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En Iran, une “puissante” explosion dans un port fait au moins quatre morts, plus de 500 blessés

Une “puissante explosion” en Iran a fait samedi au moins quatre morts, et plus de 500 blessés, dans un port clé du sud du pays, ont rapporté les médias d’Etat, précisant qu’une enquête avait été ouverte sur les causes du sinistre, encore indéterminées.Des images de l’agence de presse officielle Irna ont montré des secouristes affluer sur les lieux, d’où s’élève une épaisse colonne de fumée noire, et un homme blessé, le visage en sang, près d’un camion sur un axe routier proche du port. Une voiture couverte de tâches de sang est encastrée dans un poids-lourd.   “Une puissante explosion s’est produite sur un quai du port Shahid Rajaï”, a déclaré à la télévision un responsable local de l’administration portuaire, Esmaïl Malekizadeh.”Malheureusement, au moins quatre décès ont été confirmés”, a déclaré à la télévision d’Etat le responsable des opérations de secours du Croissant-Rouge iranien, Babak Mahmoudi. “Tout en exprimant mes profonds regrets et ma sympathie aux victimes de l’incident survenu dans la province d’Hormozgan, j’ordonne l’ouverture d’une enquête”, a écrit le président iranien Massoud Pezeshkian sur X, ajoutant que le ministre de l’Intérieur Eskandar Momeni se rendrait sur les lieux de la catastrophe.Avant ce nouveau bilan provisoire, la télévision d’Etat avait fait état de “516 personnes” blessées et de “centaines transférées vers des centres médicaux”, et diffusé des images montrant des hélicoptères déployés pour tenter d’éteindre l’incendie. Une séquence vidéo d’une caméra de surveillance relayée par l’agence Mehr montre une explosion dans un hangar, qui provoque un épais nuage de fumée et de poussière.Le port Shahid Rajaï, crucial pour le commerce, est situé à plus d’un millier de kilomètres au sud de Téhéran près de la grande ville côtière de Bandar Abbas, sur le détroit d’Ormuz.Il est le plus grand port commercial d’Iran, selon l’agence de presse officielle Irna.Plus de 70% des marchandises de l’Iran transitent par ce port, qui borde le détroit d’Ormuz par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole.”L’incident est dû à l’explosion de plusieurs conteneurs stockés dans la zone du quai du port Shahid Rajaï”, a de son côté indiqué un responsable local des secours, Mehrdad Hassanzadeh, à la télévision d’Etat. Le premier vice-président, Mohammad Reza Aref, a ordonné l’ouverture d’une enquête pour déterminer la cause exacte du sinistre et l’étendue des dégâts, selon l’agence Isna.- “Onde de choc” -Dans un communiqué repris par la télévision d’Etat, les douanes du port ont indiqué que la cause de l’incident était probablement un incendie dans un dépôt de stockage de matières dangereuses et chimiques.La détonation a été entendue à une cinquantaine de kilomètres à la ronde, selon l’agence de presse Fars.”L’onde de choc a été si forte que la plupart des bâtiments du port ont été gravement endommagés”, a indiqué de son côté l’agence de presse Tasnim.Le nombre d’employés présents au moment de l’explosion n’est pas connu dans l’immédiat. Samedi est le premier jour ouvré de la semaine en Iran.La compagnie nationale de distribution de pétrole a déclaré que les installations pétrolières n’avaient pas été endommagées et “fonctionnent actuellement normalement”.Des explosions de cette magnitude sont rares en Iran mais le pays a connu ces derniers mois des sinistres meurtriers.En septembre dernier, une explosion dans une mine de charbon avait ainsi fait plus de 50 morts.L’explosion est intervenue au moment où des délégations iranienne et américaine de haut-niveau ont entamé à Oman un troisième cycle de négociations cruciales sur le nucléaire iranien, après de précédents échanges qualifiés de constructifs par les deux pays, ennemis depuis quatre décennies.

En Iran, une “puissante” explosion dans un port fait au moins quatre morts, plus de 500 blessés

Une “puissante explosion” en Iran a fait samedi au moins quatre morts, et plus de 500 blessés, dans un port clé du sud du pays, ont rapporté les médias d’Etat, précisant qu’une enquête avait été ouverte sur les causes du sinistre, encore indéterminées.Des images de l’agence de presse officielle Irna ont montré des secouristes affluer sur les lieux, d’où s’élève une épaisse colonne de fumée noire, et un homme blessé, le visage en sang, près d’un camion sur un axe routier proche du port. Une voiture couverte de tâches de sang est encastrée dans un poids-lourd.   “Une puissante explosion s’est produite sur un quai du port Shahid Rajaï”, a déclaré à la télévision un responsable local de l’administration portuaire, Esmaïl Malekizadeh.”Malheureusement, au moins quatre décès ont été confirmés”, a déclaré à la télévision d’Etat le responsable des opérations de secours du Croissant-Rouge iranien, Babak Mahmoudi. “Tout en exprimant mes profonds regrets et ma sympathie aux victimes de l’incident survenu dans la province d’Hormozgan, j’ordonne l’ouverture d’une enquête”, a écrit le président iranien Massoud Pezeshkian sur X, ajoutant que le ministre de l’Intérieur Eskandar Momeni se rendrait sur les lieux de la catastrophe.Avant ce nouveau bilan provisoire, la télévision d’Etat avait fait état de “516 personnes” blessées et de “centaines transférées vers des centres médicaux”, et diffusé des images montrant des hélicoptères déployés pour tenter d’éteindre l’incendie. Une séquence vidéo d’une caméra de surveillance relayée par l’agence Mehr montre une explosion dans un hangar, qui provoque un épais nuage de fumée et de poussière.Le port Shahid Rajaï, crucial pour le commerce, est situé à plus d’un millier de kilomètres au sud de Téhéran près de la grande ville côtière de Bandar Abbas, sur le détroit d’Ormuz.Il est le plus grand port commercial d’Iran, selon l’agence de presse officielle Irna.Plus de 70% des marchandises de l’Iran transitent par ce port, qui borde le détroit d’Ormuz par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole.”L’incident est dû à l’explosion de plusieurs conteneurs stockés dans la zone du quai du port Shahid Rajaï”, a de son côté indiqué un responsable local des secours, Mehrdad Hassanzadeh, à la télévision d’Etat. Le premier vice-président, Mohammad Reza Aref, a ordonné l’ouverture d’une enquête pour déterminer la cause exacte du sinistre et l’étendue des dégâts, selon l’agence Isna.- “Onde de choc” -Dans un communiqué repris par la télévision d’Etat, les douanes du port ont indiqué que la cause de l’incident était probablement un incendie dans un dépôt de stockage de matières dangereuses et chimiques.La détonation a été entendue à une cinquantaine de kilomètres à la ronde, selon l’agence de presse Fars.”L’onde de choc a été si forte que la plupart des bâtiments du port ont été gravement endommagés”, a indiqué de son côté l’agence de presse Tasnim.Le nombre d’employés présents au moment de l’explosion n’est pas connu dans l’immédiat. Samedi est le premier jour ouvré de la semaine en Iran.La compagnie nationale de distribution de pétrole a déclaré que les installations pétrolières n’avaient pas été endommagées et “fonctionnent actuellement normalement”.Des explosions de cette magnitude sont rares en Iran mais le pays a connu ces derniers mois des sinistres meurtriers.En septembre dernier, une explosion dans une mine de charbon avait ainsi fait plus de 50 morts.L’explosion est intervenue au moment où des délégations iranienne et américaine de haut-niveau ont entamé à Oman un troisième cycle de négociations cruciales sur le nucléaire iranien, après de précédents échanges qualifiés de constructifs par les deux pays, ennemis depuis quatre décennies.

Applaudissements et acclamations pour les adieux au “pape proche des plus petits”

A l’arrivée du cercueil du pape François sur la place Saint-Pierre, puis une fois la messe terminée, des applaudissements et acclamations ont retenti dans la foule des 250.000 personnes venues rendre hommage une dernière fois au pontife “proche des plus petits”.C’est le moment qu’ils attendaient depuis le petit matin: l’arrivée peu après 10H00 du cercueil de bois et de zinc sur l’imposant parvis de la basilique Saint-Pierre, à Rome.Le cérémonial grandiose, minutieusement préparé, pour les funérailles du 266e pape, mort lundi d’un AVC à 88 ans, n’avait sans doute pas anticipé cet élan enthousiaste, ces applaudissements et acclamations.”Il représentait la paix et l’acceptation de tous, c’était le pape de tous, quelqu’un d’authentique”, souligne Cyril Clark, l’un de ces fidèles qui se sont massés autour de la place Saint-Pierre.Jérémie Metais est lui venu spécialement de Grenoble, dans les Alpes françaises, “sur un coup de tête”: “pour moi, il représente beaucoup. C’était un pape proche des plus petits”.”Je suis touché par le monde. C’est beau de voir toutes ces nationalités réunies. C’est un peu le centre du monde aujourd’hui ici”, apprécie-t-il.Sur le parvis, sous un soleil radieux, ont pris place des dizaines de chefs d’Etat et de têtes couronnées en costume sombre, comme le président américain Donald Trump, accompagné de son épouse Melania, l’Ukrainien Volodymyr Zelensky, le Français Emmanuel Macron, le Brésilien Lula et l’Argentin Javier Milei.A gauche de l’autel, dans un ordonnancement tout aussi géométrique, 255 cardinaux et 750 évêques et prêtres, revêtus de rouge ou de violet, ont suivi dans le plus grand recueillement la messe présidée par l’Italien Giovanni Battista Re, doyen du Collège des cardinaux.- Foule colorée et jeune -Bien plus loin, une foule plus colorée et plus jeune, presque joyeuse, a rapidement rempli la Via della Conciliazione, la majestueuse artère reliant le Vatican aux rives du Tibre, où ont été installés des écrans géants pour permettre aux arrivants de suivre la cérémonie.Dans cette foule, a constaté l’AFP, le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange.Pour assister aux funérailles du premier pape sud-américain de l’histoire, il fallait s’être levé tôt.Gabriela Lazo et ses enfants ont passé la nuit dans leur voiture: “être aux funérailles avec ma famille est la plus belle chose possible. Nous aurions aimé le voir en personne, mais grâce à Dieu et à lui, nous sommes ici pour ce moment”, insiste cette Péruvienne de 41 ans.Andrea Ugalde est elle venue spécialement de Los Angeles pour assister aux funérailles: “dès que j’ai atterri jeudi, je suis venue place Saint-Pierre. Je veux simplement être là et participer à cet événement”.Malgré la perte de leur chef, malgré la solennité de l’événement, beaucoup de ces fidèles ont l’impression d’être des privilégiés qui ont vécu un moment historique.- “L’Eglise plus normale” -“On ne pouvait pas rater ça”, sourit Katie Hibner Roncalli, une enseignante américaine de 33 ans arrivée dès 03H00 du matin aux abords de la place Saint-Pierre avec trois élèves.  “C’était hyper important pour moi de venir car c’est un pape qui a marqué notre génération”, renchérit Marine De Parcevaux, 21 ans.”Toutes les avancées qu’il a faites sur l’écologie, sur l’avenir des jeunes, l’homosexualité… Il nous a redonné espoir en l’avenir, ça faisait du bien d’avoir une nouvelle voix plus moderne dans l’Eglise”, poursuit cette étudiante française, qui a peint une aquarelle de la façade de Saint-Pierre derrière une barrière en attendant le début de la cérémonie.Au terme des deux heures de messe, des applaudissements ont longuement accompagné le cercueil pour son retour dans Saint-Pierre, avant qu’il ne soit escorté de l’autre côté du Tibre, jusqu’à la basilique Sainte Marie Majeure où François, pour prendre une dernière fois ses distances avec la tradition, a choisi d’être inhumé.Le cortège, passant notamment par la spectaculaire Via dei Fori Imperiali qui mène au Colisée, a été salué par 150.000 personnes.Parmi les fidèles qui l’y attendaient, une Argentine vivant en Italie, Romina Cacciatore.  “Il était le pape du monde, du peuple, il a fini par rendre l’Eglise plus normale, plus humaine”, résume cette traductrice de 48 ans qui ne cache pas “(son) angoisse” pour l’après-François.

Applaudissements et acclamations pour les adieux au “pape proche des plus petits”

A l’arrivée du cercueil du pape François sur la place Saint-Pierre, puis une fois la messe terminée, des applaudissements et acclamations ont retenti dans la foule des 250.000 personnes venues rendre hommage une dernière fois au pontife “proche des plus petits”.C’est le moment qu’ils attendaient depuis le petit matin: l’arrivée peu après 10H00 du cercueil de bois et de zinc sur l’imposant parvis de la basilique Saint-Pierre, à Rome.Le cérémonial grandiose, minutieusement préparé, pour les funérailles du 266e pape, mort lundi d’un AVC à 88 ans, n’avait sans doute pas anticipé cet élan enthousiaste, ces applaudissements et acclamations.”Il représentait la paix et l’acceptation de tous, c’était le pape de tous, quelqu’un d’authentique”, souligne Cyril Clark, l’un de ces fidèles qui se sont massés autour de la place Saint-Pierre.Jérémie Metais est lui venu spécialement de Grenoble, dans les Alpes françaises, “sur un coup de tête”: “pour moi, il représente beaucoup. C’était un pape proche des plus petits”.”Je suis touché par le monde. C’est beau de voir toutes ces nationalités réunies. C’est un peu le centre du monde aujourd’hui ici”, apprécie-t-il.Sur le parvis, sous un soleil radieux, ont pris place des dizaines de chefs d’Etat et de têtes couronnées en costume sombre, comme le président américain Donald Trump, accompagné de son épouse Melania, l’Ukrainien Volodymyr Zelensky, le Français Emmanuel Macron, le Brésilien Lula et l’Argentin Javier Milei.A gauche de l’autel, dans un ordonnancement tout aussi géométrique, 255 cardinaux et 750 évêques et prêtres, revêtus de rouge ou de violet, ont suivi dans le plus grand recueillement la messe présidée par l’Italien Giovanni Battista Re, doyen du Collège des cardinaux.- Foule colorée et jeune -Bien plus loin, une foule plus colorée et plus jeune, presque joyeuse, a rapidement rempli la Via della Conciliazione, la majestueuse artère reliant le Vatican aux rives du Tibre, où ont été installés des écrans géants pour permettre aux arrivants de suivre la cérémonie.Dans cette foule, a constaté l’AFP, le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange.Pour assister aux funérailles du premier pape sud-américain de l’histoire, il fallait s’être levé tôt.Gabriela Lazo et ses enfants ont passé la nuit dans leur voiture: “être aux funérailles avec ma famille est la plus belle chose possible. Nous aurions aimé le voir en personne, mais grâce à Dieu et à lui, nous sommes ici pour ce moment”, insiste cette Péruvienne de 41 ans.Andrea Ugalde est elle venue spécialement de Los Angeles pour assister aux funérailles: “dès que j’ai atterri jeudi, je suis venue place Saint-Pierre. Je veux simplement être là et participer à cet événement”.Malgré la perte de leur chef, malgré la solennité de l’événement, beaucoup de ces fidèles ont l’impression d’être des privilégiés qui ont vécu un moment historique.- “L’Eglise plus normale” -“On ne pouvait pas rater ça”, sourit Katie Hibner Roncalli, une enseignante américaine de 33 ans arrivée dès 03H00 du matin aux abords de la place Saint-Pierre avec trois élèves.  “C’était hyper important pour moi de venir car c’est un pape qui a marqué notre génération”, renchérit Marine De Parcevaux, 21 ans.”Toutes les avancées qu’il a faites sur l’écologie, sur l’avenir des jeunes, l’homosexualité… Il nous a redonné espoir en l’avenir, ça faisait du bien d’avoir une nouvelle voix plus moderne dans l’Eglise”, poursuit cette étudiante française, qui a peint une aquarelle de la façade de Saint-Pierre derrière une barrière en attendant le début de la cérémonie.Au terme des deux heures de messe, des applaudissements ont longuement accompagné le cercueil pour son retour dans Saint-Pierre, avant qu’il ne soit escorté de l’autre côté du Tibre, jusqu’à la basilique Sainte Marie Majeure où François, pour prendre une dernière fois ses distances avec la tradition, a choisi d’être inhumé.Le cortège, passant notamment par la spectaculaire Via dei Fori Imperiali qui mène au Colisée, a été salué par 150.000 personnes.Parmi les fidèles qui l’y attendaient, une Argentine vivant en Italie, Romina Cacciatore.  “Il était le pape du monde, du peuple, il a fini par rendre l’Eglise plus normale, plus humaine”, résume cette traductrice de 48 ans qui ne cache pas “(son) angoisse” pour l’après-François.

Applaudissements et acclamations pour les adieux au “pape proche des plus petits”

A l’arrivée du cercueil du pape François sur la place Saint-Pierre, puis une fois la messe terminée, des applaudissements et acclamations ont retenti dans la foule des 250.000 personnes venues rendre hommage une dernière fois au pontife “proche des plus petits”.C’est le moment qu’ils attendaient depuis le petit matin: l’arrivée peu après 10H00 du cercueil …

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