AFP World

Damas demande au Conseil de sécurité de l’ONU de “faire pression” sur Israël

Le chef de la diplomatie syrienne a appelé vendredi le Conseil de sécurité de l’ONU à “faire pression” sur Israël pour qu’il se retire de son pays, lors de sa première intervention au siège des Nations unies.”Nous demandons au Conseil de sécurité de faire pression sur Israël pour le retrait de Syrie et pour appliquer l’accord de désengagement de 1974″, a déclaré Assaad al-Chaibani.Après la chute du régime de Bachar al-Assad, Israël a déployé des troupes dans une zone tampon contrôlée par les Nations unies, qui sépare les forces israéliennes et syriennes sur le plateau stratégique du Golan depuis 1974.”Nous avons indiqué de façon répétée l’engagement de la Syrie à ne pas être une menace pour ses voisins ou n’importe quel pays dans le monde, y compris Israël”, a assuré le ministre syrien, dénonçant également les frappes israéliennes contre son pays.”Cette agression en cours déstabilise nos efforts de reconstruction et sape la paix et la sécurité que nous cherchons à atteindre”, a-t-il ajouté. “Ces actions ne sont pas seulement une violation flagrante du droit international et de la souveraineté de la Syrie, mais aussi une menace directe pour la stabilité régionale”.Il a d’autre part plaidé pour une levée de toutes les sanctions imposées sous le pouvoir précédent, une “étape cruciale pour transformer la Syrie d’un pays connu pour son passé sombre en un partenaire fort pour la paix, la prospérité et l’économie internationales”.Les sanctions économiques frappent lourdement le pays, où selon l’ONU, 90% des Syriens vivent sous le seuil de pauvreté.Le ministre a enfin salué un “jour historique” pour la Syrie, après avoir hissé vendredi matin le nouveau drapeau de son pays au siège des Nations unies à New York aux côtés de ceux des 192 autres Etats membres.”Ce drapeau n’est pas seulement un symbole, mais la proclamation d’une nouvelle vie née de la souffrance, représentant un avenir qui émerge grâce à la résilience et une promesse de changement après des années de souffrance”.L’émissaire de l’ONU pour la Syrie Geir Pedersen a fait écho à plusieurs des préoccupations du chef de la diplomatie syrienne.Il a ainsi demandé un “allègement supplémentaire des sanctions” et dénoncé les “violations israéliennes de la souveraineté territoriale de la Syrie”, accusant Israël d’une “approche agressive non justifiée” au vu de l’espace diplomatique existant.Il s’est d’autre part inquiété de la fragilité de la transition politique, quatre mois après la chute de l’ancien régime. “Le processus de transition est à un carrefour”, a-t-il noté, réclamant en particulier “plus d’inclusion politique et plus d’action économique” pour permettre son succès.Le responsable onusien, qui était à Damas il y deux semaines, a souligné notamment le “défi urgent” que représentent les inquiétudes de la communauté alaouite.Des massacres avaient visé début mars cette minorité associée au clan de l’ancien président Bachar al-Assad, en particulier sur le littoral syrien, faisant plus de 1.700 morts selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). 

Damas demande au Conseil de sécurité de l’ONU de “faire pression” sur Israël

Le chef de la diplomatie syrienne a appelé vendredi le Conseil de sécurité de l’ONU à “faire pression” sur Israël pour qu’il se retire de son pays, lors de sa première intervention au siège des Nations unies.”Nous demandons au Conseil de sécurité de faire pression sur Israël pour le retrait de Syrie et pour appliquer l’accord de désengagement de 1974″, a déclaré Assaad al-Chaibani.Après la chute du régime de Bachar al-Assad, Israël a déployé des troupes dans une zone tampon contrôlée par les Nations unies, qui sépare les forces israéliennes et syriennes sur le plateau stratégique du Golan depuis 1974.”Nous avons indiqué de façon répétée l’engagement de la Syrie à ne pas être une menace pour ses voisins ou n’importe quel pays dans le monde, y compris Israël”, a assuré le ministre syrien, dénonçant également les frappes israéliennes contre son pays.”Cette agression en cours déstabilise nos efforts de reconstruction et sape la paix et la sécurité que nous cherchons à atteindre”, a-t-il ajouté. “Ces actions ne sont pas seulement une violation flagrante du droit international et de la souveraineté de la Syrie, mais aussi une menace directe pour la stabilité régionale”.Il a d’autre part plaidé pour une levée de toutes les sanctions imposées sous le pouvoir précédent, une “étape cruciale pour transformer la Syrie d’un pays connu pour son passé sombre en un partenaire fort pour la paix, la prospérité et l’économie internationales”.Les sanctions économiques frappent lourdement le pays, où selon l’ONU, 90% des Syriens vivent sous le seuil de pauvreté.Le ministre a enfin salué un “jour historique” pour la Syrie, après avoir hissé vendredi matin le nouveau drapeau de son pays au siège des Nations unies à New York aux côtés de ceux des 192 autres Etats membres.”Ce drapeau n’est pas seulement un symbole, mais la proclamation d’une nouvelle vie née de la souffrance, représentant un avenir qui émerge grâce à la résilience et une promesse de changement après des années de souffrance”.L’émissaire de l’ONU pour la Syrie Geir Pedersen a fait écho à plusieurs des préoccupations du chef de la diplomatie syrienne.Il a ainsi demandé un “allègement supplémentaire des sanctions” et dénoncé les “violations israéliennes de la souveraineté territoriale de la Syrie”, accusant Israël d’une “approche agressive non justifiée” au vu de l’espace diplomatique existant.Il s’est d’autre part inquiété de la fragilité de la transition politique, quatre mois après la chute de l’ancien régime. “Le processus de transition est à un carrefour”, a-t-il noté, réclamant en particulier “plus d’inclusion politique et plus d’action économique” pour permettre son succès.Le responsable onusien, qui était à Damas il y deux semaines, a souligné notamment le “défi urgent” que représentent les inquiétudes de la communauté alaouite.Des massacres avaient visé début mars cette minorité associée au clan de l’ancien président Bachar al-Assad, en particulier sur le littoral syrien, faisant plus de 1.700 morts selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). 

Poutine parle à l’émissaire américain de possibles “négociations directes” avec Kiev

Vladimir Poutine a évoqué vendredi, en recevant au Kremlin l’émissaire américain Steve Witkoff, la “possibilité” de “négociations directes” entre Moscou et Kiev, Volodymyr Zelensky répétant de son côté, en dépit des pressions de Donald Trump, que la Crimée appartenait à l’Ukraine. Le président ukrainien a par ailleurs annoncé qu’il n’était pas certain d'”avoir le temps”, en raison de réunions sur des questions militaires, de se rendre aux funérailles du pape François, prévues pour samedi à Rome et auxquelles doit notamment participer son homologue américain.Vendredi, Steve Witkoff, l’interlocuteur privilégié au sein de l’administration américaine du chef de l’Etat russe, a rencontré ce dernier pour la quatrième fois depuis la relance inattendue des relations entre leurs deux pays mi-février à l’initiative de Donald Trump, qui promeut un plan de paix en Ukraine.- Entretiens “constructifs” -“Comment allez-vous, Monsieur le Président?”, a demandé M. Witkoff, tout sourire, en serrant la main de Vladimir Poutine, qui lui a répondu “Très bien, merci!” en anglais, d’après une vidéo diffusée par la présidence russe.Le conseiller diplomatique de M. Poutine, Iouri Ouchakov, a ensuite déclaré que les entretiens avaient duré trois heures et avaient été “constructifs et très utiles”.”Cette discussion a permis de davantage rapprocher les positions de la Russie et des Etats-Unis non seulement sur l’Ukraine mais aussi sur plusieurs autres questions internationales”, a-t-il dit aux journalistes.Selon lui, “il a été question en particulier de la possibilité de reprendre les négociations directes entre les représentants de la Russie et de l’Ukraine”.Aucune négociation directe en vue d’un arrêt du conflit n’a eu lieu entre Russes et Ukrainiens depuis celles qui se sont déroulées pendant les tout premiers mois de l’offensive russe, en 2022, et qui n’avaient alors pas abouti.”Nous arrivons à des progrès”, a quant à lui commenté l’émissaire russe pour les questions économiques à l’international Kirill Dmitriev, un des interlocuteurs des Américains.- Pas de cessions de territoires, insiste Zelensky -Les Etats-Unis ont depuis plusieurs semaines des discussions séparées avec Russes et Ukrainiens dans le but de trouver un accord sur une fin des hostilités.Dans ce contexte, Donald Trump a assuré mardi au magazine Time, dans un entretien diffusé vendredi, que la Russie conserverait la Crimée, une péninsule ukrainienne qu’elle a annexée en 2014 et dont la reconnaissance en tant que territoire russe est mentionnée, selon des médias, dans la proposition américaine.”La Russie gardera la Crimée. Et Zelensky comprend ça”, a dit le président américain dans cette interview. Il y fait à nouveau porter à l’Ukraine la responsabilité du conflit, considérant que “ce qui a fait commencer la guerre, c’est quand ils (les Ukrainiens, ndlr) ont commencé à parler de rejoindre l’Otan”.Ce sujet de possibles concessions territoriales est très clivant en Ukraine dont la Russie contrôle aujourd’hui environ 20% de la superficie.”Un des scénarios (…) serait d’abandonner des territoires. C’est injuste, mais pour la paix, une paix temporaire, peut-être que c’est une solution, temporaire”, a à cet égard confié le maire de Kiev, Vitali Klitschko, dans un entretien avec la BBC diffusé vendredi.”Notre position reste inchangée (…), tous les territoires temporairement occupés appartiennent à l’Ukraine”, a en revanche martelé devant des journalistes M. Zelensky.Ces derniers jours, le président américain a, à plusieurs reprises, vivement critiqué son homologue ukrainien, auquel il impute les blocages dans les négociations.- Composants américains -Jeudi, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a de son côté affirmé que son pays était prêt à un accord pour que les combats cessent, après un avertissement de Donald Trump à Vladimir Poutine à la suite de frappes sur l’Ukraine jeudi, qui ont fait 12 morts à Kiev.M. Zelensky a assuré que l’un des missiles tirés sur la capitale avait été produit en Corée du Nord et “contenait au moins 116 composants provenant d’autres pays, dont la plupart, malheureusement, ont été fabriqués par des entreprises américaines”.Ces bombardements meurtriers russes ont en tout cas conduit Donald Trump à sortir du ton très conciliant adopté ces derniers temps envers Vladimir Poutine.”Vladimir, ARRÊTE!”, s’est-il agacé, “pas content”, sur sa plateforme Truth Social.Il a également déclaré que les Etats-Unis exerçaient “une forte pression” sur Moscou en vue de mettre fin au conflit, jugeant que la Russie ferait “une assez grosse concession” en acceptant de ne pas s’emparer de toute l’Ukraine.Kiev et ses alliés européens accusent la Russie de prolonger à dessein les pourparlers en présentant toujours publiquement des exigences maximalistes: le contrôle des cinq régions ukrainiennes dont elle revendique l’annexion, la renonciation de l’Ukraine à rejoindre l’Alliance atlantique et sa démilitarisation.L’Ukraine veut, quant à elle, des garanties de sécurité militaires solides de ses alliés occidentaux pour dissuader Moscou d’attaquer à nouveau après la conclusion d’un éventuel cessez-le-feu.

Poutine parle à l’émissaire américain de possibles “négociations directes” avec Kiev

Vladimir Poutine a évoqué vendredi, en recevant au Kremlin l’émissaire américain Steve Witkoff, la “possibilité” de “négociations directes” entre Moscou et Kiev, Volodymyr Zelensky répétant de son côté, en dépit des pressions de Donald Trump, que la Crimée appartenait à l’Ukraine. Le président ukrainien a par ailleurs annoncé qu’il n’était pas certain d'”avoir le temps”, en raison de réunions sur des questions militaires, de se rendre aux funérailles du pape François, prévues pour samedi à Rome et auxquelles doit notamment participer son homologue américain.Vendredi, Steve Witkoff, l’interlocuteur privilégié au sein de l’administration américaine du chef de l’Etat russe, a rencontré ce dernier pour la quatrième fois depuis la relance inattendue des relations entre leurs deux pays mi-février à l’initiative de Donald Trump, qui promeut un plan de paix en Ukraine.- Entretiens “constructifs” -“Comment allez-vous, Monsieur le Président?”, a demandé M. Witkoff, tout sourire, en serrant la main de Vladimir Poutine, qui lui a répondu “Très bien, merci!” en anglais, d’après une vidéo diffusée par la présidence russe.Le conseiller diplomatique de M. Poutine, Iouri Ouchakov, a ensuite déclaré que les entretiens avaient duré trois heures et avaient été “constructifs et très utiles”.”Cette discussion a permis de davantage rapprocher les positions de la Russie et des Etats-Unis non seulement sur l’Ukraine mais aussi sur plusieurs autres questions internationales”, a-t-il dit aux journalistes.Selon lui, “il a été question en particulier de la possibilité de reprendre les négociations directes entre les représentants de la Russie et de l’Ukraine”.Aucune négociation directe en vue d’un arrêt du conflit n’a eu lieu entre Russes et Ukrainiens depuis celles qui se sont déroulées pendant les tout premiers mois de l’offensive russe, en 2022, et qui n’avaient alors pas abouti.”Nous arrivons à des progrès”, a quant à lui commenté l’émissaire russe pour les questions économiques à l’international Kirill Dmitriev, un des interlocuteurs des Américains.- Pas de cessions de territoires, insiste Zelensky -Les Etats-Unis ont depuis plusieurs semaines des discussions séparées avec Russes et Ukrainiens dans le but de trouver un accord sur une fin des hostilités.Dans ce contexte, Donald Trump a assuré mardi au magazine Time, dans un entretien diffusé vendredi, que la Russie conserverait la Crimée, une péninsule ukrainienne qu’elle a annexée en 2014 et dont la reconnaissance en tant que territoire russe est mentionnée, selon des médias, dans la proposition américaine.”La Russie gardera la Crimée. Et Zelensky comprend ça”, a dit le président américain dans cette interview. Il y fait à nouveau porter à l’Ukraine la responsabilité du conflit, considérant que “ce qui a fait commencer la guerre, c’est quand ils (les Ukrainiens, ndlr) ont commencé à parler de rejoindre l’Otan”.Ce sujet de possibles concessions territoriales est très clivant en Ukraine dont la Russie contrôle aujourd’hui environ 20% de la superficie.”Un des scénarios (…) serait d’abandonner des territoires. C’est injuste, mais pour la paix, une paix temporaire, peut-être que c’est une solution, temporaire”, a à cet égard confié le maire de Kiev, Vitali Klitschko, dans un entretien avec la BBC diffusé vendredi.”Notre position reste inchangée (…), tous les territoires temporairement occupés appartiennent à l’Ukraine”, a en revanche martelé devant des journalistes M. Zelensky.Ces derniers jours, le président américain a, à plusieurs reprises, vivement critiqué son homologue ukrainien, auquel il impute les blocages dans les négociations.- Composants américains -Jeudi, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a de son côté affirmé que son pays était prêt à un accord pour que les combats cessent, après un avertissement de Donald Trump à Vladimir Poutine à la suite de frappes sur l’Ukraine jeudi, qui ont fait 12 morts à Kiev.M. Zelensky a assuré que l’un des missiles tirés sur la capitale avait été produit en Corée du Nord et “contenait au moins 116 composants provenant d’autres pays, dont la plupart, malheureusement, ont été fabriqués par des entreprises américaines”.Ces bombardements meurtriers russes ont en tout cas conduit Donald Trump à sortir du ton très conciliant adopté ces derniers temps envers Vladimir Poutine.”Vladimir, ARRÊTE!”, s’est-il agacé, “pas content”, sur sa plateforme Truth Social.Il a également déclaré que les Etats-Unis exerçaient “une forte pression” sur Moscou en vue de mettre fin au conflit, jugeant que la Russie ferait “une assez grosse concession” en acceptant de ne pas s’emparer de toute l’Ukraine.Kiev et ses alliés européens accusent la Russie de prolonger à dessein les pourparlers en présentant toujours publiquement des exigences maximalistes: le contrôle des cinq régions ukrainiennes dont elle revendique l’annexion, la renonciation de l’Ukraine à rejoindre l’Alliance atlantique et sa démilitarisation.L’Ukraine veut, quant à elle, des garanties de sécurité militaires solides de ses alliés occidentaux pour dissuader Moscou d’attaquer à nouveau après la conclusion d’un éventuel cessez-le-feu.

Nucléaire: le chef de la diplomatie iranienne à Oman pour de nouvelles discussions avec Washington

Le ministre iranien des Affaires étrangères est arrivé vendredi à Mascate à la veille d’une troisième session de discussions sur le nucléaire avec les Etats-Unis dans la capitale omanaise, Téhéran augurant de “possibles progrès” si Washington fait preuve de “bonne volonté”.L’agence de presse iranienne Mehr a diffusé une courte vidéo montrant Abbas Araghchi descendre d’un avion iranien à l’aéroport de Mascate.  Peu après son arrivée, M. Araghchi a refusé de commenter les pourparlers alors qu’il signait des exemplaires de la traduction arabe de son livre, “Le Pouvoir de la négociation”, lors d’un salon du livre.”A la tête d’une délégation composée de diplomates et d’experts techniques”, M. Araghchi mènera des discussions indirectes avec les Etats-Unis, a indiqué le porte-parole de son ministère, Esmaïl Baghaï.Côté américain, le département d’Etat a annoncé que l’émissaire du président Donald Trump, Steve Witkoff, participerait à ces pourparlers, dans la foulée des deux précédents rendez-vous à Mascate et Rome les 12 et 19 avril.La dernière réunion avait été qualifiée de “bonne” par les deux pays, qui n’ont plus de relations diplomatiques depuis 1980.  Ce troisième cycle prévoit des pourparlers techniques entre experts avant la négociation diplomatique à haut niveau.Michael Anton, responsable de la planification politique au sein du département d’Etat américain, dirigera les travaux techniques du côté américain. Côté iranien, ils seront menés par les vice-ministres iraniens des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi et Majid Takht-Ravanchi, selon l’agence de presse iranienne Tasnim.- “Fins pacifiques” -“Pour que les négociations progressent, il faut une démonstration de bonne volonté, de sérieux et de réalisme de la part de l’autre partie”, a déclaré vendredi M. Baghaï.Selon lui, le ministre des Affaires étrangères omanais, Badr al-Boussaïdi, servira de médiateur entre les deux parties.Dans une interview jeudi, le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que Téhéran “aborderait les négociations de samedi avec sérieux, et que si l’autre partie fait également preuve de sérieux, des progrès sont possibles”.Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, et Israël soupçonnent l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire. Téhéran rejette ces allégations, défendant un droit au nucléaire à des fins civiles. La délégation iranienne est “déterminée à garantir le droit légitime et légal de notre nation à utiliser l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, tout en prenant des mesures (…) pour démontrer que notre programme est entièrement pacifique”, a déclaré vendredi M. Baghaï sur X.”La rapide levée des sanctions illégales et inhumaines est une priorité que nous cherchons à atteindre”, a-t-il ajouté.En 2018, M. Trump avait retiré son pays de l’accord international conclu trois ans plus tôt qui encadrait le programme nucléaire de Téhéran en échange d’une levée des sanctions. En représailles, l’Iran a progressivement pris ses distances avec le texte, en enrichissant notamment de l’uranium à un niveau élevé.M. Araghchi a fait part cette semaine de l'”optimisme prudent” de son pays sur le processus en cours, en disant que “si la seule demande des Etats-Unis est que l’Iran ne possède pas d’armes nucléaires, cette demande est réalisable”. Mais “s’ils ont d’autres exigences (…), nous rencontrerons naturellement des problèmes”, a-t-il déclaré.  Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a relancé sa politique dite de “pression maximale” sur l’Iran, et l’a appelé en mars à négocier un nouvel accord tout en menaçant de bombarder le pays en cas d’échec de la diplomatie. Dans des déclarations publiées vendredi par Time magazine, il a assuré être prêt à rencontrer le guide suprême ou le président iraniens, tout en prévenant qu’à défaut d’accord sur le nucléaire, il serait “le premier” à avoir recours à la force.

Nucléaire: le chef de la diplomatie iranienne à Oman pour de nouvelles discussions avec Washington

Le ministre iranien des Affaires étrangères est arrivé vendredi à Mascate à la veille d’une troisième session de discussions sur le nucléaire avec les Etats-Unis dans la capitale omanaise, Téhéran augurant de “possibles progrès” si Washington fait preuve de “bonne volonté”.L’agence de presse iranienne Mehr a diffusé une courte vidéo montrant Abbas Araghchi descendre d’un avion iranien à l’aéroport de Mascate.  Peu après son arrivée, M. Araghchi a refusé de commenter les pourparlers alors qu’il signait des exemplaires de la traduction arabe de son livre, “Le Pouvoir de la négociation”, lors d’un salon du livre.”A la tête d’une délégation composée de diplomates et d’experts techniques”, M. Araghchi mènera des discussions indirectes avec les Etats-Unis, a indiqué le porte-parole de son ministère, Esmaïl Baghaï.Côté américain, le département d’Etat a annoncé que l’émissaire du président Donald Trump, Steve Witkoff, participerait à ces pourparlers, dans la foulée des deux précédents rendez-vous à Mascate et Rome les 12 et 19 avril.La dernière réunion avait été qualifiée de “bonne” par les deux pays, qui n’ont plus de relations diplomatiques depuis 1980.  Ce troisième cycle prévoit des pourparlers techniques entre experts avant la négociation diplomatique à haut niveau.Michael Anton, responsable de la planification politique au sein du département d’Etat américain, dirigera les travaux techniques du côté américain. Côté iranien, ils seront menés par les vice-ministres iraniens des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi et Majid Takht-Ravanchi, selon l’agence de presse iranienne Tasnim.- “Fins pacifiques” -“Pour que les négociations progressent, il faut une démonstration de bonne volonté, de sérieux et de réalisme de la part de l’autre partie”, a déclaré vendredi M. Baghaï.Selon lui, le ministre des Affaires étrangères omanais, Badr al-Boussaïdi, servira de médiateur entre les deux parties.Dans une interview jeudi, le ministre iranien des Affaires étrangères a déclaré que Téhéran “aborderait les négociations de samedi avec sérieux, et que si l’autre partie fait également preuve de sérieux, des progrès sont possibles”.Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, et Israël soupçonnent l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire. Téhéran rejette ces allégations, défendant un droit au nucléaire à des fins civiles. La délégation iranienne est “déterminée à garantir le droit légitime et légal de notre nation à utiliser l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, tout en prenant des mesures (…) pour démontrer que notre programme est entièrement pacifique”, a déclaré vendredi M. Baghaï sur X.”La rapide levée des sanctions illégales et inhumaines est une priorité que nous cherchons à atteindre”, a-t-il ajouté.En 2018, M. Trump avait retiré son pays de l’accord international conclu trois ans plus tôt qui encadrait le programme nucléaire de Téhéran en échange d’une levée des sanctions. En représailles, l’Iran a progressivement pris ses distances avec le texte, en enrichissant notamment de l’uranium à un niveau élevé.M. Araghchi a fait part cette semaine de l'”optimisme prudent” de son pays sur le processus en cours, en disant que “si la seule demande des Etats-Unis est que l’Iran ne possède pas d’armes nucléaires, cette demande est réalisable”. Mais “s’ils ont d’autres exigences (…), nous rencontrerons naturellement des problèmes”, a-t-il déclaré.  Depuis son retour à la Maison Blanche, Donald Trump a relancé sa politique dite de “pression maximale” sur l’Iran, et l’a appelé en mars à négocier un nouvel accord tout en menaçant de bombarder le pays en cas d’échec de la diplomatie. Dans des déclarations publiées vendredi par Time magazine, il a assuré être prêt à rencontrer le guide suprême ou le président iraniens, tout en prévenant qu’à défaut d’accord sur le nucléaire, il serait “le premier” à avoir recours à la force.

Nantes: la lycéenne tuée de 57 coups de couteau, le suspect ne donne “aucun mobile”

L’adolescente de 15 ans décédée jeudi dans un lycée privé de Nantes a été frappée de “57 coups de couteau” lors d’une violente attaque commise par un élève, mais “aucun mobile” ne peut être évoqué de “façon certaine”, a annoncé vendredi le procureur Antoine Leroy.Jeudi, vers 12H30, le mis en cause, masqué et muni d’un couteau de chasse d’environ 20 cm, fait irruption dans la salle de classe où se trouvait la lycéenne, au premier étage du collège-lycée Notre-Dame-de-Toutes-Aides. “Sans parler, il s’en prend immédiatement et exclusivement à une seule personne qui sera la jeune fille qui décèdera des suites des coups de couteau qu’il lui aura donnés”, selon le récit du procureur au cours d’une conférence de presse.La plupart des “57 coups de couteau” infligés à cette victime lui ont été donnés “sur le haut du corps, sur le crâne, dans la gorge”, a précisé M. Leroy.Le jeune de 16 ans, scolarisé en seconde, se rend ensuite dans une autre salle de classe “le couteau à la main et sans distinction aucune et au hasard, s’en prend à trois” lycéens, deux garçons et une fille, âgés de 15 à 16 ans, ajoute-t-il. Un jeune homme, hospitalisé entre la vie et la mort après avoir reçu plusieurs coups de couteau sur le crâne, est désormais “hors de danger”.C’est l’intervention d’un technicien en informatique qui a donné “un coup de chaise dans le dos” de l’agresseur, qui a mis fin à l’attaque. Ce dernier a été interpellé quelques minutes plus tard par la police.”En l’état il n’y pas d’élément déclencheur qui permette de comprendre” ce drame, a ajouté le procureur. Un mobile peut en revanche être écarté, celui d'”une potentielle relation affective avec la jeune fille qu’il a tuée”, même si la victime a été “la seule” du lycée avec laquelle le suspect pouvait “avoir un dialogue”, d’après le magistrat. – “Suicidaire” -Le suspect, hospitalisé jeudi soir après un examen psychiatrique qui a entraîné la levée de sa garde à vue, est “décrit par tout le monde comme étant extrêmement solitaire”, ayant “peu d’amis voire pas du tout” et entretenant une “fascination pour Hitler”.”Il s’agit d’un jeune à l’évidence suicidaire”, selon le procureur, qui a évoqué notamment des “scarifications” avant son passage à l’acte et des écrits où il “souhaitait qu’on lui tranche la gorge”.Peu avant d’attaquer ses camarades, les élèves du collège et lycée ont reçu un courriel sombre et confus consulté par l’AFP. Le suspect y évoque notamment “la mondialisation (qui) a transformé notre système en une machine à décomposer l’humain”, revendiquant une “révolte biologique” afin que “l’équilibre naturel, même cruel” reprenne “sa place” contre “l’écocide globalisé”.Une enquête pour “meurtre” est en cours, le procureur n’a pas écarté la possibilité que celle-ci évolue en “assassinat” compte tenu “des éléments susceptibles de caractériser une préméditation”.Au lendemain de cette attaque, qui a entraîné de nombreuses réactions politiques, plusieurs centaines d’adolescents, munis de fleurs blanches et vêtus de couleur claire, se sont rassemblés dans l’établissement vers 15H30 pour rendre hommage aux victimes, à l’appel du comité des élèves.”Pendant la minute de silence à la fin de la cérémonie, il n’y a pas eu un seul bruit, c’était très impressionnant. Il y avait vraiment beaucoup de fleurs dans la cour, c’était très beau. Ça va être dur de revenir dans l’établissement maintenant qu’on sait ce qui s’est passé”, a déclaré à l’AFP une élève de 14 ans, scolarisée en 3e, qui a elle-même déposé une rose blanche dans la cour.Selon la collégienne, des amis de l’adolescente décédée se sont succédé pour prendre la parole, la décrivant comme “joyeuse” et “à toujours aller vers les autres”.A l’issue de ce moment de recueillement, les élèves sont sortis le visage fermé et pour certains, les yeux rougis, a constaté une correspondante de l’AFP.- “Pas bien dans sa tête” -G., scolarisé en seconde, venu déposer un bouquet avec trois amis, a confié à l’AFP n’être “pas vraiment inquiet, juste choqué”. “Ça pourrait arriver n’importe où, quand c’est une personne qui a des problèmes qui n’est pas bien dans sa tête c’est pas vraiment possible de l’empêcher”, a-t-il ajouté. Les cours avaient été suspendus vendredi pour les élèves du collège et du lycée nantais, qui peuvent bénéficier d’une cellule de soutien psychologique.Antonin, en terminale, ne pense pas aller voir les psychologues “mais c’est bien qu’ils aient fait ça”, dit à l’AFP le lycéen, venu déposer une rose blanche.L’école primaire du groupe, fréquenté par 2.000 élèves au total, a en revanche maintenu la classe. Quelques heures après l’attaque, le ministre de l’Intérieur et sa collègue de l’Education s’étaient rendus au lycée pour saluer le travail des forces de l’ordre, des secours ainsi que du personnel enseignant qui a permis de maîtriser l’agresseur et d’éviter, selon eux, un bilan plus lourd.

Trump dans l’avion pour Rome, premier voyage à l’étranger de son mandat

Donald Trump s’est envolé vendredi pour Rome où il assistera samedi avec son épouse Melania aux obsèques du pape François avec des dirigeants du monde entier, contre lesquels il n’a cessé depuis janvier de décocher des flèches commerciales et diplomatiques.Le président américain doit arriver dans la capitale italienne aux alentours de 22H50 locales.”Nous allons rencontrer de nombreux dirigeants étrangers” en marge des obsèques, a-t-il assuré aux journalistes juste avant de quitter la Maison Blanche, mais sans préciser qui.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait déclaré mardi qu’il “voudrait” rencontrer son homologue américain au Vatican. Mais il a annoncé vendredi qu’il n’était pas certain de pouvoir se rendre aux funérailles du pape François.”Si j’ai le temps, je serai certainement présent”, a déclaré M. Zelensky aux journalistes, tout en évoquant des réunions militaires qu’il doit avoir ce jour-là. “Je ne sais pas combien de temps cela prendra”, a-t-il ajouté.Donald Trump l’a accusé cette semaine, en termes virulents, de saboter un futur accord de paix avec la Russie. Les deux hommes ne se sont plus revus depuis l’algarade subie par le chef de l’Etat ukrainien dans le Bureau ovale fin février, devant les caméras du monde entier.Il avait prévu, comme pendant son précédent mandat (2017-2021), d’aller en Arabie saoudite pour son premier voyage à l’étranger, mais le décès du pape François en a décidé autrement.- Biden aussi -Donald Trump, qui se définit comme un chrétien “sans appartenance”, a fait mettre en berne les drapeaux sur les édifices publics aux Etats-Unis en hommage au jésuite argentin, qui critiquait sa politique anti-migrants.Vendredi, il a dit de François qu’il était un homme “fantastique”, qui “aimait le monde”.Usant de son franc-parler notoire, le souverain pontife s’en était pris à Donald Trump dès février 2016, alors que le républicain n’était encore que candidat à la Maison Blanche, en disant: “Une personne qui veut construire des murs et non des ponts n’est pas chrétienne”. L’ancien président démocrate Joe Biden, qui était proche du pape François, se rendra aux funérailles avec son épouse Jill, mais voyagera de manière indépendante, et non en invité de son successeur, selon son bureau.Pour les obsèques de Jean Paul II en 2005, le président George W. Bush avait emmené deux prédécesseurs: Bill Clinton et son père George Bush Senior.Au-delà de la cérémonie religieuse, c’est à un rendez-vous diplomatique d’une rare envergure que se rend Donald Trump.Quelque 50 chefs d’Etat élus et dix souverains régnants ont confirmé jusqu’ici leur présence, selon le Vatican.Emmanuel Macron, déjà présent à Rome où il s’est recueilli devant la dépouille du pape, “n’effectuera aucune rencontre diplomatique en marge des obsèques”, a fait savoir la présidence française.Donald Trump a ébranlé depuis son retour au pouvoir fin janvier l’ordre diplomatique et économique mondial, avec sa rhétorique nationaliste, sa remise en cause du rôle militaire américain et ses droits de douane.Après son élection en novembre dernier, Donald Trump avait assisté à Paris aux cérémonies de réouverture de la cathédrale Notre-Dame à l’invitation d’Emmanuel Macron, mais l’événement s’était déroulé avant sa prise de fonction officielle.Son deuxième déplacement international l’emmènera en Arabie saoudite, au Qatar et aux Emirats arabes unis entre le 13 et le 18 mai.

Trump dans l’avion pour Rome, premier voyage à l’étranger de son mandat

Donald Trump s’est envolé vendredi pour Rome où il assistera samedi avec son épouse Melania aux obsèques du pape François avec des dirigeants du monde entier, contre lesquels il n’a cessé depuis janvier de décocher des flèches commerciales et diplomatiques.Le président américain doit arriver dans la capitale italienne aux alentours de 22H50 locales.”Nous allons rencontrer de nombreux dirigeants étrangers” en marge des obsèques, a-t-il assuré aux journalistes juste avant de quitter la Maison Blanche, mais sans préciser qui.Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait déclaré mardi qu’il “voudrait” rencontrer son homologue américain au Vatican. Mais il a annoncé vendredi qu’il n’était pas certain de pouvoir se rendre aux funérailles du pape François.”Si j’ai le temps, je serai certainement présent”, a déclaré M. Zelensky aux journalistes, tout en évoquant des réunions militaires qu’il doit avoir ce jour-là. “Je ne sais pas combien de temps cela prendra”, a-t-il ajouté.Donald Trump l’a accusé cette semaine, en termes virulents, de saboter un futur accord de paix avec la Russie. Les deux hommes ne se sont plus revus depuis l’algarade subie par le chef de l’Etat ukrainien dans le Bureau ovale fin février, devant les caméras du monde entier.Il avait prévu, comme pendant son précédent mandat (2017-2021), d’aller en Arabie saoudite pour son premier voyage à l’étranger, mais le décès du pape François en a décidé autrement.- Biden aussi -Donald Trump, qui se définit comme un chrétien “sans appartenance”, a fait mettre en berne les drapeaux sur les édifices publics aux Etats-Unis en hommage au jésuite argentin, qui critiquait sa politique anti-migrants.Vendredi, il a dit de François qu’il était un homme “fantastique”, qui “aimait le monde”.Usant de son franc-parler notoire, le souverain pontife s’en était pris à Donald Trump dès février 2016, alors que le républicain n’était encore que candidat à la Maison Blanche, en disant: “Une personne qui veut construire des murs et non des ponts n’est pas chrétienne”. L’ancien président démocrate Joe Biden, qui était proche du pape François, se rendra aux funérailles avec son épouse Jill, mais voyagera de manière indépendante, et non en invité de son successeur, selon son bureau.Pour les obsèques de Jean Paul II en 2005, le président George W. Bush avait emmené deux prédécesseurs: Bill Clinton et son père George Bush Senior.Au-delà de la cérémonie religieuse, c’est à un rendez-vous diplomatique d’une rare envergure que se rend Donald Trump.Quelque 50 chefs d’Etat élus et dix souverains régnants ont confirmé jusqu’ici leur présence, selon le Vatican.Emmanuel Macron, déjà présent à Rome où il s’est recueilli devant la dépouille du pape, “n’effectuera aucune rencontre diplomatique en marge des obsèques”, a fait savoir la présidence française.Donald Trump a ébranlé depuis son retour au pouvoir fin janvier l’ordre diplomatique et économique mondial, avec sa rhétorique nationaliste, sa remise en cause du rôle militaire américain et ses droits de douane.Après son élection en novembre dernier, Donald Trump avait assisté à Paris aux cérémonies de réouverture de la cathédrale Notre-Dame à l’invitation d’Emmanuel Macron, mais l’événement s’était déroulé avant sa prise de fonction officielle.Son deuxième déplacement international l’emmènera en Arabie saoudite, au Qatar et aux Emirats arabes unis entre le 13 et le 18 mai.