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Gaza: les secouristes récupèrent des “corps calcinés” après des frappes israéliennes

Des frappes israéliennes ont fait au moins 17 morts mercredi matin dans la bande de Gaza, laissant des “corps calcinés” et des personnes ensevelies sous les décombres, selon les secouristes palestiniens.Le même jour, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont exhorté Israël à cesser le blocage “intolérable” de l’aide humanitaire, qui n’entre plus dans le territoire palestinien depuis le 2 mars.Après plus de 18 mois de conflit entre Israël et le mouvement islamiste Hamas, l’ONU fait état de cas de “malnutrition aiguë sévère” parmi les 2,4 millions de Palestiniens, dont la plupart ont été déplacés, souvent plusieurs fois, par les combats.Selon un responsable du mouvement, une délégation du Hamas se trouve actuellement au Caire pour discuter avec les médiateurs de “nouvelles idées” visant à rétablir un cessez-le-feu à Gaza.Rompant une trêve de deux mois, Israël a repris le 18 mars son offensive, disant y voir le meilleur moyen pour ramener les otages toujours retenus à Gaza depuis l’attaque du 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre.Mercredi, la frappe israélienne la plus meurtrière s’est produite sur une école qui abritait des déplacés dans la ville de Gaza (nord), faisant onze morts et 17 blessés, “y compris des femmes et des enfants”, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la Défense civile palestinienne, Mahmoud Bassal.”Le bombardement a provoqué un incendie massif dans le bâtiment et plusieurs corps calcinés ont été retrouvés”, a-t-il dit.- “Vivre comme les autres” -Au moins six autres personnes ont été tuées par des tirs ou des bombardements israéliens à Jabalia (nord) et Khan Younès (sud), selon la Défense civile.”Nous avons reçu des appels de détresse signalant plusieurs personnes disparues sous les décombres dans différentes zones de la bande de Gaza ”, a affirmé Mahmoud Bassal.Plusieurs corps enveloppés dans des linceuls blancs ont été transportés à l’hôpital al-Chifa, a constaté un journaliste de l’AFP.Des femmes éplorées se recueillaient autour de dépouilles.”Nous ne voulons rien d’autre que la fin de la guerre pour pouvoir vivre comme le font les gens dans le reste du monde”, s’exclamait Walid Al Najjar, un habitant de Khan Younès après une frappe dans le voisinage.Selon Mahmoud Bassal, le secouristes manquent “des outils et équipements nécessaires pour les opérations de sauvetage et pour récupérer les corps”.L’armée israélienne n’a pas commenté dans l’immédiat.Mardi, elle avait dit avoir détruit environ “40 engins du génie utilisés à des fins terroristes, y compris lors du massacre du 7 octobre”.Elle affirme que le Hamas utilise ces engins “pour poser des explosifs, creuser des tunnels souterrains, percer des clôtures de sécurité et dégager les gravats pour retrouver des armes et du matériel militaire”.- Mesure “intolérable” -Selon le ministère de la Santé du Hamas, au moins 1.890 Palestiniens ont été tués depuis le 18 mars, portant à 51.266 le nombre de morts à Gaza depuis le début de l’offensive de représailles israélienne.La guerre a été déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes enlevées, 58 sont toujours otages à Gaza dont 34 sont mortes, selon l’armée israélienne.La situation à Gaza est aggravée par le blocage de l’aide humanitaire.Israël accuse le Hamas de détourner cette aide, ce que le mouvement palestinien dément, accusant en retour Israël d’utiliser “la famine comme arme de guerre”.Les ministres des Affaires étrangères français, britannique et allemand ont conjointement exhorté mardi Israël à cesser ce blocage, y voyant une mesure “intolérable” qui expose les civils à “la famine, des épidémies et la mort”.”Des partenaires signalent que plusieurs personnes souffrant de malnutrition aiguë sévère à Gaza ont été admises à l’hôpital pour y recevoir un traitement cette semaine et que les cas sont en augmentation”, a indiqué mardi le bureau des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha).”Malgré des approvisionnements extrêmement faibles, environ 180 cuisines communautaires continuent de fonctionner chaque jour. Cependant, beaucoup d’entre elles sont sur le point de fermer car les stocks s’épuisent”, a-t-il prévenu.

Gaza: les secouristes récupèrent des “corps calcinés” après des frappes israéliennes

Des frappes israéliennes ont fait au moins 17 morts mercredi matin dans la bande de Gaza, laissant des “corps calcinés” et des personnes ensevelies sous les décombres, selon les secouristes palestiniens.Le même jour, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne ont exhorté Israël à cesser le blocage “intolérable” de l’aide humanitaire, qui n’entre plus dans le territoire palestinien depuis le 2 mars.Après plus de 18 mois de conflit entre Israël et le mouvement islamiste Hamas, l’ONU fait état de cas de “malnutrition aiguë sévère” parmi les 2,4 millions de Palestiniens, dont la plupart ont été déplacés, souvent plusieurs fois, par les combats.Selon un responsable du mouvement, une délégation du Hamas se trouve actuellement au Caire pour discuter avec les médiateurs de “nouvelles idées” visant à rétablir un cessez-le-feu à Gaza.Rompant une trêve de deux mois, Israël a repris le 18 mars son offensive, disant y voir le meilleur moyen pour ramener les otages toujours retenus à Gaza depuis l’attaque du 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre.Mercredi, la frappe israélienne la plus meurtrière s’est produite sur une école qui abritait des déplacés dans la ville de Gaza (nord), faisant onze morts et 17 blessés, “y compris des femmes et des enfants”, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la Défense civile palestinienne, Mahmoud Bassal.”Le bombardement a provoqué un incendie massif dans le bâtiment et plusieurs corps calcinés ont été retrouvés”, a-t-il dit.- “Vivre comme les autres” -Au moins six autres personnes ont été tuées par des tirs ou des bombardements israéliens à Jabalia (nord) et Khan Younès (sud), selon la Défense civile.”Nous avons reçu des appels de détresse signalant plusieurs personnes disparues sous les décombres dans différentes zones de la bande de Gaza ”, a affirmé Mahmoud Bassal.Plusieurs corps enveloppés dans des linceuls blancs ont été transportés à l’hôpital al-Chifa, a constaté un journaliste de l’AFP.Des femmes éplorées se recueillaient autour de dépouilles.”Nous ne voulons rien d’autre que la fin de la guerre pour pouvoir vivre comme le font les gens dans le reste du monde”, s’exclamait Walid Al Najjar, un habitant de Khan Younès après une frappe dans le voisinage.Selon Mahmoud Bassal, le secouristes manquent “des outils et équipements nécessaires pour les opérations de sauvetage et pour récupérer les corps”.L’armée israélienne n’a pas commenté dans l’immédiat.Mardi, elle avait dit avoir détruit environ “40 engins du génie utilisés à des fins terroristes, y compris lors du massacre du 7 octobre”.Elle affirme que le Hamas utilise ces engins “pour poser des explosifs, creuser des tunnels souterrains, percer des clôtures de sécurité et dégager les gravats pour retrouver des armes et du matériel militaire”.- Mesure “intolérable” -Selon le ministère de la Santé du Hamas, au moins 1.890 Palestiniens ont été tués depuis le 18 mars, portant à 51.266 le nombre de morts à Gaza depuis le début de l’offensive de représailles israélienne.La guerre a été déclenchée par l’attaque sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles. Sur les 251 personnes enlevées, 58 sont toujours otages à Gaza dont 34 sont mortes, selon l’armée israélienne.La situation à Gaza est aggravée par le blocage de l’aide humanitaire.Israël accuse le Hamas de détourner cette aide, ce que le mouvement palestinien dément, accusant en retour Israël d’utiliser “la famine comme arme de guerre”.Les ministres des Affaires étrangères français, britannique et allemand ont conjointement exhorté mardi Israël à cesser ce blocage, y voyant une mesure “intolérable” qui expose les civils à “la famine, des épidémies et la mort”.”Des partenaires signalent que plusieurs personnes souffrant de malnutrition aiguë sévère à Gaza ont été admises à l’hôpital pour y recevoir un traitement cette semaine et que les cas sont en augmentation”, a indiqué mardi le bureau des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha).”Malgré des approvisionnements extrêmement faibles, environ 180 cuisines communautaires continuent de fonctionner chaque jour. Cependant, beaucoup d’entre elles sont sur le point de fermer car les stocks s’épuisent”, a-t-il prévenu.

L’Inde traque les assaillants qui ont tué 26 hommes au Cachemire

Les forces de sécurité indiennes ont lancé mercredi une vaste traque contre les assaillants qui ont ouvert le feu la veille sur des touristes, tuant 26 hommes, dans l’attaque la plus meurtrière contre des civils dans la région depuis 2000.Le Premier ministre nationaliste indien Narendra Modi, qui a écourté une visite d’Etat en Arabie Saoudite, a dénoncé cet “acte odieux” et promis que les assaillants “ser(aient) traduits en justice”.Une réunion en urgence de son cabinet, avec les principaux responsables en charge de la sécurité doit avoir lieu mercredi. “Leur dessein maléfique n’aboutira jamais. Notre détermination à lutter contre le terrorisme est inébranlable et elle ne fera que se renforcer”, a-t-il martelé dans un communiqué.La liste des victimes, vérifiée par la police, fait état de 26 hommes tués par des assaillants munis d’armes automatiques, qui ont surgi de la forêt près d’un site touristique à Pahalgam. A l’exception d’une personne vivant au Népal, tous résident en Inde.Cette fusillade n’a jusqu’à présent pas été revendiquée.Depuis leur partition meurtrière en 1947 à leur indépendance, l’Inde et le Pakistan se disputent la souveraineté de tout le Cachemire, à majorité musulmane, divisé entre les deux pays.New Delhi accuse de longue date le Pakistan de soutenir en sous-main les infiltrations et la rébellion armée au Cachemire, ce qu’Islamabad a toujours démenti. Le ministère des Affaires étrangères du Pakistan a fait part mercredi de ses “condoléances aux proches des défunts”.- “Risque de nouvelle crise” -Selon l’analyste Michael Kugelman, spécialiste de l’Asie du Sud, cette fusillade représente “un très sérieux risque de nouvelle crise entre l’Inde et le Pakistan, probablement le plus important depuis le bref conflit militaire en 2019”.Le ministre en chef du Jammu-et-Cachemire, Omar Abdullah, a affirmé que cette attaque contre des civils est “beaucoup plus importante que tout ce que nous avons connu au cours de ces dernières années”. Les corps des victimes ont été aménés par ambulances mercredi dans la ville de Srinagar, située à environ 90 kilomètres. Des hélicoptères militaires survolaient cette région montagneuse et boisée pour tenter de localiser les assaillants et un important dispositif de sécurité a été déployé.Cette attaque “est abominable”, a souligné dans un communiqué M. Abdullah, qualifiant ses auteurs, d'”animaux, d’inhumains” ne méritant que “mépris”.Environ 24 heures après l’attaque, des traces de sang étaient encore visibles sur les lieux de la fusillade. Des enquêteurs ratissaient le sol pour recueillir des preuves.L’armée indienne a affirmé mercredi que deux insurgés présumés avaient été tués lors d’une fusillade dans le district de Baramulla, situé à une centaine de kilomètres au nord-est de la ville où à eu lieu l’attaque.A Pahalgam, un guide touristique a expliqué à l’AFP qu’il s’était rendu sur les lieux après avoir entendu des coups de feu et avoir transporté certains blessés à cheval.”J’ai vu quelques hommes allongés sur le sol, ils avaient l’air morts”, a témoigné Waheed, qui n’a donné que son prénom.- Femmes épargnées -Un témoin, ayant requis l’anonymat, a affirmé que les assaillants ont “manifestement épargné les femmes”. Une survivante a raconté comment des hommes en uniforme étaient sortis de la forêt alors que des touristes profitaient de la nature, a rapporté le journal The Indian Express.D’autres ont expliqué les avoir pris pour des policiers. “Ils étaient là, pendant au moins 20 minutes, imperturbables, se déplaçant et ouvrant le feu”, a rapporté le quotidien, citant cette témoin pour qui cela “a semblé (durer) une éternité”.Cette attaque est survenue au lendemain d’une rencontre à New Delhi entre le vice-président américain JD Vance, en visite officielle de quatre jours sur le sol indien, et M. Modi.La Chine a présenté mercredi ses “sincères condoléances” aux familles des victimes et des blessés” et “condamné fermement cette attaque”.Quelques heures auparavant, Donald Trump avait assuré l’Inde de son “plein soutien” dans une conversation téléphonique avec Narendra Modi.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dénoncé un “ignoble attentat terroriste”.Les combats ont diminué depuis que le gouvernement indien a révoqué l’autonomie limitée du Cachemire en 2019. Il oeuvre désormais à faire de cette région montagneuse une destination touristique.Environ 3,5 millions de touristes ont visité le Cachemire en 2024, en majorité des Indiens, selon les chiffres officiels.L’attaque la plus importante de ces dernières années remonte à février 2019. Des insurgés avaient lancé, à Pulwama, une voiture remplie d’explosifs sur un convoi de police, faisant 40 morts et au moins 35 blessés. 

L’Inde traque les assaillants qui ont tué 26 hommes au Cachemire

Les forces de sécurité indiennes ont lancé mercredi une vaste traque contre les assaillants qui ont ouvert le feu la veille sur des touristes, tuant 26 hommes, dans l’attaque la plus meurtrière contre des civils dans la région depuis 2000.Le Premier ministre nationaliste indien Narendra Modi, qui a écourté une visite d’Etat en Arabie Saoudite, a dénoncé cet “acte odieux” et promis que les assaillants “ser(aient) traduits en justice”.Une réunion en urgence de son cabinet, avec les principaux responsables en charge de la sécurité doit avoir lieu mercredi. “Leur dessein maléfique n’aboutira jamais. Notre détermination à lutter contre le terrorisme est inébranlable et elle ne fera que se renforcer”, a-t-il martelé dans un communiqué.La liste des victimes, vérifiée par la police, fait état de 26 hommes tués par des assaillants munis d’armes automatiques, qui ont surgi de la forêt près d’un site touristique à Pahalgam. A l’exception d’une personne vivant au Népal, tous résident en Inde.Cette fusillade n’a jusqu’à présent pas été revendiquée.Depuis leur partition meurtrière en 1947 à leur indépendance, l’Inde et le Pakistan se disputent la souveraineté de tout le Cachemire, à majorité musulmane, divisé entre les deux pays.New Delhi accuse de longue date le Pakistan de soutenir en sous-main les infiltrations et la rébellion armée au Cachemire, ce qu’Islamabad a toujours démenti. Le ministère des Affaires étrangères du Pakistan a fait part mercredi de ses “condoléances aux proches des défunts”.- “Risque de nouvelle crise” -Selon l’analyste Michael Kugelman, spécialiste de l’Asie du Sud, cette fusillade représente “un très sérieux risque de nouvelle crise entre l’Inde et le Pakistan, probablement le plus important depuis le bref conflit militaire en 2019”.Le ministre en chef du Jammu-et-Cachemire, Omar Abdullah, a affirmé que cette attaque contre des civils est “beaucoup plus importante que tout ce que nous avons connu au cours de ces dernières années”. Les corps des victimes ont été aménés par ambulances mercredi dans la ville de Srinagar, située à environ 90 kilomètres. Des hélicoptères militaires survolaient cette région montagneuse et boisée pour tenter de localiser les assaillants et un important dispositif de sécurité a été déployé.Cette attaque “est abominable”, a souligné dans un communiqué M. Abdullah, qualifiant ses auteurs, d'”animaux, d’inhumains” ne méritant que “mépris”.Environ 24 heures après l’attaque, des traces de sang étaient encore visibles sur les lieux de la fusillade. Des enquêteurs ratissaient le sol pour recueillir des preuves.L’armée indienne a affirmé mercredi que deux insurgés présumés avaient été tués lors d’une fusillade dans le district de Baramulla, situé à une centaine de kilomètres au nord-est de la ville où à eu lieu l’attaque.A Pahalgam, un guide touristique a expliqué à l’AFP qu’il s’était rendu sur les lieux après avoir entendu des coups de feu et avoir transporté certains blessés à cheval.”J’ai vu quelques hommes allongés sur le sol, ils avaient l’air morts”, a témoigné Waheed, qui n’a donné que son prénom.- Femmes épargnées -Un témoin, ayant requis l’anonymat, a affirmé que les assaillants ont “manifestement épargné les femmes”. Une survivante a raconté comment des hommes en uniforme étaient sortis de la forêt alors que des touristes profitaient de la nature, a rapporté le journal The Indian Express.D’autres ont expliqué les avoir pris pour des policiers. “Ils étaient là, pendant au moins 20 minutes, imperturbables, se déplaçant et ouvrant le feu”, a rapporté le quotidien, citant cette témoin pour qui cela “a semblé (durer) une éternité”.Cette attaque est survenue au lendemain d’une rencontre à New Delhi entre le vice-président américain JD Vance, en visite officielle de quatre jours sur le sol indien, et M. Modi.La Chine a présenté mercredi ses “sincères condoléances” aux familles des victimes et des blessés” et “condamné fermement cette attaque”.Quelques heures auparavant, Donald Trump avait assuré l’Inde de son “plein soutien” dans une conversation téléphonique avec Narendra Modi.La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a dénoncé un “ignoble attentat terroriste”.Les combats ont diminué depuis que le gouvernement indien a révoqué l’autonomie limitée du Cachemire en 2019. Il oeuvre désormais à faire de cette région montagneuse une destination touristique.Environ 3,5 millions de touristes ont visité le Cachemire en 2024, en majorité des Indiens, selon les chiffres officiels.L’attaque la plus importante de ces dernières années remonte à février 2019. Des insurgés avaient lancé, à Pulwama, une voiture remplie d’explosifs sur un convoi de police, faisant 40 morts et au moins 35 blessés. 

Concurrence: l’UE inflige des amendes à Apple et Meta, au risque d’irriter Trump

La Commission européenne a annoncé mercredi des sanctions financières contre les géants américains des technologies Apple et Meta (Facebook, Instagram) pour des infractions à la concurrence, malgré les tensions avec le président Donald Trump sur les droits de douane.Apple se voit infliger une amende de 500 millions d’euros pour des clauses abusives dans sa boutique d’application App Store, au détriment des fournisseurs d’applications et de leurs clients. Meta, géant des réseaux sociaux, devra payer 200 millions d’euros pour avoir enfreint une règle encadrant l’usage des données personnelles.Ces sanctions sont les premières prononcées dans le cadre du nouveau règlement européen sur les marchés numériques (DMA), entré en vigueur l’an dernier pour mettre fin aux abus de position dominante des géants de la tech.Elles interviennent un an après l’ouverture de procédures contre les deux groupes californiens, mais surtout à un moment délicat pour les relations transatlantiques.L’Union européenne est en effet en pleines négociations avec l’administration américaine pour obtenir la levée de droits de douane imposés par Donald Trump.Le locataire de la Maison Blanche dénonce régulièrement les taxes, amendes et contraintes réglementaires imposés par l’Europe aux services numériques américains.Le montant des amendes apparaît toutefois modéré par rapport à celles imposées jusqu’ici à la “big tech” par l’UE. Il ne devrait pas effrayer Apple et Meta qui ont respectivement affiché l’an dernier un bénéfice net annuel de 93,7 et 62,4 milliards de dollars (soit environ 82 et 55 milliards d’euros).La Commission affirme rechercher la mise en conformité des entreprises par le dialogue, la punition étant un moyen de dissuasion mais pas un objectif du règlement.La facture pourrait toutefois rapidement s’envoler si Apple et Meta ne faisaient pas preuve de bonne volonté. Les deux entreprises “sont tenues de se conformer aux décisions de la Commission dans un délai de 60 jours, faute de quoi elles s’exposent à des astreintes périodiques”, avertit la Commission.- “Message fort et clair” -Contrairement à l’usage, les annonces ont été faites par simple communiqué, sans conférence de presse de l’exécutif européen. “Les décisions d’aujourd’hui envoient un message fort et clair”, a affirmé la commissaire à la Concurrence, Teresa Ribera, dans un communiqué, qualifiant les sanctions de “fermes et équilibrées”.Apple s’est dit “injustement ciblé” et a annoncé aussitôt que le groupe ferait appel tout en poursuivant le dialogue avec les régulateurs. Meta a été encore plus virulent. “La Commission européenne tente de mettre des bâtons dans les roues d’entreprises américaines prospères tout en permettant aux entreprises chinoises et européennes d’opérer selon des normes différentes”, a affirmé Joel Kaplan, directeur des affaires internationales du groupe, ancien membre du Parti républicain et allié de Donald Trump.Apple est sanctionné pour des restrictions dans son magasin d’applications App Store. Selon la Commission, la marque à la pomme entrave la capacité des fournisseurs d’applications distribuées dans sa boutique en ligne à communiquer directement avec les utilisateurs finaux pour proposer éventuellement des tarifs inférieurs sur d’autres canaux. Meta est lui visé pour manquement à la règle qui le contraint à demander le consentement des utilisateurs afin de pouvoir combiner des données personnelles issues de ses différents services, comme Facebook et Instagram, à des fins de profilage publicitaire.Le groupe de Mark Zuckerberg a cependant proposé une modification de son offre pour se mettre en conformité, d’où une sanction financière inférieure à celle imposée à Apple. Cette proposition, actuellement étudiée par les services de la Commission, pourrait mettre fin à la procédure si elle est jugée satisfaisante.Apple et Meta, tout comme l’autre géant du secteur Alphabet (Google), font l’objet de multiples procédures pour abus de position de dominante, tant en Europe qu’aux Etats-Unis.Plus de 200 médias français, dont TF1, France Télévisions, Radio France ou Le Figaro, ont ainsi annoncé mercredi qu’ils attaquaient en justice Meta pour des “pratiques illégales” dans la publicité en ligne.Dans un autre dossier, la Commission a par ailleurs ouvert la porte jeudi à une nouvelle sanction contre Apple, en estimant, à titre préliminaire, qu’il ne respectait pas l’obligation d’offrir sur ses Iphone des alternatives à l’App Store.

Concurrence: l’UE inflige des amendes à Apple et Meta, au risque d’irriter Trump

La Commission européenne a annoncé mercredi des sanctions financières contre les géants américains des technologies Apple et Meta (Facebook, Instagram) pour des infractions à la concurrence, malgré les tensions avec le président Donald Trump sur les droits de douane.Apple se voit infliger une amende de 500 millions d’euros pour des clauses abusives dans sa boutique …

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La Chine va envoyer un nouvel équipage vers sa station spatiale

La Chine a dévoilé mercredi l’équipage, comprenant un astronaute chevronné, qui s’envolera cette semaine vers sa station spatiale Tiangong, un nouveau jalon dans son objectif d’envoyer une mission habitée vers la Lune d’ici 2030.La mission Shenzhou-20 décollera jeudi à 17H17 heure locale (09H17 GMT), depuis le centre de lancement de Jiuquan, dans le nord-ouest du pays, a annoncé mercredi l’agence spatiale chargée des vols habités (CMSA).L’équipe sera dirigée par Chen Dong, colonel de l’armée de terre de 46 ans, qui se rend pour la troisième fois dans l’espace après être devenu en 2022 le premier Chinois à avoir été en orbite pendant plus de 200 jours. Il conduira les astronautes Chen Zhongrui, ancien pilote de l’armée de l’air de 40 ans, et Wang Jie, 35 ans, premier astronaute originaire de Mongolie-Intérieure (nord de la Chine), qui se rendent pour la première fois dans l’espace.Ils y resteront pendant six mois.Mon objectif est “d’accompagner les deux nouveaux membres pour qu’ils progressent”, a déclaré mercredi Chen Dong lors d’une conférence de presse.”Nous contribuerons ainsi à bâtir une Chine forte dans le domaine spatial et à faire rayonner notre puissance scientifique”, a ajouté l’astronaute.Cette mission “posera une base technologique encore plus solide pour une mission habitée vers la Lune et les tâches qui suivront”, a déclaré Zhou Yaqiang, un haut responsable technologique du CMSA.Une équipe de l’AFP a pu accéder mercredi au site de lancement dans le cadre d’une visite officielle.La fusée trônait sur son piédestal bleu ciel au milieu d’un paysage désertique, entourée des drapeaux nationaux et de slogans patriotiques.Des travailleurs en combinaison bleue s’affairaient autour de la fusée, au milieu du brouhaha des machines.- Rivalité technologique -Le président Xi Jinping a donné un coup d’accélérateur au “rêve spatial” de la Chine, avec l’objectif d’envoyer un équipage chinois sur la Lune d’ici à 2030 puis d’y construire une base lunaire. L’Etat-parti a injecté des milliards d’euros dans son programme spatial afin de rattraper les Etats-Unis et la Russie, alimentant son objectif de devenir la plus grande puissance technologique mondiale.Malgré des développements à un rythme “impressionnant”, la Chine “accuse toujours un retard certain sur les Etats-Unis”, note Marc Julienne, directeur du Centre Asie de l’Institut français des relations internationales (IFRI).Mais le président américain Donald Trump “pourrait toutefois apporter un certain avantage à Pékin en réduisant les budgets consacrés à la recherche et à certains programmes” spatiaux américains, ajoute l’expert.Point d’orgue du programme spatial chinois, la station Tiangong, dont le module central a été lancé en 2021, est occupée par des équipes de trois astronautes renouvelées tous les six mois.La précédente mission, Shenzhou-19, doit s’achever le 29 avril.- Astronaute étranger -La nouvelle équipe poursuivra notamment des expériences en physique et sur les sciences de la vie, et devra également installer des dispositifs de protection contre les débris spatiaux.Elle embarquera pour la première fois des planaires, des vers plats aquatiques connus pour leurs capacités de régénération.”Les résultats pourraient contribuer à résoudre les problèmes liés aux blessures subies en milieu spatial”, a précisé Lin Xiqiang.La Chine est exclue de la Station spatiale internationale depuis 2011, date à laquelle les États-Unis ont interdit à la NASA de collaborer avec Pékin. Pékin cherche depuis à rallier d’autres pays à son programme spatial.En février, la Chine et le Pakistan ont ainsi signé un accord ouvrant la voie à l’arrivée du premier astronaute étranger à bord de la station spatiale Tiangong.A l’issue de ce processus, “deux astronautes pakistanais seront sélectionnés pour venir en Chine suivre un entraînement”, a confirmé mercredi la CMSA. 

Iles Eparses, colonisation, contrats: Emmanuel Macron à Madagascar

Le président Emmanuel Macron est arrivé mercredi à Madagascar pour une visite de deux jours visant à renforcer les liens bilatéraux mais aussi la place de la France dans l’océan Indien, en dépit de contentieux persistants hérités de la colonisation.Accompagné de son épouse Brigitte, il a été accueilli par des danses traditionnelles et des enfants agitant des drapeaux des deux pays. C’est le premier président français depuis Jacques Chirac en 2005 à se rendre dans l’ancienne colonie qui reste un important pays francophone de 30 millions d’habitants.Emmanuel Macron doit s’entretenir puis déjeuner avec son homologue Andry Rajoelina, avant des signatures d’accords et des rencontres avec des jeunes et des chefs d’entreprises.La capitale malgache a fait place nette. Les plus pauvres ont été priés d’abandonner les trottoirs et tunnels où ils vivent et les rues vidées de leurs marchands ambulants.La France, confrontée à une souveraineté contestée sur plusieurs de ses territoires et aux ambitions croissantes de la Chine et de la Russie dans cette partie de l’océan Indien, entend de son côté consolider ses ambitions de puissance régionale.Madagascar revendique les îles Eparses tout comme les Comores revendiquent l’archipel de Mayotte, deux territoires restés français lors des indépendances en Afrique. Ces deux territoires occupent une position stratégique dans le canal du Mozambique, une voie de transit majeure pour le commerce international, riche en hydrocarbures.- Barrage -“Ces demandes de rétrocession, c’est un enjeu d’identité nationale, d’accès aux ressources et puis c’est un moyen de pression pour obtenir autre chose” de la France, résume Denys-Sacha Robin, spécialiste en droit international de la mer à l’université Paris-Nanterre.Les îles Éparses seront “évoquées”, a indiqué l’Elysée. Paris privilégie une solution de type “cogestion”. Des souverainistes malgaches souhaitent à l’inverse que le président Rajoelina remette la question de la rétrocession sur la table, comme celle obtenue des Britanniques par l’île Maurice pour l’archipel des Chagos en 2024.La France – qui était son premier client et troisième fournisseur en 2024 – et Madagascar veulent renforcer leurs échanges commerciaux et investissements, souligne l’Elysée.Un accord devrait ainsi être signé pour l’entrée du géant de l’électricité français EDF au capital de la Compagnie générale d’hydroélectricité (CGHV) malgache, a appris l’AFP auprès d’une source proche du dossier. Avec à la clé un ambitieux projet de barrage, comprenant une retenue de 15 millions de mètres cubes, destiné à démultiplier la production d’électricité du pays.La question mémorielle liée à la colonisation reste aussi au coeur de la relation franco-malgache. Le président Macron s’est ainsi engagé en faveur de la restitution de biens culturels.- Mémoire -Le crâne du roi Toera, décapité en 1897 par les troupes françaises et emporté comme trophée en France, ne sera toutefois pas restitué comme prévu à l’occasion de la visite.Des descendants du roi s’opposaient à une restitution en avril, synonyme de malheur selon les traditions locales. La famille a en outre demandé que le tombeau du roi, récemment profané, soit restauré avant d’accueillir dignement les restes humains.Les Malgaches réclament des gestes mémoriels plus forts de Paris. Comme la mise en place “d’une commission, comme celle lancée au Cameroun, pour faire toute la lumière sur ce qu’on appelle les violences coloniales”, relève Jeannot Rasoloarison, historien à l’université d’Antananarivo.Le président français va plaider pour une plus grande coopération économique, sanitaire, maritime et de sécurité entre La Réunion, Mayotte et les Etats insulaires de la région.Il défendra jeudi l’intégration de Mayotte, bloquée par les Comores, à la Commission de l’océan Indien (COI), à l’occasion du cinquième sommet de l’organisation intergouvernementale dans la capitale malgache.”La France tout entière a vocation à avoir sa place dans la COI”, a martelé lundi le président à Mayotte, alors que seul le département de La Réunion y est aujourd’hui représenté.

Iles Eparses, colonisation, contrats: Emmanuel Macron à Madagascar

Le président Emmanuel Macron est arrivé mercredi à Madagascar pour une visite de deux jours visant à renforcer les liens bilatéraux mais aussi la place de la France dans l’océan Indien, en dépit de contentieux persistants hérités de la colonisation.Accompagné de son épouse Brigitte, il a été accueilli par des danses traditionnelles et des enfants agitant des drapeaux des deux pays. C’est le premier président français depuis Jacques Chirac en 2005 à se rendre dans l’ancienne colonie qui reste un important pays francophone de 30 millions d’habitants.Emmanuel Macron doit s’entretenir puis déjeuner avec son homologue Andry Rajoelina, avant des signatures d’accords et des rencontres avec des jeunes et des chefs d’entreprises.La capitale malgache a fait place nette. Les plus pauvres ont été priés d’abandonner les trottoirs et tunnels où ils vivent et les rues vidées de leurs marchands ambulants.La France, confrontée à une souveraineté contestée sur plusieurs de ses territoires et aux ambitions croissantes de la Chine et de la Russie dans cette partie de l’océan Indien, entend de son côté consolider ses ambitions de puissance régionale.Madagascar revendique les îles Eparses tout comme les Comores revendiquent l’archipel de Mayotte, deux territoires restés français lors des indépendances en Afrique. Ces deux territoires occupent une position stratégique dans le canal du Mozambique, une voie de transit majeure pour le commerce international, riche en hydrocarbures.- Barrage -“Ces demandes de rétrocession, c’est un enjeu d’identité nationale, d’accès aux ressources et puis c’est un moyen de pression pour obtenir autre chose” de la France, résume Denys-Sacha Robin, spécialiste en droit international de la mer à l’université Paris-Nanterre.Les îles Éparses seront “évoquées”, a indiqué l’Elysée. Paris privilégie une solution de type “cogestion”. Des souverainistes malgaches souhaitent à l’inverse que le président Rajoelina remette la question de la rétrocession sur la table, comme celle obtenue des Britanniques par l’île Maurice pour l’archipel des Chagos en 2024.La France – qui était son premier client et troisième fournisseur en 2024 – et Madagascar veulent renforcer leurs échanges commerciaux et investissements, souligne l’Elysée.Un accord devrait ainsi être signé pour l’entrée du géant de l’électricité français EDF au capital de la Compagnie générale d’hydroélectricité (CGHV) malgache, a appris l’AFP auprès d’une source proche du dossier. Avec à la clé un ambitieux projet de barrage, comprenant une retenue de 15 millions de mètres cubes, destiné à démultiplier la production d’électricité du pays.La question mémorielle liée à la colonisation reste aussi au coeur de la relation franco-malgache. Le président Macron s’est ainsi engagé en faveur de la restitution de biens culturels.- Mémoire -Le crâne du roi Toera, décapité en 1897 par les troupes françaises et emporté comme trophée en France, ne sera toutefois pas restitué comme prévu à l’occasion de la visite.Des descendants du roi s’opposaient à une restitution en avril, synonyme de malheur selon les traditions locales. La famille a en outre demandé que le tombeau du roi, récemment profané, soit restauré avant d’accueillir dignement les restes humains.Les Malgaches réclament des gestes mémoriels plus forts de Paris. Comme la mise en place “d’une commission, comme celle lancée au Cameroun, pour faire toute la lumière sur ce qu’on appelle les violences coloniales”, relève Jeannot Rasoloarison, historien à l’université d’Antananarivo.Le président français va plaider pour une plus grande coopération économique, sanitaire, maritime et de sécurité entre La Réunion, Mayotte et les Etats insulaires de la région.Il défendra jeudi l’intégration de Mayotte, bloquée par les Comores, à la Commission de l’océan Indien (COI), à l’occasion du cinquième sommet de l’organisation intergouvernementale dans la capitale malgache.”La France tout entière a vocation à avoir sa place dans la COI”, a martelé lundi le président à Mayotte, alors que seul le département de La Réunion y est aujourd’hui représenté.