AFP World

La dépouille du pape est arrivée à Saint-Pierre pour l’hommage des fidèles

Escortée par des dizaines de cardinaux et des gardes suisses en uniforme chamarré, la dépouille du pape François est arrivée mercredi matin sous les ors de la basilique Saint-Pierre, où les fidèles pourront lui rendre un dernier hommage avant les funérailles de samedi en présence de nombreux chefs d’Etat.Au rythme des cloches de Saint-Pierre sonnant le glas, une lente procession a accompagné le cercueil depuis la petite chapelle de la résidence Sainte-Marthe, où le pape a vécu depuis son élection en 2013 jusqu’à sa mort, vers la monumentale basilique couronnée par la coupole de Michel-Ange. Marchant au pas, la procession s’est étirée sur les ruelles pavées du plus petit Etat du monde. Les chants du choeur de la Chapelle Sixtine résonnaient sur le chemin du long cortège.Le cercueil était porté par des membres du cérémonial du Vatican en costume sombre et encadré par huit gardes suisses armés de hallebardes.Le pape reposant dans son cercueil porte une mitre blanche et une chasuble rouge, et ses mains enserrent un chapelet.Après avoir parcouru l’allée centrale de la basilique, le cercueil ouvert en bois clair, capitonné de rouge, a été installé devant le maître-autel de la basilique, lui-même surmonté du monumental baldaquin en bronze du Bernin, chef d’œuvre de l’art baroque tout juste restauré.- “Homme bon” -Rupture avec la tradition, il ne repose pas sur un catafalque mais est posé à même le sol, à la demande expresse de Jorge Bergoglio qui aspirait à plus de simplicité et de sobriété dans les rites funéraires papaux.Pendant trois jours, le public pourra défiler devant sa dépouille: mercredi (de 11H00 à 24H00), jeudi (de 07H00 à 24H00) et vendredi (de 07H00 à 19H00). Mercredi dès l’aube, des centaines de fidèles étaient déjà massés sur la place pour être parmi les premiers à entrer dans le majestueux édifice, qui ne sera pourant accessible qu’à partir de 11H00 (09H00 GMT).Parmi eux, Anna Montoya, une étudiante mexicaine de 33 ans vivant à Rome, confie à l’AFP qu’elle considérait le pape comme “un membre de sa famille””Je devais venir, j’avais l’impression de le connaître, c’était un homme bon”, ajoute la jeune femme, qui porte une croix en or autour du cou.Des dizaines de milliers de fidèles sont attendus pour ce dernier hommage. Après le décès de son prédécesseur Benoît XVI le 31 décembre 2022, 200.000 personnes s’étaient recueillies devant sa dépouille avant son enterrement en présence de 50.000 fidèles.Pour faire face à cet afflux, les autorités ont déployé diverses mesures: barrières métalliques pour canaliser le flot des visiteurs, distribution de bouteilles d’eau, augmentation de la fréquence des bus desservant le Vatican, et renforcement des contrôles de sécurité aux accès de la place Saint-Pierre, par laquelle on accède à la basillique.- Têtes couronnées -Les funérailles de François se dérouleront samedi matin sur la place Saint-Pierre, où devraient converger des centaines de milliers de fidèles.Comme pour Jean-Paul II en 2005, des dizaines de chefs d’Etat et de têtes couronnées assisteront aux funérailles du chef de l’Eglise catholique, qui se dérouleront sous haute sécurité.Le président américain Donald Trump a annoncé qu’il viendrait, accompagné de sa femme Melania, malgré les critiques dures et répétées du pape contre sa politique antimigrants.Le président français Emmanuel Macron et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky entendent également faire le déplacement. En revanche, le président russe Vladimir Poutine, sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), ne prévoit pas de s’y rendre.La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président du Conseil européen Antonio Costa, le Premier ministre britannique Keir Starmer et le chancelier allemand Olaf Scholz ont également annoncé leur venue, tout comme le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.Le roi Felipe VI et la reine Letizia d’Espagne, Albert II de Monaco et son épouse Charlène seront aussi présents. A l’issue de la messe qui débutera à 10H00 locales (08H00 GMT), le cercueil sera transféré à la basilique Sainte-Marie-Majeure dans le centre de Rome, dédiée à la Vierge, où le pape sera enterré conformément à sa volonté.La Pologne, pays à tradition catholique, observera un jour de deuil national le jour des funérailles, tandis qu’en Italie il a débuté mardi et durera jusqu’à samedi.- “Il ne souffre plus” -Le décès du chef des 1,4 milliard de catholiques a fait affluer des centaines de journalistes des quatre coins du monde à Rome. Les drapeaux jaune et blanc du Saint-Siège ont été mis en berne et une nouvelle prière publique a été organisée mardi soir place Saint-Pierre.Croisée en début de soirée sur cette place entourée de la fameuse colonnade du Bernin, une religieuse mexicaine, Maria Guadalupe Hernandez Olivo, confesse que pour elle ce choc a été “très dur”, même si le pape “se trouve dans un lieu meilleur et ne souffre plus”. “Dieu seul sait qui sera son successeur”, ajoute-t-elle.Déjà affaibli par une sévère pneumonie, le premier pape sud-américain et jésuite de l’Histoire, sorti de l’hôpital le 23 mars, avait multiplié les apparitions publiques ces derniers jours en dépit de l’avis des médecins lui ayant prescrit un strict repos de deux mois.

La dépouille du pape est arrivée à Saint-Pierre pour l’hommage des fidèles

Escortée par des dizaines de cardinaux et des gardes suisses en uniforme chamarré, la dépouille du pape François est arrivée mercredi matin sous les ors de la basilique Saint-Pierre, où les fidèles pourront lui rendre un dernier hommage avant les funérailles de samedi en présence de nombreux chefs d’Etat.Au rythme des cloches de Saint-Pierre sonnant le glas, une lente procession a accompagné le cercueil depuis la petite chapelle de la résidence Sainte-Marthe, où le pape a vécu depuis son élection en 2013 jusqu’à sa mort, vers la monumentale basilique couronnée par la coupole de Michel-Ange. Marchant au pas, la procession s’est étirée sur les ruelles pavées du plus petit Etat du monde. Les chants du choeur de la Chapelle Sixtine résonnaient sur le chemin du long cortège.Le cercueil était porté par des membres du cérémonial du Vatican en costume sombre et encadré par huit gardes suisses armés de hallebardes.Le pape reposant dans son cercueil porte une mitre blanche et une chasuble rouge, et ses mains enserrent un chapelet.Après avoir parcouru l’allée centrale de la basilique, le cercueil ouvert en bois clair, capitonné de rouge, a été installé devant le maître-autel de la basilique, lui-même surmonté du monumental baldaquin en bronze du Bernin, chef d’œuvre de l’art baroque tout juste restauré.- “Homme bon” -Rupture avec la tradition, il ne repose pas sur un catafalque mais est posé à même le sol, à la demande expresse de Jorge Bergoglio qui aspirait à plus de simplicité et de sobriété dans les rites funéraires papaux.Pendant trois jours, le public pourra défiler devant sa dépouille: mercredi (de 11H00 à 24H00), jeudi (de 07H00 à 24H00) et vendredi (de 07H00 à 19H00). Mercredi dès l’aube, des centaines de fidèles étaient déjà massés sur la place pour être parmi les premiers à entrer dans le majestueux édifice, qui ne sera pourant accessible qu’à partir de 11H00 (09H00 GMT).Parmi eux, Anna Montoya, une étudiante mexicaine de 33 ans vivant à Rome, confie à l’AFP qu’elle considérait le pape comme “un membre de sa famille””Je devais venir, j’avais l’impression de le connaître, c’était un homme bon”, ajoute la jeune femme, qui porte une croix en or autour du cou.Des dizaines de milliers de fidèles sont attendus pour ce dernier hommage. Après le décès de son prédécesseur Benoît XVI le 31 décembre 2022, 200.000 personnes s’étaient recueillies devant sa dépouille avant son enterrement en présence de 50.000 fidèles.Pour faire face à cet afflux, les autorités ont déployé diverses mesures: barrières métalliques pour canaliser le flot des visiteurs, distribution de bouteilles d’eau, augmentation de la fréquence des bus desservant le Vatican, et renforcement des contrôles de sécurité aux accès de la place Saint-Pierre, par laquelle on accède à la basillique.- Têtes couronnées -Les funérailles de François se dérouleront samedi matin sur la place Saint-Pierre, où devraient converger des centaines de milliers de fidèles.Comme pour Jean-Paul II en 2005, des dizaines de chefs d’Etat et de têtes couronnées assisteront aux funérailles du chef de l’Eglise catholique, qui se dérouleront sous haute sécurité.Le président américain Donald Trump a annoncé qu’il viendrait, accompagné de sa femme Melania, malgré les critiques dures et répétées du pape contre sa politique antimigrants.Le président français Emmanuel Macron et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky entendent également faire le déplacement. En revanche, le président russe Vladimir Poutine, sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), ne prévoit pas de s’y rendre.La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le président du Conseil européen Antonio Costa, le Premier ministre britannique Keir Starmer et le chancelier allemand Olaf Scholz ont également annoncé leur venue, tout comme le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres.Le roi Felipe VI et la reine Letizia d’Espagne, Albert II de Monaco et son épouse Charlène seront aussi présents. A l’issue de la messe qui débutera à 10H00 locales (08H00 GMT), le cercueil sera transféré à la basilique Sainte-Marie-Majeure dans le centre de Rome, dédiée à la Vierge, où le pape sera enterré conformément à sa volonté.La Pologne, pays à tradition catholique, observera un jour de deuil national le jour des funérailles, tandis qu’en Italie il a débuté mardi et durera jusqu’à samedi.- “Il ne souffre plus” -Le décès du chef des 1,4 milliard de catholiques a fait affluer des centaines de journalistes des quatre coins du monde à Rome. Les drapeaux jaune et blanc du Saint-Siège ont été mis en berne et une nouvelle prière publique a été organisée mardi soir place Saint-Pierre.Croisée en début de soirée sur cette place entourée de la fameuse colonnade du Bernin, une religieuse mexicaine, Maria Guadalupe Hernandez Olivo, confesse que pour elle ce choc a été “très dur”, même si le pape “se trouve dans un lieu meilleur et ne souffre plus”. “Dieu seul sait qui sera son successeur”, ajoute-t-elle.Déjà affaibli par une sévère pneumonie, le premier pape sud-américain et jésuite de l’Histoire, sorti de l’hôpital le 23 mars, avait multiplié les apparitions publiques ces derniers jours en dépit de l’avis des médecins lui ayant prescrit un strict repos de deux mois.

“Personne d’autre ne le fera”: les journalistes plongés dans la guerre au Soudan

Perchés sur une montagne près de la frontière avec le Tchad, dans l’ouest du Soudan, des journalistes scrutent l’horizon, téléphone en main, tentant désespérément de capter ne serait-ce qu’une bribe de réseau venue de l’autre côté.Parfois, c’est leur seul espoir pour témoigner des atrocités de la guerre qui dévaste le pays et a plongé la vaste région du Darfour dans une totale obscurité médiatique.Depuis deux ans, le conflit oppose le chef de l’armée soudanaise, le général Abdel Fattah al-Burhane, à son ancien adjoint, le général Mohamed Hamdane Daglo, qui commande les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).La guerre a tué au moins 28 journalistes, selon leur syndicat. Des dizaines d’autres ont été emprisonnés et torturés, tandis que la quasi totalité de leurs confrères ont fui. La plupart de ceux qui sont restés sont privés d’électricité, d’eau et d’internet.Noun, une journaliste de 35 ans, a confié à l’AFP qu’elle devait “parcourir à pied de longues distances” pour charger son téléphone à l’aide de panneaux solaires improvisés.A El-Geneina, la capitale du Darfour occidental, elle a couvert en 2023 des massacres ethniques commis par les FSR et leurs alliés.Selon l’ONU, entre 10.000 et 15.000 civils, principalement de la tribu des Massalit, ont été tués, ce qui a donné lieu à des accusations de génocide.Son travail lui vaudra plusieurs perquisitions. “Ils ont pris tout mon matériel, mes caméras, ils ont tout volé”, raconte-elle à l’AFP par téléphone.Lors de la troisième intrusion, “l’un d’eux m’a appelée par mon nom et m’a demandé où se trouvaient les caméras”.C’est à ce moment-là qu’elle prend la décision de fuir. Avec sa famille, elle parcourt environ 1.800 kilomètres pour rejoindre l’Etat de Gedaref, à l’autre extrémité du pays, près de la frontière éthiopienne.Là, alors qu’elle couvre une manifestation de déplacés, elle est arrêtée et accusée de collaborer avec l’ennemi. Pour retrouver la liberté, elle signe un engagement à soumettre tous ses écrits à l’armée avant publication.Depuis plus d’un an, Noun n’a pas écrit.- “Le plus grand des crimes” -En 2024, le Soudan figurait parmi les endroits les plus meurtriers pour les journalistes, derrière Gaza, selon le décompte annuel du Comité pour la protection des journalistes (CPJ).Selon Reporters sans frontières, plus de 400 journalistes ont fui le pays depuis le début de la guerre. Ceux qui sont restés luttent pour survivre.Dans l’Etat d’Al-Jazira, dans le centre du pays, qui fut le grenier à blé du Soudan, Youssef, un journaliste de 62 ans, n’a pas touché de salaire depuis début 2024, lorsque son journal a déménagé ses bureaux au Caire.Pour subsister, il élève des chèvres et cultive du sorgho.”Je continue d’envoyer mes reportages dès que je peux capter un signal”, raconte-t-il.Pendant des mois, Youssef a été coupé du monde extérieur, alors que les FSR prenaient le contrôle de Wad Madani, la capitale de l’Etat.En février 2024, les paramilitaires ont fait irruption chez lui, le ligotant et lui bandant les yeux.Etre journaliste, “c’est le plus grand des crimes”, lui a dit un des hommes.Il ne sera relâché qu’après avoir signé une assignation à résidence. Ce n’est qu’en janvier, lorsque l’armée a repris Wad Madani, qu’il a pu quitter son domicile.- Dans l’ombre -Parmi ceux qui ont choisi de rester, beaucoup ont renoncé à signer de leur vrai nom.A Tawila, au Darfour-Nord, Ibrahim, un photojournaliste de 30 ans, continue de documenter le quotidien des civils pris en étau entre la famine et les violences. Selon les employés humanitaires, la ville accueille des dizaines de milliers de rescapés qui ont fui les attaques des FSR.”Personne ne doit savoir ce que je fais”, confie à l’AFP Ibrahim, originaire d’El-Facher, la capitale de l’Etat.”S’ils m’attrapent, ils m’arrêteront et saisiront mon téléphone” – son dernier outil de travail.En juillet, accusé par les FSR d’être un agent de l’armée, il a été emprisonné et torturé pendant cinq jours. “Ils ont pris tout mon matériel, mes papiers et mon argent.”Depuis, le journaliste a envoyé sa famille hors du Darfour et s’est installé à Tawila.Ni Youssef, ni Ibrahim n’ont reçu de protection de la part d’organisations professionnelles, qu’elles soient locales ou internationales.”Qui rapportera ce qui se passe au Darfour si nous partons tous?”, s’interroge Ibrahim, qui a branché son téléphone à la multiprise d’un café de Tawila pour s’entretenir avec une journaliste de l’AFP au Caire. “Personne d’autre ne le fera”.

Conflit en Ukraine: nouveau round de pourparlers à Londres

Américains, Ukrainiens et Européens se retrouvent mercredi à Londres pour un nouveau round de pourparlers afin de tenter de trouver une issue au conflit en Ukraine, où les attaques aériennes russes ont repris à la suite d’une brève trêve de Pâques.Neuf personnes ont été tuées dans une attaque de drone russe contre un bus à Marganets, dans le sud-est de l’Ukraine, a annoncé mercredi le gouverneur de la région de Dnipropetrovsk. Dans la nuit, des incendies se sont déclarés dans plusieurs régions ukrainiennes à la suite d’attaques russes.Les discussions à Londres s’inscrivent dans la foulée de celles qui se sont tenues à Paris la semaine dernière, quoique à un moindre niveau.”Les discussions se poursuivent à un rythme soutenu”, a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères David Lammy sur X mardi soir, après un appel “productif” avec le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio. “C’est un moment crucial pour l’Ukraine, le Royaume-Uni et la sécurité euro-atlantique”, a ajouté M. Lammy.M. Rubio ne sera pas présent à la réunion. Le déplacement de l’Américain n’a jamais été officiellement annoncé, mais M. Rubio ayant dit la semaine dernière à Paris qu’il irait à Londres s’il le jugeait utile, son absence laisse penser qu’il y a renoncé faute de progrès dans les négociations.Kiev sera représenté par le chef de l’administration présidentielle Andriï Iermak, le chef de la diplomatie Andriï Sybiga ainsi que le ministre de la Défense Roustem Oumerov, selon des médias ukrainiens.Côté américain, c’est l’émissaire spécial pour l’Ukraine, le général Keith Kellogg, qui participera aux discussions. La France est représentée par Emmanuel Bonne, le conseiller diplomatique du président Emmanuel Macron.- Un accord “dans la semaine” -Mardi, le Kremlin a mis en garde contre toute précipitation dans les discussions visant à obtenir un cessez-le-feu après plus de trois ans d’invasion russe.Le président américain Donald Trump, qui veut mettre un terme au plus vite à cette guerre “terrible et insensée”, avait dit dimanche espérer un accord “dans la semaine” entre Moscou et Kiev, sans dévoiler les contours de cet engagement hypothétique.Entretemps, l’émissaire américain Steve Witkoff prévoit un voyage cette semaine à Moscou, ont indiqué la Maison Blanche et le Kremlin, sans préciser la date.Selon le Financial Times, le président russe Vladimir Poutine a proposé à M. Witkoff début avril d’arrêter son invasion et de geler la ligne de front actuelle si les Etats-Unis accèdent à ses revendications majeures, comme la reconnaissance de la souveraineté de la Russie sur la péninsule de Crimée, annexée en 2014, et la non-adhésion de l’Ukraine à l’Otan.”De nombreuses fausses (informations) sont publiées en ce moment”, a réagi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, cité par l’agence de presse Ria Novosti.Kiev et ses alliés européens réclament pour leur part un retour complet de l’Ukraine dans ses frontières d’avant 2014, une position que le ministre américain de la Défense Pete Hegseth avait qualifiée en février d'”irréaliste”.Si actuellement Washington mène des pourparlers séparés avec Kiev et Moscou, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué mardi que son pays était prêt à discuter directement avec la Russie seulement après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu. Vladimir Poutine ayant évoqué la veille une possible reprise de tels pourparlers.Dans l’immédiat, M. Zelensky a indiqué qu’il “voudrait” s’entretenir avec Donald Trump samedi au Vatican, où ils se trouveront tous les deux pour les obsèques du pape François.- Opération “Marketing” -La semaine dernière, les chefs de la diplomatie ukrainienne, américaine, française, britannique et un conseiller de haut rang allemand s’étaient retrouvés à Paris – une première dans ce format – pour tenter d’avancer ensemble, au moment où les négociations en vue d’un cessez-le-feu à l’initiative de Washington piétinent et où les Européens veulent imposer leur voix.Marco Rubio avait dit avoir présenté le plan de Washington pour mettre fin à la guerre mais la rencontre n’avait abouti à aucune avancée majeure.L’administration Trump n’a livré aucun détail de ce plan publiquement mais, selon des médias américains citant des sources anonymes, il prévoirait notamment une reconnaissance plus ou moins formelle du contrôle de la Russie sur la Crimée, annexée par Moscou en 2014.A l’issue des discussions à Paris, le chef de la diplomatie américaine avait brandi la menace de la sortie de Washington des pourparlers si les Etats-Unis venaient à établir que la paix “n’est pas possible” entre les belligérants.La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a estimé mardi dans un entretien avec l’AFP que les Etats-Unis n’avaient pas utilisé “tous les outils” à leur disposition pour faire pression sur la Russie.La trêve de Pâques, décrétée par Moscou mais qui n’a pas donné lieu à une cessation des hostilités en Ukraine, “était une opération marketing” afin d'”éviter que le président Trump ne s’impatiente”, a estimé mardi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. 

Conflit en Ukraine: nouveau round de pourparlers à Londres

Américains, Ukrainiens et Européens se retrouvent mercredi à Londres pour un nouveau round de pourparlers afin de tenter de trouver une issue au conflit en Ukraine, où les attaques aériennes russes ont repris à la suite d’une brève trêve de Pâques.Neuf personnes ont été tuées dans une attaque de drone russe contre un bus à Marganets, dans le sud-est de l’Ukraine, a annoncé mercredi le gouverneur de la région de Dnipropetrovsk. Dans la nuit, des incendies se sont déclarés dans plusieurs régions ukrainiennes à la suite d’attaques russes.Les discussions à Londres s’inscrivent dans la foulée de celles qui se sont tenues à Paris la semaine dernière, quoique à un moindre niveau.”Les discussions se poursuivent à un rythme soutenu”, a déclaré le ministre britannique des Affaires étrangères David Lammy sur X mardi soir, après un appel “productif” avec le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio. “C’est un moment crucial pour l’Ukraine, le Royaume-Uni et la sécurité euro-atlantique”, a ajouté M. Lammy.M. Rubio ne sera pas présent à la réunion. Le déplacement de l’Américain n’a jamais été officiellement annoncé, mais M. Rubio ayant dit la semaine dernière à Paris qu’il irait à Londres s’il le jugeait utile, son absence laisse penser qu’il y a renoncé faute de progrès dans les négociations.Kiev sera représenté par le chef de l’administration présidentielle Andriï Iermak, le chef de la diplomatie Andriï Sybiga ainsi que le ministre de la Défense Roustem Oumerov, selon des médias ukrainiens.Côté américain, c’est l’émissaire spécial pour l’Ukraine, le général Keith Kellogg, qui participera aux discussions. La France est représentée par Emmanuel Bonne, le conseiller diplomatique du président Emmanuel Macron.- Un accord “dans la semaine” -Mardi, le Kremlin a mis en garde contre toute précipitation dans les discussions visant à obtenir un cessez-le-feu après plus de trois ans d’invasion russe.Le président américain Donald Trump, qui veut mettre un terme au plus vite à cette guerre “terrible et insensée”, avait dit dimanche espérer un accord “dans la semaine” entre Moscou et Kiev, sans dévoiler les contours de cet engagement hypothétique.Entretemps, l’émissaire américain Steve Witkoff prévoit un voyage cette semaine à Moscou, ont indiqué la Maison Blanche et le Kremlin, sans préciser la date.Selon le Financial Times, le président russe Vladimir Poutine a proposé à M. Witkoff début avril d’arrêter son invasion et de geler la ligne de front actuelle si les Etats-Unis accèdent à ses revendications majeures, comme la reconnaissance de la souveraineté de la Russie sur la péninsule de Crimée, annexée en 2014, et la non-adhésion de l’Ukraine à l’Otan.”De nombreuses fausses (informations) sont publiées en ce moment”, a réagi le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov, cité par l’agence de presse Ria Novosti.Kiev et ses alliés européens réclament pour leur part un retour complet de l’Ukraine dans ses frontières d’avant 2014, une position que le ministre américain de la Défense Pete Hegseth avait qualifiée en février d'”irréaliste”.Si actuellement Washington mène des pourparlers séparés avec Kiev et Moscou, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a indiqué mardi que son pays était prêt à discuter directement avec la Russie seulement après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu. Vladimir Poutine ayant évoqué la veille une possible reprise de tels pourparlers.Dans l’immédiat, M. Zelensky a indiqué qu’il “voudrait” s’entretenir avec Donald Trump samedi au Vatican, où ils se trouveront tous les deux pour les obsèques du pape François.- Opération “Marketing” -La semaine dernière, les chefs de la diplomatie ukrainienne, américaine, française, britannique et un conseiller de haut rang allemand s’étaient retrouvés à Paris – une première dans ce format – pour tenter d’avancer ensemble, au moment où les négociations en vue d’un cessez-le-feu à l’initiative de Washington piétinent et où les Européens veulent imposer leur voix.Marco Rubio avait dit avoir présenté le plan de Washington pour mettre fin à la guerre mais la rencontre n’avait abouti à aucune avancée majeure.L’administration Trump n’a livré aucun détail de ce plan publiquement mais, selon des médias américains citant des sources anonymes, il prévoirait notamment une reconnaissance plus ou moins formelle du contrôle de la Russie sur la Crimée, annexée par Moscou en 2014.A l’issue des discussions à Paris, le chef de la diplomatie américaine avait brandi la menace de la sortie de Washington des pourparlers si les Etats-Unis venaient à établir que la paix “n’est pas possible” entre les belligérants.La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas a estimé mardi dans un entretien avec l’AFP que les Etats-Unis n’avaient pas utilisé “tous les outils” à leur disposition pour faire pression sur la Russie.La trêve de Pâques, décrétée par Moscou mais qui n’a pas donné lieu à une cessation des hostilités en Ukraine, “était une opération marketing” afin d'”éviter que le président Trump ne s’impatiente”, a estimé mardi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot.