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Le Pakistan enterre les victimes de l’attentat meurtrier contre une mosquée

Beaucoup pleurent, d’autres se serrent dans les bras: près de la mosquée chiite d’Islamabad frappée par un attentat-suicide revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique, des milliers de personnes se sont rassemblées samedi pour dire adieu à une partie des 31 morts.Sur les toits, des tireurs d’élite des forces pakistanaises assurent la sécurité, en plus …

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Législatives au Japon: majorité écrasante pour le parti de la Première ministre, débâcle de l’opposition

Le parti de la Première ministre ultra-conservatrice Sanae Takaichi, tenante d’une ligne dure sur l’immigration, devrait reconquérir une écrasante majorité à la chambre basse du Parlement après les élections législatives de dimanche, selon les premières estimations des médias japonais.Surfant sur un état de grâce moins de quatre mois après les débuts de Mme Takaichi, première femme à diriger le Japon, le Parti libéral-démocrate (PLD) et son allié le Parti de l’innovation (Ishin) décrocheraient même la majorité des deux tiers dans l’assemblée, selon la chaine de télévision publique NHK.Il s’agirait, si ces projections se confirment, du meilleur résultat depuis 2017 pour le PLD, alors dirigé par Shinzo Abe, le mentor en politique de Mme Takaichi, assassiné en 2022.Le parti serait en mesure de remporter à lui seul plus de 300 des 465 sièges de la chambre basse – contre 198 jusque-là -, et de retrouver la majorité absolue qu’il avait perdue en 2024.Les résultats officiels ne devraient être connus que lundi dans la journée.- Débâcle annoncée de l’opposition -La nouvelle Alliance réformiste centriste, réunissant le principal parti d’opposition, le Parti démocrate constitutionnel (CDP), et l’ancien partenaire du PLD, Komeito, pourrait de son côté perdre plus de deux tiers de ses sièges actuels.Quant au parti anti-immigration Sanseito, il pourrait détenir entre 5 et 14 sièges, contre deux actuellement, a indiqué la NHK.”Nous avons reçu le soutien des électeurs aux politiques budgétaires responsables et proactives de la Première ministre Sanae Takaichi ainsi qu’au renforcement des capacités de défense nationale”, a déclaré le secrétaire général du PLD, Shunichi Suzuki, devant les médias après l’annonce des premiers chiffres.Mme Takaichi a promis dimanche soir de mener une politique budgétaire “responsable” et de “construire une économie forte et résiliente”, alors que ses premières annonces ont affolé les marchés et fait bondir les rendements de la dette nippone.La dirigeante a notamment annoncé un plan de relance équivalent à plus de 110 milliards d’euros et promis d’exempter les produits alimentaires de la taxe à la consommation de 8% afin d’atténuer l’impact sur les ménages de la flambée du coût de la vie.L’inflation est l’un des principaux sujets d’inquiétude alors que la hausse des prix reste supérieure à 2% depuis près de trois ans.Mme Takaichi a aussi semé le trouble il y a une semaine en vantant les avantages d’un yen faible, alors même que son ministre des Finances a répété que Tokyo interviendrait pour soutenir la devise.La dirigeante de 64 ans a redonné un nouvel élan au PLD, au pouvoir quasiment sans interruption depuis des décennies mais qui avait perdu les faveurs des électeurs en raison de la colère face à l’inflation et à un scandale de “caisses noires”.- Tensions avec Pékin -Cette grande admiratrice de Margaret Thatcher s’est engagée à “pousser le bouton de la croissance”. Quant à l’immigration, les critères “sont déjà devenus un peu plus stricts, afin que les terroristes, mais aussi les espions industriels, ne puissent pas entrer facilement”, a-t-elle lancé.Le 19 janvier, la Première ministre avait annoncé la dissolution de la chambre basse du Parlement, déclenchant une campagne-éclair historique de 16 jours.Créditée d’une très bonne cote de popularité, elle en avait même fait une affaire personnelle, interpellant les électeurs: “Takaichi est-elle apte à être Première ministre ? J’ai voulu laisser le peuple souverain décider”.Très populaire notamment auprès des jeunes, Mme Takaichi est même devenue un phénomène sur les réseaux sociaux.Le scrutin était également observé de près à Pékin alors que les tensions sino-japonaises ont pris une nouvelle ampleur depuis que Sanae Takaichi a laissé entendre en novembre dernier que Tokyo pourrait intervenir militairement en cas d’attaque contre Taïwan, dont Pékin revendique la souveraineté.Le fait que Mme Takaichi ait refusé de retirer ses déclarations “a contribué à accroître sa popularité”, a déclaré à l’AFP Margarita Estévez-Abe, maître de conférences en sciences politiques à l’université de Syracuse.Mais alors que la dirigeante ne doit plus affronter d’élections avant 2028, “le meilleur scénario pour le Japon serait (qu’elle) prenne une grande respiration et se concentre sur l’amélioration de la relation avec la Chine”. kh-stu-cg-ep-mac/ep/dsa

JO: le fondeur Desloges offre la première médaille à la France, en argent, Klaebo en or

Le fondeur Mathis Desloges a offert la première médaille à la France lors des JO-2026, en argent en skiathlon, derrière le grand favori, le Norvégien Johannes Klaebo, médaillé d’or, dimanche à Tesero.Le Norvégien Martin Nyenget complète le podium dans cette première course masculine de ski de fond des JO de Milan Cortina.A 23 ans, Desloges est le premier Français à remporter une médaille olympique individuelle depuis Roddy Darragon (argenté également) lors des Jeux de Turin en 2006.”C’est beaucoup d’émotion. Ça fait des mois et des mois que je m’entraîne pour cette course” a réagi le fondeur français au micro de France TV.”Que tout s’aligne, c’est dingue. J’avais des skis de fou, une forme de fou. J’ai beaucoup douté ces derniers jours, j’avais une petite maladie. Ça s’est joué au mental” s’est réjoui Desloges.Le Français n’a pas été disqualifié malgré un recours pour un passage hors-piste, n’écopant que d’un carton jaune.”J’ai coupé le virage trop court, je n’ai pas réfléchi. Mais ça ne m’a pas du tout avantagé, c’était une erreur de ma part”, a expliqué Desloges, estimant le carton “mérité”.Mathis Desloges, qui participe à ses premiers Jeux, termine donc derrière le meilleur fondeur du monde Klaebo, une performance magnifique.Le Norvégien de 29 ans ambitionne de battre le record de titres olympiques, tous sports confondus, lors des JO d’hiver.Le natif de Trondheim, qui a tout gagné lors des Mondiaux chez lui l’an passé, compte désormais six médailles d’or aux Jeux.Le record de huit médailles d’or aux Jeux d’hiver est codétenu par trois Norvégiens, les fondeurs Marit Bjorgen et Bjorn Daehlie et le biathlète Ole Einar Bjorndalen.

Les Portugais élisent leur président avec un socialiste comme favori face à l’extrême droite

Les Portugais votent dimanche pour le second tour de l’élection présidentielle qui oppose le socialiste Antonio José Seguro, grand favori, à André Ventura, le dirigeant d’un parti d’extrême droite devenu en quelques années la deuxième force politique dans ce pays.Depuis la victoire de M. Seguro au premier tour le 18 janvier, la campagne a été totalement perturbée par les tempêtes meurtrières qui ont balayé le Portugal ces deux dernières semaines, poussant une vingtaine de circonscriptions parmi les plus touchées à reporter le scrutin d’une semaine.L’écrasante majorité des 11 millions d’électeurs au Portugal et à l’étranger ont donc pu commencer à voter dimanche matin et, après la fermeture des derniers bureaux aux Açores, des sondages sortie des urnes seront diffusés par les chaînes de télévision locales à 20H00 GMT.”Je pense qu’ils ont fait le bon choix en décidant de maintenir les élections”, a témoigné à l’AFP Celeste Caldeira, une enseignante à la retraite de 87 ans.”Là on a deux candidats. Soit on vote pour celui qui pense à l’intérêt de tous, ou alors je ne sais pas où on va”, a-t-elle ajouté après avoir jeté son bulletin dans une école du centre de Lisbonne.”Ces élections sont très étranges pour moi. Le choix est vraiment difficile car je n’aime aucun des deux candidats”, a pour sa part expliqué Julia Rodrigues, une étudiante en médecine de 20 ans.- Appel au vote -Une enquête publiée mercredi créditait M. Seguro, un homme politique expérimenté de 63 ans qui a toutefois passé la dernière décennie en retrait de la vie publique, de 67% des intentions de vote.Tandis que cette victoire annoncée lui faisait déjà craindre une démobilisation du corps électoral pour ce second tour, les intempéries des derniers jours ont poussé le candidat socialiste à désigner l’abstention comme son “grand adversaire”.”J’appelle les Portugais à venir voter. Profitez de cette fenêtre de beau temps”, a déclaré M. Seguro après avoir voté dans une école à Caldas da Rainha, ville où il réside, à une centaine de kilomètres au nord de Lisbonne.Alors qu’André Ventura promet une “rupture” avec les formations qui dirigent le Portugal depuis 50 ans, le socialiste s’est posé en candidat rassembleur et a mis en garde contre “le cauchemar” dans lequel le pays risquerait de se trouver si son adversaire l’emportait.Le socialiste a remporté le premier tour il y a trois semaines, avec 31,1% des suffrages, et s’est assuré depuis le soutien de nombreuses personnalités politiques issues de l’extrême gauche, du centre et même de la droite, mais pas celui du Premier ministre Luis Montenegro.- Pouvoir de dissolution -Le chef du gouvernement minoritaire de droite, qui s’appuie au Parlement tantôt sur les socialistes, tantôt sur l’extrême droite, a refusé de donner une consigne de vote pour le second tour après l’élimination du candidat soutenu par son parti.M. Ventura a quant à lui déjà franchi un nouveau palier en se qualifiant pour le second tour avec 23,5% des voix et ainsi confirmé la progression électorale de son parti Chega (“Assez”), devenu la première force d’opposition à l’issue des législatives de mai 2025.Cette personnalité d’extrême droite cherche à “consolider sa base électorale” mais aussi à “s’affirmer comme le vrai leader de la droite portugaise”, a expliqué à l’AFP José Santana Pereira, professeur de Sciences politiques à l’Institut universitaire de Lisbonne ISCTE.Le prochain président succèdera début mars au conservateur Marcelo Rebelo de Sousa, qui a appelé au vote samedi soir “afin de vaincre la catastrophe et reconstruire l’avenir”.Si le rôle du chef de l’Etat portugais est surtout symbolique, il est appelé à jouer un rôle d’arbitre en cas de crise et dispose du pouvoir de dissoudre le Parlement pour convoquer des législatives anticipées.

L’Iran exclut de renoncer à enrichir l’uranium “même en cas de guerre”

L’Iran a exclu dimanche de renoncer à l’enrichissement de l’uranium dans ses pourparlers avec Washington, “même en cas de guerre” avec les Etats-Unis, dont il a mis en doute la volonté de négocier. Après une première session de pourparlers vendredi à Oman, les deux pays ont affirmé vouloir poursuivre leurs discussions. Mais le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi s’est interrogé dimanche sur le “sérieux” des Etats-Unis à “mener de véritables négociations”, lors d’une conférence de presse à laquelle l’AFP a assisté. L’Iran “évaluera l’ensemble des signaux et décidera de la poursuite des négociations”, a-t-il affirmé, faisant aussi état de “consultations” avec la Chine et la Russie.  Téhéran martèle ne vouloir discuter que de son programme nucléaire et être en droit de développer une filière civile. Les Etats-Unis, qui ont déployé une vaste force navale dans le Golfe, exigent un accord plus large, incluant la limitation des capacités balistiques du pays et l’arrêt de son soutien à des groupes armés hostiles à Israël. Tenant d’une ligne dure avec Téhéran, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui rencontrera mercredi Donald Trump à Washington, exige que ces deux volets soient “inclus dans toute négociation”, a indiqué samedi son bureau. M. Araghchi, a réaffirmé dimanche que l’Iran ne céderait pas à la demande réitérée de Donald Trump de renoncer à l’enrichissement d’uranium, “même si une guerre nous est imposée”. Il a indiqué, sans plus de détails, que l’Iran pouvait envisager “une série de mesures de confiance concernant le programme nucléaire”, en contrepartie d’une levée des sanctions internationales qui asphyxient son économie. Le déploiement militaire américain “ne nous effraie pas”, a-t-il encore déclaré, au lendemain d’une visite du négociateur américain, Steve Witkoff, à bord du porte-avions Abraham Lincoln dépêché dans le Golfe. – “Paix et force” -Accompagné par l’amiral Brad Cooper, chef du Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, et Jared Kushner, gendre de Donald Trump, M. Witkoff a mis en avant “le message de paix et de force du président Trump”. Ce dernier a multiplié les menaces militaires contre l’Iran face à la répression sanglante du mouvement de contestation en janvier, puis pour pousser Téhéran à un règlement diplomatique.  En cas d’attaque, l’Iran a menacé de frapper les bases américaines dans la région, et de bloquer le détroit d’Ormuz, passage clé des approvisionnements énergétiques mondiaux. Saluant comme “très bonnes” les discussions entre MM. Witkoff, Kushner et Araghchi – les premières depuis les bombardements américains d’ installations nucléaires iraniennes en juin dernier – Donald Trump a affirmé qu’elles se poursuivraient “en début de semaine prochaine”.M. Araghchi avait aussi dit être convenu avec Washington de la poursuite des discussions, tout en relevant qu’il restait “encore un long chemin à parcourir pour établir la confiance”.  La question des missiles iraniens ne pourra “jamais être négociée”, s’agissant “d’un enjeu de défense”, avait-il aussi réaffirmé. – Près de 7.000 morts dans la mobilisation – Les pays occidentaux et Israël accusent l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire, ce que Téhéran dément. “La tentative” de l’Iran “d’obtenir l’arme la plus dangereuse au monde (…) constitue une menace claire pour la paix” mondiale, a déclaré dimanche le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar. Et “l’énorme quantité de missiles balistiques à longue portée que le régime iranien cherche à produire met Israël en danger – mais pas seulement lui”, a-t-il ajouté. L’Iran et les Etats-Unis avaient engagé des négociations au printemps dernier, qui butaient notamment sur la question de l’enrichissement avant d’être gelées par la guerre de 12 jours déclenchée par Israël contre l’Iran en juin.  En Iran, où la répression se poursuit, l’ONG Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux Etats-Unis, a dit avoir confirmé 6.961 morts dans le mouvement de contestation, pour la plupart des manifestants, et a recensé plus de 51.000 arrestations. D’autres ONG redoutent un bilan beaucoup plus élevé, dont l’ampleur a été dissimulée par trois semaines de coupure d’internet. 

Ski: lourde chute et fin du rêve olympique pour Vonn

La star américaine du ski alpin Lindsey Vonn, qui s’alignait au départ à 41 ans malgré une grave blessure à un genou, a lourdement chuté et abandonné lors de la descente des JO-2026, dimanche à Cortina d’Ampezzo.Partie avec le dossard 13, la “Speed Queen”, championne olympique en 2010, est tombée en début de parcours, après seulement 12 secondes de course. Elle a été déséquilibrée lors du franchissement d’une petite bosse et d’une porte, et est retombée lourdement sur le sol. Elle est restée allongée, grimaçante, de longues minutes pendant qu’elle était prise en charge par les équipes médicales, selon les images TV.La course a aussitôt été interrompue et la skieuse américaine, placée sur une civière, a été hélitreuillée au bout de 15 minutes. Le public massé à l’arrivée et qui suivait la scène sur écran géant a alors longuement applaudi.Sa chute avait au préalable fait l’effet d’une douche froide dans cette même aire d’arrivée, où les spectateurs, qui encourageaient bruyamment la “Speed Queen”, ont poussé un cri d’effroi. Le public, tout comme les commentateurs, se sont ensuite tus.A 41 ans et 113 jours, la star américaine tentait un pari fou: redevenir championne olympique de descente, 16 ans après son titre à Vancouver, et après avoir effectué un come-back spectaculaire l’hiver dernier, au sortir de six années de retraite. Ce défi était devenu encore plus insensé après une nouvelle grave blessure subie lors de la descente de Crans-Montana, à une semaine des Jeux.Malgré un genou gauche très abîmé, avec une rupture totale du ligament croisé antérieur, elle avait cependant confirmé sa participation à ses 5e Jeux, et avait réalisé des entraînements officiels prometteurs, notamment celui de samedi, terminé à la 3e place.