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Virginia Giuffre, principale voix des victimes d’Epstein, s’est suicidée en Australie

Virginia Giuffre, principale plaignante de l’affaire Jeffrey Epstein, financier américain qui était accusé d’exploitation sexuelle de mineures, s’est suicidée chez elle en Australie à l’âge de 41 ans, a annoncé samedi sa famille.Mme Giuffre avait accusé le milliardaire américain Jeffrey Epstein, qui s’était donné la mort en détention à New York en 2019, de l’avoir utilisée comme “esclave sexuelle” au tournant des années 2000.L’Américano-australienne avait conclu en 2022 un accord de plusieurs millions de dollars avec le prince Andrew, frère du roi Charles III d’Angleterre, qu’elle accusait d’agression sexuelle quand elle était mineure dans cette affaire.”C’est avec le coeur brisé que nous annonçons que Virginia est décédée la nuit dernière dans sa ferme en Australie occidentale”, a déclaré la famille dans un communiqué transmis à l’AFP par son agent.”Elle s’est suicidée après avoir souffert tout au long de sa vie des agressions sexuelles et du trafic sexuel” dont elle a été victime.”Il n’y a pas de mots qui puissent exprimer la grave perte que nous ressentons aujourd’hui avec le décès de notre douce Virginia”, a déclaré la famille, se souvenant de son “incroyable courage et de son esprit aimant”.”En fin de compte (…) il est devenu insupportable pour Virginia de supporter le poids des agressions” subies.Les services d’urgence sont intervenus après avoir été alertés vendredi soir en Australie qu’une femme avait été retrouvée inerte dans une maison au nord de Perth. “Malheureusement, la femme de 41 ans a été déclarée décédée sur place”, a déclaré dans un communiqué la police qui ne confirme pas les identités dans ce cas.- Rencontre à 16 ans -Mme Giuffre avait publié en mars des images la montrant blessée et hospitalisée après un accident de voiture en Australie occidentale, affirmant n’avoir plus que quelques jours à vivre.La police avait indiqué qu’il y avait eu un “accident mineur” entre un bus scolaire et un autre véhicule. Son agente a précisé par la suite que Virginia Giuffre n’avait pas réalisé que ses messages avaient été rendus publics.Née Virginia Roberts, elle était la principale voix des victimes des crimes sexuels commis par le financier américain et ami du prince Andrew, Jeffrey Epstein.Selon Virginia Giuffre, sa rencontre avec Ghislaine Maxwell, alors compagne de Jeffrey Epstein, a lieu à l’été 2000, à l’âge de 16 ans, pendant un job d’été à la résidence Mar-a-Lago, propriété de Donald Trump en Floride.Mme Maxwell, elle-même condamnée à 20 ans de prison en 2022 à New York, l’aurait appâtée en lui parlant d’un homme riche qui cherchait une masseuse. Mais une fois à la résidence de Jeffrey Epstein, toujours en Floride, les massages avaient pris un tour sexuel.Dans un récit similaire à d’autres victimes, Virginia Giuffre avait expliqué qu’elle était trop fragile pour s’opposer, elle qui avait déjà été victime d’agressions sexuelles et avait fugué plusieurs fois dans son enfance.Elle avait engagé des poursuites en 2021 contre le prince Andrew, rencontré par l’intermédiaire de Jeffrey Epstein, qu’elle a accusé d’agressions sexuelles alors qu’elle était mineure. Andrew a toujours nié les accusations d’agression sexuelle et a évité un procès à New York en versant plusieurs millions de dollars. – Disgrâce d’Andrew -Dans le cadre de cet accord avec Mme Giuffre en 2022, il aurait versé de l’argent à une organisation caritative pour les victimes d’exploitation sexuelle, selon les médias britanniques.Les accusations de Virginia Giuffre avaient néanmoins précipité la disgrâce du prince, retiré de la vie publique.Virginia Giuffre vivait en Australie où elle avait fondé une famille ainsi qu’une association de soutien à la parole des victimes d’agression et de trafic sexuels (“Speak out, Act, Reclaim”).Mme Giuffre laisse trois enfants, Christian, Noah et Emily, a précisé sa famille.Son avocate, Sigrid McCawley, pour qui Mme Giuffre avait été une “amie très chère” a souligné qu’elle avait contribué à défendre d’autres victimes dans cette affaire.”Son courage m’a poussé à me battre plus fort, et sa force était impressionnante”.L’agente new-yorkaise Dini von Mueffling a décrit sa cliente comme “l’un des êtres humains les plus extraordinaires” qu’elle ait connus.”Profondément aimante, sage et drôle, elle était un phare pour les autres survivants et victimes”, a-t-elle déclaré.

Virginia Giuffre, principale voix des victimes d’Epstein, s’est suicidée en Australie

Virginia Giuffre, principale plaignante de l’affaire Jeffrey Epstein, financier américain qui était accusé d’exploitation sexuelle de mineures, s’est suicidée chez elle en Australie à l’âge de 41 ans, a annoncé samedi sa famille.Mme Giuffre avait accusé le milliardaire américain Jeffrey Epstein, qui s’était donné la mort en détention à New York en 2019, de l’avoir utilisée comme “esclave sexuelle” au tournant des années 2000.L’Américano-australienne avait conclu en 2022 un accord de plusieurs millions de dollars avec le prince Andrew, frère du roi Charles III d’Angleterre, qu’elle accusait d’agression sexuelle quand elle était mineure dans cette affaire.”C’est avec le coeur brisé que nous annonçons que Virginia est décédée la nuit dernière dans sa ferme en Australie occidentale”, a déclaré la famille dans un communiqué transmis à l’AFP par son agent.”Elle s’est suicidée après avoir souffert tout au long de sa vie des agressions sexuelles et du trafic sexuel” dont elle a été victime.”Il n’y a pas de mots qui puissent exprimer la grave perte que nous ressentons aujourd’hui avec le décès de notre douce Virginia”, a déclaré la famille, se souvenant de son “incroyable courage et de son esprit aimant”.”En fin de compte (…) il est devenu insupportable pour Virginia de supporter le poids des agressions” subies.Les services d’urgence sont intervenus après avoir été alertés vendredi soir en Australie qu’une femme avait été retrouvée inerte dans une maison au nord de Perth. “Malheureusement, la femme de 41 ans a été déclarée décédée sur place”, a déclaré dans un communiqué la police qui ne confirme pas les identités dans ce cas.- Rencontre à 16 ans -Mme Giuffre avait publié en mars des images la montrant blessée et hospitalisée après un accident de voiture en Australie occidentale, affirmant n’avoir plus que quelques jours à vivre.La police avait indiqué qu’il y avait eu un “accident mineur” entre un bus scolaire et un autre véhicule. Son agente a précisé par la suite que Virginia Giuffre n’avait pas réalisé que ses messages avaient été rendus publics.Née Virginia Roberts, elle était la principale voix des victimes des crimes sexuels commis par le financier américain et ami du prince Andrew, Jeffrey Epstein.Selon Virginia Giuffre, sa rencontre avec Ghislaine Maxwell, alors compagne de Jeffrey Epstein, a lieu à l’été 2000, à l’âge de 16 ans, pendant un job d’été à la résidence Mar-a-Lago, propriété de Donald Trump en Floride.Mme Maxwell, elle-même condamnée à 20 ans de prison en 2022 à New York, l’aurait appâtée en lui parlant d’un homme riche qui cherchait une masseuse. Mais une fois à la résidence de Jeffrey Epstein, toujours en Floride, les massages avaient pris un tour sexuel.Dans un récit similaire à d’autres victimes, Virginia Giuffre avait expliqué qu’elle était trop fragile pour s’opposer, elle qui avait déjà été victime d’agressions sexuelles et avait fugué plusieurs fois dans son enfance.Elle avait engagé des poursuites en 2021 contre le prince Andrew, rencontré par l’intermédiaire de Jeffrey Epstein, qu’elle a accusé d’agressions sexuelles alors qu’elle était mineure. Andrew a toujours nié les accusations d’agression sexuelle et a évité un procès à New York en versant plusieurs millions de dollars. – Disgrâce d’Andrew -Dans le cadre de cet accord avec Mme Giuffre en 2022, il aurait versé de l’argent à une organisation caritative pour les victimes d’exploitation sexuelle, selon les médias britanniques.Les accusations de Virginia Giuffre avaient néanmoins précipité la disgrâce du prince, retiré de la vie publique.Virginia Giuffre vivait en Australie où elle avait fondé une famille ainsi qu’une association de soutien à la parole des victimes d’agression et de trafic sexuels (“Speak out, Act, Reclaim”).Mme Giuffre laisse trois enfants, Christian, Noah et Emily, a précisé sa famille.Son avocate, Sigrid McCawley, pour qui Mme Giuffre avait été une “amie très chère” a souligné qu’elle avait contribué à défendre d’autres victimes dans cette affaire.”Son courage m’a poussé à me battre plus fort, et sa force était impressionnante”.L’agente new-yorkaise Dini von Mueffling a décrit sa cliente comme “l’un des êtres humains les plus extraordinaires” qu’elle ait connus.”Profondément aimante, sage et drôle, elle était un phare pour les autres survivants et victimes”, a-t-elle déclaré.

Equateur: une trentaine de blessés et des dégâts matériels après un séisme de magnitude 6,3

Un séisme de magnitude 6,3 dans la province d’Esmeraldas, dans le nord-ouest de l’Equateur, a fait plus de 30 blessés et détruit près de 180 logements, selon le dernier bilan communiqué par les autorités vendredi.Andres Mafare, un pêcheur de 36 ans, raconte à l’AFP avoir “couru comme un fou” pour aller rejoindre sa famille après les premières secousses. “Quand je suis arrivé, j’ai vu ma petite maison écroulée”, dit-il. Sa femme et ses deux enfants en sont sortis indemnes.Le séisme s’est produit à 35 kilomètres de profondeur vers 06H45 locales (11H45 GMT), d’après l’Institut américain de géophysique (USGS).Il a eu lieu à 8,4 kilomètres de la ville d’Esmeraldas, la capitale de la province côtière du même nom, proche de la frontière avec la Colombie, et a été ressenti dans 10 des 24 provinces du pays sud-américain.- Murs à terre -“Ca a été très fort (…) Ça a semblé une éternité pour nous”, a déclaré à l’AFP l’ancien candidat à la présidence Yaku Pérez, qui se trouvait dans une université d’Esmeraldas pour présenter un livre. En sortant du bâtiment, il a pu constater “quelques petites maisons détruites”.Dans les rues, des habitants circulaient en évitant les décombres, notamment un pan de mur s’étant décroché d’un immeuble, a constaté un journaliste de l’AFP. Le tremblement de terre a fait 32 blessés et détruit 179 logements, selon le dernier bilan de l’Agence nationale de gestion des risques (SNGR). La quasi-totalité des réseaux d’électricité et de télécommunications, ainsi que deux ponts, des routes, 26 écoles et sept centres de santé, ont également été touchés.Le président équatorien récemment réélu, Daniel Noboa, a réagi sur X dans la matinée en annonçant la mise en place d’abris et la distribution de kits d’aide humanitaire. “La gouvernement est à vos côtés”, a-t-il affirmé.La compagnie pétrolière nationale Petroecuador a suspendu les opérations de sa raffinerie d’Esmeraldas, qui produit plus de 100.000 barils de pétrole par jour. “Des dommages ont été constatés dans ses unités”, a indiqué l’entreprise dans un communiqué sans donner plus de détails. L’acheminement de pétrole brut via l’oléoduc transéquatorien SOTE, qui transporte l’or noir de l’Amazonie vers la côte Pacifique, a en revanche repris après une brève interruption. Cet oléoduc avait subi des dommages en mars, provoquant la fuite de plus de 25.000 barils de pétrole brut. La zone de ce sinistre “ne présente ni glissements de terrain ni dégâts suite au séisme”, a précisé plus tôt dans la journée Petroecuador.L’Equateur se situe sur des plaques tectoniques sous-marines, ce qui génère régulièrement des secousses. Le séisme de vendredi est “une conséquence du processus de subduction de la plaque de Nazca”, a expliqué Pablo Palacios, technicien de l’Institut Géophysique, à la chaîne Ecuavisa. La semaine dernière, l’Equateur a commémoré le séisme de 2016 qui avait frappé les côtes de Manabi et d’Esmeraldas. D’une magnitude de 7,8, il avait fait 673 morts et quelque 6.300 blessés.

Des funérailles grandioses pour le “pape des pauvres”

François, “le pape des pauvres”, va avoir droit samedi à des funérailles grandioses place Saint-Pierre, où sont attendus plus de 200.000 fidèles, une cinquantaine de chefs d’Etat et une dizaine de têtes couronnées.La mort du premier pape sud-américain, élu en 2013 et décédé lundi à 88 ans d’un AVC, a suscité une émotion planétaire et des hommages unanimes, même de la part de Donald Trump, dont il avait pourtant âprement critiqué la politique antimigrants.Le président américain, accompagné de son épouse Melania, est arrivé à Rome vendredi soir vers 21H00 GMT et pourrait avoir des entrevues bilatérales en marge de la cérémonie samedi, avec par exemple la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, remontée contre sa décision de hausser les droits de douane.En revanche, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé vendredi soir qu’il n’était pas certain d'”avoir le temps” de faire le déplacement.La messe au rituel très solennelle doit débuter samedi à 08H00 GMT dans le cadre majestueux de la place Saint-Pierre, un écrin posé face à la basilique et enchâssé dans la colonnade du Bernin, chef d’oeuvre de l’art baroque.Elle sera présidée par le doyen du collège des cardinaux, l’Italien Giovanni Battista Re. Des écrans géants ont été installés tout le long de la Via della Conciliazione, la grande artère reliant le Vatican aux rives du Tibre, pour permettre à la foule de la suivre.Cette semaine, plus de 250.000 personnes ont patienté pendant des heures pour se recueillir devant la dépouille du chef de 1,4 milliard de catholiques, exposée sous les ors de la basilique Saint-Pierre. Face à cet afflux, le Vatican a même été contraint de laisser ouvertes les portes de la basilique jusqu’au bout de la nuit.”Il a accordé son attention à beaucoup de gens qui étaient invisibles auparavant”, a confié à l’AFP après lui avoir rendu hommage Sofiia Popkova, une Kirghize de 19 ans, qui espère assister aux funérailles ouvertes au public.- Rois et reines -Un élan reflétant la popularité de ce défenseur inlassable de la paix, des migrants et des laissés pour compte, devenu au fil des ans une boussole morale dans un monde toujours plus instable. Sa simplicité, sa bonhomie et son franc-parler, parfois abrasif, ont aussi contribué à élargir son audience au-delà des catholiques.Le cercueil a été fermé vendredi soir lors d’une cérémonie présidée par le cardinal camerlingue, l’Américain Kevin Farrell, qui gère les affaires courantes jusqu’au conclave qui élira le successeur de François. Sa date n’est pas encore connue mais il devrait débuter autour du 5 mai.Des milliers de chaises ont été alignées pour accueillir 224 cardinaux vêtus de pourpre, plus de 750 évêques et prêtres, mais aussi des représentants d’autres confessions venus rendre hommage à cet avocat du dialogue inter-religieux.Comme pour Jean-Paul II en 2005, plus de 160 délégations de chefs d’Etat et de têtes couronnées assisteront à ces funérailles en mondovision.Outre le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, seront aussi présents pour l’Europe le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz et le Premier ministre britannique Keir Starmer. Le président russe Vladimir Poutine, sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), a délégué sa ministre de la Culture Olga Lioubimova.L’Amérique du Sud, continent d’origine de Jorge Bergoglio, sera représentée par son compatriote, le président argentin Javier Milei, et son homologue brésilien Luiz Inacio Lula da Silva.Ainsi que quelques têtes couronnées: le roi Philippe et la reine Mathilde de Belgique, le roi Felipe VI et la reine Letizia d’Espagne, le prince de Galles William représentant son père Charles III, le roi du Lesotho Letsie III, le roi Abdallah II et la reine Rania de Jordanie, ainsi que le prince Albert II de Monaco et son épouse Charlène.- Tireurs d’élite -Les mesures de sécurité sont draconiennes. La gendarmerie vaticane et les carabiniers italiens sont sur les dents et surveillent les accès au Vatican, dotés de contrôles de sécurité semblables à ceux d’un aéroport, dont des scanners à rayons X.Une zone d’exclusion aérienne au-dessus de Rome est en place et des unités antidrones ont été déployées avec des brouilleurs d’ondes. Des avions de chasse sont aussi prêts à décoller et des tireurs d’élite sont positionnés sur les toits.Au terme de la messe, le cercueil sera escorté de l’autre côté du Tibre dans le centre de la Ville éternelle, jusqu’à la basilique Sainte-Marie-Majeure. C’est dans cet imposant sanctuaire du Ve siècle abritant déjà les tombeaux de sept papes que François a choisi d’être inhumé.Un groupe de personnes démunies sera présent à son arrivée sur les marches de la basilique, a annoncé le Vatican, rappelant que les pauvres avaient une place privilégiée “dans le coeur et le magistère du Saint-Père, qui avait choisi le nom François pour ne jamais les oublier”.Située justement dans une petite niche près de l’autel dédié à saint François, la sobre tombe en marbre portera comme seule inscription “Franciscus”, François en latin. Jorge Bergoglio, très attaché au culte de la Vierge Marie, avait l’habitude de se recueillir dans cette basilique, qui fait partie du territoire du Vatican, à la veille et au retour de ses visites à l’étranger. Il y a donc une certaine logique à ce que ce soit la destination de son ultime voyage.

Brésil : l’ex-président Collor de Mello en prison pour corruption

Condamné en 2023 à près de neuf ans de réclusion pour corruption, l’ex-président brésilien Fernando Collor de Mello, le premier élu au suffrage universel direct après la dictature militaire, a été incarcéré vendredi.Au pouvoir de 1990 à 1992, M. Collor de Mello, 75 ans, a été arrêté dans la matinée à Maceio (nord-est), a déclaré à l’AFP une source de la police fédérale sous couvert de l’anonymat, n’étant pas autorisée à s’exprimer publiquement.Il a été transféré dans l’après-midi vers une prison locale.Le juge de la Cour suprême Alexandre de Moraes a rejeté un ultime recours de la défense “et a ordonné l’arrestation immédiate de l’ex-président de la République et ex-sénateur Fernando Collor de Mello”, a expliqué jeudi soir la plus haute juridiction du Brésil dans un communiqué.Ce magistrat a ordonné vendredi que la peine commence à être purgée dans la prison Baldomero Cavalcanti de Oliveira, à Maceio, dans une “aile spéciale” où il bénéficiera d’une “cellule individuelle”, en raison de “sa condition d’ex-président”.Le juge Moraes a par ailleurs demandé au bureau du procureur général de la République de se prononcer sur une requête de la défense réclamant que l’ancien chef de l’Etat soit assigné à résidence pour raisons de santé. Selon ses avocats, ce dernier souffre notamment de la maladie de Parkison.Sa défense avait exprimé dès jeudi soir sa “surprise” et sa “préoccupation” après l’ordre d’incarcération, qui doit être prochainement soumis au vote des autres magistrats de la Cour suprême. En attendant, l’ex-président doit demeurer en détention.Dans un pays à l’histoire marquée par des scandales de corruption qui ont touché tous les camps ces dernières années, suscitant un profond écoeurement dans l’opinion, la classe politique ne s’est pas bousculée pour réagir à l’incarcération de Fernando Collor de Mello.Rare exception: la députée transgenre de gauche Erika Hilton a salué la nouvelle sur le réseau X d’un “AU REVOIR, CHERI!” sans équivoque.- Procès Bolsonaro en vue -Premier président brésilien élu directement par le peuple après la dictature militaire (1964-1985), Fernando Collor de Mello avait démissionné à mi-mandat, en 1992, après avoir vu le Parlement ouvrir une procédure de destitution à son encontre pour corruption passive.Il avait été condamnée en 2023 à huit ans et dix mois de prison dans le cadre d’un méga-scandale révélé par l’enquête tentaculaire “Lavage-express”, qui a ébranlé l’échiquier politique brésilien pendant la dernière décennie.Sénateur de centre-droit entre 2006 et 2022, il a été reconnu coupable d’avoir reçu 20 millions de réais entre 2010 et 2014 (environ trois millions d’euros, au taux de change actuel) pour avoir facilité “de façon irrégulière” la signature de contrats entre une entreprise de BTP et une filiale de la compagnie pétrolière publique Petrobras.Fernando Collor de Mello, dont l’élection avait suscité un immense espoir, n’est pas le premier ex-chef de l’Etat brésilien à avoir maille à partir avec la justice.Depuis la fin de la dictature, quatre des sept occupants du palais présidentiel de Planalto ont été à un moment donné condamnés, emprisonnés ou destitués.Quant à l’ex-président d’extrême droite Jair Bolsonaro (2019-2022), il sera prochainement jugé pour tentative de coup d’Etat, une première.Il est accusé d’avoir voulu conjurer sa défaite à la présidentielle de 2022 et empêcher le retour au pouvoir de son rival de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, revenu aux affaires début 2023 après deux premiers mandats (2003-2010).Egalement ciblé par l’enquête “Lavage-Express”, Lula a été incarcéré 580 jours, d’avril 2018 à novembre 2019, après avoir été condamné pour corruption passive et blanchiment.Sa condamnation a finalement été annulée par la Cour suprême, qui a considéré que le juge qui l’a condamné en première instance n’était pas impartial.Cette annulation a permis à la figure emblématique de la gauche de disputer, puis de remporter, l’élection présidentielle de 2022 face à Jair Bolsonaro.Vainqueur de Lula en 1989, M. Collor de Mello avait soutenu M. Bolsonaro au cours de la campagne de 2022.

Trump affirme que la Russie et l’Ukraine sont “très proches d’un accord”

Donald Trump a assuré dans la nuit de vendredi à samedi que la Russie et l’Ukraine étaient “très proches d’un accord”, son homologue russe Vladimir Poutine évoquant la “possibilité” de “négociations directes” entre Moscou et Kiev.Mais en dépit des pressions du président des Etats-Unis, son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky a réaffirmé que la Crimée annexée par Moscou en 2014 et qui pourrait rester russe dans le cadre d’un règlement, appartenait bien à Kiev. Les Etats russe et ukrainien “sont très proches d’un accord et les deux parties devraient maintenant se rencontrer, au plus haut niveau, pour +le finaliser+”, a écrit Donald Trump sur sa plateforme Truth Social peu après son arrivée à Rome où il doit assister samedi aux funérailles du pape François.Son émissaire Steve Witkoff, interlocuteur américain privilégié du Kremlin, a rencontré Vladimir Poutine vendredi, pour la quatrième fois depuis la relance des relations entre les deux puissances à l’initiative du président américain.”Comment allez-vous, Monsieur le Président?”, a demandé M. Witkoff, tout sourire, en serrant la main de Vladimir Poutine, qui lui a répondu “Très bien, merci!” en anglais, d’après une vidéo diffusée par la présidence russe.Le conseiller diplomatique de M. Poutine, Iouri Ouchakov, a ensuite déclaré que les entretiens avaient duré trois heures et avaient été “constructifs et très utiles”.- Rapprochement russo-américain -“Cette discussion a permis de davantage rapprocher les positions de la Russie et des Etats-Unis non seulement sur l’Ukraine mais aussi sur plusieurs autres questions internationales”, a-t-il dit aux journalistes.Selon lui, “il a été question en particulier de la possibilité de reprendre les négociations directes entre les représentants de la Russie et de l’Ukraine”.Aucune négociation directe en vue d’un arrêt du conflit n’a eu lieu entre Russes et Ukrainiens depuis celles qui se sont déroulées pendant les tout premiers mois de l’offensive russe, en 2022, et qui n’avaient alors pas abouti.”Nous arrivons à des progrès”, a quant à lui commenté l’émissaire russe pour les questions économiques à l’international Kirill Dmitriev, un des interlocuteurs des Américains.Les Etats-Unis ont depuis plusieurs semaines des discussions séparées avec Russes et Ukrainiens dans le but de trouver un accord sur une fin des hostilités.Dans ce contexte, Donald Trump a assuré au magazine Time, dans un entretien diffusé vendredi soir, que la Russie conserverait la Crimée, une péninsule ukrainienne qu’elle a annexée en 2014 et dont la reconnaissance en tant que territoire russe est mentionnée, selon des médias, dans la proposition américaine de règlement.”La Russie gardera la Crimée. Et Zelensky comprend ça”, martèle ainsi le président américain dans Time. Il y fait à nouveau porter à l’Ukraine la responsabilité du conflit, considérant que “ce qui a fait commencer la guerre, c’est quand ils (les Ukrainiens, ndlr) ont commencé à parler de rejoindre l’Otan”.Ces possibles concessions territoriales sont très clivantes en Ukraine, pays dont la Russie contrôle aujourd’hui environ 20% de la superficie.”Un des scénarios (…) serait d’abandonner des territoires. C’est injuste, mais pour la paix, une paix temporaire, peut-être que c’est une solution, temporaire”, a à cet égard confié le maire de Kiev, Vitali Klitschko, à la BBC vendredi.”Notre position reste inchangée (…), tous les territoires temporairement occupés appartiennent à l’Ukraine”, a martelé devant la presse le président Zelensky.- Pas certain d’aller à Rome -Depuis la fameuse altercation dans le Bureau ovale le 28 février, Donald Trump a continué de s’en prendre à son homologue ukrainien, auquel il impute les blocages dans les négociations.M. Zelensky a d’ailleurs dit vendredi soir qu’il n’était plus certain d'”avoir le temps” de se rendre aux funérailles du pape François et donc de revoir éventuellement le président américain.Jeudi soir aux Etats-Unis, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov avait assuré sur la télévision CBS que son pays était prêt à un accord pour que les combats cessent.Des déclarations au lendemain de frappes russes de missiles sur Kiev qui ont fait au moins 12 morts et des dizaines de blessés. D’après le président ukrainien, un des missiles a été produit en Corée du Nord avec “au moins 116 composants provenant d’autres pays, dont la plupart, malheureusement, ont été fabriqués par des entreprises américaines”.Ce bombardement meurtrier russe a poussé Donald Trump à adopter un ton moins conciliant avec Vladimir Poutine : “Vladimir, ARRÊTE!”, s’est-il agacé, “pas content”, sur Truth Social.Il a également assuré que Washington exerçait “une forte pression” sur Moscou en vue de mettre fin au conflit, jugeant que la Russie ferait “une assez grosse concession” en acceptant de ne pas s’emparer de toute l’Ukraine.Kiev et ses alliés européens accusent la Russie de prolonger à dessein les pourparlers en présentant toujours publiquement des exigences maximalistes: le contrôle des cinq régions ukrainiennes dont elle revendique l’annexion, la renonciation de l’Ukraine à rejoindre l’Alliance atlantique et sa démilitarisation.L’Ukraine veut, quant à elle, des garanties de sécurité militaires solides de ses alliés occidentaux pour dissuader Moscou d’attaquer à nouveau après la conclusion d’un éventuel cessez-le-feu.burs/pop/nr/phs