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Discussions Kiev-Washington à Genève, Moscou dit n’avoir “aucune échéance” pour mettre fin à la guerre

Les émissaires ukrainiens et américains ont entamé jeudi des discussions à Genève pour préparer de nouvelles rencontres trilatérales avec la Russie, Moscou ayant souligné pour sa part n’avoir “aucune échéance” pour mettre fin à la guerre.”Après les réunions d’aujourd’hui, les préparatifs pour la prochaine réunion trilatérale sont déjà plus avancés. Très probablement, la prochaine rencontre …

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Municipales: en meeting à Lyon, Mélenchon défend la Jeune Garde et charge la presse

En meeting à Lyon jeudi soir, alors que La France insoumise est en pleine tourmente après le meurtre de Quentin Deranque, Jean-Luc Mélenchon a renouvelé son soutien au mouvement anti-fasciste de la Jeune Garde et a de nouveau ciblé la presse.”La demande de dissolution de la Jeune Garde ne repose sur rien (…) ce n’est pas une organisation criminelle”, a assuré le fondateur de LFI, venu dans la capitale des Gaules pour soutenir la députée du Rhône et candidate aux municipales, Anaïs Belouassa-Cherifi.Le mouvement de gauche radicale, accusé par ses rivaux d’encourager un climat de violence, réfute toute responsabilité indirecte dans la mort du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque, que M. Mélenchon a qualifié de “fasciste”. Et ce même si un collaborateur du député LFI Raphaël Arnault, originaire de Lyon et cofondateur du mouvement antifasciste dissous La Jeune Garde, est mis en examen pour complicité d’homicide.”Leur formation ne prévoit pas qu’on tue”, a plaidé le triple candidat à la présidentielle, devant 2.000 militants, selon les organisateurs. “Quand une bagarre commence, on ne sait jamais comment elle va finir. C’est pour ça que je dis +pas de bagarre+”, a-t-il encore avancé.Avant lui, Anaïs Belouassa-Cherifi avait cité Martin Luther King en déclarant: “la violence n’apporte jamais la paix durable”. Et en se présentant comme “la candidate de l’antifascisme”. Le meeting a notamment été rythmé par des chants “Siamo tutti antifascisti” lancés par les militants. Ce slogan italien apparu dans les années 1920 en opposition à Mussolini est un classique des meetings insoumis, mais était repris avec encore plus de vigueur dans ce climat où LFI affirme plus que jamais son opposition au “fascisme” et son soutien de la Jeune Garde. Jean-Luc Mélenchon a également profité de l’occasion pour charger de nouveaux les médias, avec qui les relations des Insoumis se sont envenimées depuis la mort de Quentin Deranque.Ciblant “les croûtons” et “la vieille presse indignée”, le triple candidat à la présidentielle est revenu sur la conférence de presse réservée aux “nouveaux médias numériques”, souvent marqués à gauche, qu’il a tenue en début de semaine et pour laquelle de nombreux médias nationaux, dont l’AFPTV, Libération et LCI, n’ont pas obtenu d’accréditation. “Nous ne renoncerons pas” à trier les médias, a assumé Jean-Luc Mélenchon, en qualifiant ces derniers de “menteurs”.Le septuagénaire s’en est notamment pris à BFMTV, qui diffusait le meeting lyonnais contre sa volonté. Il a appelé les spectateurs de la chaîne d’information en continu à plutôt suivre son allocution sur sa propre chaine YouTube.  – Appels à la démission de Arnault -Jeudi matin, deux figures de gauche, François Ruffin et Marine Tondelier ont appelé à la démission de Raphaël Arnault.Le premier en raison de la mise en examen de son collaborateur parlementaire. La seconde en invoquant la condamnation pour violences du député du Vaucluse, survenue avant son élection à l’Assemblée mais devenue définitive après, lorsqu’il s’est désisté de son appel. A Lyon également jeudi pour soutenir les sortants écologistes à la mairie et à la métropole, Grégory Doucet et Bruno Bernard, le sénateur Yannick Jadot a également appelé Jean-Luc Mélenchon à “rejeter la violence de la Jeune Garde, très clairement”. François Hollande, autre figure de gauche volontiers critique de LFI, était également présent dans le Rhône jeudi. Et a réaffirmé sa ligne pour le second tour des municipales: aucun accord avec La France insoumise pour le PS.”La seule chose qu’il est possible de faire, c’est que la liste qui arrive derrière au deuxième tour se retire purement et simplement. Mais pas de fusion”, a-t-il expliqué à l’AFP. – Dépôt des listes -A moins de trois semaines du scrutin, la campagne prend un nouveau tournant avec la fin du dépôt des listes en préfecture. Le couperet pour les quelque 34.700 communes est tombé à 18H00 et il faudra s’attendre à quelques exceptions comme l’île de Molène, qui faute de candidats sera privée de premier tour le 15 mars.Des rebondissements ont eu lieu aussi, comme à Marseille où Christine Juste, adjointe au maire à l’environnement, furieuse de ne pas figurer sur la liste du maire sortant Benoît Payan (divers gauche) pour cette nouvelle élection, a réussi en quelques jours à monter sa propre équipe, officialisée jeudi. A Pau, c’est l’ancien Premier ministre François Bayrou, candidat à sa réélection à la mairie, qui a présenté son programme. 

César: la cérémonie s’ouvre par un hommage à l’acteur Jim Carrey

La 51e cérémonie des César s’est ouverte jeudi sur un long sketch de Benjamin Lavernhe en hommage à Jim Carrey, présent à Paris pour recevoir un prix d’honneur dans la soirée pour l’ensemble de sa carrière.Le sociétaire de la Comédie-Française, choisi pour être le maître de cérémonie cette année, a électrisé la salle dans un show haut en couleur revisitant le film “The Mask”, l’un des plus célèbres de l’acteur canado-américain visiblement ravi au premier rang du public.Dans la foulée, la présidente de cette édition, Camille Cottin, a tenu à “dédier cette cérémonie à tous les peuples qui, dans le monde, luttent pour la liberté”, alors que certains acteurs arboraient un pin’s en solidarité au peuple iranien sur le tapis rouge.Les deux premiers prix sont allés à Nadia Melliti pour son rôle dans “La petite dernière” et Théodore Pellerin pour le sien dans “Nino”, tous les deux couronnés du César du meilleur espoir.Nadia Melliti, 23 ans, décroche ainsi une deuxième distinction prestigieuse, après le prix d’interprétation à Cannes. Dans le film de Hafsia Herzi, elle joue une jeune fille musulmane troublée par l’éveil de son désir pour les femmes.Théodore Pellerin, acteur québécois de 28 ans, incarne lui un jeune homme confronté à l’annonce de son cancer de la gorge. Pour la même oeuvre, Pauline Loquès a reçu le César du meilleur premier film.Un hommage a en outre été rendu à Brigitte Bardot, légende du cinéma des années 1950 et 1960, disparue le 28 décembre dernier à 91 ans. Un geste qui a été accueilli par quelques huées, alors que l’actrice a été proche de l’extrême droite.- “Nouvelle Vague” en tête -“Nouvelle Vague” de Richard Linklater, sur le tournage d'”A bout de souffle” à la fin des années 1950, a été placé en tête des nominations et figure dans dix catégories.Dans celle du meilleur film, il fait face à “L’Attachement” de Carine Tardieu, sur une femme qui se lie à son voisin de palier et ses enfants, “Dossier 137” de Dominik Moll, consacré à une enquête de la police des polices sur une bavure policière, “La Petite dernière” de Hafsia Herzi, sur une musulmane déchirée entre sa foi et l’éveil de son désir pour les femmes, et “Un Simple accident” du cinéaste iranien Jafar Panahi, manifeste contre l’arbitraire et la violence de la République islamique, tourné clandestinement en Iran et lauréat de la Palme d’or au dernier Festival de Cannes.Autre film en vue, “L’Inconnu de la Grande Arche”, de Stéphane Demoustier, sur le destin méconnu de l’architecte danois qui conçut ce bâtiment emblématique du quartier d’affaires de La Défense dans les années 1980, a décroché de nombreuses nominations dans les catégories d’interprétation.Claes Bang, acteur danois qui incarne Johan Otto von Spreckelsen, l’architecte consumé par ce chantier pharaonique, est ainsi en lice pour le César du meilleur acteur. Il est opposé à Laurent Lafitte, qui incarne François-Marie Banier dans “La Femme la plus riche du monde”, comédie inspirée de faits réels sur l’intrusion de ce photographe auprès de la milliardaire Liliane Bettencourt.- Dubosc nommé -Cette dernière est jouée par Isabelle Huppert, nommée pour le César de la meilleure actrice, face notamment à Léa Drucker (“Dossier 137”) et Valeria Bruni-Tedeschi (“L’Attachement”).La cérémonie pourrait servir de relais au monde du cinéma pour porter certains combats, alors que la nouvelle ministre de la Culture Catherine Pégard, nommée jeudi, a fait le déplacement. Dimanche, 4.000 acteurs, actrices et cinéastes ont par exemple signé une tribune dénonçant le “pillage en règle” de leur travail par des outils d’intelligence artificielle.Du côté des nouveaux venus du cinéma français, Ugo Bienvenu, avec “Arco” qui est aussi nommé aux Oscars, a décroché le César du meilleur film d’animation.Enfin, un visage très connu du public français est nommé aux César pour la première fois à 62 ans: Franck Dubosc prétend au trophée du meilleur scénario original pour son film “Un ours dans le Jura”, l’un des plus grands succès du cinéma français l’année dernière.

Allemagne : succès judiciaire pour l’AfD, qui n’est pas un parti “extrémiste” à ce stade

Engagé dans une bataille légale contre son classement comme “extrémiste” de droite, le parti Alternative pour l’Allemagne (AfD) a remporté un important succès d’étape jeudi, un tribunal estimant qu’il n’existait “pour l’instant” pas assez d’éléments pour le qualifier comme tel.Première force d’opposition à la coalition du chancelier conservateur Friedrich Merz, l’AfD n’est pas marquée pour …

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La Première ministre danoise convoque des législatives pour le 24 mars

La Première ministre du Danemark, Mette Frederiksen, a convoqué jeudi des élections législatives pour le 24 mars, mettant la défense et la sécurité au coeur de son programme, dans un contexte de tensions géopolitiques accrues.Grand soutien de l’Ukraine, la dirigeante social-démocrate a récemment vu sa popularité chancelante remonter avec sa gestion de la crise autour …

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Les pays de l’UE pourront financer avec des fonds européens des avortements “sûrs”

Les pays de l’UE pourront utiliser des fonds européens pour permettre à des femmes d’interrompre volontairement leur grossesse partout en Europe, a indiqué jeudi la Commission à Bruxelles, en réponse à une pétition réclamant des financements pour des avortements “sûrs”.”Les Etats membres peuvent, sur une base volontaire, utiliser les financements de l’UE au titre du …

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Gouvernement: quatre nouveaux entrants dont Catherine Pégard à la Culture

Quatre nouveaux ministres font leur entrée au gouvernement, dont Catherine Pégard, conseillère d’Emmanuel Macron, à la Culture en remplacement de Rachida Dati partie pour faire campagne pour la mairie de Paris, a annoncé jeudi l’Elysée dans un communiqué.Conseillère culture de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, puis à la tête du château de Versailles avant de revenir au palais présidentiel auprès d’Emmanuel Macron, cette ancienne journaliste de 71 ans arrive rue de Valois avec une excellente connaissance du monde de la culture et un solide carnet d’adresses.Outre cette nomination attendue, l’ex-ministre macroniste Sabrina Roubache fait son retour en tant que ministre délégué chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnels et de l’Apprentissage. Elle avait été chargée de la Ville et de la Citoyenneté entre 2023 et 2024, avant d’être défaite aux législatives post-dissolution de l’Assemblée nationale.La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, proche de Sébastien Lecornu et Gérald Darmanin, devient aussi ministre déléguée chargée de l’Energie, domaine dont elle a une expertise en tant qu’ingénieure spécialiste du nucléaire.Le chef de l’Etat a aussi nommé la députée du groupe macroniste Camille Galliard-Minier ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, en remplacement de Charlotte Parmentier-Lecocq qui souhaitait retrouver son siège à l’Assemblée nationale, et le député Les Républicains Jean-Didier Berger auprès du ministre de l’Intérieur Laurent Nunez.”Le macronisme a commencé et finit dans le débauchage”, ont réagi Les Républicains sur X, annonçant une “procédure de sanction” contre l’intéressé, alors que cinq ministres LR du gouvernement – dont Annie Genevard à l’Agriculture, Philippe Tabarot aux Transports et Vincent Jeanbrun au Logement – sont déjà suspendus par leur parti. Ces annonces complètent le mini-remaniement du gouvernement de Sébastien Lecornu provoqué par le départ attendu de Rachida Dati et Charlotte Parmentier-Lecocq, et celui d’Amélie de Montchalin, nommée à la tête de la Cour des comptes et remplacée dès dimanche aux Comptes publics par son ex-ministre délégué David Amiel.Ce dernier n’a pour l’instant pas de ministre délégué à la Fonction publique, le poste qu’il occupait auparavant. Selon une source au sein de l’exécutif, une ministre déléguée sera nommée d’ici à la reprise des travaux parlementaires après les élections municipales.La députée Laure Miller, pressentie, s’est désistée à la dernière minute, son suppléant n’étant selon elle pas en mesure de la remplacer pour raisons de santé. La vacance de son siège aurait provoqué une législative partielle.Parmi les nouveaux entrants, Jean-Didier Berger, maire de Clamart pendant dix ans, avait rejoint l’Assemblée à l’été 2024 après la dissolution, se faisant élire dans les Hauts-de-Seine. A l’Assemblée, il faisait partie des députés du groupe LR en pointe sur le projet de budget de l’Etat.Il avait également déposé des propositions de loi aux accents régaliens : pour autoriser le traitement algorithmique des images de vidéoprotection dans les transports en commun, ou pour interdire les signes religieux ostentatoires aux mineurs qui participent à des activités d’une association subventionnée.Camille Galliard-Minier, élue de l’Isère, est avocate de formation et l’ancienne suppléante d’Olivier Véran qu’elle a remplacé au Parlement entre 2020 et 2022 lorsque celui-ci était ministre de la Santé.Le gouvernement compte désormais 36 membres.

Discussions Kiev-Washington à Genève, Moscou dit n’avoir “aucune échéance” pour mettre fin à la guerre

Les émissaires ukrainiens et américains ont entamé jeudi des discussions à Genève pour préparer de nouvelles rencontres trilatérales avec la Russie, Moscou ayant souligné pour sa part n’avoir “aucune échéance” pour mettre fin à la guerre.”Après les réunions d’aujourd’hui, les préparatifs pour la prochaine réunion trilatérale sont déjà plus avancés. Très probablement, la prochaine rencontre aura lieu aux Emirats, plus précisément à Abou Dhabi. Nous nous attendons à ce que cette réunion ait lieu début mars”, a commenté le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans son allocution quotidienne du soir.Le négociateur ukrainien Roustem Oumerov a confirmé la tenue d’une rencontre bilatérale avec Steve Witkoff et Jared Kushner. En plus du volet économique de l’après-guerre en Ukraine, Kiev et Washington devaient “discuter des préparatifs pour le prochain cycle de négociations”, a-t-il indiqué sur X, affirmant qu’il est “nécessaire que nous synchronisions nos positions avant cette étape”.Des journalistes de l’AFP l’ont vu arriver dans un hôtel de Genève, ville déjà hôte à la mi-février d’un cycle de pourparlers entre Ukrainiens et Russes sous médiation américaine, qui n’a débouché sur aucun résultat tangible outre un nouvel échange de prisonniers.Le ministre des Affaires étrangères russes, Sergueï Lavrov, a de son côté affirmé jeudi que la Russie n’avait “aucune échéance” pour mettre fin au conflit en Ukraine.”Est-ce que vous nous avez entendu dire quoi que ce soit à propos d’échéances? (…) Nous n’avons aucune échéance, nous avons que des tâches (…). Nous sommes en train de les accomplir”, a-t-il déclaré, cité par l’agence de presse publique TASS.Le rendez-vous en Suisse a été précédé par une nouvelle nuit d’attaques russes en Ukraine.- Discussions trilatérales début mars -Moscou a tiré quelque 420 drones et 39 missiles sur son voisin pendant la nuit, faisant des dizaines de blessés, dont des enfants, et endommagé des infrastructures et des immeubles résidentiels dans huit régions, a annoncé sur X Volodymyr Zelensky.A Kiev, les journalistes de l’AFP ont entendu des explosions en plein nuit, pendant l’attaque russe.Peu avant ces discussions en Suisse, la Russie a par ailleurs annoncé avoir remis un millier de dépouilles de soldats ukrainiens à Kiev, contre les corps de 35 combattants russes.Le président Zelensky a affirmé début février que Moscou aurait proposé à Washington une reprise de la coopération économique et des accords de coopération pour des centaines de milliards de dollars. – Pression américaine sur Kiev -Washington fait pression pour mettre fin à la guerre, pire conflit armé en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale qui a fait des centaines de milliers de morts et de blessés, des millions d’Ukrainiens réfugiés à l’étranger et des destructions massives notamment dans l’est et le sud de l’Ukraine.Mais selon Kiev et ses soutiens européens, l’administration de Donald Trump réclame plus de concessions de la part de l’Ukraine que de Moscou en vue de mettre fin aux hostilités. “On ne peut pas exercer — je l’ai dit — plus de pression sur nous que sur les Russes, car ce sont eux les agresseurs”, a ainsi déclaré le président Zelensky dans un entretien accordé à l’AFP vendredi.Le président ukrainien souhaite aussi une rencontre avec son homologue russe Vladimir Poutine et Donald Trump pour résoudre les points clefs des pourparlers, ce à quoi le dirigeant russe s’est jusqu’à présent refusé.Les négociations bloquent notamment sur le sort du Donbass, le grand bassin industriel de l’est de l’Ukraine: Moscou réclame que les forces ukrainiennes abandonnent les zones qu’elles y contrôlent, ce que Kiev refuse.Marquant mardi les quatre ans du début de l’invasion russe de l’Ukraine, M. Zelensky s’est félicité que Vladimir Poutine n’ait “pas atteint ses objectifs” de guerre ni “brisé les Ukrainiens” malgré les combats à haute intensité et les bombardements quotidiens du pays par Moscou.

Affaire Epstein: à son audition, Hillary Clinton réclame que Trump soit entendu

L’ex-cheffe de la diplomatie américaine Hillary Clinton a contre-attaqué jeudi lors de son audition sur les relations de son couple avec Jeffrey Epstein par une commission d’enquête, en réclamant que Donald Trump soit entendu sur ses liens avec le criminel sexuel.”Si cette commission voulait sérieusement connaître la vérité sur les crimes d’exploitation sexuelle d’Epstein (…) elle demanderait directement à notre président actuel de s’expliquer sous serment sur des dizaines de milliers de fois où il apparaît dans le dossier”, a-t-elle lancé dans une déclaration liminaire qu’elle a partagée sur X.Des membres de la commission de la Chambre des représentants à majorité républicaine se sont déplacés jusqu’à Chappaqua, petite ville au nord de New York où les Clinton possèdent une maison. L’ex-secrétaire d’Etat est entendue avant son mari qui, lui, s’exprimera vendredi. L’ex-président démocrate Bill Clinton, qui a voyagé à plusieurs reprises à bord du jet privé de Jeffrey Epstein et a été photographié de nombreuses fois en sa compagnie, avait affirmé en 2019 ne pas lui avoir parlé depuis plus d’une décennie. Hillary Clinton a pour sa part déclaré n’avoir jamais rencontré le financier et criminel sexuel, décédé en prison en 2019.”Personne, à l’heure actuelle, n’accuse les Clinton de la moindre malversation. Ils bénéficieront d’une procédure régulière, mais nous avons beaucoup de questions, et l’objectif de toute l’enquête est d’essayer de comprendre de nombreux aspects de l’affaire Epstein”, a poursuivi le républicain James Comer, président de la commission.Les démocrates de la commission se sont emparés d’un nouvel élément de l’affaire embarrassant pour le président. Selon plusieurs médias, le ministère de la Justice aurait en effet empêché la publication de documents liés à des accusations d’une femme affirmant avoir été agressée sexuellement quand elle était mineure par Jeffery Epstein et par Donald Trump.”Ce sont des documents qui accusent le président des Etats-Unis de faits très graves de violence sexuelle”, a lancé lors d’une pause le représentant de Californie Robert Garcia. “Nous exigeons que le président Trump soit convoqué immédiatement pour témoigner devant notre commission”. Devant la petite salle municipale où se tiennent les discussions, la police a érigé des barricades métalliques.Dans la matinée, un couple de personnes âgées s’est rendu sur place avec une pancarte réclamant également que Donald Trump soit entendu.- Audition en pause -Jim Levine, 34 ans, qui vit près de là, juge que c’est un “privilège” que les Clinton puissent déposer sous serment près de leur domicile. “Enfermez-la, voilà ce que je dis”, lance-t-il à propos de l’ex-secrétaire d’Etat.Peu après qu’elle a démarré, l’audition a été brièvement interrompue en raison de la diffusion d’une photo d’Hillary Clinton par l’une des élues présentes, contrairement aux règles de confidentialité qui s’imposent.L’audition n’est pas publique, mais son enregistrement devrait par la suite être dévoilé, probablement vendredi, quand Bill Clinton aura à son tour été entendu.C’est le même groupe de parlementaires qui avait entendu le 9 février la complice de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, en visioconférence depuis la prison où elle purge une peine de 20 ans d’emprisonnement pour exploitation sexuelle.Donald Trump et Bill Clinton, tous deux âgés de 79 ans, ont chacun entretenu des liens avec Jeffrey Epstein mais assurent avoir rompu avec lui bien avant sa mort en prison à New York et n’avoir pas eu connaissance de ses crimes sexuels.Le ministère américain de la Justice a publié le 30 janvier “plus de trois millions de pages” en partie caviardées, affirmant que l’administration Trump s’était ainsi acquittée de son obligation de faire toute la lumière sur ce dossier explosif.Ces millions de documents ne contiennent pas d’éléments pouvant aboutir à des poursuites supplémentaires de la part de la justice américaine, avait prévenu d’emblée le numéro 2 du ministère, Todd Blanche.Mais depuis leur publication, des dirigeants et personnalités du monde entier ont été éclaboussés pour leurs liens passés avec Jeffrey Epstein, provoquant enquêtes pénales, arrestations et démissions en cascade, principalement en Europe.Initialement convoqués en octobre, Bill et Hillary Clinton avaient refusé de se présenter.Mais menacé par la commission de poursuites pour entrave au Congrès, le couple a finalement annoncé fin janvier accepter d’être entendu.

“Progrès significatifs” lors des pourparlers irano-américains, selon le médiateur omanais

L’Iran et les Etats-Unis ont réalisé jeudi des “progrès significatifs” lors d’une nouvelle session de discussions indirectes en Suisse, selon le médiateur omanais qui a annoncé la tenue de discussions “techniques” la semaine prochaine à Vienne.Ces pourparlers apparaissent comme ceux de la dernière chance pour éviter une confrontation militaire après un déploiement américain massif au Moyen-Orient.Donald Trump avait lancé le 19 février un ultimatum de “10 à 15 jours” pour décider si un accord avec Téhéran était possible ou s’il allait recourir à la force. “Nous avons terminé la journée après des progrès significatifs dans la négociation entre les Etats-Unis et l’Iran”, a déclaré sur X le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr al-Busaidi, avant d’annoncer de prochaines “discussions sur le plan technique” à Vienne, siège de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).Les deux parties avaient débuté dans la matinée cette troisième session de pourparlers à la résidence de l’ambassadeur d’Oman, près de Genève, puis les avaient reprises en fin d’après-midi, après une pause. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a fait état à la mi-journée de discussions “intenses”, marquées par des “propositions concrètes”. – Portée des missiles -Washington veut arracher un accord empêchant notamment l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, une crainte des Occidentaux alimentant de longue date les tensions avec Téhéran.La République islamique dément nourrir de telles ambitions mais campe sur son “droit” au nucléaire civil, en vertu du Traité de non-prolifération (TNP) dont il est signataire.Autre sujet de discorde: Washington exige d’aborder la question du programme balistique iranien, ce qu’exclut l’Iran, dont la diplomatie a affirmé que seul le dossier nucléaire serait débattu.Dans son discours sur l’état de l’Union, le président Trump a accusé mardi l’Iran de disposer de “missiles qui peuvent menacer l’Europe” et les bases militaires américaines, et d’oeuvrer à en concevoir des plus puissants, capables “d’atteindre bientôt les Etats-Unis”. Téhéran, qui affirme avoir limité la portée de ses missiles à 2.000 km, a dénoncé de “gros mensonges”.L’Iran dispose d’un large arsenal conçu localement, incluant des Shahab-3, qui peuvent atteindre Israël, son ennemi juré, et des pays d’Europe orientale.- “Idées nouvelles et créatives” -“Les négociateurs font preuve d’une ouverture sans précédent à des idées et solutions nouvelles et créatives”, a salué plus tôt jeudi M. Busaidi, après avoir rencontré l’émissaire américain Steve Witkoff, qui est accompagné du gendre de Donald Trump, Jared Kushner.Selon le Wall Street Journal, ces derniers porteraient toutefois des demandes maximalistes, incluant un démantèlement total des trois principaux sites nucléaires iraniens, Fordo, Natanz et Ispahan – ciblés par des frappes américaines en juin – et la remise aux Etats-Unis des stocks d’uranium enrichi du pays.  Les deux pays ennemis ont renoué le dialogue le 6 février à Oman, avant de se retrouver le 17 – déjà en Suisse. De précédents pourparlers avaient été interrompus par la guerre déclenchée en juin 2025 par Israël contre l’Iran, à laquelle Washington s’était brièvement joint. – Etudiants suspendus -Les nouvelles tensions sont apparues après la répression dans le sang en janvier d’un vaste mouvement de contestation des Iraniens, auxquels Donald Trump avait alors promis de venir “en aide”. De nouveaux rassemblements ont eu lieu ces derniers jours dans les universités, et trois étudiants ont été suspendus pour avoir brûlé le drapeau de la République islamique, adopté après la révolution de 1979 qui a renversé la monarchie.Washington compte actuellement 13 navires de guerre au Moyen-Orient. Il y a déployé deux porte-avions dont le Gerald Ford, le plus grand au monde, qui a repris la mer jeudi après un arrêt en Crète, selon un photographe de l’AFP.