en Ukraine, après plus de trois années de guerre.”Après un cessez-le-feu, nous sommes prêts à nous asseoir (pour des négociations, ndlr) sous n’importe quel format”, a dit Volodymyr Zelensky au cours d’une conférence de presse à Kiev.La veille, son homologue russe Vladimir Poutine avait évoqué une possible reprise de pourparlers directs avec l’Ukraine pour parler d’une trêve limitée aux frappes sur les infrastructures civiles. Les dernières discussions directes entre des représentants russes et ukrainiens remontent au printemps 2022, au début de l’invasion déclenchée par le Kremlin, et se sont soldées par un échec.- Trump s’impatiente -Washington de son côté mène des discussions séparées avec Kiev et Moscou. Le dialogue avec la Russie repose sur Steve Witkoff, un homme d’affaire promu négociateur en chef de Donald Trump, attendu à Moscou avant la fin de la semaine pour ce qui sera son quatrième voyage en Russie depuis la relance des relations russo-américaines initiée mi-février par le président républicain.La discussion avec Kiev est menée par un autre émissaire américain, Keith Kellogg, qui représentera les Etats-Unis mercredi à Londres.Donald Trump “est de plus en plus frustré par les deux parties dans cette guerre, et il l’a vraiment fait savoir”, a dit mardi sa porte-parole Karoline Leavitt.Volodymyr Zelensky s’est déclaré mardi “prêt” à le rencontrer au Vatican, où tous deux doivent assister aux obsèques du pape prévues pour samedi. Il s’agirait de leur première entrevue depuis un échange particulièrement acrimonieux en février à la Maison Blanche.Le président ukrainien a précisé que Kiev n’avait pas de discussions avec les Etats-Unis sur une nouvelle aide militaire et ne recevait de ce pays que l’assistance accordée sous le précédent président américain, Joe Biden.Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a de son côté convoqué mardi l’ambassadeur de Chine pour lui faire part de ses “graves inquiétudes” concernant, selon Kiev, la présence de combattants chinois dans l’armée russe et l’aide d’entreprises chinoises à la Russie pour fabriquer du matériel militaire. Le vice-ministre des Affaires étrangères, Yevhen Perebyinis, “a appelé la partie chinoise à prendre des mesures pour cesser de soutenir la Russie dans son agression contre l’Ukraine”, selon le ministère. – Le Kremlin temporise -Si Donald Trump s’impatiente, Vladimir Poutine semble lui considérer que le temps joue en sa faveur.Malgré de lourdes pertes, l’armée russe avance, lentement, dans l’est de l’Ukraine, et contrôle près de 20% de son territoire. Les forces de Kiev ont été presque entièrement chassées de la région frontalière russe de Koursk, et Donald Trump a impulsé un rapprochement avec le Kremlin.Le président russe maintient donc des demandes maximalistes: une capitulation de facto de l’Ukraine, qu’elle renonce à rejoindre l’Otan, et les cinq régions ukrainiennes annexées. Autant de conditions inacceptables pour Kiev et ses alliés – au premier rang desquels les Européens.Plus largement, Vladimir Poutine voudrait revoir l’architecture sécuritaire en Europe, lui qui n’a cessé de dénoncer l’expansion de l’Otan aux frontières russes depuis la dislocation de l’URSS en 1991.Son porte-parole, Dmitri Peskov, a souligné mardi qu’arriver à la paix était “un sujet tellement complexe” qu’il ne valait “probablement mieux pas fixer de délai serré”.Lundi soir, Volodymyr Zelensky avait dit attendre “une réponse claire” de Moscou à son offre de nouvelle trêve limitée aux attaques contre les infrastructures civiles.La Russie de son côté accuse l’Ukraine d’abriter des cibles militaires sur des sites civils.Pendant le week-end, les deux camps se sont mutuellement accusés d’avoir violé un cessez-le-feu de Pâques proposé par le Kremlin mais que la France, parmi les alliés de Kiev, a qualifié d'”opération marketing” de Moscou.Depuis, l’armée russe a repris ses frappes, causant en particulier la mort de trois personnes dans la ville de Mirnograd, selon le parquet ukrainien.

Kiev prêt à discuter directement avec Moscou mais après une trêve

L’Ukraine est prête à discuter directement avec Moscou pour mettre fin à l’invasion russe, ce qui serait une première depuis 2022, mais seulement après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu, a déclaré mardi le président ukrainien Volodymyr Zelensky.L’émissaire spécial américain Steve Witkoff sera lui de retour à Moscou dans la semaine, ont fait savoir la Maison …

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Cachemire indien : au moins 26 morts dans une attaque contre des touristes

Au moins 26 personnes ont été tuées mardi au Cachemire indien lorsque des hommes armés ont ouvert le feu sur un groupe de touristes, l’attaque la plus meurtrière contre des civils en un quart de siècle dans cette région où sévit une insurrection, ont annoncé à l’AFP des responsables des services de sécurité locaux.L’un d’eux a signalé que des étrangers figuraient parmi les personnes atteintes par ces tirs à Pahalgam, une destination prisée située à environ 90 kilomètres de l’importante ville de Srinagar.Aucune confirmation officielle n’a toutefois été apportée de cette information ni du bilan d’au moins 26 morts également fourni par plusieurs médias indiens. L’attaque n’a pas été revendiquée mais une rébellion a éclaté en 1989 dans ce territoire en majorité peuplé de musulmans.Les insurgés réclament l’indépendance ou la fusion avec le Pakistan, qui contrôle une partie plus petite du Cachemire et qui, comme l’Inde, en revendique l’intégralité.New Delhi accuse régulièrement Islamabad de soutenir ces combattants, ce que réfutent les autorités pakistanaises.- “Comme une tempête” -Un guide touristique a expliqué à l’AFP qu’il s’était rendu sur les lieux après avoir entendu des coups de feu et avait transporté certains blessés à cheval.”J’ai vu quelques hommes allongés sur le sol, ils avaient l’air morts”, a témoigné Waheed, qui n’a donné que son prénom.Des médecins d’un hôpital à Anantnag ont reçu plusieurs blessés, dont au moins deux ont été touchés par des balles, l’un d’eux au cou.”Les combattants (…) sont sortis de la forêt près d’une petite prairie ouverte et ont commencé à tirer”, a raconté à un journaliste de l’AFP un témoin sous couvert d’anonymat. “Ils épargnaient clairement les femmes et continuaient à tirer sur les hommes, parfois un seul coup et parfois plusieurs balles, c’était comme une tempête”, a-t-il déclaré.- “Plein soutien” à l’Inde de Trump -Le Premier ministre indien Narendra Modi, qui a écourté le voyage qu’il effectuait en Arabie saoudite pour rentrer dans son pays, a dénoncé un “acte odieux”, promettant que ses auteurs seraient “traduits en justice”.”Leur dessein maléfique n’aboutira jamais. Notre détermination à lutter contre le terrorisme est inébranlable et elle ne fera que se renforcer”, a-t-il martelé dans un communiqué.Donald Trump a quant à lui assuré l’Inde de son “plein soutien” dans une conversation téléphonique avec Narendra Modi, a fait savoir le ministère indien des Affaires étrangères.  L’attaque est à cet égard survenue au lendemain d’une rencontre à New Delhi entre le vice-président américain JD Vance, en visite officielle de quatre jours sur le sol indien, et M. Modi.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a de son côté rappelé que s’en prendre ainsi à des civils était “inacceptable dans n’importe quelles circonstances”, tandis que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dénoncé un “ignoble attentat terroriste” et que le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar a condamné “l’odieux attentat terroriste contre des touristes”.- Destination touristique -Le ministre indien de l’Intérieur Amit Shah a dans le même temps annoncé se rendre en avion sur place.”Ceux qui sont impliqués dans ce lâche acte de terreur ne seront pas épargnés”, ils subiront les châtiments “les plus sévères”, a-t-il écrit dans un communiqué.”Le pays tout entier est uni contre le terrorisme”, a proclamé Rahul Gandhi, le chef du principal parti d’opposition en Inde, le Congrès, appelant le gouvernement fédéral à “assumer ses responsabilités”.L’Inde déploie en permanence environ 500.000 soldats dans sa partie du Cachemire, bien que les combats aient diminué depuis que le gouvernement de Narendra Modi a révoqué l’autonomie limitée de ce territoire en 2019.Les autorités indiennes oeuvrent désormais à faire de cette région montagneuse une destination touristique, tant pour le ski pendant les mois d’hiver que pour échapper à la chaleur étouffante de l’été dans le reste de l’Inde.Environ 3,5 millions de touristes ont visité le Cachemire en 2024, en majorité des Indiens, selon les chiffres officiels.En 2023, l’Inde a accueilli à Srinagar une réunion du G20 sur le tourisme pour illustrer le retour au calme dans cette région après la répression massive qui avait suivi la révocation de son autonomie limitée.De nombreux complexes touristiques sont en cours de développement, dont certains situés près de la frontière fortement militarisée qui divise le Cachemire, entre l’Inde et le Pakistan.L’attaque contre des civils la plus meurtrière y remonte à mars 2000, lorsqu’une trentaine d’Indiens avaient été tués. Elle s’était produite à la veille d’une visite du président américain Bill Clinton.pzb-bb-sai-ash-pjm/sco/gge/bds

Cachemire indien : au moins 26 morts dans une attaque contre des touristes

Au moins 26 personnes ont été tuées mardi au Cachemire indien lorsque des hommes armés ont ouvert le feu sur un groupe de touristes, l’attaque la plus meurtrière contre des civils en un quart de siècle dans cette région où sévit une insurrection, ont annoncé à l’AFP des responsables des services de sécurité locaux.L’un d’eux a signalé que des étrangers figuraient parmi les personnes atteintes par ces tirs à Pahalgam, une destination prisée située à environ 90 kilomètres de l’importante ville de Srinagar.Aucune confirmation officielle n’a toutefois été apportée de cette information ni du bilan d’au moins 26 morts également fourni par plusieurs médias indiens. L’attaque n’a pas été revendiquée mais une rébellion a éclaté en 1989 dans ce territoire en majorité peuplé de musulmans.Les insurgés réclament l’indépendance ou la fusion avec le Pakistan, qui contrôle une partie plus petite du Cachemire et qui, comme l’Inde, en revendique l’intégralité.New Delhi accuse régulièrement Islamabad de soutenir ces combattants, ce que réfutent les autorités pakistanaises.- “Comme une tempête” -Un guide touristique a expliqué à l’AFP qu’il s’était rendu sur les lieux après avoir entendu des coups de feu et avait transporté certains blessés à cheval.”J’ai vu quelques hommes allongés sur le sol, ils avaient l’air morts”, a témoigné Waheed, qui n’a donné que son prénom.Des médecins d’un hôpital à Anantnag ont reçu plusieurs blessés, dont au moins deux ont été touchés par des balles, l’un d’eux au cou.”Les combattants (…) sont sortis de la forêt près d’une petite prairie ouverte et ont commencé à tirer”, a raconté à un journaliste de l’AFP un témoin sous couvert d’anonymat. “Ils épargnaient clairement les femmes et continuaient à tirer sur les hommes, parfois un seul coup et parfois plusieurs balles, c’était comme une tempête”, a-t-il déclaré.- “Plein soutien” à l’Inde de Trump -Le Premier ministre indien Narendra Modi, qui a écourté le voyage qu’il effectuait en Arabie saoudite pour rentrer dans son pays, a dénoncé un “acte odieux”, promettant que ses auteurs seraient “traduits en justice”.”Leur dessein maléfique n’aboutira jamais. Notre détermination à lutter contre le terrorisme est inébranlable et elle ne fera que se renforcer”, a-t-il martelé dans un communiqué.Donald Trump a quant à lui assuré l’Inde de son “plein soutien” dans une conversation téléphonique avec Narendra Modi, a fait savoir le ministère indien des Affaires étrangères.  L’attaque est à cet égard survenue au lendemain d’une rencontre à New Delhi entre le vice-président américain JD Vance, en visite officielle de quatre jours sur le sol indien, et M. Modi.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a de son côté rappelé que s’en prendre ainsi à des civils était “inacceptable dans n’importe quelles circonstances”, tandis que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dénoncé un “ignoble attentat terroriste” et que le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar a condamné “l’odieux attentat terroriste contre des touristes”.- Destination touristique -Le ministre indien de l’Intérieur Amit Shah a dans le même temps annoncé se rendre en avion sur place.”Ceux qui sont impliqués dans ce lâche acte de terreur ne seront pas épargnés”, ils subiront les châtiments “les plus sévères”, a-t-il écrit dans un communiqué.”Le pays tout entier est uni contre le terrorisme”, a proclamé Rahul Gandhi, le chef du principal parti d’opposition en Inde, le Congrès, appelant le gouvernement fédéral à “assumer ses responsabilités”.L’Inde déploie en permanence environ 500.000 soldats dans sa partie du Cachemire, bien que les combats aient diminué depuis que le gouvernement de Narendra Modi a révoqué l’autonomie limitée de ce territoire en 2019.Les autorités indiennes oeuvrent désormais à faire de cette région montagneuse une destination touristique, tant pour le ski pendant les mois d’hiver que pour échapper à la chaleur étouffante de l’été dans le reste de l’Inde.Environ 3,5 millions de touristes ont visité le Cachemire en 2024, en majorité des Indiens, selon les chiffres officiels.En 2023, l’Inde a accueilli à Srinagar une réunion du G20 sur le tourisme pour illustrer le retour au calme dans cette région après la répression massive qui avait suivi la révocation de son autonomie limitée.De nombreux complexes touristiques sont en cours de développement, dont certains situés près de la frontière fortement militarisée qui divise le Cachemire, entre l’Inde et le Pakistan.L’attaque contre des civils la plus meurtrière y remonte à mars 2000, lorsqu’une trentaine d’Indiens avaient été tués. Elle s’était produite à la veille d’une visite du président américain Bill Clinton.pzb-bb-sai-ash-pjm/sco/gge/bds