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Climat: le blanchissement mondial des coraux bat record sur record

L’épisode massif de blanchissement des coraux en cours depuis deux ans ne cesse de battre des records et près de 84% des récifs de la planète sont désormais endommagés, menaçant de tuer ces écosystèmes indispensables à la vie marine et à des centaines de millions de gens.Les coraux sont très vulnérables à la hausse des températures de l’eau. Or celles des océans du globe se maintiennent depuis 2023 à des niveaux inédits, sous l’effet du réchauffement climatique.Conséquence de cette surchauffe et de l’acidification des mers, provoquées par les émissions de gaz à effet de serre de l’humanité, un épisode mondial de blanchissement, le quatrième depuis 1998, s’étend depuis deux ans à travers l’Atlantique, le Pacifique et l’océan Indien.”Entre le 1er janvier 2023 et le 20 avril 2025, un stress thermique synonyme de blanchissement a touché 83,7% des récifs de la planète”, a indiqué l’Agence américaine d’observation océanique et atmosphérique (NOAA) dans sa dernière mise à jour publiée lundi.Plusieurs scientifiques, réunis par l’Initiative internationale pour les récifs coralliens, alertent mercredi dans un communiqué sur l’ampleur de l’épisode en cours.- “tempête de neige silencieuse” -Le dépérissement du corail, manifesté par sa décoloration, est provoqué par une hausse de la température de l’eau qui entraîne l’expulsion de ses zooxanthelles – des algues vivant en symbiose avec lui – lui donnant ses nutriments et sa couleur vive. Si les hautes températures persistent, le corail peut mourir.Les récifs peuvent toutefois récupérer si les températures baissent durablement ou si d’autres facteurs comme la pollution ou la surpêche régressent. Mais les températures relevées dans certaines régions sont assez extrêmes pour “entraîner une mortalité de plusieurs espèces ou quasi-totale sur un récif corallien”, a déclaré la NOAA.”L’ampleur et l’étendue du stress thermique sont choquantes”, a commenté Melanie McField, fondatrice dans les Caraïbes de l’initiative Healthy Reefs for Healthy People (HRI), décrivant le blanchissement “inquiétant” qui “s’abat sur le récif comme une tempête de neige silencieuse”, faisant disparaître les “poissons qui s’agitent et les couleurs vives”.”Si les canicules marines se succèdent, il est difficile de voir comment le rétablissement va se produire”, a déclaré cette scientifique chevronnée jointe par l’AFP en Floride.Environ un milliard de personnes dans le monde vivent à moins de 100 km de ces récifs et bénéficient, au moins indirectement, de leur présence. Ces “superorganismes animals” abritent une faune immense, font vivre des millions de pêcheurs, attirent une forte activité touristique mais protègent aussi les littoraux des dégâts des tempêtes en servant de brise-lames.- Fin des fossiles -Néanmoins, 70 à 90% des coraux pourraient disparaître dans une planète 1,5°C plus chaude qu’à l’ère préindustrielle, soit le climat attendu par les scientifiques au début des années 2030. Ce sont même 99% des coraux qui sont menacés par un réchauffement climatique de 2°C, limite fixée par l’Accord de Paris. Pour l’heure, les engagements de réduction de la pollution carbone des pays emmènent le monde vers un climat réchauffé de 3,1°C à la fin du siècle, selon l’ONU.”Nous devons d’urgence mettre fin à l’ère des combustibles fossiles et opérer une transition vers un avenir juste et durable, alimenté par des énergies propres”, exhorte Surangel Whipps Junior, président du petit atoll en danger de Palau, dans le Pacifique.”Le lien entre les émissions de combustibles fossiles et la mortalité des coraux est direct et indéniable”, a déclaré Alex Sen Gupta, de l’université de Nouvelle-Galles du Sud, en Australie. Il faut s’attaquer aux causes du mal mais “des mesures locales telles que la réduction de la pollution, la gestion du tourisme et le contrôle des épidémies de parasites peuvent contribuer à renforcer la résilience”, a-t-il plaidé.2024 a été l’année la plus chaude jamais mesurée sur les continents comme à la surface des océans. Et le rythme de réchauffement des océans a presque doublé depuis 2005, notait en septembre l’observatoire européen Copernicus.Ce réchauffement s’explique en majeure partie par le fait que les océans ont absorbé depuis 1970 “plus de 90% de l’excès de chaleur du système climatique” provoqué par les gaz à effet de serre émis par l’humanité, selon le Giec, les climatologues mandatés par l’ONU.

Cyclisme: Pogacar replonge dans le bain avec la Flèche Wallonne

Tadej Pogacar en fait-il trop? Apparu émoussé à l’Amstel Gold Race, le Slovène replonge dans le bain dès mercredi lors de la Flèche Wallonne avant de boucler sa foisonnante campagne des classiques dimanche par Liège-Bastogne-Liège.Il avait prévenu cet hiver qu’il avait faim de classiques. Mais, aujourd’hui, se pose la question d’une possible indigestion pour le champion du monde. Dimanche dernier, pour la première fois depuis qu’il domine le cyclisme mondial, il n’a pas mené au bout un raid solitaire dans une course d’un jour, rattrapé par Remco Evenepoel et le futur vainqueur Mattias Skjelmose, qui seront encore parmi ses principaux concurrents dans le mur de Huy mercredi avec Tom Pidcock et Thibau Nys.La panne sèche du Slovène pourrait donner des idées à ses rivaux qui paraissaient résignés jusque-là. “Quand Pogacar a accéléré je me suis dit: ça y est, il est parti. Peut-être que je n’y croyais pas assez. Tadej n’est pas invincible, c’est l’info du jour”, en a déduit Wout Van Aert dimanche.Depuis début mars, Pogacar est sur tous les fronts et tous les podiums: vainqueur des Strade Bianche, troisième de Milan-Sanremo, vainqueur du Tour des Flandres, deuxième de Paris-Roubaix et de l’Amstel. Le Slovène a réussi une campagne épatante, mais éreintante.Après sa victoire dans le Ronde, il était apparu marqué comme rarement et Paris-Roubaix, qu’il a fini en pédalant carré, n’est jamais une course dont on se remet facilement.- Pas de triplé dans les Ardennes -Enchaîner comme lui Flandriennes, où il bataillait contre Mathieu van der Poel, et Ardennaises, où Remco Evenepoel devient son rival N.1, sur des courses offrant des profils très différents, constitue une tâche herculéenne que très peu de coureurs ont entrepris dans le cyclisme moderne.Eddy Merckx, toujours lui, est d’ailleurs le seul coureur de l’histoire à avoir gagné la même année le Tour des Flandres et Liège-Bastogne-Liège, en 1969 et 1975.La défaite de Pogacar au sprint à l’Amstel Gold Race, qui ne l’a pas empêché de vider son demi de bière sur le podium, signifie qu’il ne peut plus réussir le triplé ardennais, seulement réalisé par Davide Rebellin en 2004 et Philippe Gilbert en 2011.La tentation de zapper, comme l’an dernier, la Flèche Wallonne pour mieux préparer Liège-Bastogne-Liège, le quatrième Monument de la saison et dernier grand objectif de son printemps, aurait dès lors pu exister. D’autant que la météo, sans atteindre les extrêmes de l’année dernière où la neige avait conduit 130 coureurs sur 174 à abandonner, s’annonce maussade dans la Province de Liège.Mais lundi soir, Pogacar a confirmé sa participation, tout en insistant que la priorité portait bien sur la Doyenne dimanche, où il visera un troisième succès après 2021 et 2024. – “Débloquer les jambes” -“J’ai pris beaucoup de plaisir sur la campagne des classiques jusque-là, a-t-il expliqué. Je l’ai abordée avec beaucoup d’ambitions et il me reste deux épreuves, celle de dimanche étant la plus importante. Liège est sans doute la course qui me convient le mieux et je pense que ça s’annonce bien.”La Flèche, qu’il a gagnée en 2023, servira surtout à “débloquer les jambes” après deux jours “plus tranquilles” depuis dimanche, a-t-il ajouté.La course se dénoue souvent dans les derniers mètres de la troisième ascension du terrible mur de Huy (1,3 km à 9,6% avec un passage à 22%), terrain de jeu privilégié des puncheurs.Les Français réussissent généralement bien sur la Flèche à l’image du triple vainqueur Julian Alaphilippe, qui sera encore au départ.Avec Kévin Vauquelin, 2e l’an dernier, Romain Grégoire, 7e, Guillaume Martin, 10e et en grande forme actuellement, Lenny Martinez, Clément Champoussin, Axel Laurance ou Louis Barré, le camp tricolore présente de nombreux atouts. Mais dimanche soir, après son triomphe inattendu à l’Amstel, Mattias Skjelmose conseillait surtout de miser son argent sur son coéquipier chez Lidl-Trek, le Belge Thibau Nys, en assurant: “S’il y a une personne au monde qui peut battre Tadej dans le mur de Huy, c’est Thibau.”

Trump souffle le chaud sur la Fed et la Chine

Donald Trump a assuré mardi qu’il ne comptait pas limoger le chef de la Fed et annoncé une baisse “substantielle” des droits de douane avec la Chine, soulageant ainsi les marchés mondiaux effrayés par ses politiques agressives.L’espoir d’une possible désescalade des tensions entre Pékin et Washington, après la petite phrase du président américain sur les surtaxes, a fait rebondir les Bourses en Asie mercredi, de Tokyo à Hong Kong, et permis au dollar de reprendre des couleurs.D’autant que Donald Trump a déclaré qu’il “n’avait pas l’intention” de renvoyer le président de la banque centrale américaine, après que ses virulentes critiques contre Jerome Powell ont fait tanguer les marchés financiers.En marge d’une cérémonie à la Maison Blanche, M. Trump a reconnu devant la presse que les surtaxes de 145%, qu’il a lui-même imposées à Pékin, étaient “très élevées” et qu’elles allaient “baisser de façon substantielle”.”Elles ne resteront en aucun cas proches de ce chiffre”, a-t-il dit, ajoutant toutefois que “l’on ne reviendra pas à zéro”. “Nous allons être très gentils, ils vont être très gentils et nous verrons bien ce qui se passe”, a ajouté le milliardaire républicain à propos des Chinois.”Au bout du compte, il faudra qu’ils arrivent à un accord, parce que sans ça, ils ne pourront plus commercer avec les Etats-Unis”, a-t-il averti. “C’est nous qui fixerons les termes de l’accord et ce sera un accord équitable. Je pense que c’est un processus qui va aller assez vite”, a-t-il pronostiqué. – Comme un embargo -Donald Trump a imposé début avril des droits de douane punitifs à tous les partenaires des Etats-Unis, particulièrement en Europe et en Asie, provoquant une tempête sur les marchés mondiaux, avant de ramener une semaine plus tard les surtaxes à 10% pour tous, à l’exception de la Chine, première puissance commerciale mondiale.Avec ce pays, les droits de douane additionnels atteignent à présent le montant prohibitif de 145%. En représailles, Pékin a imposé des surtaxes de 125% sur les marchandises en provenance des Etats-Unis.Alors que Pékin n’a pas confirmé des discussions avec Washington, le ministre américain des Finances a aussi soufflé le chaud mardi.Lors d’un échange à huis clos organisé par la banque JP Morgan Chase à Washington, le secrétaire au Trésor Scott Bessent a estimé que la situation actuelle n’était pas tenable pour les deux pays, a rapporté à l’AFP une source présente dans la salle.Le ministre a considéré que les surtaxes agissaient comme un embargo commercial bloquant les échanges de biens de part et d’autre.La porte-parole de l’exécutif américain, Karoline Leavitt, a affirmé pour sa part que les discussions pour trouver un accord commercial avec Pékin avançaient “très bien”.- “Intimidation généralisée” -Loin de vouloir calmer le jeu avec l’administration Trump, la Chine a appelé mardi le Royaume-Uni et l’Union européenne à défendre le commerce mondial face à l’offensive américaine.”Dans le contexte actuel d’intimidation unilatérale généralisée, la Chine et le Royaume-Uni ont la responsabilité de protéger l’ordre commercial multilatéral”, a déclaré le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi à son homologue britannique David Lammy lors d’un appel téléphonique, selon un communiqué de son ministère. Lors d’un autre appel, le diplomate chinois a déclaré à son homologue autrichienne que l’UE devrait elle aussi “défendre d’un commun accord” le commerce international. “La Chine et l’UE devraient assumer des responsabilités internationales, défendre d’un commun accord le système de commerce multilatéral et travailler ensemble pour construire une économie mondiale ouverte”, a déclaré Wang Yi à Beate Meinl-Reisinger.Face aux revirements de l’administration Trump et aux incertitudes persistantes, de grosses entreprises s’adaptent aux barrières douanières existantes, notamment en relevant leurs prix de vente aux Etats-Unis pour les produits qui y sont importés.Ainsi, le japonais Sumitomo Rubber, qui a racheté en janvier la marque Dunlop en Amérique du Nord, va massivement augmenter de jusqu’à 25% les prix de ses pneus automobiles aux Etats-Unis comme au Canada, a indiqué une porte-parole à l’AFP.myl-aue-bar-jug/alh

Trump souffle le chaud sur la Fed et la Chine

Donald Trump a assuré mardi qu’il ne comptait pas limoger le chef de la Fed et annoncé une baisse “substantielle” des droits de douane avec la Chine, soulageant ainsi les marchés mondiaux effrayés par ses politiques agressives.L’espoir d’une possible désescalade des tensions entre Pékin et Washington, après la petite phrase du président américain sur les surtaxes, a fait rebondir les Bourses en Asie mercredi, de Tokyo à Hong Kong, et permis au dollar de reprendre des couleurs.D’autant que Donald Trump a déclaré qu’il “n’avait pas l’intention” de renvoyer le président de la banque centrale américaine, après que ses virulentes critiques contre Jerome Powell ont fait tanguer les marchés financiers.En marge d’une cérémonie à la Maison Blanche, M. Trump a reconnu devant la presse que les surtaxes de 145%, qu’il a lui-même imposées à Pékin, étaient “très élevées” et qu’elles allaient “baisser de façon substantielle”.”Elles ne resteront en aucun cas proches de ce chiffre”, a-t-il dit, ajoutant toutefois que “l’on ne reviendra pas à zéro”. “Nous allons être très gentils, ils vont être très gentils et nous verrons bien ce qui se passe”, a ajouté le milliardaire républicain à propos des Chinois.”Au bout du compte, il faudra qu’ils arrivent à un accord, parce que sans ça, ils ne pourront plus commercer avec les Etats-Unis”, a-t-il averti. “C’est nous qui fixerons les termes de l’accord et ce sera un accord équitable. Je pense que c’est un processus qui va aller assez vite”, a-t-il pronostiqué. – Comme un embargo -Donald Trump a imposé début avril des droits de douane punitifs à tous les partenaires des Etats-Unis, particulièrement en Europe et en Asie, provoquant une tempête sur les marchés mondiaux, avant de ramener une semaine plus tard les surtaxes à 10% pour tous, à l’exception de la Chine, première puissance commerciale mondiale.Avec ce pays, les droits de douane additionnels atteignent à présent le montant prohibitif de 145%. En représailles, Pékin a imposé des surtaxes de 125% sur les marchandises en provenance des Etats-Unis.Alors que Pékin n’a pas confirmé des discussions avec Washington, le ministre américain des Finances a aussi soufflé le chaud mardi.Lors d’un échange à huis clos organisé par la banque JP Morgan Chase à Washington, le secrétaire au Trésor Scott Bessent a estimé que la situation actuelle n’était pas tenable pour les deux pays, a rapporté à l’AFP une source présente dans la salle.Le ministre a considéré que les surtaxes agissaient comme un embargo commercial bloquant les échanges de biens de part et d’autre.La porte-parole de l’exécutif américain, Karoline Leavitt, a affirmé pour sa part que les discussions pour trouver un accord commercial avec Pékin avançaient “très bien”.- “Intimidation généralisée” -Loin de vouloir calmer le jeu avec l’administration Trump, la Chine a appelé mardi le Royaume-Uni et l’Union européenne à défendre le commerce mondial face à l’offensive américaine.”Dans le contexte actuel d’intimidation unilatérale généralisée, la Chine et le Royaume-Uni ont la responsabilité de protéger l’ordre commercial multilatéral”, a déclaré le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi à son homologue britannique David Lammy lors d’un appel téléphonique, selon un communiqué de son ministère. Lors d’un autre appel, le diplomate chinois a déclaré à son homologue autrichienne que l’UE devrait elle aussi “défendre d’un commun accord” le commerce international. “La Chine et l’UE devraient assumer des responsabilités internationales, défendre d’un commun accord le système de commerce multilatéral et travailler ensemble pour construire une économie mondiale ouverte”, a déclaré Wang Yi à Beate Meinl-Reisinger.Face aux revirements de l’administration Trump et aux incertitudes persistantes, de grosses entreprises s’adaptent aux barrières douanières existantes, notamment en relevant leurs prix de vente aux Etats-Unis pour les produits qui y sont importés.Ainsi, le japonais Sumitomo Rubber, qui a racheté en janvier la marque Dunlop en Amérique du Nord, va massivement augmenter de jusqu’à 25% les prix de ses pneus automobiles aux Etats-Unis comme au Canada, a indiqué une porte-parole à l’AFP.myl-aue-bar-jug/alh

Les Etats-Unis vont se débarrasser des colorants alimentaires artificiels

Le gouvernement de Donald Trump a annoncé mardi son intention d’éliminer des denrées alimentaires tous les colorants artificiels actuellement autorisés aux Etats-Unis, une mesure soutenue par les experts sanitaires et objet d’un rare consensus politique.L’agence américaine de contrôle alimentaire et pharmaceutique (FDA) “supprime de facto tous les colorants alimentaires dérivés du pétrole aux Etats-Unis”, a annoncé son nouveau chef, Marty Makary, lors d’une conférence de presse.En tout, ce sont huit colorants synthétiques, tous dérivés du pétrole et accusés d’effets néfastes sur la santé, qui vont être progressivement interdits, d’ici à la fin 2026.”Au cours des 50 dernières années, les enfants américains ont vécu de manière toujours plus importante dans une soupe toxique de produits chimiques artificiels”, avait-il déclaré un peu plus tôt, citant des études ayant lié ces additifs à l’hyperactivité, le diabète ou encore des cas de cancer.Cette annonce d’envergure suit celle, mi-janvier, de la précédente administration démocrate d’interdire un autre colorant artificiel nommé “Red 3” en Amérique du Nord et E127 en Europe dans les denrées alimentaires. Cet additif était connu depuis plus de 30 ans pour provoquer des cancers chez les animaux.Parmi les colorants concernés, le rouge “Red 40” (connu sous le nom de E129 en Europe) et les jaunes “Yellow 5” (E102) et “Yellow 6” (E110) sont ceux les plus communément utilisés par l’industrie agroalimentaire, détaille à l’AFP Peter Lurie, président de l’association de défense des consommateurs Center for Science in the Public Interest (CSPI).On les retrouvait jusqu’ici dans des milliers de produits alimentaires variés comme des bonbons, des céréales, des sauces et des boissons.Or, “aucun d’entre eux n’a de valeur nutritionnelle”, explique M. Lurie. “Ils ne servent en réalité qu’à induire en erreur, à faire paraître les aliments plus rouges, plus bleus, plus fruités ou plus attrayants qu’ils ne le sont en réalité”. Et ce dans un objectif commercial.

Premières salves attendues au procès d’Harvey Weinstein

Le nouveau procès à New York de l’ancien producteur roi du cinéma Harvey Weinstein pour viol et agressions sexuelles entre mercredi dans le vif du sujet avec les premières salves de l’accusation, qui veut rétablir sa condamnation annulée de manière retentissante l’année dernière.Cinq jours ont été nécessaires pour constituer un jury de 12 jurés titulaires – sept femmes et cinq hommes – ainsi que six suppléants, après les défections et les récusations de dizaines de jurés potentiels, dont beaucoup se sont dits incapables de juger sereinement cette affaire, très médiatisée lors du premier procès en 2020.Les débats vont donc pouvoir véritablement commencer avec le premier réquisitoire de l’accusation, suivi par la première plaidoirie de la défense, puis le défilé des témoins, dont deux accusatrices de l’ancien patron des studios Miramax, qui vont devoir raconter à nouveau leur histoire devant les jurés et la cour pénale de Manhattan.Harvey Weinstein, dont la chute a entraîné en 2017 le début de la vague mondiale #MeToo, est rejugé pour l’agression sexuelle de l’ancienne assistante de production Mimi Haleyi, en 2006, et le viol de l’aspirante actrice Jessica Mann, en 2013. Il avait été reconnu coupable de ces faits en 2020 et condamné à 23 ans de prison. Mais en avril 2024, la cour d’appel de New York a annulé toute la procédure, au motif que le tribunal avait laissé témoigner d’autres victimes présumées sur des faits pour lesquels l’ancien magnat du cinéma n’était pas inculpé.- Hôpital -Cette annulation a été vécue comme une gifle pour le mouvement de lutte contre les violences sexuelles et un retour en arrière pour la prise en compte de la parole des victimes.Le procès portera aussi sur une nouvelle inculpation pour agression sexuelle en 2006 dans un hôtel de Manhattan, sur une victime présumée qui demeure pour l’instant anonyme, mais qui témoignera sous son nom, a assuré son avocate Lindsay Goldbrum aux journalistes.Harvey Weinstein, producteur d’innombrables succès du cinéma indépendant (“Sexe, mensonges et vidéo”, “Pulp Fiction”, “Shakespeare in Love”), reste détenu, car il a aussi été condamné en Californie à 16 ans de prison en 2023 dans un dossier distinct de viol et agressions sexuelles.Diminué par de nombreux problèmes de santé, il comparaît en chaise roulante et a obtenu de pouvoir dormir à l’hôpital, et non dans la sinistre prison de Rikers Island, pendant le déroulé du procès. D’après le juge Curtis Farber, le procès est prévu pour durer jusqu’à fin mai.Harvey Weinstein espère que l’affaire sera “regardée avec un œil neuf”, plus de sept ans après les enquêtes du New York Times et du New Yorker à l’origine de sa chute et d’une onde de choc planétaire qui a libéré la parole de nombreuses victimes et contraint les sociétés à de profondes remises en question sur la place des femmes.Décrit par ses accusatrices comme un prédateur qui jouait de sa stature d’homme tout puissant du cinéma pour obtenir des faveurs sexuelles d’actrices ou d’assistantes, le plus souvent dans des chambres d’hôtel, il n’a jamais reconnu d’agression et a toujours assuré que les relations étaient consenties.Depuis les premières révélations en 2017, Harvey Weinstein a été accusé par plus de 80 femmes de harcèlement, agression sexuelle ou viol, dont les actrices Angelina Jolie, Gwyneth Paltrow ou Ashley Judd.

Premières salves attendues au procès d’Harvey Weinstein

Le nouveau procès à New York de l’ancien producteur roi du cinéma Harvey Weinstein pour viol et agressions sexuelles entre mercredi dans le vif du sujet avec les premières salves de l’accusation, qui veut rétablir sa condamnation annulée de manière retentissante l’année dernière.Cinq jours ont été nécessaires pour constituer un jury de 12 jurés titulaires – sept femmes et cinq hommes – ainsi que six suppléants, après les défections et les récusations de dizaines de jurés potentiels, dont beaucoup se sont dits incapables de juger sereinement cette affaire, très médiatisée lors du premier procès en 2020.Les débats vont donc pouvoir véritablement commencer avec le premier réquisitoire de l’accusation, suivi par la première plaidoirie de la défense, puis le défilé des témoins, dont deux accusatrices de l’ancien patron des studios Miramax, qui vont devoir raconter à nouveau leur histoire devant les jurés et la cour pénale de Manhattan.Harvey Weinstein, dont la chute a entraîné en 2017 le début de la vague mondiale #MeToo, est rejugé pour l’agression sexuelle de l’ancienne assistante de production Mimi Haleyi, en 2006, et le viol de l’aspirante actrice Jessica Mann, en 2013. Il avait été reconnu coupable de ces faits en 2020 et condamné à 23 ans de prison. Mais en avril 2024, la cour d’appel de New York a annulé toute la procédure, au motif que le tribunal avait laissé témoigner d’autres victimes présumées sur des faits pour lesquels l’ancien magnat du cinéma n’était pas inculpé.- Hôpital -Cette annulation a été vécue comme une gifle pour le mouvement de lutte contre les violences sexuelles et un retour en arrière pour la prise en compte de la parole des victimes.Le procès portera aussi sur une nouvelle inculpation pour agression sexuelle en 2006 dans un hôtel de Manhattan, sur une victime présumée qui demeure pour l’instant anonyme, mais qui témoignera sous son nom, a assuré son avocate Lindsay Goldbrum aux journalistes.Harvey Weinstein, producteur d’innombrables succès du cinéma indépendant (“Sexe, mensonges et vidéo”, “Pulp Fiction”, “Shakespeare in Love”), reste détenu, car il a aussi été condamné en Californie à 16 ans de prison en 2023 dans un dossier distinct de viol et agressions sexuelles.Diminué par de nombreux problèmes de santé, il comparaît en chaise roulante et a obtenu de pouvoir dormir à l’hôpital, et non dans la sinistre prison de Rikers Island, pendant le déroulé du procès. D’après le juge Curtis Farber, le procès est prévu pour durer jusqu’à fin mai.Harvey Weinstein espère que l’affaire sera “regardée avec un œil neuf”, plus de sept ans après les enquêtes du New York Times et du New Yorker à l’origine de sa chute et d’une onde de choc planétaire qui a libéré la parole de nombreuses victimes et contraint les sociétés à de profondes remises en question sur la place des femmes.Décrit par ses accusatrices comme un prédateur qui jouait de sa stature d’homme tout puissant du cinéma pour obtenir des faveurs sexuelles d’actrices ou d’assistantes, le plus souvent dans des chambres d’hôtel, il n’a jamais reconnu d’agression et a toujours assuré que les relations étaient consenties.Depuis les premières révélations en 2017, Harvey Weinstein a été accusé par plus de 80 femmes de harcèlement, agression sexuelle ou viol, dont les actrices Angelina Jolie, Gwyneth Paltrow ou Ashley Judd.

Iles Eparses, colonisation, contrats: Macron attendu à Madagascar

Emmanuel Macron entame mercredi une visite de deux jours à Madagascar, visant à renforcer les liens bilatéraux ainsi que la place de la France dans l’océan Indien, malgré des contentieux persistants hérités de la colonisation.Il s’agit de la première visite d’un président français dans ce pays depuis Jacques Chirac en 2005. Ancienne colonie, Madagascar reste un important pays francophone de 30 millions d’habitants.Emmanuel Macron, accompagné de son épouse Brigitte, est attendu à 11H00 locales (08H00 GMT) à Antananarivo pour un entretien suivi d’un déjeuner avec son homologue Andry Rajoelina, de signatures d’accords et de rencontres avec des chefs d’entreprises.En attendant, la capitale malgache a fait place nette. Les plus pauvres ont été priés d’abandonner les trottoirs et tunnels où ils vivent et les rues vidées de leurs marchands ambulants.”Quelle hypocrisie” lance Feno, étudiant de 22 ans. “Marchez trois rues plus loin, et vous retomberez sur le +vrai Antananarivo+!”, s’agace-t-il.La France, confrontée à une souveraineté contestée sur plusieurs de ses territoires et aux ambitions croissantes de la Chine et de la Russie dans cette partie de l’océan Indien, entend de son côté consolider ses ambitions de puissance régionale.Madagascar revendique les îles Eparses tout comme les Comores l’archipel de Mayotte, deux territoires restés français lors de la vague d’indépendances en Afrique. Ces deux territoires occupent une position stratégique dans le canal du Mozambique, une voie de transit majeure pour le commerce international, riche en hydrocarbures.- Barrage -“Ces demandes de rétrocession, c’est un enjeu d’identité nationale, d’accès aux ressources et puis c’est un moyen de pression pour obtenir autre chose” de la France, résume Denys-Sacha Robin, spécialiste en droit international de la mer à l’université Paris-Nanterre.Les îles Éparses seront “évoquées” avec l’objectif de relancer la Commission mixte sur l’avenir de l’archipel initiée en 2019, a indiqué l’Elysée. Paris privilégie une solution de type “cogestion”.Des souverainistes malgaches souhaitent à l’inverse que le président Rajoelina profite de cette visite pour remettre la question de la rétrocession sur la table, comme celle obtenue des Britanniques par l’île Maurice pour l’archipel des Chagos en 2024.La France – qui était son premier client et troisième fournisseur en 2024 – et Madagascar ambitionnent ainsi de renforcer leurs échanges commerciaux et investissements, souligne l’Elysée.Un accord devrait ainsi être signé pour l’entrée du géant de l’électricité français EDF au capital de la Compagnie générale d’hydroélectricité (CGHV) malgache, a appris l’AFP auprès d’une source proche du dossier. Avec à la clé un ambitieux projet de barrage, comprenant une retenue de 15 millions de mètres cubes, destiné à démultiplier la production d’électricité du pays.La question mémorielle liée à la colonisation reste aussi au coeur de la relation franco-malgache. Le président Macron s’est ainsi engagé en faveur de la restitution de biens culturels.- Mémoire -Le crâne du roi Toera, décapité en 1897 par les troupes françaises et emporté comme trophée en France, ne sera toutefois pas restitué comme prévu à l’occasion de la visite.Des descendants du roi s’opposaient à une restitution en avril, synonyme de malheur selon les traditions locales. La famille a en outre demandé que le tombeau du roi, récemment profané, soit restauré avant d’accueillir dignement les restes humains.Les Malgaches réclament aussi des gestes mémoriels plus forts de Paris. “Ce qu’on attend de cette visite, c’est la mise en place d’une commission comme celle lancée au Cameroun pour faire toute la lumière sur ce qu’on appelle les violences coloniales”, relève Jeannot Rasoloarison, historien à l’université d’Antananarivo.Le président français va plaider pour une plus grande coopération économique, sanitaire, maritime et de sécurité entre La Réunion, Mayotte et les Etats insulaires de la région.Il plaidera jeudi pour l’intégration de Mayotte, bloquée par les Comores, à la Commission de l’océan Indien (COI), à l’occasion du cinquième sommet de l’organisation intergouvernementale dans la capitale malgache.”La France tout entière a vocation à avoir sa place dans la COI”, a martelé lundi le président à Mayotte, alors que seul le département de La Réunion y est aujourd’hui représenté.Le cas d’un Franco-Malgache, Paul Maillot Rafanoharana, condamné à 20 ans de prison pour tentative de coup d’Etat à Madagascar et détenu à l’isolement depuis plus de trois ans, pourrait aussi être évoqué. Son co-accusé Philippe François, condamné à dix ans de prison, a été transféré en France en juin 2023.

Iles Eparses, colonisation, contrats: Macron attendu à Madagascar

Emmanuel Macron entame mercredi une visite de deux jours à Madagascar, visant à renforcer les liens bilatéraux ainsi que la place de la France dans l’océan Indien, malgré des contentieux persistants hérités de la colonisation.Il s’agit de la première visite d’un président français dans ce pays depuis Jacques Chirac en 2005. Ancienne colonie, Madagascar reste un important pays francophone de 30 millions d’habitants.Emmanuel Macron, accompagné de son épouse Brigitte, est attendu à 11H00 locales (08H00 GMT) à Antananarivo pour un entretien suivi d’un déjeuner avec son homologue Andry Rajoelina, de signatures d’accords et de rencontres avec des chefs d’entreprises.En attendant, la capitale malgache a fait place nette. Les plus pauvres ont été priés d’abandonner les trottoirs et tunnels où ils vivent et les rues vidées de leurs marchands ambulants.”Quelle hypocrisie” lance Feno, étudiant de 22 ans. “Marchez trois rues plus loin, et vous retomberez sur le +vrai Antananarivo+!”, s’agace-t-il.La France, confrontée à une souveraineté contestée sur plusieurs de ses territoires et aux ambitions croissantes de la Chine et de la Russie dans cette partie de l’océan Indien, entend de son côté consolider ses ambitions de puissance régionale.Madagascar revendique les îles Eparses tout comme les Comores l’archipel de Mayotte, deux territoires restés français lors de la vague d’indépendances en Afrique. Ces deux territoires occupent une position stratégique dans le canal du Mozambique, une voie de transit majeure pour le commerce international, riche en hydrocarbures.- Barrage -“Ces demandes de rétrocession, c’est un enjeu d’identité nationale, d’accès aux ressources et puis c’est un moyen de pression pour obtenir autre chose” de la France, résume Denys-Sacha Robin, spécialiste en droit international de la mer à l’université Paris-Nanterre.Les îles Éparses seront “évoquées” avec l’objectif de relancer la Commission mixte sur l’avenir de l’archipel initiée en 2019, a indiqué l’Elysée. Paris privilégie une solution de type “cogestion”.Des souverainistes malgaches souhaitent à l’inverse que le président Rajoelina profite de cette visite pour remettre la question de la rétrocession sur la table, comme celle obtenue des Britanniques par l’île Maurice pour l’archipel des Chagos en 2024.La France – qui était son premier client et troisième fournisseur en 2024 – et Madagascar ambitionnent ainsi de renforcer leurs échanges commerciaux et investissements, souligne l’Elysée.Un accord devrait ainsi être signé pour l’entrée du géant de l’électricité français EDF au capital de la Compagnie générale d’hydroélectricité (CGHV) malgache, a appris l’AFP auprès d’une source proche du dossier. Avec à la clé un ambitieux projet de barrage, comprenant une retenue de 15 millions de mètres cubes, destiné à démultiplier la production d’électricité du pays.La question mémorielle liée à la colonisation reste aussi au coeur de la relation franco-malgache. Le président Macron s’est ainsi engagé en faveur de la restitution de biens culturels.- Mémoire -Le crâne du roi Toera, décapité en 1897 par les troupes françaises et emporté comme trophée en France, ne sera toutefois pas restitué comme prévu à l’occasion de la visite.Des descendants du roi s’opposaient à une restitution en avril, synonyme de malheur selon les traditions locales. La famille a en outre demandé que le tombeau du roi, récemment profané, soit restauré avant d’accueillir dignement les restes humains.Les Malgaches réclament aussi des gestes mémoriels plus forts de Paris. “Ce qu’on attend de cette visite, c’est la mise en place d’une commission comme celle lancée au Cameroun pour faire toute la lumière sur ce qu’on appelle les violences coloniales”, relève Jeannot Rasoloarison, historien à l’université d’Antananarivo.Le président français va plaider pour une plus grande coopération économique, sanitaire, maritime et de sécurité entre La Réunion, Mayotte et les Etats insulaires de la région.Il plaidera jeudi pour l’intégration de Mayotte, bloquée par les Comores, à la Commission de l’océan Indien (COI), à l’occasion du cinquième sommet de l’organisation intergouvernementale dans la capitale malgache.”La France tout entière a vocation à avoir sa place dans la COI”, a martelé lundi le président à Mayotte, alors que seul le département de La Réunion y est aujourd’hui représenté.Le cas d’un Franco-Malgache, Paul Maillot Rafanoharana, condamné à 20 ans de prison pour tentative de coup d’Etat à Madagascar et détenu à l’isolement depuis plus de trois ans, pourrait aussi être évoqué. Son co-accusé Philippe François, condamné à dix ans de prison, a été transféré en France en juin 2023.

La dépouille du pape exposée à Saint-Pierre pour l’hommage des fidèles

La dépouille du pape François, décédé lundi à 88 ans, va être exposée à partir de mercredi sous les ors de la basilique Saint-Pierre, où les fidèles pourront lui rendre un dernier hommage avant les funérailles de samedi en présence de nombreux chefs d’Etat.Le cercueil où repose le souverain pontife argentin doit être transféré en début de matinée de la modeste chapelle de la résidence Sainte-Marthe, où il a vécu depuis son élection en 2013 jusqu’à sa mort, à la grandiose basilique couronnée par la coupole dessinée par Michel-Ange.La cérémonie accompagnant ce transfert en grande pompe, ponctuée de chants et prières, doit commencer à 09H00 locales (07H00 GMT) et s’achever vers 10H15 (08H15 GMT).Le cercueil ouvert du pape sera installé devant le maître-autel de la basilique, lui-même surmonté du monumental baldaquin en bronze du Bernin, chef d’œuvre de l’art baroque tout juste restauré.Rupture avec la tradition, il ne reposera pas sur un catafalque, à la demande expresse de Jorge Bergoglio qui aspirait à plus de simplicité et de sobriété dans les rites funéraires papaux.Pendant trois jours, le public pourra défiler devant sa dépouille, mercredi (de 11H00 à 24H00), jeudi (de 07H00 à 24H00) et vendredi (de 07H00 à 19H00).Le pape reposant dans son cercueil porte une mitre blanche et une chasuble rouge, et ses mains enserrent un chapelet.Des dizaines de milliers de fidèles sont attendus pour ce dernier hommage. Après le décès de son prédécesseur Benoît XVI le 31 décembre 2022, 200.000 personnes s’étaient recueillies devant sa dépouille avant son enterrement en présence de 50.000 fidèles.- Têtes couronnées -Les funérailles de François se dérouleront samedi matin sur la place Saint-Pierre, où devraient converger des centaines de milliers de fidèles.Comme pour Jean-Paul II en 2005, des dizaines de chefs d’Etat et de têtes couronnées assisteront aussi aux funérailles du chef de l’Eglise catholique, qui se dérouleront sous haute sécurité.Le président américain Donald Trump a annoncé qu’il viendrait, accompagné de sa femme Melania, malgré les critiques dures et répétées du pape contre sa politique antimigrants.Le président français Emmanuel Macron et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky entendent également faire le déplacement. En revanche, le président russe Vladimir Poutine, sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), ne prévoit pas de s’y rendre.La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président du Conseil européen Antonio Costa, le Premier ministre britannique Keir Starmer et le chancelier allemand Olaf Scholz ont également annoncé leur venue, tout comme le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.Le roi Felipe VI et la reine Letizia d’Espagne, Albert II de Monaco et son épouse Charlène seront aussi présents. A l’issue de la messe qui débutera à 10H00 locales (08H00 GMT), le cercueil sera transféré à la basilique Sainte-Marie-Majeure dans le centre de Rome, dédiée à la Vierge, où le pape sera enterré conformément à sa volonté.La Pologne, pays à tradition catholique, observera un jour de deuil national le jour des funérailles, tandis qu’en Italie il a débuté mardi et durera jusqu’à samedi.- “Il ne souffre plus” -Le décès du chef des 1,4 milliard de catholiques a fait affluer des centaines de journalistes des quatre coins du monde à Rome, où la police italienne a bouclé les accès à la place Saint-Pierre pour encadrer l’entrée des touristes et fidèles. Les drapeaux jaune et blanc du Saint-Siège ont été mis en berne et une nouvelle prière publique a été organisée mardi soir place Saint-Pierre.Croisée en début de soirée sur cette place entourée de la fameuse colonnade du Bernin, une religieuse mexicaine, Maria Guadalupe Hernandez Olivo, confesse que pour elle ce choc a été “très dur”, même si le pape “se trouve dans un lieu meilleur et ne souffre plus”. “Dieu seul sait qui sera son successeur”, ajoute-t-elle.Vatican News, le média officiel du Vatican, a révélé mardi que le pape avait été pris d’un malaise lundi vers 05H30 du matin (03H30 GMT). Plus d’une heure plus tard, après avoir fait un salut de la main à son infirmier, il est tombé dans le coma avant de mourir à 07H35.Déjà affaibli par une sévère pneumonie, le premier pape sud-américain et jésuite de l’Histoire, sorti de l’hôpital le 23 mars, avait multiplié les apparitions publiques ces derniers jours en dépit de l’avis des médecins lui ayant prescrit un strict repos de deux mois.